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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 06:01

02 SEPTEMBRE

 

III.

SS Zenon (? et ses deux fils Concorde et Théodore), martyrs à Nicomédie.

IV.

Ste Theodota et ses trois fils, Evodios, Hermogenes et Callistos, martyrs à Nicée.

S Habib, diacre à Edesse, brûlé vif.

S Antonin, tailleur de pierres, martyr à Apamée où son zèle de vingt ans provoqua la colère des païens.

S Juste, évêque à Strasbourg.

S Iustus, évêque à Lyon ; après le lynchage traîtreux d'un homme qu'il avait protégé, il se rendit incognito en Egypte, avec son lecteur Viateur, pour y faire pénitence en ermite.

?

SS Dioméde, Julien, Philippe, Eutychien, Hésyque, Léonide, Philadelphe, Ménalippe et Pantagape, martyrs.

V.

S Valentin, évêque à Strasbourg.

S Elpidius, évêque à Lyon.

?

S Antoine, ermite martyr à Lialores, dont il est le patron.

VI.

S Nonnosus, abbé au Mont Soratte puis à Castel Sant Elia, thaumaturge.

S Syagrius, évêque à Autun. 

VII.

S Agricola, évêque en Avignon où il succéda à son père, et patron de cette ville, invoqué pour obtenir la pluie ou le beau temps.

VIII.

S Prosperus, évêque à Tarragone.

?

S Elpidius, abbé ou ermite dans le Picenum. 

IX.

S Lésé (Lézens), espagnol, martyr au Mas d'Auvignon, blessé en se battant contre des envahisseurs normands.

XI.

S Imre, fils du roi hongrois s. István ; mort prématurément vers trente ans, avant d'avoir régné (le 4 novembre au Martyrologe).

S Guillaume, prêtre anglais venu au Danemark, évêque à Roeskilde ; il tint tête au roi qui s'écartait des règles de la morale et du droit.

S Lolan, évêque en Ecosse.

SS Alberto et Guido, prieurs bénédictins à Pontida ; Guido gouverna pendant qu'Alberto, le fondateur, faisait son noviciat à Cluny.

XIII.

Bse Margriet, servante, victime de son innocence, martyre à Louvain.

S Brocard, ermite au Mont Carmel.

Bse Ingrid Elofsdotter, prieure dominicaine à Skänninge. 

XVIII.

Bx Martyrs de septembre au Couvent des Carmes et à Saint-Germain-des-Prés ; le 31 août 1792, le député Tallien déclarait à l'Assemblée : "Nous avons fait arrêter les prêtres perturbateurs ; ils sont enfermés et, sous peu de jours, le sol de la liberté sera purgé de leur présence". Ce sont : 

- Les trois évêques

François-Joseph de La Rochefoucauld Maumont (évêque à Beauvais), 

Jean-Marie du Lau d'Allemans (évêque à Arles), 

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers (évêque à Saintes) ;

 - Les cent-sept prêtres et religieux :

