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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

Rose de Eluvathingal Cherpukaran

1877-1952

 

Fille de Antony et Kunjethy de Eluvathingal Cherpukaran, elle naquit le 17 octobre 1877, dans la contrée de Kattoor, actuel diocèse de Irinjalakuda (Inde) et reçut le nom de Rose au baptême, le 25 octobre suivant. Les parents étaient des cultivateurs aisés.

Sa mère, une pieuse femme, lui fit lire la vie de sainte Rose de Lima (voir au 24 août) et la petite Rose fit dès l’âge de neuf ans le vœu de chasteté, après avoir reçu une apparition de la Vierge Marie.

A douze ans, Rosa voulait entrer chez les religieuses, mais son père s’y opposait vigoureusement, préférant la marier dans une famille riche ; mais la mort soudaine de sa petite sœur, ajoutée à toutes les prières et mortifications qu’elle s’imposait, permirent à Rose de faire changer d’avis son père, qui l’accompagna lui-même au couvent des religieuses carmélites en 1888 : elle entra comme pensionnaire chez les religieuses de la congrégation de Notre-Dame du Carmel, à Koonammavu, bientôt transférées à Ambazhakkad (sur leur fondateur, Kuriakose Elias Chavara, voir au 3 janvier).

Rose eut de fréquents accès de maladie, au point que les religieuses pensèrent la renvoyer chez elle, mais une nouvelle apparition, de la Sainte-Famille cette fois-ci, lui rendit la santé.

Le 10 mai 1897 Rose entra dans la communauté comme postulante, sous le nom de Euphrasia du Sacré-Cœur de Jésus.

Sœur Euphrasia émit les vœux solennels en 1900, quand s’ouvrit le couvent de Sainte-Marie à Ollur (près de Trichur) : c’est là qu’elle vivra pendant quarante-huit ans.

Maîtresse des novices en 1904, elle fut élue supérieure en 1913 : elle n’accepta la charge qu’après avoir installé au centre du couvent une statue du Sacré-Cœur, à qui elle confia sa charge de Mère Supérieure. Elle priait beaucoup : pour tous, c’était “la mère priante”. 

Elle était en constante union avec le Saint-Sacrement, les religieuses elles-mêmes l’appelaient le “tabernacle ambulant” : comme la sainte Messe n’était pas souvent célébrée dans le couvent, elle passait des heures devant le Tabernacle, pour adorer, aimer et consoler le Christ. C’était la référence de toute son activité spirituelle et pastorale.

L’autre pôle de sa dévotion était le Christ crucifié. Elle embrassait souvent le Crucifix, lui adressant les mots que lui suggérait sa foi profonde. Intérieurement elle souffrait intensément en union avec la passion de Notre-Seigneur. D’après les lettres qu’elle écrivit par obéissance à l’évêque, elle fut favorisée de la grâce du “mariage spirituel” avec Notre-Seigneur, une grâce mystique rare. Elle eut des visions célestes, et aussi des attaques de l’Esprit Malin.

Elle priait le rosaire entier chaque jour, méditant sur la vie de Notre-Seigneur et celle de Marie.

Elle s’imposait une vie de mortification et pendant longtemps eut un régime totalement végétarien, sans viande ni poisson, sans lait ni œufs, et ne prenant qu’un repas quotidien.

Unissant la vie contemplative à l’active, elle était à l’écoute des nécessités de tous ceux et celles qui venaient lui demander de prier, pour un problème de famille, pour un examen, pour une guérison, pour une assistance économique… On a pu remarquer qu’elle n’accusait ni ne critiquait jamais personne.

Tout ce qu’on sait de sa vie intime et mystique provient des lettres qu’elle écrivit à son évêque ; elle lui demandait de les détruire, mais providentiellement, l’évêque considéra de son devoir de conserver précieusement ces documents, grâce auxquels on put bientôt faire connaître mieux cette grande Âme.

Humble et effacée, mère Euphrasia avait offert sa vie comme sacrifice d’amour pour Dieu et mourut le 29 août 1952.

Ayant été béatifiée en 2006 et canonisée en 2014, elle n’est pas encore inscrite au Martyrologe de ce jour : une prochaine édition s’en chargera. 

