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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 23:54

Bretannio de Tomes

† 380

 

Bretannio fut évêque de Tomes (Scythie, act. Constanția, Roumanie O), au quatrième siècle.

Sa célébrité lui vint de son attachement à la doctrine du concile de Nicée (325) et de son attitude ferme envers l’empereur Valens, qui cherchait au contraire à attirer les évêques dans le parti arianiste.

Vers 368 donc, Valens arriva à Tomes et se rendit à l’église où l’attendaient l’évêque Bretannio et la foule des fidèles. Bretannio lui répondit avec une liberté tout apostolique qu’il n’y avait qu’un seul symbole et une seule vraie foi, selon lesquels nous croyons que Jésus-Christ est vraiment Dieu et vraiment Fils de Dieu.

Valens essaya d’insister, mais Bretannio sortit de l’église, suivi de toute la foule, et gagna une autre église. Valens, furieux, fit arrêter l’évêque et l’envoya en exil.

Il fut cependant obligé de le rappeler peu après, car les Scythes protestèrent fortement et réclamèrent leur évêque avec insistance ; l’enjeu pour Valens était de taille : si la population de cette région limitrophe se soulevait, c’était la sûreté même de l’empire qui était menacée. Il céda, mais par calcul, non pour la doctrine chrétienne.

Bretannio envoya à s.Basile de Césarée (v. 1er janvier) le corps du célèbre Martyr Sabas le Goth (v. 12 avril), à quoi Basile répondit par une lettre qui nous est parvenue.

Bretannio mourut en paix, vers le début du règne de Théodose le Grand, mais avant le concile de Constantinople de 381, où se trouvait son successeur Gerontius, donc vers 380.

Saint Bretannio de Tomes est commémoré le 25 janvier dans le Martyrologe Romain.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:57

Felicianus de Foligno

160-249

 

Felicianus naquit vers 160 près de Foligno (Ombrie, Italie C) au temps de l’empereur Gordianus I, de parents chrétiens.

Modèle de vertu, il alla étudier à Rome, où même ses camarades païens admiraient et l’homme et sa science, tant il mit à profit son temps pour acquérir de larges connaissances. Ce fut au point que le pape Eleutherius (v. 26 mai) l’appela, lui conféra les Ordres sacrés et l’aurait même gardé près de lui, si la Providence n’en avait décidé autrement.

Felicianus en effet rentra dans son pays, et mit tout son zèle à évangéliser les païens, encore nombreux. Les baptêmes qu’il conférait, il les célébrait très discrètement, pour ne pas attirer l’attention sur lui.

C’était un peu peine perdue, car on ne pouvait plus l’ignorer. Quand l’évêque de Foligno mourut (193), c’est sur Felicianus que tous se tournèrent. Comme il s’y refusait, on l’emmena à Rome pour demander son avis au pape. Celui-ci, Victor (v. 28 juillet) qui connaissait déjà Felicianus ne put que se réjouir d’un pareil choix et consacra lui-même le nouvel évêque ; il lui conférait même le droit de consacrer d’autres évêques.

On ne sait exactement à qui Felicianus succédait sur le siège de Foligno ; en effet, les deux premiers évêques de ce siège, Crispoldus et Brictius, posent aux savants des problèmes d’identité ou même d’historicité ; le troisième évêque en revanche, si du moins il a vraiment existé, reste pour nous «anonyme», de sorte que Felicianus apparaît comme le premier évêque connu de Foligno.

Felicianus consacra plusieurs évêques dans les environs de Foligno, à Terni, à Spolète ; mais il n’est pas aisé de suivre ces événements lointains ; c’est ainsi que Spolète revendique aussi Felicianus comme son sixième évêque, à la même époque que le nôtre.

Cependant la persécution reprit sous l’empereur Dèce (249). Felicianus fut arrêté et soumis à la torture pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains ; sans aucun égard pour son grand âge, on le jeta en prison ; on voulut l’amener devant Dèce, mais le vénérable évêque nonagénaire mourut en route, d’épuisement et des suites de ces mauvais traitements.

C’était le 24 janvier 249.

Son épiscopat avait duré cinquante-six ans.

Saint Felicianus de Foligno est commémoré le 24 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:57

Babylas d’Antioche

† 250

 

La ville d’Antioche (act. Antakya, frontière syro-turque) est le siège patriarcal le plus ancien de l’Eglise ; c’est là que s.Pierre s’établit avant d’aller à Rome.