Diocésains : André Angar, André Grasset de Saint-Sauveur, Anne-Alexandre-Charles-Marie Lenfant, Antoine-Charles-Octavien du Bouzet, Antoine-Mathias-Augustin Nogier, Armand de Foucauld de Pontbriand, Armand-Anne-Auguste-Antonin-Sicaire Chapt de Rastignac, Charles-François Legué, Charles-Louis Hurtrel, Claude Cayx (Dumas), Claude Chaudet, Claude Colin, Claude Fontaine, Claude-Antoine-Raoul de Laporte, Claude-François Gagnières des Granges, Daniel-Louis André des Pommerayes, François Balmain, François Dardan, François Dumasrambaud de Calandelle, François Vareilhe-Duteil, François-César Londiveau, François-Joseph Pey, François-Louis Méallet de Fargues, François-Urbain Salins de Niart, Gabriel Desprez de Roche, Gaspard-Claude Maignien, Guillaume-Antoine Delfaut, Guillaume-Louis-Nicolas Leclercq (fr. Salomon, canonisé en 2016), Henri-Hippolyte Ermès, Jacques Friteyre-Durvé, Jacques-Alexandre Menuret, Jacques-François de Lubersac, Jacques-Jean Lemeunier, Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes, Jacques-Jules Bonnaud, Jean Charton de Millon, Jean Goizet, Jean Lacan, Jean-André Capeau, Jean-Antoine de Savine, Jean-Antoine Guilleminet, Jean-Antoine-Barnabé Séguin, Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils, Jean-Baptiste Jannin, Jean-Baptiste Nativelle, Jean-Baptiste-Claude Aubert, Jean-Baptiste-Marie Tessier, Jean-François Bousquet, Jean-Henri-Louis-Michel Samson, Jean-Joseph Rateau, Jean-Louis Guyard de Saint-Clair, Jean-Philippe Marchand, Jean-Pierre Bangue, Jean-Pierre Simon, Jean-Robert Quéneau, Joseph Bécavin, Joseph-Thomas Pazery de Thorame, Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame, Julien Poulain-Delaunay, Laurent X, Louis Le Danois, Louis Longuet, Louis Mauduit, Louis-François-André Barret, Louis-Laurent Gaultier, Louis-Remi Benoist, Louis-René-Nicolas Benoist, Loup Thomas ou Bonnotte, Marc-Louis Royer, Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain, Mathurin-Victor Deruelle, Nicolas Clairet, Olivier Lefèvre, Pierre Landry, Pierre Ploquin, Pierre-François Pazery de Thorame, Pierre-Jacques-Marie Vitalis, Pierre-Louis Gervais, Pierre-Louis-Joseph Verrier, René Nativelle, René-Nicolas Poret, Robert Le Bis, Saintin Huré, Thomas-Jean Montsaint, Thomas-Nicolas Dubray, Thomas-René Dubuisson, Vincent Abraham, Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat ;

Bénédictins : Ambroise-Augustin Chevreux, Louis Barreau de La Touche, René-Julien Massey ;

Frères Mineurs : Jean-François Burté ;

Capucins : Jean-Jacques-Apollinaire Morel ;

Tiers-Ordre franciscain : Séverin-Georges Girauld ;

Sulpiciens : Bernard-François de Cucsac, Claude Rousseau, Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière, Jacques-Etienne-Philippe Hourrier, Jacques-Gabriel Galais, Jean-Baptiste-Michel Pontus, Pierre Gauguin, Pierre-Michel Guérin, Pierre-Nicolas Psalmon ;

Société Jésus-Marie : Charles-Jérémie Bérauld du Pérou, François Lefranc, François-Louis Hébert ;

Missions Etrangères : Urbain Lefèvre ;

- les quatre diacres : 

Etienne-François-Dieudonné de Ravinel, Jacques-Augustin Robert de Lézardières, Louis-Alexis-Mathias Boubert, Louis-Benjamin Hurtrel ; 

- le séminariste :

Auguste-Denis Nézel ;  

- le laïc : 

Charles-Régis-Mathieu de la Calmette.

XX.  

Bx Martyrs espagnols de 1936-1937 :

- béatifié en 2005 :

Lasalliens : près de Girona, Baldomer Margenat Puigmitjá (Esiqui Josep, *1897) ;

- béatifié en 2007 :

Dominicains : dans les Asturies, le profès José María Laguía Puerto (1888-1937) ;

- béatifiés en 2013 :

Picpus : à Madrid, le prêtre Fortunato Barrón Nanclares (*1899) ;

Ouvriers du Sacré-Cœur : à Tortosa, le prêtre Lorenzo Insa Celma (*1875) ;

- béatifié en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Martín Salinas Cañizares (*1895).

