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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 10:47

Inés Rodríguez Fernández

1889-1936

 

Inés Rodríguez Fernández naquit le 2 novembre 1889 à Avedillo (Zamora, Castille, Espagne CW), aînée des deux filles de Ángel Rodríguez et Catalina Fernández.

Elle eut un peu de mal à convaincre les parents de la laisser entrer en religion, car elle les aidait vaillamment dans les travaux de la maison et des champs. Mais c’est Dieu qui l’emporta, et elle entra en 1908 dans l’Ordre de l’Immaculée Conception, dont les Religieuses s’appellent aussi les Conceptionnistes Franciscaines. Le couvent se trouvait à El Pardo (Madrid).

En 1910, Inés fit la profession, prenant le nom d’Agnès de Saint-Joseph.

Ce qui la caractérisa, fut l’intensité de sa prière ; elle était persuadée que ce dialogue intérieur avec Dieu lui faciliterait le progrès dans toutes les vertus.

En 1935, elle fut élue supérieure, dès le premier vote des Religieuses, et à l’unanimité. Et ces dernières purent constater qu’elles avaient fait le bon choix : Mère Agnès était toujours présente pour donner l’exemple dans la prière et dans le travail, toujours présente auprès de chacune pour encourager, pour écouter, comme une mère attentive.

Avec les nuages qui s’accumulaient dans le ciel de l’Espagne, en 1936, elle sut prévenir les Religieuses des dangers imminents, et les encourager à s’appuyer sur la divine Providence.

L’orage éclata le 19 juillet 1936. Dès le 21, des hommes armés se présentèrent et ordonnèrent aux moniales de quitter leur maison. Mère Agnès venait de rappeler à ses filles d’être prêtes à donner leur vie pour l’Eglise.

A midi, elles sortirent du monastère, insultées par une cohorte d’hommes et de femmes qui les mirent en rang par deux et les conduisirent sur la place centrale. Certains habitants les reçurent, mais quatre jours plus tard, les miliciens revinrent à la charge : il fallait alors quitter le pays, sinon ils mettraient le feu à ces maisons.

Ces huit moniales se réfugièrent chez la mère de leur aumônier, mais durent encore changer de maison, et mère Agnès avec sa propre sœur furent reçues par un couple âgé, le 2 août.

Vingt jours plus tard, revinrent encore les miliciens, qui voulaient embarquer les Religieuses et les vieux époux avec leur femme de ménage ; mère Agnès demanda la liberté de ses hôtes. Les miliciens emmenèrent alors les deux Religieuses et les fusillèrent à l’aube du 22 août en pleine campagne, à Vicálvaro.

Mère Agnès reçut le coup de grâce dans la bouche, sa compagne dans le ventre.

Mère Agnès de Saint Joseph et sa sœur ont été béatifiées en 2019, et seront inscrites au Martyrologe le 22 août.

 

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 10:46

María Concepción Rodríguez Fernández

1895-1936

 

María Concepción Rodríguez Fernández naquit le 29 septembre 1895 à Avedillo (Zamora, Castille, Espagne CW), petite sœur d’Inés (v. ce même jour, 22 août).

Entrée à son tour chez les Sœurs Conceptionnistes Franciscaines, à El Pardo, prenant le nom de Marie du Carmel et de l’Immaculée Conception.

Désormais, les deux sœurs partagèrent leur vie religieuse, jusqu’au martyre.

On peut se référer à la notice Inés Rodríguez Fernández

Toutes deux ont été béatifiées en 2019, et seront inscrites au Martyrologe le 22 août.

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 09:56

Asunción Pascual Nieto

1887-1936

 

Asunción Pascual Nieto naquit le 14 août 1887 à Villarobe (Burgos, Espagne). Ce petit village n’existe plus aujourd’hui.

Asunción n’avais pas de papa connu ; sa maman crut bon pour elle de la confier très vite à l’orphelinat des enfants trouvés ; le bébé fut baptisé et reçut le prénom de Asunción, puisqu’elle était née la veille de l’Assomption de Marie.

Bien vite, on trouva un couple de braves gens qui assumèrent l’éducation de la petite fille : Juan Portugal et Francisca Lara, qui habitaient à Torrecilla del Monte.

En 1892, elle reçut la Confirmation. En 1897, elle fut à nouveau confiée à l’orphelinat, où elle vécut jusqu’à son entrée en religion.

La vocation religieuse mûrissait en effet dans ce petit cœur déjà bien éprouvé, mais qui faisait la joie et la satisfaction de son entourage. L’aumônier de l’orphelinat l’estimait beaucoup, car elle était obéissante, respectueuse, pieuse, bonne camarade, et en bonne santé. Comme sa maman aurait été heureuse de l’avoir près d’elle ! Peut-être qu’elle la rencontra ? On ne le sait pas.

En 1909, Asunción avait vingt-deux ans et elle entra chez les Sœurs Conceptionnistes Franciscaines d’Escalona, où elle se trouva comme un petit poisson dans l’eau. Là encore, les relations font état d’une excellente novice et religieuse. Dès 1910, elle fit la première profession, et la définitive en 1913.

On lui confia l’infirmerie, l’accueil (on l’appelait le «tour», parce que les Religieuses ne devaient pas communiquer directement avec l’extérieur, les visiteurs devant absolument déposer ce qu’ils apportaient dans le tour, que la portière faisait tourner pour reprendre les objets, et inversement dans l’autre sens - c’était un bon moyen pour éviter tout «débordement») ; finalement, Asunción fut élue Vicaire de la Supérieure.

Pour la suite des événements, qu’Asunción partagea héroïquement avec toutes les autres Religieuses, on se reportera à la notice de ce même jour, v. Josefa Ytóiz.

Asunción été béatifiée en 2019 avec la Mère Marie de Saint-Joseph, et sera inscrite avec elle aussi au Martyrologe le 31 octobre.

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 09:55

Josefa Ytóiz

1871-1936

 

Josefa Ytóiz naquit le 3 ou 4 mars 1871 à Pamplona (Navarre, Espagne NW).

D’habitude, les Espagnols portent un double nom de famille, celui du père et celui de la mère, mais Josefa n’en a pas, parce qu’elle fut abandonnée à la naissance à un orphelinat. L’aumônier qui la baptisa dès le lendemain, lui donna le nom de Josefa Ytóiz, et la confia à un couple qui, cependant, la restitua à l’orphelinat une semaine plus tard. Le bébé fut alors confié à Matías Uganda di Iraizóz et à son épouse, qui l’élevèrent consciencieusement.

En 1878, Josefa reçut la Confirmation.

En 1892, Josefa entra dans le monastère des Conceptionnistes d’Escalona, grâce à la dot que payèrent ses parents adoptifs.

En 1894, elle émit la première profession, et la solennelle en 1897, prenant le nom de Marie de Saint-Joseph. Le Père adoptif de Jésus l’avait vraiment protégée.

Cette Religieuse qui avait été abandonnée, se montra très fraternelle, très serviable, très intérieure, au point qu’elle fut élue et plusieurs fois réélue supérieure du monastère.

Dès la proclamation de la République en Espagne (1931), le monastère d’Escalona fut la cible de moqueries et d’accusations de la part de la mairie. Comme les conduites d’eau du village passaient par le jardin de leur monasstère, on accusa les moniales d’avoir empoisonné l’eau potable, et le maire se permit de venir fouiller dans tous les angles du monastère, en y ajoutant tous les sarcasmes qu’il pouvait imaginer à l’adresse des moniales.

En juillet 1936 arriva le comble des tribulations. Sachant que les anarchistes pouvaient mettre le feu à leur vieux monastère, les moniales organisèrent des tours de veille chaque nuit.

Le 28 juillet, on vint leur intimer l’ordre de quitter le monastère. La Supérieure recommanda aux quatorze moniales de s’habiller en vêtements civils, et de venir dans la chapelle pour y consommer les Hosties du tabernacle et éviter ainsi des profanations du Saint-Sacrement. L’aumônier était présent, et les encourageait à être fidèles jusqu’au bout.

A leur sortie, les moniales furent conduites à la prison municipale où, pendant vingt-quatre heures, elles furent là, mélangées à beaucoup d’autres prisonniers, sans manger ni rien boire.

Le 29 juillet, on les interrogea une par une, toutes les demi-heures. Toutes refusèrent les propositions qu’on leur fit, d’être libérées si elles renonçaient à leur état religieux.

Deux jours plus tard, on les relâcha et elles furent reçues par une dizaine de familles de l’endroit, malgré le grand danger qu’elles couraient. Les moniales furent donc chez ces gens charitables jusqu’au 16 septembre.

On les convoqua alors devant un «tribunal» et, le 17 septembre, on les emmena à la Direction Générale de Sécurité de Madrid. Elles faillirent être abattues en chemin par un groupe de miliciens.

Après une nuit passée dans les souterrains de la Direction Générale, on les enferma dans un couvent-prison : le couvent des Capucines, où se serrèrent quelque mille huit-cents femmes, dont huit-cents religieuses. Courant octobre, un témoin les reconnut dans la «tchéka» où on avait enfermé la Mère Marie de Saint-Joseph et sa vicaire, Marie de l’Assomption. Quelques jours plus tard, voulant les revoir, il vit cependant leurs cadavres ; on n’a rien su de leurs derniers moments.

Mère Marie de Saint-Joseph ainsi que la Sœur vicaire, ont été béatifiées en 2019, et seront inscrites au Martyrologe le 31 octobre.

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 23:00

 

25 AVRIL

 

I.

S Marc, évangéliste, évêque en Alexandrie ; son corps fut emporté à Venise, dont il est le patron ; s. Pierre fut divinement informé de son évangile et l’approuva.

S Anianus, disciple et successeur de s. Marc en Alexandrie.

II.

Ss Philon et Agathopode, diacres de s. Ignace d’Antioche et ses compagnons à Rome, d’où ils en rapportèrent les restes à Antioche ; Philon fut évêque à Tarse.

III.

Ss Pasicrates et Valentio, martyrs à Dorosturum (actuelle Silistra en Bulgarie), peut-être des soldats. 

IV.

Ss Evode, Hermogène et Callista, frères et sœur, martyrs à Syracuse.

