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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Virginia Centurione Bracelli

1587-1651

 

Virginia naquit le 2 avril 1587 à Gênes (Ligurie, Italie nord-ouest), de Giorgio Centurione, doge de la république de Gênes, et Lelia Spinola, une très pieuse femme. Elle eut un frère, Francesco.

Elle reçut une éducation soignée, et apprit même le latin. Madame Centurione mourut prématurément et, bien qu’ayant senti très tôt l’appel à la consécration, Virginia fut contrainte par son père d’épouser à quinze ans Gaspare Grimaldi Bracelli, un garçon de dix-neuf ans, de bonne famille mais à la vie dissolue.

Virginia eut deux filles, Lelia et Isabella. 

En 1606, son mari dut aller à Alessandria pour être soigné d’une pneumonie et elle l’y accompagna ; mais Gaspare mourut l’année suivante ; veuve à vingt ans, Virginia se retira chez sa belle-mère, refusant toute autre proposition de mariage que lui proposait son père.

A partir de 1610, elle se consacra à soulager les enfants abandonnés, les vieillards, les malades : la misère était grande à Gênes, où affluaient des gens victimes de la guerre entre Gênes et la Savoie.

Après le mariage de ses deux filles, et la mort de sa belle-mère, elle accueillit chez elle une quinzaine d’orphelines, puis des femmes pauvres.

En 1629-1630, ce fut le tour des victimes de la peste et de la famine.

En 1631, grâce à la duchesse Spinola, elle installa son œuvre naissante dans un couvent vide à Monte Calvario et, trois ans après, elle avait déjà ouvert trois maisons qui abritaient trois-cents personnes. 

Elle reprit alors une ancienne association génoise qu’elle réorganisa et, avec l’appui de la noblesse, fonda les Cent Dames de la Miséricorde Protectrices des Pauvres de Jésus-Christ (en italien : Cento Signore della Misericordia Protettrici dei Poveri di Gesù Cristo), dans le but de constater, lors de visites à domicile, les besoins des plus démunis et de leur venir en aide.

Ensuite, elle participa à la réorganisation de l’hôpital, se préoccupant aussi de faire donner une compensation à ceux qui y travaillaient.

Elle disait souvent : Lorsqu’on a Dieu pour objectif, toutes les oppositions s’aplanissent, toutes les difficultés se surmontent.

En 1635, le Sénat génois reconnut l’œuvre. Virginia acheta deux autres maisons et fit construire une église : Notre-Dame du Refuge. Ses collaboratrices s’appelleraient Sœurs de Notre-Dame du Refuge sur le Mont Calvaire.

Ce fut Emmanuele Brignole, un patricien et sénateur de Gênes, qui aida Virginia à organiser cette œuvre, tellement que les Sœurs prirent parfois aussi le nom de Sœurs Brignolines. Encore aujourd’hui, une des gares ferroviaires de Gênes porte le nom de ce Bienfaiteur.

En 1641, sur mission du Sénat, des bienfaiteurs, Brignole en tête, achetèrent la maison de Carignagno, pour concentrer toutes les activités de Virginia. Sur les conseils de l’aumônier, Virginia proposa à ses plus fidèles collaboratrices de former une famille à part, où elles se seraient consacrées comme tertiaires franciscaines, avec le vœu d’obéissance.

Mais Virginia ne s’en tint pas là : ç’aurait été activisme. Virginia combattit les orgies du carnaval en restaurant les «Compagnies de pénitence», destinées à une prière de réparation pour les innombrables péchés qui se commettaient lors des ridicules fêtes du carnaval. Il y eut des processions ; la ville de Gênes fut officiellement consacrée à la Sainte Vierge le 25 mars 1637. 

Mais surtout, Virginia institua la dévotion des Quarante heures : pendant un jour et demi environ, le Saint Sacrement serait exposé à l’adoration des fidèles. L’archevêque de Gênes donna son approbation, à condition que Virginia pût assumer la décoration de l’église où aurait lieu cette exposition. La première eut lieu fin 1642.

Les Sœurs de Notre Dame du Refuge au Monte Calvario prirent en charge l’hôpital de Pammatone (1645), l’Office des Pauvres (1650) et essaimèrent dans le monde. Elles ont une cinquantaine de communautés.

Quelques-unes d’entre elles furent appelées à Rome par le pape dès 1827, et furent érigées en institut séparé : les Filles de Notre-Dame au Mont du Calvaire. Elles ont une petite centaine de communautés au Brésil, en Argentine, au Salvador et au Nicaragua, en Pologne, au Cameroun, en Israël, aux Philippines.

Les dernières années de Virginia furent affligées par la discorde entre son frère et le beau-frère de ce dernier. En outre le gendre de Virginia fit faillite. Dans ces circonstances, un important patrimoine familial fondit et priva Virginia d’importants subsides. 

Virginia intervint enfin dans les querelles de prestige entre la curie de Gênes et le gouvernement, qui se réconcilièrent.

Virginia s’éteignit à Gênes, dans la maison de Carignano, le 15 décembre 1651. Elle fut béatifiée en 1985 et canonisée en 2003.

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