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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 23:00

10 OCTOBRE

 

II.

S Pinytos, évêque à Cnossos.

III.

SS SS Gereon et Compagnons, martyrs près de Cologne (peut-être soldats de la légion thébéenne).

SS Victor et Mallosus, martyrs près de Cologne.

SS Cassius et Florentius, martyrs à Bonn.

IV.

SS Eulampios et sa sœur Eulampia, martyrs à Nicomédie.

S Clarus, premier évêque à Nantes. 

V.

S Bassien, moine syrien venu à Constantinople.

VI.

S Cerbonius, évêque à Populonia ; le gros ours que Totila fit lâcher contre lui, vint plutôt lui lécher les pieds ; il fut alors exilé sur l'île d'Elbe, où il mourut.

Ste Tanche, originaire d'Antioche, réfugiée près de Arcis-sur-Aube, martyrisée pour sa virginité ; fêtée dans la localité de Lhuître, cette tanche (étanche) fut invoquée contre les hémorragies et l'incontinence. 

VII.

S Paulinus, moine à Rome, premier évêque à York ; il évangélisa le Kent, puis fut nommé évêque à Rochester.

Ste Telchide, première abbesse à Jouarre.

VIII.

S Venant, martyr près de Thérouanne ; il serait un parent de Charlemagne devenu ermite.

S Aldric, notaire dans la chancellerie de Charlemagne, chancelier de Pépin Ier, abbé à Ferrières, puis évêque à Sens.

IX.

S Paulin, évêque à Capoue.

XIII.

SS Daniele, Samuele, Angelo, Leone, Nicola, Ugolino et Donolo, martyrs franciscains italiens à Ceuta .

XIV.

S Jean de Bridlington, chanoine de s. Augustin, prieur ; il pleurait et transpirait en célébrant la messe et aurait fait des miracles.

XIX.

S Daniele Comboni, missionnaire italien, évêque à Khartoum, fondateur des Pères et des Sœurs missionnaires (Comboniens), béatifié en 1996, canonisé en 2003.

Bse Sofia Kamilla Truszkowska (Angela Maria), polonaise, fondatrice de la Congrégation franciscaine de Saint-Felice-de-Cantalice, pour secourir les enfants abandonnés, les blessés de la vie ; morte d'un cancer à quarante-quatre ans, béatifiée en 1993.

XX.

Bse María Catalina Irigoyen Echegaray (1848-1918), espagnole des Servantes de Marie, béatifiée en 2011.

B Franz Alexander Kern (Jacob, 1897-1924), prémontré à Geras, pour remplacer un religieux passé dans le schisme de l'église nationale tchèque, béatifié en 1998.

B Pedro de Alcántara de Fortón de Cascajares (Pedro Tomás de N.Dame du Pilar, 1888-1936), prêtre des Carmes déchaux, martyr près de Barcelone, béatifié en 2007.

Bx Leon Wetmanski (1886-1941), évêque auxiliaire à Plock, martyr au camp de Dzialdowo, et Edward Detkens (1885-1942), prêtre polonais martyr à Dachau, béatifiés en 1999.

Pinytos de Cnossos
† 180

Voici en quels termes s.Jérôme (v. 30 septembre) s’exprimait au sujet de Pinytos : 
Pinytos, Crétois, évêque de la ville de Cnossos, écrivit à Denys, évêque des Corinthiens, une lettre fort élégante où il dit qu’il ne faut pas nourrir les fidèles d’un lait sempiternel, car ils mourraient avant d’avoir atteint l’âge de raison ; non, il faut leur donner une alimentation solide, pour qu’ils progressent jusqu’à une vieillesse spirituelle.
Pinytos mourut vers 180.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Pinytos de Cnossos au 10 octobre.


Gereon et ses Compagnons de Cologne
3. siècle ?

Gereon et ses Compagnons devaient être des soldats qui, pour leur foi, furent victimes des épurations décidées au sein de leur légion.
On se refuse à avancer qu’il faisaient partie de la Légion Thébéenne.
Le nombre de ces Compagnons a varié : d’une cinquantaine à plus de trois cents. 
On les aurait massacrés et jetés pêle-même dans un puits. Ils furent martyrisés non loin de Cologne.
L’église qui y fut ensuite construite était si belle qu’on l’appela Les Saints d’Or. L’évêque de Cologne, Egeregiselus, guérit d’une maladie en se mettant sur la tête de la poussière prélevée à l’endroit présumé de ce puits.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Gereon et ses Compagnons de Cologne au 10 octobre.


Victor et Mallosus de Cologne
3. siècle ?

Il ne semble pas qu’on puisse réunir Victor et Mallosus aux Compagnons de Gereon, mentionnés le même jour.
Il s’agit de deux martyrs, peut-être soldats eux-aussi, dont on a retrouvé les corps près de Birten, non loin de Cologne, où s’élevait une autre basilique dénommée Ad Sanctos (d’où le nom de Xanten donné à la localité).
Le Martyrologe Romain mentionne saints Victor et Mallosus de Cologne au 10 octobre.


Cassius et Florentius de Bonn
3. siècle ?

Il ne semble pas qu’on puisse réunir Cassius et Florentius aux Compagnons de Gereon, mentionnés le même jour.
Il s’agit de deux martyrs, peut-être soldats eux-aussi, dont on a retrouvé les corps à Bonn.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Cassius et Florentius de Bonn au 10 octobre.


Eulampios et Eulampia de Nicomédie
4. siècle

Peut-être a-t-on donné à ces deux frère et sœur le même nom parce qu’on n’en connaissait pas le vrai. Eu-lampios pourrait s’apparenter à un mot qui signifie en grec brillant.
Eulampios, donc, fut torturé pour sa foi ; l’apprenant, Eulampia fendit la foule et le rejoignit. On les plongea tous les deux dans une bassine d’huile bouillante, dont ils ne ressentirent aucun mal.
Le miracle entraîna la conversion sur place de beaucoup d’assistants, qui furent immédiatement décapités avec Eulampios et Eulampia.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Eulampios et Eulampia de Nicomédie au 10 octobre.


Clarus de Nantes
† 310

Clarus (Clair) serait venu de Rome.
Il portait avec lui un des clous qui avaient servis à la crucifixion de s.Pierre et son premier soin fut d’ériger un oratoire dédié à cet Apôtre.
Il est considéré comme le premier évêque de Nantes, où il aurait siégé de 280 à 310 environ.
Au terme de ces trente années de fécond apostolat, Clarus mourut à Kerbellec (Réguiny, Morbihan).
L’oratoire dédié à saint Pierre serait à l’origine de l’actuelle cathédrale des saints Pierre et Paul.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Clarus de Nantes au 10 octobre.

 

Cerbonius de Populonia

† 575

 

Sur Cerbonius (Cerbone, Cerbonio), plusieurs récits existent.

Vers 544, il aurait été le deuxième évêque de Populonia, la future Massa Marittima.

Ou bien, natif d’Afrique du Nord, de parents chrétiens, il fut ordonné prêtre par un certain s.Regulus. Lors de l’invasion et de la persécution des Ariens en Afrique, les Chrétiens se dispersèrent : Regulus et ses prêtres, dont Cerbonius, s’en vinrent en Italie. 

Cette histoire est contestée par les spécialistes : la persécution arienne avait cessé dès 525. Mais si quelque autre circonstance dramatique avait forcé le clergé à émigrer…

Une tempête les aurait fait accoster en Toscane, où ils vécurent en ermites. Quand l’armée de Byzance et celle des Goths se firent la guerre, Regulus fut décapité au motif qu’il était partisan de Byzance.

Quand mourut l’évêque de Populonia, Florentius, la population demanda que son successeur fût Cerbonius.

Mais Cerbonius avait l’habitude de célébrer dès le lever du soleil les Saints Mystères de l’Eucharistie, même le dimanche, ce qui n’était pas du tout du goût des habitants. Ils s’en plaignirent au pape. Des légats du pape vinrent surveiller Cerbonius, avec l’idée de l’amener à Rome : ils trouvèrent l’évêque en train de prendre le petit déjeuner tranquillement, ce qui les étonna, car ils pensaient que le pontife osait manger avant de célébrer la Messe du dimanche (on précisera ici que, jusqu’à la moitié du 20e siècle, on devait être à jeun depuis minuit pour pouvoir célébrer et communier). En réalité, Cerbonius avait déjà célébré la Messe à son heure accoutumée, mais les légats n’hésitèrent pas à l’accuser… d’hérésie et le traînèrent à Rome.

En chemin, Cerbonius guérit trois personnes atteintes de fièvre, et calma d’un signe de croix un troupeau d’oies sauvages : elles l’accompagnèrent jusqu’à Rome et s’envolèrent quand Cerbonius fit de nouveau sur elles le signe de la croix.

Au petit matin suivant, Cerbonius alla… tirer du lit le pape (!) et lui demanda s’il n’avait pas entendu des anges chanter, et le pape lui répondit qu’il avait entendu quelque chose de ce genre. Cerbonius voulait ainsi faire comprendre au pape qu’il était accusé à tort. Il alla célébrer la Messe, le pape lui donna licence de célébrer à l’heure qui lui convenait et le renvoya à son diocèse.

Lorsque le roi des Ostrogoths, Totila, envahit la Toscane, Cerbonius cacha quelques soldats de Rome, et fut pour ce motif condamné à être livré à un ours sauvage. Mais la bête, après s’être dressée sur ses deux pattes de derrière, vint lécher les pieds de Cerbonius. Totila fit partir Cerbonius sur l’île d’Elbe, en face de Populonia.

Vers 575, Cerbonius, âgé et malade, sentit sa mort approcher. Il désirait, après sa mort, être enterré à Populonia ; mystérieusement, il conseillait à ceux qui seraient chargés de transporter son corps, de revenir immédiatement après sur l’île. Après la mort de Cerbonius, confiant en leur saint évêque, les hommes abandonnèrent rapidement Populonia pour regagner l’île d’Elbe : bien leur en prit, car les Lombards déferlèrent peu après sur Populonia : les hommes comprirent alors que Cerbonius leur avait sauvé la vie.

Cerbonius mourut vers 575.

Trois siècles plus tard, Populonia fut à nouveau attaquée par des pirates. L’évêque et ses fidèles se réfugièrent alors sur l’actuel site de Massa Marittima.

Saint Cerbonius de Populonia est commémoré le 10 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Tanche de Lhuître

† 637

 

Tanche serait une vierge du diocèse de Troyes.

Sa famille serait originaire d’Antioche : fuyant la persécution, ses proches émigrèrent jusqu’en Gaule et s’établirent qui près de l’actuelle Arcis-sur-Aube, qui à quelques kilomètres de là, à Saint-Ouen : là vivaient les parents de Tanche.

Il y eut une réunion de famille chez le parrain de Tanche à Arcis, où se rendirent les parents, laissant cependant leur fille garder la maison. Mais le parrain envoya un domestique chercher sa filleule. En route, ce dernier ne résista pas à provoquer la demoiselle par ses avances ; devant le refus tenace de la jeune vierge, il devint furieux et la décapita.

On dit que le malheureux assassin fut enlevé par le diable. Alla-t-il se jeter dans la rivière ? ou bien, touché par la grâce du repentir, se cacher dans quelque monastère ?

La Martyre ramassa sa tête et vint la déposer au village de Lhuître, où elle fut enterrée.

Ce martyre aurait eu lieu en 637.

Les gens se permirent un jeu de mot et invoquèrent sainte Tanche, étanche, contre les hémorragies et l’incontinence.

Sainte Tanche de Lhuître est commémorée le 10 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Paulinus d’York

† 644

 

Paulinus était probablement Romain, ou du moins Italien.

Il fut moine bénédictin sous Grégoire, le futur pape Grégoire le Grand (v. 12 mars).

En 601, ce dernier l’envoya prêcher dans le royaume de Kent (Angleterre).

Dans les années 624-627, Paulinus fut sacré (premier) évêque d’York ; il amena au christianisme le roi Eadbald de Kent ainsi qu’Edwin, roi de Northumbrie. La sœur d’Eadbald épousa Edwin et Paulinus célébra ce mariage. 

On dit que, lorsqu’Edwin et son peuple se convertirent, Paulinus passa trente-six jours à les baptiser.

Parmi les baptisés, se trouvait Hilda (v. 17 novembre) et la fille du roi Edwin, Eanflæd, qui succèdera à Hilda comme abbesse de Whitby.

Vers 630, Paulinus consacra Honorius archevêque de Canterbury.

Après la mort du roi Edwin (633 ou 634), Paulinus devint évêque de Rochester ; il le restera dix ans.

Paulinus mourut à Rochester le 10 octobre 644.

Après sa mort, le nouveau roi de Northumbrie retourna au paganisme, et ce seront les missionnaires irlandais qui reprendront l’évangélisation définitive de la province.

S.Bede (v. 26 mai), qui était de Northumbrie et dut connaître des témoins oculaires de Paulinus, le décrivit grand et mince, un peu voûté, les cheveux noirs et le nez en bec d’aigle.

Saint Paulinus d’York est commémoré le 10 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Telchide de Jouarre

† 670

 

Théodechilde ou, plus couramment, Telchide (Theodlecheldis), était une parente d’Adon, le fondateur d’un premier ermitage à Jouarre (La Ferté-sous-Jouarre, Meaux, Seine-et-Marne), auquel fut ajouté un monastère de moniales, dont l’abbesse dirigeait les deux communautés.

Telchide avait un frère, Agilbert, qui fut évêque de Paris.

D’abord moniale à Faremoutiers, c’est elle qui fut vers 630 la première abbesse du nouveau monastère.

La règle suivie était celle de s.Colomban de Luxeuil (v. 23 novembre).

Adon mourut en 670 (son sarcophage fut retrouvé à Jouarre en 1978).

Telchide conduisit sagement les moniales de son monastère, les instruisant à toujours maintenir leur lampe allumée pour aller au-devant du Christ, dit le Martyrologe.

Elle mourut en 675.

Jouarre est encore aujourd’hui le lieu d’une communauté bénédictine vivante.

Sainte Telchide de Jouarre est commémorée le 10 octobre dans le Martyrologe Romain.

Les sept Martyrs de Ceuta

1227

 

L’apostolat au Maroc tentait déjà saint François d’Assise (qui mourut le 4 octobre 1226). Les premiers Frères mineurs martyrs, au nombre de cinq, périrent à Marrakech en 1220 (v. 16 janvier).

Une nouvelle mission partit de Toscane avec à sa tête le provincial de Calabre, Daniele, originaire de Belvedere (Calabre). Avec lui se trouvaient cinq autres prêtres : Samuele, Angelo, Leone, Nicola de Sassoferrato et Ugolino ; il y avait en outre un convers, Domnu (ou Donolo), de Montalcino.

Ils passèrent par l’Espagne, puis gagnèrent en deux groupes Ceuta au Maroc. Là, ils commencèrent par prêcher parmi les marchands provenant de Pise, de Gênes ou de Marseille, dont ils apprirent que l’accès dans Ceuta était rigoureusement surveillé et interdit à toute propagande chrétienne.

Le deuxième groupe ayant accosté le 30 septembre 1227, ils trouvèrent à se loger dans un entrepôt du faubourg. Le samedi 2 octobre, ils se lavèrent les pieds mutuellement, comme au Jeudi saint ; Daniele se confessa et tous les autres se confessèrent à lui, puis il célébra la messe à laquelle tous reçurent de lui la communion ; puis ils se préparèrent à leur «mission» par la prière et des flagellations.

Le dimanche 3 octobre, la tête couverte de cendres, ils entrèrent dans Ceuta, proclamant le nom de Jésus, le seul mot peut-être qu’ils pouvaient prononcer de façon compréhensible par les habitants, dont ils ignoraient la langue totalement. Ils essayaient aussi de dire que Mahomet était un faux prophète, ce qu’on leur conseillerait aujourd’hui de ne jamais dire. Ils furent arrêtés et mis au cachot pendant huit jours.

Le dimanche suivant, ils comparaissent devant le roi, avec un interprète. Il leur est proposé de se convertir et d’avoir une vie de plaisir et sans soucis. Refus catégorique des Religieux. Daniele lance même un Vieux méchant  à l’un des deux bourreaux.

Leur mort étant décidée, tous les Compagnons se jettent aux pieds de Daniele en lui demandant sa bénédiction. Daniele leur dit encore quelques mots d’exhortation.

On les dépouille entièrement, on les expose sur la place, où ils montrent leur joie d’être bientôt couronnés. Ils sont décapités et leurs membres mis en morceaux. C’est le dimanche 10 octobre 1227.

Si leurs restes furent promenés par la ville, ils furent ensuite en grande partie récupérés par les marchands et rapportés en Europe ; plusieurs villes d’Espagne et d’Italie en revendiquent la possession.

Canonisés le 22 janvier 1516, ils sont commémorés au Martyrologe le 10 octobre.

 

 

John Twenge de Bridlington

1320-1379

 

John vit le jour vers 1320 à Thwing (Bridlington, Yorkshire, Angleterre) dans une famille catholique qui plus tard hébergerait deux prêtres persécutés et contribuerait à l’établissement d’un institut marial à Bar Convent.

Il étudia à Oxford et entra chez les Chanoines réguliers de Saint-Augustin, au prieuré de Bridlington, où ses mérites le firent nommer maître des novices, prédicateur, sous-prieur et finalement prieur, deux fois élu (1356 et 1361).

Ce pieux moine transpirait et pleurait en célébrant la sainte Messe ; son émotion était quelquefois telle qu’il fallait le soutenir.

On lui attribua des miracles, dès son vivant, comme le changement de l’eau en vin. Cinq marins en danger de naufrage invoquèrent la Providence «au nom de John de Bridlington», lequel leur apparut alors et les sauva du danger des eaux ; après avoir accosté, ils vinrent remercier John en personne au monastère.

Après avoir sagement guidé le monastère pendant dix-neuf ans, il mourut le 10 octobre 1379.

De nombreux miracles aboutirent à sa canonisation en 1401. Ce fut le dernier Saint proclamé avant la Réforme anglicane. Le roi Henry V vint le remercier pour sa victoire à Azincourt (1415). C’est en vain qu’on supplia le roi Henry VIII d’épargner la magnifique châsse de saint John Twenge : elle fut détruite impitoyablement en 1537. Quand au monastère de Bridlington, il ne reste que la nef de l’église, restaurée au 19e siècle.

 

 

Daniele Comboni

1831-1881

 

Daniele naquit à Limone sul Garda (Brescia, Italie du nord) le 15 mars 1831. Ses bons parents, Luigi et Domenica, très chrétiens et en même temps humbles cultivateurs au service d’un riche propriétaire de l’endroit, eurent huit enfants, presque tous morts en bas âge.

Daniel vient étudier à Vérone, dans l’institut d’un religieux, Nicola Mazza.

La vocation se dessine, mais particulièrement la vocation missionnaire, car il est passionné par ce qu’il apprend des premiers missionnaires que le père Mazza avait envoyés en Afrique centrale. Il fait même le serment de se consacrer à la mission en Afrique centrale (1849).

Il fait ses études sacerdotales et reçoit le sacerdoce en 1854, l’heureuse année où est proclamé le dogme de l’Immaculée Conception de Marie.

Dans un premier temps, il travaille à Buttapietra (Vérone) auprès de malades du choléra.

Puis avec cinq autres missionnaires, il part pour l’Afrique. Sa bonne mère le bénit en l’encourageant par ces simples mots : Va, Daniel, et que le Seigneur te bénisse.

L’arrivée à Khartoum (Soudan) fait découvrir à Daniele l’immensité du travail à accomplir. Mais loin de le décourager, cette tâche lui donne encore plus d’enthousiasme. Même la mort d’un jeune Confrère ne fait que le confirmer dans sa mission : Ou l’Afrique ou la mort.

1861 : suivant l’heureuse et généreuse idée du père Mazza, il rachète des enfants africains pour les amener à Vérone, où ils recevront une bonne formation, comme lui quelques années plus tôt.

Daniele élabore son «Plan pour la régénération de l’Afrique», dont l’idée centrale est de reconnaître à l’Afrique ses capacités pour se construire par elle-même. Il présente son projet au pape, auquel il présentera douze jeune filles africaines, qu’il a accompagnées d’Afrique. Il sillonne l’Europe en quête d’aide spirituelle et matérielle, il rencontre les Rois, les Chefs, les Evêques.

Pour faire connaître cet idéal, il fonde une revue missionnaire (Les Annales du Bon Pasteur), la première en Italie. Puis il fonde à Vérone deux Instituts, masculin et féminin, des Missionnaires du Cœur de Jésus (1867 et 1872), qui prendront plus tard son nom : les pères et les sœurs Comboniens.

Au Caire, il ouvre deux écoles pour les garçons et les filles.

En 1868, il est fait «Cavalliere» dans son pays, mais il refuse la décoration, par fidélité au Pape. Au cours d’un nouveau voyage, il s’arrête à La Salette (Isère, France) où il consacre la Nigritia à la Sainte Vierge.

Lors du concile de Vatican I (1870), il est théologien de l’évêque de Vérone et en profite pour faire signer par soixante-dix évêques une pétition en faveur de l’évangélisation de l’Afrique Centrale : il faudrait que chaque église locale soit engagée dans la conversion de l’Afrique.

En 1873, il repart du Caire pour Khartoum en direction du Cordofan (Soudan central et sud). 

L’activité débordante et la position courageuse du père Comboni ne vont pas sans rencontrer des oppositions ; on le juge parfois négativement, trop audacieux, mais ses efforts vont être couronnés par sa nomination comme évêque de Khartoum (1877).

Dans les années 1877-1878, la moitié de la population locale périt dans une famine tragique, à la suite d’une terrible sécheresse. Daniele en souffre moralement, et aussi physiquement.

Il repasse en Europe, et repart courageusement, pour la huitième fois, aux côtés de ses missionnaires. Il veut lutter contre l’esclavage et donner à l’Eglise en Afrique un élan de jeunesse constructif.

Les épreuves sont trop fortes pour le vaillant missionnaire : fatigué, souvent accusé et calomnié, il tombe malade et meurt, tout juste cinquantenaire, le 10 octobre 1881, à Khartoum.

La guérison miraculeuse d’une jeune fille afro-brésilienne en 1995, aboutit à la béatification de Mgr Comboni en 1996, et un autre miracle en faveur d’une maman musulmane soudanaise, à la canonisation en 2003.

Saint Daniele Comboni est mentionné le 10 octobre au Martyrologe.

Rappelons ici que le Soudan est un immense territoire de cinq fois la superficie de France, divisé en quinze Etats en voie de restructuration. On le sait, les discussions sont en cours, les épisodes de guerre aussi, imposant aux populations mille épreuves : spoliations, enlèvements, mauvais traitements, déplacements, malnutrition, maladies…

 

 

Zofia Kamila Truszkowska

1825-1899

 

Née le 16 mai 1825 à Kalisz dans une grande famille dont le père est propriétaire terrien et procureur, Zofia ne fut baptisée que quelques mois plus tard, le 1er janvier 1826, car la naissance avait été prématurée et l’on remit le baptême. Elle était la première des sept enfants de Jozef et Jozefa Rudzińskich.

La première instruction lui fut donnée à domicile par une personne excellente. L’enfant apprenait avec plaisir, vivacité même, et montrait déjà une certaine sensibilité envers les pauvres.

En 1834, la famille s’installa à Varsovie et Zofia fréquenta l’Académie de Madame Guérin.

En 1841, la tuberculose obligea Zofia à interrompre ses études et à partir en Suisse pour une cure d’un an, au terme de laquelle elle reprit ses lectures et ses études à Varsovie.

Elle songea à entrer dans un monastère de la Visitation, mais un prêtre lui suggéra plutôt de s’occuper de son père malade. De passage en la cathédrale de Cologne, elle comprit que Dieu ne l’attendait pas dans la voie de la Visitation.

En 1854, elle adhéra aux Conférences Saint-Vincent-de-Paul. La même année, dans un appartement qu’elle acheta à Varsovie, elle ouvrit un foyer pour des enfants abandonnés, avec deux autres compagnes.

En 1855, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain et fit des vœux privés. Son directeur spirituel était le père Honorat de Biała, futur Bienheureux (voir au 16 décembre) : il l’encouragea dans la fondation d’une famille spirituelle vouée au service des malades et des pauvres ainsi qu’à l’enseignement, et qui sera affiliée au Tiers-Ordre franciscain. Ce sera la Congrégation de Saint-Félix-de-Cantalicio (cf. 18 mai), dont les membres seront communément appelées Sœurs féliciennes.

En 1856, elle loua un appartement encore plus grand, pour des enfants et des femmes âgées.

En 1857, elle revêtit l’habit religieux et prononça les vœux, avec le nom de Maria Aniela. La nouvelle famille religieuse s’étendit de façon prodigieuse : en sept ans furent ouvertes trente-quatre maisons. Bientôt naquit une nouvelle branche, pour les contemplatives, cloîtrées, qui seraient les Sœurs Capucines de Sainte-Claire, où se retira Maria Aniela.

Elle sera élue supérieure des deux instituts pendant huit ans.

En 1863, des troubles agitèrent le pays contre la Russie : sans parti pris, elle ouvrit des infirmeries pour soigner les blessés des deux partis, ce qui entraîna la fermeture de ses maisons de la part des autorités.

Les Sœurs Capucines se réfugièrent chez les Bernardines, les autres repartirent dans leurs familles. Un an après, l’empereur d’Autriche autorisait la réouverture de la Congrégation.

Maria Aniela, malade, ne regagna Cracovie qu’en 1865, Cracovie étant sous administration autrichienne. Mais en 1868 elle renonça à sa charge, à cause de ses mauvaises conditions de santé. Désormais, frappée par une pénible surdité, Maria Aniela passa les trente dernières années de sa vie à écrire, à prier, à orner l’église avec les fleurs qu’elle cultivait, à coudre des ornements sacerdotaux.

En 1872, elle fut frappée par un douloureux cancer à l’estomac.

Reconnues en 1874, les Sœurs féliciennes ouvriront des maisons aux Etats-Unis, avec la bénédiction de leur Fondatrice. En Amérique, elles prendront en charge les émigrés polonais.

Avant de mourir, Mère Maria Aniela eut la joie d’apprendre l’approbation définitive des Constitutions de sa congrégation. 

Minée par le cancer, atteinte à la colonne vertébrale, exténuée par la souffrance, Mère Maria Aniela Truszkowska s’éteignit à Cracovie le 10 octobre 1899 et fut béatifiée en 1993.

 

 

 

María Catalina Irigoyen Echegaray

1848-1918

 

Tiburcio Irigoyen et Leonarda Echagaray étaient de très bons chrétiens à Pamplona (Navarre, Espagne). Ils eurent huit enfants, dont les deux derniers étaient jumeaux, et María était cette jumelle.

Baptisée dès le lendemain, elle grandit dans une ambiance saine où éclôt bientôt sa vocation religieuse.

En 1878, elle demande son admission à l’Institut des Servantes de Marie, fondé par sainte María Soledad Torrés Acosta (voir au 11 octobre). Mais il lui est conseillé de patienter encore un peu, car elle doit s’occuper chez elle de plusieurs malades de sa famille.

Elle peut enfin entrer chez les Religieuses en 1882, à Madrid, où la maison était encore en construction. Elle fait sa première profession en 1883, puis la solennelle et définitive en 1889.

Tout le reste de sa vie se passe à Madrid, où elle part pleine d’entrain au domicile des malades pour les soigner, les consoler, les écouter patiemment. Elle fut si bienveillante pour chacun d’eux qu’ils la considéraient comme leur mère.

Après vingt-trois années de ce long apostolat, María Catalina fut destinée pendant sept autres années à la réception des dons pour l’Institut.

Les dernières années de sa vie, la pauvre ne pouvait plus se rendre utile matériellement, car les infirmités la crucifiaient de plus en plus, l’identifiant au Sauveur crucifié.

Elle s’éteint à ce monde le 10 octobre 1918.

Elle a été béatifiée en 2011.

Le miracle attribué à María Catalina fut la guérison totale d’un Bolivien, frappé brusquement en 2004 d’une hydrocéphalie, compliquée de méningite, hémorragie et infarctus cérébral.

Pedro de Alcántara de Fortón de Cascajares

1888-1936

 

Pedro naquit le 26 avril 1888 et fut baptisé le jour suivant. Il reçut le prénom de Pedro (Pierre), non pas de Pierre l’Apôtre, mais d’un Saint espagnol du XVIe siècle, Pedro de Alcántara (voir au 18 octobre).

Il reçut la confirmation en 1893.

En 1904, il entra comme novice chez les Carmélites Déchaux au Désert de Las Palmas où il fit sa première profession en 1905.

Il fut ordonné prêtre en 1912, et ses qualités le firent remarquer pour être élu prieur à Valencia en 1924, puis à Zaragoza (Saragosse) en 1927.

En 1933, il fut élu au conseil provincial et conventuel de Villanueva de la Jara.

En juillet 1936, il partit pour Barcelone, où il devait prêcher à l’occasion de la fête de Notre-Dame du Carmel (16 juillet). Contraint d’abandonner le couvent, et quoique vêtu civilement, il fut reconnu par des révolutionnaires, qui le giflèrent violemment en pleine rue. Le croyant mort, ils l’abandonnèrent au coin du couvent, d’où deux gardes le relevèrent et le portèrent à l’hôpital.

Il resta là jusqu’au 10 octobre, jour où des miliciens l’emmenèrent sur les côtes de Garraf (Barcelone) et, au lieu-dit Mala dona, le précipitèrent dans la mer.

Ce prêtre martyr de quarante-huit ans fut béatifié en 2007.

 

 

Leon Wetmański

1886-1941

 

Leon naquit le 10 avril 1886, à Żuromín (Pologne), de Adám et Cordula Chądzyńskich.

Après les études primaires, il commença la préparation au magistère ; il ne manqua pas de soutenir l’usage de la langue polonaise et souscrivit une pétition en ce sens, à la suite de quoi il fut rayé de la dernière année de préparation au diplôme.

Il acheva ses études secondaires à Płock et sentit bientôt l’appel au sacerdoce. Il entra au Grand séminaire de Płock en 1906 et fut ordonné prêtre en 1912.

Il fut envoyé à l’Académie de Saint-Petersburg, où il reçut le doctorat en théologie.

En 1917, ne pouvant retourner dans son pays, il fut nommé directeur spirituel au Grand séminaire de Saint-Petersburg en même temps qu’il assistait les réfugiés et les orphelins de guerre.

En 1918, de retour en Pologne, il fut nommé directeur spirituel et professeur de théologie ascétique et mystique au Grand séminaire de Płock ; il y sera aussi vice-recteur.

Actif et efficace dans la pastorale et les œuvres de charité, il lutta contre l’alcoolisme ; il fut nommé en 1921 aumônier au sanctuaire de la Divine Miséricorde. 

Finalement, il fut nommé en 1927 évêque auxiliaire à Płock, dont l’évêque était le futur bienheureux Anton Julian Nowowiejski (voir au 28 mai), et qu’il seconda en parfaite harmonie.

Il fonda la Caritas Diocesana, ainsi que l’association des Dames de la Charité. Il mit en place une cantine populaire, qui offrait chaque jour jusqu’à cinq cents repas.

