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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 20:34

Barbara de Nicomédie
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Sainte Barbara (le Français a traduit Barbe) est une Sainte aussi illustre que mystérieuse. Selon les versions, on lui trouve plusieurs localités où elle vécut, dans un intervalle de temps qui varie sur quatre-vingts ans, et des reliques si nombreuses et éparpillées, qu’on pourrait peut-être disposer de plusieurs corps de la Sainte.
Le père de notre Héroïne s’appelait Dioscore. Pour protéger sa fille, dont la beauté était connue, il l’enferma dans une tour. Il dut partir en voyage.
Barbara désirait être chrétienne. Elle l’était déjà de cœur, au point qu’elle fit faire une troisième fenêtre à sa tour, en l’honneur des trois Personnes de la sainte Trinité. Bien sûr, elle n’accordait pas d’attention au culte païen.
A son retour, Dioscore constate avec colère que sa fille n’honore pas les dieux païens et veut la  tuer. Barbara s’enfuit. Un rocher s’ouvre pour la laisser passer et elle s’abrite dans une grotte. Un berger trahit sa retraite : ses moutons sont changés en scarabées (ou en statues, ou en sauterelles, selon les versions).
Dioscore traîne sa fille devant le juge. Après quelques tortures, le juge ordonne d’exhiber la jeune fille, nue, dans tout le pays : une robe céleste vient couvrir ce corps virginal. Dioscore alors décapite sa fille sans pitié : il est abattu d’un coup de foudre.
Les dates proposées pour ce martyre varient entre 235 et 313.
Les localités sont Antioche de Syrie ou Héliopolis (mais il y a plusieurs villes de ce nom), ou peut-être plus probablement Nicomédie ; mais on propose aussi quelque endroit de la Toscane ou Rome.
Sainte Barbara fut depuis longtemps invoquée contre la mort subite - peut-être par référence à la mort de Dioscore, et devint patronne de la bonne mort. Amie de la foudre, elle fut invoquée par les paysans contre les orages, par les arquebusiers, les canoniers, puis les pompiers, qui luttent contre le feu…
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Barbara au 4 décembre.

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 20:34

Heraclas d’Alexandrie
† 248

Heraclas était né dans une famille païenne d’Alexandrie (Egypte). 
Il avait un frère, Plutarque, qui se convertit le premier et l’entraîna par son exemple. Plutarque fut aussi la première victime de l’école d’Alexandrie, lors de la persécution de Sévère (202).
Quant à lui, Héraclas se mit à l’étude de la philosophie, puis des autres sciences profanes, et de l’Ecriture.
Il fut ordonné prêtre.
Vers 215, Origène eut besoin d’un assistant pour son école, de plus en plus fréquentée. Héraclas fut cet assistant : il s’occupait des nouveau venus. L’historien Eusèbe de Césarée écrit de lui qu’il fut un homme zélé pour les choses saintes, très éloquent et non dépourvu de philosophie. Origène lui laissa la direction de ceux qui ne faisaient que débuter et se réserva l’instruction de ceux qui étaient plus avancés. Mais cette place de second rang ne signifie pas qu’il était un subalterne : plusieurs fois il remplaça Origène à la direction de l’école, quand ce dernier était en déplacement.
En 230, Origène fut ordonné prêtre par l’évêque de Césarée, de sorte qu’il n’appartenait pas au clergé d’Alexandrie : l’évêque d’Alexandrie, Demetrius, nomma alors Heraclas à la tête de l’école.
En 231, Demetrius mourut, et Heraclas fut appelé à lui succéder.
Le nouvel évêque ne crut pas opportun de rappeler Origène à Alexandrie, pour éviter quelques possibles tensions. Il s’occupa particulièrement de la réadmission des Chrétiens qui se seraient momentanément égarés dans quelque hérésie ; sa méthode était apostolique : avant de les réadmettre à la communion, il leur demandait d’exposer publiquement ce qu’ils avaient entendu dire de la part des hérétiques.
Il mourut vers 248, après seize années d’épiscopat.
Avec l’Eglise copte, le Martyrologe Romain mentionne saint Heraclas d’Alexandrie au 4 décembre.