On ne connaît rien de la personne de Babylas, jusqu’à son accession au siège épiscopal d’Antioche, dont il devenait en 237 le treizième titulaire.

S.Jean Chrysostome (v. 14 septembre) rapporte un unique fait, caractéristique, dit-il, de cet évêque, car il permet de juger avec une entière assurance qu’il n’a jamais donné même une parole à la faveur ou à la haine, à la crainte ou à la flatterie.

Voici de quoi il s’agit. L’empereur Philippos avait été associé à l’empire par Gordianus III, et comme gage d’union et de paix il avait reçu un enfant de ce même Gordianus. Or, Philippos eut la cruauté de mettre à mort cet enfant. Lors de la solennité de Pâques, il vint à Antioche et se plaça parmi les fidèles. Babylas s’avança au-devant du prince, lui mit la main sur la poitrine, le regarda d’un œil divinement illuminé, et lui ordonna d’aller se mettre au rang des pénitents publics ; en même temps, il le menaçait, en cas de refus d’obéissance, de le chasser de l’Eglise.

Jean Chrysostome ajoute qu’on doit surtout admirer là la sagesse pleine de modération dont usa Babylas ; il remplit son ministère, sans violer le respect dû à l’empereur ; il lui eût été facile de reprocher à Philippos son meurtre par des paroles sévères : il se contenta de faire une incision suffisamment profonde pour guérir la plaie.

Ceci se passait en 244, quand l’empire était encore dans une paix relative et que les Chrétiens n’étaient pas inquiétés. Mais la persécution se déchaîna à nouveau sous Dèce. Babylas fut alors un des premiers à être jetés en prison, tant son rang et son intégrité l’avaient rendu célèbre.

On n’eut pas le temps de le torturer longuement, ni même de le condamner à mort : il mourut en prison, des suites des mauvais traitements qu’on lui imposa : faim, soif, froid…

Avant de mourir, Babylas demanda à être enterré avec ses chaînes, car il les regardait comme l’instrument de son triomphe.

La date retenue de sa mort est le 24 janvier 250.

Le Martyrologe ajoute qu’avec lui souffrirent également trois enfants, nommés Urbanus, Prilidanus et Epolonus.

Saint Babylas d’Antioche est commémoré le 24 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:56

Sabinianos de Samos

† 275

 

Originaire de Samos (Mer Egée, Asie Mineure), Sabinianos avait un père païen, qui le poussa aux études.

Le garçon approfondit les philosophes, et trouva une Vérité bien supérieure dans l’Ecriture sainte.

Il s’arrêta un jour sur le verset du psaume 50 : Tu m’arroseras avec l’hysope, dont il ne percevait pas le sens ; un ange lui révéla alors qu’il s’agissait du baptême.

Dès lors, il s’adonna à la lecture assidue de l’Evangile. Son père le remarqua et menaça de le dénoncer au juge. Aussi Sabinianos résolut de quitter rapidement la maison paternelle.

Son périple le conduisit en Gaule, à Troyes, où s.Patrocle (v. 21 janvier) lui conféra le baptême.

Sabinianos prêcha alors dans toute la contrée, faisant beaucoup de conversions.

L’empereur Aurelianus, de passage, vint à l’apprendre ; il fit martyriser Patrocle et convoqua Sabinianos. Pour l’intimider, il fit exécuter sous ses yeux une cinquantaine de néophytes, puis le fit torturer de mille façons, sans que Sabinianos renonçat à sa Foi, ni même ne subît quoi que ce fût de ces diverses tortures. 

Sabinianos fut finalement décapité à Rilly, en 275.

Saint Sabinianos de Samos est commémoré le 24 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:55

Exsuperantius de Cingoli

5e siècle

 

La fidèle tradition nous rapporte qu’Exsuperantius naquit au cinquième siècle en Afrique, dans une famille attachée à l’arianisme et au manichéisme.

Mais le jeune garçon voulait passer réellement au christianisme. Ayant enfin obtenu le consentement de son père, il fut baptisé à douze ans.

Une fois adulte, il refusa de se marier, quitta sa famille et commença à prêcher l’Evangile.

Avec un serviteur, il s’embarqua à destination de l’Italie. Durant la traversée, il fit cesser une forte tempête et amena au Christ tout l’équipage.

