Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 23:46

 

Titianus d’Oderzo

† 632

 

Titianus serait né à Eraclea (anc. Heraclia, Venise, Italie NE), de parents nobles.

Il fut confié à l’évêque lui-même, Florianus, qui l’ordonna diacre, puis prêtre et le nomma économe diocésain.

Florianus est connu comme second évêque d’Oderzo, après Marciano.

Titianus fut célèbre pour sa charité et ses activités en faveur des pauvres ; il fut très estimé.

Vint un jour où l’évêque Florianus dut faire un voyage, peut-être à Ravenne. Il ne laissa pas son diocèse sans direction, mais surtout, ayant certainement quelque idée en tête, il demanda aux diocésains de pourvoir à l’élection d’un successeur, au cas où son voyage dépasserait une année.

On sera sans doute étonné d’une telle situation, car un évêque ne doit jamais s’absenter plus que quelques mois de son diocèse. Florianus reçut-il une mission spéciale de la part de Dieu ? Le fait est qu’au bout d’une année le peuple élut unanimement Titianus pour succéder à Florianus (vers 610).

Mais Florianus revint : il avait parcouru diverses régions - on ne nous dit pas lesquelles - en prêchant l’Evangile. Quand Titianus retrouva son cher évêque, il le supplia humblement de reprendre sa place, mais Florianus annonça qu’il repartait à ses missions. 

On sut que Florianus désirait ardemment la grâce du martyre. La reçut-il ? On ne sait. Il y a quelque chose de mystérieux dans cette «disparition» d’un évêque, dont on ignore finalement tout, et qu’on vénère comme Saint, sans précision de son dies natalis.

Titianus, lui, fut un évêque averti, soucieux de son peuple.

Il mourut le 16 janvier 632, après une vingtaine d’années d’épiscopat.

Oderzo ayant été plusieurs fois dévastée, puis totalement rasée, le diocèse d’Oderzo est passé ensuite à celui de Vittorio Veneto.

Saint Titianus d’Oderzo est commémoré le 16 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 00:42

Jacques de Tarentaise

† 429

 

Jacques (peut-être Iakub) naquit en Assyrie (Mésopotamie N).

On ne va pas raconter ici ce qu’on ignore. La jeunesse et la conversion de Jacques restent assez mystérieuses, de même d’ailleurs aussi que son passage en Occident.

Auparavant, on sait qu’il entra dans l’armée perse et eut l’occasion de combattre l’armée romaine.

Cequi le frappa et le conduisit à la conversion, fut de voir la violence de la persécution qui frappait les Chrétiens, et la sublimité de leur religion : Pardonnez ! Priez pour vos ennemis !

Peu de temps après avoir reçu le baptême, il eut l’occasion de rencontrer Honoratus de Lérins (v. ce même jour), lors de son voyage en Grèce. Jacques le suivit en Gaule, à Lérins.

Vers 420, Jacques accompagna Honoratus et Maximus de Riez en Tarentaise. 

Les populations de cette région furent conquises par les Romains au premier siècle, et doivent leur nom au lieutenant romain qui les soumit, Terentius Varro. C’est d’eux que parle Julius Caesar, quand il raconte que les Ceutrons tentèrent de lui barrer le passage. 

Au cinquième siècle, donc, Honoratus de Lérins, Maximus de Riez et notre Jacques vinrent évangéliser la vallée des Ceutrons.

Cette même année 420, Jacques fut nommé premier évêque de Tarentaise. Il résidait alors à Moûtiers. On le considère dès lors comme l’apôtre de la Savoie.

Deux miracles fameux illustrent l’activité de Jacques durant ces années. L’un, alors qu’un ours vint dévorer un des bœufs qui transportaient les matériaux de construction d’un édifice ; Jacques ordonna à l’ours de remplacer le bœuf, ce que fit humblement la bête féroce.