On sait qu’il désirait la grâce du martyre. Dieu la lui accorda bientôt.

Lors de la Deuxième guerre mondiale, les deux évêques persévérèrent autant que possible dans l’exercice de leurs fonctions. Mgr Wietmański fut arrêté une première fois en novembre 1939, et libéré après quelques jours ; de nouveau, il fut arrêté le 28 février 1940 et conduit au camp de concentration de Słupna.

Le 8 mars 1941, il était transféré au camp de Działdowo, où il partagea la cellule d’autres prêtres. 

Il se peut qu’on lui ait déclenché la fièvre typhoïde durant l’été 1941 ; les autorités allemandes donnèrent le 10 octobre 1941 comme date officielle de sa mort.

Mgr Wetmański fut béatifié en 1999.

 

 

Edward Detkens

1885-1942

 

Edward naquit à Mokotóv (Mazovie, Pologne) le 14 octobre 1885.

Après avoir été ordonné prêtre, il fut recteur de la paroisse étudiante de Sainte Anne à Varsovie et animait le groupe Juventus Christiana. Pour et avec les étudiants, il organisait de nombreux pélerinages à Częstochowa.

Lors de l’invasion allemande, il fut arrêté une première fois le 4 octobre 1939 et libéré.

Arrêté à nouveau en mars 1940, il fut enfermé à la prison de Pawiak, puis à Sachsenhausen, et déporté à Dachau, où il porta le numéro 27831.

Désormais invalide, il fut convoyé aux chambres à gaz et mourut le 10 octobre 1942, après avoir chanté le Nunc dimittis. Son ultime prière fut encore : Par ta Passion, Christ, aide-moi à surmonter le supplice de la chambre à gaz.

Il fut béatifié en 1999.

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 23:00

09 OCTOBRE

 

-XVIII.

S Abraham, père des Croyants, et sa sainte épouse Sara.

?

SS Diodorus, Diomedes et Didymus, martyrs à Laodicée.

III.

SS Denis et ses compagnons, martyrs à Paris ; ne pas le confondre, bien sûr, avec celui du 3 octobre ; au IXe siècle Hilduin traduisit les œuvres du "Pseudo-Denys", l'assimilant avec notre Denys martyr, faisant naître ainsi l'histoire du Denys de l'Aréopage, premier évêque à Paris et martyr décapité à Montmartre, transportant sa tête jusqu'au cimetière où il est enterré. 

IV.

S Domninus, martyr près de Parme.

Ste Publia, abbesse à Antioche ; avec les moniales, elle invectiva Julien l'Apostat, qui la fit gifler.

VII.

Ste Austregilde, mère de s. Loup, évêque à Sens.

S Sabinus, ermite en pays de Bigorre.

S Domninus, ermite en Ombrie.

S Ghislain, fondateur et abbé près de Mons..

IX.

S Phocas, moine à Daphné, puis à l'Olympe, enfin à Constantinople, après avoir fait un pèlerinage à Jérusalem où il eut à souffrir des Arabes.

S Nidgar, évêque à Augsburg.

X.

S Adalbéron, évêque à Augsburg.

XI.

S Diodato, abbé au Mont Cassin, très maltraité par le prince lombard, qui le laissa mourir de faim et de froid en prison.

S Gunther, noble allemand converti après une jeunesse agitée ; moine à Niederaltaich, il fonda le monastère de Rinchnach et acheva ses jours comme ermite.

XII.

S Goswin, moine et abbé réformateur à Anchin ; il avait discuté avec Abélard à Paris, et l'hébergea dans un de ses monastères.

S Bernard de Rodez, moine puis abbé à Montsalvy.

XVI.

S Luis Bertrán, dominicain espagnol, passé en Colombie où il convertit Indiens et Noirs, puis prieur à Valence, grand apôtre du rosaire.

S Giovanni Leonardi, toscan, fondateur à Rome des Clercs de la Mère de Dieu et à l'origine du séminaire de la Propagande.

XX.

SS Frères des Ecoles Chrétiennes espagnols martyrs à Turon (Asturies), en 1934, béatifiés en 1990 et canonisés en 1999 :

José Sanz Tejedor (Cirilo Bertrán, *1888), 

Filomeno López y López (Marciano José, *1900), 

Vilfrido Fernández Zapico (Julián Alfredo, *1902), 

Claudio Bernabé Cano (Victoriano Pío, *1905, le chef de chœur), 

Vicente Alonso Andrés (Benjamín Julián, *1908), 

Román Martínez Fernández (Augusto Andrés, *1910), 

Héctor Valdivielso Sáez (Benito de Jesùs, *1910, né en Argentine de parents émigrés), 

Manuel Seco Gutiérrez (Aniceto Adolfo, *1912), 

avec leur confesseur, le père passionniste Manuel Canoura Arnau (Inocencio de l'Immaculée, *1889). 

Abraham

XXe siècle avant Jésus-Christ

 

Le patriarche Abraham domine l’histoire des origines d’Israël. C’est le livre biblique de la Genèse qui nous renseigne sur ses origines, sa vie, et toute son action prophétique.

Abram, fils de Térah, apparaît dans la Genèse au chapitre 11 : Quand Térah eut soixante-dix ans, il engendra Abram (Gn 11:26). Sa mort est relatée bien plus loin au chapitre 25 : Voici la durée de la vie d’Abraham : cent soixante-quinze ans. Puis Abraham expira, il mourut dans une vieillesse heureuse, âgé et rassasié de jours (Gn 25:7-8).

Térah était de Ur, en Chaldée (basse Mésopotamie), et s’était installé ensuite à Harran, au nord-ouest, la Syrie du Nord.

Son fils Abram avait pour épouse Saraï, qui était stérile.

Abram reçoit alors de Dieu la mission de quitter son pays, la maison de son père, pour aller s’installer en terre de Canaan, que Dieu lui donne ainsi qu’à sa postérité.

Une famine conduit Abram en Egypte, où sa jolie épouse est amenée au Pharaon ; celui-ci la prend pour épouse pendant un temps mais, ayant compris son erreur, la rend à Abram et les fait accompagner à la frontière.

Revenu en Canaan, Abram doit combattre des rois étrangers, et remet la dîme de tout son butin au prêtre Melchisédech. C’est là que l’Ecriture nous présente ce «prêtre du Dieu très haut», qui apporte du pain et du vin. Une figure très mystérieuse, considérée plus tard par toute la tradition comme l’ancêtre du sacerdoce, image de Jésus-Christ (ou même peut-être Jésus-Christ lui-même).

Dieu fait ensuite à Abram la promesse d’être le père d’une multitude de descendants, aussi nombreux que les étoiles du ciel.

Saraï, toujours stérile, propose sa servante Agar à Abram pour lui donner un fils. Mais une fois enceinte, Agar méprise Saraï, qui la renvoie avec son petit garçon Ismaël.

Dieu répète alors sa promesse solennelle à Abram : il s’appellera Abraham, c’est-à-dire père d’une multitude de peuples, et Saraï s’appellera Sara ; ils auront bientôt un fils ; ce sera Isaac.

En signe de cette alliance, Dieu demande à Abraham de procéder à la circoncision des mâles. 

Abraham reçoit alors à Mambré trois mystérieux personnages qui viennent lui confirmer la prochaine naissance de son fils. Abraham alors a quatre-vingt dix-neuf ans.

Avant la naissance d’Isaac, se produit l’épisode de Sodome et Gomorrhe, que Dieu veut détruire à cause des graves péchés contre nature qui s’y commettent. On entend là Abraham intercéder audiacieusement au nom de «cinquante justes», ou même dix justes, mais Dieu ne trouve pas même dix justes dans ces bourgades, qui sont détruites par le feu du ciel.

Quelques années après la naissance d’Isaac, Dieu demande à Abraham le sacrifice de son fils. On voit alors ce vieux père, sans sourciller, emmener son petit garçon sur la montagne pour l’immoler à Dieu. C’est la figure de Jésus-Christ, fils unique de Dieu, qui sera immolé sur le Calvaire. Mais au moment d’élever son couteau, Abraham est retenu par l’ «ange du Seigneur», qui lui réitère les bénédictions et les promesses de Dieu, en récompense de sa fidélité totale.

Abraham est considéré comme le père des croyants, du moins de tous ceux qui comme lui et après lui, reçurent la Loi de Dieu et son accomplissement en la personne de Jésus-Christ, tous les chrétiens.

Jésus-Christ rend un témoignage profond sur Abraham (Jn 8:31-58) lors d’une longue discussion avec les Juifs incrédules : Abraham, votre père, exulta à la pensée de voir mon jour ; il l’a vu et il s’est réjoui. Cette déclaration de Jésus-Christ lui-même donne à penser qu’Abraham, divinement inspiré, considéra la naissance de son fils unique comme l’image de la naissance du Fils unique de Dieu.

Dans le Canon romain de la messe, il est rappelé que le Sacrifice du Christ fut déjà annoncé par «le sacrifice de notre père Abraham», dont le nom revient aussi dans les deux chants évangéliques du Magnificat et du Benedictus (Lc 1:55 et 73).

Comme en Orient, on fête le saint patriarche Abraham le 9 octobre, jour où il est commémoré au Martyrologe.

 

 

Denys Aréopagite

1er ou 3e ou 5e siècle

 

Les Actes des Apôtres rapportent qu’en Athènes se trouvait un certain Dionysios lequel, entendant le discours de l’apôtre Paul, adhéra à la foi chrétienne (Ac 17:34).

Pendant un certain temps (c’est-à-dire quelques siècles), on a parfaitement identifié ce Denys Aréopagite du premier siècle, avec l’évêque de Paris du 3e et l’auteur mystique du 5e siècle, ce dernier appelé Pseudo-Denys.

L’histoire était celle-ci : Denys, qui vivait à Athènes, se convertit en entendant saint Paul, qui le consacra premier évêque pour Athènes ; c’est le même qui affirme dans ses écrits avoir observé cette mystérieuse «éclipse», le jour de la mort du Christ, et assisté au trépas de la Vierge Marie en compagnie des Apôtres alors présents à Ephèse.

Successivement, Denys serait venu à Rome pour partager le sort glorieux de Paul, mais arriva «trop tard», aussi fut-il bientôt envoyé par le pape pour fonder l’Eglise à Lutèce (Paris). Et c’est là qu’il subit le martyre par la décapitation : une fois mort, il se serait relevé, portant dans ses mains sa tête sanglante et aurait marché jusqu’à l’endroit où il désirait être enterré, devenu depuis Montmartre.

Les difficultés de cette histoire sont de plusieurs ordres, selon les spécialistes. 

Concernant les œuvres de Denys, on a dit qu’elles reflétaient le néo-platonisme du 5e siècle ; que, curieusement, un tel Auteur n’est jamais mentionné par les Pères jusqu’au 5e siècle ; et aussi que l’auteur s’est donné pour Denys, pour affirmer son autorité ; ces critiques n’apparaissent pas avant le 15e siècle, et parmi eux se trouvent des gens comme Erasme et Luther, puis certains rationalistes peu connus du 19e siècle.

On pourrait avancer d’autres remarques : ne serait-ce pas le néoplatonisme qui reprit à son compte, en les déformant, certaines idées de Denys ?  Et comment un auteur si mystique pouvait ainsi mentir en prétendant, par exemple, avoir observé la ténèbre du jour de la mort du Christ ? Quant aux Pères de l’Eglise, connaissaient-ils ces écrits ? n’étaient-ils pas laissés de côté parce qu’on se méfiait un peu de cette mystique, qu’on ne comprenait pas, mais qui tout de même n’était pas condamnable ? Et surtout, ils ne concernaient pas les grandes polémiques doctrinales des premiers siècles.

Concernant l’évêque de Paris, on a dit que l’envoi en Gaule, par le pape, des sept évêques fondateurs, remonte seulement au 3e siècle et que ce ne pouvait être l’Aréopagite. On pourrait bien répondre que peut-être l’Aréopagite alla aussi à Lutèce dès le 1er siècle et y mourut, mais ce qui est étrange ici, c’est que l’évêque d’Athènes ait ainsi abandonné son troupeau, qu’un pasteur ne doit jamais laisser. 

Dans l’impossibilité de trancher et de résoudre ces questions, on accepte généralement se trouver devant trois Saint Denys : 

  1. l’Aréopagite, premier évêque d’Athènes, dont on ignore comment il mourut ; le Martyrologe le commémore au 3 octobre ;
  2. Denys de Paris, martyr au 3e siècle à Lutèce ; le Martyrologe le commémore au 9 octobre, avec le prêtre Rusticus et le diacre Eleutherius ; 
  3. Denys le Mystique, dit Pseudo-Denys, qui a tant inspiré la théologie médiévale (Scot Erigène, Thomas d’Aquin), qu’on a même présenté comme le Père de la Théologie Occidentale ou aussi Père de la Théologie Mystique (sic) ; ce mystérieux auteur si illustre n’est pas canonisé, n’est pas au Martyrologe.

 

Diodorus, Diomedes, Didymus de Laodicée
?

Ces trois martyrs n’ont qu’un nom.
Laodicée de Syrie est aujourd’hui Lattaquié. Mais s’il s’agit de Laodicée de Phénicie, ce serait l’actuelle capitale du Liban, Beyrouth.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Diodorus, Diomedes, Didymus de Laodicée au 9 octobre.

 

Domninus de Parme
4. siècle

Si l’on en croit une ancienne Passio, Domninus était cubicularius (camérier) de l’empereur Maximien Hercule.
Lorsque ce dernier persécuta les Chrétiens de Germanie, Domninus et quelques centaines d’autres s’enfuirent vers le nord de l’Italie.
Ils furent rejoints en divers endroits. Domninus fut massacré aux environs de Parme et décapité. 
Il aurait même ramassé sa tête et l’aurait reportée plus loin, là où il fut enseveli.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Domninus de Parme au 9 octobre.

 

Publia d’Antioche de Syrie
4. siècle

Cette pieuse femme vivait en Syrie. 
De son mariage elle n’eut qu’un fils, Ioannis, qui joua un rôle fort important dans la ville, et eut la constante humilité de refuser l’épiscopat.
Devenue veuve, elle entra dans un monastère, dont elle devint abbesse.
Vint à passer l’empereur apostat Julien. On pourrait supposer que l’abbesse et ses moniales se seraient recueillies dans leur chapelle pour prier pour ce pauvre Julien qui combattait la foi de son enfance et donnait un si mauvais exemple à la société. Publia fut plus audacieuse : elle mit ses moniales sur le chemin de l’empereur et les fit chanter certains versets du psaume 113 :
Les idoles des nations ne sont que de l’or et de l’argent, œuvres de la main des hommes. (v.4)
Ils leur ressemblent, ceux qui les fabriquent, tous ceux qui se confient en elles. (v.8)
Agacé, Julien leur demanda de se taire. Mais Publia les fit enchaîner l’autre psaume :
Que Dieu se lève, que ses ennemis soient dispersés (Ps 67:1).
Furieux d’être ainsi pris en dérision, l’empereur fit appeler Publia et demanda à un de ses sbires de la gifler.
Publia avait un âge respectable, mais aussi sa forte personnalité. Sans s’émouvoir de ce geste, elle en exprima toute sa reconnaissance et sa fierté… et fit continuer de chanter les braves moniales.
On ne sait rien d’autre sur elle.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Publia d’Antioche de Syrie au 9 octobre.

 

Domninus ermite

† 610

 

Domninus n’est pas un nom rare dans le Martyrologe. On en trouve deux ce même 9 octobre.

Le nôtre, mieux connu que l’autre Martyr, était un laïc chrétien de Città di Castello (Ombrie, Italie C).

Il collabora avec l’évêque s.Florencius ou Floridus et le prêtre s.Amancius à la reconstruction de la ville, qui s’appelait alors Castrum Felicitatis (Camp de Bonheur), à la suite de sa destruction lors de l’invasion des Goths conduits par Totila.

Après la mort de l’évêque, il se retira dans un genre de vie érémitique, et devint en quelque sorte le conseiller de la population voisine.

Quoique toujours laïc, il est à l’occasion représenté avec un calice ; en outre, un petit chien rôde à ses pieds, en souvenir de la guérison obtenue par la prière de Domninus pour la victime d’un chien enragé.

Saint Domninus ermite est apparu le 9 octobre dans le récent Martyrologe Romain.

 

 

Ghislain abbé

† 681

 

Gislenus, traduit Gisel, Gislel, Ghysel, Ghyselen, enfin Ghislain, est un nom d’origine gauloise.

On l’a dit originaire de Grèce, étudiant à Athènes, puis profès sous la règle de s.Basile (v. 2 janvier).

Mais comment un Grec aurait-il reçu un tel nom germanique ? On essaie de concilier les deux choses en supposant que la famille (franque) de Ghislain se serait réfugiée en Grèce pour fuir les invasions barbares. C’est ainsi que Ghislain se serait trouvé en contact avec l’école d’Athènes, où il découvrit les Saints grecs, Grégoire de Nazianze, Basile… 

Ghislain entra ainsi dans un monastère de l’Ordre basilien et fut ordonné prêtre.

Un document le traite ni plus ni moins de semideus, demi-dieu, certainement à cause de ses vertus et de son détachement du monde.

Durant un songe, il aurait été invité à se rendre à Rome, où il rencontra le pape ; après avoir vénéré le tombeau des Apôtres, une apparition de s.Pierre l’invita à aller évangéliser la Gaule Belgique.

Le fait est qu’il vint en Hainaut (Belgique) dans le courant du 7e siècle, avec deux disciples encore moins connus que lui, Lambert et Bellère, et qu’ils fondèrent un petit monastère en une localité appelée Ursidungus. Un oratoire fut dédié aux saints Pierre et Paul.

Ursidungus ou sans doute plutôt Ursidumus est lié à l’installation de Ghislain. Une ourse, qui avait trouvé refuge auprès de Ghislain pour échapper aux chasseurs, l’attira au cœur d’une forêt proche, où elle allaitait ses petits. Voilà pourquoi cet endroit fut appelé Buisson de l’Ourse, Ursi-dumus, qui a dû évoluer localement en Ursidungus, Ursidongue).

Ghislain fut en rapport avec l’évêque de Cambrai, avec s.Amand, sainte Waudru et sainte Aldegonde (v. 6 février, 9 avril, 30 janvier). Waudru donna à Ghislain un vaste terrain. Un grand monastère allait bientôt s’élever.

Les disciples ne tardèrent pas à se multiplier autour de Ghislain. Ils furent plusieurs centaines.

Ghislain eut l’occasion de s’arrêter chez le seigneur de Roisin, dont l’épouse semblait en péril de mort au moment d’accoucher. Ghislain ceignit la maman de la ceinture de son mari, et l’enfant naquit sans problème ; il fut nommé Baudry, en souvenir du baudrier sauveur.

Ghislain serait mort, âgé, vers 681-685.

Les futures mamans ont pris l’habitude d’invoquer Ghislain pour une heureuse délivrance. 

L’abbaye fut détruite au passage des Normands en 881 ; peu après un aveugle y recouvra la vue. L’abbaye fut reconstruite, et de nouveau détruite par un incendie au 10e siècle.

L’actuelle ville de Saint-Ghislain se trouve à l’Est de Mons.                 

Saint Ghislain abbé est commémoré le 9 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sabinus du Lavedan

7e siècle

 

Sabinus (Savin) venait de Catalogne, où on hésite à le faire naître au 7e ou 8e siècle. 

Il s’arrêta dans le Poitou, où le comte de Poitiers lui confia la formation de son fils. Bientôt le maître et le disciple entrèrent au monastère de Ligugé.

Après trois ans, Savin fut conduit à s’installer dans ce beau pays de Bigorre pour évangéliser le Lavedan. Il y mena une vie d’anachorète, dans la contemplation et la mortification, qui dura près de treize ans. Pendant cette période, il travailla à la conversion de la population, par sa prière, qui s’accompagnait de miracles.

Son ermitage a donné lieu à l’abbaye de Saint-Savin, dont il ne reste que l’église et la salle du chapitre.

Saint Sabinus du Lavedan est commémoré le 9 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Diodato du Mont Cassin

† 834

 

Diodato (Deusdedit, Deodato, Adeodato, Dieudonné) fut en 828 le quinzième abbé du Mont-Cassin et tint cette charge pendant six ans.

Il semble que le prince lombard Sicardo eût des prétentions sur tous les territoires de la région, et que Diodato au contraire s’efforçait de conserver l’indépendance du monastère.

Le prince le fit enlever et jeter en prison à Benevento. 

L’Abbé y mourut de faim et de froid en 834.

Le prince inique dut tout de même restituer à l’abbaye la dépouille de son Prisonnier. La tombe de celui-ci fut fréquentée et des miracles s’y produisirent.

Saint Diodato du Mont Cassin est commémoré le 9 octobre dans le Martyrologe Romain.

Gunther de Niederaltaich

955-1045

 

Il naquit peut-être vers 955 à Schwarzburg (Thuringe, Allemagne C). Sa parenté avec des familles de la noblesse semble contestable.

Vers 1005, il comprit la nécessité de changer de vie, après une jeunesse plutôt désordonnée.

Il se présenta à l’abbé Godehard de Hersfeld, qui lui conseilla le pèlerinage à Rome pour obtenir le pardon de ses péchés.

Vers 1006, il entra à l’abbaye de Niederaltaich.

Avec ses biens, il favorisa la fondation de l’abbaye de Göllingen, où il fut nommé prieur. Mais il comprit bien vite qu’il n’était pas encore mûr pour une telle mission, et rentra à Niederaltaich.

Le jeune moine avait connu les bagarres dans le monde ; à présent, il voulait se bagarrer contre sa propre nature et la réduire au libre esclavage de la nouvelle créature en Dieu. En 1008, il s’éloigna un peu de son abbaye et vécut trois ans sur le mont Ranzinger, puis s’enfonça dans les profondes montagnes qui séparent la Bavière et la Bohême.

La neige un jour l’empêcha d’aller se procurer du pain ; il jeûna une quinzaine de jours.

Comme il advient quand la vertu grandit dans la Lumière, des disciples se présentèrent. Un certain Tamno, qui prétendait recevoir des visions célestes, apprit à être humble et obéissant. La petite communauté se mit à défricher la forêt, en même temps que Gunther aidait ses compagnons à défricher leurs défauts.

Peu instruit, Gunther avait cependant des lumières sur l’Ecriture, et fit un jour pleurer l’auditoire par ses réflexions sur s.Jean-Baptiste.

La petite communauté donna ainsi naissance au monastère de Rinchnach (1011), dont la dédicace eut lieu en 1019.

Gunther y vécut quelque trente-sept ans. En 1040, il réunit son monastère à celui de Niederaltaich et reprit sa vie d’anachorète, qu’il acheva par une douce mort en 1045.

En 1420, les Hussites dévastèrent les monastères, dont celui où étaient conservées les reliques de s.Gunther.

Saint Gunther de Niederaltaich est commémoré le 9 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bernard de Rodez

1040-1110

 

Bernard naquit vers 1040 à Rodez (Aveyron).

Tout jeune il entra au monastère des chanoines réguliers de Saint-Amand-de-Coly (Dordogne). L’observance était médiocre et saint Gausbert (v. 27 mai), ne pouvant arriver à la modifier, alla fonder un nouveau monastère à Montsalvy, emmenant avec lui le jeune Bernard.

En 1079, Bernard succéda à Gausbert, et resta abbé pendant plus de trente ans jusqu’à sa mort ; les chanoines profitèrent du dynamisme du jeune abbé et le monastère connut une période de grande ascension spirituelle et culturelle.

Bernard mourut le 9 octobre 1110.

Si son culte semble avoir été purement local, le Martyrologe mentionne saint Bernard de Rodez au 9 octobre.

 

 

Goswin d’Anchin

1082-1166

 

Il naquit vers 1082 à Douai (Nord) dans une famille noble.

Après ses premières études de philosophie, il fut envoyé à Paris, où il eut l’occasion de répondre publiquement (et victorieusement) à Abélard.

Après une brève activité d’enseignement et de retour à Douai, il fut chanoine à Saint-Amé, mais voulut s’orienter vers une vie plus austère. Entre temps, un maître de Paris lui envoya un texte de Priscien, récemment retrouvé, pour le traduire. 

Il entra vers 1115 au monastère bénédictin d’Anchin, avec son frère. Le noviciat ne fut pas facile pour Goswin, qui fut fort éprouvé physiquement et en même temps sans consolation dans la prière, mais la vertu de persévérance fut au rendez-vous. Goswin fit la profession, fut ordonné prêtre en 1118 et nommé professeur.

Bientôt après, l’abbé l’envoya à Soissons pour y amener une nécessaire réforme ; il y réussit si bien qu’au bout de peu temps il laissa là son frère comme prieur, et fut nommé à l’autre monastère de Soissons, Saint-Médard.

Le piquant de cette situation est que l’on confia à Goswin la garde d’Abélard, qui venait d’être condamné.

Goswin avait avec lui les œuvres de s. Grégoire le Grand (v. 3 septembre), qu’il admirait particulièrement. Or, durant une très grave maladie, Goswin eut une apparition du même s. Grégoire, qui lui tendit une potion mystérieuse à boire ; il guérit.

Il fut alors nommé prieur à Reims, et rappelé à Anchin, dans la même fonction, tandis que l’abbé était toujours le même, Alvise.

En 1131, Alvise fut nommé évêque à Cambrai-Arras, et Goswin lui succéda comme abbé. Il le resta plus de trente ans. Sous son abbatiat, les moines développèrent activement leur activité de copistes ; c’est ainsi que furent recopiés et enluminés les textes des Pères. Plusieurs moines devinrent à leur tour abbés en diverses abbayes du nord de la France.

Humble et effacé, Goswin ne parut au dehors, si ce n’est au concile de Reims de 1148 : le pape le chargea alors de réformer l’abbaye de Compiègne. Il y partit presque précipitamment, n’emportant que deux pièces de monnaie : les premiers pauvres qu’il rencontra en bénéficièrent, et Dieu les lui multiplia durant tout le reste du chemin.

Fin septembre 1166, Goswin fut atteint de «fièvre quarte» ou malaria. Il s’éteignit le 9 octobre 1166. 

De l’abbaye d’Anchin, il ne reste rien. Et saint Goswin n’est pas mentionné au Martyrologe.

 

 

Luis Bertrán i Eixarch

1526-1581

 

Luis Bertrán i Eixarch naquit le 1er janvier 1526 à Valencia (Espagne), aîné des neuf enfants de Juan Luis Bertrán et Ángela Eixarch, deuxième épouse de ce dernier après son veuvage.

Le papa, pacifique et droit, était un honorable notaire, qui travailla pour l’Inquisition.

L’enfant reçut au Baptême les noms de Juan Luis; mais ne porta habituellement que celui de Luis, par lequel il est connu. On signale qu’il fut baptisé dans la même église que saint Vicente Ferrer (v. 5 avril).

Pour lui faire passer ses caprices de bambin, ses parents l’emmenaient regarder les saintes images de l’église ou les statues dans les niches extérieures. Jeune encore, Luis porta l’habit clérical et assistait les malades à l’hôpital.

A la maison, il remuait un peu les draps de son lit pour faire croire qu’il y avait dormi, mais la domestique voyait bien que les draps restaient propres. Ses nuits se passaient dans la prière.

Les parents mirent quelque opposition à son entrée chez les Dominicains, alléguant sa mauvaise constitution ; Luis y entra à l’insu de ses parents, en 1544. Une vilaine calomnie arriva aussi au couvent pour l’en faire renvoyer, mais la supercherie fut éventée.

Luis fut ordonné prêtre en 1547 et envoyé à Llombay (Valencia). Huit jours après la mort de son père, Luis le vit délivré des peines du purgatoire, grâce aux mortifications qu’il s’était imposées.

Il fut deux fois nommé maître des novices, charge dans laquelle il montra toute sa clairvoyance ; il renvoyait un candidat incertain de sa vocation, prophétisait à d’autres leur prochain départ, l’un pour avoir prétendu avoir été favorisé de révélations, un autre pour être beaucoup trop scrupuleux. Mais il savait aussi les encourager, et souhaitait en faire des Religieux très instruits, gage de leur fidélité à l’Eglise.

Il fut nommé au couvent d’Albaida. Les miracles commencèrent (ou continuèrent) : il éteignit un incendie d’un signe de croix ; il «apprit» que la blanchisseuse du couvent était dans la gêne et glissa deux pièces dans le linge sale…

En 1560 il revint à Valencia, coomme maître des novices. Il y eut à ce moment une razzia de pirates musulmans qui quittaient la côte espagnole ; Luis pria et obtint une tempête qui engloutit les voleurs, corps et biens.

Ayant reçu un «confrère» indien qui lui parla de la situation de l’Amérique latine (mais qui n’était qu’un manipulateur), il s’emballa pour la cause des Indiens et demanda à partir. Arrivé dans la Nouvelle Grenade (auj. Colombie), il prit la défense des Indios et des Noirs, dont il se fit comprendre miraculeusement, quoique ne parlant qu’espagnol.

En 1568, on le nomma prieur à Bogotá. Il s’en prit souvent à la cruauté des officiers espagnols et subit plusieurs fois des tentatives d’assassinat. Finalement, il demanda son retour à la patrie et redevint maître des novices, près de Valencia, puis à Valencia même.

A la Noël, il alla coucher dans une étable ; il multiplia un jour les sept morceaux de pain restants pour nourrir ses trente Religieux, et il en resta ; il développa la dévotion du rosaire.

En 1579, on lui conseilla d’aller boire à une fontaine au sud de Valencia, car il souffrait d’une terrible soif. Il fut vraiment soulagé et, en reconnaissance, bénit la fontaine qui, depuis, devint miraculeuse et s’appelle aujourd’hui Fuente de San Luis (Source de saint Louis).

Il eut l’occasion de correspondre avec sainte Teresa de Ávila, qu’il encouragea. Il se lia d’amitié profonde avec le franciscain Nicolás Factor (v. 23 décembre). L’évêque Juan de Ribera (v. 6 janvier) également l’avait en grande vénération et se fit un devoir de l’assister aux derniers moments.

Les merveilles qu’on vient de raconter ne sont qu’une infime partie de tous les miracles que put accomplir Luis ; à lui comme pour tant d’autres thaumaturges peut s’appliquer cette prophétie du Christ : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes (Jn 14:12).

Il mourut, à Valence, le 9 octobre 1581.

Luis Bertrán i Eixarch a été béatifié en 1608 et canonisé en 1671.

Il a en outre été proclamé Patron de la Nouvelle Grenade : Colombie, Vénézuéla, Equateur et Panama.

Ses reliques se trouvaient encore à Valencia, dans l’église où il avait été baptisé, mais les ennemis de Dieu les brûlèrent en 1936.

Il existe un autre Luis Bertrán, également dominicain, et martyr au Japon (v. 29 juillet).

 

 

Giovanni Leonardi

1541-1609

 

Giovanni (Jean) vit le jour vers 1541 à Diecimo (Lucques, Toscane, Italie), de modestes parents cultivateurs.

En 1567, il partit étudier la pharmacie à Lucques (Lucca). Désireux d’une vie vraiment chrétienne, il s’orienta vers la théologie et fut ordonné prêtre en 1572.

