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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 23:00

Tommaso Acerbis

1563-1631

 

L’humilité de ce Capucin commence par nous priver d’informations sur sa jeunesse.

Tommaso naquit en 1563 à Olera (Alzano, Bergame, Lombardie, Italie nord), de parents agriculteurs et bergers, qu’il aida fidèlement jusqu’à dix-sept ans.

En 1580, il fut accueilli au Couvent des Pères Capucins de la Sainte Croix de Citadella à Vérone et incardiné dans la province de Venise comme frère laïc. 

Bien qu’étant frère laïc, il demanda et obtint d’apprendre à lire et à écrire. Pendant les trois années de sa formation se manifestèrent ses remarquables qualités et surtout ses vertus, il vivait intensément les moments d’étude et la prière au chœur. Son Supérieur le définit alors comme maître et miroir de la perfection religieuse, sommet de toute espèce de vertu.

Le 5 Juillet 1584 il émit la profession religieuse et se vit confier le service délicat et essentiel de la quête à Verona. Il y demeura jusqu’en 1605, quand il fut transféré à Vicenza pour le même service. Dans cette même ville, il promut la construction d’un monastère féminin du même Ordre. Le même scénario se reproduisit à Rovereto, où il fut de 1613 à 1617 et où il rencontra et dirigea la jeune Bernardina Floriani, âgée d’à peine treize ans, future mystique et vénérable Jeanne Marie de la Croix. 

A partir de 1617, il devint ami et maître spirituel de l’homme de science Ippolito Guarinoni, médecin de cour à Innsbruck. C’est à lui que le Frère Tommaso suggéra la construction d’une église dédiée à l’Immaculée Conception à Volders. Ce fut la première église, en terre de langue allemande, dédiée à l’Immaculée et à saint Charles Borromée ; en Autriche, elle est encore aujourd’hui considérée monument national. Quand ensuite le même Guarinoni fut transféré près des mines de Schwaz, le Frère intervint auprès des propriétaires de mines, pour les supplier de mieux traiter les mineurs catholiques.

Au Tyrol, il était le guide spirituel des pauvres de la vallée, catéchiste mais aussi propagateur et défenseur des décrets tridentins pour une véritable réforme catholique. 

Nous le trouvons ensuite à Padoue en 1618, comme portier du couvent, puis à Conegliano de nouveau comme questeur. 

En 1619, quelques mois après son arrivée au couvent de Conegliano, il fut appelé par l’ar- chiduc Léopold V de Habsbourg, comme directeur spirituel. Il fut ainsi le guide spirituel de l’empereur et de son épouse Claudia de’ Medici, qu’il rencontra fréquemment ainsi que les sœurs de l’empereur, les archiduchesses de Habsbourg Maria Cristina et Eleonora. On conserve une abondante correspondance écrite du Frère Tommaso avec l’empereur, son épouse et ses sœurs. Venuu à Innsbruck comme quêteur, il devint ainsi le conseiller spirituel de la cour. L’Autriche était à cette époque la tête de pont de la Réforme catholique et particulièrement pour la «reconquête catholique» des terres allemandes.

Au cours de son séjour à Vienne (1620-1621), il favorisa la conversion à la foi catholique de Eva Maria Rettinger, veuve du comte de Lerchenberg George Fleicher, qui se consacra à Dieu chez les bénédictines du monastère de Nonnberg-Salzbourg et en devint abbesse. Egalement à Vienne, en 1620, il rédigea des Concepts moraux contre les hérétiques, publiés à titre posthume. C’est dans cette œuvre qu’il dévoila la source à laquelle il puisait pour ses écrits : Je n’ai jamais lu une syllabe dans les livres, mais je me donne du mal pour lire la Passion du Christ.

L’obéissance et l’humilité firent de lui le «frère de la quête» pendant près de cinquante ans ; l’amour pour les âmes, en fit un «apôtre infatigable» de l’Evangile. Avec tous, croyants ou non-croyants, il a parlé de l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ. Il instruisit dans la foi petits et grands. Aux grands et aux humbles, il demanda de s’engager dans l’amour. Il était un véritable apôtre, et beaucoup étaient stupéfaits, car il semblait humainement impossible qu’un simple frère laïc parlât si bien de Dieu, tel qu’il le faisait. Son engagement était un feu d’amour. Partout il parlait des choses de Dieu avec tant d’esprit et de dévotion, qu’il suscitait en tous stupeur et émerveillement.

En même temps, il invitait et exhortait à la réconciliation et au pardon ; il visitait et réconfortait les malades, écoutait et encourageait les pauvres ; en scrutant les consciences, il dénonçait le mal et facilitait les conversions. Afin d’obtenir de Dieu ce qu’il annonçait à ceux qu’il rencontrait, il veillait la nuit en prière, flagellait son corps et s’imposait des jeûnes et des austérités pour leur salut.

Il enseignait à tous la grande sagesse de l’amour qui s’apprend auprès des chères plaies du Christ, exhortant à s’y réfugier heureux dans la souffrance. Il a également été conseiller de l’archevêque Paride Londron, prince de Salzbourg et guide spirituel de l’empereur Ferdinand II, restant à ses côtés pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648). 

Son grand amour pour la Sainte Vierge le porta à reconnaître dans ses écrits, entre autres, l’Immaculée Conception et l’Assomption de la Mère de Dieu. Il fut par trois fois pèlerin à la sainte Maison de Lorette (1623, 1625, 1629), rappelant qu’en arrivant dans cette Sainte Maison (il avait)  l’impression d’être au Paradis

Les personnes présentes au moment de sa mort, survenue à Innsbruck le 3 mai 1631, la définirent une mort d’amour

Le Frère Tommaso fut béatifié en 2013.

Le miracle retenu pour cette béatification fut, en 1906, la guérison totale et durable autant qu’inexplicable d’un malade frappé d’iléotyphus avec pneumonie.

 

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