S Phœbadius, évêque d'Agen, ami de s. Hilaire et, comme lui, adversaire de l’arianisme.

V.

S Stephanos, évêque à Antioche de Syrie, martyrisé à l’autel par des hérétiques eutychiens. 

S Maccaille, évêque à Croghan ou Man.

VI.

S Rustique, évêque à Lyon.

S Macédonius II, évêque à Constantinople, exilé pour sa fidélité au concile de Chalcédoine.

VII.

S Clarentius, évêque à Vienne.

VIII.

S Ermin, abbé à Lobbes et évêque régionnaire.

IX.

S Héribald, évêque à Auxerre.

XIII.

Ste Franca Visalta, abbesse cistercienne à Montelana, puis Pittoli.

B Bonifazio Valperga, évêque à Aoste.

XVI.

Bx Robert Anderton et William Marsden, prêtres anglais, martyrs. 

XVII.

S Pedro de San José Betancur, des îles Canaries, franciscain apôtre au Guatemala, fondateur entre autres d’un hôpital pour convalescents, le premier au monde ; son œuvre s’appelait “Bethléem” ; béatifié en 1980, canonisé en 2002.

XIX.    

Bx Choe Chang-ju Marcellinus, Yi Jung-bae Martinus et Won Gyeong-do Ioannes, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014.

XX.

B Giovanni Piamarta (1841-1913), prêtre à Brescia, dévoué à la formation des jeunes gens en quête d’emploi, pour lesquels il fonda deux instituts, et deux congrégations pour les encadrer : la Sainte-Famille de Nazareth et les Humbles Servantes du Seigneur ; béatifié en 1997, canonisé en 2012.

Bx Andrés Solá y Molist (*1895), troisième de onze enfants et clarétain espagnol, José Trinidad Rangel Montaño (*1887), prêtre mexicain, et le laïc Leonardo Pérez Larios (*1883), martyrs au Mexique en 1927, béatifiés en 2005.

Bx Mario Borzaga (*1932), prêtre italien des Oblats de Marie Immaculée, et Thoj Xyooj Paj Lug (*1941), laïc, martyrs au Laos en 1960, béatifiés en 2016.

 

 

 Marc, évangéliste

1er siècle

 

Saint Marc est l’auteur du deuxième évangile du Nouveau Testament.

Beaucoup de discussions se sont élevées sur l’identité de Marc, sur son Evangile, sur sa date de composition.

Un détail de l’évangile de Marc, qui est le seul à le mentionner, fait supposer que c’était lui ce “jeune homme” dont il est question en Ma 14:51-52.

Les Actes des Apôtres mentionnent ensuite un Jean Marc, fils de Marie (Ac 12:12) ; et successivement aussi en 12:25 ; 13:5,13 ; 15:37,39. Il est donné comme le cousin de Barnabé (Col 4:10), présent aux côté de Paul durant sa première captivité à Rome (Col 4:10 et Phm 24), lequel recourra encore à ses précieux services peu avant son martyre (2Tm 4:11).

Ce serait le même Marc qui devient disciple de Pierre à Rome (1P 5:13) et dont il recueille les enseignements et les rédige pour constituer le deuxième évangile que nous connaissons.

Des détails recueillis aux endroits cités plus haut, on peut déduire avec assez de vraisemblance que la mère de Marc, Marie, était déjà chrétienne et possédait à Jérusalem une maison assez grande et hospitalière : c’est là que va frapper Pierre en pleine nuit lors de sa libération miraculeuse par un ange (Ac 12:12sq).

Marie était donc spécialement attachée à Pierre, qui a probablement baptisé le jeune Marc.

Quand Paul et Barnabé revinrent de Jérusalem à Antioche, Jean Marc les accompagnait, mais sans participer à la prédication proprement dite ; il devait s’occuper de l’intendance.

Plus tard, à Pergé, on voit qu’il quitte les Apôtres et revient à Jérusalem. Il accompagne Barnabé à Chypre au printemps 52.

On retrouve Jean Marc dix ans plus tard à Rome, vers 62, où Pierre le désigne comme son “fils” spirituel. 

C’est ici qu’interviennent les informations reçues par la Tradition. Eusèbe, citant Papias, dit de Marc qu’ interprète de Pierre, il écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l’ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait. Car il n’avait pas entendu le Seigneur et n’avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu’il se les rappelait. Il ne se souciait que d’une chose, ne rien omettre de ce qu’il avait entendu et ne rien rapporter que de véritable.

Il est dit aussi que Marc, ayant achevé sa rédaction, la fit lire à Pierre, qui l’approuva intégralement.

Il semble assuré aussi par la Tradition que Marc ait fondé l’Eglise en Alexandrie, et qu’il aurait eu pour successeur Anianus en 62, qui est fêté ce même jour. C'est donc à Marc que remonte l'Eglise Copte (c'est-à-dire égyptienne).

Après avoir évangélisé la Pentapole, Marc s’en revint à Alexandrie. Les païens, jaloux de ses nombreux miracles, lui auraient attaché une corde au cou pour le traîner sur des rocailles. Il aurait expiré le 25 avril, un dimanche de Pâques. L’année est controversée.

Que le corps de saint Marc soit actuellement à Venise, est peut-être contestable. Il reste probable qu’une translation de reliques ait eu lieu, faisant de saint Marc le patron de Venise, où la Place Saint-Marc est très célèbre.

Plus récemment l'Eglise Copte a demandé au pape Paul VI de reprendre les reliques de saint Marc, et celles-ci ont retrouvé le sol égyptien en 1968.

 

 

Anianus d’Alexandrie

† 86

 

Anianus était encore païen quand s.Marc arriva en Alexandrie, arrivant de Rome.

Ruiné à la suite d’un naufrage, Anianus avait trouvé un petit travail auprès d’un savetier de la ville, et c’est justement dans cette boutique que se présenta Marc pour faire réparer sa chaussure.

Anianus fut d’emblée frappé par la lumière qui brillait sur le visage de cet étranger ; et voilà qu’en travaillant, il se blessa avec son aiguille et cria vivement Dieu unique !, une sorte de blasphème pour un païen, comme nous en entendons malheureusement quand des Chrétiens se fâchent et mettent le Nom de Dieu dans leurs propos incontrôlés.

Marc profita de ce moment de désarroi d’Anianus pour lui parler du Dieu unique, sans oublier de guérir son doigt. Plein de reconnaissance, Anianus le reçut chez lui et demanda bientôt le baptême, avec toute sa famille.

Deux plus tard, Marc ordonna évêque Anianus, ainsi que des prêtres et des diacres, pour organiser la première communauté chrétienne en Alexandrie.

On dit qu’Anianus gouverna, sagement, l’Eglise d’Alexandrie pendant une vingtaine d’années.

Il mourut en 86, peut-être le 26 nnovembre, mais on l’a inscrit dans le Martyrologe à la suite de s.Marc, le 25 avril.

 

 

Pasicrates et Valentio à Durostorum

† 297

 

Durostorum se situait dans la Mésie inférieure ; c’est l’actuelle Silistra en Bulgarie.

Pasicrates et Valentio étaient probablement des soldats, chrétiens.

Ils furent mis à mort par décapitation, à Durostorum, vers 297.

On leur prêtait deux Compagnons, Iulius et Hesychius (v. 27 mai et 15 juin), qui cependant durent être martyrisés postérieurement.

Saints Pasicrates et Valentio sont mentionnés le 25 avril dans le Martyrologe.

 

 

Phœbadius d’Agen

† 393

 

Originaire d’Aquitaine, Phœbadius reçut l’épiscopat en 357.

Il était le quatrième à occuper le siège d’Agen.

On connaît peu cet évêque, qui cependant s’illustra dans le combat contre l’arianisme en Gaule et fut très lié à s.Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier).

Il eut un rôle important au concile de Rimini (359) et fut même président de deux autres conciles : Valence (374) et Saragosse (380).

On a conservé de lui un ouvrage contre l’arianisme.

Saint Jérôme (v. 30 septembre) parle de lui dans son De Viris illustribus.

On croit que Phœbadius mourut vers 393.

Saint Phœbadius d’Agen est mentionné le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Stephanos d’Antioche

† 479

 

L’Eglise d’Antioche de Syrie fut dans une grande agitation après le Brigandage d’Ephèse, ce pseudo-concile réuni en 449 sous la pression de l’empereur Théodose II et où l’ensemble des évêques adhérèrent à l’erreur d’Eutychès (celui-ci soutenait qu’il n’y avait dans le Christ qu’une seule nature, divine, tandis que l’Eglise proclame que dans la Personne du Christ sont réunies les deux natures, divine et humaine). 

En 451, le concile de Chalcédoine condamna solennellement l’eutychianisme.

En Antioche fut établi un évêque hérétique, Petros le Foulon, en lieu et place de l’évêque légitime, Martyrios. Ce dernier finit même par renoncer totalement à sa charge, de sorte que fut alors élu Stephanos.

Petros le Foulon feignit la discrétion, mais ne cessa de tramer contre l’évêque légitime. Il fut même remis d’office sur le siège par l’autorité impériale qui obligea Stephanos à se retirer.

De son côté, le pape Simplicius (v. 10 mars) soutenait Stephanos et suppliait l’empereur de faire sortir d’Antioche l’usurpateur Petros.

La situation restait confuse, tendue, et l’on imagine le désarroi des fidèles.

Un jour que Stephanos était en train de célébrer la sainte Liturgie, des hérétiques pénétrèrent dans l’église, allèrent attaquer l’évêque à l’autel même, le percèrent de coups, l’achevèrent et jetèrent son corps dans le fleuve Oronte.

Ceci se passa vraisemblablement le 25 avril 479.

Un autre Stephanos fut nommé à la place du Martyr.

Simplicius approuva cette élection ; d’après sa lettre, il semble qu’on ait aussi massacré d’autres fidèles en même temps que Stephanos.

Saint Stephanos d’Antioche est mentionné le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Clarentius de Vienne

† 620

 

Dans la liste des évêques de Vienne (Isère), Clarentius occupe le trente-deuxième rang, entre Etherius et Syndulphus, eux aussi canonisés par la Tradition, mais absents du Martyrologe.

