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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:10

Kyrillos à Axiopolis

† 303

 

Se reporter à la notice Axiopolis (Martyrs en 303)

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:09

Martyrs à Axiopolis

† 303

 

En 1947, on a retrouvé à Cernavodă (Bulgarie) une inscription en grec qui fut déchiffrée comme suit : Je loue Kyrillos, Kyndaias et Tasios.

Cernavodă s’est développée sur le site ancien d’Axiopolis, un port sur le Danube dans l’ancienne Scythie Mineure.

Le martyr Cyrillos est cité en maints manuscrits, avec des Compagnons.

Outre Kyndeas et Dasius déjà cités, on trouve aussi les noms de Zeno, Dion, Accakios et Crispus.

De tous ces Héros chrétiens, seul Dasius a une petite histoire.

Il était soldat dans l’armée romaine stationnée à Durosturum. Lors de la fête des Saturnales, en l’honneur du dieu païen Saturnus, on tirait au sort un soldat qui, durant trente jours, avait droit de faire tout ce qu’il voulait, même les choses les plus atroces ou immorales, et il devait être offert à Saturne au terme de ces trente jours, dépecé à l’épée.

Cette année-là, le sort tomba sur le chrétien Dasius. Il raisonna ainsi : mourir pour mourir, mieux vaut rejoindre le Christ victorieux dès maintenant. Il confessa sa foi, affirmant qu’il préférait être offert au Christ.   Mis en prison, il fut le lendemain interrogé par son général, Bassus, qui, ne pouvant amener Dasius à l’apostasie, le fit décapiter.

Saint Cyrille d’Axiopolis, avec six Compagnons, est commémoré le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:08

Epiphane de Salamine

315-403

 

Epiphanios et sa sœur Callitrope furent élevés par leur pauvre mère, une veuve qui tissait des pièces de lin pour trouver un peu de quoi vivre. Ils habitaient Bezanduc, près d’Eleuthéropolis (Beth Guvrin, auj. Beth Jibrin, Israël).

Il se trouva qu’un Juif très riche s’intéressa au jeune Epiphanios, lui fit faire de bonnes études et lui promit sa fille en mariage. Celle-ci étant morte prématurément, le Juif constitua Epiphanios héritier de tous ses biens. Une variante de ces faits dit que le Juif en question, Tryphon, lui enseigna l’hébreu et la culture hébraïque, ce qui ne semble pas coïncider avec les propres affirmations d’Epiphane.

On ne sait dans quelles circonstances providentielles Epiphanios et Callitrope furent initiés au christianisme et baptisés. 

Renouvelant le geste de s.Antoine (v. 17 janvier), Epiphane confia sa sœur à une pieuse tante nommée Véronique, se défit de tout son héritage et en donna le prix aux pauvres, se réservant seulement de quoi acheter des ouvrages utiles pour ses études : c’est ainsi qu’il apprit l’hébreu, le syriaque, l’égyptien et le grec, pour approndir le sens de l’Ecriture.

Il alla aussi trouver les solitaires des déserts de Palestine et d’Egypte, pour en recevoir d’utiles conseils. C’est ainsi qu’il fut formé à la vie cénobitique par s.Hilarion de Gaza (v. 21 octobre). 

En 340, revenu dans son pays, il fut ordonné prêtre ; sa maison devint un monastère. Dans ce monastère, Epiphane sut mitiger certaines exigences assez habituelles chez les solitaires de l’époque : il permettait un peu de viande et de vin.

Un moine d’Egypte qu’il rencontra, lui fit cette prédiction étonnante, qu’il serait évêque de Chypre ; Epiphane était à mille lieues de songer à une telle mission, et chercha à y échapper : il s’embarqua - on ne sait pour quelle destination - mais le vent poussa le bateau précisément sur l’île de Chypre, où les évêques étaient en train de choisir le nouvel évêque de Salamine (la future Constantia, qui serait détruite par les Arabes en 647) : et voilà notre Epiphane désigné pour cette charge qu’il ne désirait pas (367).

Il dut s’incliner, mais n’abandonna pas son monastère d’Eleuthéropolis, ce qui suggère qu’il fit de nombreux voyages entre son diocèse et la Palestine.

L’évêque resta moine : son mode de vie était ascétique, et le resta pendant tout son épiscopat.

C’était l’époque de l’arianisme : Epiphane afficha un ferme attachement à la doctrine de Nicée : cette attitude, jointe au prestige qui lui conférait son immense érudition, en fit un des évêques les plus respectés et consultés de l’époque. Même un empereur comme Valens n’osa s’en prendre à lui. Epiphane aurait même réussi à ramener dans l’orthodoxie l’évêque arien d’Eleuthéropolis.

En 382, lors d’un synode à Rome, il alla loger chez s.Paula (v. 26 janvier), cette pieuse veuve qui rejoignit s.Jérôme (v. 30 septembre) à Bethléem. Mais dire qu’il fut présent auprès de Jérôme à sa mort est une grossière erreur, puisque Jérôme mourut dix-sept ans après Epiphane.

Dans son élan et son zèle, Epiphane prit parfois parti trop vite pour certains évêques douteux, et se trouva en opposition avec des maîtres tels que s.Basile de Césarée (v. 1 janvier) et même s.Jean Chrysostome (v. 14 septembre), qu’il refusa de rencontrer et qui lui annonça sa mort prochaine. En 402 en effet, Epiphane, presque nonagénaire, se rendit à Constantinople, où il se laissa manipuler contre Chrysostome, mais sembla reconnaître son erreur.

Il quitta rapidement la capitale mais n’eut pas le temps de rejoindre Salamine : il mourut durant la traversée, le 12 mai 403, âgé de quatre-vingt-huit ans, dont trente-six d’épiscopat.

D’Epiphane, on a conservé quelques œuvres : Anchoratus, exposé de la foi ; Panarion, trois livres au sujet de nombreux courants de pensée ; Traité des poids et mesures, explication de termes bibliques.

Les erreurs d’Epiphane n’étaient pas fondamentales. Il s’est laissé emporter par des courants, ou n’a pas toujours eu la lumière pour bien juger. Il reste cependant un moine exemplaire, un évêque zélé, et un Père de l’Eglise. 

Saint Epiphanios de Salamine est commémoré le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:07

Philippos d’Agira

5e siècle

 

Philippos aurait été d’origine syrienne par son père, mais naquit en Thrace (Grèc NE), au 5e siècle.

Il était prêtre, mais on ne sait s’il fut ordonné dans son pays ou à Rome.

Il vint à Rome, en pèlerinage semble-t-il, et rencontra un pape de cette époque : un des treize qui gouvernèrent l’Eglise au 5e siècle, presque tous saints, parmi lesquels s.Léon le Grand (v. 10 novembre). Ce pape, donc, l’orienta vers l’apostolat en Sicile, où Philippos se rendit sans tarder.

Son travail apostolique fut fécond et la majorité des habitants se convertit.

On disait qu’il avait le pouvoir de chasser les démons, et on l’invoque encore dans cette intention.

Il mourut à Agyrium, aujourd’hui Agira.

Saint Philippos d’Agira est commémoré le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:06

Lucien Galan

1921-1968

 

Lucien Eugène Galan naquit le 9 décembre 1921 au hameau de la Moissetie (Golinhac, Aveyron), dans une famille d’agriculteurs.

Après ses études secondaires au collège d’Espalion, il passa (1942) au Grand séminaire de Rodez et, de là, en 1946,  aux Missions Etrangères de Paris et fut ordonné prêtre (1948).

Le 15 décembre 1948, il partit pour le Sichuan (Chine), où il arriva en mars 1949.

Il se mit tout de suite à l’étude du chinois, puis partit en juillet pour Mulochaiku ; en juin 1950, il partit au Hiens-chang.

Mais la révolution chinoise était en cours. Pendant un certain temps, le père Galan put encore se déplacer sans difficulté, mais en novembre il fut mis en prison, accusé d’être en relations avec des «rebelles» ; transféré à Hweili, il fut libéré grâce à l’intervention d’un prêtre chinois, Jean Yi. Mais il restait accusé d’avoir accepté des fermages de métayers, et il dut s’engager à tout restituer.

En décembre 1950, tous les étrangers durent se faire recenser au bureau de police. Le père Galan fut bloqué à Hweili : ne pouvant rejoindre sa paroisse, il s’occupa du dispensaire. On l’expulsa bientôt vers Hong-Kong (janvier 1952).

De là, il partit en avril pour une nouvelle mission, au Laos. Arrivé à Thakhek, il se mit à l’étude du laotien et fut nommé à Nason, d’où il rayonna vers d’autres périphéries, malgré la présence de soldats viêtminh. L’apostolat était fécond, les demandes de baptêmes nombreuses. Le père Galan eut la joie de bénir la nouvelle église de Nason, construite en style local.

Le père Galan déplorait que le travail des Occidentaux se limitaient aux infrastructures visibles : routes, ponts, hôpitaux, écoles, toutes choses utiles ; mais le travail en profondeur, la formation des esprits, était seulement le résultat de la présence des missionnaires : On a matérialisé des peuples qui sont portés surtout vers le spirituel, écrivit-il.

De 1957 à 1958, il fut curé intérimaire de Paksé, puis vint en France de 1959 à 1960. En repartant, il répondait : Eh bien, si on me tue, je resterai auprès de mes chrétiens !

Revenu au Laos, il se trouva au milieu des factions, et fut souvent soupçonné des uns contre les autres. En 1962, il s’établit à Nong-Khen (Muong-Khrai), en zone limitrophe, pour pouvoir rejoindre les chrétiens des deux côtés de la frontière : il fut plusieurs fois arrêté, puis relâché. En 1964-1965, nouvelle destination à Nong Sim. En décembre 1967, il reçut la charge de deux villages, Nong Mot et Nong Lou.

Toutes ces localités occasionnaient au père Galan de nombreux déplacements. Le dimanche 12 mai 1968, il prit avec lui deux jeunes catéchistes à Paksé, dont Thomas Khampheuane Inthirath qui avait seize ans. On devait rejoindre Paksé dans l’après-midi.

Sur la route, ils tombèrent dans une embuscade ; des balles immobilisèrent la voiture et Thomas fut tué sur le coup ; l’autre, grièvement blessé et laissé pour mort, put ensuite témoigner des faits. Des soldats parlant viêtnamien vinrent arrêter le père Galan, déjà blessé, et le fusillèrent un peu plus loin (ou l’achevèrent à coups de poignard).

Quand on put récupérer son corps, il portait des blessures graves dans le dos, vers le cœur, à la mâchoire, à la main gauche, à la cuisse droite.

C’est donc le 12 mai 1968 qu’il reçut la palme du martyre à Houey Makchan (Paksé, Champasak, Laos).

On a pu expliquer que le père Galan fut exécuté parce que, fréquentant souvent cette route, il pouvait savoir trop de choses sur les soldats communistes ou ceux qu’on appelait rebelles.

Lucien Galan a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 21:26

Vincent L’Hénoret

1921-1961

 

Vincent naquit le 12 mars 1921 à Pont-l’Abbé (Finistère), dans une famille très chrétienne de quatorze enfants.

Après avoir fréquenté le collège de sa ville, il entra au juniorat des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI), à Pontmain, pour ses études secondaires, de 1933 à 1940.

A Pontmain encore, il fit le noviciat.

Tous les Français ne connaissent pas le sanctuaire de Pontmain, où la Sainte Vierge vint demander à des enfants de prier : peu après finit la guerre de 1870.

Vincent n’était certes pas le meilleur élève, au point de se décourager parfois, mais il était doux, surnaturel, dévoué, nota son maître des novices. 

Durant la guerre, il étudia la philosophie et la théologie à La Brosse-Montceaux, cette localité où, en 1944, furent sommairement exécutés cinq membres de la communauté, dont deux de la promotion de Vincent. Lui-même fut ensuite déporté à Compiègne et, heureusement, bientôt libéré par les Alliés.

En 1946, il fut ordonné prêtre et, pour éviter l’anglais, se proposa pour la mission du Laos ou celle du Tchad, affirmant humblement que ses moyens intellectuels ne sont pas à la même hauteur que sa santé.

En mai 1947, on lui annonça qu’il irait au Cameroun, mais le 10 août, il apprit qu’il irait au Laos.

A Kangsadok, il apprit la langue et les coutumes laotiennes. Certains ont dit qu’il parlait laotien mieux que tous les autres missionnaires. Il sera ensuite à Nong Bua, puis à Paksane.

En 1956, après un petit congé en France, l’unique qu’il prendra, il fit partie de l’équipe de Xieng Khouang, et son poste sera Ban Ban (auj. Muang Kham). Une de ses préoccupations fut d’extirper de la population l’habitude de sacrifier aux «esprits».

Fin 1960, s’installa à Sam Neua le régime dissident communiste, obligeant la population aux réunions répétées ; le père Vincent devait pour chaque déplacement demander un laissez-passer.

Le mercredi 10 mai 1961, le père Vincent alla célébrer la messe de l’Ascension à Ban Na Thoum, à sept kilomètres, et pensait être de retour le lendemain à Ban Ban, jour de l’Ascension.

Le jeudi 11, il quitta Ban Na Thoum à bicyclette ; il fut arrêté par des hommes de la guérilla qui, voyant son laissez-passer, feignirent de le laisser continuer, mais ils l’abattirent un peu plus loin.

L’église de Na Thoum fut ensuite détruite.

Vincent L’Hénoret, béatifié le 10 décembre 2016, sera commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 20:39

Maiulus d’Hadrumète

† fin 2e siècle

 

Maiulus est un martyr de la Bysacène (act. Tunisie) et fut condamné aux bêtes.

Son martyre eut lieu à Hadrumète (act. Sousse), à la fin du 2e siècle ou au début du 3e.

Saint Maiulus d’Hadrumète est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 20:38

Mokios d’Amphipolis

† 295

 

Mokios était un prêtre dans la ville d’Amphipolis (Macédoine NE, la ville a disparu).