Curé d’une paroisse de Lucques, il s’occupa de la formation chrétienne des jeunes et fonda une Compagnie de la Doctrine Chrétienne. Le Concile de Trente s’était récemment achevé en 1563, il fallait l’appliquer dans la vie des paroisses.

La Compagnie devint en 1574 une nouvelle famille religieuse : les Clercs Réguliers de la Mère de Dieu, qui devaient approfondir les fondements de la foi et la transmettre dans la dévotion des fidèles.

Localement, les bourgeois et aussi le clergé «en place» n’acceptèrent pas facilement son initiative : on l’expulsa de la République de Lucca. Mais le pape l’invita à Rome pour faire passer l’idéal réformateur dans les communautés.

Giovanni y développa la dévotion des Quarante Heures (exposition du Saint-Sacrement pendant une journée et demie) et la communion (plus) fréquente des fidèles. La nouvelle Congrégation reçut la charge de la paroisse Santa Maria in Portico, où elle fit refleurir la dévotion mariale.

Giovanni fut aussi appelé à réformer la congrégation bénédictine de Montevergine. Ensuite, il fonda le Collège de la Propagation de la Foi (appelé aujourd’hui de la Propagande).

En 1609 sévit à Rome une épidémie de grippe, dont fut victime Giovanni, le 9 octobre 1609.

L’Institut fut ensuite approuvé en 1614. Giovanni fut béatifié en 1861, et canonisé en 1938.

En 2006, il fut proclamé patron des pharmaciens.

Manuel Canoura Arnau

1887-1934

 

Il était né à Valle del Oro (Montedoñedo, Espagne) le 10 mars 1887.

Il entra en 1901 chez les Passionistes et prit le nom de Inocencio de l’Immaculée ; il reçut le sous-diaconat en 1910, le diaconat en 1912 et le sacerdoce en 1920, à trente-trois ans.

Très instruit, il enseigna la philosophie, la théologie, la littérature, en diverses maisons.

En dernier lieu, il fut à Mieres en 1934. Appelé par les Frères des Ecoles Chrétiennes de Turón pour venir confesser les enfants, il se trouva donc dans leur maison au 5 octobre, premier vendredi du mois.

(Voir les circonstances du martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessous)

Le père Inocencio et les huit Frères furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

José Sanz Tejedor

1888-1934

 

Il était né à Lerma (Burgos) le 20 mars 1888, au lendemain de la fête de saint Joseph, d’humbles parents ouvriers, et reçut le nom de saint Joseph.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il fit le noviciat à Bujedo et la première profession en 1906, avec le nom de Cirilo Bertrán.

A partir de 1909, il enseigna à Deusto (Bilbao), puis Madrid (1911), Villagarcía de la Torre (Badajoz) en 1913, Sanlúcar de Barrameda (Cadix) en 1913.

1916 fut l’année de sa profession solennelle.

En 1918 il fut directeur à Isla, puis Santander, Riotuerto (La Cavada), professeur à Anaz et Santander ; dans cette dernière école, il eut parmi ses élèves un futur martyr, Amadeo Andrés Celada.

Autant il aimait enseigner, autant il craignait devant la charge de directeur. Il obéissait.

En 1930, il fut à Valladolid, puis à Lourdes.

Directeur de l’école de Turón à partir de 1933, il sut se montrer prudent et serein à la fois avec tous les Frères.

Au printemps de 1934, il fit une retraite spirituelle à Valladolid, qui allait être sa préparation au martyre.

La province des Asturies était un terrain propice à la révolution, car beaucoup d’ouvriers y travaillaient dans les mines et il était facile de les exciter contre la «bourgeoisie» et l’Eglise.

Le 5 octobre 1934, premier vendredi du mois, un groupe de révolutionnaires vint arrêter les huit Frères de la communauté, avec leur aumônier, le père passioniste Inocencio de l’Immaculée.

Ils furent enfermés dans la «Maison du peuple» en attendant la décision du Comité révolutionnaire : celui-ci les condamna à mort, car les Frères avaient une forte influence sur beaucoup de familles, dont les enfants fréquentaient cette école.

Il fallait trouver des «volontaires» pour l’exécution ; à Turón, personne ne voulait faire de mal à ces Religieux, et l’on fit venir des hommes d’ailleurs.

Au petit matin du 9 octobre 1934, on les conduisit au cimetière, où avait été préparée une grande fosse. Deux charges enlevèrent la vie à ces Soldats du Christ, qu’on acheva avec un coup de pistolet. 

Les assassins eux-mêmes dirent plus tard qu’ils avaient été fortement impressionnés par la sérénité des victimes.

Le Frère Cirilo Bertrán et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Filomeno López López

1900-1934

 

Il était né à El Pedredal (Sigüenza Guadalajara) le 15 novembre 1900, de parents ouvriers.

Suivant le bon conseil d’un de ses oncles, il entra en 1916 chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, mais dut repartir dans sa famille pour soigner une maladie aux oreilles.

Il fut réadmis, avec le nom de Marciano José, mais il ne devait assumer que des travaux manuels, comme la cuisine, par exemple.

D’abord dans la communauté de Mieres (Asturies), il passa à celle de Turón en remplacement d’un autre Frère, au printemps de 1934.

C’est là qu’il subira le martyre avec ses Frères qu’il servait avec tant de générosité.

(Voir les circonstances de ce martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Marciano José et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Vilfrido Fernández Zapico

1903-1934

 

Il était né à Cifuentes de Rueda (León) le 24 décembre 1903, de bons parents chrétiens.

Tôt orphelin de sa mère, il fut reçu chez un oncle prêtre et sa vocation religieuse grandit. 

Il entra en 1920 chez les Pères Capucins de Salamanca, qu’il dut quitter à cause d’une maladie. En 1926 il entra alors chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo, et prit le nom de Julián Alfredo.

Il montra d’emblée une grande maturité et surtout un profond enthousiasme pour prérarer les enfants à la Première communion.

Il fit la profession solennelle en 1932 et, en 1933, passa à Turón.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Julián Alfredo et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Claudio Bernabé Cano

1905-1934

 

Il était né à San Millán de Lara (Burgos) le 7 juillet 1905, de bons parents ouvriers.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo en 1919, commença le noviciat en 1921 et prit le nom de Victoriano Pío.

D’abord dans la communauté de Palencia, il passa à celle de Turón. Ces changements lui coûtaient, mais il les accepta avec esprit d’obéissance et d’abnégation.

Il arriva à Turón à la fin du mois de septembre 1934, juste avant de recevoir la grâce du martyre.

(Voir les circonstances de ce martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Victoriano Pío et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Vicente Alonso Andrés

1908-1934

 

Il était né à Jaramillo der la Fuente (Burgos) le 27 octobre 1908.

Il entra très tôt chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, mais dut surmonter quelques difficultés pour l’étude, dues à sa préparation précédente encore insuffisante. 

Il commença le noviciat en 1924 et prit le nom de Benjamín Julián.

Il fit la profession solennelle en 1933.

D’abord à Compostelle, et malgré la tentative de le retenir de la part des familles des élèves, il partit pour Turón où il montra toute son allégresse et son optimisme devant la situation de l’époque.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Benjamín Julián et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Román Martín Fernández

1910-1934

 

Il était né Santander (Espagne) le 6 mai 1910 ; de son père militaire, il reçut l’esprit de précision et d’ordre ; de sa mère, une délicatesse que tous admirèrent durant sa vie religieuse.

Il fut l’unique garçon de la famille et quand il exprima son désir d’être religieux, peu après la mort de son père, sa mère s’y opposa.

Román tomba malade : la maman alors promit à la Sainte Vierge d’offrir à Dieu son fils, s’il guérissait, ce qui arriva.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, Román acheva le noviciat en 1922, avec le nom de Augusto Andrés.

Il fut au collège de Palencia jusqu’en 1933, puis fut envoyé à Turón.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Il fut le dernier à adresser encore quelques mots aux bourreaux, avant de tomber.

Le Frère Augusto Andrés et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Héctor Valdivielso Sáez

1910-1934

 

Il était né à Buenos Aires (Argentine) le 31 octobre 1910, là où ses parents venaient de s’installer.

Pour des raisons économiques, ils durent revenir en Espagne, et s’établirent à Briviesca (Burgos).

Héctor fréquenta les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo, puis alla en 1926 en Belgique pour faire le noviciat missionnaire à Lembecq-lez-Hal, car il désirait beaucoup aller travailler dans son pays d’origine, l’Argentine. 

Il prit le nom de Benito (Benoît) de Jésus.

Les Supérieurs l’envoyèrent ensuite d’abord à l’école d’Astorga (León), et de là à Turón, en 1933. 

Il s’occupa beaucoup des jeunes, qu’il orientait vers la Croisade Eucharistique et l’Action Catholique.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Benito de Jésus et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

De par sa naissance, il est le premier Saint argentin.

 

 

Manuel Seco Gutiérrez

1912-1934

 

Il était né à Celada Marlantes (Santander) le 4 octobre 1912, de bons parents chrétiens qui eurent (au moins) trois fils.

Manuel fut très tôt orphelin de mère. 

Il commença le noviciat chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1928, et prit le nom de Aniceto Adolfo. Ses deux frères entrèrent aussi chez les Frères des Ecoles Chrétiennes.

Après une année à Valladolid, il passa à Turón en 1933, toujours plein d’entrain, de sérieux au travail et d’intense vie intérieure.

Il était le benjamin de la communauté : vingt-deux ans !

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Aniceto Adolfo et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 23:00

08 OCTOBRE

 

III.

Ste Reparata, vierge martyre.

IV.

Ste Pélagia, jeune vierge d'Antioche, qui se jeta du haut de sa maison pour ne pas être prise par ses persécuteurs.

Ste Bénédicte, romaine, venue en Gaule avec s. Lucien, et décapitée à Origny avec sa compagne Léobérie.

Ste Thaïs (Taïs), pénitente en Egypte.

S Felix, premier évêque à Côme.

V.

S Evodius, évêque à Rouen.

S(te) Keyne, moine (ou vierge) au pays de Galles.

Stes Palladia et Porcaire, vierges de Ravenne venues près d'Auxerre ; de Palladia vient la localité de Sainte-Pallaye.

VII.

S Grat, évêque à Chalon-sur-Saône.

VIII.

Ste Ragendrède, fondatrice d'une abbaye de chanoinesses à Denain, dont elle est patronne.

IX.

S Badilon, abbé à Autun et retiré en Belgique.

XIII.

S Ugo Canefri, chapelain des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (Ordre de Malte) à Gênes, d'une inépuisable charité, thaumaturge.

XVI.

Bx John Adams, Robert Dibdale et John Lowe, prêtres anglais martyrs à Tyburn, béatifiés en 1987.

XX.

Bx 46 Frères Maristes espagnols martyrs près de Barcelona en 1936, béatifiés en 2007 :

Ferran Suñer Estrach (Epifani, *1874)    

Casimir Riba Pi (Bernabé, *1877)    

Anicet Falgueras Casellas (Anselm, *1879)     

Mariano Alonso Fuente (Laurentino, *1881)    

Jeróni Messegué Ribera (Leónides, *1884)    

Victoriano Gómez Gutierrez (Salvio, *1884)    

Florentino Redondo Insausti (Leopoldo José, *1885)

Pedro Ciordia Hernández (Baudilio, *1888)    

José Mir Pons (Priscilliá, *1889)            

Pere Sitjes Puig (Laureá Carles, *1889)        

Lucio Zudaire Armendía (Teódulo, *1890)    

Antoni Roig Alembau (Antolí, *1891)            

Trifón Lacunza Unzu (Virgilio, *1891)    

Fermín Latienda Azpilicueta (Felipe José, *1891)

José Miguel Elola Arruti (Vito José, *1893)    

Juan Tubau Perelló (Gaudenci, *1894)    

Serafín Zugaldía Lacruz (Santiago, *1894)    

Ángel Roba Osorno (Licarión, *1895)    

Fortunato Ruíz Peña (Fortunato Andrés, *1898)    

José Ambrós Dejuán (Víctor Conrad, *1898)    

Jesús Mechón Franco (Juan de Mata, *1898)    

Jaume Morella Bruguera (Jaume Ramón, *1898)

Victoriano Martínez Martín (Isaías María, *1899)

Lucio Izquierdo López (Ángel Andrés, *1899)

Leoncino Pérez Gómez (Porfirio, *1899)    

Victor Gutiérrez Gómez (Lino Fernando, *1899)

Leocadio Rodríguez Nieto (Miguel Ireneo, *1899)

Isidro Serrano Fabón (Martiniano , *1901)

Josep Cesari Mercadal (Dionís Martín, *1903)

Felipe Ruiz Peña (Gil Felipe, *1907)

Santos Escudero Miguel (Santos, *1907)

Juan Núñez Casado (Vivencio, *1908)        

Gregorio Faci Molins (José Carmelo, *1908)

Josep Blanch Roca (Victorí Josep, *1908)

Antoni Badía Andale (Hermógenes, *1908)    

Julio García Galarza (Frumencio, *1909)

Ramón Mill Arán (Wulfran, *1909)

Nicolás Ran Goñi (Ismael, *1909)

Nestor Vivar Valdivielso (Alberto María, *1910)

Félix Ayúcar Eraso (Félix León, *1911)

Santiago Saiz Martínez (Santiago María, *1912)

Segismundo Hidalgo Martínez (Gabriel Eduardo, *1913)

Juan Pelfort Planell (Juan Crisóstomo, *1913)

Feliciano Ayúcar Eraso (Ramón Alberto, *1914)    

Nicolás Pereda Revuelta (José Federico, *1916)

Carlos Brengaret Pujol (Carles Rafael, *1917).

 

B José María Ruano López (1888-1936), prêtre diocésain espagnol, martyr près d’Almería, béatifié en 2017.

Reparata de Césarée
† 250

On croit savoir que cette Sainte subit le martyre à Césarée de Palestine (proche de l’act. Hadera, Haïfa, Israël), sous l’empereur Dèce.
Il n’existe aucun document à son sujet.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Reparata de Césarée au 8 octobre.


Pelagia d’Antioche
† 302

Cette jeune fille de quinze ans environ, habitait à Antioche de Syrie (auj. Antakya).
Dès le début de la persécution de Dioclétien, des policiers se présentèrent à son domicile ; on imagine le dessein qui les animait.
En chrétienne sérieuse et avertie, Pelagia fit entrer les soldats et leur demanda un moment, le temps de changer de vêtements. Pendant que les hommes attendaient, Pelagia monta au plus haut de la maison et se jeta dans le vide ; sa mort fut instantanée et Pelagia échappa ainsi aux outrages qui la menaçaient.
C’était en 302.
Pelagia s’est-elle suicidée ? Certainement, mais se sachant perdue de toutes façons, elle préféra la mort au péché. La reine Blanche de Castille répétait à son jeune Louis, futur Louis IX : Mon fils, j’aimerais mieux te savoir malade de la peste que de te savoir en état de péché mortel.
Sainte Pelagia est honorée comme vierge et martyre.
Il faut signaler ici que l’on a donné le même nom de Pelagia à une célèbre pénitente, grandement louée par s.Jean Chrysostome pour sa conversion exemplaire. Mais il semble bien qu’il faille distinguer là deux personnages différents.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Pelagia d’Antioche au 8 octobre.


Felix de Côme
† 391

De la famille et des origines de Felix, nous ne savons rien.
Il fut en grande estime de l’évêque de Milan, Ambroise (v. 7 décembre), qui le consacra évêque en 386, d’après des calculs de spécialistes.
Côme n’avait pas encore eu d’évêque : Felix en fut le premier.
Felix donna tout son temps, principalement, à la prédication. Mais il fut aussi un constructeur : il fit édifier la première basilique, pour recevoir les reliques des protomartyrs du diocèse (Carpophorus et ses Compagnons, aujourd’hui assez contestés). 
On le vit assister également à la consécration de la nouvelle église de Lodi, construite par son ami Bassianus.
Felix mourut, sauf erreur, le 8 octobre 391.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Felix de Côme au 8 octobre.


Evodius de Rouen
† 426

Evodius (en français : Yved, Evode, Ysoie, Yvoize) fut le neuvième évêque de Rouen.
Il eut apparemment un épiscopat extrêmement bref, peut-être même d’une seule année, son prédécesseur étant mort vers 426 et son successeur ayant commencé son activité pastorale également en 426.
Il serait mort aux Andelys (auj. dans l’Eure) en 426.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Evodius de Rouen au 8 octobre.

 

Ragenfrède de Denain

8e siècle

 

Ragenfrède (Rainfroye) aurait été une des dix filles d’Audebert et Reine, de la haute noblesse franque.

Ces pieux parents seraient à l’origine du monastère Notre-Dame de Denain vers 764, Reine en étant l’abbesse.

Cinq des sœurs seraient mortes durant leur pèlerinage à Jérusalem, et quatre autres à Rome. Ragenfrède repoussa à Rome les avances indiscrètes du jeune préfet et s’en revint seule à Denain.

Elle entra au monastère dont sa mère était l’abbesse, et lui succéda quand elle mourut.

Dans des récits plus anciens, il apparaît que c’est Ragenfrède qui fonda elle-même ce monastère de Denain, sur ses propres biens. 

Elle y mourut après l’avoir gouverné saintement, toujours au 8e siècle.

A son tombeau aurait recouvré la vue sainte Austregilde, moniale de Mons - qui n’est plus au Martyrologe.

Que Ragenfrède ait fondé son monastère grâce à ses biens personnels, ne fait aucune difficulté ; mais le décès groupé de ses neuf sœurs à Jérusalem et Rome, peut nous laisser perplexes.

L’abbaye fut détruite dès le siècle suivant par les Normands.

Sainte Ragenfrède de Denain est commémorée le 8 octobre dans le Martyrologe Romain.

Ugo Canefri

1148-1233

 

Ugo naquit à Castellazzo Bormida (Piémont, Italie NO), dans la famille des comtes Canefri.

Après avoir participé à la troisième croisade, il entra dans l’Ordre des Chevaliers de Jérusalem (qui devint l’Ordre de Malte).

On dit qu’à un peu plus de vingt ans il fut destiné à l’hôpital de Saint-Jean-de-Pré à Gênes ; mais on dit aussi qu’il en fut le chapelain. Il reste qu’après avoir noblement porté les armes, il enfila non moins noblement la blouse d’infirmier et fut ainsi au service des malades pendant plus d’un demi-siècle.

Un des miracles qui lui sont attribués fut qu’il fit jaillir de la pierre une fontaine d’eau pure pour pouvoir laver les vêtements des malades pauvres. Un jour qu’il recevait un ami à table, sa prière changea en vin l’eau du verre de son ami. Il serait aussi venu en aide à un navire en grand danger lors d’une forte tempête.

Discrètement il se mortifiait et portait un cilice.

Il mourut fort âgé le 8 octobre 1233, si les dates reçues sont exactes, et fut canonisé.

 

 

John Adams

1543-1586

 

John naquit autour de 1543 à Winterborne St Martin (Dorset, Angleterre).

Après avoir été d’abord ministre dans le culte protestant, il entra dans l’Eglise catholique et vint à Reims pour se préparer au sacerdoce, qu’il reçut à Soissons en 1580.

Au printemps suivant, il commence sa mission en Angleterre. On connaît peu de choses sur son activité dans le Hampshire. 

Il se peut qu’il ait été arrêté une première fois à Rye peu après son arrivée en Angleterre, et qu’il se soit échappé.

Voici une description qu’on fit de lui en 1583 : C’est un homme d’environ quarante ans, de taille moyenne, avec une barbe noire, un regard vif et des yeux noirs. C’était un très bon controversiste, franc, très pieux, et surtout un homme dur au travail. Il travailla avec beaucoup de zèle à Winchester et dans le Hampshire, où il vint en aide à beaucoup, spécialement dans les classes pauvres.

Arrêté à Winchester, il fut conduit à Londres et arriva à la prison de Marshalsea le 7 mars 1584. A l’époque, la sentence était le bannissement : John fut banni avec environ soixante-douze autres prêtres.

Arrivé à Reims le 14 novembre 1585, il repartit immédiatement pour l’Angleterre.

De nouveau arrêté, cette fois-ci il fut envoyé à la prison Clink près de Londres, le 19 décembre 1585, mais comme on peut l’imaginer, le traitement qu’il y reçut ne fut pas tendre, d’autant plus qu’à partir de cette année-là, une décision parlementaire avait été prise, selon laquelle c’était un crime capital d’être prêtre catholique en Angleterre.

John fut donc condamné à être «pendu, éviscéré et écartelé», et fut exécuté à Tyburn le 8 octobre 1586.

Avec lui furent aussi exécutés deux autres prêtres, John Lowe et Robert Didbale, et peut-être aussi son propre frère, mais on n’en est pas sûr.

John Adams, John Lowe et Robert Didbale furent béatifiés en 1987 et sont nommés au Martyrologe le 8 octobre.

 

 

John Lowe

1553-1586

 

John naquit à Londres en 1553, de Simon et Margaret Lowe. Il se peut que son père soit ce Simon Low (sans e) qui était tailleur et citoyen de Londres.

John devint un ministre du culte protestant.

Puis il vint à Douai, où se trouvait le Collège jésuite.

Il fut domestique (ou frère lai) à l’abbaye bénédictine d’Anchin (Nord) en 1578-1579, puis rejoignit le Collège anglais de Rome (1581). On sait qu’il fut ordonné diacre en août 1582, mais on ignore la date de son ordination sacerdotale.

Quittant Rome en 1583, il passe par Reims en décembre de la même année. Des documents attestent qu’on avait noté son absence en Angleterre.

Entretemps, son père était mort, et sa mère vivait à London Bridge. Durant une petite promenade avec elle, un soir de mai 1586, il exprima un peu trop fort son aspiration au martyre : il fut repéré, et dénoncé aux autorités.

Immédiatement arrêté, il fut emprisonné à Clink (Londres) le 11 mai.

Etant donné l’Acte prononcé par le parlement l’année précédente, le fait d’être prêtre catholique était automatiquement puni de la peine capitale.

John Lowe fut donc, selon la formule, «pendu, éviscéré et écartelé» à Tyburn, le 8 octobre 1586, en même temps que John Adams et Robert Dibdale.

D’autres membres de la famille Lowe maintinrent leur fidélité à l’Eglise catholique, ainsi que d’autres descendants des générations successives.

Les trois martyrs furent béatifiés avec d’autres en 1987. Ils sont mentionnés ensemble le 8 octobre au Martyrologe.

 

 

Robert Dibdale

1558-1586

 

Robert porte le nom de Richard dans certains récits.

Son père était John Dibdale et vivait à Shottery (Warwickshire), tout près de l’endroit où naquit Anne Hathaway, l’épouse de Shakespeare.

Robert avait trois frère et sœurs : Richard, Joan et Agnès, qui semblent avoir tous été élevés dans la foi catholique.

Robert a pu fréquenter la King’s New School de Stratford, où fut aussi Shakespeare.

Les autorités anglaises notèrent en 1581 que Robert était à Louvain depuis 1576. Or on sait de sources catholiques que Robert était déjà passé par Rome, puis au Collège anglais de Reims (1579), d’où il rejoignit l’Angleterre en juin 1580. Mais il n’est pas encore prêtre à cette date.

A peine après avoir accosté à Douvres, il fut arrêté et conduit à Gatehouse, mais libéré en septembre 1582.

On ne sait ce qu’il fit ensuite, mais il gagna à nouveau le Collège anglais de Reims au printemps 1583, et reçut l’ordination sacerdotale l’année suivante, le 31 mars 1584, en la cathédrale de Reims.

Prenant le pseudonyme de Palmer, il gagna l’Angleterre en août. 

On raconte plusieurs faits d’exorcismes avenus par se prière, provoquant à l’occasion la conversion de Protestants au catholicisme.

Il sera arrêté près de Tothill Street à Londres, le 24 juillet 1586, et mis en prison d’abord à Counter, puis à Newgate.

En application de l’Acte de 1585, il est condamné comme prêtre à être «pendu, éviscéré et écartelé», et la sentence sera exécutée à Tyburn le 8 octobre 1586.

Robert, avec ses deux Compagnons John Adams et John Lowe, ont été béatifiés en 1987, et sont tous trois mentionnés ce même 8 octobre au Martyrologe.

 

 

Fernando Suñer Estrach

1874-1936

 

Fernando (ou Ferran) naquit à Tayala (Gerona) le 26 mars 1874.

Entré chez les Frères Maristes en 1888 à Saint-Paul-Trois-Châteaux (France), il prit le nom de Epifanio (ou Epifani).

Ce Frère fut une lumière et une gloire dans la congrégation. Excellent éducateur, il fut directeur à Lloret, Malgrat, Igualada, Logroño, Manresa et Lleida, finalement à Lauria (Barcelone). Il eut alors aussi la charge de Conseiller provincial.

Au moment de la révolution de 1936, la communauté dut se disperser et chercher refuge à droit et à gauche. Epifani voulut retourner au collège pour y récupérer des objets de valeur, mais il fut arrêté une première fois.

Libéré, il fut arrêté une seconde fois 

Le 7 octobre, on le fit sortir de la prison San Elías pour le conduire au cimetière de Les Corts (Sarriá), où il fut assassiné la nuit suivante.

Ce jour-là furent abattus quarante-six Frères maristes, dont Epifani était le plus âgé, à soixante-deux ans.

Ce martyre eut lieu le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Casimiro Riba Pi

1877-1936

 

Il naquit à Rubí (Barcelone) le 14 septembre 1877, en la fête de la Sainte Croix.

Entré chez les Frères Maristes en 1893 à Canet de Mar, il prit le nom de Bernabé en 1895..

Il exerça son activité à Gerona, Lleida et Barcelone. 

Après avoir fondé le collège de Garriga (1903), il devint directeur à Girona, Igualada et Badalona.

Au moment de la révolution de 1936, il rentra dans son pays, où son frère, un sympathisant de gauche, pouvait l’héberger apparemment sans problèmes. Mais apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. Mais c’était un traquenard des révolutionnaires ; en réalité, tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Barcelone.

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes.

Ce martyre eut lieu le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Aniceto Falgueras Casellas

1879-1936

 

Il naquit à Salt (Gerona) le 16 avril 1879.

Entré en 1893 chez les Frères Maristes à Canet de Mar, il prit le nom de Anselmo.

En 1899, il fut envoyé au Mexique pour fonder le premier collège mexicain, à Guadalajara, où il resta jusqu’en 1909.

Revenu en Espagne, il fut envoyé au collège des Frères Maristes de Vic, comme économe. Il savait récupérer les restes du réfectoire pour les donner aux gamins de la Barceloneta ou de San José de la Montaña, profitant de l’occasion pour les catéchiser.

A Vic, la communauté n’était pas très favorisée, mais l’habile gestion du Frère Anselmo fit qu’on n’y manqua jamais du nécessaire pour vivre.

Lors de la révolution, il mit à l’abri les jeunes et les Frères en différentes maisons de Pla del Vic. Le 30 juillet 1936, le collège ayant été réquisitionné par les révolutionnaires pour en faire leur tchéka, il partit pour Barcelone, mais voyant l’insécurité qui y régnait, il revint à Vic.

Apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. Mais c’était un traquenard des révolutionnaires ; en réalité, tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Barcelone.

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes.

Ce martyre eut lieu le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Mariano Alonso Fuente

1881-1936

 

Il naquit le 21 novembre 1881 à Castrecías (Burgos) et entra au noviciat des Frères Maristes en 1897, avec le nom de Laurentino (Laurent).

L'apostolat commence dès 1899 à Cartagena. Au début, il lui est difficile de maintenir la discipline, mais peu à peu son caractère franc et égal, sa bonté et sa science, lui gagnent l'estime générale.

En 1905, il est directeur à Cartagena, suscitant l'admiration de l'Assistant Général qui offre aux Frères une excursion à Orán (Argelia).

En 1912, il prend la direction du collège de Burgos, un des plus importants d'Espagne. Il y forme de jeunes Frères, leur communique sa dévotion au Sacré-Coeur.

Puis il est nommé Visiteur pour l'Espagne.

En 1928, il doit diriger toute cette province d'Espagne, qui compte plus de soixante maisons, et quelque huit cents Frères.

Devant les moments tragiques qui s'annoncent, le Frère Laurentino encourage les Frères, leur remonte le moral, les exhorte, leur transmet courage et audace pour affronter les dangers ; il crée même de nouvelles maisons à Séville, Cordoue, Huelva.

Arrive la révolution de juillet 1936.

Le 3 octobre, le Frère Laurentino envoie un collègue à Murcia pour secourir les Frères qui sont en prison. Il lui dit de prendre avec lui le Saint Sacrement et de rappeler aux Prisonniers qu'il les confie sans cesse à la Sainte Vierge.

Il eut la possibilité de fuir en Italie, mais il préféra rester sur place avec ses Frères. Il arriva à faire passer en France une bonne centaine de jeunes Frères, mais une centaine d'autres, y compris lui-même, furent pris au piège des révolutionnaires : au lieu de rejoindre la France sur le Cabo San Agustín, comme on le leur avait promis, ils y furent arrêtés au soir du 7 octobre 1936 : durant la nuit, quarante-six d'entre eux, dont Laurentino, furent assassinés dans des cimetières de Barcelone.

Ces quarante-six Martyrs sont commémorés au Martyrologe le 8 octobre. 

Ils ont été béatifiés en 2007.

 

 

Jerónimo Messegué Ribera

1884-1936

 

Il naquit à Castelló de Farfanya (Balaguer, Lleida), le 27 janvier 1884.

Le garçon reçut de sa mère de profonds exemples de piété ; il disait qu’il lui devait certainement sa vocation, elle qui avait passé la moitié de sa vie à l’église du pays.

Entré chez les Frères Maristes à Vic en 1898, il prit le nom de Leonidas et fit la profession solennelle en 1905.

Ce fut un bon professeur, aussi clair que précis. Les grands élèves l’appréciaient ; les plus jeunes lui donnaient plus de mal et il fut pour cela muté en plusieurs d’endroits : Girona, Cartagena, Madrid, Pamplona, Mataró.

Au moment de la révolution de 1936, il trouva refuge chez une de ses tantes à Barcelone, mais apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Montcada (Barcelone).

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Victoriano Gómez Gutiérrez

1884-1936

 

Il naquit à Villamorón (Burgos), le 8 novembre 1884.

Entré au collège des Frères Maristes à Burgos en 1896, il prit le nom de Salvio et fit la profession solennelle en 1907.

Il fut en beaucoup d’endroits : Alella, San Andrés de Palomar, Pamplona, Arceniega, Les Avellanas.

Il était délicat avec tous, toujours souriant, même quand il fut frappé d’hémiplégie et dut rester à l’infirmerie. 

Il ne cachait pas son désir d’être martyr, ou au moins de pouvoir mourir d’amour, comme Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Au moment de la révolution de 1936, après maintes péripéties pour trouver un refuge, il rejoignit les Confrères qui allaient partir en bateau pour la France, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter dans un cimetière de Barcelone.

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

Florentino Redondo Insausti

1885-1936

 

Il naquit à Cárcar (Pamplona), le 14 mars 1885.

Entré au collège des Frères Maristes à Canet de Mar en 1898, il prit le nom de Leopoldo José et fit la première profession en 1902.

En 1903, il part pour l’Argentine, où il restera douze années à Mar del Plata, Caseros, Luján.