L’épiscopat de Clarentius dut être assez bref, puisque les trois évêques sus-nommés se succédèrent dans un intervalle d’à peine cinq ans.

Tous les évêques de Vienne, depuis s.Crescent au 2e siècle jusqu’à s.Adon au 9e siècle forment une longue procession de saints prélats, tous canonisés sauf deux.

Clarentius vécut donc sous le gouvernement du roi Dagobert Ier.

Saint Clarentius est commémoré le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ermin de Lobbes

† 737

 

Erminus naquit à Herly (Laon, ) de parents nobles et opulents.

Il entra à l’école cathédrale de Laon, où il brilla par les connaissances qu’il acquit tant dans le domaine profane que dans le domaine sacré.

Il fut ordonné prêtre, devint le confesseur de l’évêque et fut nommé chanoine de la cathédrale.

Cette ascension ne satisfaisait pas Ermin : il quitta tout et entra à l’abbaye de Lobbes. Ses belles qualités le désignèrent unanimement pour succéder à s.Ursmer (v. 18 avril), lequel, avant de mourir, lui conféra l’épiscopat. La sainteté d’Ermin se manifesta encore plus lorsque celui-ci finit par accepter l’abbatiat et l’épiscopat uniquement par obéissance. Tous les moines de l’abbaye reçurent avec empressement ses conseils fraternels et l’abbaye connut une période de ferveur renouvelée.

Ermin prêcha dans la région, affermissant dans la foi les populations déjà gagnées à Dieu par Ursmer, et en en conduisant d’autres encore.

Dieu favorisa Ermin du don de prophétie. La même année 719, il fut en effet averti de la victoire de Charles Martel à Vinchy, et de la mort de Radbod, un chef frison qui s’apprêtait à envahir les terres des Francs.

Ermin mourut le 25 avril 737.

Plus tard, on attribua à l’intercession simultanée d’Ursmer et d’Ermin la délivrance miraculeuse de l’abbaye menacée par les Hongrois (955), qui avaient précédemment détruit plusieurs sanctuaires sur leur passage.

Saint Ermin est commémoré le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

Franca Visalta

1170-1218

 

Franca était née à Plaisance en 1170, d’une famille distinguée.

A sept ans elle entra dans la monastère des Bénédictines de saint Siro, y fit la profession vers 1184 et fut élue abbesse assez jeune, vers 1198.

En 1206 elle servit d’intermédiaire entre le pape et sa ville natale qui s’était soulevée.

C’était une personne exigeante pour elle comme pour les autres, mais les moniales ne purent appliquer les austérités qu’elle voulait imposer. Une seule, nommée Carentia, apprécia ce régime et rejoignit le couvent cistercien de Rapallo.

Franca, de son côté, fut écartée.

Elle persuada ses parents de construire pour elle un nouveau couvent cistercien non loin de Plaisance, à Montelana, où la rejoignit Carentia. Franca devint abbesse et continua ses austérités, passant de nombreuses heures ou des nuits entières à la chapelle en adoration.

La communauté se déplaça ensuite à Pittoli, toujours dans les environs de Plaisance.

Franca y passa les dernières années de sa vie, supportant avec grande patience les maladies dont elle était atteinte. C’est par référence à ces souffrances qu’elle est invoquée pour les affections des yeux.

Elle mourut le 25 avril 1218. Son culte fut approuvé en 1273 et elle fut honorée comme Sainte.

 

 

Bonifacio de Valperga

† 1243

 

Bonifacio naquit dans la deuxième moitié du 12e siècle à Turin (Italie NO), dans l’ancienne famille des Comtes de Valperga, qu’on disait descendants du roi Arduino d’Ivrea.

Son père était Matteo, sixième comte de Canavese, sa mère Anna Levi de Villars, qui lui procurèrent sa première formation chrétienne et intellectuelle, avant de l’envoyer auprès de son oncle paternel, Arduino, qui était alors évêque de Turin.

Parvenu à un âge mûr, Bonifacio voulut embrasser la vie religieuse. Il entra dans l’abbaye bénédictine de Fruttuaria, d’où il passa chez les Chanoines Réguliers d’Aoste, à la collégiale saint Orso (Ours).

Vers 1210, on le nomma prieur, pour sa science et ses vertus. Il sut administrer si sagement cette collégiale, que les dons affluèrent.

En 1219, il fut nommé évêque à Aoste, où il continua à conduire sagement et saintement son troupeau. On apprécia son humilité, son amour des pauvres.

Il mourut le 25 avril 1243.

En 1885, on reconnut le culte ab immemorabili et Mgr Bonifacio fut béatifié en 1890.

 

 

Robert Anderton

? - 1586

 

Il était né en Lancashire (Angleterre) dans une honorable famille et fit ses études au Collège anglais de Reims, où il s’acquit la réputation de vir doctissimus.

Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre avec son Confrère, William Marsden. Mais le bateau alla échouer sur l’Ile de Wight, où ils furent suspectés et appréhendés. N’ayant pas renié leur sacerdoce, ils furent mis en prison.

Ils firent remarquer qu’ils avaient accosté contre leur volonté, qu’ils n’avaient pas séjourné dans le royaume plus longtemps que le permettait la loi, avant qu’on les ait appréhendés, et que par conséquent ils n’étaient pas coupables de trahison, ni condamnables. Ils étaient fort adroits ! Mais les jurés écartèrent cette évidence et les condamnèrent à mort, pour haute trahison, étant des prêtres, donc dépendants de l’autorité romaine, et décidés à entrer dans le royaume.

Ils furent donc exécutés tous deux sur l’Ile de Wight, le 25 avril 1586.

Ils furent béatifiés en 1929. 

 

 

William Marsden

? - 1586

 

Il était né à Goosnargh (Lancashire, Angleterre) et fit ses études au Collège anglais de Reims.

Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre avec son Confrère, Robert Anderton. Mais le bateau alla échouer sur l’Ile de Wight, où ils furent suspectés et appréhendés. N’ayant pas renié leur sacerdoce, ils furent mis en prison.

Ils firent remarquer qu’ils avaient accosté contre leur volonté, qu’ils n’avaient pas séjourné dans le royaume plus longtemps que le permettait la loi, avant qu’on les ait appréhendés, et que par conséquent ils n’étaient pas coupables de trahison, ni condamnables. Ils étaient fort adroits ! Mais les jurés écartèrent cette évidence et les condamnèrent à mort, pour haute trahison, étant des prêtres, donc dépendants de l’autorité romaine, et décidés à entrer dans le royaume.

Ils furent donc exécutés tous deux sur l’Ile de Wight, le 25 avril 1586.

Ils furent béatifiés en 1929.

 

 

Pedro Betancur

1626-1667

 

Né à Vilaflor de Chasna (Tenerife, îles Canaries) le 21 mars 1626, Pedro avait quatre frères et sœur : Mateo, Pablo de Jesús, Catalina, Lucía.

La famille avait pour ancêtre Jean IV de Béthencourt, normand, qui avait conquis les Iles Canaries.

Jeune, il gardait son troupeau, tout en priant intensément la Vierge de la Candelaria, la Patronne des Iles Canaries.

Le papa avait perdu tous ses champs et ses troupeaux et, pour les récupérer, avait laissé Pedro au service du «voleur» qui imposait son chantage.

Sa grande dévotion à la très sainte Vierge le poussa à la vénérer particulièrement dans son Immaculée Conception (deux siècles avant la proclamation du dogme) et à lui signer un serment de fidélité jusqu’à la mort, signé de son sang, et qu’il renouvelait chaque année.

Il passa au Guatemala à vingt-trois ans, et là tomba gravement malade. Miraculeusement guéri, il entra chez les Franciscains, avec le’ nom de Pedro de San José, et pensait faire les études en vue du sacerdoce. Ne pouvant y réussir, il resta tertiaire, et pensait ainsi imiter Notre-Seigneur dans une vie toute d’humilité, de pauvreté, de pénitence et de service aux pauvres.

Il fut d’abord sacristain, non loin du couvent, et de là étendit son apostolat aux hôpitaux, aux prisons, aux pauvres, aux émigrés sans travail, aux adolescents égarés. Il ouvrit une maison pour recevoir les enfants vagabonds, blanc, métis et noirs. Il s’occupa de leur éducation d’une façon qu’on jugerait aujourd’hui «moderne».

Il construisit ensuite un oratoire, une école, une infirmerie, une hôtellerie pour prêtres et étudiants de passage. Il fut ainsi le premier à alphabétiser l’Amérique. En souvenir de la première «habitation» de Jésus dans la crêche, il appela son œuvre Belén (Bethlehem).

D’autres tertiaires se joignirent à lui, hommes et femmes. Il leur écrivit un premier règlement : ainsi prenait naissance l’Ordre des Bethléemites.

Il fut le premier au monde à ouvrir un hôpital pour convalescents. Les services sociaux qu’il mit sur pied sont littéralement révolutionnaires pour cette époque.

Cette immense activité lui valut les appellation populaires de Hermano Pedro ou même Santo Hermano Pedro (saint frère Pierre). On l’a aussi appelé le Saint François d’Assise d’Amérique.

Il avait un profond désir de revenir dans sa patrie uniquement pour revoir le sanctuaire de la Vierge de la Candelaría, mais il mourut, dirait-on, prématurément à Ciudad de Santiago de los Caballeros, le 25 avril 1667.

Il fut béatifié en 1980 et canonisé en 2002.

 

 

Choe Chang-ju Marcellinus

1749-1801

 

Choe Chang-ju Marcellinus est un laïc coréen né en 1749 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Yi Jung-bae Martinus

1751-1801

 

Yi Jung-bae Martinus est un laïc coréen né en 1751 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Won Gyeong-do Ioannes

1774-1801

 

Won Gyeong-do Ioannes est un laïc coréen né en 1774 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

Giovanni Piamarta

1841-1913

 

Giovanni (Jean) naquit à Brescia le 26 novembre 1841, de Giuseppe Piamarta et de Regina Ferrari, de très humble condition sociale. Pour ses études, c’est le curé de Vallio (proche de Brescia), don Pezzana, qui aida le garçon, lequel put ainsi entrer au séminaire. Malgré quelques difficultés d’ordre intellectuel, Giovanni fut finalement ordonné prêtre le 24 décembre 1865, à vingt-quatre ans, comme c’était l’habitude.

