Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 23:00

Martyrs du 3 Septembre

1792

 

Faisant suite à ce qui a été dit la veille de ce jour, nous allons aujourd’hui considérer les victimes qui versèrent leur sang pour la Foi au séminaire Saint-Firmin et à la prison La Force, toujours à Paris.

On s’est demandé pourquoi les assassins, qui étaient pourtant nombreux, n’exécutèrent pas le même jour toutes leurs victimes. On a pensé que c’étaient les mêmes équipes qui passaient d’un lieu à l’autre, ce qui expliquerait le décalage.

Au séminaire Saint-Firmin, donc, les équipes d’assassins n’arrivèrent que le matin du 3 septembre. La veille, à vingt heures, le procureur du séminaire fut prévenu par des jeunes gens, qui le supplièrent de mettre ses jours en sûreté. Après des hésitations, il les suivit et traversa sans encombre le corps de garde. D’autres se sauvèrent également ou restèrent cachés dans un grenier, deux jours durant. Le 3, à cinq heures et demie du matin, les massacreurs pénétrèrent dans la maison, la visitèrent, mirent sous la sauvegarde de la loi cinq prêtres de la communauté de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Les autres, y compris le vénérable supérieur du séminaire, M.François, lazariste, furent précipités par les fenêtres ou assommés.

A la prison de La Force, on avait commencé, le 2 septembre, vers seize heures, l’appel des prisonniers, sous prétexte de les inscrire pour les envoyer combattre à la frontière. Cet appel dura jusqu’au soir, et on dit que les prisonniers qui ne rentraient plus avaient été transférés dans une autre maison d’arrêt.

Le massacre commença vers minuit. La plus célèbre victime fut la princesse de Lamballe. Les condamnations se faisaient au cri de : A l’Abbaye ! Le prisonnier que les juges n’avaient pas condamné était d’abord saisi par quatre brigands ; celui qui présidait aux massacres le conduisait, criant et lui ordonnant de crier comme lui : Vive la nation ! Ils arrivaient ainsi jusqu’au guichet de la prison. Là étaient les bourreaux. Au nombre d’environ soixante, ils formaient une haie prolongée jusqu’à l’extrémité de la rue, fermée par un trophée de cadavres, entassés les uns sur les autres. Le prisonnier était relâché au cri de : Grâce au bon citoyen ! D’un prêtre, on exigeait le serment de Liberté-Égalité, que prononçait d’abord un Marseillais, la main étendue sur les cadavres.  Si le prisonnier répétait le serment, les derniers bourreaux lui ouvraient le passage et il était libre.

Il y eut encore des victimes au Châtelet, à la Conciergerie et à Bicêtre, mais l’Église n’a pour l’instant retenu que les prêtres et religieux, ainsi que trois laïcs.

Les victimes du séminaire Saint-Firmin et de la prison La Force, que l’Église a béatifiées en 1926, sont au nombre de soixante-quinze. Ils se trouvent ci-après dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms et, plus bas, dans l’ordre chronologique de leur naissance.

On a indiqué le poste qu’ils avaient au moment de leur mort. Quand ce n’est pas autrement spécifié, ce poste est à Paris.

 

André-Abel Alricy, 

Bertrand-Antoine de Caupenne, 

Charles Carnus, Charles-Victor Véret, Claude Bochot, Claude Pons (Ponse), Claude-Louis Marmontant de Savigny, Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc, 

Denis-Claude Duval, 

Eloy Herque (du Roule), Etienne-Michel Gillet, Eustache Félix, 

François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, François-Joseph Monnier, 

