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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:00

Roque González de Santa Cruz

1576-1628

 

 Roque (Roch) était d’une des familles qui fondèrent la ville d’Asunción (Paraguay) ; il est donc créole. Ses parents s’appelaient Gonzáles Villaverde et María de Santa Cruz. On va voir que Roque fut vraiment un Roc.

Il eut (au moins) un frère, Herman, militaire à Asunción.

Petit, il connut la langue guarani, qui lui servira dans son futur apostolat.

Il étudia dans une école fondée par l’évêque, sous la direction duquel il poursuivra ensuite ces études, avec d’autres jeunes, et recevra le sacerdoce en 1598, à vingt-deux ans.

Grâce à son atout linguistique, il fut nommé pour exercer sa charge pastorale à San Andres de Mbaracayú. En 1609, il fut nommé archiprêtre de la cathédrale d’Asunción. 

Cette même année, il refusa la charge de vicaire général et entra dans l’Ordre des Jésuites. Les Religieux de cet Ordre s’engagent en effet à ne pas accepter de charges ecclésiastiques, sauf par obéissance envers leurs Supérieurs.

Mais vu sa préparation et son sacerdoce, les Supérieurs ne jugèrent pas nécessaire de lui faire faire un «noviciat» : on l’envoya au-delà du fleuve Paraguay, évangéliser le territoire des Guaycurús, d’où il rejoignit les réductions de Parana.

Dès 1611, il organise le village de San Ignacio Guazú, en l’honneur du Fondateur des Jésuites, qui deviendra une des plus importantes réductions du pays : chacun avait sa propre maison clôturée, autour d’une église et de son presbytère.

Il «conquit» les habitants, maintenant leurs habitudes de musique, de chants, de danses, de processions et fêtes, en les «christianisant», c’est-à-dire en les insérant harmonieusement aux nouvelles habitudes chrétiennes qu’il leur enseignait, tout cela, bien sûr, en langue guarani et non en latin.

Il organisa des écoles, des cultures, un artisanat, un commerce, luttant sans cesse contre les sorciers et les encomenderos espagnols, qui soumettaient la population à un véritable esclavage. Il refusait carrément l’absolution à ces derniers, sachant très bien qu’ils vivaient dans le mensonge et l’injustice vis-à-vis de la population.

En 1614, nouvelle réduction à Santa Ana ; en 1615, en Itapuá, la future Posadas, maintenant en Argentine) et Encarnación ; en 1618, Yaguaporá.

A partir de 1619, il fut envoyé dans la région du fleuve Uruguay et fonda, en sept ans, quatre nouvelles réductions : Conceptión de la Sierra, San Francisco Javier, Yapeyú.

En 1627, il fut nommé supérieur des Jésuites en Uruguay. Sa personne et son expérience lui confèrent un énorme ascendant sur les populations : on connaît son courage et sa détermination, son dévouement lors des épidémies, et beaucoup de baptêmes sont célébrés.

Les autorités civiles aussi le respectent et l’écoutent. D’autres réductions sont fondées, sur la rive orientale de l’Uruguay, entre autres celle de Candelaria.

A partir de 1628, avec l’aide de deux autres Jésuites (voir les notices de Alonso Rodríguez Olmedo et Juan del Castillo, ce même jour), il fonda trois réductions : San Nicolás, Asunción del Ijuí et Caaró (aujourd’hui sur territoire brésilien). Là, le sorcier, jaloux de leur prestige, organisa leur assassinat.

Le 15 novembre 1628, Roque et Alonso eurent le crâne fracassé, tandis qu’ils étaient occupés à installer la cloche à leur église de Caaró. Juan aura le même sort deux jours après.

Les cadavres furent brûlés, mais le cœur de Roque resta miraculeusement intact. On le conserve à Asunción, avec l’arme de son martyre.

Les trois Jésuites furent béatifiés en 1934, et canonisés en 1988.

Saint Roque est le patron des villes de Posadas et Encarnación, deux villes fondées par Roque, et reliées par un pont, qui porte son nom ; Posadas est maintenant en Argentine, Encarnación au Paraguay. Un billet de banque paraguayen porte son effigie depuis 1995.

 

Saint Roque est le premier Saint créole paraguayen. 