Zenon de Nicomédie
3e siècle

Zenon est un martyr de Nicomédie, qui mourut avant la persécution de Dioclétien, donc dans la deuxième moitié du troisième siècle.
On lui adjoignait ses deux fils, Concorde et Theodoros.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Zenon de Nicomédie au 2 septembre.


Theodota de Nicée et ses trois Fils
4e siècle

Theodota était une chrétienne de Nicée, qui avait trois fils : Evodios, Hermogenis, Kallistos.
Evodios fut d’abord meurtri à coups de bâton, puis tous les quatre furent jetés dans les flammes.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Theodota de Nicée, avec ses trois fils, au 2 septembre.


Habib d’Edesse
† 322

L’empereur Constantin avait proclamé la paix et la liberté du culte pour tous les Chrétiens depuis une dizaine d’année (313), mais localement des autorités romaines prenaient un certain plaisir à persécuter encore les Chrétiens.
A Edesse, on gardait le souvenir de deux Chrétiens, Gurias et Samonas, torturés et décapités en 306 (v. 15 novembre).
Le diacre Habib était recherché par le préfet Lysanias et se cacha très longtemps, avant d’aller de lui-même se présenter au tribunal.
Il fut longuement interrogé, non moins longuement torturé et finalement condamné à être brûlé vif.
Avant de monter sur le bûcher, il donna le baiser de paix à sa mère, à ses proches et à ses amis.
C’était le 2 septembre 322.
La relation de ce martyre ne semble pas affirmer que tous ces derniers aient été ensuite inquiétés à leur tour de quelque manière. Le gouverneur païen voulait seulement intimider les Chrétiens sans déclencher une réelle persécution, ce qu’il n’avait plus le droit de faire.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Habib d’Edesse au 2 septembre.


Antonin d’Apamée
4e siècle

Antonin naquit à Aribazos de Syrie, une localité qu’on n’a pas identifiée.
Il était tailleur de pierres.
Fervent chrétien, il tenta de persuader des gens d’un village, Kaprouagnidos, de cesser d’adorer des statues de marbre ou de plâtre et de se convertir au Christ. On ne l’écouta pas.
Il reprit son travail et, deux ans plus tard, avec l’aide d’un anachorète de l’endroit, il se rendit tout simplement dans le temple païen et y démolit les statues. On imagine le mécontentement des habitants.
Successivement, Antonin obtint de l’évêque d’Apamée l’autorisation d’édifier une grande église en l’honneur de la Sainte Trinité.
Les païens, qui n’avaient pas pardonné à Antonin son intervention, étaient encore plus furieux de le voir maintenant construire un sanctuaire chrétien. Ils s’approchèrent de nuit, se saisirent d’Antonin, le tuèrent et le dépecèrent.
Antonin avait à peine vingt ans.
Il faut reconnaître que l’attitude d’Antonin, telle qu’on l’a décrite ci-dessus, est tout-à-fait condamnable, car l’Eglise n’autorise pas ce genre de provocation. Mais aussi, nous ignorons beaucoup de circonstances de ces événements, les récits qui en ont été rédigés étant restés trop fragmentaires. 
On peut légitimement supposer, par exemple, que des habitants de l’endroit se soient saisis d’Antonin, l’aient conduit de force dans leur temple pour l’obliger à adorer des statues de dieux : Antonin, bien sûr, aura refusé et, se sachant condamné d’avance, aura renversé l’une ou l’autre statue à portée de ses mains.
Quoi qu’il en soit, notre Antonin fut très tôt honoré comme martyr.
Lors d’un transfer de reliques, en Gaule, Antonin d’Apamée est devenu Antonin de Pamiers.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Antonin d’Apamée au 2 septembre.