Pendant trois ans, il exerça le ministère à Carzago Riviera, puis Bedizzole ; don Pezzana ayant été transféré à une autre paroisse de Brescia, ce dernier demanda à faire nommer Giovanni au poste de directeur de l’Oratoire (le patronnage) des garçons, où il resta treize années à aider tous ces jeunes qui l’estimaient et le respectaient.

Puis Giovanni eut à s’occuper d’une paroisse “difficile” à Pavone Mella, où il s’acharna à redresser une population vraiment revêche, mais il renonça au bout de quatre ans.

Revenu à Brescia, avec un confrère qui partageait son zèle et son souci des âmes, il chercha à s’occuper des jeunes garçons qui venaient chercher du travail dans la ville. Il avait d’ailleurs eu un prédécesseur en la personne du bienheureux Lodovico Pavoni (voir au 1er avril), mais l’œuvre de ce dernier avait dû quitter la ville à cause des événements socio-politiques du moment.

Sans se décourager, les deux prêtres réussirent à acheter et restructurer deux petites maisons où naquit ainsi l’Institut Artigianelli (Les Petits Artisans), sous la protection des saints Filippo Neri et Luigi de Gonzaga. Par décision de l’évêque, don Giovanni Piamarta en fut le directeur.

Un peu plus tard, vu les circonstances, l’évêque lui-même crut bon de fermer l’Institut, et le père Giovanni dut “encaisser” la décision sans mot dire, mais après quelques secondes, il répondit de tout son cœur : Je mourrai là où je suis, au milieu de mes gamins. Surpris, l’évêque répondit seulement : Allez, et que Dieu vous assiste.

Dès lors, toute l’œuvre reposa sur les épaules de don Giovanni, qui y voua toute sa vie. L’œuvre se développa, on construisit ; les jeunes purent recevoir une formation technique, avec des moyens modernisés et des instructeurs compétents.

Mais don Giovanni s’intéressa aussi au monde agricole, en crise lui aussi par l’arrivée de nouvelles techniques de culture. Cette fois-ci, il se fit aider par un autre prêtre, don Giovanni Bonsignori, qui veilla sur la fondation d’une Ecole Agraire, acquérant près de Brescia en 1895 une ferme de 140 hectares avec constructions diverses. L’Ecole publia dès l’année suivante son petit journal, La Famille Agricole, pour faire connaître l’Œuvre ; plus tard celle-ci devint la Société Anonyme Agricole et Industrielle de Brescia, qui existe encore.

Don Giovanni s’occupa du futur de son œuvre. On lui avait suggéré de reprendre celle de Lodovico Pavoni, ou de s’unir aux Salésiens, mais à ces Congrégations il préféra une Pieuse Union de personnes vivant en communauté de façon religieuse, mais sans faire de vœux. Il en écrivit les Constitutions, approuvées par le diocèse en 1902.

Dès 1900 apparurent aussi les Auxiliatrices, pour subvenir aux nécessités dont avaient besoin tous ces jeunes travailleurs. Il s’adjoignit donc une dame, Elisa Baldo, qui avait commencé de son côté à ouvrir une maison pour les femmes malades et les jeunes filles pauvres. Après quelques années, cette section devenait les Pauvres Servantes de la Sainte Famille de Nazareth.

En 1910 don Giovanni subit une première attaque qui le laissa paralysé pour quelques jours, une autre en avril 1913 l’amena devant l’Eternité, où il s’éveilla le 25 avril.

Il fut enseveli auprès de son ami Capretti, déjà décédé depuis quelques années. Maintenant, sa tombe se trouve dans l’église de l’Ecole Agraire elle-même.

L’œuvre s’est diffusée aussi à l’étranger.

Giovanni Piamarta a été béatifié en 1997 et canonisé en 2012, et le Martyrologe le mentionne au dies natalis, le 25 avril.

 

 

Leonardo Pérez Larios

1883-1927

 

Ce pieux laïc mexicain était né le 28 novembre 1883 à Lagos di Moreno, province de Jalisco. Il ne se maria pas et, bien qu’il eût le désir de devenir prêtre, il n’arriva jamais à satisfaire ce désir, car il dut s’occuper de ses deux sœurs et aussi nourrir toute la famille.

Profondément religieux, Leonardo appartenait à un groupe marial dont les membres faisaient le vœu de chasteté et se retrouvaient chaque semaine pour l’adoration eucharistique.

Il venait d’avoir participé à la sainte Messe ainsi qu’à l’Heure Sainte dans cette même maison des sœurs Alba, où s’étaient réfugiés les deux prêtres Andrés Solá y Molist et José Trinidad Rangel (voir leur notice).

Quand les soldats entrèrent et découvrirent le père Solá, ils prirent Leonardo pour un prêtre, à cause de son habit noir et de son attitude très dévote. Leonardo déclara sans ambage qu’il n’était pas prêtre, mais qu’il appartenait bien à l’Eglise Catholique Romaine.

Les soldats l’emmenèrent avec les deux autres prêtres, avec lesquels il fut fusillé à Rancho de San Joaquín, le 25 avril 1927.

Unis dans la foi, unis dans le martyre, ils furent unis dans la béatification qui eut lieu en 2005, et restent unis dans la commémoration du Martyrologe Romain, au 25 avril.

 

 

José Trinidad Rangel

1887-1927

 

Prêtre mexicain, José était le fils de José Eduvigis Rangel et de Higinia Montaño, très pauvres cultivateurs autant que profondément chrétiens, particulièrement fervents dans la dévotion au Sacré-Cœur. Ils habitaient Dolores Hidalgo, petit village de l’état du Guanajuato. José naquit le 4 juin 1887, la veille de la Sainte Trinité, dont il reçut le nom au baptême, dans la paroisse de Notre Dame des Douleurs, le 9 juin suivant. Il a au moins un frère, Agustín.

Trop pauvres pour envoyer leur fils à l’école, les parents lui enseignèrent les premiers rudiments de la lecture et de l’écriture à la maison, après le travail des champs. Mais ils lui inculquèrent une foi très profonde, un très grand amour pour la Sainte Vierge et tout particulièrement pour Jésus Eucharistie, qu’il reçut la première fois à sept ans.

Un peu plus grand, il allait très souvent à pied à la ville proche pour recevoir l’Eucharistie. Le prêtre qui le connut le mieux a pu témoigner que José était extrêmement discret, humble, pur et chaste.

Se sentant appelé très tôt au sacerdoce, il ne put réaliser son rêve qu’à vingt ans, lorsqu’il alla personnellement demander à l’évêque de León une bourse d’étude. Admis, il fit le voyage à pied accompagné de son père pour entrer au séminaire.

En 1910, commençait la révolution mexicaine et José devait rentrer chez lui. En 1914 toutefois, il put reprendre ses études et alla les achever aux États-Unis. Il fut enfin ordonné prêtre à 32 ans, le 20 avril 1919 et chanta sa première messe quelques jours plus tard dans son propre village, à Dolores Hidalgo.

Son premier poste fut une paroisse de León, comme membre du Centre catéchétique de la Salle. Il fut ensuite vicaire à Silao, à Marfil, à Ocampo y San Felipe ; curé à Jaripitío. Finalement, pour obéir à ses supérieurs, il trouva où se cacher à Silao, pour échapper à la loi civile de s’inscrire comme prêtre sur les registres du gouvernement.

Son refuge était chez les dames Alba ; il y trouva le père Andrés Solá, avec lequel il se lia d’amitié ; ces deux prêtres s’entraidèrent fortement dans ces moments difficiles. Or le frère de José, Agustín, lui proposa d’aller aux États-Unis pour échapper à la persécution, mais lui préféra la proposition de son supérieur d’aller célébrer clandestinement les offices de la Semaine Sainte chez les Sœurs Minimes de Saint-François du Rincón. C’est là qu’on le retrouva, le 22 avril, vendredi après Pâques. Un groupe de soldats s’introduisit dans la maison, on l’arrêta pour le conduire au séminaire de León, transformé ces jours-là en Poste de Commandement militaire. Le père José ne cacha pas son identité sacerdotale et indiqua exactement les lieux où il avait exercé son ministère. 

Le 24 avril, on le fit monter sur un camion à ordures, on le conduisit prisonnier à la gare de León, de là à Lagos de Moreno, et il fut fusillé le 25 avril pour avoir célébré le sacrifice de la Sainte Messe, en opposition aux autorités de la République”. C’est ainsi qu’il glorifia notre Seigneur Jésus Christ.

Il mourut le même jour que le père Andrés Solá et que le laïc Leonardo Pérez. Ces trois Martyrs sont commémorés au Martyrologe Romain le 25 avril, ayant été béatifiés tous trois en 2005.

 

 

Andrés Solá y Molist

1895-1927

 

D’une famille paysanne très chrétienne de onze enfants, Andrés naquit le 7 octobre 1895 dans un quartier appelé Can Vilarrasa, dépendant d’une bourgade appelée Taradell. La paroisse était Sainte Eugénie, diocèse de Vich, province de Barcelone en Espagne. Il était le troisième enfant.

Lui et son frère Santiago entendirent un jour le sermon d’un père Clarétain, qui suscita en eux l’appel de Dieu et ils entrèrent tous deux au séminaire de Vich, tenu par ces religieux. Tandis qu’on n’a pas d’autres informations sur Santiago, on sait que Andrés reçut l’ordination sacerdotale le 23 septembre 1922, puis se prépara au ministère de la prédication pendant un an, au terme duquel il reçut sa destination, le Mexique.

Il s’embarqua avec cinq autres pères clarétains à Veracruz le 20 août 1923, et ils abordèrent à la capitale mexicaine huit jours après. Il alla d’abord mettre son ministère sous la protection de Marie, dans le sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe. Il recouvrit plusieurs postes. 

En décembre 1924, pour échapper aux lois anti-catholiques et anticléricales du président Calles, il se réfugia dans une maison amie, des sœurs Josefina et Jovita Alba.

