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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 00:24

Nino de Géorgie

† 340

 

La Géorgie chrétienne a une longue histoire ancienne. On attribue déjà à s.André (v. 30 novembre) l’évangélisation de la Colchide au Nord ; au concile de Nicée (325), deux évêques géorgiens étaient présents et, au cinquième siècle, la Géorgie était pratiquement entièrement constituée en diocèses.

Notre Nino était une esclave chrétienne, dont la vie pieuse, chaste, tranchait avec celle des païens qui adoraient les astres, le feu, les arbres.

Nino obtint la guérison d’un bébé malade en le plaçant sur sa couche ; du coup, la reine, très malade, voulut à son tour demander sa guérison. Grande joie du roi. Ce roi s’appelait Mirvan III, la reine Nana.

Nino ne voulait ni or ni argent : elle demandait à ce roi de se convertir à son tour, mais le roi remit à plus tard ; un jour qu’il s’était perdu durant la chasse, il repensa au Christ, l’invoqua et retrouva son chemin (337). Nino lui conseilla de construire une grande église.

L’église s’éleva à Mtskheta (act. proche de Tbilissi), à l’emplacement présumé de la tombe d’une sainte Sidonie, dont la conversion et la mort remontaient au premier siècle.

Au même endroit se trouvait un cèdre qui permit de construire les colonnes de l’église ; une de ces colonnes aurait produit une huile miraculeuse, ce qui fit donner à l’église le nom de Svétitskhovéli, pilier qui donne la vie.

Nino alla prêcher auprès des montagnards, mais sans succès ; elle fut mieux reçue vers l’Est.

Elle mourut à Bodbe (act. Sighnaghi, Kakheti), vers 340.

Plus tard, le roi de la Géorgie orientale fut le général Bacurius († 420) ; il avait été en garnison à Jérusalem et raconta les faits à l’historien Rufinus.

Traditionnellement fêtée en Géorgie le 14 janvier, Nino a été diversement nommée : Nouné, Nina (Christina ?), et aussi Théognoste, connue de Dieu.

Sainte Nino de Géorgie est commémorée le 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:18

Stratonicus de Singidunum

† 310

 

On se reportera utilement à la notice Hermylius et Stratonicus de Singidunum.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:16

Hermylius et Stratonicus de Singidunum

† 310

 

Ce qu’on peut retenir de sûr à propos de ces deux martyrs, est qu’Hermylius, diacre, et Stratonicus, son geôlier, furent martyrisés à Singidunum (Mésie, proche de l’actuelle Belgrade).

La légende la plus répandue de ces Saints place leur martyre sous Licinius, vers 310 (avec des variantes allant de 305 à 315).

Hermylius, diacre, fut arrêté pour sa foi ; il eut les joues déchirées et fut jeté en prison, où un ange vint le consoler.

Battu par six bourreaux, il pria Dieu et l’on entendit une voix du ciel qui lui annonçait la couronne du martyre dans trois jours.

Ce jour-là, il se mit à chanter le psaume Dominus illuminatio mea (Ps 26), qu’on chante souvent : Ma lumière et mon salut, c’est le Seigneur, repris par des voix célestes. Il ne cessait de chanter son bonheur.

Celui qui fut le plus frappé de la constance d’Hermylius, fut le geôlier lui-même, Stratonicus. Il confessa la foi chrétienne et subit le même sort qu’Hermylius. En prison, il entendit cette même voix qui leur annonçait leur prochaine victoire et leur couronne.

Après de nouveaux tourments, Hermylius et Stratonicus furent cousus dans un grand filet qu’on jeta dans le Danube.

Trois jours après, on retrouva les corps sur le bord du fleuve.

Saints Hermylius et Stratonicus sont commémorés le 13 janvier dans le Martyrologe Romain.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:06

Eutropios de Constantinople

† 404

 

Se reporter à la notice Tigrios et Eutropios de Constantinople

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:04

Tigrios et Eutropios de Constantinople

† 404

 

Tigrios était un esclave, originaire de la région du Tigre, d’où son nom.

Esclave, son grand rêve était d’obtenir un jour la liberté ; il économisa dans cette intention chaque sou possible, pendant des années, et finit par acquérir la condition d’un homme libre.

Mais il n’en tira aucun sentiment d’orgueil ; il pensa qu’il devait offrir cette liberté à Dieu, et demanda à être moine.

Sur ces entrefaites, il rencontra s.Jean Chrysostome (v. 13 septembre), qui fut en admiration devant la foi si vive de ce pauvre esclave ; il le garda près de lui et, contrairement aux canons trop rigides, l’ordonna diacre, puis prêtre, arguant à qui l’interrogeait qu’il ne connaissait personne qui avait la foi de Tigrios. On voit ici comment l’Eglise sait maternellement faire des exceptions aux règles.