En 1907, il fit la profession solennelle.

En 1915, il est envoyé en Italie : Grugliasco, Ventimiglia, Mondoví.

En 1920, il revient en Espagne, à Mataró (Valldemía), où il restera jusqu’à la fin de sa vie, comme tailleur et infirmier.

Les témoins de sa vie religieuse sont unanimes à relever en lui autant son silence que sa disponibilité toute souriante pour rendre service aux autres.

Voici un conseil qu’il donnait à sa sœur Leonora : Si je peux te donner un conseil, c’est de passer plus de temps à remercier Dieu pour les grâces que tu en as reçues, que pour lui en demander d’autres.

Au moment de la révolution de 1936, apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Montcada (Barcelone).

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

José María Ruano López
1888-1936

Né le 6 mai 1888 à Almería, il était le fils d’un humble ouvrier journalier. Ce dernier trouva un travail à l’Asile psychiatrique, tenu par les Filles de la Charité.

C’est par ces dernières que José fut gagné à la dévotion à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse et qu’il ressentit l’appel de Dieu.

Entré au séminaire diocésain en 1905, il fut ordonné prêtre en 1916.

Les paroisses de son activité sacerdotale furent Bayarque, Lucainena de las Torres, Bédar, Benahadux. Dans cette dernière localité, se trouvaient beaucoup d’ouvriers des mines de soufre, qui appartenaient aux partis de gauche. On molesta beaucoup le curé et son sacristain, en leur interdisant les processions, le son des cloches, en leur imposant des amendes, parfois même en les insultant à l’intérieur de l’église.

Don José fut arrêté dès le début de la persécution religieuse de l’été 1936. Chaque jour, on le soumettait à quelque torture. L’après-midi, on voulait lui extorquer des blasphèmes, lui faire répéter des chansons vulgaires, pour abattre sa résistance et sa volonté. Le 7 octobre, on le suspendit avec une corde autour du cou en lui infligeant une brutale flagellation. La passion de Notre-Seigneur recommençait…

Le 8 octobre 1936, on le jeta dans une voiture qui l’emmena sur la route de Murcia, à trois-cents mètres de Rioja. Sous les balles, il invoqua la Sainte Vierge.

Béatifié en 2017, José María Ruano López sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 8 octobre.

 

Pedro Ciordia Hernandez

1888-1936

 

Il naquit à Cárcar (Pamplona), le 19 mai 1888.

Entré au juniorat des Frères Maristes à San Andrés de Palomar en 1901, il prit le nom de Baudillo et fit la première profession en 1905.

Ce fut un bon professeur, très pointilleux pour corriger les devoirs des élèves, auxquels il savait transmettre son enthousiasme.

En 1917, le Frère Baudillo fut envoyé à Grugliasco (Italie), où il réalisa une synopse de Théologie Ascétique ; l’ouvrage reflétait toute sa vie intérieure.

Il fut nommé directeur à Canet de Mar et à Sants (Barcelone).

A partir de 1933, les congrégations enseignantes devaient disparaître officiellement, de sorte que le collège de Mataró devenait une Société Immobilière, avec son siège à Lyon, et dont les professeurs étaient toujours les Frères Maristes, vêtus en civil.

Au moment de la révolution de 1936, il eut bien peu de confiance dans l’accord proposé par les révolutionnaires, mais suivit ses Confrères maristes qui devaient embarquer pour Marseille ; il les rejoignit, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Montcada (Barcelone).

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

José Mir Pons

1889-1936

 

Il naquit à Igualada (Barcelona), le 1er février 1889, dans une famille très musicienne, et obtint lui-même le diplôme de piano au conservatoire de Madrid.

Entré au juniorat des Frères Maristes à San Andrés de Palomar en 1904, il prit ensuite le nom de Prisciliano et fit la profession solennelle en 1911.

Déjà novice et encore plus tard quand il fut professeur, il demanda à pouvoir partir dans les pays de mission, mais il resta en Espagne : Manresa, Mataró, Sabadell, Azpeitia, Barcelone, Valencia, Tolède, Leida, Alicante, Murcia, Cartagena, Lucena (Cordoue), de nouveau Barcelone.

Au moment de la révolution de 1936, il allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Montcada (Barcelone).

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Pedro Sitjes Puig

1889-1936

 

Pedro naquit à Parlavà (Girona, Espagne) le 4 mai 1889.

En 1904, il entra au collège des Frères Maristes de Sant Andrés del Palomar, où il reçut l’habit et prit le nom de Laureano Carlos.

Il professa en 1906, et fit les vœux solennels en 1911 à Lleida.

Il fut envoyé enseigner à Tolède, Badalona, Sabadell et Igualada.

En juillet 1936, la maison fut dans un premier temps protégée par le Comité, jouissant même d’un camion pour évacuer tout ce que les Frères jugeaient opportun d’évacuer ; mais ensuite, la maison dut être totalement abandonnée sur un ordre supérieur.

Les Frères de la communauté se réfugièrent dans une ferme ; ensuite ils furent invités par les Supérieurs à rejoindre les Confrères à Barcelone, pour un «transfer en France».

Le Frère fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Lucio Zudaire Aramendia

1890-1936

 

Lucio naquit à Echávarri (Navarra, Espagne) le 23 avril 1890.

En 1902, il entra au collège des Frères Maristes de Sant Andrés de Palomar (Barcelone), où il reçut l’habit et prit le nom de Teodulo.

Il professa en 1907 et fit les vœux solennels en 1912.

Exceptionnellement, il fut envoyé en Allemagne pour y perfectionner la philologie.

Il fut envoyé enseigner à Cabezón de la Sal (Santander), Valencia comme directeur, Mataró et Les Avellanes, également comme directeur.

En juillet 1936, il se trouvait à Les Avellanes, où il put rester avec les jeunes jusqu’en octobre.

Le 3 octobre, sur disposition du Supérieur, il réussit à transférer tous les élèves à Puigcerdà et à leur faire passer la frontière. 

Revenu à Las Avellanes, il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France : le Frère Teodulo y arriva dans un état de fatigue extrême, la barbe longue, l’habit déchiré.

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Antoni Roig Alibau

1891-1936

 

Antoni naquit à Igualada (Barcelone, Espagne) le 6 février 1891.

Vers 1903 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et le nom de Antolí.

Il professa en 1907.

On l’employa à la sacristie et à la confection des habits, des charges humbles qu’il assumait avec plaisir.

Il passa une épreuve forte et douloureuse en 1909 à San Andrés de Palomar. Lors de la Semaine tragique où l’église fut profanée, il réussit à prendre avec lui le ciboire rempli des saintes Hosties et à se cacher dans un confessionnal, plusieurs heures, sans qu’on eût l’idée d’aller voir dedans. Il fut ainsi sain et sauf, mais ses cheveux blanchirent d’un coup.

En 1936, il fut incarcéré pendant un mois à Gerona, puis mis en «liberté conditionnelle», avec permission de gagner son pays.

Puis on l’invita à passer en France et, pour cela, à se rendre à Barcelone pour embarquer.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

On put reconnaître le corps du Frère au cimetière de Montcada.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

 

 

 

Trifón Nicasio Lacunza Unzu

1891-1936

 

Il naquit le 3 juillet 1881 à Ciriza (Navarra) et entra au juniorat des Frères Maristes en 1903, là où se trouve déjà son frère aîné, Sixto, et prit le nom de Virgilio.

Il fit des études très brillantes, et obtint la licence de Philosophie et Lettres, section Histoire et Géographie.

En 1908, il fut nommé à Burgos, où il devint directeur du collège avec plus de six-cents élèves. Quand il apprit la nouvelle, il se mit à pleurer, se qualifiant du moins méritant de la communauté.

Il avait une profonde dévotion pour la Sainte Vierge, et savait cultiver une saine allégresse qui se communiquait.

Dès 1918 il eut l'initiative de doter le collège d'une véritable salle de cinéma, où il projetait des films intéressants.

En 1932, à cause des lois anti-chrétiennes, il créa la société civile La Cultural, qui devenait responsable du collège,  lequel n'était plus officiellement régi par des Religieux, mais par des professeurs laïcs et des Frères « sécularisés ». Le collège prenait à son tour le nom de Lycée Zorrilla. On en profita pour mettre en sécurité tout le matériel précieux et la bibliothèque du collège.

En 1936, il remplaça le directeur du collège de Murcia, et devait ensuite remplacer le Frère Laurentino (voir la notice).

Lors de la révolution de juillet , il se trouvait à Barcelone.

Il reçut la mission de faire passer en France les jeunes Frères : plus de cent traversèrent ainsi la frontière, le 5 octobre 1936.

Une centaine d'autres, y compris lui-même, furent pris au piège des révolutionnaires : au lieu de rejoindre la France sur le Cabo San Agustín, comme on le leur avait promis, ils y furent arrêtés au soir du 7 octobre 1936 et conduits à la prison San Elías : durant la nuit, quarante-six d'entre eux, dont Virgilio, furent assassinés dans des cimetières de Barcelone.

Ces quarante-six Martyrs sont commémorés au Martyrologe le 8 octobre. 

Ils ont été béatifiés en 2007.

 

 

Fermín Latienda Azpilicueta

1891-1936

 

Fermín naquit à Iruñela (Pamplona, Espagne) le 7 juillet 1891.

En 1903 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et le nom de Felipe José.

Il professa en 1907.

Diplômé de l’université de Saragosse, il enseigna avec succès selon la méthode de Socrate : posant des questions aux élèves, il les amenait à comprendre d’eux-mêmes la bonne réponse.

En février 1936, il fut Maître des novices à Les Avellanes, en remplacement d’un Frère qui était nommé ailleurs ; comme ce dernier était très estimé, il était difficile de prendre sa place, mais Felipe José réussit.

En juillet 1936, toute la maison se transféra à Vilanova del Sal, d’où le Comité local leur donna l’ordre de se disperser. Felipe José se cacha avec d’autres Frères dans les environs, pendant août et septembre : durant cette épreuve, il lui vint une paralysie qui lui rendait difficile tout mouvement.

Il chercha à gagner la France, avec trois autres Frères, mais ils furent arrêtés à la frontière.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

José Miguel Elola Arruti

1893-1936

 

José Miguel vit le jour le 5 mars 1893 à Régil (Guipúzcoa, Espagne).

En 1907, il entra au séminaire des Frères Maristes de Vic ((Barcelone) et professa à Manresa en 1909, avec le nom de Vito José.

Après la profession solennelle (1914), il enseigna à Santa Coloma de Querat (Tarragona), Malgrat de Mar, Badalona, Torrelaguna, Melilla, Barcelone. 

A partir de 1919, il fut à Les Avellanes (Lleida), comme infirmier, car il en avait la compétence, au point qu’on l’appelait fréquemment dans les environs.

Quand la maison fut réquisitionnée par les miliciens, ceux-ci proposèrent au Frère Vito de rester parmi eux pour les assister. Mais il répondit qu’il irait avec les malades de son Institut, transférés à Balaguer. Il continua de les soigner, ainsi que d’autres blessés victimes de la guerre civile, même d’un autre bord.

Avec quarante-cinq autres Frères Maristes à qui on avait faussement proposé de les conduire en France par bateau, il fut martyrisé le 8 octobre 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Juan Tubau Perelló

1894-1936

 

Juan naquit à Igualada (Barcelone, Espagne) le 10 mars 1894.

En 1911 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Gaudencio.

Il professa en 1910 et fit les vœux solennels en 1915.

Il enseigna à Lleida (1911), Saragosse (1919), Alicante (1920), Barcelone (1923), Murcia (1926), Alicante (1930), Valencia (1931), Girona (1934), Valencia (1935).

Ce fut un Religieux au sens plein du terme, sans faille, charitable et angélique. Et intelligent : un Confrère lui demanda souvent de lui faire un résumé de la leçon, ce qu’il fit toujours sans hésiter.

Malgré un Supérieur un peu rude, Gaudencio ne se départit jamais de son sourire.

En juillet 1936, il rejoignit sa famille puis, sur l’invitation à partir pour la France, il vint s’embarquer à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Serafín Zugaldia Lacruz

1894-1936

 

Serafín naquit à Echálaz (Egüés, Pamplona, Espagne) le 16 avril 1894.

En 1909, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Santiago. Cette même année, il fut envoyé à Grugliasco (Turin, Italie) pour sa formation.

Il professa en 1914.

Il fut envoyé enseigner à Pamplona, Carrión de los Condes, Vic, Les Avellanes, Villafranca, Girona, Barcelone.

Très cultivé, autant en lettres qu’en musique, il travailla aux éditions, rédigeant des articles où se dénotait sa science liturgique et son enthousiasme eucharistique.

En juillet 1936, il se trouvait à Les Avellanes, et dut passer tout l’été à fuir et à se cacher. Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Ángel Roba Osorno

1895-1936

 

Ángel naquit à Sasamón (Burgos, Espagne) le 27 janvier 1895.

En 1907, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et prit le nom de Licarion.

Il vécut une première grande épreuve lors de l’incendie du noviciat de Sant Andrés de Palomar, au cours de la Semaine Tragique de Barcelone (26 juillet 1909).

Il professa en 1911, et fit les vœux solennels en 1916.

Il fut envoyé enseigner à Barcelone, Arceniega, Pamplona, Logroño, Girona, Tolède, Saragosse, Valencia, Lleida, Alicante, Logroño, Burgos.

En juillet 1936, il quitta la maison de Lleida pour rejoindre celle de Barcelone, où il s’improvisa infirmier auprès des nombreux blessés de la guerre civile.

Le Frère fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

Fortunato Ruiz Peña

1898-1936

 

Fortunato naquit à La Piedra (Burgos, Espagne) le 2 février 1898.

En 1911 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Fortunato Andrés.

Il professa en 1914 et fit les vœux solennels en 1920.

Il enseigna à Arceniega, Cabezón de la Sal, Vallejo de Orbó, Saragosse, Les Avellanes.

Outre ses qualités de professeur, il était très charitable avec les pauvres et surtout, doué en mécanique, il savait réparer n’importe quelle machine.

Ce fut au point que même les Rouges, une fois installés dans la maison de Les Avellanes, lui ordonnèrent de rester pour leur réparer leurs moteurs, mécaniques ou électriques. En plus, doué en cuisine, il sut leur préparer de bons plats.

Des camarades de Balaguer rejoignirent ceux de Les Avellanes ; apprenant que ce «monsieur» qui les servait était un Religieux, ils décidèrent : Si ce curé n’est pas mort demain, nous viendrons nous-mêmes pour le tuer. Mais les miliciens ne voulurent pas s’en défaire. Seulement ils lui conseillèrent de s’enfuir où il voulait. Le Frère alla à Os de Balaguer : tout le monde le connaissait et personne n’osait lui faire du mal. 

Il finit quand même par être arrêté. De tous les Frères Maristes qui se retrouvèrent arrêtés à Barcelone, il était le seul à avoir la mine rose, tant il avait été «choyé» les deux mois précédents. Mais voilà : il était Religieux, et on lui fit partager le sort de tous ses Confrères.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

José Ambros Dejuan

1898-1936

 

José naquit à Tragó de Noguera, Espagne) le 26 mars 1898.

En 1913, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Victor Conrado.

Il professa en 1915 à Les Avellanes et fit les vœux solennels en 1920.

Il fut envoyé enseigner à Cullera, Les Avellanes, Torelló et Centelles (Barcelone), Canet de Mar, La Garriga (Barcelone).

En juillet 1936, il se trouvait à La Garriga : le 20 juillet, l’église paroissiale partit en fumée et commencèrent les arrestations. On prévint les Frères, qui vinrent se réfugier dans une propriété d’amis, mais d’où ils durent partir se cacher, car la maison fut plusieurs fois fouillée.

Le Frère Victor Conrado fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France.

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Jesús Mechón Franco

1898-1936

 

Jesús naquit à Puente Tocinos (Murcia, Espagne) le 15 juin 1898.

En 1926, à vingt-sept ans déjà, il entra au collège des Frères Maristes de Les Avellanes (Lleida), où il reçut l’habit et prit le nom de Juan de Mata.

Certains auraient douté de sa possibilité, à cet âge, de s’adapter au règlement intérieur. Le Frère Juan n’y vit aucune difficulté.

Il parlait peu, mais son visage trahissait ses sentiments profonds ; par exemple, il ne pouvait retenir ses larmes en lisant le Testament spirituel de son Fondateur, Marcellin Champagnat (voir au 6 juin).

Il professa en 1927, et fit les vœux solennels en 1932.

En 1936, il fut envoyé comme aide-infirmier à Les Avellanes.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison ; ensuite le Frère fut invité par ses Supérieurs à rejoindre les Confrères à Barcelone, il obéit.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Jaume Morella Bruguera

1898-1936

 

Jaume naquit à Osor (Sant Pere de Oosor, Girona, Espagne) le 25 novembre 1898.

En 1914 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et prit le nom de Jaume Ramón.

Il professa en 1915 et fit les vœux solennels en 1920.

Il enseigna à Sabadell (1916), Barcelona (1919), Valencia (1920), Barcelona (1925), Sabadell (1930), avant de rejoindre Barcelona (1934) à la maison éditrice FTD.

Jaume aimait enseigner, mais il voulait toujours plus et se fatiguait à exiger davantage de ses élèves. Trop fatigué il demanda une occupation plus tranquille.

En juillet 1936, il se trouvait donc dans cette maison d’éditions, le jour où elle fut incendiée, le 19 juillet. Il tenta de se réfugier chez des parents, mais fut arrêté et mis en prison.

Jaume fut ainsi du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Victoriano Martínez Martín

1899-1936

 

Victoriano naquit à Villalbilla de Villadiego (Burgos, Espagne) le 1er mars 1899.

En 1912 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Isaías María.

Il professa en 1915 et fit les vœux solennels en 1920.

Il enseigna à Lleida (1917), Madrid (1924), Málaga (1927), Lleida (1928), Mataró (1929), Barcelona.

En juillet 1936, il se réfugia dans la maison provinciale et avait fait les démarches pour rejoindre Madrid. Mais, sur l’invitation à partir pour la France, il vint s’embarquer à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Lucio Izquierdo López

1899-1936

 

Lucio naquit à Dueñas (Palencia, Espagne) le 4 mars 1899.

En 1912 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit en 1914 et le nom de Ángel Andrés.

Ce fut un homme très cultivé, avec licence de Philosophie et de Lettres, poète, rédacteur de nombreux articles. Il fut un des plus actifs collaborateurs de la maison d’édition FTD, qui fut incendiée en 1936. L’édition du Don Quichote avec notes, commentaires et exercices, est due quasi exclusivement à lui.

Il enseigna à Burgos, Logroño et Madrid.

Chaque dimanche, il emmenait des élèves en visite chez les pauvres.

En 1936, il se trouvait à Barcelone pour travailler durant les vacances à la maison d’édition Luis Vives.

Il s’ingénia à mettre en sûreté les Frères, et fut repéré à Ordaz. Il fut arrêté au début d’octobre. 

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, à Barcelone, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Mais lui et un autre Frère (Virgilio Lacunza Unzu) furent séparés du groupe : on les fit monter dans une voiture, et ils disparurent. 

On put seulement reconnaître le corps du Frère au cimetière de Montcada.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Leoncino Pérez Gómez

1899-1936

 

Leoncino naquit à Masa (Burgos, Espagne) le 6 juillet 1899.

En 1914, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Porfirio.

Il professa en 1916 et fit les vœux solennels en 1925.

Il fut envoyé enseigner à Alcoy (Alicante), Pamplona, Murcia, Mataró et Barcelone.

C’était un homme qui savait se mortifier, en particulier pour supporter les accès de paludisme qui lui donnaient de pénibles fièvres ; mais il ne se pliait pas à ces infirmités, et gardait difficilement le lit.

En 1936, il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Víctor Gutiérrez Gómez

1899-1936

 

Ce Frère Mariste est différent de Victoriano Gómez Gutiérrez, également Frère Mariste et martyrisé également le 8 octobre 1936.

Victor vit le jour le 23 décembre 1899 à Villegas (Burgos, Espagne).

En 1913, il entra au séminaire des Frères Maristes de Arceniaga (Álava) et professa en 1916, avec le nom de Lino Fernando.

Après la profession solennelle (1925), il passa les quelque dix années de sa vie religieuse à Les Avellanes (Lleida), sauf trois brefs séjours à Torrelaguna, Manzanares et Barruelo.

Les derniers temps, il fut aussi infirmier.

Arrêté avec toute sa communauté, il fut conduit à bort du navire-prison Cabo San Agustín, le 7 octobre 1936, et fut assassiné la nuit suivante, 8 octobre 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Leocadio Rodríguez Nieto

1899-1936

 

Leocadio naquit à Calahorra de Boedo (Palencia, Espagne) le 9 décembre 1899.

En 1912, il entra au collège des Frères Maristes de Carrión de los Condes, où il reçut l’habit et prit le nom de Miguel Ireneo.

Il professa en 1916, année où il fut envoyé quelque temps au Mexique. Revenu en Espagne, il fit les vœux solennels en 1921 à Pamplona.

Il fut envoyé enseigner à Barcelone en 1933.

C’était un homme très doué pour l’étude, où il ne rencontrait de difficultés en aucune matière, y compris à l’université.

En 1936, il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

 

Isidro Serrano Fabon

1901-1936

 

Isidro naquit à La Cañada de Verich (Teruel, Espagne) le 5 août 1901.

En 1915, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Martiniano.

Il professa en 1918, et fit les vœux solennels en 1923.

Il fut envoyé enseigner à Barcelone, Girona, Lleida, Murcia, Cartagena, Valencia.

En juillet 1936, il quitta la maison de Valencia pour rejoindre celle de Barcelone.

Le Frère fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Josep Cesari Mercadal

1903-1936

 

Josep naquit à Puig-reig (Barcelone, Espagne) le 16 janvier 1903.

En 1916 il entra chez les Frères Maristes, où il reçut l’habit et le nom de Dionisio.

Il professa en 1919.

Il enseigna en diverses localités : Las Avellanes (1919), Lleida (1921), Madrid (1924), Larache (1925), Valencia (1928), Vic (1929), Pamplona (1932), Saragosse (1934), noviciat de Las Avellanes (1935).

Il excellait autant dans l’enseignement (se méritant les félicitations des jurys aux examens des élèves) que dans l’apostolat, invitant ses élèves à la communion fréquente. C’est sur sa demande qu’il fut envoyé au noviciat de Las Avellanes, car il cherchait un poste caché.

En 1936, il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il avait l’âge du Christ, trente-trois ans.

On put reconnaître le corps du Frère au cimetière de Montcada, sa mère et son frère étant présents.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Felipe Ruiz Peña

1907-1936

 

Felipe naquit à Silleruelo de Bezana (Burgos, Espagne) le 23 mars 1907.

Pour une fois, parmi les Frères Maristes, on connaît quelque chose de sa famille : sa mère, qui eut neuf enfants, avait à cœur de leur enseigner elle-même le catéchisme et de leur rappeler d’être fidèles à la messe et au chapelet.

C’est ainsi que, une fois Religieux, Felipe se gagna l’estime de tous par sa douceur.

En 1923 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Gil Felipe.

Il professa en 1926 à Les Avellanes.

Il enseigna à Arceniega (1928), Jaén (1931), Lleida (1933).

En juillet 1936, il fut d’abord réquisitionné comme infirmier au collège Montserrat, transformé en hôpital, puis, sur l’invitation à partir pour la France, il vint s’embarquer à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Santos Escudero Miguel

1907-1936

 

Santos naquit à Medinilla (Burgos, Espagne) le 30 octobre 1907.

En 1919, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et, pour une fois, conserva son nom de Santos.

Il professa en 1924 à Les Avellanes (Lleida) et fit les vœux solennels en 1929.

Il fut envoyé enseigner à Lleida, dans les deux maisons de Clavé et Montserrat.

Ceux qui le connurent, confrères et élèves, furent unanimes dans les éloges qu’ils en faisaient.

En juillet 1936, il dut quitter la maison et passer tout l’été à fuir et à se cacher. Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Nunez Casado

1908-1936

 

Juan naquit à Covarubias (Burgos, Espagne) le 10 janvier 1908.

En 1920, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et prit le nom de Vivencio.

C’est à sa chère maman qu’il devait, disait-il, sa vocation religieuse.

Il professa en 1924 et fit les vœux solennels en 1930.

Il fut envoyé enseigner à Sabadell, Badalona, Igualada, Saragosse, Barcelone, Larache (Maroc), Logroño, La Mercè (Girona).

Quand il dut faire le service militaire, il choisit de partir «collaborer» en pays de mission, ce qui explique qu’il fut un temps à Larache : c’est là qu’il apprit avec grande douleur la mort de sa mère.

Lors du soulèvement de juillet 1936, il reçut des Supérieurs l’invitation à venir à Barcelone.

En chemin, il rencontra un autre Frère (Vicente Palmada) avec lequel ils arrivèrent au bateau Cabo San Agustín. De là, on les sépara : le Frère Vicente fut transféré à la prison Modelo, tandis que le Frère Vivencio fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France. 

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Gregorio Faci Molins

1908-1936

 

Gregorio naquit à La Codonera (Teruel, Espagne) le 2 mars 1908.

En 1919 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de José Carmelo.

Il professa en 1924 et fit les vœux solennels en 1929.

Il enseigna à Cartagena (1925), Alicante (1929), Valencia (1929), Girona (1931), Mataró (1933), Sabadell (1935).

José Carmelo avait reçu une éducation très chrétienne, il était d’une particulière délicatesse.

Il jouait très bien du violon, son passe-temps préféré.

En juillet 1936, on mit le feu à la maison des Frères, qui durent fuir.

José Carmelo fut ainsi du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

José Blanch Roca

1908-1936

 

José naquit à Torregrossa (Lleida, Espagne) le 26 mars 1908.

En 1919, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Victoriano José.

Il professa en 1924 à Les Avellanes et fit les vœux solennels en 1929.

Il fut envoyé enseigner à Mataró, Sabadell, Alcoy, Alicante, Girona, Sants, de nouveau Matarón en 1935.

A partir de juillet 1936, il se trouvait à la merci des miliciens et se cacha comme il put.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France. Après avoir été, avec les autres Frères, mitraillé contre le mur du cimetière de Montcada, il tomba mais sans être tué sur le coup. 

Il se traîna jusqu’à une maison voisine, dont la maîtresse le reçut bien, mais l’avertit que son mari était déjà recherché et donc qu’il courait le danger d’être arrêté avec lui.

Le Frère essaya de rejoindre une autre maison sur la même route de Barcelone, et frappa : deux frères ivrognes lui ouvrirent qui, constatant de qui il s’agissait, le reconduisirent au même cimetière… et lui donnèrent le coup de grâce.

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Antonio Badía Andalé

1908-1936

 

Antonio naquit à Bellcaire de Urgell (Lleida, Espagne) le 13 avril 1908.

En 1921 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Hermógenes.

Il professa en 1925 et fit les vœux solennels en 1930.

Il enseigna à La Garriga (1926), Badalona (1927), Vic (1929), Palafrugell (1931), Sabadell (1932), Alcazarquivir (au Maroc, 1933), finalement Torelló.

Lors d’un de ses déplacements, humblement, il confiait : Je ne laisse rien ici. Mais on lui rétorqua : Non, vous laissez un souvenir de régularité, de bon caractère, de bon sens et d’obéissance. C’était en effet un Frère très apprécié pour la diligence avec laquelle il exécutait ce qu’on lui demandait.

En juillet 1936, il quitta Torelló pour se réfugier dans un quartier de Barcelone, ensuite à Sants chez ses frères. Puis, sur l’invitation à partir pour la France, il vint s’embarquer à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Julio García Galarza

1909-1936

 

Julio naquit à Medina de Pomar (Burgos, Espagne) le 2 février 1909.

En 1921 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Frumencio.

Il professa en 1926 et fit les vœux solennels en 1932.

Il enseigna à Arceniega, Vic, Sants, Valencia, Alcazarquivir, de nouveau Sants.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Sants : le Frère Frumencio se réfugia avec trois autres Frères dans cette même localité, où ils purent survivre jusqu’au 20 septembre.

Ce jour-là, on les arrêta et les mit en prison.

Ces quatre furent du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

 

Ramón Mill Aran

1909-1936

 

Ramón naquit à Castellserà (Lleida, Espagne) le 3 mars 1909.

En 1920, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Vulfrano.

Il professa en 1925 et fit les vœux solennels en 1930.

Il fut envoyé enseigner à Centelles, Vic, Igualada, Sabadell, Mataró, Girona, Alcazarquivir  et Larache (Maroc), La Mercè (Girona).

Lors du soulèvement de juillet 1936, il reçut des Supérieurs l’invitation à venir de Girona à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France. 

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Nicolás Ran Goñi

1909-1936

 

Nicolás naquit à Cirauqui (Pamplona, Espagne) le 6 décembre 1909, en la fête de saint Nicolas, dont il porta le nom.

En 1920 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et prit le nom de Ismael.

Il professa en 1926 et fit les vœux solennels en 1931.

Il enseigna à Burgos (1927), Villafranca (1929), Burgos (1930), Jaén (1931), Logroño (1932), Arceniega (1934).

En juillet 1936, il se trouvait à Lleida, dont la maison fut aménagée en hôpital, où les Frères devinrent des infirmiers. Puis on commença à persécuter les Frères, qui s’enfuirent.

Sur l’invitation qu’on leur fit à partir pour la France, ils vinrent s’embarquer à Barcelone.

Ismael fut ainsi du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Néstor Viva Valdivielso

1910-1936

 

Néstor naquit à Estépar (Burgos, Espagne) le 4 mars 1910.

Dès 1920 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, au terme duquel il fut nommé préfet et responsable du vestiaire des jeunes à Las Avellanes. 

Lors de sa profession, il prit le nom de Alberto María.

Son entrain communicatif et son amour de l’ordre firent l’unanimité autour de lui.

Puis il fut nommé au collège de Valldemía (Mataró).

L’été 1936, il fut quelques jours dans sa famille ; aux nouvelles qui parvenaient de la Catalogne, on voulait le retenir, mais lui protesta doucement : Non, je ne reste pas ici. Mon poste est là-bas. Même si nous ne devons pas nous revoir, que la volonté de Dieu soit faite. C’est Lui qui m’aidera.

Il ne devait pas revoir son père et ses frères. Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, à Barcelone, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936

Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

Félix Ayucar Eraso

1911-1936

 

Félix naquit à Estella (Pamplona, Espagne) le 4 décembre 1911.

En 1924 il entra au collège des Frères Maristes de Villafranca (Navarre), où il reçut l’habit et le nom de Félix León.

Il professa en 1929.

Il enseigna à Igualada, Mataró, Barcelone.

En juillet 1936, il commença par aller vivre chez son frère. Les miliciens vinrent l’arrêter, tandis qu’il se trouvait avec deux autres Maristes. Ils le conduisirent vers un terrain de sport de Guinardó (où il retrouva d’autres Frères), et de là au bateau Cabo San Agustín, qui devait soi-disant appareiller pour la France.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Santiago Saiz Martínez

1912-1936

 

Santiago naquit à Castañarez (Burgos, Espagne) le 30 décembre 1912.

En 1925, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Santiago María.

Il professa en 1930.