 

 

Rose de Eluvathingal Cherpukaran

1877-1952

 

Fille de Antony et Kunjethy de Eluvathingal Cherpukaran, elle naquit le 17 octobre 1877, dans la contrée de Kattoor, actuel diocèse de Irinjalakuda (Inde) et reçut le nom de Rose au baptême, le 25 octobre suivant. Les parents étaient des cultivateurs aisés.

Sa mère, une pieuse femme, lui fit lire la vie de sainte Rose de Lima (voir au 24 août) et la petite Rose fit dès l’âge de neuf ans le vœu de chasteté, après avoir reçu une apparition de la Vierge Marie.

A douze ans, Rosa voulait entrer chez les religieuses, mais son père s’y opposait vigoureusement, préférant la marier dans une famille riche ; mais la mort soudaine de sa petite sœur, ajoutée à toutes les prières et mortifications qu’elle s’imposait, permirent à Rose de faire changer d’avis son père, qui l’accompagna lui-même au couvent des religieuses carmélites en 1888 : elle entra comme pensionnaire chez les religieuses de la congrégation de Notre-Dame du Carmel, à Koonammavu, bientôt transférées à Ambazhakkad (sur leur fondateur, Kuriakose Elias Chavara, voir au 3 janvier).

Rose eut de fréquents accès de maladie, au point que les religieuses pensèrent la renvoyer chez elle, mais une nouvelle apparition, de la Sainte-Famille cette fois-ci, lui rendit la santé.

Le 10 mai 1897 Rose entra dans la communauté comme postulante, sous le nom de Euphrasia du Sacré-Cœur de Jésus.

Sœur Euphrasia émit les vœux solennels en 1900, quand s’ouvrit le couvent de Sainte-Marie à Ollur (près de Trichur) : c’est là qu’elle vivra pendant quarante-huit ans.

Maîtresse des novices en 1904, elle fut élue supérieure en 1913 : elle n’accepta la charge qu’après avoir installé au centre du couvent une statue du Sacré-Cœur, à qui elle confia sa charge de Mère Supérieure. Elle priait beaucoup : pour tous, c’était “la mère priante”. 

Elle était en constante union avec le Saint-Sacrement, les religieuses elles-mêmes l’appelaient le “tabernacle ambulant” : comme la sainte Messe n’était pas souvent célébrée dans le couvent, elle passait des heures devant le Tabernacle, pour adorer, aimer et consoler le Christ. C’était la référence de toute son activité spirituelle et pastorale.

L’autre pôle de sa dévotion était le Christ crucifié. Elle embrassait souvent le Crucifix, lui adressant les mots que lui suggérait sa foi profonde. Intérieurement elle souffrait intensément en union avec la passion de Notre-Seigneur. D’après les lettres qu’elle écrivit par obéissance à l’évêque, elle fut favorisée de la grâce du “mariage spirituel” avec Notre-Seigneur, une grâce mystique rare. Elle eut des visions célestes, et aussi des attaques de l’Esprit Malin.

Elle priait le rosaire entier chaque jour, méditant sur la vie de Notre-Seigneur et celle de Marie.

Elle s’imposait une vie de mortification et pendant longtemps eut un régime totalement végétarien, sans viande ni poisson, sans lait ni œufs, et ne prenant qu’un repas quotidien.

Unissant la vie contemplative à l’active, elle était à l’écoute des nécessités de tous ceux et celles qui venaient lui demander de prier, pour un problème de famille, pour un examen, pour une guérison, pour une assistance économique… On a pu remarquer qu’elle n’accusait ni ne critiquait jamais personne.

Tout ce qu’on sait de sa vie intime et mystique provient des lettres qu’elle écrivit à son évêque ; elle lui demandait de les détruire, mais providentiellement, l’évêque considéra de son devoir de conserver précieusement ces documents, grâce auxquels on put bientôt faire connaître mieux cette grande Âme.

Humble et effacée, mère Euphrasia avait offert sa vie comme sacrifice d’amour pour Dieu et mourut le 29 août 1952.

Ayant été béatifiée en 2006 et canonisée en 2014, elle n’est pas encore inscrite au Martyrologe de ce jour : une prochaine édition s’en chargera.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie R
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