L’autre miracle fut que Jacques «allongea» d’une bénédiction une poutre trop courte lors de la construction d’une église.

L’épiscopat de Jacques dura neuf années. Il mourut le 16 janvier 429, apparemment le même jour et la même année que s.Honoratus.

Son successeur, Marcellius, fut longtemps associé à lui dans le Martyrologe.

Le diocèse de Tarentaise est actuellement intégéré dans celui de Chambéry.

A la suite de s.Honoratus, saint Jacques de Tarentaise est commémoré à son tour le 16 janvier dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 00:41

Danax d’Aulone

† 305

 

Danax était originaire d’Aulone (Illyrie, côte adriatique, anc. Yougoslavie). Certains écrivent Danacte.

On présume qu’il vivait à la fin du troisième et au début du quatrième siècles.

A Aulone, il s’occupait des vases sacrés et pouvait de ce fait avoir été ordonné lecteur ou, pourquoi pas, acolyte. Il devait être jeune.

Des païens, peut-être des jeunes gens de son âge, s’emparèrent de lui et cherchèrent à le contraindre à sacrifier à Bacchus. Ce qui pourrait nous apparaître comme une farce banale de la part de camarades peu instruits, était pour Danax un véritable défi : un Chrétien n’adore qu’un Dieu et ne participe pas à des orgies païennes.

Sur son refus, on le mit à mort.

Ce ne pouvait être que durant la persécution qui reprit en 304 et s’acheva définitivement quelques années plus tard avec l’édit de Constantin (313).

Saint Danax d’Aulone est commémoré le 16 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 00:41

Melas de Rhinocolure

† 390

 

Melas était né à Rhinocolure (Egypte), sur les confins de la Palestine.

Sa famille était pauvre, mais chrétienne. 

Melas grandit dans la simplicité, s’habituant à vivre de peu, à prier, à se retirer comme un ascète dans la solitude.

Il fut appelé à devenir évêque de sa ville et fut peut-être consacré par s.Athanase d’Alexandrie (v. 2 mai).

Rien ne changea dans la simplicité de vie de Melas. Per exemple, il venait incognito dans le sanctuaire et nettoyait les lampes.

C’est dans cet emploi que le découvrirent un jour les envoyés de l’empereur Valens : ce dernier, trompé par l’erreur, s’en prenait aux évêques orthodoxes et voulait faire arrêter Melas pour l’envoyer en exil.

Les envoyés ne comprirent pas tout de suite que cet homme qui les recevait si gentiment était l’évêque. Melas les introduisit dans la maison épiscopale, leur servit un bon repas, puis s’ouvrit à eux. Fort étonnés et pleins d’admiration, les envoyés lui proposèrent de l’aider à se cacher, mais Melas leur déclara qu’il voulait être traité comme les autres évêques fidèles à la foi catholique.

Melas partit donc en exil, mais on ne sait pas en quelle ville, ni pendant combien de temps. On suppose qu’à la mort de Valens (378), il put reprendre son siège. 

Melas serait mort en 390.

Saint Melas de Rhinocolure est commémoré le 16 janvier dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 21:14

Secundina d’Anagni

† 250

 

S.Magnus d’Agnani (v. 19 août) avait baptisé la jeune Secundina.

Lors du martyre de l’évêque, celle-ci manifesta sa foi au Christ et, pour ce motif, fut immédiatement jetée en prison.

On devait la torturer, mais Secundina convainquit ses geôliers de croire eux aussi à l’Evangile du Ressuscité.

Elle fut décapitée, le 15 janvier vers 250, lors de la persécution de Dèce.

Sainte Secundina d’Anagni est commémorée le 15 janvier dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 21:14

Ioannis Kalybitis

† 450

 

Ioannis naquit à Constantinople, de parents nobles.

Très tôt inspiré par une vie de piété et par l’étude des sciences sérieuses, il montra dès douze ans son aversion pour la vie du monde.

