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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 17:27


Romanus de Blaye
† 385

Ce Romain était peut-être d’origine africaine ou provençale.
Devenu moine (on ne nous dit pas où), il vint par Narbonne et Toulouse à Bordeaux et s’installa à Blaye. Il n’est pas clair si Romanus fut moine avant son voyage (il aurait pu venir de Lérins, par exemple) ou s’il appartint à la communauté de Tours, près de s.Martin.
Toujours est-il que s.Martin vint l’ordonner prêtre à Blaye (Gironde) en lui confiant l’évangélisation de la région.
Romanus dut faire beaucoup de miracles et être très célèbre, et plusieurs localités d’Aquitaine portent son nom. 
Vers 385, Romanus mourut et ses obsèques furent présidées par le même s.Martin.
Sur son tombeau fut érigée une basilique et un monastère. S.Grégoire de Tours (v. 17 novembre) assure que, tant que de la mer les matelots apercevaient la basilique, ils n’ont rien à craindre. Cette basilique est désormais en ruine ; la nouvelle église, du dix-septième siècle, s’appelle aussi Saint-Romain.
A Blaye furent enterrés au septième siècle le roi d’Aquitaine Caribert et son fils, assassinés en 631, ainsi que les héros de la Chanson de Roland : Roland, Olivier, Turpin, au siècle suivant.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Romanus de Blaye au 24 novembre.

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 15:53

Felicitas de Rome
† 162

On a vu le problème qui existe au sujet de cette présumée mère de sept garçons, tous martyrisés le 10 juillet 162.
Voyant ses sept fils torturés sous ses yeux, elle les exhortait ainsi : Levez les yeux, regardez vers le ciel, c’est là que Jésus-Christ vous attend avec ses Saints.
Elle fut enterrée près de Silanus, au cimetière de Maximus, ce qui fait penser qu’elle en était bien la mère. Mais pour les autres, enterrés en trois autres cimetières, on a expliqué qu’ils auraient été victimes de juges différents.
Finalement, Felicitas n’aurait aucun rapport de parenté avec ces autres Martyrs.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Felicitas de Rome, au 23 novembre.

 

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 15:53

Mustiola de Chiusi
† 275

Mustiola aurait été une lointaine parente de l’empereur Claudius II. Elle quitta cette Rome trop agitée par les événements politiques et vint à Chiusi (Toscane, Italie C). On ne sait si elle était déjà baptisée à ce moment-là ou si elle reçut ce sacrement des mains de l’évêque Marcus de Chiusi.
Lorsque l’empereur Aurélien se déchaîna contre les Chrétiens, Mustiola mit tout son crédit et ses biens au service des Chrétiens, achetant les gardiens de prison, visitant les prisonniers de nuit pour les réconforter et les encourager à rester fidèles a Christ.
Arriva sur ces entrefaites un envoyé impérial, chargé d’inspecter la situation de Chiusi au sujet des nombreux Chrétiens arrêtés. On lui signala Mustiola.
Sous les yeux de celle-ci, il fit torturer et décapiter plusieurs Chrétiens ; un diacre, Ireneo, fut longuement torturé sur le chevalet et eut tout le corps brûlé par des fers incandescents. Mais Mustiola restait ferme dans son attitude. Elle fut alors battue avec des lanières garnies de plomb, et expira le 23 novembre 275. 
Une version différente des faits raconte que, dans un premier temps, Mustiola aurait réussi à tromper ses gardiens en traversant le lac de Chiusi sur son manteau. Reprise, elle aurait alors été battue à mort, le 3 juillet 275.
Une autre variante, encore plus étonnante, prétend que Mustiola avait rapporté de Rome un anneau mystérieux, que lui avait d’ailleurs remis son fiancé, un Chrétien nommé Lucius. Ce dernier fut martyrisé. L’anneau aurait été ni plus ni moins celui que remit s.Joseph à la Vierge Marie lors de leurs fiançailles. La ville de Chiusi le conserva longtemps ; au quinzième siècle, un religieux osa le remettre aux habitants de Pérouse, entraînant la Guerre de l’Anneau qui opposa longtemps les deux villes et ne s’acheva que lorsqu’on retrouva le saint corps de Mustiola : la découverte apaisa les uns et les autres et mit fin à la guerre. Le fameux anneau se trouverait encore dans la cathédrale de Pérouse.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Mustiola de Chiusi au 23 novembre.