Roque (Roch) était d’une des familles qui fondèrent la ville d’Asunción (Paraguay) ; il est donc créole. Ses parents s’appelaient Gonzáles Villaverde et María de Santa Cruz. On va voir que Roque fut vraiment un Roc.

Il eut (au moins) un frère, Herman, militaire à Asunción.

Petit, il connut la langue guarani, qui lui servira dans son futur apostolat.

Il étudia dans une école fondée par l’évêque, sous la direction duquel il poursuivra ensuite ces études, avec d’autres jeunes, et recevra le sacerdoce en 1598, à vingt-deux ans.

Grâce à son atout linguistique, il fut nommé pour exercer sa charge pastorale à San Andres de Mbaracayú. En 1609, il fut nommé archiprêtre de la cathédrale d’Asunción. 

Cette même année, il refusa la charge de vicaire général et entra dans l’Ordre des Jésuites. Les Religieux de cet Ordre s’engagent en effet à ne pas accepter de charges ecclésiastiques, sauf par obéissance envers leurs Supérieurs.

Mais vu sa préparation et son sacerdoce, les Supérieurs ne jugèrent pas nécessaire de lui faire faire un «noviciat» : on l’envoya au-delà du fleuve Paraguay, évangéliser le territoire des Guaycurús, d’où il rejoignit les réductions de Parana.

Dès 1611, il organisa le village de San Ignacio Guazú, en l’honneur du Fondateur des Jésuites, qui deviendra une des plus importantes réductions du pays : chacun avait sa propre maison clôturée, autour d’une église et de son presbytère.

Il «conquit» les habitants, maintenant leurs habitudes de musique, de chants, de danses, de processions et fêtes, en les «christianisant», c’est-à-dire en les insérant harmonieusement aux nouvelles habitudes chrétiennes qu’il leur enseignait, tout cela, bien sûr, en langue guarani et non en latin.

Il organisa des écoles, des cultures, un artisanat, un commerce, luttant sans cesse contre les sorciers et les encomenderos espagnols, qui soumettaient la population à un véritable esclavage. Il refusait carrément l’absolution à ces derniers, sachant très bien qu’ils vivaient dans le mensonge et l’injustice vis-à-vis de la population.

En 1614, nouvelle réduction à Santa Ana ; en 1615, en Itapuá, la future Posadas (maintenant en Argentine) et Encarnación ; en 1618, Yaguaporá.

A partir de 1619, il fut envoyé dans la région du fleuve Uruguay et fonda, en sept ans, trois nouvelles réductions : Conceptión de la Sierra, San Francisco Javier, Yapeyú.

En 1627, il fut nommé supérieur des Jésuites en Uruguay. Sa personne et son expérience lui valurent un énorme ascendant sur les populations : on connaissait son courage et sa détermination, son dévouement lors des épidémies, et beaucoup de baptêmes furent célébrés.

Les autorités civiles aussi le respectaient et l’écoutaient. D’autres réductions nt fondées, sur la rive orientale de l’Uruguay, entre autres celle de Candelaria.

A partir de 1628, avec l’aide de deux autres Jésuites (voir les notices de Alonso Rodríguez Obnel, ce même jour, et Juan del Castillo, le 17 novembre), il fonda trois réductions : San Nicolás, Asunción del Ijuí et Caaró (aujourd’hui sur territoire brésilien). Là, le sorcier, jaloux de leur prestige, organisa leur assassinat.

Le 15 novembre 1628, Roque et Alonso eurent le crâne fracassé, tandis qu’ils étaient occupés à installer la cloche à leur église de Caaró. Juan aura le même sort deux jours après.

Les cadavres furent brûlés, mais le cœur de Roque resta miraculeusement intact. On le conserve à Asunción, avec l’arme de son martyre.

Les trois Jésuites furent béatifiés en 1934, et canonisés en 1988.

Saint Roque est le patron des villes de Posadas et Encarnación, deux villes fondées par Roque, et reliées par un pont, qui porte son nom ; Posadas est maintenant en Argentine, Encarnación au Paraguay. Un billet de banque paraguayen porte son effigie depuis 1995.

Saint Roque est le premier Saint créole paraguayen.

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