Georges-Jérôme Giroust, Gilbert-Jean Fautrel, Gilles-Louis-Symphorien Lanchon, 

Henri-Jean Milet, 

Jacques Dufour, Jacques-Léonor Rabé, Jacques-Louis Schmid, Jean Lemaître, Jean-Antoine Seconds, Jean-Antoine-Joseph de Villette, Jean-Baptiste Bottex, Jean-Charles Caron, Jean-Charles (Jean-Baptiste) Legrand, Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet, Jean-François Bonnel de Pradel (Pradal), Jean-François-Marie Benoît (Vourlat), Jean-Henri Gruyer, Jean-Jacques de la Lande, Jean-Joseph de Lavéze-Bellay, Jean-Michel Philippot (Phelippot), Jean-Pierre Duval, Jean-Pierre Le Laisant, Jean-Thomas Leroy, Joseph Falcoz, Joseph-Louis (Jean-Louis) Oviefre, Joseph-Marie Gros, Julien Le Laisant, Julien-François Hédouin, 

Louis-François Rigot, Louis-Jean-Matthieu Lanier, Louis-Joseph François, 

Marie-François Moufflé, Martin-François-Alexis Loublier, Michel Leber, Michel-André-Sylvestre Binard, Michel-Marie-François de la Gardette, 

Nicolas Bizé, Nicolas Colin, Nicolas Gaudreau, Nicolas-Claude (Nicolas-Charles) Roussel, Nicolas-Marie Verron, 

Philibert Fougère (Pierre-Philibert), Pierre Bonzé, Pierre Briquet (Brisquet), Pierre Brisse, Pierre Saint-James, Pierre-Claude Pottier, Pierre-Florent Leclercq, Pierre-François Hénocq, Pierre-Jacques de Turménies, Pierre-Jean Garrigues, Pierre-Louis Joret, Pierre-Michel (Pierre-Marie) Guérin du Rocher, Pierre-Paul Balzac, Pierre-Robert-Michel Régnet, 

René-Joseph Urvoy, René-Marie Andrieux, Robert-François (François-Robert) Guérin du Rocher, 

Sébastien Desbrielles, 

Yves-André Guillon de Keranrun, Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic.

 

 

 

Martyrs du 3 Septembre

1792

 

Faisant suite à ce qui a été dit la veille de ce jour, nous allons aujourd’hui considérer les victimes qui versèrent leur sang pour la Foi au séminaire Saint-Firmin et à la prison La Force, toujours à Paris.

On s’est demandé pourquoi les assassins, qui étaient pourtant nombreux, n’exécutèrent pas le même jour toutes leurs victimes. On a pensé que c’étaient les mêmes équipes qui passaient d’un lieu à l’autre, ce qui expliquerait le décalage.

Au séminaire Saint-Firmin, donc, les équipes d’assassins n’arrivèrent que le matin du 3 septembre. La veille, à vingt heures, le procureur du séminaire fut prévenu par des jeunes gens, qui le supplièrent de mettre ses jours en sûreté. Après des hésitations, il les suivit et traversa sans encombre le corps de garde. D’autres se sauvèrent également ou restèrent cachés dans un grenier, deux jours durant. Le 3, à cinq heures et demie du matin, les massacreurs pénétrèrent dans la maison, la visitèrent, mirent sous la sauvegarde de la loi cinq prêtres de la communauté de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Les autres, y compris le vénérable supérieur du séminaire, M.François, lazariste, furent précipités par les fenêtres ou assommés.

A la prison de La Force, on avait commencé, le 2 septembre, vers seize heures, l’appel des prisonniers, sous prétexte de les inscrire pour les envoyer combattre à la frontière. Cet appel dura jusqu’au soir, et on dit que les prisonniers qui ne rentraient plus avaient été transférés dans une autre maison d’arrêt.

Le massacre commença vers minuit. La plus célèbre victime fut la princesse de Lamballe. Les condamnations se faisaient au cri de : A l’Abbaye ! Le prisonnier que les juges n’avaient pas condamné était d’abord saisi par quatre brigands ; celui qui présidait aux massacres le conduisait, criant et lui ordonnant de crier comme lui : Vive la nation ! Ils arrivaient ainsi jusqu’au guichet de la prison. Là étaient les bourreaux. Au nombre d’environ soixante, ils formaient une haie prolongée jusqu’à l’extrémité de la rue, fermée par un trophée de cadavres, entassés les uns sur les autres. Le prisonnier était relâché au cri de : Grâce au bon citoyen ! D’un prêtre, on exigeait le serment de Liberté-Égalité, que prononçait d’abord un Marseillais, la main étendue sur les cadavres.  Si le prisonnier répétait le serment, les derniers bourreaux lui ouvraient le passage et il était libre.