Iustus de Lyon
† après 381

Iustus (Just) était diacre de l’Eglise de Vienne en Gaule, et fut promu treizième évêque de Lyon en 374.
Cette même année, on trouve un Iustus parmi les signataires du concile de Valence, probablement lui, ainsi qu’au concile d’Aquilée en 381.
On ne saurait guère plus sur sa personne, sans un événement qui dut secouer beaucoup les Lyonnais, disons les Lugdunenses.
Un jour donc, un homme fut pris d’un accès de folie furieuse et se mit à donner des coups d’épée aux passants ; pendant qu’on essayait de le maîtriser, il revint à la raison, se défendit et réussit à gagner l’église dont il ferma les portes. La foule n’osa le forcer dans cet asile sacré, mais s’impatienta vite et quelques-uns parlaient de mettre le feu à l’édifice. L’évêque n’osa résister. Il fit jurer par un notable que le malheureux ne serait pas molesté, mais serait seulement gardé en prison tant que le peuple ne serait pas apaisé, et le fit sortir. Aussitôt on l’accabla de coups, on l’attacha par les pieds et on le traîna jusqu’à ce qu’il mourût.
Iustus fut bouleversé de cette trahison et de cette mort, dont il s’attribua toute la responsabilité. Se jugeant indigne d’exercer ses fonctions épiscopales, il partit avec son lecteur Viator et put rejoindre les moines du désert d’Egypte, pour en partager le style de vie.
Le temps passa, Iustus, toujours anonyme, était parmi les plus parfaits des moines. Un jour cependant, un homme de Lyon, peut-être un prêtre - on ne sait -, fut reçu à l’hostellerie et, voyant passer quelques moines, y reconnut le cher évêque de Lyon. C’est ainsi que les moines apprirent que Iustus était évêque, et s’en montrèrent tout confus, mais pour autant Iustus ne changea rien dans sa conduite.
Plus tard, un prêtre de Lyon, Antiochus, voulut à son tour rencontrer l’évêque : Iustus en annonça lui-même la venue à ses confrères, mais ne céda pas aux instances du visiteur et demeura dans la communauté.
L’heure suprême s’avançait. Iustus en prévint son cher Viateur, ajoutant qu’il le suivrait de peu.
Iustus mourut un 2 septembre, Viateur huit jours plus tard.
Quand le corps de s.Iustus fut rapporté à Lyon, l’église des Saints-Macchabées où on le déposa, prit le nom de Saint-Iustus. Elle fut détruite pendant les guerres dites de religion.
Tandis que le Martyrologe Romain, étrangement, mentionne s.Viateur au 21 octobre, saint Iustus de Lyon est inscrit au 2 septembre.


Elpidius en Picenum
4e siècle ?

De saint Elpidius on peut dire avec certitude qu’on ne sait rien.
Même le Martyrologe Romain se contente de le situer avant le onzième siècle, et reconnaît qu’il est à l’origine de la ville qui porte son nom, et où il est enterré.
En Picenum (Marches, Italie E), plusieurs localités portent ce nom : Sant’Elpidio a Mare, Sant’Elpidio Morico, Porto Sant’Elpidio. En outre, beaucoup en reçoivent le nom au baptême.
Elpidius (ce nom dérive du grec elpis, espérance) serait venu de Cappadoce.
Une autre source avance qu’il vécut dans une grotte proche de Jéricho, avant d’émigrer dans le Picenum italien.
Mais on se demande s’il n’était pas simplement un saint ermite italien, dont le culte s’est largement diffusé.
Qu’il ait été aussi abbé, ne semble pas exact : on aurait probablement quelques indices sur l’abbaye fondée par lui.
Mais pourquoi ne procède-t-on pas à une analyse de ses reliques, au moins pour tenter de mieux le situer dans le temps ?
Saint Elpidius en Picenum est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Nonnosus du Mont Soratte
500-560

L’édition de 2005 du Martyrologe Romain porte au 2 septembre cette phrase : Au Mont Soratte (…) saint Nonnosus, abbé.
D’après Grégoire le Grand (v. 3 septembre), Nonnosus aurait été prieur au Mont Soratte (Italie centrale), serait devenu abbé à Suppentonia (act. Castel Sant’Elia), et serait mort comme abbé au Mont Soratte. 
Des reliques de cet Abbé auraient été portées à Freising (Allemagne), puis rapportées au Mont Soratte.
Or on a découvert récemment en Autriche une tombe d’un certain Nonnosus, diacre au 6e siècle, mort en 533 à cent-trois ans.
Le saint pape Grégoire le Grand aurait pu recevoir des informations inexactes - ou confondre celles concernant deux personnages différents.
On attribue à saint Nonnosus trois grands miracles : 
L’un fut le déplacement d’une énorme roche, que ne pouvaient pas déplacer cinquante paires de bœufs, pour permettre la culture d’un jardin autour de l’abbaye.
Un autre fut  la réparation parfaite d’une lampe à huile en verre que Nonnosus avait laissé tomber à terre par mégarde.
Le troisième fut la «multiplication» de la récolte d’huile, alors que les oliviers du monastère n’avaient donné que très peu de fruits.
Il est dit aussi que Nonnosus, comme moine ou prieur, s’efforçait de «faire passer» les ordres péremptoires de l’irascible abbé de l’époque, en y mettant toute la douceur possible.
Des reliques de ce Diacre auraient ensuite été portées d’Allemagne au Mont Soratte.
On invoque saint Nonnosus pour les maladies des reins.
Saint Nonnosus «du Mont Soratte» est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Syagrius d’Autun
† 600

On ne connaît pas les origines de Syagrius. On a avancé qu’il était d’Autun.
Son histoire commence au moment de son élévation à l’épiscopat, pour le siège d’Autun, en 561, d’où l’on déduit qu’il pouvait être né vers 530. Il était le dix-neuvième évêque d’Autun et fut le treizième à être reconnu saint.
A peine consacré, Syagrius fut sollicité par l’abbesse de Saint-Césaire d’Arles, Liliola, pour faire intervenir le roi Gontran au sujet de la petite Rusticula, enlevée par Cheraonius (v. 11 août).
Il y eut d’importants conciles régionaux en Gaule durant l’épiscopat de Syagrius, qui y participa certainement : Lyon en 567 et 581, Paris en 573, Mâcon en 581 et 585.
Avec l’appui de la reine Brunehaut, Syagrius fonda à Autun le célèbre monastère de Saint-Martin.
En 596, il reçut avec toute la bienveillance possible Augustin, que le pape envoyait en mission en Angleterre. L’année suivante, le pape lui faisait remettre le pallium et lui donnait la première place après l’évêque de Lyon. 
Syagrius mourut le 2 septembre 600.
Saint Syagrius d’Autun est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Agricola d’Avignon
† 700

On a peut-être renoncé à établir une liste précise des évêques d’Avignon, tant sont divergentes entre elles toutes les copies qu’on en a retrouvé.
Agricola était peut-être le fils de s.Magnus, lui-même probable évêque d’Avignon entre 646 et 660. Comme on sait que les hommes mariés promus à l’épiscopat promettent de vivre dans le célibat, on pourrait avec raison déduire qu’Agricola était né avant 646.
On a ensuite avancé qu’Agricola «succéda» à son père, en 646, d’où l’on peut légitimement déduire qu’il avait au moins une trentaine d’années à ce moment-là, car il est très rare dans l’histoire de l’Eglise qu’un évêque soit consacré avant trente ans.
Agricola a pu donc naître au plus tard vers 616.
Il mourut le 2 septembre 700.
Son nom a donné lieu à une dévotion populaire pour obtenir de lui la pluie ou le beau temps, selon la nécessité. La ville d’Avignon l’a pris pour céleste patron en 1647.
Saint Agricola d’Avignon est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Prosperus de Tarragone
5e ou 8e siècle