Il fut envoyé à Lleida (1931) et à Barcelone (1933), où il était le plus jeune des dix-sept membres de la communauté : il y arriva à vingt-et-un ans.

C’était déjà un excellent éducateur, plein d’avenir.

En juillet 1936, il dut quitter la maison et passer tout l’été à fuir et à se cacher. Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Santiago María fut martyrisé à vingt-trois ans et fut béatifié en 2007.

 

 

Segismundo Hidalgo Martínez

1913-1936

 

Segismundo naquit à Tobes y Rahedo (Burgos, Espagne) le 28 avril 1913.

En 1924 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Gabriel Eduardo.

Il professa en 1929.

Sa courte carrière d’enseignant le mena à Villafranca (1930), Saragosse (1933), Les Avellanes (1935).

Ses supérieurs apprécièrent son obéissance.

En juillet 1936, il fallut laisser la maison. Le Frère Gabriel, avec le maître des novices Felipe José, se cacha et, avec un autre Frère, ils cherchèrent à gagner la France par Puigcerdá. Mais ils furent retenus à la frontière et conduits à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Pelfort Planell

1913-1936

 

Juan naquit à Ódena-Espelt (Barcelone, Espagne) le 21 mai 1913.

En 1929 il entra au collège des Frères Maristes de Les Avellanes (Lleida), où il reçut l’habit et prit le nom de Juan Crisóstomo.

Il professa en 1930, mais n’eut pas le temps de faire les vœux solennels.

Il enseigna à Badalona et Mataró, réussissant très bien auprès des enfants, pour le plus grand bonheur de leurs parents.

Le soulèvement de 1936 le trouva à la maison Valldemía, que les miliciens réquisitionnèrent pour y soigner «leurs» blessés.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison : le Frère Juan se réfugia dans sa famille à Ódena, près de Igualada ; invité par ses Supérieurs à rejoindre les Confrères à Barcelone, il obéit.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Le Frère Juan Crisóstomo avait vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Feliciano Ayúcar Eraso

1914-1936

 

Feliciano naquit à Estella (Pamplona, Espagne) le 24 janvier 1914.

En 1924 il entra au collège des Frères Maristes de Villafranca (Navarra), où il reçut l’habit et prit le nom de Ramón Alberto.

Il professa en 1930.

Il enseigna à Vic, Torellò, Vilafranca del Penedès, Girona, Sants.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Sants : le Frère Ramón Alberto se réfugia avec trois autres Frères, dont son propre frère (Félix) dans cette même localité, où ils purent survivre jusqu’au 20 septembre.

Ce jour-là, on les arrêta et les mit en prison.

Ces quatre furent du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Le Frère Feliciano avait vingt-deux ans.

Tous furent béatifiés en 2007.

 

 

Nicolás Pereda Revuelta

1916-1936

 

Nicolás naquit à Villanueva la Blanca (Burgos, Espagne) le 20 février 1916.

En 1927 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de José Federico.

Il professa en 1932.

Il enseigna à Barcelona (1933), Canet de Mar (1934), Torelló (1935).

Heureux de sa consécration, enthousiaste dès le début, c’était un Frère plein d’avenir.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison : le Frère se réfugia dans cette même localité et fut invité à rejoindre ses Confrères à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Le Frère José Federico avait vingt ans.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Carlos Brengaret Pujol

1917-1936

 

Il naquit à Sant Jordi Desvalls (Gerona) le 11 juillet 1917.

Entré chez les Frères Maristes, il prit le nom de Carlos Rafael.

Après ses études, il fut envoyé au collège de Mataró.

Son unique année d’activité se passa parmi les petits enfants, à qui il sut montrer autant sa piété que son entrain. Excellent professeur, pieux et régulier, disait son directeur.

Au moment de la révolution de 1936, il rentra chez les siens, mais apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. Mais c’était un traquenard des révolutionnaires ; en réalité, tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Barcelone.

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, dont Carlos était le plus jeune, à dix-neuf ans.

Ce martyre eut lieu le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 23:00

07 OCTOBRE

 

I.

S Marcellus, martyr à Rome.

IV.

Ste Iustina, martyre à Padoue.

SS Sergius et Bacchus, deux officiers romains, martyrisés près de l'Euphrate ; c'est surtout la tombe et le culte de Sergius qui sont devenus extrêmement célèbres par la suite.

S Marc, pape (336).

VI.

S Ké (Colodoc), ermite anglais à Ros-Ené, puis en Bretagne à Cleder.

S Auguste, guéri par sa dévotion à s. Martin, moine et abbé à Bourges ; il découvrit les reliques de s. Ursin.

S Palais (Palladius), évêque à Saintes, compromis dans de sombres histoires politiques et peu estimé de Grégoire de Tours, mais honoré d'un culte assez ancien.

S Ætherius, évêque à Lyon.

VII.

Ste Osith (Osyth, Osgith), abbesse à Chich.

IX.

S Adalise, évêque à Novare.

XII.

S Martino Cid, abbé espagnol fondateur du monastère cistercien de Santa Maria de Bellofonte, transféré plus tard à Valparaiso (Val-Paradis).

XVI.

Notre Dame du saint Rosaire : mémoire de la victoire de Lepanto sur les Turcs par l'armée de don Juan d'Autriche en 1571, grâce à la récitation du Rosaire : l'invocation "Auxilium Christianorum" remonte aux soldats victorieux de retour de Lepanto.

XVII.

Bx Hadrianus Takahashi Mondo et sa femme Joanna, Leo Hayashida Sukeemon et sa femme Martha avec leurs enfants Magdalena et Didacus de vingt et douze ans, Leo Takedomi Kan'emon et son fils Paulus Takedomi Dan'emon, laïcs japonais martyrs, béatifiés en 2008.

XVIII.

B Jean Hunot, chanoine dans l'Yonne, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.

B Giuseppe Toniolo (1845-1918), italien, père de sept enfants, professeur d'université et éducateur des jeunes, économiste et sociologue, promoteur de l'Action Catholique, de l'Université catholique du Sacré-Cœur, des Semaines Sociales et de la Démocratie chrétienne, béatifié en 2012.

B José Llosá Balaguer (1901-1936), des Capucins Amigoniens mais pas prêtre (par humilité), martyr près de Valencia, béatifié en 2001.

Bx six séminaristes d'Oviedo, martyrs en 1934 et béatifiés en 2019 : Angel Cuartas Cristóbal et Mariano Suárez Fernández (*1910), Jesús Prieto Lopez et Cesar Gonzalo Zurro Fanjul (*1912), José María Fernández Muñoz (*1915) et Juan José Castañon Fernández (*1916).

Bse Chiara Badano (1971-1990), jeune fille italienne appartenant aux Focolari, décédée d'un ostéosarcome, béatifiée en 2010.

Marcellus de Capoue
1er siècle ?

Marcellus est certainement un Martyr, probablement à Capoue (Campanie, Italie SW).
C’était un riche soldat chrétien, qui rachetait des prisonniers de guerre.
Lors de la persécution de Tibère, Marcellus fut exilé. Lors de la fête organisée en l’honneur de l’empereur, Marcellus jeta ses armes à terre et, refusant de sacrifier, se déclara franchement chrétien.
Il fut décapité, avec son serviteur Apuleus, qui voulait partager son sort.
Dans une autre version, on faisait des deux amis d’anciens disciples de Simon le Magicien (cf. Ac 8:9-24) puis, convertis avec ce dernier, de fidèles disciples de s.Pierre. Ceci supposerait donc que Simon ait suivi s.Pierre à Rome, ce que ne dit pas le texte des Actes.
Il est impossible de retrouver l’authentique vérité dans ces récits.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Marcellus de Capoue, seul, au 7 octobre.


Iustina de Padoue
3.-4. siècles

Iustina vivait à Padoue.
On avança que s.Prodoscimus (v. 7 novembre), envoyé par s.Pierre comme premier évêque de Padoue, obtint par ses prières la naissance de Iustina, l’éleva et l’instruisit. Mais il est difficile d’accepter cette assertion, puisque Prodoscimus aurait été évêque au premier siècle, tandis que Iustina vécut à la fin du troisième.
Quand Maximien passa par là, il se fit amener Iustina et chercha à la faire apostasier.
Sur son refus, il ordonna de la décapiter, vers 303.
Iustina fut ensevelie avec soin, à mille pas de Padoue.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Iustina de Padoue au 7 octobre.


Sergius et Bacchus de Syrie
4. siècle

Sergius et Bacchus étaient deux jeunes officiers chrétiens qui avaient toute la confiance de l’empereur (Maximien, 250-310, ou Maximin Daia, 308-313), en Syrie.
Et comme cela arrive souvent dans les relations humaines, les collègues furent jaloux de cette estime : ils les dénoncèrent pour leur foi.
L’empereur les amena au temple de Zeus pour sacrifier, mais ils refusèrent d’y entrer. Furieux, l’empereur leur fit enfiler un vêtement de femme et les fit déambuler dans la ville pour les humilier.
N’aboutissant à aucun résultat, il les envoya à Antiochus, qui commandait des troupes sur les bords de l’Euphrate : c’était Sergius qui avait obtenu cette place pour Antiochus.
Ce dernier les fit jeter en prison et les invita à sacrifier. Devant leur refus, il fit flageller Bacchus avec une telle violence qu’il expira bientôt. C’était à Soura (ville disparue).
Le lendemain, Antiochus s’acharna sur Sergius, qui refusait aussi de sacrifier aux dieux païens. On le chaussa d’espadrilles garnies de clous et on le fit courir sur une quinzaine de kilomètres, jusqu’à Tetrapyrgia (auj. Qseyras Sêlé). On y fit une halte : mystérieusement, les plaies de Sergius se trouvèrent guéries. Antiochus fit décapiter Sergius à l’étape suivante, Resafa (Syrie C).
La date de ce double martyre semble se situer vers 305.
Le culte et la tombe de Bacchus ne furent pas très honorés, peut-être à cause du nom même du Martyr. La tombe de Sergius, en revanche, devint si célèbre et si fréquentée, que la ville de Rosafa devint Sergiopolis, une ville magnifique. Aujourd’hui il n’en reste que des ruines.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Sergius et Bacchus au 7 octobre.

Marc

336

 

Ce trente-quatrième pape, Marc, est élu le 18 janvier 336, succédant à Sylvestre Ier.

Le Liber Pontificalis le dit romain, fils de Priscus.

C’est le seul pape qui porta le nom de Marc.

Son bref gouvernement de huit mois est centré sur la lutte contre l’hérésie arienne, qui avait déjà commencé sous le pontificat précédent, et avait culminé au concile de Nicée (325).

Marc fit élever deux basiliques à Rome, l’une qui deviendra Saint-Marc, l’autre Sainte-Balbine.

Il décida que l’évêque d’Ostie aurait le privilège de consacrer le pape et de porter le pallium, cette bande de laine d’agneau ornée de croix noires et rouges, que le pape remet aux archevêques en signe d’unité avec le Siège de Pierre.

Marc aurait aussi rédigé le premier calendrier où étaient reportées les festivités religieuses.

Il décéda le 7 octobre 336, et fut d’abord enterré dans le cimetière de Sainte-Balbine, puis plus tard transporté dans la basilique Saint-Marc, qui se trouve au cœur de Rome, près du palais de Venise.

Saint Marc fut bientôt honoré d’un culte, et le Martyrologe le commémore le 7 octobre.

Son successeur fut Jules Ier.

Martino Cid

† 1152

 

Après beaucoup de recherches, il apparaît que le grand mérite de saint Martino Cid fut de fonder un monastère.

Cid vient de l’arabe Saiyidi, qui signifie mon maître. C’est le surnom que se mérita Martino.

Prêtre, il fonda un oratoire puis, avec quelques compagnons, il établit un hospice à Peleas, entre Salamanque et Zamora.

Les cisterciens commençaient de s’implanter en Espagne ; Martino obtint pour lui quatre moines de Clairvaux : Egée, Gérard, Pierre de Poitiers et Bernard. C’était en 1137. Ainsi naquit l’abbaye Notre-Dame de Belofonte.

En 1152, ce monastère fut officiellement rattaché à la famille cistercienne. Mais Martino ne vit pas les développements de sa fondation, car il mourut cette année-là, le 7 octobre.

Plus tard, en 1232, le monastère fut «transporté» en un endroit plus salubre, toujours dans la province de Zamora, au lieu-dit Valparaiso (Vallée Paradis).

Le culte de saint Martino Cid fut étendu à tout l’Ordre cistercien au 18siècle. Le Martyrologe le mentionne au 7 octobre.

 

 

Notre-Dame du Rosaire

 

Le dimanche 7 octobre 1571, la flotte chrétienne remportait sur les Turcs une grande victoire navale devant Lepanto (Lépante), entre les golfes de Corinthe et de Patras. La bataille avait été gagnée le premier dimanche du mois, jour où les confréries du rosaire faisaient dans Tome leur procession.

Pie V, un dominicain, voulut remercier la Vierge qui avait si magnifiquement répondu aux prières. Il ordonna en 1572 une fête d’actions de grâces qu’on célébrerait chaque année en l’honneur de Notre-Dame de la Victoire.

En 1573, la fête devint la fête du Rosaire.

En 1716, elle devint une solennité pour l’Eglise universelle et, en 1913, fut fixée au 7 octobre.

L’usage des chapelets semble remonter à des temps anciens, quand les religieux ou les fidèles voulaient prier cinquante, cent, cent-cinquante Pater. Ces Pater remplaçaient les psaumes pour ceux qui ne savaient pas lire, ou ne connaissaient pas le latin.

Peu à peu s’est développée la dévotion du psautier Notre-Dame, avec les cent-cinquante Ave. Les chapelets devenaient ainsi une couronne de roses pour la Mère de Dieu, ce qui aboutit au Rosaire.

Il semble que l’usage de la salutation angélique se soit répandu à partir du 12e siècle : alors, elle s’arrêtait à la première partie (jusqu’à fructus ventri tui, Iesus). On y ajoutait une génuflexion, comme fit l’Ange devant Marie. Le roi saint Louis (v. 20 août) priait chaque soir cinquante Ave lentement, avec une génuflexion à chacun.

Renvoyons ici nos amis lecteurs à la Lettre apostolique de s.Jean-Paul II, Rosarium Virginis Mariæ (2002).

Le mois d’octobre est traditionnellement consacré au Rosaire. Si la prière du chapelet nous semble monotone, essayons de dire, sans distraction, au moins un bel Ave Maria

Ou aussi, invoquons notre Mère :

Refuge des pécheurs, prie pour nous !

Secours des Chrétiens, prie pour nous !

 

 

Hadrianus Takahashi Mondo

1550-1613

Joanna

? - 1613

 

Hadrianus, un samouraï, était un laïc du diocèse de Nagasaki (Japon). Son épouse s’appelait Joanna.

Tous deux nés à Arima (Hyogo), ces deux chrétiens étaient mariés et Hadrianus était catéchiste.

Ils faisaient partie de la Confrérie du Rosaire, et se dévouèrent pour répandre la foi chrétienne, encourager les fidèles, consolider les foyers.

Fidèles au Christ, ils furent condamnés à être brûlés vifs.

Ils furent martyrisés le 7 octobre 1613, Hadrianus avait alors environ soixante-trois ans ; on ne connaît pas l’âge de son épouse.

Ils ont été béatifiés parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Leo Hayashida Sukeemon

? -1613

 

Leo, était un laïc du diocèse de Nagasaki (Japon). Son épouse s’appelait Martha.

Tous deux nés à Arima (Hyōgo), ces deux chrétiens étaient mariés.

Leurs deux enfants, Magdalena et Didacus, furent martyrisés en même temps qu’eux.

Tous les quatre faisaient partie de la Confrérie du Rosaire, et se dévouèrent pour répandre la foi chrétienne, encourager les fidèles, consolider les foyers.

Fidèles au Christ, ils furent condamnés à être brûlés vifs.

Ils furent martyrisés à Arima le 7 octobre 1613.

Ils ont été béatifiés parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Martha Hayashida

? -1613

 

Leo, était un laïc du diocèse de Nagasaki (Japon). Son épouse s’appelait Martha.

Tous deux nés à Arima (Hyōgo), ces deux chrétiens étaient mariés.

Leurs deux enfants, Magdalena et Didacus, furent martyrisés en même temps qu’eux.

Tous les quatre faisaient partie de la Confrérie du Rosaire, et se dévouèrent pour répandre la foi chrétienne, encourager les fidèles, consolider les foyers.

Fidèles au Christ, ils furent condamnés à être brûlés vifs.

Au moment du martyre, quand les flammes eurent brûlé les cordes de Didacus, celui-ci courut vers sa mère, qui lui dit : Regarde vers le Ciel… vers le Ciel…

Ils furent martyrisés à Arima le 7 octobre 1613.

Ils ont été béatifiés parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Magdalena Hayashida

1593-1613

 

Elle était la fille de Leo et Martha Hayashida, et sœur aînée de Didacus, tous natifs de Arima (Hyōgo).

Magdalena était née vers 1593 et avait fait le vœu de chasteté.

Fidèles au Christ, les quatre membres de la famille furent condamnés à être brûlés vifs.

Ils furent martyrisés à Arima le 7 octobre 1613.

Ils ont été béatifiés parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

Note. Il y a une autre Magdalena Hayashida, martyrisée le 17 mai 1627 et béatifiée en même temps.

 

 

Didacus Hayashida

1601-1613

 

Didacus (Diego, Jacques) était le fils de Leo et Martha Hayashida, et frère de Magdalena, tous natifs de Arima (Hyōgo).

Il était né vers 1601 et devenu comme le leader des enfants de la Confrérie du Rosaire. 

Fidèles au Christ, les quatre membres de la famille furent condamnés à être brûlés vifs.

Quand les flammes eurent brûlé les liens de Didacus, il alla embrasser sa mère Martha ; celle-ci lui dit : Mon cher Didacus, regarde vers le Ciel, oui, le Ciel…

Didacus mourut en murmurant les noms de Jésus, Marie.

Ils furent martyrisés à Arima le 7 octobre 1613.

Ils ont été béatifiés parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Leo Takedomi Kan’emon

? -1613

 

Leo, était un laïc originaire d’Arima (Hyōgo), du diocèse de Nagasaki (Japon), marié.

Il faisait partie de la Confrérie du Rosaire, et se dévouait pour répandre la foi chrétienne, encourager les fidèles, consolider les foyers.

Fidèle au Christ, il fut condamné à être brûlé vif, avec son fils Paulus.

Ils furent martyrisés à Arima le 7 octobre 1613.

Ils ont été béatifiés parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Paulus Takedomi Dan’emon

? -1613

 

Paulus était un laïc originaire d’Arima (Hyōgo), du diocèse de Nagasaki (Japon), fils de Leo Takedomi Kan’emon.

Il faisait lui aussi partie de la Confrérie du Rosaire.

Fidèle au Christ, il fut condamné à être brûlé vif, avec son père.

Ils furent martyrisés à Arima le 7 octobre 1613.

Ils ont été béatifiés parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Jean Hunot

1742-1794

 

Jean était frère de Sébastien-Loup et cousin de François Hunot.

Ils naquirent tous trois à Brienon-l’Archevêque (Yonne), y furent tous trois chanoines.

Ayant refusé le serment constitutionnel, ils furent déportés sur le Washington, qui devait partir pour la Guyane où les envoyait la condamnation à la déportation, mais le navire resta en rade et des centaines prêtres déportés y moururent presque tous, suite aux mauvais traitements, aux conditions hygiéniques inexistantes, aux épidémies, aux maladies, à la faim.

Jean Hunot était né le 21 septembre 1742 et tous trois moururent la même année 1794. 

Jean mourut le 7 octobre 1794.

Il fut béatifié, avec son frère et son cousin, en 1995.

Giuseppe Toniolo

1845-1918

 

Giuseppe naît à Treviso le 7 mars 1845, dans une bonne famille bourgeoise. Le père est ingénieur.

Il étudie au collège de Venise puis se dirige sur l’université de Padoue.

Il est docteur en droit à Padoue (1867), où il demeure assistant jusqu’en 1872, puis va enseigner Economie politique à Venise, à Modène et Reggio Emilia, enfin à Pise, qui sera son poste jusqu’à la mort.

En 1878, il épouse Maria Schiratti, et ils auront sept enfants qui grandiront dans une ambiance familiale pleine de tendresse et de foi, rythmée par la prière. 

A l’époque où tous les esprits sont en effervescence à cause des idées marxistes qui envahissent les masses prolétaires, le professeur Toniolo ébauche une théorie toute personnelle, où prévaudrait l’éthique chrétienne. Il refuse l’individualisme égo¨ïste du capitalisme, et le collectivisme exagéré du socialisme, et propose la création de corporations où sont réunis patrons et ouvriers, bien organisés hiérarchiquement et reconnus par l’Etat.

En outre, il propose diverses actions pour maintenir le repos dominical, la limitation des heures de travail, la défense de la petite propriété, la vigilance sur le travail des femmes et des enfants. 

Il propose que les catholiques se montrent plus décidés dans le domaine social, invitant les intellectuels à exposer leurs idées catholiques. Pour cela il fonde L’unione Cattolica pour promouvoir les études sociales en Italie, puis la revue Rivista internazionale di scienze e discipline ausiliarie. Il jette ainsi les bases de la première démocratie chrétienne (l’expression est de lui), qui devait selon lui se poser en faveur des ouvriers et du renouveau chrétien de la société.

En 1907 il promeut la première Semaine Sociale des Catholiques d’Italie.

Il meurt le 7 octobre 1918, jour de Notre-Dame du Rosaire, ce rosaire qu’il priait chaque jour.

Le miracle attribué à l’intercession de Giuseppe Toniolo et retenu en vue de sa béatification, concerne un homme de Pieve di Soligo, né en 1974, qui après une soirée de fête était tombé d’un filet de protection, en juin 2006. La chute lui avait causé des blessures telles que les médecins avaient considéré ses conditions «désespérées». La communauté paroissiale demanda l’intercession de Giuseppe Toniolo pour la guérison de ce jeune homme qui alors commença à récupérer, jusqu’à une guérison complète.

Giuseppe Toniolo, père de famille catholique, a été béatifié en 2012.

 

 

Angel Cuartas Cristóbal

1910-1934

 

Angel Cuartas Cristóbal vit le jour le 1er juin 1910, à Lastres (Asturies, Espagne), huitième des neuf enfants d’un père qui était pêcheur. Ce papa, assez pauvre, travaillait aussi avec sa sœur à la pêcherie de l’endroit.

Angel était très estimé, bien avant d’aller au séminaire. Il détestait les discussions et s’ingéniait à mettre la paix et la réconciliation. Il jouait volontiers au foot-ball et jouait de l’harmonium.

En 1923, il entra au Petit séminaire de Valdediós et, en 1929, au Grand séminaire d’Oviedo.

Dès 1931, il comprit que la situation politico-sociale devenait difficile en Espagne, mais il préféra rester au séminaire.

En septembre 1934, sous-diacre, il devait commencer la cinquième année de théologie ; comme il sortait de chez les siens, il fut arrêté et assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934, avec ses cinq compagnons séminaristes.

Angel fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Mariano Suárez Fernández

1910-1934

 

Mariano Suárez Fernández vit le jour le 8 octobre 1910, à El Entrego (San Andrés de Linares, Asturies, Espagne), aîné des cinq enfants de Ángel, contremaître dans les mines, et de Germana.

Mariano reçut au baptême les deux prénoms de Mariano Sergio ; il s’entendait très bien avec son frère Juan Ramón, et tous deux s’occupaient beaucoup de leur petite sœur Ángeles, qui boîtait : ils lui racontaient de belles histoires, l’emmenaient en promenade, jouaient ensemble. Les deux garçons étaient enfants de chœur.

Tous deux entrèrent aussi au Petit séminaire de Valdediós en 1924 ; au premier coup d’œil, ils furent tellement déçus, qu’ils songèrent à prendre la clef des champs, quittes à faire vingt-cinq kilomètres à pied. Mais le prêtre qui prêcha ce jour-là, commenta l’évangile où Notre-Seigneur rappelle qu’il ne faut pas regarder en arrière une fois qu’on a mis les mains sur la charrue ; le discours convainquit les deux garçons ; plus tard, quand la situation politique commença à se détériorer en 1931, leur père leur proposa de revenir à la maison, mais là encore ils restèrent fidèlement au séminaire.

Juan Ramón cependant dut interrompre sa formation à cause d’un problème aux poumons.

Mariano, s’il assimilait bien la philosophie, avait du mal avec le latin ou le grec, mais il lisait avec passion et, avec une volonté féroce, réussit à obtenir de bonnes notes.

En 1934, il fut ordonné Lecteur et commençait la quatrième année de théologie, mais son immolation dans le sacerdoce allait être anticipée.

Le 5 octobre, il y eut des émeutes entre les mineurs et les forces de l’ordre ; le 6 octobre, furent attaqués l’évêché et le Grand séminaire d’Oviedo ;  les séminaristes s’enfuirent : Mariano et quelques autres, avec un prêtre, se cachèrent toute la nuit, priant et attendant ; même si certains avaient mis des habits civils, ils portaient presque tous la tonsure, de règle à cette époque pour les clercs. Le 7 octobre au matin, Gonzalo escalada un mur et chercha à rejoindre une rue pour voir si la situation s’était calmée, mais fut repéré et arrêté ; les hommes découvrirent les autres séminaristes et les firent sortir dans les rues, sous les insultes des passants.

On les aligna contre un mur pour les fusiller ; Mariano fut le troisième. Un seul fut épargné : il ne reçut pas le coup de grâce, car une femme fit remarquer qu’il ne portait pas (encore) la tonsure.

Mariano mourut à Oviedo le 7 octobre 1934, veille de son vingt-quatrième anniversaire.

Il fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jesús Prieto Lopez

1912-1934

 

Jesús Prieto Lopez vit le jour le 28 août 1912, à Bodecangas, paroisse de La Roda, Tapia de Casariego, Asturies, Espagne), septième de onze enfants.

En 1925, il entra au Petit séminaire, grâce à la générosité de son curé, qui lui paya la pension.

Discret, il parlait peu, mais son zèle ne s’arrêtait pas : durant les vacances, il aidait à la maison et enseignait le catéchisme aux plus jeunes.

Alors qu’il était en troisième année de théologie, il fut assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934.

Jesús fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cesar Gonzalo Zurro Fanjul

1912-1934

 

Cesar Gonzalo Zurro Fanjul vit le jour le 22 octobre 1912, à Avilés (Asturies, Espagne) ; il était le frère de Cecilia ; vint au monde ensuite une petite fille, puis le père se transféra à Figaredo en Mieres, pour travailler aux mines.

César entra au Petit séminaire de Valdediós en 1923 ; très intelligent, très marial, il était passionné par les terres de mission. Il étudiait beaucoup, s’intéressant beaucoup à la cause ouvrière. Il écrivit même un drame à l’occasion de la saint Thomas, fête patronale du séminaire.

Il était en deuxième année de théologie, quand il fut arrêté et assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934, premier des séminaristes à offrir sa vie pour l’amour du Christ.

Cesar Gonzalo fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

José María Fernández Muñoz

1915-1934

 

José María Fernández Muñoz vit le jour le 9 mai 1915, à Muñon Cimero (Pola de Lena, Asturies, Espagne).

Son père et son grand-père étaient les sacristains du pays.

Il entra au Petit séminaire en 1927. Il était de caractère réservé et doux ; il jouait bien à la pala et savait se débrouiller pour entretenir les vêtements.

Il était tout juste en première année de théologie, quand il fut assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934, à dix-neuf ans.

José María fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Juan José Castañon Fernández

1916-1934

 

Juan José Castañon Fernández vit le jour le 6 août 1916, à Moreda de Aller (Asturies, Espagne), dans une famille de cinq enfants.

Après ses études au collège de La Salle à Caborana, il entra au séminaire de Valdediós en 1928, grâce au soutien de son curé. Excellent élève, intelligent, il jouait volontiers au foot-ball et à la pala et se passionnait aussi pour les mots-croisés. On aimait particulièrement ce garçon qui avait conservé ses trais enfantins et on l’appelait gentiment Castañin. Il tenait beaucoup à sa vocation sacerdotale et conservait une grande dévotion à la Sainte Vierge.

Il était en troisième année de philosophie, quand il fut assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934, à dix-huit ans, benjamin des cinq séminaristes abattus à ce moment-là.

Deux années plus tard, fut aussi exécuté son oncle prêtre, don Baltasar Rodríguez Fernández.

Juan José fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

José Llosá Balaguer

1901-1936

 

José naît à Benaguacil (Valencia, Espagne) le 23 août 1901.

En 1913, il fait ses études dans une école tenue par les Tertiaires Capucins à Torrent. Là germe sa vocation.

Quelques années plus tard, il entre au noviciat à San José (Godella, Valencia) et prend l’habit en  1917.

Il prononce ses premiers vœux en 1919, et les vœux perpétuels en 1925.

Ordonné Diacre en 1928, il se considère humblement indigne d’accéder au sacerdoce.

C’est comme diacre qu’il exercera son activité à Madrid, à la fondation Caldeiro. Il se préoccupe beaucoup de la jeunesse. Quoique réservé et même timide, il est cultivé, et révèle des aptitudes particulières pour le chant et la musique.

Au moment où éclatent les manifestations anti-religieuses, il se munit d’un sauf-conduit pour rejoindre Meliana, puis son village natal. Mais pour ne pas compromettre les siens, il se réfugie dans un quartier proche de Valencia.

Repéré, il est toutefois arrêté dans la nuit du 1er octobre 1936, conduit au quartier militaire, puis dans une cellule de la prison locale.

Apprenant qu’on allait venir le chercher pour le tuer, il se confie à un prêtre présent avec lui dans la prison : il se confesse, exprimant à ce prêtre son acceptation totale du martyre, et pardonnant à ses ennemis. Puis il vaque paisiblement à ses dévotions habituelles.

Au matin du 7 octobre 1936, on vient le chercher et on l’exécute non loin de là dans un champ.

José Llosá Balaguer a été béatifié en 2001.

 

 

Manuel Olay Colunga

1911-1936

 

Manuel Olay Colunga vit le jour le 25 juillet 1911, à Noreña (Asturies, Espagne), septième des douze enfants d’une famille aussi pieuse que généreuse.

Le papa était chauffeur de poids-lourd et la famille travaillait aux champs.

En 1926, il entra au séminaire de Valdediós, où on découvrit ses dons pour l’art déclamatoire.

Il fut très marqué par l’assasssinat des six séminaristes d’Oviedo, en 1934 et, depuis, faisait célébrer chaque 7 du mois une messe pour eux.

Au terme de sa quatrième année de théologie, alors qu’il était sous-diacre, il fut arrêté lors de la guerre civile et envoyé d’abord à Gijón, puis à San Esteban de las Cruces pour des travaux de fortification.

Mis en prison parce qu’il était séminariste, il put encore recevoir la visite des siens deux fois par semaine ; il put encore leur faire parvenir ce dernier message : Dites aux miens que je meurs en criant «Vive le Christ Roi».

Il fut assassiné par des coups tirés à bout portant, à Villafría, le 22 septembre 1936. On n’a jamais retrouvé ses restes.

Manuel fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019..