Il y eut encore des victimes au Châtelet, à la Conciergerie et à Bicêtre, mais l’Église n’a pour l’instant retenu que les prêtres et religieux, ainsi que trois laïcs.

Les victimes du séminaire Saint-Firmin et de la prison La Force, que l’Église a béatifiées en 1926, sont au nombre de soixante-quinze. Ils se trouvent ci-après dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms et, plus bas, dans l’ordre chronologique de leur naissance.

On a indiqué le poste qu’ils avaient au moment de leur mort. Quand ce n’est pas autrement spécifié, ce poste est à Paris.

 

André-Abel Alricy, 

Bertrand-Antoine de Caupenne, 

Charles Carnus, Charles-Victor Véret, Claude Bochot, Claude Pons (Ponse), Claude-Louis Marmontant de Savigny, Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc, 

Denis-Claude Duval, 

Eloy Herque (du Roule), Etienne-Michel Gillet, Eustache Félix, 

François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, François-Joseph Monnier, 

Georges-Jérôme Giroust, Gilbert-Jean Fautrel, Gilles-Louis-Symphorien Lanchon, 

Henri-Jean Milet, 

Jacques Dufour, Jacques-Léonor Rabé, Jacques-Louis Schmid, Jean Lemaître, Jean-Antoine Seconds, Jean-Antoine-Joseph de Villette, Jean-Baptiste Bottex, Jean-Charles Caron, Jean-Charles (Jean-Baptiste) Legrand, Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet, Jean-François Bonnel de Pradel (Pradal), Jean-François-Marie Benoît (Vourlat), Jean-Henri Gruyer, Jean-Jacques de la Lande, Jean-Joseph de Lavéze-Bellay, Jean-Michel Philippot (Phelippot), Jean-Pierre Duval, Jean-Pierre Le Laisant, Jean-Thomas Leroy, Joseph Falcoz, Joseph-Louis (Jean-Louis) Oviefre, Joseph-Marie Gros, Julien Le Laisant, Julien-François Hédouin, 

Louis-François Rigot, Louis-Jean-Matthieu Lanier, Louis-Joseph François, 

Marie-François Moufflé, Martin-François-Alexis Loublier, Michel Leber, Michel-André-Sylvestre Binard, Michel-Marie-François de la Gardette, 

Nicolas Bizé, Nicolas Colin, Nicolas Gaudreau, Nicolas-Claude (Nicolas-Charles) Roussel, Nicolas-Marie Verron, 

Philibert Fougère (Pierre-Philibert), Pierre Bonzé, Pierre Briquet (Brisquet), Pierre Brisse, Pierre Saint-James, Pierre-Claude Pottier, Pierre-Florent Leclercq, Pierre-François Hénocq, Pierre-Jacques de Turménies, Pierre-Jean Garrigues, Pierre-Louis Joret, Pierre-Michel (Pierre-Marie) Guérin du Rocher, Pierre-Paul Balzac, Pierre-Robert-Michel Régnet, 

René-Joseph Urvoy, René-Marie Andrieux, Robert-François (François-Robert) Guérin du Rocher, 

Sébastien Desbrielles, 

Yves-André Guillon de Keranrun, Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic.

Partager cet article

Repost 0
Published by samuelephrem - dans Hagiographie S
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 8000 notices de Bienheureux et Saints. Déjà traités : 1.Personnages bibliques (AT et NT). 2.Papes. 3.Saints du Calendrier Romain. 4. Reconnus aux siècles XII-XXI. 5. Siècles VI-XI. 6 (en cours) : siècles II-V. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens