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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:12

Maurinus d’Agen

6e siècle

 

L’histoire et la passion de Maurinus en laissent perplexes plus d’un.

Après dix-huit années de mariage, Euticius et Alabanna mirent au monde Maurinus.

Euticius était préfet d’Agen au nom d’un roi de Lectoure nommé Valduanus, que les historiens ne connaissent pas. Ce même Euticius était chrétien, mais en secret.

A douze ans, Maurinus se rendit auprès de Germain de Capoue (v. 30 octobre), qui le baptisa puis l’ordonna diacre. Maurinus resta sept ans auprès de Germain.

Ce dernier cependant, eut une vision qui lui conseillait de renvoyer Maurinus dans son pays d’origine.

A peine arrivé, Maurinus délivra un possédé, ce qui le rendit célèbre. Euticius son père était fort content de revoir son fils, mais au même moment, le roi Valduanus se mit à persécuter les Chrétiens. Alors commence la véritable passion de Maurinus

Il fut d’abord arrêté, tandis que son père fut décapité avec soixante-dix-huit compagnons.

Dans son cachot, Maurinus ressuscita trois jeunes gens qui avaient été foudroyés ; Valduanus, furieux et sans doute diaboliquement jaloux, le fit flageller jusqu’à mettre ses os à nu, puis le renvoya en prison.

La nuit, un ange vint libérer Maurinus et neuf autres chrétiens. Au matin, les gardiens se convertirent en retrouvant Maurinus et ses compagnons sur une montagne voisine. Le roi fit décapiter ces neuf compagnons et flageller de nouveau Maurinus, mais les fouets frappèrent les bourreaux. Jeté dans une fournaise, Maurinus en ressortit indemne. Un bourreau ayant reçu l’ordre de le décapiter, restait terrorisé, de sorte que Valduanus frappa lui-même Maurinus, lui détachant la tête et l’épaule.

Maurinus ramassa sa tête et alla la déposer à une quarantaine de kilomètres de là, à une fontaine où une lépreuse guérit.

Beaucoup de conversions eurent lieu alors, et une basilique s’éleva sur le tombeau de Maurinus.

Il y eut plus tard un monastère Saint-Maurin entre Agen et Moissac.

Saint Maurinus d’Agen est commémoré le 25 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 23:15

Severino de Tivoli

6e siècle

 

On n’est pas gâté dans la recherche concernant Severino.

Il aurait été ermite. On a avancé qu’il fut moine bénédictin, ce qui n’est pas prouvé.

On conservait ses reliques dans la cathédrale de Tivoli (Rome, Latium, Italie C), où on les découvrit au 17e siècle.

Au 7e siècle, une église fut élevée en son honneur tout près de Tivoli. Il y eut aussi un monastère, dont on a retrouvé les ruines au 19e siècle.

Severino a donc certainement eu une vie très sainte qui lui a valu une vénération au moins locale. Mais il devait aussi préférer l’humilité et l’effacement, en quoi il a été largement exaucé.

Saint Severino de Tivoli est commémoré le 1er novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 23:14

Vigor de Bayeux

† 538

 

Vigor (ou Vigile) était originaire d’Artois, de famille noble.

C’est là qu’il connut s.Vaast (v. 6 février) et peut-être qu’il fut ordonné prêtre.

Vigor voulut entreprendre la voie de la sainteté et quitta son pays. Il vint dans la région de Bayeux, où, sans perdre de temps, il accomplit déjà des miracles devant une population encore païenne. Il ressuscita un enfant.

Un riche propriétaire, Volusien, vint prier Vigor de chasser un énorme serpent qui terrorisait la région. Quel serpent ? Il faisait quarante pieds de long. Vigor lui imposa son étole et le fit disparaître dans la mer. Reconnaissant, Volusien fit don à Vigor d’une grande propriété à Cerisy. Ce serait l’origine d’un grand monastère - dont cependant on n’a jamais retrouvé de traces. Une église y fut construite au 11e siècle.

Après avoir chassé encore deux autres monstres (serpents), Vigor fut appelé à être le huitième évêque de Bayeux en 513.