Deux traditions se disputent sur l’époque de la vie de Prosperus : évêque de Tarragone, il aurait fui l’invasion des Vandales, selon l’une, en 409, ou l’invasion des Arabes, selon l’autre, vers 713 ou 718. Il aurait donc été le quatrième ou le vingtième évêque de ce siège.
Pour la suite, les deux versions coïncident, affirmant que Prosperus quitta Tarragone, détruite par les envahisseurs, et vint se réfugier à Capodimonte (Italie C), où il fonda un monastère. C’est là qu’il s’éteignit saintement. A sa mort, les cloches se mirent spontanément à sonner. 
Prosperus fut enseveli - qui sait pourquoi ? - à Camogli (Ligurie).
Dans la liste épiscopale officielle de l’archidiocèse de Tarragone, il ne semble pas que Prosperus ait vécu au cinquième siècle.
Les notices affirmant que s.Prosperus n’est pas reconnu par l’Eglise catholique, ne sont pas à jour. En effet, depuis l’édition du Martyrologe Romain de 2005, saint Prosperus de Tarragone est mentionné au 2 septembre.

Imre de Hongrie

1000-1031

 

Le prince Imre (Emeric, parfois aussi Heinrich, Henri) naquit en 1000 ou 1007 à Székesfehérvár, du roi István (v. 15 août) et de Gisèle.

Elevé dans la foi chrétienne, il vécut dans une grande pureté. Son père lui aurait dédicacé un Testament spirituel, dont on discute de l’authenticité, mais qui est repris au Bréviaire.

On parle de sa profonde amitié pour les moines de Pannonhalma, particulièrement pour le moine Maur, futur évêque de Pécs.

Il aurait été fiancé, vers 1023, avec une princesse mal identifiée (parente de l’empereur de Constantinople, ou polonaise ou croate), pour laquelle aurait été fondée l’abbaye de Veszprémvölgy.

Lorsque l’empereur d’Allemagne Konrad II prétendit envahir la Hongrie (et fut défait), Imre y commandait les mercenaires étrangers.

Il serait mort d’un accident de chasse, tué par un sanglier, à Veszprém, le 2 septembre 1031. Son père devait mourir sept ans plus tard.

Ils furent tous deux canonisés en 1083.

On ne sait pas pourquoi le Martyrologe Romain a introduit saint Imre au 4 novembre, alors que le dies natalis est au 2 septembre.

Avec un facile jeu de mots, les Hongrois émigrés se disent Emericani, plutôt que Americani.

 

 

Alberto Prezzati de Pontida

† 1095

 

Alberto était de la noble famille Prezzati, dans le nord de l’Italie, et combattit courageusement dans les rangs de l’armée. 

Blessé, il rejoignit l’armée du Christ ; après un pèlerinage à Compostelle, il fonda le monastère bénédictin de Pontida (Bergame, Italie N), dédié à saint Jacques (1079).

Il mit ce monastère sous la dépendance de l’abbaye de Cluny, où il alla passer cinq années de noviciat et de formation, avant de revenir à Pontida.

Pendant ce temps, le monastère était gouverné par Guido, qui laissa la place à Alberto lors de son retour.

Alberto mourut là le 2 ou le 12 septembre 1095 (ou 1099). Le Martyrologe mentionne comme Saints les deux prieurs, Alberto et Guido, au 2 septembre.

 

 

Guido de Pontida

11e siècle

 

On ne sait à peu près rien de ce saint Guido.

Voir pour cela la notice Alberto Prezzati de Pontida

On y verra l’unique information qu’on ait de Guido : il fut prieur du monastère de Pontida, fondé par son ami Alberto.

Un détail cependant ne doit pas manquer d’être relevé, qui montre la grande sainteté de Guido. Quand Alberto revint de sa formation à Cluny, Guido s’effaça et lui abandonna le gouvernement. Cette attitude montre combien Guido était détaché de toute ambition humaine, combien il estimait et vénérait son ami fondateur, et combien il tenait à obéir humblement à Alberto.

L’histoire en effet ne nous révèle aucun signe du moindre désaccord entre les deux amis, et c’est ce qui nous édifie.