Lors d’une fête en l’honneur du dieu Dionysios, Mokios exhorta les païens à renoncer aux idoles, et à se convertir à l’unique Seigneur.

Pour ce délit,, Mokios fut déféré devant le gouverneur de Laodicée, et proclama sa foi. On ne comprend pas, ici, pourquoi ce transfert jusqu’à une ville si éloignée (Asie Mineure, act. Turquie O)

On voulut le conduire devant des idoles et le forcer à sacrifier : Mokios invoqua le Nom du Christ, et les idoles se brisèrent.

Il fut introduit dans un four brûlant, mais en sortit indemne, alors que le gouverneur fut atteint et brûlé par les flammes.

Soumis à d’autres tortures, Mokios fut jeté en pâture aux bêtes, qui l’épargnèrent et se couchèrent à ses pieds. Le peuple alors demandait la liberté pour Mokios, mais le gouverneur s’entêtait : il envoya Mokius à Perinthe (Thrace), puis à Byzance, pour y être exécuté.

Juste avant son exécution, il pria : Seigneur, reçois mon esprit dans la paix. Il fut décapité.

Saint Mokios d’Amphipolis est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 20:38

Anthimus de Rome

† 301

 

Anthimus était un prêtre du clergé de Rome.

Il était très actif et brillait par ses vertus et ses prédications. 

Il avait des disciples : le diacre Sisinius, Dioclès et Florent, originaires d’Orient, qui vinrent à Osimo, où ils convertirent le proconsul Faltonus Pinianus et furent hébergés chez lui. Ils furent lapidés par la populace.

On signalait aussi quelques-uns de ses amis : Maximus, Bassus et Fabius, qui furent torturés et décapités, à Rome.

Anthimus, avec quelques paysans, alla détruire le temple du dieu Silvanus. Il n’en fallait pas tant pour être condamné : il fut précipité dans le Tibre, d’où le tira un ange, puis décapité.

C’était durant la persécution de Dioclétien, donc au début du 4e siècle.

Ni les disciples, ni les amis d’Anthimus, dont il a été question, ne sont mentionnés dans le Martyrologe, sauf peut-être les deux Diocletianus et Florentius du 16 mai.

Saint Anthimus de Rome est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 20:37

Mamert de Vienne

† 475

 

Mamert eut un frère, Claudianus. Tous deux étaient fort cultivés.

Vers 462, Mamert fut le dix-huitième évêque de Vienne (Isère).

Il eut le malheur, qui sait pourquoi, d’ordonner un évêque en-dehors de sa juridiction, ce qui lui valut des remontrances du clergé, des avertissements sévères du pape Hilaire (v. 29 février), qui rappelait en même temps à tous les évêques des provinces Sud-Est de la Gaule, leur devoir de ne pas empiéter sur les territoires d’autres évêques, comme l’avait fait Mamert.

Mamert dut se soumettre sans discuter, car on ne signale pas d’autre «difficulté» dans son épiscopat, qui dura treize ans, environ.

Au contraire, Mamert fut extrêmement zélé pour consoler ses diocésains frappés par mille dangers. Outre les invasions barbares qui sévirent dans toute la Gaule, la région de Vienne subit des tremblements de terre, des irruptions d’ours et de sangliers. En plus, une nuit de Pâques, un incendie fallit dévorer toute la ville. Mamert se prosterna devant l’autel, on le vit prier et pleurer, et l’incendie cessa. S.Avit écrivit que cela tenait véritablement du miracle.

La population était terrorisée. Mamert consola, encouragea, prêcha la conversion et le repentir ; peut-être que la clémence de Dieu se manifesterait si on l’implorait avec de ferventes prières.  

C’est alors qu’il eut l’idée des Rogations : durant trois jours, le peuple et le clergé prieraient et chanteraient des psaumes, on jeûnerait, on se confesserait, et l’on implorerait de Dieu qu’il éloignât les intempéries, la grêle, la sécheresse, la peste, et tous les fléaux possibles, pour favoriser de bonnes récoltes et la paix dans la société.

Ces prières des Rogations, durant les trois jours qui précédaient l’Ascension, se répandirent bientôt dans toute la Gaule, et le pape Léon III (v. 12 juin) les étendit à toute l’Eglise. Aujourd’hui, elles ne sont plus de précepte, mais elles restent possibles et le Missel les mentionne.

Il est probable que Mamert prit part au concile d’Arles en 473 ; il mourut peu après, le 11 mai 475 ou 476.

Un mot sur le frère de Mamert, Claudianus. Il fut un génie de poésie, de philosophie, de théologie, en même temps qu’extrêmement modeste. Il écrivit notamment trois livres sur la Nature de l’âme et mourut vers 474.

Saint Mamert de Vienne est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

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