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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Willibrord d’Utrecht

658-739

 

Les parents de Willibrord lui donnèrent un nom d’assonance païenne, Willibrord signifiant : que le dieu Willi te protège. Mais ce furent d’excellents chrétiens. Le père, Wilgils, noble de Northumbrie, distribua à la fin de sa vie tous ses biens aux pauvres et alla se retirer dans un ermitage qu’il s’était construit. Ce fut le début d’une vie monastique où d’autres compagnons le rejoignirent.

Willibrord, lui, naquit le 6 novembre 658, et fut bientôt mis sous la tutelle d’un grand saint, l’abbé Wilfrid de Ripon. Quand Wilfrid, tout en restant abbé à Ripon fut chargé du siège épiscopal de York, ce fut le prieur du monastère, Ceolfrid, qui s’occupa de Willibrord.

En 678, Wilfrid dut partir pour Rome, et Willibrord partit pour l’Irlande, à Rathmelsigi, où il se mit sous la direction de l’abbé Egbert. Après douze années, il reçut le sacerdoce.

En 690, l’abbé Egbert choisit douze de ses moines, Willibrord en tête, pour aller évangéliser les Frisons. Une fois arrivés dans la région des Pays-Bas, Willibrord voulut aller demander au pape l’approbation de sa mission. Ce que fit Serge 1er avec grande joie.

Willibrord s’établit à Anvers. Dès 695, le même Serge 1er consacra évêque Willibrord comme archevêque des Frisons. A l’occasion, il ajoutait à son nom celui de Clément (Clément 1er pape), qui se fêtait le 23 novembre, lendemain du sacre.

Le siège du nouvel archevêque fut alors à Utrecht.

Puis Willibrord étendit les bâtiments du monastère d’Echternach (région du Luxembourg), où il se rendait volontiers entre ses courses apostoliques.

En 699, Willibrord essaya de pousser l’apostolat en direction du Danemark, mais rencontra une certaine résistance du roi Ongend ; il profita tout de même de son voyage pour acheter trente jeunes esclaves indigènes qu’il fit embarquer avec lui pour les instruire et les baptiser. Il n’y eut pas d’autres missions au Danemark pendant tout un siècle.

Une des méthodes qu’utilisait Willibrord pour convaincre les païens, était de détruire leurs idoles en leur démontrant qu’ils n’en recevaient aucun maléfice, car 

Les idoles des païens sont or et argent, une œuvre de mains d’hommes ; elles ont une bouche et ne parlent pas, elles ont des yeux et ne voient pas. Elles ont des oreilles et n’entendent pas, par le moindre souffle en leur bouche (Ps 135 15-17).

En 703, Willibrord eut la joie de recevoir Wilfrid d’York qui l’honorait d’une visite pour lui montrer l’intérêt qu’il portait à ces missions en Frise. Willibrord organisa méthodiquement son grand diocèse. Malheureusement, le prince Radbod, dans un de ses accès de colère, détruisit tout le travail de Willibrord à Utrecht. Il fallut patiemment tout reconstruire à partir de 719, quand Charles Martel eut soumis les Saxons puis les Frisons. Saint Boniface vint l’aider aussi pendant quelque temps.

Les années passant, et le travail augmentant, Willibrord eut l’idée de consacrer des évêques auxiliaires, qui eurent le titre de Chorévêques, pouvant circuler librement, sans être attachés à un territoire particulier. 

Willibrord fonda encore d’autres monastères : Susteren (Limbourg, 714), Murbach (Alsace, 728).

Il mourut le 7 novembre 739 à Echternach, au lendemain de son quatre-vingt-unième anniversaire en ce monde.

Saint Willibrord a été vénéré dès après sa mort, et inscrit au Martyrologe le 7 novembre. 

En 1940, il a été proclamé Patron de la province ecclésiastique d’Utrecht.

 

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