On pourrait rapprocher cette situation à l’attitude de Jean-Baptiste qui disait du Christ : Il doit grandir et moi diminuer (Jn 3:30).

Comme il est dit dans la notice indiquée ci-dessus, saints Guido et Alberto sont mentionnés tous deux dans le Martyrologe au 2 septembre.

 

 

Margriet de Louvain

† 1225

 

Margriet (Marguerite) était une servante dans une auberge à Louvain (Flandre), tenue par un parent.

Un soir arrivèrent des clients qui, après avoir demandé à boire, assassinèrent l’hôtelier puis bâillonèrent Margriet pour l’entraîner. Se refusant énergiquement elle fut à son tour assassinée et jetée dans la Dyle.

Quand on retrouva son corps, elle serrait encore l’anse du broc (cassé) qu’elle apportait à ses meurtriers.

Des miracles eurent lieu.

En 1905, son culte fut confirmé, mais elle ne se trouve pas au Martyrologe. On la vénère le 2 septembre.

 

 

Brocard du Mont Carmel

1198-1231

 

Brocard (ou Burchard) est très mal connu, du fait que le monastère du Mont-Carmel fut détruit, avec ses archives, par les Mamelouks à la fin des croisades.

On avance que Brocard était de parents français, né à Jérusalem vers 1198, à moins que cette date soit celle à laquelle Brocard fut élu à la tête des premiers moines carmes.

Il dirigea la communauté des Religieux du Mont-Carmel après Berthold ; quant à dire qu’il ait eu cette charge de prieur «pendant 35 ans», ne peut guère s’accorder avec les dates avancées, à moins que la date de sa naissance doive être reculée vers 1160. 

Brocard reçut du patriarche Alberto Avogadro (v. 14 septembre) la Règle du nouvel Ordre. Du fait que cette Règle est rédigée par «B», on a attribué à Brocard la rédaction de ce document précieux. En 1226, le pape l’approuva après avoir eu une vision de Marie, qui confirmait le contenu du texte.

Brocard aurait été envoyé en mission auprès du sultan de Damas pour négocier la paix et la reprise de Jérusalem, mais les négotiations n’aboutirent pas. 

En revanche on attribue à Brocard la guérison d’un lépreux ; on a aussi rapporté qu’il baptiza dans le Jourdain le vice-Sultan d’Egypte.

Brocard mourut le 2 septembre 1231 (environ), mentionné à ce jour comme Bienheureux dans le Martyrologe.

 

 

Ingrid Elofsdotter de Skänninge

?-1282

 

Ingrid était née en Suède, dans la province de l’Ôstergötland, petite-fille du roi Knut (v. 10 juillet) et petite-nièce de sainte Brigitte (v. 23 juillet).

Après son veuvage, elle fit les traditionnels pèlerinages de l’époque : Terre Sainte, Rome, Compostelle.

A Rome, elle demanda au pape l’autorisation de fonder un monastère à Skänninge. Il fallait des fonds et une protection religieuse. Les fonds arrivèrent par le frère d’Ingrid, Johan Olovson, chevalier teutonique ; l’assistance religieuse fut assurée par le dominicain Pietro de Dacia.

En 1281, le couvent était fondé, le premier en Suède. Lors de l’inauguration, était présent le roi Magnus III.

Ingrid y entra, première religieuse dominicaine de Suède ; elle fut nommée prieure.

Elle mourut l’année suivante, le 2 septembre 1282.

Des miracles étant intervenus près de son tombeau ou par son intercession, un procès fut ouvert, des conclusions furent présentées, mais il n’y eut pas de véritable canonisation, de sorte qu’Ingrid est considérée comme Bienheureuse.

Les reliques d’Ingrid et le couvent de Skänninge disparurent dans la tourmente de la Réforme. Il reste que la bienheureuse Ingrid a été introduite récemment au Martyrologe, le 2 septembre.