Un moine acémète fut reçu par ses parents. Les moines acémètes font partie d’un monastère où les moines se rechangent par groupes de façon à ne jamais interrompre la louange divine ; on dit qu’ils «ne dorment pas». Ioannis fut très intéressé par ce genre de vie et demanda au moine, à son retour, de l’emmener avec lui.

Entre temps, Ioannis demanda à ses parents de lui donner seulement le livre des Evangiles. Au retour du moine, Ioannis quitta secrètement la maison et le suivit au monastère, emportant son précieux cadeau.

Il est certain que le moine prit le temps, durant son pèlerinage à Jérusalem, de réfléchir à ce qu’il allait faire : Ioannis était encore fort jeune, il fallait peut-être éprouver sa vocation, et surtout prévenir ses parents… Dieu arrangea sans doute les choses. Ioannis se présenta donc au monastère où, à son tour, le supérieur prit le temps d’examiner son candidat.

Mais les parents s’enquirent de leur fils ! Ils le cherchèrent partout, sauf là où il était, car ils étaient persuadés que leur fils n’était pas chez les acémètes.

La séparation dura six années. Puis Ioannis, poussé par on ne sait quelle inspiration, jugea opportun de s’en revenir à la maison et d’être auprès de ses parents. La pensée de l’angoisse de ses parents le rendit presque malade, mais remis bien vite de façon inattendue, il considéra par ce «signe» que Dieu agréait sa décision.

Sortant du monastère, il échangea son habit avec les haillons d’un pauvre ; à la maison, on ne le reconnut pas : en six années, on change ! les domestiques le laissèrent d’abord à la porte et lui consentirent tout juste de s’installer sous l’escalier, de sorte qu’il voyait passer ses parents. Puis Ioannis obtint de vivre dans une petite cabane (kalybi) non loin de la maison, où il vécut trois années.

Ioannis sut que sa mort approchait. Il fit prier «la patronne» - sa mère - de venir le voir et lui remit le fameux évangéliaire. La mère, surprise de voir un si beau livre entre les mains de ce pauvre hère, alla le montrer à son époux : ils reconnurent alors le précieux livre qu’ils avaient donnés à leur fils, neuf ans plus tôt. Ce n’est que lorsqu’ils vinrent demander à cet homme ce qu’il savait de ce livre, que Ioannis se fit reconnaître. Grande émotion ; Ioannis s’endormit dans leurs bras.

La cabane de Ioannis servit de tombeau ; on y construisit une église. La kalybi donna à Ioannis son surnom de Kalybite (Kalybitis).

Le chef de Ioannis fut apporté de Constantinople à Besançon en 1204 ; il disparut en 1794.

Saint Ioannis Kalybitis est commémoré le 15 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 00:26

Firminus de Mende

† 402

 

La liste épiscopale de Mende présente des difficultés, des incertitudes.

Firminus pourrait avoir été le quatrième évêque de Mende, ou même le troisième.

Certains prétendent que Firmin de Mende est le même personnage que Firmin d’Amiens (v. 25 septembre).

Il serait mort en 402.

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 00:25

Potitus de Sardica

† 2e siècle

 

Il n’y a pas de consensus à propos de Potitus.

Il serait originaire de Sardica en Basse Dacia (act. Roumanie), une province qui fut annexée à l’empire romain en 107.

Il y aurait eu parfois une confusion entre Sardica et Sardinia, et l’on a fait naître Potitus en Sardaigne.

Potito était le fils d’une famille très riche.

Encore adolescent, il se serait converti au christianisme, à l’insu de son père. Quand celui-ci s’en rendit compte, il jeta son garçon en prison (ou le tint enfermé à la maison), mais les prières et les supplications de Potitus touchèrent son papa, qui se convertit à son tour.