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 20:33

Meletios de Sebastoupoleos
4. siècle

Grec d’origine, Meletios (ou mieux Melitios) fut surnommé par ses camarades le miel de l’Attique, avec un jeu de mots sur son prénom.
Eusèbe de Césarée parle de sa grande expérience et de (son) savoir étendu, et dit de lui qu’il était le plus expert et le plus savant qui fût dans toutes les connaissances libérales. Chez lui la vertu de la vie était à la hauteur du reste.
Durant la persécution, il s’enfuit dans la Palestine.
Il fut nommé évêque de Sebastoupoleos (ou Dioscurias, Pont, auj. Géorgie). S.Athanase et s.Basile de Césarée en ont fait l’éloge comme défenseur de l’orthodoxie.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Meletios de Sebastoupoleos au 4 décembre.

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 20:33

Felix de Bologne
† 432

On sait de Felix qu’il était diacre de l’Eglise de Milan.
En 394, l’évêque de Milan, s.Ambroise (v. 7 décembre) lui confia une mission pour l’empereur Théodose.
En 397, il fut au chevet de s.Ambroise, qui allait s’éteindre.
C’est après cette dernière date qu’il fut nommé septième évêque de Bologne, et le resta jusqu’à l’avênement de s.Petronius (431 ou 432, v. 4 décembre).
Le Martyrologe Romain mentionne saint Felix de Bologne au 4 décembre.

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 07:54

Cassianus de Tanger
† 298

Cassianus était à Tanger (auj. Maroc N) greffier du vice-préfet du prétoire, Agricolanus.
Lors de l’interrogatoire de s.Marcellus (v. 30 octobre), il admira la fermeté et la lucidité de celui-ci, qui contrastaient avec la colère et les vociférations désordonnées du juge.
La condamnation du martyr l’indigna tellement, qu’il jeta son poinçon et ses tablettes. Les assistants furent stupéfaits, Marcel sourit et Agricolanus, furieux, lui demanda la raison de son geste : C’est, lui répondit-il, que tu as rendu une sentence injuste.
Aussitôt mis en prison, Cassianus y resta un mois, au terme duquel, le 3 décembre, il fut condamné à mort.
Depuis quelque temps, des spécialistes ont jugé que tout ce récit n’est qu’un tissu de lieux communs, qu’on rencontre chez bien d’autres martyrs.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Cassianus de Tanger au 3 décembre.

 

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 07:54

Lucius de Coire
6. siècle

Lucius serait un ermite qui aurait vécu non loin de Coire (Suisse E), au sixième ou au septième siècle.
Il ressort en effet qu’il ne pouvait pas être cet hypothétique roi de Bretagne qui, selon le Liber pontificalis, aurait demandé des missionnaires au pape Eleuthère (v. 26 mai), au deuxième siècle.
Il semble encore plus invraisemblable que l’apôtre Paul ait lui-même envoyé son disciple Timothée en Gaule et que ce dernier, après sa mission dans le Bordelais, aurait gagné la Bretagne : là, le roi Lucius se serait fait baptiser, aurait renoncé à son royaume terrestre, et aurait gagné cette région de Coire, dont il amena tous les habitants à la foi chrétienne.
De là à faire de notre Lucius un évêque martyr, il n’y avait plus qu’un pas, que certains ont franchi.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Lucius de Coire au 3 décembre.

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 06:26

Pimenius de Rome
4. siècle

D’après la  Passio de sainte Bibiane (v. 2 décembre), Pimenius aurait été ce prêtre romain qui avait enseigné à Julien, le futur Apostat, la grammaire, la dialectique, la rhétorique, la géométrie, l’arithmétique, la philosophie, et la loi chrétienne.
Après la mort de sainte Bibiane, Pimenius partit en Asie, où il devint aveugle. Après quatre années, le Christ lui aurait demandé de revenir à Rome. Il obéit.
Pimenius et Julien se seraient rencontrés dans Rome. Julien s’écria : Gloire à mes dieux et à mes déesses parce que je te vois, et Pimenius de répondre : Gloire à mon Seigneur Jésus-Christ de Nazareth, le crucifié, parce que je ne te vois pas.
Julien fit jeter Pimenius du haut d’un pont (mais dans quel fleuve ?).
La critique objecte que Julien ne s’est jamais trouvé à Rome durant son règne, et que donc toute cette histoire n’est pas véridique. Mais Julien ne s’est-il vraiment jamais trouvé à Rome ?
Il reste que l’on connaît la tombe de s.Pimenius à Rome, en l’église Santa-Maria-della-Luce. C’est donc bien à Rome qu’il fut martyrisé.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Pimenius de Rome au 2 décembre.