 

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 15:53

Clemens de Metz
3. siècle

Clemens aurait été consacré évêque par s.Pierre lui-même, d’après des récits anciens mais apparemment peu historiques.
On croit que Clemens organisa la première communauté chrétienne de Metz au troisième siècle.
Il y aurait construit une première église, dédiée à saint Pierre, à l’origine de l’église Saint-Pierre aux Arènes, que les fouilles ont pu mettre à jour.
On ajoute que même les serpents s’éloignèrent de Metz, dès lors que fut construite cette église. De là sortit aussi la merveilleuse histoire où Clemens, avec son étole, aurait saisi par le cou un énorme dragon et l’aurait jeté dans le fleuve. Qu’il suffise de penser que Clemens, en apportant la Foi dans cette région, en éloigna l’Ennemi infernal.
Le saint Evêque, en réalité trop peu connu, fut inscrit au Martyrologe le même jour que le pape s.Clément.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Clemens de Metz au 23 novembre.

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 15:52

Sisinnios de Cyzique
† 303

Sisinnios fut un évêque à Cyzique (Hellespont, auj. région turque au sud de la Mer de Marmara).
Durant la persécution de Dioclétien, il fut longtemps torturé, et décapité.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Sisinnios de Cyzique au 23 novembre.
Signalons ici que la ville de Cyzique, totalement chrétienne au 6e siècle, fut pillée par les Arabes au 7e siècle, et vidée de ses habitants. Les Croisés tentèrent de la relever, mais le centre historique devint une simple carrière de pierres. A partir du 14e siècle, la population passa progressivement à l’Islam sous la pression turque. Après le «traité» de Lausanne, on en expulsa les quelques Chrétiens qui s’y trouvaient encore.

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 15:51

Lucretia de Mérida
† 303

Lucretia semble avoir été une vierge de Mérida, qui fut martyrisée peut-être sous Dioclétien.
Son nom a été diversement orthographié : Leocritia, Leucretia, Leucricia.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Lucretia de Mérida au 23 novembre.

 

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 15:51

Amphilochios d’Iconium
† 400

Amphilochios fut le fils d’Amphilochos et de Livia. Amphilochos était avocat à Diocésarée, une localité proche de Nazianze (ou un petit bourg de cette ville, act. Bekarlar, Bekar, Nenezi, Turquie CS). 
Les deux amis que furent s.Basile de Césarée et s.Grégoire de Nazianze (v. 2 janvier), connurent Amphilochios de très près et le considérèrent un peu comme leur fils. Il serait donc né bien après eux, vers 340 ou 350.
Livia mourut fort jeune, laissant deux garçons et une fille : Amphilochios, Euphemios et Theodosia. Les deux garçons étaient très liés, et la douleur d’Amphilochios fut grande lorsqu’Euphemios mourut, assez jeune.
Amphilochios s’orienta vers le droit ; il étudia à Constantinople.
Vers 369, il eut des problèmes d’argent et s.Basile l’adressa à Themistios, un rhéteur fort puissant à la cour et ami du père d’Amphilochios. Mais celui-ci préféra rejeter le monde. Il se retira près de son vieux père, qui vivait dans un trou perdu, Ozizala, où ne poussaient que les herbes. S.Basile leur envoya du blé.
Vers 373, un ami d’Amphilochios, nommé Heraclides, vint consulter s.Basile… et resta auprès de lui, au grand désappointement d’Amphilochios qui le «menaça» même de procès ! L’avocat pointait encore !
Amphilochios progressait dans la voie de la perfection, grâce aux conseils de s.Basile. Il avait surtout une grande qualité : l’humilité ; il ne craignait rien tant qu’être appelé à quelque ministère dans l’Eglise, dont il se sentait absolument incapable.
Mais s.Basile avait une autre idée : il lui fallait un candidat sûr pour le siège épiscopal d’Iconium, et c’est à son jeune ami qu’il pensa. 
Amphilochios se «mit au travail» avec ardeur, invoquant fidèlement et humblement les lumières de s.Basile. Les deux amis se rencontraient volontiers. Ainsi, par Amphilochios, Basile rayonnait bien au-delà de son propre diocèse, pratiquement sur presque toute l’Asie Mineure.
S.Basile dédia à Amphilochios son traité sur l’Esprit-Saint.
En 379, s.Basile mourut. Heureusement, l’amitié de s.Grégoire de Nazianze ne fit pas défaut à Amphilochios, qui fut d’ailleurs un des évêques les plus écoutés de cette période.
Il combattit les erreurs et les hérésies. Outre l’arianisme, il s’en prit aux messaliens qui prétendaient passer leur temps à prier, vivant d’aumônes, et se faisant appeler bien modestement anges, prophètes, patriarches, et même christs. Le concile de Side, sous la présidence d’Amphilochios, se chargea de les condamner.
On ne connaît pas la date précise de la mort d’Amphilochios. Il «disparaît» après 394. Il mourut bien probablement vers 400.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Amphilochios d’Iconium au 23 novembre.

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 22:51

Ananias d’Arbèle
† 345

Ananias vivait à Arbèle (Perse).
C’était un pieux chrétien. Il fut arrêté sur l’ordre du mobed (prêtre) Ardisag.
Ananias fut roué de coups à trois reprises, torturé avec des peignes de fer, et laissé pour mort sur la voie publique.
De nuit, d’autres Chrétiens le ramassèrent et le portèrent dans sa maison, où il fut vite entouré de l’évêque et des fidèles. Il reprit connaissance, mais juste pour voir les anges lui apparaître et l’emmener au ciel sur une longue échelle lumineuse, telle l’échelle de Jacob (cf. Gn 28:12).
Ce fut sous Shapur II,  le 22 novembre 345.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Ananias d’Arbèle au 22 novembre.

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 22:51


Benignus de Milan
† 477

Benignus fut le vingt-deuxième évêque de Milan, si l’on retient s.Barnabé comme premier évêque (v. 11 juin), à partir de 465, ou peut-être à partir de 470.
Dans la première hypothèse, Benignus aurait pu assister au concile romain de 465, mais on n’y voit pas figurer son nom dans les actes.
Dans la deuxième hypothèse, il aurait reçu l’épiscopat en 470, et aurait occupé le siège de Milan jusqu’en 477.
Avec le Martyrologe, on répétera que durant le grand désarroi des invasions, il administra l’Eglise qui lui était confiée, avec suprême constance et piété.
C’est en effet en 476 qu’Odoacre assassina l’empereur Flavius Orestes et amena la fin de l’empire romain. Ceci justifie qu’on date l’épiscopat de Benignus de 470 à 477. Mais Rome avait été saccagée tout juste vingt ans plus tôt, en 455, et les Barbares n’avaient pas épargné d’autres villes sur leur passage ; cette considération permet alors de maintenir cet épiscopat entre 465 et 472. 
Benignus mourut le 22 novembre.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Benignus de Milan au 22 novembre.

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 10:27

Maurus de Parenzo
† 305

Il y a deux Maurus (Mauro) le même jour ; v. plus bas Mauro de Cesena.
Concernant Maurus, de plusieurs traditions, on croit pouvoir arriver à la synthèse suivante.
Maurus naquit en Afrique.
Chrétien dès l’enfance, il entra tôt dans un monastère, où il resta dix-huit ans.
Il vint en pèlerinage à Rome et y séjourna trois années.
Venu en Istria (act. Croatie et Slovénie), il fut choisi pour être le premier évêque de Parenzo (auj. Poreč.
Au moment de la persécution, il fut arrêté, torturé et décapité, vers 305.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Maurus de Parenzo au 21 novembre.

 

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