Eutropios était un adolescent (peut-être un orphelin) élevé par les soins du Chrysostome et nommé lecteur. Il était tout dévoué à l’évêque et c’est lui qui introduisit les deux envoyés d’un «synode» qui venait de condamner Chrysostome pour ses nombreux crimes. On voulait enlever l’évêque et, en même temps aussi Tigrios. Ce fut un échec.

On ne va pas ici reprendre les nombreux épisodes de la persécution engagée par l’impératrice Eudoxia contre Chrysostome ; on ne peut même pas les résumer par l’adjectif inhumains, ou honteux, ou horribles ; les mauvais traitements imposés au saint évêque le furent réellement. 

Mais quand le feu s’attaqua à la cathédrale Sainte-Sophie (juin 404), Eutropios fut le premier arrêté, accusé et sommé de témoigner ; il devait raconter de quelle façon Chrysostome avait mis le feu au sanctuaire : évidemment, le jeune garçon pouvait en toute vérité proclamer qu’il n’avait vu personne mettre le feu à la cathédrale, ni Chrysostome, ni les évêques, ni les diaconesses.

On l’étendit alors et on le flagella durement avec des tiges de différents calibres, pour le frapper sur les articulations, pour lui arracher la peau. Après ce supplice, Eutropios répondit de nouveau calmement : Je ne sais rien de ce que vous me demandez. On le frappa encore sur les os, et Eutropios, à bout de forces, répondit impertubablement la même chose que précédemment. Nouvelle torture, avec des pointes de fer rougies au feu ; cette fois-ci, Eutropio ne répondit plus rien. On passa à d’autres tortures, Eutropio ne parla plus ; on finit par s’apercevoir qu’il avait rendu son âme à Dieu et les bourreaux furent bien humiliés de constater qu’ils avaient torturé un cadavre. On l’enterra de nuit.

C’est alors qu’on fit comparaître Tigrios. Le prêtre était si reconnaissant envers Chrysostome, qu’il préférait être mis en morceaux plutôt que de prononcer la moindre parole contre son bienfaiteur. Le préfet de police lui fit écraser l’un après l’autre tous les doigts des mains puis des pieds ; ça ne suffisait pas aux ennemis de la Vérité : on flagella Tigrios jusqu’à ce que sa chair et sa peau ne fussent plus attachés à son corps que comme des haillons. Tigrios, imperturbablement, affirma constamment qu’il considérait Chrysostome comme un saint.

Tigrios survécut à ces horribles tourments ; refusant catégoriquement de communier avec le nouveau patriarche Arsakios, dont un historien contemporain disait qu’il avait la faconde d’un poisson et la chaleur oratoire d’une grenouille -  il fut exilé en Mésopotamie, sa terre d’origine, où il mourut.

Les saints Tigrios et Eutropios de Constantinople, considérés à juste titre comme martyrs, sont commémorés le 12 janvier dans le Martyrologe Romain.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:03

Arcadius de Césarée de Maurétanie

† 305

 

Arcadius était un notable personnage qui vivait, selon certains, en Achaïe, mais plutôt, selon d’autres, en Afrique du Nord, et plus précisément en Maurétanie.

La persécution contre les Chrétiens s’était déchaînée ; on ignore si ce fut celle de 259 sous Valérien ou celle de 304 sous Dioclétien.

Arcadius pensa bien faire de sortir de Césarée (act. Cherchell, Algérie) et d’aller se cacher en un lieu qu’il ne dévoila à personne, dans le but de prier Dieu en secret, sans déranger personne et sans être dérangé.

Si l’on ne retrouvait pas Arcadius, on s’aperçut de son absence, et on envoya des soldats chez lui pour l’arrêter. Les soldats ne trouvèrent qu’un parent du notable, qui ignorait tout de la cachette d’Arcadius et ne put donc y conduire les soldats. Vexés, ceux-ci arrêtèrent cet homme, qui fut mis en prison jusqu’à ce qu’on découvrirait enfin Arcadius.

Arcadius apprit le sort de son parent. Pour le faire libérer, il alla alors se présenter spontanément au gouverneur. Le parent fut libéré. Mais Arcadius fut sommé de sacrifier aux dieux païens, ce qu’il refusa absolument.

Le gouverneur le fit d’abord écorcher par des ongles de fer, écarteler sur le chevalet, mais Arcadius restait calmement ferme dans sa foi. Le gouverneur, furieux, ordonna alors de couper à sa victime toutes les articulations des pieds jusqu’aux cuisses et des mains jusqu’aux épaules. Le Martyr put encore se servir de sa langue pour continuer d’exhorter les assistants à croire au Dieu unique.

Ce pouvait être vers 305.

La cruauté de ce martyre rappelle bien le martyre de s.Jacques l’Intercis (v. 27 novembre).