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 06:26



Chromatius d’Aquilée
† 407

Chromace était prêtre à Aquilée (act. Frioul, Italie N) du temps de l’évêque s.Valerianus (v. 27 novembre). 
Il avait organisé sa maison en un véritable monastère. Y vivaient sa mère, son frère Eusebios qui était diacre, plus un archidiacre, d’autres diacres, un sous-diacre, des frères laïcs, des religieuses aussi. Cette sainte maison était renommée ; s.Jérôme et Rufin en ont fait les plus élogieuses descriptions.
Au concile d’Aquilée (381), Chromatius parla au nom de l’évêque contre l’évêque arien Palladius.
Vers 388, il fut sacré dixième évêque d’Aquilée par s.Ambroise (v. 7 décembre).
S.Jérôme remarqua la force d’âme que montra Chromatius lors de la mort de son frère Eusebios ; il lui dédia sa traduction des Paralipomènes (nous disons aujourd’hui Chroniques), l’appelant le plus saint et le plus docte des évêques. Plus tard (vers 398), il lui envoya aussi sa traduction des Proverbes, de l’Ecclésiaste (Qohélet) et le Cantique des Cantiques, enfin celui de Tobie, ainsi qu’un commentaire sur le prophète Habacuc.
Chromatius lui-même a fait un commentaire sur l’évangile de saint Matthieu.
Dans le regrettable «conflit» qui opposa s.Jérôme et Rufin, Chromatius eut la charité de recevoir Rufin dans son clergé, même s’il n’en partageait pas les idées ; il confia alors à Rufin un gros travail utile : traduire l’Histoire d’Eusèbe de Césarée, que Rufin compléta avec deux chapitres de son cru sur l’époque contemporaine, qui sont pour nous une mine précieuse. Rufin traduisit aussi les homélies d’Origène sur Josué.
Chromatius fut en relation avec Jean Chrysostome ; quand ce dernier fut exilé, ils correspondirent et Jean lui exprima toute son affection fraternelle et reconnaissante.
Toutes ces activités et ces interventions montrent que Chromatius avait une place de premier ordre au sein de l’épiscopat occidental. 
Chromatius mourut en 407, peu avant les deux «ennemis» Jérôme et Rufin, qui durent se réconcilier en le retrouvant au Paradis…
Le Martyrologe Romain mentionne saint Chromatius d’Aquilée au 2 décembre.

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 11:53

Castritianus de Milan
† 138

Castritianus fut le troisième évêque de Milan (ou le quatrième, si l’on retient que s.Barnabé en fut le premier évêque (v. 11 juin).
On a dit que son prédécesseur, s.Caius (v. 27 septembre), l’aurait choisi de son vivant pour lui succéder, en 97. Mais on ne comprend pas pourquoi dix années passèrent entre la mort de s.Caius et l’élection de Castritianus, sinon peut-être à cause de la persécution de l’empereur Domitien.
Castritianus transforma la maison de Philippus en église, ainsi que les maisons des enfants de celui-ci, Portius et Fausta. L’église de Portius s’appela en effet Portiana, et devint plus tard Saint-Victor.
Après un long épiscopat de quarante années, Castritianus reposa en paix.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Castritianus de Milan au 1er décembre.

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 11:52

Florentia de Comblé
4. siècle

On se souviendra que s.Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier) fut exilé en Asie Mineure pendant quatre années. Il restait cependant libre de ses mouvements et continua d’annoncer l’Evangile.
Une de ses conquêtes fut une vierge, qu’on nomme Florentia. On ne sait pas si ce nom est la traduction du nom oriental de la jeune fille, ou si Hilaire le lui donna lors de son baptême.
Toujours est-il qu’au retour d’Hilaire en Gaule, Florentia quitta ses parents et son pays et accompagna Hilaire à Poitiers (360).
Elle aurait alors vécu en recluse à Comblé (auj. Celle-Lévescault, Vienne), où de récentes fouilles ont permis de retrouver les ruines d’un temple romain dédié à la déesse Vénus.
On ne sait combien de temps dura la réclusion de Florentia, ce qui rend incertaine la date de sa mort, dans la deuxième moitié du quatrième siècle.
Ses reliques, comme celles de s.Hilaire, furent partiellement brûlées par les Huguenots en 1562.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Florentia de Comblé au 1er décembre.

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