Il sera commémoré le 22 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Luis Prado García

1914-1936

 

Luis Prado García vit le jour le 4 mars 1914, à San Martín de Laspra (auj. Pietras Blancas, Asturies, Espagne), dixième des treize enfants de José et Vicenta ; José travaillait à l’usine Arnao.

Les parents purent envoyer leurs enfants à l’école primaire, mais pas tous au collège.

Luis fut de ceux qui fréquentèrent le collège ; mais le matin, il allait d’abord à la messe ; à midi, il priait l’Angelus, et le soir le chapelet ; il était sacristain de la paroisse.

Pour intégrer le séminaire en 1930, il put bénéficier de l’héritage laissé par un brave homme de Avilés. Séminariste simple, humble, bon travailleur, il était si doux et si serviable, qu’on lui confia le soin de la sacristie et de l’infirmerie.

Après la mort des six séminaristes assassinés en 1934 (v. 7 octobre), il éprouva pour eux une sainte jalousie. En 1936, il trouva d’abord à se réfugier chez des parents à La Carriona (Avilés), mais fut découvert et conduit à Gijón ; on lui commandait de lever la main et de saluer la République, mais il répondait Vive le Christ ! Le 4 septembre 1936, on l’abattit de onze coups de feu, dont un dans la main et cinq dans le ventre ; tandis qu’il répétait encore Vive le Christ !, on lui tira dans la tête.

Luis fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sixto Alonso Helva

1916-1937

 

Sixto Alonso Helva vit le jour le 1er février 1916, à Poago (Asturies, Espagne), dans une famille chrétienne de onze enfants (on ne nous dit pas s’il fut le «sixième»).

Entré au Petit séminaire en 1929, il fut le premier en classe autant qu’à la pala. Mais s’il savait s’amuser, il passait  volontiers du temps en adoration et en prière, devant le tabernacle ou la statue de la Vierge.

Il venait de terminer la troisième année de philosophie, quand éclata la guerre civile de 1936. On l’appela sous les drapeaux et on l’envoya sur le front au Puerto de Ventaniella, entre Ponga et León. Là, il fut impitoyablement poignardé, le 27 mai 1937.

Sixto fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 27 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Chiara Badano

1971-1990

 

Chiara naît à Sassello (dans le Piémont italien) le 29 octobre 1971, de Ruggero Badano et Maria Teresa. Ces pieux parents s’étaient mariés en 1960 et demandaient patiemment à Dieu un enfant, élevant leurs prières en particulier dans le sanctuaire de Notre Dame des Roches (Nostra Signora delle Rocche), près de Ovada (province de Alessandria).

Elle est et sera l’unique enfant de ce couple. Les parents ne veulent pas qu’elle soit comme le centre du foyer familial et la confient vite à l’école maternelle du village tenue par des religieuses. Là, les Sœurs l’appellent “l’âme des belles rencontres joyeuses du jardin d’enfants”. A la maison, la maman lui apprend à être généreuse, à défendre la vérité et la justice, à aimer Jésus et Marie, par la lecture de l’Evangile.

Chiara (Claire, de nom et de caractère) grandit dans cet amour des autres. Elle choisit ses plus beaux jouets pour les donner aux enfants pauvres. Les petites pièces de monnaie qu’on lui donne, elle les garde précieusement dans sa tire-lire pour les petits Africains, pour lesquels elle a une affection particulière et qu’elle voudrait un jour soigner, une fois devenue médecin.

Son cadeau de première Communion sera le livre des Evangiles, dont elle dira que ce fut un “livre magnifique” et un “message extraordinaire”.

A 9 ans, elle découvre le Mouvement des Focolari, fondé par Chiara Lubich, une autre Claire. Elle en fait son idéal. Elle écrit quelque part : “Je rêve du jour où les enfants des esclaves et ceux des maîtres seront assis ensemble à la table fraternelle, comme Jésus et ses Apôtres”. Chiara est tellement lumineuse, que Chiara Lubich elle-même la nommera “Chiara-Luce” (Claire-Lumière), comme tout le monde l’appellera désormais.

A quatorze ans, elle écrit : “J’ai re-découvert l’Evangile sous une lumière nouvelle ; de même qu’il m’est facile d’apprendre l’alphabet, de même il faut que je vive aussi l’Evangile.” Elle aime spécialement les plus faibles, les marginaux (les malades mentaux, les SDF, les drogués), elles les entoure de mille attentions. Elle dit un jour à sa mère : “Les drogués, tu ne peux pas les condamner : ce sont eux les pauvres d’aujourd’hui”.

Adolescente, elle s’habille comme il faut, propre, ordonnée, pour faire plaisir à Jésus, mais sans recherche, “parce que ce qui compte est d’être beau dedans”.

C’est l’été 1988 que commence le calvaire : tandis qu’elle joue au tennis, un forte douleur lancinante lui fait lâcher la raquette. Les analyses sont formelles : c’est l’ostéosarcome (cancer des os). Chiara n’a que dix-sept ans. Rentrée à la maison, elle demande à sa mère de ne pas lui poser de questions ; elle se retire pendant vingt-cinq minutes, durant lesquelles elle vivra son “Jardin de Gethsémani”, et au terme desquelles elle dira “oui” à Jésus. Elle ne retournera jamais en arrière. Quand elle réapparaît, elle dit à sa mère : “Maintenant, Maman, tu peux me parler”.

Les mois se succèdent, Chiara reste inflexible dans l’offrande de soi : “Si tu le veux, Jésus, je le veux moi aussi.” Elle réconforte ceux qui viennent la voir. Elle lance un dernier message aux jeunes : “Je voudrais leur faire passer la flamme des Olympiades, parce que nous n’avons qu’une vie, et ça vaut la peine de bien la vivre”.

Elle ne demande pas de miracle. Elle serait heureuse de guérir, mais seulement si cela entre dans la volonté de Dieu. Elle demande seulement la force de ne pas céder. Elle dit à sa mère : “Quand je ne serai plus là, aie confiance en Dieu et va de l’avant”.

Consciente de sa mort prochaine, elle se prépare à ses “noces” : elle veut qu’on l’habille en mariée : un habit blanc, long, simple. Elle prépare la liturgie des funérailles, les lectures, les chants ; les offrandes seront pour les enfants pauvres d’Afrique ; il ne faudra pas pleurer, mais être en fête, parce que Chiara rencontre Jésus.

Sa vie terrestre s’éteint au matin du 7 octobre 1990, fête de Notre-Dame du Rosaire, après un dernier salut à sa mère : “Ciao, sois heureuse ; moi, je le suis”. 

C’est l’évêque du lieu qui célébrera la messe de funérailles, en présence de centaines d’amis, surtout de jeunes. Au milieu des larmes, l’atmosphère est toute à la joie.

Chiara a été béatifiée le 25 septembre 2010.

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 23:00

06 OCTOBRE

 

II.

S Sagaris, évêque et martyr à Laodicée.

III.

Ste Foy, première martyre à Agen, dont les reliques sont vénérées à Conques.

V.

S Renatus, évêque à Sorrente, confondu avec un autre Renatus, du 12 novembre..

VI.

S Romain, évêque à Auxerre.

S Barthus, évêque à Vaison.

VII.

S Apollinaire, évêque à Bourges.

S Magnus, évêque à Oderzo.

S Ywi (Ivi), moine diacre anglais, émigré en Bretagne.

VIII.

S Pardoux, abbé à Guéret ; sa prière éloigna les Sarrasins envahisseurs après leur défaite à Poitiers (732).

IX.

S Nicétas de Paphlagonie, parent de l'impératrice Irène, il aurait été castré tout jeune ; patrice à Constantinople, moine à cinquante ans, il souffrit beaucoup dans la dispute pour le culte des saintes Images.

XI.

B Adalbéron, évêque à Würtzburg, à la suite de son oncle Bruno ; au cœur de la querelle des investitures, il soutint le pape contre Henri IV, dut laisser pour un temps son diocèse et se retira dans le monastère fondé par son père à Lambach.

S Jean Xénos, qui diffusa la vie monastique en Crète.

XII.

S Bruno, noble de Cologne, écolâtre à Reims, fondateur dans le massif de la Grande Chartreuse d'un ordre de vie semi-érémitique (Chartreux). 

XIII.

S Arthaud, passé de la cour de Savoie à la vie de chartreux, deux fois prieur à Arvières, évêque à Belley à quatre-vingt-sept ans.

XVII.

Bx laïcs japonais martyrs, béatifiés en 2008 : 

Ioannes Hashimoto Tahyōe, sa femme Thecla et leurs enfants Catharina, Thomas, Franciscus, Petrus et Ludovica (13, 12, 8, 6 et 3 ans), 

Thomas Kian, Thomas Ikegami, Linus Rihyōe et sa femme Maria, Antonius Dōmi, Ioachim Ogawa, 

Ioannes Kyūsaku et sa femme Magdalena avec leur fille Regina, 

Thomas Koshima Shinshirō et sa femme Maria, 

Gabriel, Maria et sa fille Monica, Martha et son fils Benedictus de 2 ans, Maria et son fils Sixtus de 3 ans, Monica, Thomas Tōemon et sa femme Lucia, Rufina et sa fille Martha de 7 ans, Monica, Emmanuel Kosaburō, 

Anna Kajiya et son fils Thomas, Agatha, Maria Chūjō, Hieronimus Sōroku et sa femme Lucia, 

Ioannes Sakurai et sa belle-fille Ursula, Mancius Kyūjirō, Ludovicus Matagorō, 

Leo Kyūsuke et sa femme Martha, Mencia et sa fille Lucia, une petite Magdalena de 3 ans, Didacus Tsūzu, Cosmas et son fils Franciscus Shizaburo, Franciscus, Maria.

XVIII.

Ste Anna-Maria-Rosa-Nicoletta Gallo (Maria-Francesca des Cinq-Plaies), napolitaine, tertiaire franciscaine, mystique ; sa grande dévotion allait aux mystères de la Passion et de la Trinité, aux anges et en particulier s. Raphael.

B François Hunot, chanoine dans l'Yonne, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

Bse Eulalie (Marie-Rose) du Rocher (ou Durocher), dernière d'une famille québécoise de dix enfants, fondatrice des Sœurs des ss. Noms de Jésus et de Marie, pour l'éducation des jeunes filles pauvres de la campagne alentour ; béatifiée en 1982.

S Phanxicô Trân Van Trung, laïc annamite, martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre. 

XX.

B Isidore de Loor (de Saint-Joseph, 1881-1916), frère passionniste belge, exemplaire dans tous les petits travaux, en particulier de la cuisine, mort de pleurésie et de cancer ; béatifié en 1984.

Bx Plácid Fábrega Juliá (Bernat, 1889-1934), frère mariste profès, près de Palencia, et Josep Lluis Raga Nadal (Eufrosí María, 1913-1936), profès carme, à Barcelona, martyrs espagnols béatifiés en 2007.

Sagaris de Laodicée
† 170

L’évêque Sagaris subit le martyre à Laodicée sous Servilius Paulus, proconsul d’Asie.
C’était vers 170.
En faire un disciple de saint Paul équivaudrait à le faire vivre pendant quelque cent-trente années, ce qui n’est pas très raisonnable.
En revanche, on sait que peu avant 170 il y eut un débat important à Laodicée au sujet de la date de Pâque ; Sagaris était de ceux qui préféraient célébrer Pâques au 14 nisan et qu’on appelait pour cela les quatordécimans (du latin quatuordecim, quatorze).
Le Martyrologe Romain mentionne saint Sagaris de Laodicée au 6 octobre.


Foy d’Agen
† 4. siècle

Sainte Foy fut tellement célèbre qu’il est presque impossible de la nommer autrement que par son nom traditionnel, plutôt que par son nom latin, Fides.
Elle était d’une famille noble d’Agen. Belle et vertueuse, elle fut torturée et martyrisée, nous dit-on, sous Dioclétien ; certains préféreraient la placer sous Dèce, un siècle plus tôt.
S’étant moquée des dieux païens, Foy fut étendue longtemps sur un gril, sous lequel on alluma le feu. Indignées par ce cruel traitement, des personnes présentes se convertirent - et furent martyrisées sur place.
Sur le refus de Foy d’apostasier et de sacrifier à des idoles, elle fut décapitée.
Un saint Caprais aurait été décapité en même temps.
Sainte Foy fut ainsi la première martyre d’Agen, peut-être vers 303.
La basilique Sainte-Foy d’Agen fut presque totalement détruite en 1892 pour l’aménagement d’un boulevard.
Les reliques de sainte Foy se trouvent à Conques, où des miracles étonnants se produisirent. Il y eut tant de délivrances de prisonniers, que les chaînes, apportées en ex-voto suffirent à la fabrication de portes et de grilles.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Foy d’Agen au 6 octobre.


Renatus de Sorrento
† 450

L’on dit que Renatus fut le premier évêque de Sorrento (Naples, Campanie, Italie SW). Il en fut peut-être le second. Certains aussi vont jusqu’à douter qu’il fût évêque.
S’il fut évêque, ce fut de 424 à 450, soit durant un quart de siècle.
Beaucoup plus tard, on l’assimila à un autre Renatus, d’Angers, dont l’histoire semble un peu rocambolesque. 
Ce Renatus serait né grâce aux prières de l’évêque d’Angers, s.Maurille (v. 13 septembre) ; Renatus tomba malade et mourut avant de recevoir le baptême. Maurille, se reprochant cette mort, chercha à disparaître et, durant la traversée de la Manche, jeta à l’eau les clefs du trésor de la cathédrale, jurant qu’il ne rentrerait que si Dieu lui faisait retrouver ces clefs. 
Bien des années plus tard, des pêcheurs prirent un gros poisson qui avait dans son ventre les fameuses clefs. Par un concours de circonstances vraiment incroyables, on retrouva Maurille en Grande-Bretagne et on lui montra les clefs. Il revint en triomphe à Angers. 
Là, il rappela à la vie le petit garçon, qu’il baptisa avec le nom de Renatus, re-né.
Ce Renatus aurait succédé à Maurille comme évêque d’Angers (mais la liste épiscopale de ce diocèse ne comporte pas ce nom).
Les Angevins, s’installant à Sorrento au treizième siècle, prétendirent que leur Renatus, devenu vieux, se retira en ermite en Campanie et, finalement, devint évêque de Sorrento. On le fêtait au 12 novembre, mais la fête a été supprimée.
De Renatus de Sorrento, on peut donc retenir seulement ce qui a été dit au début de cette notice.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Renatus de Sorrento au 6 octobre.

 

Romanus d’Auxerre

† 564

 

Romanus passe pour avoir été le seizième évêque d’Auxerre, à partir de 561.

D’anciennes traditions font durer cet épiscopat bien précisément trois ans et quatre jours, et le font terminer par le martyre, ce qui a été contesté.

Saint Romanus d’Auxerre est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui ne mentionne pas de martyre.

 

 

Magnus d’Oderzo

580-670

 

Magnus serait né vers 580 à Altino, de famille noble.

Ermite et prêtre, il résista à l’hérésie arienne.

Vers 630, il fut le cinquième évêque d’Oderzo (Vénétie, Italie NE).

Quand la ville fut détruite (638), il se replia avec la population vers les îles proches de Venise et ainsi surgit la localité d’Eraclea, qui devint le siège épiscopal. On peut donc dire que Magnus fut le dernier évêque d’Oderzo.

Il y eut une nouvelle incursion destructrice vers 670 par le roi lombard Grimoaldus. C’est cette même année que mourut Magnus, nonagénaire.

Saint Magnus d’Oderzo, patron secondaire du patriarchat de Venise, est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui lui attribue la construction de huit églises à Venise.

 

 

Ywius, diacre

† 704

 

On a vu (v. 1er mars) le personnage de s.Dewi. Une récente analyse identifierait à Dewi notre Ywius, par déformation de saint Dewi en saint Yvi.

Il ne s’agit pas ici de mépriser ou de contester le travail des chercheurs. Grande est la difficulté de retrouver ce qui est historique et légendaire dans les vies des Saints gallois, irlandais ou écossais. Il faudra sans doute attendre de nouvelles recherches ou découvertes pour confirmer ou non ce qui est dit ici.

Jusqu’à plus amples précisions, Ywius serait né en Ecosse, de Branon et Egida. Très jeune orphelin, il aurait été recueilli à Lindisfarne, sous s.Cuthbert (v. 20 mars), et serait devenu moine (et diacre). Il y a une difficulté ici, à savoir que s.Bede (v. 25 mai) dans son Histoire, mentionne Cuthbert, mais pas Ywius. Est-ce parce qu’Ywius quitta la Grande-Bretagne ?

Ywius serait venu en 685 dans notre Bretagne, où ses vertus, sa sainteté, ses miracles seraient attestés par un certain nombre de localités (Pontivy, Loguivy…).

Ywius serait mort vers 704 (donc un siècle après s.Dewi).

Sous l’autel où se trouve la châsse de s.Ywius, suinte une source dans laquelle les mamans trempent la chemisette des bébés, pour les guérir des coliques. Cette châsse se trouve sans doute en l’église de Saint-Ivi, où mourut Ywius, et contient des fragments du corps d’Ywius, puisqu’au 10 ou 11e siècle son corps fut transporté en Angleterre au monastère de Wilton.

Saint Ywius (qui n’est pas s.Yves, v. 19 mai) est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pardoux de Guéret

657-737

 

Pardulphus - Pardoux naquit en 657 à Sardent (Creuse), de parents cultivateurs.

Un fait important marqua l’enfance de Pardoux : un jour de tempête, il reçut sur la tête une grosse branche d’arbre, et en resta aveugle pendant un certain temps ; guéri, il grandit dans la piété et la générosité envers le prochain, et provoquant déjà des miracles avec de l’eau ou de l’huile bénites ou délivrant des possédés. On en racontera plus tard quelques specimens.

Lorsque le comte de Limoges, Lanterius, voulut construire un monastère à Waractum (Guéret), c’est sur Pardoux que son choix s’arrêta pour lui confier la direction des moines ; mais pour le convaincre, il le fit attacher sur son cheval. Pardoux se laissa faire à contre-cœur ; il surveilla les travaux, et finit par accompagner Lanterius dans tous ses déplacements ; quand il vint s’installer dans le monastère achevé, il n’en sortit jamais plus.

Pardoux avait une règle de vie très particulière, dont on ne peut dire de quelle Règle classique elle dépendait. Il ne mangeait jamais de viande ; son habillement consistait purement et simplement en une tunique ; il se chauffait très rarement, et ne se lavait que s’il était souffrant. En carême, il se faisait administrer de fortes flagellations par un disciple. Concernant ses moines, on ne sait quelle règle il leur imposa.

Les malades atteints des maux les plus divers accouraient et repartaient guéris sur l’heure. Les récits en furent consignés par un témoin oculaire.

Ce fut le cas d’un certain Marcellus dont les talons touchaient les reins ; ou d’un paralytique qui s’entendit dire trois fois en songe de se rendre auprès de Pardoux.

Des ouvriers s’étaient trompés dans la taille des poutres, et il manquait un bon pied et demi ; pour leur éviter une sanction, Pardoux non seulement allongea les poutres à la bonne longueur, mais il y eut même de l’excédent qu’on dut couper.

Un autre «voleur» avait détourné le blé d’une pauvre veuve pour le donner à son cheval ; non seulement le cheval n’y toucha pas, mais il eut les yeux complètement sortis des orbites ; ce n’est qu’après que l’homme se décida à avouer son larcin à Pardoux, que celui-ci fit appliquer aux yeux de la bête de l’eau bénite et des bandelettes, et que tout rentra dans l’ordre.

Parfois Pardoux rendait la justice à sa façon. Un jour qu’un paysan lui portait des cèpes, un fonctionnaire les vola pour soi-même, mais ils lui restèrent coincés dans le gosier et l’étouffaient : il dépêcha son domestique pour aller implorer son pardon et Pardoux lui fit remettre une huile et une eau bénites, qui aidèrent notre homme à se libérer, non sans quelque souffrance au passage, pour bien expier sa faute.

Et encore ce bienfait infiniment gracieux. Pardoux accepta d’être le parrain d’un petit enfant. Après la cérémonie, et pendant longtemps, les parents observèrent que le berceau se balançait toujours au bon moment pour endormir le bébé. Mais l’enfant mourut ; les parents accrochèrent le berceau à leur plafond et ne furent pas étonnés de voir leur maison épargnée par les flammes d’un incendie, allumé par les envahisseurs Francs en 743.

Quand les Arabes se replièrent après leur défaite devant Poitiers (traditionnellement en 732), ils s’avançaient dangereusement vers Guéret. Pardoux resta sur place avec son seul serviteur et se mit en prière. Les Arabes discutèrent avec lui dans leur langue, dit le narrateur, et passèrent.

Pardoux s’alita le jour de la fête de s.Michel (v. 29 septembre). Le septième jour, un dimanche, il demanda : Quelle est cette trompette ? et les moines comprirent que l’Ange appelait Pardoux. Puis Pardoux : Qui enfile mes souliers ? Un moine coquin était en train de les essayer (espérant sans doute les garder en reliques).

Pardoux mourut le 6 octobre 737, dans cette abbaye qu’il n’avait jamais quittée.

Aussitôt après l’enterrement, un fou furieux fut guéri sur sa tombe.

Guéret fut totalement détruite un siècle plus tard, dans une invasion normande.

Saint Pardoux de Guéret est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

Ioannis Xenos

970-1028

 

Ioannis naquit en 970 à Siba (peut-être l’actuelle Sivas, Crète), de parents assez riches.

Il est utile de remarquer que, dix ans plus tôt, la Crète avait été libérée du joug islamique, qui lui avait été imposé pendant plus d’un siècle.

Ioannis chercha d’abord la vie érémitique et se déplaça pour trouver l’endroit idéal. Il vint ainsi près de Rethymno, au nord de l’île. Là, il eut une vision des saints Eutychios et Eutychianos, qui lui demandèrent de construire là un premier monastère. On ne sait pas de quels Saints il s’agit, car il y en a plusieurs.

Une seconde vision lui demanda alors d’aller construire un autre monastère, en l’honneur de la Mère de Dieu, sur la montagne de Myriokephala. L’actuelle Myriokephala est assez distante de Rethymno et il s’y trouve encore un petit monastère.

Après ces fondations, Ioannis laissa sur place quelque disciple qui fut ordonné prêtre, et alla encore ailleurs construire d’autres églises et monastères. Il y eut l’église Saint-Georges-Doubrikas, Saint-Georges-Opsaropiastes.

De retour à Myriokephala, il y acheta des terres de façon à nourrir une douzaine de moines.

Ioannis voulut alors se rendre à Constantinople : il fallait obtenir des garanties pour assurer le futur de ces fondations. L’empereur lui accorda une subvention annuelle ainsi que des vêtements pour les douze moines ; le patriarche, de son côté, lui concéda une totale indépendance, de sorte que les moines de Ioannis n’auraient pas à être taxés, ni de la part de l’autorité civile, ni de la part de l’autorité ecclésiastique. Ioannis revint en Crète chargé de vases sacrés, de livres liturgiques et d’icônes.

On a dit au début que Ioannis cherchait où s’établir pour une vie érémitique, et on ne l’a vu jusqu’ici que se déplacer et fonder ; ce devait désormais être sa vraie vocation : établir et développer la vie monastique en Crète.

C’est ainsi qu’il alla fonder une autre église à Koufou, dédiée à la Mère de Dieu, qu’il dota d’une assez grande propriété avec une vigne. Ce fut ensuite un oratoire près d’Aigialos, dédié à s.Paul, puis un sanctuaire à Nazogeraia, dédié encore une fois à s.Georges, peut-être près de l’actuelle Azogyres.

En même temps que ces fondations, le bruit de la sainteté de Ioannis se répandait et, pour fuir les honneurs du monde, il se retira sur la côte ouest, près de Kisamos (Akte). Peut-être séjourna-t-il aussi quelque temps à Spelia, où se trouve actuellement un petit sanctuaire en son honneur. 

D’anciens témoignages, on a déduit que Ioannis mourut vers 1028. D’après la tradition, c’est à Gouverneto qu’il aurait été enterré.

Ioannis avait pensé unifier toutes ses fondations sous le gouvernement unique de Myriokephala, mais on ignore vraiment quelle fut la suite de chacun de ces monastères. 

De Gouverneto, on sait que le supérieur Ananias encouragea une révolte contre les lois de Venise (1570) ; les moines en déduisirent qu’ils auraient par la suite autorité sur tous les monastères de l’île de Crète : les moines sont des hommes, et peuvent tomber dans l’erreur… 

Myriokephala, en revanche, fut gravement endommagé, sinon pas détruit par les Turcs en 1770. 

Ioannis est considéré à juste titre comme le fondateur et propagateur de la vie monastique en Crète.

Saint Ioannis Xenos est maintenant commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Adalbero de Würtzburg

1010-1090

 

Du jeune Adalbero, on sait seulement qu’il naquit vers 1010 à Lambach, siège de la famille Lambach-Wels, d’Arnold II et Reginlint.

Il fit des études à Würtzburg, puis à Paris, et entra au service d’Henri III.

En 1045, il fut nommé vingtième évêque de Würtzburg, succédant à s.Bruno de Würtzburg (v. 27 mai, différent de celui du 6 octobre).

Son épiscopat fut marqué à l’intérieur par son effort constructeur et restaurateur, à l’extérieur par son attachement au pape dans la Querelle des Investitures.

Il s’attacha à poursuivre la reconstruction de la cathédrale Saint-Kilian, qui s’achèverait en 1075. En 1047, il fit venir à Schwarzbach des moines lorrains pour y restaurer la vie monastique ; en 1056, il commença la restauration de l’abbaye de Lambach, fondée par son père ; en 1057, il fonda la collégiale de Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Würtzburg ; en 1058, il entreprit la construction de la collégiale de Neumünster ; avec l’abbé Egbert de Neustadt, il appuya la réforme de l’abbaye de Münsterschwarzach, qui s’étendit largement en Germanie.

En 1050, de par sa place influente dans l’empire, il fut le parrain du futur Henri IV et, en 1066, reçut le consentement de ce dernier avec Bertha ; une mission dont il se serait sans doute bien passé si on lui avait prédit l’avenir de son filleul.

Dans la pénible Querelle des Investitures, il prit résolument le parti du Pape, contre l’Empereur. Il participa à la destitution de ce dernier en faveur de Rudolf de Rheinfelden. Henri IV se vengea en assiégeant Würtzburg. Adalbero fut contraint de quitter sa ville ; on lui nomma un «remplaçant», irrégulier et intrus, bien sûr.

En 1086, Adalbero put regagner son diocèse mais pour peu de temps ; il repartit en exil pour finir ses jours dans l’abbaye de Lambach.

En 1088, il célébrait encore la dédicace de l’abbaye de Komburg ; en 1089 était fondée l’abbaye de Zwiefalten et, la même année, Adalbero consacrait le nouveau monastère de Lambach.

L’année suivante, en 1090, il mourait, à quatre-vingts ans.

Après beaucoup de miracles, Adalbero fut canonisé en 1883.

Saint Adalbero de Würtzburg est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bruno le Chartreux

1030-1101

 

Les documents authentiques concernant saint Bruno sont très rares, d’une part à cause de la discrétion extrême des Chartreux, d’autre part à cause des multiples accidents survenus à la Chartreuse, et qui ont détruit un certain nombre de manuscrits.

Bruno naquit à Cologne (Allemagne), de parents nobles, vers 1030. Il devint chanoine à Cologne.

Sa grande science, tant séculière que divine, lui mérita le canonicat en l’Eglise de Reims, ainsi que la place d’écolâtre (professeur), en 1057.

L’élection d’un évêque simoniaque sur le siège de Reims, induisit Bruno à se retirer et à rechercher la solitude, avec six autres Compagnons.

Une anecdote fort ancienne, mais aujourd’hui très discutée, évoqua ici les funérailles dramatiques d’un prélat de Reims, qui se réveilla trois fois de son sommeil mortel pendant la cérémonie, pour répéter solennellement : Je suis jugé par un juste jugement de Dieu. Or cet homme était réputé pour sa digne vie ; l’épisode, qui se répéta donc trois jours de suite fit finalement annuler les funérailles. Mais aussi, il fit réfléchir Bruno, qui se serait alors résolu à quitter sa place. 

Le fait est qu’avec ses Compagnons, Bruno se présenta d’abord à l’abbé Robert de Molesme, où il resta une année, puis à l’évêque de Grenoble lequel, la veille, avait vu en songe sept hommes qui venaient lui demander sa protection. Il accorda à Bruno un grand espace dans le massif de la Chartreuse.

Les sept hommes étaiennt : Bruno, Landovino (italien), Etienne de Bourg, Etienne de Die, Hugues (prêtre), André et Guérin (convers). On est en 1084.

Dès 1085 s’élèvent une petite église et des cabanes. Ces premiers Chartreux vivent dans une grande solitude, se retrouvent à l’église uniquement pour l’Office et la Messe ; une fois par semaine, ils font une promenade, deux par deux ; ils font abstinence perpétuelle de viande.

L’évêque de Grenoble avait une grande estime pour ce groupe et vint souvent les voir ; au début, les cellules étaient conçues pour deux moines, et l’évêque partageait volontiers celle de Bruno, lequel se voyait parfois obligé de rappeler à l’évêque que ses ouailles avaient besoin de lui.

Les moines se dédièrent à la copie et constituèrent une très riche bibliothèque. Bientôt ils eurent des maisonnettes individuelles. Des avalanches provoquèrent d’importants dégâts et les moines reconstruisirent leurs cellules un peu plus bas. 

En 1090, un ancien élève de Bruno, devenu le pape Urbain II, l’appela à Rome pour entendre ses conseils. Bruno obéit. Lui parti, les moines se dispersèrent un peu vite, mais se retrouvèrent quand Landovino les rappela. 

Sa mission achevée, Bruno sollicita et obtint une terre pour se retirer : ce fut en Calabre. On lui avait déjà proposé l’évêché de Reggio Calabria, qu’il avait refusé catégoriquement ; il établit sa nouvelle demeure dans le diocèse de Squillace, près de La Torre, au lieu-dit Serra (qui s’appelle aujourd’hui Serra San Bruno). Puis il construisit un autre ermitage non loin, à Santo Stefano de Bosco. Il y reçut Landovino, venu lui apporter les messages de fidélité des ermites de la Chartreuse.

Bruno mourut peu après, le 6 octobre 1101.

Comme c’était la coutume alors, un messager passa d’un lieu à l’autre où l’on avait connu Bruno, pour annoncer sa mort et recueillir sur un parchemin les messages de ceux qui l’avaient entendu ou rencontré. Notre messager remonta l’Italie, l’est de la France, la Belgique, l’Angleterre et revint par l’ouest de la France. Son rouleau devint de plus en plus pesant, du fait qu’on lui en attachait d’autres, pour exprimer tous les messages voulus. Il s’y trouve des termes qui montrent l’estime bien méritée qu’on avait pour Bruno : éloquent, expert dans tous les arts, dialecticien, grammairien, rhéteur, fontaine de doctrine, docteur des docteurs…

Bruno fut enseveli à Santo Stefano di Borgo, puis dans l’église de Torre. Des miracles eurent lieu, mais Bruno resta longtemps Maître Bruno, car les pieux Chartreux étaient bien trop modestes pour en demander la canonisation.