Quand la persécution redoubla en 1927, obéissant au supérieur local, il quitta León pour rejoindre México. Après quelques jours, il obtint la permission de retourner à León pour y exercer son ministère. Le 23 avril, son supérieur lui montra un papier où était dressé contre lui un ordre de détention, et l’invita à fuir ou à se cacher, et à changer de domicile. Andrés n’accorda pas beaucoup d’importance à ce papier, considérant que rien de mal ne pourrait lui arriver. Ce n’était pas là un effet de son imprudence éventuelle, mais plutôt de l’ingénuité des deux dames qui, pensant bien faire, allèrent au quartier militaire demander la libération du père José Trinidad Rangel.

Quand donc les soldats entrèrent chez ces dames, il ne reconnurent pas tout de suite le père Solá, mais seulement après avoir déniché une photographie de lui en train de donner la communion à une petite fille. Andrés ne nia pas un instant son identité et sa condition sacerdotale ; il fut donc arrêté sur le champ avec Leonardo Pérez, un laïc qui était en train de prier dans l’oratoire de la maison.

Ils furent donc conduits au quartier militaire, puis furent fusillés et ainsi reçurent la palme du martyre, le 25 avril 1927. 

Le père Andrés Solá fut béatifié le 20 novembre 2005.

 

 

Mario Borzaga

1932-1960

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Mario naquit le 27 août 1932 à Trento (Italie).

Après le Petit séminaire et les deux années de Philosophie au Grand séminaire, il entra en 1952 chez les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI) ; il fit ses premiers vœux en 1953 à Ripalimosani (Campobasso) et acheva la Théologie à San Giorgio Canavese (Turin).

En 1957, il fut ordonné prêtre. Le 2 juillet on le désignait pour le Laos et, le 31 octobre, il embarquait à Naples. C’était le plus jeune de tous les missionnaires.

Un mois plus tard, il arrivait à Paksane et se mettait à l’étude de la langue ; très vite, il s’efforça d’entrer en contact avec la population, dans le but de former des catéchistes, de visiter les familles, de soigner des malades.

Au matin du dimanche 24 avril 1960, après la Messe, des personnes vinrent le prier de venir à Pha Xoua. Mario se prépara avec son catéchiste Paul Thoj Xyooj et partit le 25 avril. On ne les a jamais revus ni retrouvés.

On suppose avec de fortes probabilités qu’ils furent victimes de la guerilla locale.

Comme il le désirait tant, Mario reçut la palme du martyre le 25 avril 1960, à Kiukatiam (Luang Pragbang, Laos).

Il a été béatifié, ainsi que le fidèle catéchiste Thoj Xyooj, le 10 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

Thoj Xyooj Paj Lug

1941-1960

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Paj Lug (Paul) naquit en  1941 à Kiukatiam (Luang Pragbang, Laos).

Après avoir reçu le baptême, il fut catéchiste au service du vicariat apostolique de cette même ville.

A dix-neuf ans, (vers) le 25 avril 1960, il reçut la palme du martyre à Kiukatiam, avec le père italien Mario Borzaga.

Il a été béatifié le 10 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 23:00

 

24 AVRIL

 

I.

Stes Marie, femme de Cléophas, et Salomé, saintes femmes de l’Evangile.

II.

S Alexandros, grec, grand ami de s. Epipode (cf. 22 avril), martyr crucifié à Lyon.

III.

S Sabas, soldat goth, martyr à Rome.

IV.

S Anthimos, évêque à Nicomédie : il reçut très fraternellement ses bourreaux, s’en fit reconnaître, les obligea à faire leur travail, consistant à le reconduire à Nicomédie, où il fut martyrisé. 

Ss Eusèbe, Néon, Léonce, Longin, martyrs à Nicomédie.

S Gregorio d’Elvire, évêque qui se trouva impliqué dans la lutte contre les ariens ; on lui reprocha son intransigeance, mais il resta toujours dans la communion de l’Église.

V.

S Anselme, évêque à Polymartium, actuelle Bomarzo (diocèse de Bagnorea), où il est enterré.

VI.

S Honorius, évêque à Brescia, oriental d’origine.

S Dié, ermite, diacre et abbé près de Blois. 

Ste Elisabeth la Thaumaturge  (IX.?), abbesse à Constantinople.

VII.

S Mellitus, abbé à Rome, envoyé par s. Grégoire le Grand en Angleterre ; évêque à Londres puis à Canterbury.

Stes Beuve et Dode, deux abbesses qui se succédèrent à Reims, respectivement sœur et nièce de s. Baldéric, fille et petite-fille du roi d’Austrasie.

VIII.

S Wilfrid, évêque à York, ami de s. Benoît Biscop (cf.12 janvier), champion des habitudes romaines ; il n’eut que des épreuves pour pouvoir résider dans son diocèse .

S Egbert, anglais émigré en Irlande, grand connaisseur de l’Ecriture, champion des usages romains, mort à quatre-vingt-dix ans, le jour de Pâques. 

XII.

S Guillaume Firmat, tourangeau, deux fois pèlerin à Jérusalem, solitaire près de Laval, de Vitré, à Mantilly, Mortain (dont il est le patron).

XVII.

S Fidèle de Sigmaringen, avocat allemand, capucin à Fribourg ; gardien (supérieur) du couvent de Feldkirch, il prêcha dans toute la région ainsi que dans les Grisons, où des protestants l'abattirent à coups de sabre.

XIX.

Ste Rose Virginie (Marie de Sainte-Euphrasie) Pelletier, huitième enfant d’un médecin de Noirmoutier ; supérieure de la Congrégation du Bon Pasteur, elle se consacra aux "filles tombées" et créa à Angers un refuge qu'elle appela "Le Bon Pasteur". 

XX.

S Angelo Menni (Benedetto, 1841-1914), milanais, prêtre de Saint-Jean-de-Dieu, fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur (pour les femmes souffrant de maladie mentale), béatifié en 1985 et canonisé en 1999.

Bse Maria-Elisabeth Hesselblad (1870-1957), suédoise pionnière de l’œcuménisme, fondatrice de l’Ordre du Très-Saint-Sauveur de Sainte-Brigitte, béatifiée en 2000, canonisée en 2016.

 

 

Marie de Cléophas

Marie Salomé

1er siècle

 

Il n’est pas facile de situer les rapports familiaux de ces saintes femmes dont parle l’Evangile.

Quand il est question de Marie de Cléophas (Clopas), on peut aussi bien interpréter l’expression comme «fille de» ou «femme de» Cléophas.

Il n’est pas interdit, quoique avec toutes les réserves qu’impose une révélation privée, de lire ce que disent à ce propos soit la bienheureuse Anna Katharina Emmerick, soit Maria Valtorta. Toutefois, on ne prendra pas rigoureusement à la lettre ce qu’elles auront essayé de transcrire de leurs visions, puisque la faiblesse humaine est toujours là pour conduire à l’erreur les meilleures intentions.

Concernant Marie de Cléophas, il semblerait donc que cette femme fût la fille de Cléophas, lui-même neveu de saint Joseph (et peut-être aussi l’oncle du Cléophas d’Emmaüs, cf. Lc 24:18). Or, cette Marie épousa Alphée, dont elle eut les trois futurs apôtres Jude Thaddée, Simon le Zélote et Jacques le Mineur. Cette Marie (fille) de Cléophas est donc la même que Marie (femme) d’Alphée.

Veuve une première fois, Marie épousa ensuite Saba ; veuve une troisième fois, elle épousa Jonas. De Saba, elle eut José (Joseph) et Barsabas ; de Jonas, elle eut Siméon le Juste. Ce dernier est donné dans l’évangile comme fils de Marie (cf. Mt 13:55) ; Il succéda à saint Jacques le Majeur comme évêque à Jérusalem et fut martyrisé à cent-vingt ans, vers 104. Cette situation familiale explique que l’on parle des «frères de Jésus» dans le passage cité. 

Que sait-on de Marie de Cléophas, d’après l’Evangile ? Elle n’est pas toujours nommée explicitement parmi les «saintes femmes», mais on la trouve au pied de la croix, auprès de la mère de Jésus. Elle reste là après la mort du Sauveur, elle assiste à la sépulture. Le lendemain du sabbat, elle est de celles qui se rendent au sépulcre et voient le Christ ressuscité (Mt 27:61 et 28:9).

La Tradition (Anna Katharina Emmerick en parle aussi) rapporte que Marie de Cléophas aurait été abandonnée sur une barque sans voile, avec Lazare et Madeleine, et aurait accosté miraculeusement sur la côte de Provence, où elle serait morte. 

Quand à Salomé, c’était une cousine de Marie, la mère de Jésus. Ayant épousé Zébédée, elle était la mère des futurs apôtres Jacques (le Majeur) et Jean. On la rencontre dans l’évangile de Matthieu (20:10) et de Marc (15:40 ; 16:1). En Matthieu, elle demande à Jésus une faveur un peu présomptueuse pour ses garçons, en Marc on la voit aux côté de Marie de Cléophas, au Calvaire et au Sépulcre.

L’actuel Martyrologe mentionne ensemble au 24 avril ces deux femmes, si proches de Jésus, les premières auxquelles se présenta le Ressuscité.

Alexandros de Lyon

† 177

 

D’origine grecque, Alexandros vivait à Lyon, on en ignore le motif.

On a vu dans la notice de s.Epipodius (v. 22 avril) combien ces deux Chrétiens étaient liés par une amitié profonde. 

Quand Alexandros fut arrêté, il fut mis en prison pendant qu’on interrogeait et torturait Epipodius. Il fut sauvagement torturé à son tour, d’abord par les fouets qui disloquèrent ses côtes et mirent à nu ses entrailles, puis attaché à une croix. Ainsi rendit-il son âme pure à Dieu, fidèle jusqu’au bout à la Foi chrétienne.

On ajoute qu’il aurait eu aussi une trentaine de Compagnons, mais qui ne sont pas mentionnés dans le Martyrologe.

Saint Alexandros de Lyon est commémoré le 24 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anthimos de Nicomédie

† 303

 

Anthimos naquit au 3e siècle à Nicomédie (Bithynie, act. Izmit, Turquie NW).

Il fut ordonné prêtre et, à la mort de Cyrillos, fut unanimement acclamé par le peuple pour devenir évêque de ce diocèse.