Il intensifia sa lutte contre le paganisme. Le Mont Phanus qui était le théâtre d’un culte païen, devint le Mont Chrismatus, avec d’ailleurs l’appui du roi Childebert. Chaque année, Vigor voulait y baptiser trois enfants le jour de Pâques.

Un certain Bertulphe prétendit envahir et labourer toute cette étendue : Vigor, toujours vigoureux, se mit en prière et l’homme se brisa le crâne dans une chute de cheval.

On raconte aussi le prodige de la résurrection d’une oie sauvage. Toute une bande de ces bêtes ravageait la région ; un soir, Vigor leur intima l’ordre de passer la nuit dans sa grange. Au matin, il voulait les laisser partir, mais elles restaient là : Vigor soupçonna «quelque chose» et interrogea alors son serviteur, qui reconnut en avoir abattu une. Vigor se fit apporter les os de la bête, et la resssuscita.

Vigor mourut un 1er novembre, vers 538, après un épiscopat de vingt-cinq ans (au moins).

Saint Vigor de Bayeux est commémoré le 1er novembre dans le Martyrologe Romain.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 23:13

Lézin d’Angers

† 610

 

Licinius - Lézin en français, était de grande famille, peut-être même apparenté au roi. 

Elevé à la cour, il devint conétable, puis comte d’Angers de 587 à 592.

Cet homme honnête et remarquable fut fiancé ; mais la fiancée mourut de la lèpre : Lézin y vit un signe de Dieu et préféra entrer dans le clergé.

En 592, on l’acclama évêque d’Angers ; il en était le quatorzième. Il fallut presque la force pour le convaincre d’accepter ce choix.

Il fonda le monastère Saint-Jean-Baptiste ; un jour qu’il visitait les travaux, accompagné de Mainbeuf (qui lui succéderait), il fut interpellé par douze aveugles et boîteux, qu’il guérit d’un signe de la Croix. Lézin ordonna alors de faire construire aussi une église en l’honneur de la Sainte Croix.

Une autre fois, ne pouvant obtenir des autorités la libération des prisonniers, il fit le signe de la croix sur la porte de la prison, qui s’ouvrit : les prisonniers en furent quitte pour une brève homélie, et purent regagner leur demeure.

Lézin aurait été à l’origine de l’exploitation de l’ardoise ; il est en tout cas le patron céleste des ardoisiers d’Angers (qu’on appelait les perreyeurs).

Vers (ou en) 610, Lézin fut pris de fièvre au mois d’août. Il mourut le 1er novembre et Mainbeuf lui succéda.

L’église Saint-Jean-Baptiste, où il fut enterré, prit le nom de Saint-Julien au 11e siècle, et fut détruite à la Révolution.

Saint Lézin d’Angers est commémoré le 1er novembre dans le Martyrologe Romain.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:46

Pourçain, abbé en Auvergne

† 532

 

Portianus - Pourçain, était l’esclave d’un païen assez dur, dans le Massif Central. Il gardait probablement les porcs, d’où son nom.

Plusieurs fois il chercha à s’enfuir, trouvant refuge auprès du monastère proche. 

Au bout de plusieurs de ces épisodes, Pourçain supplia l’abbé de convaincre son patron de ne plus le malmener comme avant. Ayant promis, le patron voulut prendre le chemin du retour avec son esclave, mais il devint aveugle et ses yeux le torturaient. Il supplia l’abbé, qui ordonna à Pourçain d’imposer ses mains sur les yeux malades ; Pourçain, humblement, n’osait, mais finalement le fit, et son patron fut totalement guéri.

Successivement, Pourçain put entrer dans ce monastère et sa sainteté le fit choisir pour succéder à l’abbé (481).

Il s’imposa des mortifications sans doute excessives. A force de jeûnes, il n’avait plus de salive et, pour humecter ses gencives, il y appliquait du sel en été.

En 532, déjà fort âgé, il alla trouver le roi Théodoric dont les soldats avaient envahi l’Auvergne et ravageaient tout sur leur passage, emmenant avec eux beaucoup de prisonniers. Une fois dans le camp du roi, Pourçain fut accosté par l’officier du roi qui lui offrit une coupe de vin : Pourçain bénit cette coupe, qui se rompit, laissant le vin couler par terre tandis qu’un vilain serpent s’en éloignait. La coupe était empoisonnée ! Toute l’armée alors vint vénérer le saint vieillard et le roi libéra tous les captifs qu’il avait pris.

Ce n’était pas la seule attaque du Démon. Une nuit, il fit apparaître des flammes dans la cellule de l’abbé, qui les fit disparaître d’un signe de croix.

Pourçain mourut à un âge très avancé, mais à une date inconnue ; en tout cas après 532.

Le petit monastère qu’il dirigea, s’appelait Mirandense ; on sait seulement qu’il prit par la suite le nom de Saint-Pourçain.

Saint Pourçain est commémoré le 24 novembre dans le Martyrologe Romain.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 17:14

Séverin de Paris

† 540

 

Séverin fut un ermite, qui vivait en reclus sur les bords de la Seine près de Paris, au temps du roi Childebert 1er.

Sa sainte vie attira beaucoup de gens, par curiosité pour les uns, comme c’est souvent le cas, par respect pour d’autres, que ce genre de vie attirait.

S.Cloud (Clodoald, v. 7 septembre) fut de ceux qui vinrent auprès de Séverin par réel désir de se consacrer à Dieu. Séverin remit à Cloud l’habit religieux et le tonsura.

On ne dit rien d’autre sur Séverin, et c’est regrettable.

Il mourut vers 540.

L'église Saint-Séverin s'élève sur l'emplacement de son ermitage.

Saint Séverin de Paris est commémoré le 23 novembre dans le Martyrologe Romain.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 00:42

Pragmatius d’Autun

† 520

 

Il fut le onzième évêque d’Autun.

Les dates de son épiscopat (500-520) demeurent approximatives.

Il est prouvé qu’il assista au concile d’Epaone (517).

Pragmatius fut un ami de deux autres saints évêques, Sidoine Apollinaire et Avit de Vienne (v. 21 août et 5 février).

Il s’efforça beaucoup de calmer les révoltes locales suscitées par les trop fortes pressions du royaume franc.

On pense que Pragmatius mourut vers 520.

Saint Pragmatius d’Autun est commémoré le 22 novembre dans le Martyrologe Romain.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 21:58

Colman mac Duagh

560-632

 

Colman naquit vers 560 à Cork (Kiltartan, County Galway, Irlande), «fils de Duac» (mac Duach), roi, et de la reine Rhinagh.

Pour son éducation, il fut envoyé au monastère de s.Enda sur l’île d’Inis Mór.

Il se construisit une église (Teampuill Mor Mhic Duagh), un petit oratoire (Teampuill beg Mhic Duagh), et quelques autres aussi.

Il vécut en reclus, s’imposant de longs jeûnes et d’autres mortifications, d’abord sur l’île d’Inis Mór (Inishmore), puis , vers 590, dans une caverne du Boireann (Burren), alors couverte de forêt.

Il était parent du roi Guaire Aidne mac Colmáin, avec lequel il fonda en 610 le monastère de Kilmacduagh («église du fils de Duach»).

Colman fut abbé-évêque de ce monastère pendant plus de vingt ans.

Une très plaisante anecdote se raconte sur la sainteté de Colman. Il aimait et respectait profondément toutes les bêtes. Il réussit à apprivoiser une petite souris qui, pendant longtemps, vint se frotter contre l’oreiller de Colman pour le réveiller au moment de prier la nuit.

Il dressa aussi une mouche, en la priant de se poser sur son parchemin de prières juste à l’endroit où il se serait arrêté si on l’appelait ; c’est ainsi qu’un jour où il reçut la visite d’un pèlerin de passage, il pointa de son doigt l’endroit où il s’était arrêté de lire et la mouche y resta, pendant plus d’une heure.

Mais une mouche ne vit pas longtemps ; cette fidèle petite bête mourut à la fin de l’été ; et la souris également. Colman en était tellement attristé qu’il l’écrivit à s.Colomba (v. 9 juin), qui lui répondit : Tu étais trop riche avec ces bêtes, c’est pourquoi tu es triste maintenant. C’est ce qui arrive lorsqu’on est riche. Ne sois plus riche désormais.

Colman mourut le 29 octobre 632.

Plusieurs des oratoires qu’avait construits Colman sur l’île d’Inis Mór, furent détruits sous Cromwell.

Saint Colman mac Duagh est commémoré le 29 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 21:57

Dodon de Moustier-en-Fagne

681-750

 

Dodon naquit dans la propriété de ses parents au Vaux (Lomme, Nord).

Il reçut le baptême des mains de s.Ursmer (v. 18 avril).

Il n’avait que sept ou huit ans, lorsqu’il vint à l’abbaye de Lobbes, qui était dirigée par s.Ursmer.

Peu après 697, Ursmer choisit Dodon pour être à la tête du nouveau monastère de Wallers (Moustier), mais Dodon préféra se retirer et vivre en ermite non loin de là, vivant d’eau et de racines.

Il recherchait la solitude, mais Dieu lui donna le don des miracles, et il guérit de nombreux malades qu’on lui amenait. Il guérissait particulièrement les rhumatismes et les douleurs de reins (peut-être aussi parce que le nom de «Dodon» évoquait le «dos»).

Dodon mourut vers 750, en grande odeur de sainteté. On l’enterra à l’endroit de sa cellule d’ermite.

Le prieuré, cependant, fut détruit et reconstruit en 844 ; puis il fut entièrement brûlé par les Normands et ne fut rebâti qu’un siècle plus tard.

Mais si les bâtiments matériels n’étaient plus sur pied, les miracles, eux, continuaient, rendant vraiment célèbre le nom de Dodon, au point que l’évêque, en 889, procéda au transfer du corps de Dodon à l’intérieur du monastère de Wallers.

En 891, ce monastère de Wallers fut à son tour dévasté par une nouvelle invasion barbare ; les restes de Dodon furent épargnés, mais on les oublia. Un prieur, Liutbert, stimula la générosité de tous les habitants pour relever les murs du petit prieuré de Wallers : le monastère reprenait vie en 950. Mais la Providence ne voulait pas laisser dans l’ombre les restes précieux de Dodon. Liutbert fut averti par trois fois d’en informer le doyen puis l’évêque. C’est alors que le corps de Dodon fut solennellement «élevé», transporté avec grande solennité devant le maître-autel (953).

Plus tard, ce petit monastère fut appelé Monasterium in Fania, Moustier-en-Fagne.

Le dernier prieur sera arrêté en 1793 par les révolutionnaires.

Une communauté de Bénédictines s’y est installée en 1968, et une de Bénédictins en 1981, dans un bâtiment proche.

Saint Dodon de Moustier-en-Fagne est commémoré le 29 octobre dans le Martyrologe Romain.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 07:35

Mauro de Cesena

895-946

 

Il naquit dans les dernières années du 9e siècle, on n’en sait pas plus, mais on peut supposer que la famille habitait la région de Ravenne (Emilie-Romagne, Italie NE).

Il fut, dit-on, moine bénédictin.

Son oncle, Jean, archevêque de Ravenne, devint le pape Jean X en 914 et, peu après, le nomma vingt-neuvième évêque de Cesena.

Le nouvel évêque n’aimait pas la vie qu’on menait à Rome et jusqu’au Vatican, alors. Il demanda au pape, son oncle, la permission de construire sur le voisin Mont Spaziano un petit ermitage avec une église, où il pouvait s’isoler et prier. C’est là qu’il voulait être enseveli.

On ne connaît pas la date précise de sa mort, un 21 novembre, vers 946, étant donné qu’un autre évêque de Cesena, nommé Goffredo, est signalé en 955, lui-même successeur de Costanzo, le propre neveu de notre Mauro.

La tombe de Mauro, près de la petite église dont il était question plus haut, fut complètement oubliée, mais un premier miracle, puis un second, éveillèrent l’attention des fidèles et des évêques. On reporta les restes de Mauro à l’intérieur de l’église, qui fut agrandie grâce aux offrandes des fidèles. Ce rite équivalait alors à une canonisation.

L’ermitage aussi fut agrandi ; un beau monastère était florissant en 1042.

Quand la ferveur retomba, la tombe fut à nouveau oubliée. On la retrouva au 15e siècle et les reliques de Mauro furent transférées dans la nouvelle cathédrale de Cesena.

Saint Mauro de Cesena est commémoré le 21 novembre dans le Martyrologe Romain.

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