En 1514, fut autorisée par voie orale la récitation d’un office en l’honneur de Bruno, et le chapitre de 1515 jugea opportun de profiter de l’autorisation pontificale : la fête du Fondateur fut inscrite dans les livres liturgiques. La fête ad libitum ne fut établie pour l’Eglise universelle qu’en 1622, et rendue obligatoire en 1674.

Notons pour finir que la fameuse liqueur provient bien du travail des moines chartreux.

 

 

Arthaud de Bellay

1101-1206

 

Arthaud vit le jour au château de ses parents, Sothonod (Ain) en 1101.

Dans son enfance, il se montrait humble et savourait les pages de l’Evangile.

A dix-sept ans, il fut page à la cour de Savoie et, en 1120, entra à la chartreuse de Portes.

En 1123, il fut ordonné prêtre.

En 1122, avait été fondée une nouvelle chartreuse au lieu-dit Cimetière (!), près du sommet de la montagne du Colombier et non loin du château natal d’Arthaud.

Celui-ci, accompagné de cinq compagnons, vint habiter dans ce nouveau monastère. L’endroit était très rude et, pour comble, vers 1135 un incendie ravagea les cellules des moines, de sorte qu’on reconstruisit un peu plus bas, sur le plateau d’Arvières. Cette même situation s’était déjà produite aux débuts de la Grande Chartreuse avec s.Bruno (v. ce même jour).

En 1142, Arthaud n’était plus prieur, mais il dut être réélu vers 1155.

Un peu plus tard, il fut le destinataire d’une lettre du pape, d’après laquelle il semble avoir tenté une proposition de conciliation entre le pape légitime et l’antipape Victor IV, mais sans y réussir.

En 1188, il fut appelé par toute la population à devenir le quarante-quatrième évêque de Bellay. L’Elu avait alors quatre-vingt-sept ans ! Arthaud se cacha, mais finit par céder aux suppliques unanimes. La charge était tout de même lourde pour son âge, et il démissionna deux ans plus tard.

Il reprit donc le chemin de sa chère chartreuse où, en 1200, il reçut la visite de s.Hugues de Lincoln (v. 17 novembre).

Ce vénérable disciple de s.Bruno mourut le même jour que le Fondateur, à cent-cinq ans, le 6 octobre 1206.

Le monastère d’Arvières devint une carrière de pierres au moment de la Révolution et il n’en subsiste, hélas ! que les soubassements.

Les Chartreux vénèrent le bienheureux Arthaud, mais la fête de saint Arthaud a été autorisée en 1834.

Saint Arthaud de Bellay est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

Agatha de Ōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette Chrétienne naquit à une date indéterminée à Ōmi (Shiga, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Anna Kajiya

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette veuve chrétienne naquit à une date non précisée à Tanba (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son fils Thomas, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Antonius Dōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée à Yamato (Nara, Japon).

Il fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Cosmas de Kyōto

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Il avait un fils, Franciscus Shizaburo, qui fut martyrisé le même jour que son père.

Cosmas fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Didacus Tsūzu

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc chrétien naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Emmanuel Kosaburō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date inconnue à Tanba (Kyōto, Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Franciscus de Kyōto

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce Chrétien (jeune homme ? adolescent ?) naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Franciscus Shizaburo

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce Chrétien (jeune homme ? adolescent ?) naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, avec son père, Cosmas de Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Hieronimus Sōroku

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cet époux chrétien naquit à une date indéterminée à Aki (Hiroshima, Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, avec son épouse Lucia de Aki, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioachim Ogawa

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée à Mino (Gifu, Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008. 

 

 

Ioannes Hashimoto Tahyōe

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce père de famille naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec son épouse Thecla et leurs cinq enfants, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Kyūsaku

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc marié naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi avec son épouse Magdalena et leur fille Regina le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Sakurai

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc chrétien naquit à une date indéterminée à Bungo (Ōita, Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Leo Kyūsuke

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cet époux chrétien naquit à une date indéterminée à Owari (Aichi, Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, avec son épouse Martha de Owari, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Linus Rihyōe

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée dans la région de Chūgoku (Japon).

Il fut massacré pour le Christ, avec son épouse Maria de Setsu-no-Kuni, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Lucia de Aki

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette épouse chrétienne naquit à une date indéterminée à Aki (Hiroshima, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec son époux Hieronimus Sōrokui, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Lucia de Ōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette Chrétienne naquit à une date indéterminée à Ōmi (Shiga, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec sa mère Mencia de Ōmi, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

Lucia de Owari

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son époux Thomas Tōemon, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ludovicus Matagorō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce Chrétien (jeune homme ? adolescent ?) naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Magdalena de Kyōto

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette laïque mariée naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Elle fut martyrisée pour sa foi avec son époux Ioannes Kyūsaku et leur fille Regina le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Mancius Kyūjirō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc chrétien naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria Chūjō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette Chrétienne naquit à une date indéterminée à Bungo (Ōita, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Setsu-no-Kuni

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Setsu-no-Kuni (Ōsaka, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son époux Linus Riyōe, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Tanba 1

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Tanba (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son petit garçon de trois ans, Sixtus, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Tanba 2

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette Chrétienne (jeune fille ou femme ? adolescente ?) naquit à une date indéterminée à Tanba (Kyōto, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Yamashiro 1

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Yamashiro (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son époux Thomas Koshima Shinshirō, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Yamashiro 2

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Yamashiro (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec sa petite fille Monica de un an, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Martha de Kawachi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Kawachi (Ōsaka, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son petit garçon de deux ans, Benedictus, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Martha de Owari 2

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette épouse chrétienne naquit à une date indéterminée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec son époux Leo Kyūsuke, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Mencia de Ōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette veuve chrétienne naquit à une date indéterminée à Ōmi (Shiga, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec sa fille Lucia de Ōmi, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Monica de Mino

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette mère naquit à une date indéterminée à Mino (Gifu, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Monica de Ōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette épouse chrétienne naquit à une date non précisée à Ōmi (Shiga, Japon).

Elle fut martyrisée pour sa foi, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Rufina de Owari

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette veuve chrétienne naquit à une date non précisée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec sa petite fille Martha, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

Thecla Hashimoto

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette mère de famille naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son époux Ioannes et leurs cinq enfants, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Ikegami

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée dans la région de Hokuriku (Japon).

Il fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Kajiya Yoemon

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce garçon (ou jeune homme) naquit à une date non précisée à Tanba (Kyōto, Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec sa mère Anna, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Kian

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée à Bungo (Ōita, Japon).

Il fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Koshima Shinshirō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc marié naquit à une date non précisée à Yamashiro (Kyōto, Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi avec son épouse Maria le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Tōemon

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc marié naquit à une date non précisée à Owari (Aichi, Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi avec son épouse Lucia à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ursula Sakurai

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette laïque chrétienne naquit à une date indéterminée à Bungo (Ōita, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec son beau-père, Ioannes Sakurai, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Gabriel de Owari

1549-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit vers 1549 à Owari (Aichi, Japon).

Il fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Catharina Hashimoto

1606-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette adolescente naquit vers 1606 à Kyōto (Japon).

Elle avait treize ans quand elle fut massacrée pour sa foi avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœur, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Hashimoto

1607-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce jeune adolescent naquit vers 1607 à Kyōto (Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœurs, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Franciscus Hashimoto

1611-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce petit garçon naquit vers 1611 à Kyōto (Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœurs, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Martha de Owari 1

1612-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette fillette chrétienne naquit vers 1612 à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec sa maman Rufina de Owari, le 6 octobre 1619. Elle avait sept ans.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Petrus Hashimoto

1613-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce petit garçon naquit vers 1613 à Kyōto (Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœurs, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Monica de Yamashiro

1615-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette fillette de quatre ans naquit vers 1615 à Yamashiro (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour le Christ avec sa maman Maria, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ludovica Hashimoto

1616-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé naquit vers 1616 à Kyōto (Japon).

Elle avait trois ans quand elle fut massacrée pour le Christ avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœur, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Magdalena de Owari

1616-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé de trois ans (orpheline ?) naquit à une date indéterminée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Sixtus de Tanba

1616-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé de trois ans naquit vers 1616 à Tanba (Kyōto, Japon).

Il fut massacré pour le Christ avec sa maman Maria, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

Benedictus de Kawachi

1617-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé naquit vers 1617 à Kawachi (Ōsaka, Japon).

Il fut massacré pour le Christ avec sa maman, Martha, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Regina de Kyōto

1617-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé de deux ans naquit vers 1617 à Kyōto (Japon).

Regina fut martyrisée pour le Christ avec ses parents Ioannes Kyūsaku et Magdalena, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Anna Maria Rosa Nicoletta Gallo

1715-1791

 

Fille de Francesco Gallo et de Barbara Basinsi, Anna Maria naquit dans les Quartiers Espagnols de Naples, le jour de la fête de l’Annonciation, 25 mars 1715.

Le père, qui tenait un petit commerce de mercerie, n’avait pas le caractère particulièrement doux envers son épouse et sa fille, lesquelles, en revanche, étaient douces, patiente, et pieuses.

Anna Maria grandit dans l’amour des vertus, au point que dans le quartier on l’appelait la santarella (la petite sainte) : on était frappé de son assiduité aux Sacrements, autant que de sa soumission à un père si brutal. Anna Maria offrait ses souffrances pour le salut des âmes.

Elle eut pour confesseur un futur saint : Giovanni Giuseppe de la Croix, des pères alcantarini (franciscains qui suivaient la réforme de saint Pedro de Alcantara, voir au 19 octobre). A quinze ans, Anna Maria voulut entrer dans le Tiers-Ordre des Soeurs alcantariniennes.

Ce pieux désir se heurta à la volonté farouche du père, qui avait déjà arrangé un mariage. Les discussions se prolongèrent pendant une année, au terme de laquelle un prêtre réussit à convaincre le père d’Anna Maria de céder.

Le 8 septembre 1731, Anna Maria, tout en continuant de vivre chez son Père, fit sa consécration, porta un habit religieux et devint ainsi Maria Francesca delle Cinque Piaghe (Marie Françoise des Cinq Plaies), en raison de sa dévotion à la Sainte Vierge et saint François, et de sa particulière dévotion envers la Passion du Sauveur.

Maria Francesca se plia entièrement aux exigences de son père indélicat, mais aussi à celles de son nouveau père spirituel qui, pour l’éprouver, la soumit à des pénitences très rudes, auxquelles elle-même ajouta d’autres mortifications.

Cette religieuse dans l’âme qui vécut toute sa vie dans le siècle, avait des charismes très particuliers : elle prophétisa plusieurs événements, comme la Révolution française ou la sainteté de Francesco Saverio Bianchi (voir au); elle porta les stigmates de la passion, comme saint François d’Assise, et souffrait particulièrement les douleurs de la passion du Christ le vendredi et durant le carême.

Elle avait trente-huit ans quand elle devint, en 1753, gouvernante de son directeur spirituel. Elle le resta fidèlement pendant encore trente-huit ans, jusqu’à sa mort, le 6 octobre 1791.

Maria Francesca des Cinq Plaies fut béatifiée en 1843, et canonisée en 1867.

 

 

François Hunot

1753-1794

 

François était le cousin de Jean et Sébastien-Loup Hunot.

Ils naquirent tous trois à Brienon-l’Archevêque (Yonne), y furent tous trois chanoines.

Ayant refusé le serment constitutionnel, ils furent déportés sur le Washington, qui devait partir pour la Guyane où les envoyait la condamnation à la déportation, mais le navire resta en rade et les prêtres y moururent presque tous, suite aux mauvais traitements, aux conditions hygiéniques inexistantes, aux épidémies, aux maladies, à la faim.

Tous trois moururent la même année 1794.

 

François Hunot était né le 12 février 1753 .

Il mourut, de fièvre et de scorbut, le 6 octobre 1794.

 

 

Eulalie Durocher

1811-1849

 

Elle vit le jour à Saint-Antoine-sur-Richelieu (Canada) le 6 octobre 1811, dixième des onze enfants d’Olivier et Geneviève ; trois des enfants moururent en bas âge, trois autres furent prêtres, une fut Religieuse.

Eulalie reçut d’abord sa formation à la maison, avec son grand-père comme maître, puis elle fut pensionnaire, peu de temps, dans la congrégation de Notre-Dame (dont fera partie sa sœur).

A douze ans, elle reçut la Première communion.

Devenue jeune fille, elle voulut être religieuse dans la même congrégation de Notre-Dame, mais sa santé ne le lui permit pas. 

Après la mort de sa mère en 1830, elle devint la gouvernante de son frère prêtre, Théophile, curé à Belœil.

Ce fut durant ces années, de 1831 à 1843, qu’elle prit conscience de l’urgence d’une éducation à donner aux enfants. L’arrivée d’une congrégation de Marseille n’ayant pu se réaliser, Eulalie tenta d’instaurer elle-même une nouvelle communauté, encouragée par un missionnaire qui remarquait ses grandes possibilités organisatrices.

En 1844, l’évêque lui remit l’habit, dans leur demeure située sur la paroisse de Saint-Antoine-de-Longueuil. Ainsi naissait une nouvelle congrégation enseignante, la congrégation des Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie.

La nouvelle famille religieuse s’inspira de la pédagogie des Frères des Ecoles Chrétiennes, qui se trouvaient au Canada depuis quelques années. 

Eulalie, devenue Marie-Rose, avait un grand souci de la formation des jeunes filles, surtout de celles qui arrivaient de la campagne sans beaucoup d’instruction. Elle transmit son amour du Christ selon le mot de l’évangile : Je suis venu apporter le feu sur la terre et combien je voudrais qu’il brûle !.

La congrégation a pour devise : Jésus et Marie, ma force et ma gloire ! Elle se répandit aussi dans les Etats-Unis. Les débuts ne furent pas faciles, parfois mêmes contrecarrés par quelque prêtre maladroit. Cinq ans après la fondation, il y avait déjà una quarantaine de Religieuses, dans quatre couvents, et cinq-cents élèves étaient inscrites.

Mère Marie-Rose persévéra, malgré sa mauvaise santé, discrètement, sereinement.

Elle s’éteignit le jour de son anniversaire, 6 octobre 1849, à trente-huit ans. L’évêque dit alors : J’ai été tout à fait ému en voyant tant de vertus réunies dans une seule âme.

Mère Marie-Rose fut béatifiée en 1982.

Plusieurs établissements de Montréal portent son nom. La Congrégation eut sa maison-mère d’abord à Longueil, puis à Hochelaga, maintenant à Outremont. Elle est présente en diverses localités du Canada, des Etats-Unis et du Mexique ; elle a deux maisons en Amérique du Sud et une en Afrique du Sud.

 

 

Phanxicô Trần Văn Trung

1825-1858

 

Ce laïc vietnamien fut aussi fidèle au Christ qu’il défendit loyalement son pays comme soldat.

Né vers 1825 à Phan Xá (Quẚng Trị, Vietnam) dans une famille catholique, d’un père militaire, il se maria à vingt-quatre ans et eut quatre enfants.

Il fit de la prison : il s’était honnêtement opposé à une politique de pots-de-vin qui avait abouti à des querelles locales.

Quand la ville de Hué fut menacée d’invasion de troupes coréennes, il répondit à l’appel du roi avec enthousiasme et fut libéré. Mais, quand on lui demanda de fouler la Croix, il préféra rester dans l’armée du Ciel que dans celle de la terre, et affirma ouvertement sa foi catholique.

Arrêté, de nouveau mis en prison, il fut interrogé, torturé ; il reçut cinquante coups de fouet, mais ne céda pas dans sa foi.

Quand il reçut la visite de sa femme, il lui recommanda de bien veiller sur ses enfants, de suivre les conseils des prêtres. Il lui dit aussi de vendre les meubles de la maison pour payer des créanciers qui le menaçaient (peut-être à tort, d’ailleurs).

Condamné à mort, Phanxicô fut conduit sous forte escorte (soixante soldats) à Hué. En chemin, un prêtre put l’approcher et lui donner une dernière fois l’absolution.

Le 6 octobre au soir, il fut décapité à An Hòa (actuelle Hué, Quẚng Nam).

Béatifié en 1909, canonisé en 1988, il est fêté liturgiquement avec tous les Martyrs du Vietnam le 24 novembre.

 

 

Isidore De Loor

1881-1916

 

Isidore vit le jour le 18 avril 1881 à Vrasene (Saint-Nicolas, Belgique), dans une famille flamande de trois enfants.

Il se trouve qu'un saint Isidore, martyr à Cordoue, est fêté le 17 avril ; coïncidence ? 

Il fréquenta l’école du village jusqu’à douze ans et travailla dans la ferme de son père. Il se montra particulièrement intéressé aux techniques modernes d’élevage.

C’était un garçon pieux ; sa vocation mûrissait dans son cœur. Parvenu à vingt-six ans, il voulut délibérément embrasser l’état religieux. Conseillé par un prêtre rédemptoriste, il demanda son admission chez les Passionnistes.

Il fut reçu au noviciat de Ere (Tournai) en 1907, y prit l’habit et le nom de Isidore de Saint-Joseph.

En 1908, il fit la profession comme Frère convers ; déjà le maître des novices, qui était très exigeant, voire même sévère, reconnaissait que Isidore était un modèle.

Isidore montra une bienveillance toute maternelle pour les Confrères, dans tous ses emplois : cuisinier, jardinier, portier.

Il était tellement oublieux de soi-même, tellement attaché à faire ce qu’on lui demandait, qu’on l’appela le Frère de la volonté de Dieu. Rien de le rebutait, malgré les épines qu’il reçevait parfois ; toute action même pénible lui donnait l’occasion de s’offrir et de s’unir à la Croix.

En 1911, une gangrène, qui évolua en cancer, obligea à lui retirer l’œil droit. Les douleurs allèrent en s’amplifiant. En 1916, le cancer fut généralisé.

Le 6 octobre 1916, dans le couvent de Courtrai, assis sur une chaise, la tête dans les mains, accablé de douleurs, il murmurait doucement les invocations qu’on répétait près de lui et s’éteignit, à l’âge de trente-cinq ans.

D’abondantes grâces ont été obtenues sur son tombeau à Courtrai.

Il fut béatifié en 1984.

 

 

Plácid Juan José Fábrega Juliá

1889-1934

 

Plácid était le sixième des huit enfants d’un humble cultivateur, qui meurt prématurément en 1895, laissant María veuve avec tous ces petits enfants dont quatre ont moins de dix ans.

Il naquit à Camallera (Gerona, Espagne nord-est) le 18 février 1889, jour où l’on fête sainte Bernadette Soubirous, la voyante de Lourdes, dont il prendra le nom lors de sa profession.

A douze ans, Plácid entra chez les Maristes au juvénat de Vich, où se trouvait déjà son frère aîné.

En 1904, il entra au noviciat et prit un an plus tard le nom de Bernat (Bernard) lors de sa première profession.

Dès 1906, alors qu’il n’avait que dix-sept ans, il commença à enseigner.

En 1910, il fit la profession perpétuelle à Manrese, et déjà il avait montré ses excellentes aptitudes à l’enseignement. Il sera envoyé pour cela à Valdepeñas, Calatayud, Igualada, Valencia, Barcelona.

En 1925, il fut directeur d’une école pour enfants de mineurs, à Vallejo de Orbó (Barruelo) : cinquante enfants à qui Bernat s’efforça par tous les moyens de donner des bases chrétiennes à leur vie, pour contrer les infiltrations marxistes de cette population de travailleurs.

Il fonda un cercle d’études, une compagnie théâtrale, une association d’anciens élèves, un groupe de jeunesse catholique, une bibliothèque, une mutuelle scolaire. Il ne négligea pas de leur parler de sa vocation et du sacerdoce, constatant avec joie que beaucoup par la suite répondront à l’appel de Dieu. Récemment encore le curé de Barruelo était un de ses anciens élèves.

Après la douloureuse épreuve de la mort de sa mère (1930), il fut nommé en 1931 directeur de l’école et supérieur d’une petite communauté de Frères Maristes à Barruelo. Sa préoccupation était l’avenir des jeunes qui, entre la fin de leur scolarité (à quatorze ans) et le moment de leur première embauche (à seize ans) étaient livrés à eux-mêmes. Aussi il décida d’ouvrir une sixième classe pour eux, leur permettant gratuitement de rester dans la cour les jours de semaine, et de demeurer dans l’école les jours de fêtes et de vacances. L’école accueillait ainsi jusqu’à trois-cent cinquante garçons à qui il donnait tout son temps.

En 1933, Bernat écrivit : L’avenir est incertain et ténébreux. Malgré la loi interdisant à tous les instituts religieux d’enseigner, il s’efforça de réunir ses garçons. Il en prépara soixante-douze à la première communion.

En septembre 1934, il accueillit encore plus de trois-cent cinquante élèves. Le 5 octobre, fête de saint Placide (son patron de baptême), il invita toute la population de Vallejo de Orbó. 

Le lendemain, 6 octobre, au petit matin, des coups de feu réveillèrent les Frères. Bernat les invita à fuir par le jardin, et à gagner le ruisseau tout proche. 

A ce moment, un des assaillants l’abattit, insensible à la prière du Religieux : Au nom de Dieu, ne tire pas. Je suis le directeur de l’école et voilà neuf ans que je me dévoue à l’éducation des fils des mineurs. 

Deux coups de fusil, et le Frère Bernat tomba, criant encore : Vierge très sainte ! Seigneur ! Pardonne-moi, pardonne-lui, Seigneur ! Mère !

Le corps du Martyr fut encore mutilé, et resta là pendant une journée, avant d’être enseveli.

Deux ans plus tard, presque jour pour jour, seront martyrisés quarante-six autres Frères maristes.

Plácid-Bernat, avec ces autres Maristes, ont été béatifiés ensemble en 2007.

Lui est commémoré le 6 octobre, les autres le 8 octobre.

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 23:00

05 OCTOBRE

 

IV.

Ste Charitina, vierge martyre à Corycos ; jetée à la mer, elle en ressortit : on lui arracha les dents et on lui coupa les mains et les pieds, supplice au cours duquel elle expira.

Ste Mamlacha, vierge et martyre en Perse.

VI.

S Apollinarius, frère de s. Avit, apparenté à Sidoine Apollinaire, et évêque à Valence, dont il est le patron, sous le nom de Aplonay.

S Placidus, disciple de s. Benoît ; sauvé des eaux miraculeusement, il aurait ensuite fondé un monastère à Messine, et aurait été martyrisé par les Sarrasins.

Ste Tullia, vierge à Manosque, fille de s. Eucher et sœur de ste Consortia.

IX.

S Jérôme, évêque à Nevers.

S Meinulph, diacre bénédictin à Boeddeken.

X.

S Froilán, ermite avec s. Attilanus, appelé au siège de Léon.

S Attilanus, compagnon d'ermitage de s. Froilán, premier évêque connu à Zamora, dont il est le patron.

XIII.

B Giovanni de Penna, franciscain des Marches, envoyé en Provence, mystique ; à la fin de sa vie, il put choisir entre un jour de purgatoire et sept jours de souffrances sur terre ; cette dernière grâce lui valut la purification totale avant de mourir.

XIV.

B Pietro d'Imola, chevalier de Saint-Jean à Rome puis à Florence.

Ste Fleur, d'une famille de dix enfants, religieuse des Hospitalières de Saint-Jean à Issendolus, mystique.

B Santo (!), ermite augustin à Cori, dont la prédication attirait des foules.

B Raymond de Capoue, dominicain à Rome, directeur spirituel de ste Catherine de Sienne, maître général de l'Ordre, dont il entreprit la réforme. 

XV.

B Giovanni Francesco Matteo Carreri, dominicain italien ; fait prisonnier durant un voyage en bateau, il apprit à sa libération que restaient encore prisonnières une femme et sa jeune fille : il s'offrit pour elles et le corsaire, ébahi, les libéra tous les trois ! 

XVI.

Bx William Hartley, John Hewett, prêtres, et Robert Sutton, laïc, martyrs à Londres.     

XX.

B Bartolo Longo (1841-1926), tertiaire dominicain converti d'une brillante vie athée et du spiritisme, grand propagateur de la dévotion à Notre-Dame-du-Rosaire de Pompei ; béatifié en 1980.

Ste Anna Schäffer (1882-1925), mystique allemande, stigmatisée (non visiblement), sa force était dans l'Eucharistie ; béatifiée en 1999, canonisée en 2012.

S Tranquilino Ubiarco Robles (1899-1928), prêtre mexicain martyr, pendu à un arbre sans autre forme de procès, canonisé en 2000, fêté avec ses compagnons le 21 mai.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 2007 :

Dominicains : en Cantabria, le profès Eugenio Andrés Amo (*1862) ;

- béatifiés en 2013 :

Ouvriers Diocésains : près de Barcelone, Sebastià Segarra Barberá (*1894) ;

Fr.Maristes : à Barcelone, Jesús Delgado de la Fuente (Valente José) et Eloy Rodríguez Gutiérrez (Eloy José) (*1894, 1899).

Ste Helena Kowalska (Maria Faustyna, sœur Faustine, 1905-1938), polonaise, troisième de dix enfants, des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, mystique, béatifiée en 1993, canonisée en 2000 ; grâce à sa mission, le deuxième dimanche de Pâques est celui de la Miséricorde divine.

B Marian Skrzypczak (1909-1939), prêtre polonais martyr, béatifié en 1999.

B Alberto Marvelli (1918-1946), jeune italien de Ferrare, très actif à Rimini pendant la guerre (avec sa bicyclette) dans l'Action Catholique et dans la Démocratie Chrétienne, béatifié en 2004.

 

Charitina de Korycos
† 304

Charitina était la servante d’un certain Claudius, à Korycos (auj. Kız Kalesi, Turquie S).
Lors de la persécution de Dioclétien, un fonctionnaire nommé Domitius convoqua cette Charitina. Son maître pleurait son départ. Elle le consola en ces termes : Ne pleure pas ! j’offre mon corps pour mes péchés et les tiens. Et Claudius lui répondit : Souviens-toi de moi auprès du roi céleste (cf. Lc 23:42).
Domitius fit raser les cheveux de cette pieuse vierge, puis la fit jeter dans la mer avec une grosse pierre au cou : elle en sortit cependant et vint se présenter à lui. Mais Domitius, au lieu de se convertir devant un tel prodige, enragea davantage : il lui fit arracher les dents, couper les pieds et les mains. Charitina mourut dans ces supplices.
C’était vers 304.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Charitina de Korycos au 4 octobre.


Mamlacha de Perse
† 343

L’ancien Martyrologe mentionnait au 20 novembre s.Narsès et ses Compagnons. Nous retrouverons s.Narsès au 10 novembre. Quant aux Compagnons, qui étaient une vingtaine, ils ont été réduits à la seule Mamlacha.
Le nom de cette dernière pourrait s’écrire Mamelchtha.
Cette vierge était de la région de Garamée (rive gauche du Tigre, act. Iran-Irak N)) et fut amenée devant le roi de Perse Sapor II (340-379).
Certains Martyrs, dont Narsès, furent décapités, d’autres lapidés - parfois par des Chrétiens contraints par le roi d’exécuter cette triste besogne.
Narsès fut exécuté en 343, les autres, dont Mamlacha, dans les années suivantes.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Mamlacha de Perse au 5 octobre.

 

Jérôme de Nevers

† 816

 

Nevers connut son premier évêque vers 506 ; Jérôme en fut le vingt-deuxième, en 800.

Il s’appliqua à relever les sanctuaires détruits par les guerres. Il aurait fondé l’église de Sauvigny-aux-Bois.

Il fit la dédicace de la cathédrale de Nevers aux saints Cyr et Julitte (v. 16 juin).

En 813, il fut un des cosignataires du concile de Tours.

Jérôme mourut vers 816. L’église où il fut enterré, Saint-Martin de Nevers, a totalement disparu.

Saint Jérôme de Nevers est commémoré le 5 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Meinulf de Boedekken

795-857

 

Meinulphus, ou Magenulphus, en allemand Meinulf ou Meinolf, naquit vers 795 dans une famille de la noblesse de Westphalie, et fut très jeune orphelin de père.

Il fut baptisé à quatre ans, et son parrain fut l’empereur Charlemagne lui-même.

Sa mère le confia à Charlemagne. C’est ainsi que Meinulf grandit et reçut son instruction à l’école cathédrale de Paderborn.

Ordonné diacre, il fut investi de la dignité d’archidiacre.

En 817, il participa au concile d’Aix-la-Chapelle, où l’on porta des lois sur les chanoines et les chanoinesses. 

En 836, il fit venir du Mans les reliques de s.Liboire et fonda le monastère de chanoinesses de Boeddekken, dédié à Marie, Mère de Dieu. 

L’endroit de la fondation se manifesta de façon très providentielle. Par trois fois, Meinulf observa un troupeau de biches à un endroit lumineux que lui signala un jeune berger. Quand il obtint de l’empereur la permission de construire le monastère en question, il trouva toujours au même endroit un grand cerf qui se leva et se «prosterna» devant Meinulf. Il portait dans ses bois une belle croix brillante. Meinulf eut alors la certitude que Dieu voulait établir là ce nouveau monastère.

Dès lors, il se dépensa à annoncer dans toute la région la Parole de Dieu.

Il mourut vers 857, toujours à Boedekken.

On signala de nombreux miracles à son tombeau.

Saint Meinulph de Boedekken est commémoré le 5 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Froilán de León

833-904

 

Froilán naquit vers 833 à Lugo (Galice, Espagne NO).

Très jeune encore, il quitta la maison paternelle pour aller vivre en ermite dans les proches montagnes de Cebrero, où passe le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et où eut lieu un miracle eucharistique.

 L’an 850 se déclencha à Cordoue une violente persécution musulmane contre les Chrétiens. Froilán comprit qu’il devait organiser la croisade active contre les Musulmans.

D’après la Vita, il chercha à «purifier» sa bouche en y mettant des charbons ardents. Si les charbons ne lui causaient pas de brûlure, c’était le signe que Dieu voulait l’envoyer prêcher. Il quitta alors sa solitude et s’en alla prêcher avec ardeur dans les environs et jusqu’à Oviedo et León.

Un soir, il s’étendit sur son manteau sous les étoiles ; deux colombes vinrent alors se blottir contre sa poitrine (d’après la Vita, elles s’engouffrèrent dans sa bouche !), une blanche comme neige et douce, une de feu et lui communiquant l’ardeur de la prédication. Il se retira alors dans les montagnes de Curueño.

C’est là que le rejoignit Atilano, qu’on va retrouver ce même jour du 5 octobre.

Durant une de ses pérégrinations, un loup s’attaqua à son âne et le dévora ; Froilán lui intima l’ordre de prendre la place de la victime, et le loup s’exécuta.

Les deux Compagnons prêchèrent avec force et ardeur, invitant les gens à la pénitence, à la prière, mais aussi à la culture, intellectuelle et artistique. Ainsi gagnèrent-ils beaucoup de vocations.

Avec Atilano, Froilán fonda de nombreux monastères. Il fut encouragé en cela par le roi lui-même, qui l’appela à Oviedo pour lui confier cette mission. Ces monastères devaient constituer un rempart solide dans l’élan de la Reconquista des terres sur l’empire des Musulmans.