Potitus se trouva donc libéré, mais chercha à s’isoler quelque part ailleurs qu’au milieu de païens ; les localités qu’on croit être Valeria ou Gargara sont incertaines ; Valeria ne se trouve pas, Gargara serait en Asie Mineure (ancienne Troade) : notre adolescent se serait donc embarqué pour traverser la mer et gagner le mont Gargara. Pourtant, la suite de la Vita  ne semble pas tenir compte de ce voyage.

Potitus guérit la femme d’un certain Agatho, sénateur, qui était lépreuse ; toute la famille se convertit au christianisme et le bruit du miracle se répandit, jusqu’à Rome.

Potitus y fut convoqué pour guérir la fille de l’empereur Antoninus Pius († 161), qui était possédée ; Potitus obtint de Dieu cette guérison, mais on l’attribua à quelque pouvoir magique, et l’on somma Potitus d’offrir l’encens aux dieux païens.

Sur le refus catégorique de Potitus, on le tourmenta de mille manières et il mourut décapité, soit à Rome, soit ailleurs dans le sud de l’Italie. Il devait avoir une quinzaine d’années.

Le lieu du martyre a en effet été placé en Italie méridionale, où s’est diffusé le culte de s.Potitus. Mais ce culte a pu se développer simplement autour des reliques de s.Potitus, apportées dans ces régions.

L’empereur étant mort en 161, on a situé la mort de Potitus vers 160, un 14 janvier.

Saint Potitus de Sardica est commémoré le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 00:24

Glycerius d’Antioche de Syrie

† 3e siècle

 

Glycerius fut un diacre à Antioche de Syrie.

On a établi qu’il fut martyrisé avant la persécution de Dioclétien, donc au plus tard au troisième siècle et, pourquoi pas, dès le deuxième.

Après beaucoup de tourments, Glycerius fut noyé en mer.

Saint Glycerius d’Antioche est commémoré le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 00:24

Felix de Nole

† 260

 

Le père de Felix était de Syrie. Après la carrière des armes, il s’acquit un bon patrimoine en Campanie (Italie), qu’il légua à ses deux fils, Hermias et Felix.

Hermias s’engagea à son tour dans l’armée. Felix, de son côté, se consacra au Seigneur ; l’évêque Maximus l’ordonna lecteur, puis exorciste, prêtre enfin.

Vers 250, l’évêque Maxime, par prudence pour son troupeau diocésain, se cacha au moment de la persécution, confiant à Felix le soin des fidèles.

Les persécuteurs vinrent donc arrêter Felix et on l’enferma dans un cachot infect jonché de têts de pots cassés. Ici se renouvela l’intervention racontée dans Ac 12:1-11 : un ange vint libérer Felix et le conduisit immédiatement auprès de Maxime, épuisé de soucis et de privations, mourant.

Felix approcha des lèvres de Maxime une grappe de raisin, qui le réconforta beaucoup ; Felix le prit sur ses épaules et le reconduisit à sa maison, où une sainte femme l’entoura de ses soins.

La persécution s’étant momentanément calmée, Felix prêcha à nouveau ; mais quand les persécuteurs reprirent leurs recherches, une première fois ils ne reconnurent pas le prêtre, une deuxième fois ils trouvèrent la porte garnie d’une telle toile d’araignée, qu’ils supposèrent impossible que Felix fût passé par là récemment, et s’en allèrent déçus.

Felix se cacha alors dans une grotte, recevant d’une pieuse femme de quoi se nourrir. Six mois plus tard, il sortit de sa cachette et put réapparaître publiquement sans être inquiété.

A la mort de l’évêque Maxime, on voulut élire Felix pour lui succéder, mais ce dernier, humblement, désigna Quintus. 

Le patrimoine de Felix avait été confisqué ; il ne le réclama pas, une fois la paix revenue, mais vécut pauvrement, cultivant quelques arpents de terre, et partageant sa récolte avec les pauvres.

Il mourut vers 260, parfois considéré comme martyr en considération de ses souffrances.

Saint Felix de Nole est commémoré le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens