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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 07:44

Antoninus de Milan

† 661

 

Antonino fut peut-être de la famille aristocratique des Fontana, à Milan. On ne trouvera rien d’autre sur sa personne.

Il devint le trente-neuvième évêque de cette ville de Milan. Son épiscopat dura juste un an.

Saint Antoninus de Milan est commémoré le 31 octobre dans le Martyrologe Romain.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 00:00

Begu de Hackness

7e siècle

 

S.Bède (v. 25 mai) parle de sainte Begu dans son Histoire ecclésiastique, comme d’une religieuse vivant dans le monastère de Hackness (Scarborough, Yorkshire, Angleterre NE), au 7e siècle.

Begu était depuis plus de trente ans dans ce monastère, lorsqu’elle entendit une nuit le son du glas. Elle observa alors que le toit de la maison avait disparu, qu’une grande lumière arrivait du ciel, et elle vit l’âme de l’abbesse de Whitby portée au ciel par les anges. Elle se réveilla alors réellement et, constatant que toutes les autres moniales dormaient, comprit qu’elle avait eu une vision. Elle alla avertir sa Supérieure et lui raconta sa vision ; cette dernière invita alors toutes les moniales à prier pour le repos éternel de l’Abbesse Hilda (v. 17 novembre). Au matin, des moines vinrent confirmer l’événement en leur annonçant la mort de Hilda : le trépas avait eu lieu à la même heure que la vision de Begu.

Cette sainte Begu était commémorée traditionnellement le 31 octobre, et l’on doute qu’il s’agisse d’elle dans le Martyrologe Romain actuel au 6 septembre.

Sainte Begu n’est apparemment pas commémorée dans le Martyrologe Romain.

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 11:00

Ragenfrède de Denain

8e siècle

 

Ragenfrède (Rainfroye) aurait été une des dix filles d’Audebert et Reine, de la haute noblesse franque.

Ces pieux parents seraient à l’origine du monastère Notre-Dame de Denain vers 764, Reine en étant l’abbesse.

Cinq des sœurs seraient mortes durant leur pèlerinage à Jérusalem, et quatre autres à Rome. Ragenfrède repoussa à Rome les avances indiscrètes du jeune préfet et s’en revint seule à Denain.

Elle entra au monastère dont sa mère était l’abbesse, et lui succéda quand elle mourut.

Dans des récits plus anciens, il apparaît que c’est Ragenfrède qui fonda elle-même ce monastère de Denain, sur ses propres biens. 

Elle y mourut après l’avoir gouverné saintement, toujours au 8e siècle.

A son tombeau aurait recouvré la vue sainte Austregilde, moniale de Mons - qui n’est plus au Martyrologe.

Que Ragenfrède ait fondé son monastère grâce à ses biens personnels, ne fait aucune difficulté ; mais le décès groupé de ses neuf sœurs à Jérusalem et Rome, peut nous laisser perplexes.

L’abbaye fut détruite dès le siècle suivant par les Normands.

Sainte Ragenfrède de Denain est commémorée le 8 octobre dans le Martyrologe Romain.

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 23:53

Germanus de Capoue

† 541

 

Né de riches parents, Amantius et Giuliana, à Capoue, Germanus, à la mort de son père, préféra écouter l’invitation du Christ et renonça à tous ses biens en les donnant aux pauvres.

En 516, il fut nommé quarante-cinquième évêque de Capoue.

Des anecdotes existent sur lui, racontées par s.Grégoire le Grand, qui ne les a pas inventées, mais recopiées fidèlement telles qu’il les a entendues.

Germanus vint un jour aux thermes d’Angulum pour soigner sa santé, et y fit la rencontre - dans une vision - d’un certain Paschase, diacre connu qui était mort depuis plusieurs années. Il était occupé aux fours calorifères, disait-il. Germanus, étonné, lui en demanda la raison et pria intensément pour la libération de cette âme. Paschase était «condamné» parce qu’il avait soutenu un pape intrus contre le pape légitime Symmaque. La prière de Germanus fut bientôt exaucée et Germanus ne «rencontra» plus Paschase aux thermes.

Germanus était en outre très ami avec s.Benoît (v. 21 mars). Celui-ci, le 30 octobre 540 ou 541, vit dans la nuit une grande lumière et des anges qui, dans un globe de feu, portaient au Ciel l’âme de Germanus.

Entre ces deux anecdotes racontées par Grégoire le Grand, se situe une mission de Germanus que le pape envoya avec quelques autres légats en 519 auprès de l’empereur de Byzance : il s’agissait de pourparlers pour ramener à l’orthodoxie ceux qui, en Orient, étaient tombés dans l’erreur d’Acace.

Acace avait été excommunié (484) pour sa dangereuse position consistant à vouloir concilier le monophysisme (l’unique nature du Christ) avec la doctrine catholique des deux natures du Christ, divine et humaine. 

Germain réussit dans sa légation. Toutefois, certains supposent que le Germain de la délégation n’était pas Germain de Capoue, mais un homonyme. 

Germanus fut enterré au Mont-Cassin. Ses reliques disparurent lorsque le monastère fut bombardé en 1944.

Saint Germanus de Capoue est commémoré le 30 octobre dans le Martyrologe Romain.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 23:54

Palladius de Saintes

† 596

 

Palladius (Palais ou Pallais, en français) fut le neuvième évêque de Saintes, à partir de 573 environ.

Cette année-là, il participe en effet au concile de Paris.

Il développa une grande activité pour le culte des Saints. A Saintes (sans jeu de mots), il fit construire cinq nouvelles églises. 

L’une d’elles fut la basilique en l’honneur du premier évêque de Saintes, s.Eutropius (v. 30 avril), dont le sarcophage, scellé par Palladius, fut retrouvé en 1843. 

Il y eut aussi la basilique en l’honneur de s.Martin (v. 11 novembre) : lorsque les reliques du Saint y furent déposées, trois paralytiques, deux aveugles et une douzaine de fiévreux furent guéris miraculeusement en moins de trois mois.

Palladius fut aussi témoin de deux miracles assez retentissants. Dans le premier cas, un double sarcophage fut mystérieusement déplacé durant la nuit à l’endroit prévu par Palladius, alors que ses hommes n’avaient pas réussi à le déplacer durant toute la journée. L’autre cas fut encore un déplacement de tombeau, à Saujon, où Palladius et seulement cinq prêtres réussirent à déplacer un sarcophage qu’il aurait fallu une centaine d’hommes pour le déplacer.

D’après s.Grégoire de Tours (v. 17 novembre), l’évêque eut aussi de pénibles démêlés avec le roi. Le récit qu’on peut lire présente des détails curieux, étonnants même, et laissent apparaître des situations où il n’est pas facile de voir la vérité.

Ainsi en 584, Palladius fut chargé par le métropolitain de Bordeaux, nommé Bertrand, de consacrer évêque un intrus imposé par l’aventurier Gondovald. L’année suivante, il dut s’en expliquer devant les autres évêques et la cour à Orléans ; il affirma qu’il y avait été contraint, qu’il avait été dépouillé et insulté. Le roi accabla d’injures l’évêque, l’accusa de l’avoir trompé par trois fois, avant de passer à table tout joyeux comme s’il ne s’était rien passé. Mais le dimanche suivant, le roi faillit même sortir de la Messe en se rendant compte que c’était Palladius qui officiait.

Ce qui choque encore plus est que, lors du repas qui suivit cette Messe, Palladius et Bertrand se renvoyèrent des accusations inqualifiables et invraisemblables : jouaient-ils la comédie devant le roi ? Les avait-on enivrés ? Sont-ce des légendes ? Ce sont là en effet des détails qui ne s’accordent pas avec la réputation de constructeur d’églises qu’était Palladius.

Lors du concile de Mâcon de 585, l’évêque consacré par Palladius fut déposé, mais les deux évêques Palladius et Bertrand furent condamnés à le nourrir tour à tour et à lui allouer chaque année une pension.

Peu après la mort de Bertrand, dit-on encore, Palladius fit battre et dépouiller ceux de ses domestiques qui avaient écrit des pamphlets contre lui, à l’instigation de Bertrand. Ne pouvait-il pas simplement leur pardonner ?

Et comme cette intrigue ne suffisait pas, il s’en produisit une autre, trois ans plus tard. En 587 en effet, un certain Antestius prétendit, au nom du roi, empêcher Palladius de célébrer la cérémonie du Jeudi saint. Les deux se retouvèrent bientôt devant le roi, qui renvoya l’affaire à un concile, dont nous ignorons l’issue.

Il semble que ces problèmes n’aient pas beaucoup entravé l’activité pastorale de Palladius. En 596, on le voit encore obtenir du pape des reliques des apôtres et des martyrs.

On reste vraiment perplexe devant les faits racontés à propos de Palladius. Il serait légitime de supposer que, bien plus préoccupé des choses de Dieu que de celles de la terre, Palladius se fût naïvement laissé entraîné dans des situations qu’il ne prévoyait pas et dont il ne savait pas comment se dépêtrer.

L’Eglise le vénère. 

On ignore la date précise de la mort de Palladius. Elle peut se placer à partir de 596, dernière date où il est mentionné, jusqu’au début du siècle suivant, quand apparaît un certain Leodegarius, dont on ignore les dates.

Saint Palladius de Saintes est commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 23:53

Augustus de Bourges

† 560

 

L’unique source qui nous parle de Augustus, est le livre In Gloria Confessorum de s.Grégoire de Tours (v. 17 novembre), dont voici le texte : 

Il y avait un certain Augustus, de la maison de l’évêque Desideratus (v. 8 mai), tellement perclus des mains et des pieds qu’il ne pouvait se déplacer qu’en se traînant sur les coudes et sur les genoux. Inspiré de Dieu, il fit construire avec les aumônes des fidèles un oratoire en l’honneur de l’évêque saint Martin, au bourg de Brives ; dès qu’il y eut déposé des reliques, il fut guéri. Il réunit alors quelques moines et, observant la règle des monastères, vaquait sans cesse à la prière. Plus tard l’évêque Probianus l’appela et le nomma abbé de la basilique Saint-Symphorien, mais il n’abandonna pas ses premiers moines et gouverna simultanément les deux monastères.

C’est alors qu’Augustus découvrit miraculeusement les reliques de s.Ursinus, premier évêque de Bourges (v. 9 novembre), qui furent déposées dans l’église Saint-Symphorien.

Augustus semble être mort vers 560.

Tant le monastère de Brives que la basilique Saint-Symphorien, qui se trouvaient dans un faubourg de Bourges, disparurent complètement.

Saint Augustus de Bourges est commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 23:35

Theodarius de Vienne

† 575

 

Il s’agit ici d’un Saint gaulois, et non autrichien.

Theodarius (Theudier, Theudère) naquit au début du 6e siècle dans la province de Vienne (Gaule), de parents nobles.

Ayant renoncé aux biens de la terre, il alla trouver s.Césaire d’Arles (v. 27 août) pour appuyer sa demande d’intégration à l’abbaye de Lérins. Césaire, découvrant la perle qui se présentait à lui, le retint et le prépara au sacerdoce.

Une fois ordonné, Theodarius revint à Vienne, où il eut une activité prodigieuse de bâtisseur : un oratoire en l‘honneur du Christ pour y vénérer s.Eusèbe de Verceil (v. 2 août) ; une basilique Saint-Symphorien ; à Alarona, un monastère d’hommes et un oratoire Saint-Pierre ; à Assicia, un oratoire Saint-Maurice ; sur le mont Ruspianus, une basilique Sainte-Marie, avec des moines qui suivaient la règle des saints Pères.

Theodarius fut ainsi quelque temps l’abbé de ces moines.

L’évêque alors invita Theodarius à venir s’établir dans Vienne, pour qu’il y eût là un contemplatif qui prierait pour le peuple.

Theodarius se fixa sur une colline proche. Ce fut dès lors un mouvement continu de gens qui accouraient au prêtre pénitencier, pour obtenir la guérison de l’âme ou du corps. Theodarius ne se montrait pas, ouvrant seulement une petite fenêtre pour faire entendre sa réponse.

Ceci dura une douzaine d’années, ce qui peut nous aider à situer la mort de Theodarius vers 575.

Par la suite, s.Theudère fut aussi appelé s.Chef, pour des raisons mal connues, d’ailleurs discutées par les historiens.

Saint Theodarius de Vienne est commémoré le 29 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 23:54

Salvius d’Amiens

† 615

 

Il est très difficile de cerner ce personnage.

Salvius (Sauve) serait né dans une famille de la noblesse d’Amiens.

Il aurait fondé un monastère dédié à Notre-Dame, à Montreuil-sur-Mer, où il aurait été lui-même moine, puis abbé.

Vers le début du 7e siècle, il fut appelé à devenir le neuvième évêque d’Amiens, sur désignation du roi Thierry II.

C’est à lui qu’on attribue la découverte des reliques du premier évêque de ce siège, s.Firmin (v. 25 septembre). Et voici le récit qu’on en a trouvé : 

Sur l’invitation de Salvius, les fidèles rassemblés dans la cathédrale se mirent à prier avec ferveur pour découvrir ces reliques. Au bout du troisième jour, pendant la célébration de la sainte Messe, un rayon de lumière pénétra dans l’église et conduisit l’évêque et les fidèles à un lieu-dit Abladène, sur la route de Noyon ; une odeur suave émanait du tombeau ; les reliques furent ainsi retrouvées, et solennellement transportées à Amiens. Le long de ce déplacement, les malades guérirent, les arbres se couvrirent de feuilles vertes, malgré l’hiver.

Salvius a pu quitter cette vie terrestre vers 615, très approximativement.

Saint Salvius d’Amiens est commémoré le 28 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 08:47

Arthaud de Bellay

1101-1206

 

Arthaud vit le jour au château de ses parents, Sothonod (Ain) en 1101.

Dans son enfance, il se montrait humble et savourait les pages de l’Evangile.

A dix-sept ans, il fut page à la cour de Savoie et, en 1120, entra à la chartreuse de Portes.

En 1123, il fut ordonné prêtre.

En 1122, avait été fondée une nouvelle chartreuse au lieu-dit Cimetière (!), près du sommet de la montagne du Colombier et non loin du château natal d’Arthaud.

Celui-ci, accompagné de cinq compagnons, vint habiter dans ce nouveau monastère. L’endroit était très rude et, pour comble, vers 1135 un incendie ravagea les cellules des moines, de sorte qu’on reconstruisit un peu plus bas, sur le plateau d’Arvières. Cette même situation s’était déjà produite aux débuts de la Grande Chartreuse avec s.Bruno (v. ce même jour).

En 1142, Arthaud n’était plus prieur, mais il dut être réélu vers 1155.

Un peu plus tard, il fut le destinataire d’une lettre du pape, d’après laquelle il semble avoir tenté une proposition de conciliation entre le pape légitime et l’antipape Victor IV, mais sans y réussir.

En 1188, il fut appelé par toute la population à devenir le quarante-quatrième évêque de Bellay. L’Elu avait alors quatre-vingt-sept ans ! Arthaud se cacha, mais finit par céder aux suppliques unanimes. La charge était tout de même lourde pour son âge, et il démissionna deux ans plus tard.

Il reprit donc le chemin de sa chère chartreuse où, en 1200, il reçut la visite de s.Hugues de Lincoln (v. 17 novembre).

Ce vénérable disciple de s.Bruno mourut le même jour que le Fondateur, à cent-cinq ans, le 6 octobre 1206.

Le monastère d’Arvières devint une carrière de pierres au moment de la Révolution et il n’en subsiste, hélas ! que les soubassements.

Les Chartreux vénèrent le bienheureux Arthaud, mais la fête de saint Arthaud a été autorisée en 1834.

Saint Arthaud de Bellay est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:54

Romanus d’Auxerre

† 564

 

Romanus passe pour avoir été le seizième évêque d’Auxerre, à partir de 561.

D’anciennes traditions font durer cet épiscopat bien précisément trois ans et quatre jours, et le font terminer par le martyre, ce qui a été contesté.

Saint Romanus d’Auxerre est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui ne mentionne pas de martyre.

 

 

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