Le premier de ces monastères fut proche de Zamora : San Salvador de Tábara, où vécurent jusqu’à six-cents moines et moniales en deux communautés bien distinctes. Un scriptorium y fut créé, d’où sortirent des parchemins enluminés, et où s’illustrèrent le moine copiste Sénior, l’écrivain et peintre Emeterio, lui-même disciple de Mágio, la gloire du monastère. Froilán y aurait été abbé, et Atilano prieur.

Le deuxième monastère fut aussi dans les environs de Zamora, près de Moreruela, où vécurent deux-cents moines.

Quand, en 900, le siège épiscopal de León fut vaquant, la population demanda d’un seul cœur la nomination de Froilán, tandis qu’on nommait Atilano évêque de Zamora. Froilán devenait ainsi le onzième évêque (connu) de León.

Froilán mourut en 905. Son tombeau se trouve dans la cathédrale de León. En outre, s.Froilán est naturellement le saint Patron du diocèse de León.

Saint Froilán de León est commémoré le 5 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Attilanus de Zamora

850-916

 

On a parlé d’Atilano dans la notice précédente de s. Froilán.

Il naquit vers 850 à Tarazona (Saragosse, Espagne N), probablement de famille noble et entra assez jeune au monastère bénédictin de cette même localité, avant de passer à celui de Sahagún.

Une fois ordonné prêtre, il rejoignit s. Froilán dans sa vie d’anachorète parmi les montagnes proche de   León.

Il participa activement à l’œuvre évangélisatrice de Froilán, et à la Reconquista sur les Musulmans. 

Quand Froilán fut choisi comme évêque à León, Atilano le fut pour Zamora. C’en était le premier titulaire (901).

Il est raconté qu’un jour où Atilano franchissait un pont où se trouvaient des Musulmans, le pont s’effondra derrière Atilano, faisant périr les Musulmans (?).

Encore plus extraordinaire : partant en pèlerinage à Jérusalem «pour expier ses péchés de jeunesse», il aurait jeté son anneau épiscopal dans le fleuve, espérant le retrouver un jour, en signe que Dieu lui avait pleinement pardonné. Or, deux ans plus tard, revenant incognito à Zamora, il fut reçu dans une auberge où, préparant son repas du soir, il ouvrit un poisson qu’on lui avait donné et y trouva son anneau. Les cloches se seraient mises à sonner et Atilano serait alors apparu en habits épiscopaux, reconnu par toute la foule heureuse de le revoir.

L’épiscopat d’Atilano s’acheva vers 915-916.

Il est le saint Patron du diocèse de Zamora.

Comme son grand Ami Froilán, saint Attilanus de Zamora est commémoré le 5 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

Fleur

† 1247

 

Au XIIIe siècle il y avait dans le Lot un hospice pour les pèlerins, sur la paroisse de Saint-Julien d’Issendolus. Cet hospice fut remis aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui le confièrent à des religieuses, une des rares maisons de femmes de cet ordre. Il n’en reste que quelques ruines actuellement. Mais c’est là que s’illustra une fleur magnifique de sainteté, dont voici l’histoire surprenante.

A Maurs (Cantal), vivait un seigneur nommé Pons, qui eut de sa femme Melhor dix enfants, trois fils et sept filles dont quatre devinrent religieuses à l’hôpital de Beaulieu, notre hospice d’Issendolus. Dès son enfance, Fleur, élevée dans sa famille parmi un groupe de dix-neuf enfants, frères ou cousins, se fit remarquer par sa maturité précoce et par sa piété, soutenue par celle de sa famille. 

A quatorze ans, elle demanda à entrer au couvent et ses parents acquiescèrent : “Dieu l’attire à lui, nous ne la lui refuserons pas.” Elle entra donc à Beaulieu et se laissa docilement former aux observances de la règle.

Les tentations ne lui manquèrent pas. Elle eut d’abord le scrupule d’être entrée dans une maison trop bien pourvue, mais un prêtre la rassura en lui expliquant que cette abondance était pour le bien des malades, et qu’elle devait apprendre, elle, à se refuser de satisfaire à tous ses désirs par amour de Dieu.

Elle eut ensuite la tentation de la maternité. Mais elle tenait trop à la chasteté, par amour de Dieu, de sorte qu’elle vint vite à bout de cette tentation.

Elle subit ensuite une tentation plus sournoise : le scrupule et le désespoir. Fleur fit le signe de la croix, et courut en tous sens dans le monastère, les yeux et les mains levés au ciel, suppliant le Seigneur de l’aider. Plus elle était troublée, plus elle priait. On la prit pour folle, on la dénonça aux prêtres, mais elle ne répondait pas, se contentant discrètement d’offrir ses souffrances à Dieu en les unissant à celles de Jésus-Christ.

La consolation arriva. Le Seigneur se montra à elle, et elle comprit tout ce qu’Il avait souffert pour les pécheurs. Elle avait l’impression que la Croix du Sauveur était plantée en elle et la déchirait intérieurement ; elle souffrait en son côté comme si elle avait été transpercée du même coup de lance que le Christ en croix.

Elle eut des extases très fréquentes, mais par humilité elle prétextait quelque malaise ou quelque maladie pour rester cachée dans sa chambre.

Un jour de Toussaint, elle vit le bonheur des élus dans le ciel. Elle vit un pécheur connu de cette époque, un certain Guillaume, se confesser et retrouver la joie d’être pardonné et en état de grâce. Elle vit même la place qu’elle aurait plus tard au ciel, mais dans son humilité, elle demanda simplement à un prêtre si elle devait y prêter foi : le saint prêtre eut l’inspiration de lui répondre affirmativement, surtout si cette vision devait se répéter ; en effet, Fleur eut quelques jours plus tard la même vision, mais elle était à une place plus élevée encore, en récompense de son humilité.

Elle avait une grande influence sur tous ceux qui l’approchaient et opéra beaucoup de miracles, même de son vivant.

Mais elle ne se contentait pas d’agir autour d’elle. Elle vivait intensément sa foi : elle se confessait chaque jour, étonnant ses confesseurs pour la précision de ses accusations (qu’on ne connaît pas, évidemment, car les prêtres n’ont aucun souvenir de ce qu’ils entendent en confession, mais il peut leur rester une “impression”). Elle assistait chaque jour à la messe, communiant les dimanches et fêtes (car on ne communiait pas tous les jours à cette époque). Un jour, un ange lui apporta une partie d’une hostie dont le prêtre constata l’absence à trois lieues de là : on juge de son inquiétude, puis de son réconfort quand il apprit où était passée cette partie de la sainte Hostie.

Fleur aimait tellement la prière des moniales, l’Office divin, qu’elle put passer deux ou trois ans sans dormir. Elle contemplait avec prédilection le mystère de l’annonciation. Elle aimait Marie, la mère de Jésus, Jean-Baptiste, patron de son ordre, saint Pierre, premier pape, saint François d’Assise, le stigmatisé.

Cette Sainte étonnante mourut en 1347. On ignore le jour précis de cette mort, mais on le plaça bientôt au 5 octobre. Malheureusement, ses reliques - comme bien d’autres encore - furent brûlées au moment de la Révolution française.

 

 

Pietro d’Imola

1250-1320

 

Il ne s’agit pas ici du peintre de grotesques et garnitures en stuc, du 16e siècle.

Notre Pietro naquit vers 1250 à Imola, de Giacomo di Antonio, de la noble famille gibeline des Pattarmi, seigneurs de Linaro depuis un siècle alors.

Le nom de Pietro apparaît dans un grand nombre de documents juridiques de l’époque : il fut magistrat et, par exemple en 1299, il est l’artisan d’un accord pacifique entre guelfes et gibelins de Romagne.

En 1311 cependant, les gibelins furent expulsés de Romagne et Pietro se réfugia à Florence, où cependant il ne mit pas de limites à ses activités charitables.

S’étant mis au service des malades de l’hôpital, il se fit admettre dans l’Ordre militaire de Saint-Jean-de-Jérusalem (l’Ordre de Malte).

Il en fut élu Grand Prieur à Rome, puis retourna à Florence, où il s’occupa activement de la petite église Saint-Jacques in Carbolino.

Pietro mourut pieusement, chargé de mérites, le 5 octobre 1320.

Bienheureux Pietro d’Imola est commémoré le 5 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Santo de Cori

† 1392

 

Ce bienheureux Saint (!) est commémoré le 5 octobre au Martyrologe, et serait mort en 1392.

Il est défini comme prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui prêcha la Parole de Dieu aux foules.

Il était de Cori (Latium, Italie CO).

Il faut reconnaître que cette notice est bien pauvre ; ce qu’on pourra trouver de plus sera le bienvenu.

 

 

Raimondo delle Vigne de Capoue

1330-1399

 

Raimondo naquit à Capoue (Campanie, Italie C) vers 1330, dans la noble famille delle Vigne. Son père fut conseiller de Robert d’Anjou.

Après ses études bolonaises de théologie et de droit, il entra chez les Dominicains, quand il n’avait pas encore vingt ans. Sans doute n’avait-il pas encore achevé le cursus ; il enseigna cependant à Rome et à Bologne et ne sera maître en théologie qu’en 1379.

En 1367, il était prieur à Rome. Il prêcha ensuite et enseigna à Sienne, à Florence. En 1374, il fut nommé régent et lecteur d’Ecriture sainte à Sienne.

A Sienne vivait l’illustre Caterina (v. 29 avril) ; il en devint le directeur spirituel. Ils allaient désormais collaborer à la vie de l’Eglise, en s’entr’aidant aussi sur le chemin de la sainteté.

Il y eut une peste à Sienne en 1374. Tous deux s’employèrent à assister les pestiférés et les prières de Caterina obtinrent la guérison de Raimondo, contaminé à son tour.

L’autre «chantier» fut le rappel du pape d’Avignon à Rome. Caterina lui écrivit (en italien) une lettre, que Raimondo porta et traduisit (en latin) au pape. Quand ce dernier fut revenu à Rome, Caterina suggéra à Raimondo de s’installer à nouveau dans la Ville éternelle, pour rester proche du pape et l’aider ; c’est ainsi qu’il redevint prieur du couvent romain.

Le pape voulut envoyer Raimondo en France, auprès du roi, mais Raimondo craignait les partisans de l’antipape ; il s’arrêta à Gênes, ce dont Caterina ne le félicita pas. 

En 1379, l’année où il fut nommé maître en théologie, Raimondo fut nommé provincial pour la Lombardie. Pendant cette nouvelle période, mourut Caterina (1380) et Raimondo fut élu maître général de l’Ordre dominicain.

Il s’employa à rétablir la discipline originelle, malgré beaucoup de difficultés. Entre 1382 et 1390, Raimondo visita l’Italie, la Hongrie, l’Allemagne ; c’est à Colmar que la réforme fut acceptée en premier.

En 1397, il rétablit la clôture dans le couvent féminin de Rome.

Il s’occupa activement du Tiers-ordre, qu’il glorifia en écrivant la Vie de la tertiaire la plus illustre, Caterina de Sienne. C’est dans cet ouvrage qu’il raconte des anecdotes qu’on ne connaîtrait pas autrement sur elle et sur lui. Un jour qu’elle l’entretenait un peu longuement, elle le reprit : Si je parle de Dieu, ce n’est pas pour les murs, c’est pour toi !

Raimondo écrit lui-même qu’il était faible de santé, et ne pouvait pratiquer les jeûnes de règle ; mais il recherchait la sanctification dans la pratique des vertus.

Evidemment très marial, Raimondo fit introduire la fête de la Visitation dans le calendrier dominicain ; comme tout l’Ordre à cette époque, il n’était pas favorable à l’Immaculée Conception, et les théologiens continuèrent pendant longtemps à se disputer à ce sujet, jusqu’aux apparitions de Lourdes (1858).

Raimondo continua ses visites en Europe.  En 1397 il repartait en Allemagne (Francfort en 1397, Cologne en 1398) et s’éteignit à Nuremberg le 5 octobre 1399.

Il a été béatifié en 1899.

 

 

Gian Francesco Carreri

1420-1470

 

Gian Francesco naquit en 1420 à Mantoue (Italie N), dans l’illustre famille Carreri.

Petit, il ressemblait à un ange par la limpidité de ses traits et sa bonté de cœur, ce qui ne veut pas dire qu’il n’eut pas de tentations, mais il les vainquit avec la grâce de Dieu.

Ce qui le détermina à embrasser la vie religieuse, fut d’entendre les Religieux psalmodier dans l’église. Il entra donc chez les Dominicains, justement à Mantoue.

C’est là qu’il prit le nom de Matteo. La prière, l’étude, la pénitence aussi, furent ses préoccupations essentielles pour se préparer dignement au sacerdoce et à ses missions futures. Parfois le Père Maître devait intervenir pour modérer son ardeur.

Il prêcha beaucoup en Lombardie et en Toscane ; il préparait ses prédications par de longs moments de méditation et de prière ; il réveilla la conscience des gens pour honorer le repos dominical. Il apporta la réforme dans des couvents, en particulier à Soncino.

Capturé par des pirates dans un voyage de Gênes à Pise, il était déjà libéré quand il apprit qu’une femme et sa jeune fille se trouvaient encore parmi les prisonniers. Il s’offrit pour les remplacer. Le corsaire fut si étonné qu’il les laissa partir tous les trois.

Il prédit à Stefania Quinzani (v. 2 janvier) qu’elle serait son héritière, ce qu’on ne pouvait comprendre de la part d’un pauvre religieux, mais qui se vérifia en effet après la mort de Mateo, car Stefania vécut alors la passion du Christ de façon extraordinaire.

Lui-même, peu avant de mourir, eut la grâce de goûter à la Passion du Sauveur en recevant dans le cœur la blessure du Crucifié.

Il se trouvait à Vigevano, lorsque son heure arriva. Il demanda humblement au prieur la permission de mourir. L’ayant obtenue, il mourut le 5 octobre 1470.

De nombreux miracles se produisirent à son tombeau. La ville de Vigevano le prit comme co-patron.

Déjà autorisé à Vigevano en 1482, son culte fut confirmé en 1742.

 

 

John Hewett

?-1588

 

John naquit à York (Yorkshire nord, Angleterre).

A propos de ce même Martyr, on trouve plusieurs orthographes : Hewett ou Hewitt ou Weldon ou aussi Savell. Ce furent peut-être des «noms de combat», comme cela arrive en périodes difficiles ; on a cru parfois qu’il s’agissait de personnages différents, mais des coïncidences de détails ont convaincu les historiens qu’on avait affaire au même Héros.

John, donc, était le fils de William.

Après le Caius College de Cambridge, il rejoignit le Collège anglais de Reims, où l’on sait qu’il reçut les premiers ordres en 1583.

Revenu en Angleterre, arrêté, il en fut banni. Il se retrouva ainsi à Reims en novembre 1585, et reçut le sacerdoce.

Son premier bannissement n’avait pas éteint son ardeur. Sitôt après son ordination, il repassa en Angleterre. Il y fut à nouveau arrêté et on l’envoya, en 1587, en exil aux Pays-Bas. Là, il tomba aux mains du Comte de Leicester… qui l’arrêta et le renvoya en Angleterre pour y être jugé.

En octobre 1588, il fut formellement accusé d’avoir obtenu de Rome un mandat pour pénétrer en Angleterre et y exercer le ministère sacerdotal.

Condamné à mort, on le mena par les rues de Londres jusqu’à Mile’s End Green pour y être exécuté.

Juste avant, il eut encore une discussion avec deux orateurs, dont l’un semble avoir été l’auteur du mandat  en question.

John Hewett mourut en martyr le 5 octobre 1588 (c’est la date retenue au Martyrologe ; on trouve aussi  6 octobre).

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

William Hartley

?-1588

 

William était né à Wilne (Derbyshire, Angleterre).

Protestant, il étudia au St.John’s College d’Oxford, mais en fut renvoyé à cause de ses prises de position philo-catholiques. Ironie de la situation : le président qui le renvoya s’appelait Tobie Matthew, et son fils, lui aussi Tobie, devint prêtre, jésuite, et mourut à Gand en 1655.

William, donc, vint à Reims, abjura le protestantisme et fut ordonné prêtre.

Retourné en Angleterre en 1580, il fut arrêté l’année suivante et jeté en prison à la Tower de Londres.

Après cinq années de cette prison humide, il fut exilé parmi une vingtaine de prêtres, mais son zèle pour les âmes le ramena dans son pays, où il savait bien que la mort l’attendait.

Une de ses conquêtes fut le capitaine Cripps, bien connu, qui ensuite entra au service du roi d’Espagne.

Arrêté et condamné à mort, William mourut en martyr à Shoreditch (Londres), le 5 octobre 1588, le même jour que Robert Sutton à Clerkenwell et que John Hewett à Mile’s End Green.

A son exécution, assistait sa chère maman, qui montra une joie immense à avoir offert à Dieu son fils.

William Hartley fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

Anna Schäffer

1882-1925

 

Anna Schäffer naît à Mindelstetten (Bavière) le 18 février 1882. 

Son père meurt à l’ âge de 40 ans, en 1896, laissant sa famille dans une grande pauvreté. Anne qui aspire à la vie religieuse missionnaire doit d’abord travailler pour constituer son trousseau. Dès l’âge de 14 ans elle est employée de maison, ce qui représente des dangers pour sa vie morale, mais elle peut y échapper grâce à la récitation du Rosaire. 

En 1901 (elle a 18 ans), elle tombe accidentellement les deux pieds dans une bassine de lessive bouillante. Elle doit renoncer à sa vocation missionnaire. Gravement brûlée jusqu’à mi-jambe, elle doit subir plus de 30 opérations et passera le reste de sa vie - 20 années - avec des pansements qu’on se contente de renouveler chaque semaine. Au début, elle ne se résigne pas sans difficulté à son sort. 

Pour échapper aux avanies de son frère buveur, sa mère déménage avec elle dans une petite maison du village. Là elle commence à recevoir des visites dans sa chambrette de malade. Avec une force de caractère peu commune, elle accepte ses souffrances comme une véritable vocation, et fait à Dieu le sacrifice de sa vie. Cela ne s'est pas fait sans luttes, sans tentations de découragement, de désespoir. Mais peu à peu, elle se laisse saisir par la grâce divine, emporter vers les sommets de la contemplation. 

Depuis 1901, elle voit son ange gardien. C'est la première des nombreuses grâces mystiques. Elle le voit d'une beauté indescriptible, qui se tient à sa droite, et elle l'appelle «mon plus fidèle ami». 

Tertiaire de Saint François, elle reçoit, comme lui, les stigmates de la sainte Passion à partir du 4 octobre 1910 (fête de saint François d’Assise), mais elle obtient ensuite la grâce qu’ils deviennent invisibles.

 Elle est soutenue par la communion quotidienne et parfois on la transporte à l’église, jusqu’au jour où même cela devient impossible. Sa vie est une souffrance continuelle qu’elle accueille comme une grâce. Parfois la douleur est si intense qu’elle ne peut même plus parler. «Dans ces moments-là, dit-elle, je pense que mon Père du ciel doit m’aimer particulièrement». 

1914 est l’année d’une étape ultérieure dans l’union intime avec le Christ, par la grâce du mariage spirituel.

 

Elle écrit ses pensées sur douze carnets et entretient de la correspondance. Elle fait aussi de la couture. Son emblème préféré est le Sacré-Cœur dont elle dessine ou coud les flammes en forme d’épis de blé, traduisant ainsi sa dévotion eucharistique. «J’ai trois clefs du paradis, dit-elle : la plus grande est de fer brut et pèse lourd : c’est ma souffrance. La seconde est l’aiguille à coudre, et la troisième est le porte-plume».

Elle s’éteint le 5 octobre 1925 à l’âge de 43 ans. 

Elle a été béatifiée en 1999., et canonisée en 2012. 

 

 

Bartolo Longo

1841-1926

 

Bartolo naquit à Latiano (Brindes, Italie sud) le 11 février 1841 : ce futur apôtre de Notre-Dame de Pompéi est né le jour où apparaîtrait la Sainte Vierge à Lourdes en 1858.

Son père était un riche médecin, sa mère avait une autre richesse : la dévotion mariale.

Brillant, Bartolo commença à seize ans ses études de droit. C’est durant ces années-là qu’il subit l’influence des cercles de spiritisme, et qu’il abandonna toute pratique religieuse. Une question fondamentale le hantait : Jésus-Christ était-il Dieu ? Il interrogeait sans cesse le medium avec angoisse, et n’obtenait jamais de réponses satisfaisantes.

Insatisfait de ces pratiques, un jour qu’il se trouvait à Pompéi, rongé par le désespoir, il entendit une voix qui lui disait : Si tu cherches le salut, répands le Rosaire. Telle est la promesse de Marie. Celui qui répand le Rosaire sera sauvé.

Un ami eut la sage idée de lui conseiller d’aller trouver un bon prêtre ; la nuit suivante, sa mère lui apparut en songe et lui rappelait tendrement sa dévotion d’avant. Bartolo fut très touché, suivit le conseil de son ami et se confessa. Lui-même écrivit : J’ai expérimenté l’action du démon dans le spiritisme, et c’est par miracle que la Très Sainte Vierge m’en a délivré. 

Lui-même définit le Rosaire la douce chaîne qui nous relie à Dieu.

Pour «réparer» ces erreurs, il voulut travailler au service de la Sainte Vierge, et s’investit dans les œuvres charitables en faveur d’enfants de détenus. Il fonda le sanctuaire de Pompéi, ainsi que la communauté des Filles du Saint-Rosaire, pour le desservir.

Devenu tertiaire de l’Ordre dominicain, il écrivit plusieurs ouvrages, dans l’un desquels on peut trouver la très fameuse Supplique à Notre-Dame de Pompei (1883).

Parvenu à un âge fort avancé, il fit don de tout ce qu’il possédait au Saint-Siège, et s’éteignit dans la plus stricte pauvreté, à l’âge de quatre-vingt quatre ans, le 5 octobre 1926.

Cet apôtre du Rosaire, comme l’appela le pape Jean-Paul II, est cité à cinq reprises dans la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariæ, du même pape.

Bartolo Longo a été béatifié en 1980.

 

 

Tranquilino Ubiarco Robles

1899-1928

 

Tranquilino naquit le 8 juillet 1899 à Zapotlán el Grande (Jalisco, Mexique). 

A cette époque, se lisait au Martyrologe du 6 juillet l’éloge d’un saint Tranquilinus, martyr romain que l’édition récente n’a pas conservé dans ses pages. 

L’enfance de Tranquilino fut difficile. C’était un enfant naturel ; il avait aussi une sœur, Timotea. Il fut d’abord à l’école de Salvador, puis à l’école primaire, où peu à peu germa en lui l’appel au sacerdoce.

Il entra à dix ans au Petit Séminaire de Zapotlán el Grande et en 1918 à celui de Guadalajara.

Au séminaire, on admira déjà les talents que Dieu avait déposés dans son âme, sa piété et sa bonté.

Quand le séminaire fut fermé et réquisitionné, Tranquilino continua à étudier dans des maisons privées et à assumer des responsabilités pastorales.

En 1920 il fit un voyage à Sinaloa sur invitation de l’évêque. Quand celui-ci mourut, Tranquilino repartit dans son pays puis alla continuer ses études au séminaire de Guadalajara.

Il fut ordonné prêtre en 1923 et se mit au travail avec encore plus d’ardeur, enseignant le catéchisme, organisant des cercles d’études, fondant un périodique de doctrine chrétienne.

Il fut nommé d’abord à Moyahua, à Juchipila, à Zacatecas et à Lagos de Moreno, au plus fort de la lutte entre le pouvoir républicain et l’Eglise. Il désirait le martyre et s’y attendait ; lors d’une retraite qu’il prêchait, il pria ainsi : La toute première grâce que vous devriez demander à Jésus-Sacrement, ici exposé, sera que cette persécution ne finisse pas sans que je donne ma vie pour Jésus-Christ.

Nommé vicaire à Tepatitlán (Jalisco) - avec charge de curé, car ce dernier avait quitté la paroisse -, habillé en paysan ou en ouvrier, il montra un zèle courageux et infatigable pour porter les Sacrements là où les besoins des fidèles l’attendaient. Il ouvrit une «soupe populaire» pour une centaine de pauvres qui se trouvaient à Tepatitlán. Cela dura quinze mois, au milieu de mille dangers.

Il célébrait en cachette l’Eucharistie dans les maisons privées et, au début d’octobre 1928, alla à Guadalajara pour acheter le nécessaire à ces célébrations. Quelqu’un lui fit remarquer que sa paroisse se trouvait en plein dans la zone la plus dangereuse ; il répondit : Je m’en vais dans ma paroisse : je vais voir ce que je peux faire ; si je dois mourir pour le Bon Dieu, qu’Il soit béni.

Très peu après, il célébra l’Eucharistie et un mariage : c’est alors qu’il fut arrêté par quelques soldats, puis le colonel le fit enfermer avec les autres prisonniers ; Tranquilino les invita à prier le chapelet et à se confesser avant de mourir. Deux heures après, un «jugement» le condamna à mort et l’on donna l’ordre d’aller immédiatement le pendre à un arbre, dans un bois en-dehors de la ville.

Avec une grandeur d’âme toute chrétienne, il bénit la corde, instrument de son martyre ; puis, calmement, il s’adressa aux soldats en leur disant que celui qui devait l’exécuter n’était pas coupable ; à ce moment, le soldat chargé d’exécuter l’ordre, refusa de le faire - et allait être fusillé ; Tranquilino lui répéta les paroles du Christ en croix : Aujourd’hui, tu seras avec moi au Paradis (Lc 23:43).

C’était au matin du 5 octobre 1928 : don Tranquilino avait vingt-neuf ans, et cinq de sacerdoce.

Les soldats abandonnèrent le cadavre au pied de l’arbre ; le lendemain, beaucoup de gens voulurent venir le voir là où on put le préparer et l’exposer, puis l’inhumation fut anticipée, pour éviter le tumulte.

Don Tranquilino fut béatifié en 1992 et canonisé en 2000.

Le dies natalis de don Tranquilino est au 5 octobre, et la fête commune des Martyrs mexicains est au 21 mai.

Eugenio Andrés Amo

1862-1936

 

Il naquit à Villavedón (Burgos), le 6 septembre 1862. 

A la suite d’un grave accident où un parent fut tué par un coup de pistolet parti par erreur, il gagna l’ermitage de la Vierge de la Piéta à Herrera de Pisuerga (Palencia), et là il se dédia au culte de la Sainte Vierge, vivant de quelques aumônes.

Vers 1896, il s’installa avec une de ses sœurs à Santa María de Aguayo (Cantabria), puis en 1899 se maria.

Il eut une petite fille, qui mourut trois mois après sa naissance. Son épouse mourut aussi peu après. 

Libre des liens de la terre, il se mit au service d’un autre ermitage, la Visitation Sainte-Marie, à Arcellares (Burgos).

En 1909, il demande à être reçu dans l’Ordre des Dominicains, comme tertiaire, à Montesclaros.

A cinquante ans, il commence humblement son noviciat à Salamanque (1912) et fait profession en 1913.

Revenu à Montesclaros, il fit preuve à tout moment d’un esprit large, d’humilité, de piété. Il faisait le sacristain et s’occupait consciencieusement de toutes ses activités. Pendant trente ans il resta là, recueillant les aumônes des pèlerins.

En août 1936, il trouva refuge à Los Carabeos, comme le fr. Victoriano Ibáñez, mais pour ne pas compromettre la famille qui l’hébergeait, il préféra s’en aller.

Il fut arrêté à Navamuel où, après l’avoir insulté et torturé, on le martyrisa, près de l’ermitage du Niño à Sotillo (Cantabria).

C’était en septembre 1936 (ou même plus précisément le 5 octobre), Eugenio venait d’avoir soixante-quatorze ans.

Eugenio Andrés Amo a été béatifié parmi quatre-cent quatre-vingt dix-huit Martyrs espagnols, en 2007.

 

 

Sebastià Segarra Barberá

1894-1936

 

Sebastià vint au monde le 28 mars 1894 à Faterella (Tarragona, Espagne) et fut baptisé le même jour.

Quand il eut cinq ans, la famille se transféra à Alfara dels Ports. 

Plus tard, il étudia au collège de vocations de Tortosa.

En 1918, il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre en 1919.

Il enseigna aux séminaires de Cordoue, Jaén, Burgos, Belchite, Tarragona, Murcia, Orihuela, Valencia et Tortosa.

Prisonnier à la tchéka de Barcelona le 24 septembre 1936, il y fut torturé pendant onze jours.

Il reçut la palme du martyre à Les Corts (Barcelone) le 5 octobre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Jesús Delgado de la Fuente

1894-1936

 

Jesús était né le 17 avril 1894 à Mazuelo de Muñó (Burgos, Espagne), un des treize enfants de Nicanor et Gertrudis, de bons chrétiens fidèles, qui le firent baptiser le 22 avril ; il fut confirmé en 1895.

Après l’école communale, il entra en 1907 dans la congrégation des Frères Maristes à Vic et commença le noviciat à San Andrés de Palomar en 1909 : c’est cette année-là que des éléments révolutionnaires mirent le feu à la maison des Frères Maristes, les obligeant à fuir, de sorte que le noviciat fut transféré à Vic, puis Manresa ; c’est là que Jesús, en 1909, reçut l’habit et le nom de Valente José ; un an après il faisait les premiers vœux. Il devait faire la profession solennelle en 1915.

Valente José enseigna à Las Avellanas et en divers collèges, à Madrid, Murcia, Tolède, Valencia et Saragosse.

En 1932, il fit un stage de six mois à Grugliasco (Italie). Il revint à Pamplona (1933), enfin Valencia (1935).

Lors de la révolution de 1936, les supérieurs maristes avaient négocié avec la Fédération Anarchiste Ibérique (FAI) le transfert des élèves et des Frères maristes en France.

Obéissant au supérieur, le Frère Valente José rejoignit Barcelone avec le Frère Eloy José, dans l’idée de s’embarquer sur le Cabo San Agustín, à destination de la France, mais on les reconnut et on les fusilla, le 5 octobre 1936.

Le martyrologe du diocèse de Barcelone indique qu’ils furent assassinés à la gare Nord de cette ville.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Eloy Rodríguez Gutiérrez

1899-1936

 

Eloy était né le 9 septembre 1899 à Torrepadre (Burgos, Espagne), un des sept enfants de Victorino et Benita, qui le firent baptiser le 13 septembre ; Eloy fut confirmé en 1906.

Il entra en 1911 dans la congrégation des Frères Maristes à Arceniega et commença le noviciat à Las Avellanas en 1914 ; en 1915 il reçut l’habit et le nom de Eloy José ; un an après il faisait les premiers vœux.

Eloy José enseigna à Burgos (1917), Valencia (1919, où il fit la profession perpétuelle en 1921), Cartagena (1928), Valencia (1931).

Bon et habile professeur, le Frère Eloy José savait tenir ses élèves sans élever la voix.

Après avoir dû abandonner la maison de Valencia, il se retrouva à Barcelone avec le Frère Valente José, dans l’idée de s’embarquer à destination de la France, mais on les reconnut et on les fusilla, au soir du 5 octobre 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Helena Kowalska

1905-1938