Saint Arcadius de Césarée de Maurétanie est commémoré le 12 janvier dans le Martyrologe Romain.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 23:19

Leucius de Brindes

2e ou 4e siècle

 

On vénère traditionnellement Leucius comme le premier évêque de Brindes (Pouilles, Italie SE).

Il serait né en Alexandrie d’Egypte où, élevé dans le christianisme, il aurait déjà accompli de nombreux miracles.

Venu en Italie, il y fonda l’Eglise de Brindes, reçut le sacerdoce, puis l’épiscopat.

Certes, l’Eglise de Brindes est très ancienne. Et si Leucius y reçut l’ordination, c’est qu’un évêque s’y trouvait déjà à son arrivée. On n’a pas de réponse à cette question.

On attribue à Leucius la construction d’une église en l’honneur de Notre Dame et une en l’honneur de s.Jean-Baptiste.

De nombreux idolâtres se convertirent alors que, par sa prière, il obtint une pluie abondante qui mit fin à une longue sécheresse.

Saint Leucius est commémoré le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 23:19

Salvius en Afrique

3e siècle

 

On peut se fier à la sincérité de s.Augustin au sujet du martyre de Salvius. 

Le saint Docteur, dans une homélie, fait allusion à ce qu’il a déjà dit dans un discours précédent, au sujet du martyr Salvius, en son dies natalis.

Malheureusement, le discours en question est perdu. L’on ne connaît donc rien sur la personnalité du Martyr, les circonstances et le lieu de sa mort.

S.Augustin mourut en 430. S’il a prononcé son discours le jour-même de la mort de Salvius, ce dernier a pu mourir au début du cinquième siècle ou à la fin du quatrième. Mais si Augustin s’exprima au jour anniversaire, Salvius a pu très bien être martyrisé dès le troisième siècle, par exemple lors de la persécution de Dèce (250), comme le suggère le Martyrologe.

Saint Salvius (de Carthage ?) est commémoré le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 23:18

Petrus Balsamus

† 291

 

Malgré un bon nombre de petites variantes sur des détails, les témoignages concordent sur ce célèbre Martyr.

Balsamus ne serait qu’une des formes de son surnom, orthographié aussi Anselanus, Abselamus, Abesalamites…

Originaire d’Eleutheropolis (Palestine), il aurait été arrêté à l’époque de l’empereur Maximin († 238), ou de Dioclétien († 311), à Aulone (Aulana, Samarie) et d’abord soumis par le gouverneur Severus (ou Firmilianus) à un interrogatoire, dont voici quelques extraits : 

- Du nom de mon père, je m’appelle Balsamus ; au baptême j’ai reçu le nom de Petrus.

- (sur son pays et sa famille) : Je suis chrétien.

- Il est une loi du roi éternel, d’après laquelle quiconque sacrifie aux démons, périra.

- Je ne puis jamais me déterminer à sacrifier à des dieux de bois et de pierre.

Severus fit étendre Petrus sur le chevalet. Petrus : Je t’ai déjà dit que je ne sacrifie qu’au Dieu pour lequel je souffre.

Les tourments s’amplifièrent. Petrus se mit à chanter le psaume : J’ai demandé une chose à mon Seigneur, et celle-là seulement : d’habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie (Ps 26:4).

On appela d’autres bourreaux, moins fatigués que les premiers ; la foule invitait Petrus à s’épargner ces tourments. 

Severus décida finalement de faire clouer Petrus sur une croix. Les auteurs ne sont pas unanimes dans la description du supplice final : croix ? feu ? croix puis feu ?

Le texte du Martyrologe mentionne Petrus Apselamus ou Balsamus, mort sous Maximin, et par le feu, à Césarée de Palestine, en 309.

Saint Petrus Balsamus est commémoré le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 23:18

Tipasius à Tigava

4e siècle

 

Tipasius était un soldat romain chrétien.

Mis en congé, il gagna la Maurétanie pour y mener la vie d’un ascète.

L’empereur Maximien le rappela cependant avec d’autres vétérans pour combattre les Maures, mais Tipasius refusa de participer à un rite païen.

Comme il avait annoncé courageusement à l’empereur plusieurs victoires dans les prochains jours, Maximien ne le fit pas décapiter, mais le mit aux arrêts. La victoire obtenue, Maximien le libéra avec les félicitations officielles. Tipasius retourna à sa vie solitaire.

Sous la persécution de Dioclétien, Tipasius fut de nouveau rappelé, mais il refusa franchement et, pour ce motif, fut traduit devant le gouverneur de Maurétanie, Claudius. On le fit passer de ville en ville, couvert  de liens et de chaînes : sur son passage, des miracles se produisirent, au point que Claudius pensa le libérer, mais sur l’insistance des officiers païens (et jaloux), il le soumit à un ultime interrogatoire, et ordonna de la décapiter en-dehors de la ville de Tigava.

Saint Tipasius de Tigava est commémoré le 11 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

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