Quand éclata la persécution en 303, il consentit à se cacher dans un village voisin de Nicomédie, mais il fut dénoncé à l’autorité, qui dépêcha une troupe de soldats pour aller l’arrêter.

Parvenus à l’endroit qu’on avait décrit aux soldats, qui ne connaissaient l’évêque que de nom, ils lui dirent qu’ils cherchaient Anthimos. Celui-ci les fit d’abord entrer et leur servit un bon repas, au terme duquel il se révéla à eux et les obligea à accomplir leur mission.

Les soldats l’emmenèrent donc à Nicomédie, où Anthimios confessa la foi et fut pour cela décapité, l’an 303.

Les ennemis de l’Eglise s’acharnèrent sur le peuple chrétien : une multitude de prêtres et de fidèles de toutes conditions fut arrêtée ; on les accusait sans preuves d’avoir participé à l’incendie du palais impérial. On en condamna certains au feu, d’autres à la décapitation, d’autres enfin furent mis sur de vieilles barques sans voiles pour périr en mer.

Saint Anthimos de Nicomédie est commémoré le 24 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gregorio d’Elvira

† 330-392

 

On ne connaît rien de ce Gregorio, jusqu’à sa nomination comme quinzième évêque d’Elvira (Espagne S). L’actuel diocèse de Grenade, qui a englobé celui d’Elvira, le fait naître plutôt en 353.

C’était l’époque de la grande et douloureuse controverse arienne. 

A la mort du célèbre Osius de Cordoue en 357, Gregorio préféra prendre position plutôt pour Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier), qui lui semblait plus clair qu’Osius.

En 359, il refusa de signer la fameuse formule de Rimini : les termes en semblaient tout-à-fait conformes à la doctrine du concile de Nicée, mais les Pères savaient ce que certaines expressions sous-entendaient dans l’esprit des ariens ou semi-ariens ; c’est pourquoi ils la refusèrent.

En 362, au concile d’Alexandrie, Gregorio se rangea derrière l’énergique Luciferus de Cagliari, pour bien se démarquer des «semi-ariens». A partir de 370, il fut la tête de file des évêques plus rigoristes, les lucifériens, ce qu’on lui reprocha parfois. Certains le considérèrent même comme schismatique !

Des personnages aussi dignes de foi qu’Eusèbe de Verceil, Athanase d’Alexandrie, Jérôme (v. 1er août, 2 mai, 30 septembre) ont loué la personne et les écrits de Gregorio.

Saint Jérôme note en particulier le De Fide de Gregorio, qu’il qualifie de livre élégant. Gregorio serait aussi l’auteur d’un commentaire sur le Cantique des Cantiques, sur l’Arche de Noé.

Gregorio mourut bien probablement en 392.

Saint Gregorio d’Elvira est commémoré le 24 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Dié, ermite et abbé 

† 531

 

Il ne s’agit pas ici de s.Dié des Vosges (v. 19 juin).

Dié (Dyé), en latin Deodatus, naquit à Bourges et se fit moine non loin de Chartres, sous un abbé qui portait le nom de Phallier.

La sainteté de Dié fit connaître son nom, mais à cause de la jalousie de faux-frères, Dié se retira.

Avec un prêtre nommé Baldomerus, il gagna un lieu solitaire près de Blois. Ils commencèrent par en éliminer un «dragon» (?) féroce, puis se construisirent chacun une cabane.

Vivant du travail de ses mains et passant le reste de son temps à contempler et à prier, Dié fut bientôt connu dans toute la contrée.

Clovis vint lui demander sa bénédiction et le remercia après sa victoire ; d’autres candidats demandèrent à vivre près de Dié : une communauté se forma, mais Dié refusa humblement la prêtrise : il se «contenta» d’être diacre.

Dieu lui fit connaître l’approche de sa dernière heure. Dié s’y prépara saintement et mourut au milieu de ses disciples, vers 531. 

L’actuelle ville de Saint-Dié-sur-Loire s’est développée autour du tombeau de Dié. Le blason de cette ville, représentant un dragon foudroyé, se réfère au dragon abattu par Dié et Baldomerus.

Saint Dié est commémoré le 24 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Mellitus de Canterbury

† 624

 

Mellitus aurait été de haute et noble naissance, et probablement italien.

Il aurait été abbé d’un monastère de Rome.

En 601, le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars) le nomma à la tête d’un groupe de missionnaires, qui devaient partir en Angleterre à l’appel de s.Augustin de Canterbury (v. 26 mai).

Peu de temps après son arrivée, Mellitus gagna à la foi le roi de l’Essex, Sæbertht, et le baptisa.

En 604, il fut consacré par Augustin premier évêque de Londres. C’est cette même année que mourut Augustin, dont le successeur fut Laurence (Laurentius, v. 2 février).

En 610, Mellitus repartit pour Rome, où se tenait un synode durant lequel on traita de la nouvelle chrétienté anglaise.

C’est aussi au retour de Rome que Mellitus signa avec l’évêque de Rochester, Iustus (v. 10 novembre), une lettre adressée aux missionnaires d’Irlande, pour les inviter à adopter la date romaine de Pâques. Certains s’obstinaient en effet, et même un saint homme comme Dagan refusait de manger ou seulement d’être hébergé sous le même toit que les missionnaires anglais !

Quand mourut Sæberht, ainsi que le roi de Kent, Æthelberht (616), les successeurs de ces rois retombèrent dans le paganisme et contraignirent Mellitus à l’exil. Il se réfugia en Gaule. Cet exil ne dura qu’une année, et le nouveau roi de Kent, Eadbald, se convertit, permettant à l’archevêque Laurentius de rappeler Mellitus ; mais le peuple refusa de recevoir Mellitus, qui fut alors nommé archevêque de Canterbury (619), succédant à Laurentius.

C’est durant cette période que Mellitus sauva miraculeusement la cathédrale et la ville de Canterbury d’un incendie qui menaçait de détruire toute la ville : s’étant jeté au milieu des flammes, il obligea le vent à changer de direction et les flammes épargnèrent la ville.

Mellitus mourut le 24 avril 624.

Il fut dit aussi que Mellitus souffrait de la goutte, et que des malades furent guéris de cette maladie par son intercession.

Saint Mellitus de Canterbury est commémoré le 24 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Wilfrid d’York

634-709

 

Wilfrid naquit vers 634.

Il fut très tôt orphelin de sa mère puis, son père s’étant remarié, il chercha à échapper aux vexations de sa belle-mère. Il avait une dizaine d’années.

Voulant se donner à Dieu, il chercha l’appui de la reine Eanfleda, récente néophyte, qui intervint à la fois auprès du roi Oswy, le chef du clan, et de son père : il put enfin gagner le monastère de Lindisfarne.

Comme un poisson dans l’eau, Wilfrid profita pleinement de la vie cénobitique et devint objet d’admiration pour son humilité, son ardeur à pratiquer la sainte Règle et à étudier. Mais comme tout adolescent qui cherche à être logique avec soi-même, Wilfrid se rendit bientôt compte que l’on devait corriger quelques inadéquations dans cette vie.

Il alla alors à Rome : c’était le premier Anglo-Saxon à le faire, avec Benoît Biscop (v. 12 janvier) qui l’accompagnait pour les mêmes motifs.

Benoît atteignit Rome le premier ; Wilfrid voulut rester quelques mois auprès de l’archevêque de Lyon, Delphinus, puis continua sa route. A Rome, il reçut la bénédiction du pape, ainsi que maintes explications sur les usages romains.

Au retour, il s’arrêta à nouveau à Lyon, et pendant trois années (655-658), il y compléta sa formation.

En Angleterre, il fut nommé abbé à Ripon, reçut le sacerdoce et profita de sa place pour faire connaître les habitudes de Rome : date de Pâques, calendrier, fêtes, etc.

En 664, lors de l’assemblée de Whitby, il fut nommé archevêque de York, ce qu’il n’accepta qu’à contre-cœur, devant l’unanimité des suffrages. Ce n’était que le début de ses péripéties.

Il voulait d’emblée être sacré évêque par un consécrateur lié à Rome, et reçut la consécration des mains du nouvel évêque de Paris, son ami Agilbert. Mais de retour à York, il trouva la place prise par un saint moine qu’on avait consacré sans l’informer de la nomination de Wilfrid. Ce moine était Ceadda (v. 2 mars). Wilfrid «laissa faire» et se retira humblement dans son abbaye de Ripon, heureux de se trouver déchargé d’un poids qu’il avait préféré ne pas recevoir.

C’est le roi de Mercie qui, alors, l’appela pour consolider la foi chrétienne dans ce royaume, y faire construire des monastères. Puis ce fut Egbert, roi de Kent, qui l’invita : Wilfrid passa alors trois années (666-669) entre Ripon et le diocèse de Canterbury, alors vacant. Puis le nouvel archevêque de Canterbury, Theodorus (v. 19 septembre) le rétablit à York après avoir invité Ceadda à se retirer.

C’était une nouvelle période pour Wilfrid, féconde en activités pastorales et missionnaires, mais aussi artistiques. Il fut le véritable initiateur de l’architecture ecclésiastique dans le nord de l’Angleterre, il restaura sa cathédrale, fonda un grand monastère à Hexham, aidé en cela par l’épouse du roi adultère Egfrid : celle-ci, Ermenburge, finit par se retirer dans un couvent ; la troisième épouse d’Egfrid le poussa en revanche à chercher la perte de Wilfrid.

Pratiquement, l’heureuse activité de Wilfrid fut désormais suspendue en 678. L’archevêque Theodorus eut alors l’initiative de diviser le diocèse de York en trois, sans en parler avec Wilfrid. Malgré un voyage à Rome, Wilfrid ne fut pas reçu en Angleterre et subit même plusieurs mois de prison ; l’appui du nouveau roi de Northumbrie - et la mort de Theodorus (690), permirent finalement à Wilfrid de reprendre la tête de son diocèse.

Durant ce voyage à Rome, le bateau de Wilfrid s’échoua en Frise, dont Wilfrid s’empressa d’évangéliser les habitants, devenant ainsi le premier apôtre anglo-saxon de la Germanie, un demi-siècle avant s.Boniface (v. 5 juin). A Rome, il participa au concile contre les monothélites. 