Parvenu à Rome, il se mit à prêcher et fut arrêté. Le pape (?) réussit à le faire libérer et l’ordonna évêque pour Cingoli (Marches, Italie CE). 

On ne connaît ni les dates de l’épiscopat d’Exsuperantius, ni le nom de ce pape (il y en eut treize durant le cinquième siècle, presque tous Saints, parmi lesquels s.Léon le Grand, v. 10 novembre). 

Exsuperantius devenait le deuxième évêque de cette ville et le resta quinze années.

Nombreux furent les miracles qu’on attribua à sa prière et à ses mérites.

Il annonça sa mort, qui advint un 24 janvier d’une année qu’on n’a pas précisée.

Douze années plus tard, plusieurs villes voisines furent frappées d’une épidémie : un ange apparut et ordonna une procession des reliques d’Exsuperantius pour faire cesser le mal.

Saint Exsuperantius de Cingoli est commémoré le 24 janvier dans le Martyrologe Romain.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:01

Severianus et Aquila en Maurétanie

† 304

 

Voir la notice Severianus et Aquila en Maurétanie

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:00

Severianus et Aquila en Maurétanie

† 304

 

Il s’agit ici d’un couple chrétien, dont on ne sait rien de plus que la mention de leur martyre.

Durant la persécution de Dioclétien, ils furent jetés dans les flammes.

Cela se passait à Césarée de Maurétanie (act. Cherchell, Algérie), vers 304.

Unis dans l’amour conjugal, unis dans la Foi de l’Eglise, unis dans la fidélité au Christ jusqu’à la mort, ils nous inspireront la persévérance dans le combat pour la Vérité.

Dans le Martyrologe Romain, saints Severianus et Aquila sont commémorés le 23 janvier.

 

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:59

Agathangelus à Ancyre

† 309

 

Voir la notice Clemens d'Ancrer et Agathangelus

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:56

Clemens d’Ancyre et Agathangelus

† 309

 

Clemens était originaire d’Ancyre (auj. Ankara, Turquie).

Il devint évêque de cette ville.

Arrêté pour sa foi, il fut traîné de ville en ville et jusqu’à Rome, recevant partout des insultes, des injures, des coups, des humilitations de toutes natures, des mauvais traitements incessants. Ce douloureux «pèlerinage» aurait même duré vingt-huit ans. Des miracles successifs lui firent échapper plusieurs fois à la mort.

Durant sa captivité à Rome, il convertit et baptisa Agathangelus, dont il est question en même temps que l’évêque. 

A partir du moment où il fut baptisé, Agathange partagea en effet les tourments de Clément. Ordonné diacre (par Clemens ?), il s’attacha à l’évêque et le suivit dans son douloureux retour à Ancyre.

Agathangelus fut décapité le 5 novembre, peut-être en 308.

Clemens célébrait les Saints Mystères en prison. C’est durant une célébration que ses bourreaux vinrent le décapiter, le 23 janvier suivant, donc probablement en 309.

Clemens est un de ceux que les Grecs appellent les grands martyrs.

Dans le Martyrologe Romain, saints Clemens d’Ancyre et Agathange sont commémorés le 23 janvier.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 00:04

Emerentiana de Rome

† 304

 

Emerentiana était sœur de lait de sainte Agnès (v. 21 janvier), et dut naître vers 292.

Sa mère fut probablement affranchie par les parents d’Agnès.

La jeune Emerentiana reçut la même éducation qu’Agnès et fut sans doute aussi attirée vers la foi du Christ, tout en n’étant pas baptisée.

Après la sépulture d’Agnès, les fidèles s’assemblaient auprès de son tombeau et les païens s’embusquèrent pour les assaillir à coups de pierres. Les Chrétiens prirent la fuite, mais Emerentiana demeura dans le voisinage du tombeau, debout, immobile. 

Elle s’enhardit à reprocher aux païens leur cruauté. Ceux-ci répondirent en la lapidant : elle eut assez de force pour se rapprocher du tombeau d’Agnès, près duquel elle rendit le dernier soupir en priant.

Emerentiana, qui n’était donc pas encore baptisée par l’eau, reçut ainsi le baptême de sang, baptisée dans son propre sang, deux jours après sainte Agnès, le 23 janvier 304.

Elle devait avoir, comme Agnès, une douzaine d’années.

Dans le Martyrologe Romain, sainte Emerentiana de Rome est commémorée le 23 janvier.

 

 

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