Mais les déceptions de Wilfrid n’étaient pas finies. De nouveau, on poussa le roi à morceler le diocèse de York. Wilfrid vint se réfugier en Mercie, où l’évêché de Lichfield était vaquant : il y passa onze années !

En 703, le roi de Northumbrie et le nouvel archevêque de Canterbury, Berchtwald, proposèrent à Wilfrid de rester enfermé dans le monastère de Ripon, dont il ne sortirait qu’avec la permission du roi. Wilfrid ne pouvait accepter une telle décision si arbitraire. De nouveau il s’exila en Mercie, de nouveau il partit à Rome. Quatre mois ne furent pas de trop pour permettre au pape de décider qu’un évêque en charge depuis quarante ans devait être reçu avec honneur dans son pays, plutôt que poursuivi sans cesse. 

A ce moment, Wilfrid aurait presque préféré finir ses jours à Rome ; on le poussa cependant à reprendre sa place à York. Il obéit. Il eut un grave malaise à Meaux, où une apparition de l’archange s.Michel lui annonça sa guérison.

En Angleterre, l’archevêque de Canterbury s’inclina devant la décision romaine et se réconcilia avec Wilfrid. De leur côté, les rois mirent encore des difficultés. Mais une solennelle assemblée tenue près de Ripon sous l’autorité de Berchtwald, décréta enfin qu’on laisserait en paix le digne évêque de York.

Wilfrid, désormais septuagénaire, ne devait survivre que quatre années à cette décision si attendue.  Il les passa dans le monastère de Hexham.

Dans un dernier voyage à Ripon, un nouveau malaise le terrassa. Il disposa alors de la destination de ce qui lui restait, désigna Tatbert, prieur du monastère, pour son successeur comme abbé à Ripon, et Acca comme abbé à Hexham, et s’endormit paisiblement le 24 avril 709, après quarante-cinq ans d’épiscopat.

Saint Wilfrid est commémoré le 24 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ecgberht de Ripon

639-729

 

Ecgberht (qu’on orthographie souvert Egbert) naquit vers 639 en Angleterre, peut-être à Ripon.

Il fut du nombre de ces jeunes Anglais qui désirèrent aller en Irlande pour y être guidés dans leur étude de l’Ecriture et pour connaître la vie monastique.

Egbert y alla donc, avec deux amis, Edilhun et Ethelwine, et furent reçus au monastère de Mellifont. Là, ils furent victimes de la peste. Tandis qu’Edilhun s’éteignait, Egbert implora le secours du ciel, faisant vœu, s’il guérissait, de : réciter chaque jour le psautier intégral, jeûner un jour chaque semaine, renoncer à rentrer dans sa patrie, tout cela pour «expier les fautes de sa jeunesse». Avant d’expirer, Edilhun lui révéla que sa prière était exaucée : Egbert guérit en effet ; il avait vingt-cinq ans et allait vivre fort longtemps.

Il devint prêtre et moine. Admiré par les confrères, il ajouta encore quelques autres pénitences choisies ; il ne retourna jamais en Angleterre, mais on vint de ce pays pour le consulter sur l’Ecriture.

Il eut bientôt le profond désir d’aller évangéliser les habitants de Frise et de Saxe. Mais un disciple anonyme de s.Boisil (v. 7 juillet), sur une inspiration céleste, l’avertit en songe d’aller plutôt visiter les monastères de s.Columba (9 juin) : il fallait absolument amener ces communautés, nombreuses et ferventes, à adopter l’unique date romaine de Pâques.

Egbert envoya donc en Frise quelques-uns de ses disciples (Wigbert, Willibrord, v. 13 août et 7 novembre).

En 697, il participait au synode de Birr, durant lequel fut promulgué le Cáin Adomnáin ou Loi des Innocents.

Patiemment, et au bout de treize années de labeur et de discussions, il réussit à convaincre les moines irlandais (principalement ceux de Iona) de se rallier à la date de Pâques.

Il se pourrait, d’après certaines expressions anciennes, qu’Egbert eût été consacré évêque.

Ce champion de l’usage romain mourut justement le jour de Pâques, aussitôt après la célébration de la Messe, le 24 avril 729.

Saint Egbert est commémoré le 24 avril dans le Martyrologe Romain, qui ne mentionne pas son épiscopat.

Guillaume Firmat

1026-1103

 

Guillaume était né en 1026 à Tours, de parents assez fortunés.

Sa position l’amena à bénéficier d’un canonicat et à exercer la médecine ; il devint célèbre, riche même. Mais sa générosité et son honnêteté l’aidèrent à réfléchir.

Quand mourut son père, il persuada sa mère de le suivre dans un ermitage appelé Les Sept Frères, proche de Tours.

Sa mère mourut à son tour, et Guillaume se retira dans la forêt de Concise (Laval).

Là il fut une nuit rejoint par une troupe de libertins qui envoyèrent une prostituée frapper à sa porte. Pour se défaire enfin de cette présence, il s’empara d’un tison de son âtre et, sous les yeux effarés de cette personne, se brûla le bras en disant : Voilà où mènent les plaisirs défendus. La plaie était profonde, et Guillaume devait en conserver la cicatrice toute sa vie ; quant à la malheureuse, touchée de cette ténacité, elle tomba à genoux et demanda pardon.

D’autres visiteurs vinrent assaillir Guillaume, pour de meilleurs motifs, mais il préféra bientôt quitter l’endroit pour aller visiter les Lieux saints de Palestine.

Là-bas, il utilisa mille stratagèmes pour obtenir la libération de Chrétiens, prisonniers des Musulmans. Il fut lui-même arrêté, chargé de chaînes, battu, avant d’être enfin libéré et laissé libre de rentrer en France.

Il séjourna successivement à Vitré, où il fit jaillir une source avec son bâton, puis, après plusieurs haltes, à Mantilly (Le Mans) ; de là, pour fuir la population qui avait maltraité un clerc, il partit sur les bords du Rhône, puis de nouveau à Jérusalem.

A son retour, il fut finalement découvert par des habitants de Mantilly qui le supplièrent de revenir. Inspiré par Dieu, il accepta : à Mantilly, il opéra encore quelques prodiges, en particulier exerçant un réel empire sur les animaux. Désormais, on l’écoutait, on l’aimait, on le respectait.

Il tomba malade lors d’un déplacement à Mortain et mourut le 24 avril 1103.

Sa tombe fut aussi le théâtre de nombreux miracles.

Des reliques de Guillaume, il ne resta après la Révolution que son crâne.

La source jaillie à Vitré porta par la suite le nom de Fontaine de Saint-Firmat.

Guillaume Firmat fut canonisé en 1154.

Saint Guillaume est commémoré le 24 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marc Roy

1577-1622

 

Marc naquit en 1577 à Sigmaringen (Souabe, Allemagne sud), de parents catholiques.

Il fit de brillantes études à Fribourg, où ses camarades le surnommèrent le philosophe chrétien.

Pendant six ans, il accompagna dans un voyage à travers l’Europe trois jeunes gens qui purent témoigner de sa vie vertueuse en tous points.

Après s’être perfectionné en droit à Dillingen, il exerça quelque temps le métier d’avocat à Colmar, mais pris de scrupule, il abandonna bientôt cette profession.

Il voulut entrer chez les pères capucins de Fribourg, mais avait impérativement besoin de pouvoir célébrer la sainte Messe chaque jour : il reçut la permission romaine d’être ordonné sans les délais habituels et reçut le sacerdoce en 1612.

Il commença alors son noviciat, déjà prêtre, prenant le nom religieux de Fidelis et édifia les confrères par son obéissance et ses mortifications intenses. Il fut très troublé par le Tentateur, qui lui soufflait qu’il aurait dû rester dans le monde pour y faire plus de bien que dans son couvent, mais son bon maître des novices le rassura, la prière fit le reste : il retrouva la paix, et consacra tous ses biens à une fondation en faveur des jeunes ecclésiasiques.

Après les cours de théologie, il fut nommé gardien du couvent de Weltkirchen, où ses prédications vinrent à bout de la tiédeur des habitants, au point que même le Sénat local expulsait les récalcitrants. Lors d’une épidémie qui décima l’armée et la ville, il se dépensa auprès des malades, et en guérit quelques-uns.

Il fut ensuite pressenti pour aller prêcher chez les Grisons pour combattre l’avancée du protestantisme. Le Ciel dut lui révéler son prochain martyre, car il quitta Weltkirchen en disant aux habitants qu’ils ne le reverraient plus.

Il arriva dans le pays des Grisons en 1621. Des conversions notoires se firent. Jaloux, les Protestants cherchèrent à réagir par des émeutes, en affrontant les troupes impériales, en profanant les églises.

Fidèle arriva à Grisch le 24 avril 1622. A la fin de son discours, il eut une extase où il apprit qu’il recevrait ce jour-là la palme du martyre. Il partit seul pour Sévis. Survinrent les troupes impériales qui attaquèrent les Protestants ; mais ces derniers crurent que c’était Fidèle qui les avait appelées au secours. 

Quand le père Fidèle sortit de l’église, il fut pris à partie par des protestants. Fidèle fut assommé, eut le crâne ouvert et reçut encore d’autres coups de sabre. On le décapita, on lui détacha une jambe. C’était effectivement le 24 avril 1622, veille de la fête de s.Marc.

Les miracles ne tardèrent pas. Fidèle fut béatifié en 1729, canonisé en 1743.

 

 

Rose-Virginie Pelletier

1796-1868

 

Née en pleine tourmente révolutionnaire, Rose-Virginie vit le jour le 31 juillet 1796 à Noirmoutier-en-l’Île (Vendée).

Son père, médecin chrétien, souffrit la prison.

En 1814, elle entra chez les Sœurs de Notre-Dame de Charité à Tours : ce couvent du Refuge avait été fondé par saint Jean Eudes (voir au 19 août) pour l’assistance aux femmes en difficulté désireuses de changer de vie ; Rose-Virginie y prit le nom de Marie-Euphrasie et en devint elle-même la Supérieure en 1825.

Développant son charisme et répondant à une invitation, elle ouvrit une nouvelle maison à Angers (1829), dont elle devint la Supérieure en 1831. Elle sollicita et obtint de Rome l’autorisation de réunir toutes ces maisons en une congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur (1835). 

Cette congrégation est double, comportant une branche contemplative (Sœurs contemplatives du Bon-Pasteur) et une branche active (Sœurs apostoliques du Bon-Pasteur), destinée à venir en aide aux femmes et aux enfants blessés de la vie, pour reprendre une expression de saint Jean-Paul II.

Il semble que la Fondatrice ait été inspirée et encouragée par Notre-Seigneur Lui-même, qui lui dit : Attends, tais-toi, prie, souffre et espère.

L’expansion fut extraordinaire : Mère Marie-Euphrasie ouvrit de son vivant cent-dix maisons, sur les cinq continents : près de trois-mille Religieuses et mille Madeleines, quinze-mille élèves et enfants.

La Mère Marie-Euphrasie Pelletier mourut d’un cancer le 24 avril 1868 à Angers, fut béatifiée en 1933 et canonisée en 1940.

 

 

Angelo Menni

1841-1914

 

Né le 11 mars 1841 à Milan, cinquième des quinze enfants de Luigi et Luisa Figini, il reçut au baptême les noms de Angelo Ercole.

Le père était commerçant, la famille était très croyante : on priait tous les jours le chapelet. Le jeune Ercole (familièrement Ercolino, petit Hercule) allait recevoir chaque jour l’Eucharistie.

Il trouva un premier emploi à la banque de Milan, mais la quitta à seize ans, quand il y découvrit des opérations illicites. il brûlait d’enseigner le catéchisme aux petites gens.

En 1859, il se porta brancardier volontaire pour assister les blessés de la bataille de Magenta, et c’est de là que lui vint sa vocation.

Il entra en 1860 chez les Frères Hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu, avec le nom de Benito (Benoît). Il vint étudier la philosophie et la théologie au séminaire de Lodi et à l’Université Grégorienne de Rome. Il sollicita lui-même de son Supérieur la faveur d’aller à Rome, à cause de sa profonde dévotion pour le Pape, dont il disait : Ce que dit le Pape vient du ciel.

Ordonné prêtre en 1866, secrétaire du Père Général, il en reçut la mission, confirmée par le pape, de restaurer son Ordre en Espagne et au Portugal.

Il n’avait que vingt-six ans, et ne connaissait pas un mot d’espagnol ni de portugais. Le pape l’encouragea, et il partit.

Travailler en Espagne n’était pas une sinécure : les lois anti-cléricales avaient interdit les Ordres religieux. Benito arriva à Barcelone en 1867, ouvrit un petit hôpital pour une douzaine de malades, mais dut aussi faire face à bien des difficultés, vivre dans la clandestinité, risquer l’expulsion.

En 1877, il ouvrit un hôpital psychiâtrique à Ciempozuelos (Madrid), très moderne pour l’époque. Son enseignement était de soigner les malades mentaux comme des enfants, mais de les considérer comme des personnes.

C’est là qu’en 1881, il fonde la branche féminine de l’Ordre, les Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus, dont la première Supérieure sera assassinée par une malade mentale. C’est dire avec quelles difficultés et quels risques on travaillait.

Les vocations se multiplièrent vite, des maisons s’ouvrirent en Espagne, au Portugal, en France, au Mexique.

Réélu quatre fois Supérieur, Benito s’occupa tout particulièrement des vieillards, des enfants abandonnés, des victimes de la polyomyélite et des malades mentaux.

Le pape le nommera Général de l’Ordre en 1911.

Il y eut alors une forte contestation à l’intérieur de l’Ordre, et Benito, très calmement et très humblement, démissiona de sa charge, avant de venir en informer le pape à Rome. Pendant sept ans, il fut traîné au tribunal, calomnié, accusé faussement des pires méfaits. Humble, doux, pardonnant, il baise les journaux qui l’accusent, les lettres d’insultes qu’on lui envoie.

Réfugié chez les Sœurs de Viterbe, il commande le silence. Exilé en France, à demi-paralysé, il est encore persécuté à Paris ; il partit à Dinan (Côtes d’Armor), où il mourut le 24 avril 1914.

Son corps fut tout de même ramené à Ciempozuelos, entouré de la ferveur populaire.

Angelo Benito fut béatifié en 1985 et canonisé en 1999.

 

 

Elisabeth Hesselblad

1870-1957

 

Cinquième des treize enfants d’une famille luthérienne, Maria naquit à Fåglavik (province de Hudene, Suède) le 4 juin 1870. Son père est August Robert Hesselblad, un marchand, sa mère Cajsa (Catherine) Pettesdotter Dag.

La famille changea plusieurs fois de résidence, à la recherche de ressources. 

A la mort de son père, devant soutenir la famille, elle part travailler à Karlosborg, puis aux Etats-Unis d’Amérique où elle fréquente une école d’infirmières, à dix-huit ans, dans l’hôpital Roosevelt de New York.

De mauvaise santé, elle s’efforçait d’aller soigner les malades à domicile et en même temps cherchait la vérité.

Durant un voyage en Belgique en 1902, elle ressent le désir d’entrer dans la catholicisme, ce qui advient à Washington le 15 août suivant, fête de l’Assomption de Marie, dans le couvent de la Visitation. Elle reçoit ensuite la Confirmation à Rome, où elle découvre l’Ordre de sainte Brigitte, autre suédoise morte en 1373 (v. 23 juillet).

Malade et déclarée incurable, elle veut finir ses jours à Rome dans la maison où avait vécu la suédoise sainte Brigitte, et ce pour offrir sa vie à Dieu et obtenir le retour de la Suède à la communion avec le Siège Apostolique Romain.

Le Pape Pie X lui permet de prendre l’habit de l’antique Ordre de sainte Brigitte et de vivre parmi les Carmélites qui occupent désormais l’édifice du Palais Farnese.

Maria guérit cependant ; en approfondissant la règle brigittine, elle la juge inadaptée au but qu’elle entrevoyait, l’œcuménisme. Aussi refonde-t-elle l’Ordre brigittin du très Saint Sauveur en 1911, avec mission de prier spécialement pour le retour des Chrétiens des pays scandinaves dans l’Eglise Catholique. Elle prend le nom de Maria Elisabeth.

En 1931, il lui est concédé de reprendre possession de l’église et de la maison de sainte Brigitte à Rome. Supérieure à partir de 1931, elle contribua à redonner un vif élan à l’Ordre. C’est pourquoi on l’appela la seconde Brigitte.

Pendant et après la seconde Guerre Mondiale, elle y développe une intense activité en faveur des pauvres, des persécutés pour racisme, du rapprochement entre catholiques et non-catholiques, recommandant à ses filles spirituelles l’amour de Dieu, de l’Eglise et du Pape, la prière pour un seul troupeau et un seul Pasteur.

La croix qu’elle avait reçue dans les douleurs de sa jeunesse se fit encore plus pesante et douloureuse dans les dernières années, qui s’achevèrent à Rome le 24 avril 1957.

Elle a été béatifiée en 2000, et le Martyrologe Romain la commémore le 24 avril.

Pour son dévouement en faveur des Juifs durant la Deuxième Guerre mondiale, elle a été reconnue en 2005 Juste parmi les Nations par le mémorial Yad Vashem.

La canonisation de Maria Elisabeth a été proclamée en 2016, à la suite de la guérison miraculeuse d’un petit garçon cubain tétraplégique de deux ans, en 2005. Il était présent à la cérémonie.

 

Note. Plusieurs sources écrivent “Hasselbald” ; il semble que le nom exact soit bien “Hesselblad”.

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 18:54

Manuel Vilchez Montalvo

1889-1937

 

Manuel Vilchez Montalvo naquit le 5 juin (juillet ?) 1889 à Moreda (Grenade, Espagne).

Il fréquenta le séminaire de Saint-Torquat à Guadix.

En 1914, il fut ordonné prêtre et exerça son apostolat à Baza, Castril, Guadix (comme maître de cérémonies) et enfin comme curé à Iznalloz en 1924, pendant treize années.

Son église fut assiégée et attaquée bien avant l’éclatement de la guerre civile, dès le 29 avril 1936. Aussi vint-il se réfugier chez son frère à Moreda.

A peine eut-il quitté sa famille, le 7 mars 1937, qu’il fut abattu au lieu-dit Sierra Nevada.

Manuel Vilchez Montalvo devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 7 mars.

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 18:53

José Antonio Rescalvo Ruiz

1880-1936

 

José Antonio Rescalvo Ruiz naquit le 20 mai 1880 à Juviles (Grenade, Espagne).

En 1894, il entra au séminaire ; ordonné prêtre, il fut curé à Castell de Ferra et Calahonda, puis à Pampaneira, et Trevelez.

Le 29 septembre 1936, il fut arrêté et conduit devant le Comité populaire, qui le condamna à mort, pour son délit d’être prêtre. Il fut fusillé à quelques mètres de la ferme où il avait trouvé refuge, à Cádiar.

José Antonio Rescalvo Ruiz devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 29 septembre.

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 18:53

José Becerra Sánchez

1875-1936

 

José Becerra Sánchez naquit le 7 mars 1875 à Alhama (Grenade, Espagne).

Il fut ordonné prêtre en 1902, nommé vicaire à Loja et Padul. En 1922, il fut nommé dans la paroisse de sa naissance, Alhama de Grenade.

On retrouva son cadavre à Málaga, le 19 septembre 1936.

José Becerra Sánchez devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 19 septembre.

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 13:33

José Muñoz Calvo

1913-1936

 

José Muñoz Calvo naquit le 16 octobre (ou le 18 avril ?) 1913 à Alhama de Grenade (Espagne)

Fervent chrétien, il fut président de l’Action Catholique pour Alhama de Grenade.

On l’arrêta chez lui dès le 27 juillet 1936, pour l’emmener faire sa «déclaration» au Comité, ce qu’il fit sans opposer résistance.

On le retint en prison pendant tout le mois suivant.

Il reçut la palme du martyre à Alhama de Grenade 30 août

José Muñoz Calvo devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 30 août.

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