Martyrs du 2 Septembre

1792

 

Durant les événements de la Révolution Française, la haine des révolutionnaires s’est sauvagement déchaînée contre les membres du Clergé.

Parmi les douloureux épisodes de la Révolution française, les massacres de Septembre sont assurément l'un des plus célèbres, ce qui ne veut pas dire qu'il soit des mieux connus, car l'enquête judiciaire ne fut effectuée qu'après la réaction thermidorienne, en l'an IV. Entre temps, l'événement avait soulevé une telle réprobation que les divers partis révolutionnaires avaient cherché à en rejeter la responsabilité les uns sur les autres. Depuis, l'incendie de l'hôtel de ville et des archives de la Seine, en 1871, a détruit la plus précieuse source qui permît de contrôler et parfois de rectifier les récits des témoins échappés à ces massacres.

L’ensemble des prêtres, des religieux, des religieuses, des moines, qui furent arrêtés et condamnés soit à la déportation soit sur-place à la guillotine ou qui furent exécutés après un simulacre de jugement, n’avaient pas d’autre ambition que d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Ac 5:29).

Les circonstances sont bien connues. Au lendemain du 10 août et de la chute de la monarchie, le peuple, du moins les éléments avancés, se crut enfin délivré des dernières entraves du veto, qui l'empêchaient de faire justice des ennemis de la liberté. Quand parvint à Paris la nouvelle de l'invasion prussienne et de la prise de Longwy, l'excitation fut portée au paroxysme et se traduisit par la résolution de se porter aux frontières, mais après avoir fait justice des traîtres. D'où est venue l'initiative ? Il est difficile de le dire. On l'attribue souvent aux sections qui, en grand nombre, votèrent, le 1er septembre, des motions comme celle-ci : Le danger imminent où se trouve la patrie ne résulte pas seulement de l'entrée des troupes ennemies sur le territoire français, mais bien de ce nombre de malveillants que renferme la capitale, de ces conspirateurs détenus dans les prisons, dont le jugement est retardé sous différents prétextes. Il n'y avait d'autres moyens que de faire faire sur-le-champ justice prompte de tous les malfaiteurs et conspirateurs détenus dans les prisons, que de faire marcher, en tête des forces à opposer à l'ennemi, les prêtres insermentés, les femmes et les enfants des ennemis dont les corps serviraient de remparts aux troupes citoyennes.

Ces motions furent distribuées aux autres sections, mais arrivèrent trop tard, semble-t-il, pour avoir effet. Cependant, la proposition avait circulé oralement et fait des adeptes qui, le 2, se portèrent sur les prisons. Leur nombre est difficile à déterminer : quelques centaines, peut-être. Au rapport d'un témoin, ils n'étaient pas tous de la lie du peuple, ces bourreaux assassins. Leurs accents et leurs discours trahissaient souvent des adeptes dont le philosophisme des clubs et des écoles du jour, bien plus que la rustre ignorance, avait fanatisé le cœur contre les prêtres.

Les chefs, ceux du gouvernement et de la commune, qui avaient propagé ces idées, ne se souciaient guère de perdre leur popularité en désapprouvant ceux qui les mettaient en acte. A vrai dire, ils auraient été impuissants à empêcher le massacre, s'ils en avaient eu la velléité, faute d'une police d'Etat et d'une garnison, la garde nationale refusant de marcher. Ceux qui intervinrent se bornèrent à régulariser l'opération.

Les «philosophes», les encyclopédistes, tous les ancêtres de la Révolution avaient voué une haine solide à la «religion» et à ses ministres. Aussi, après le 10 août, une fois disparus le «tyran» et le veto, se mit-on à arrêter les prêtres réfractaires au serment de fidélité à la Constitution civile. Les prisons étaient pleines, il fallut en créer de nouvelles, au couvent des Carmes et au séminaire Saint-Firmin. Celles-ci furent affectées aux seuls prêtres et religieux, dont beaucoup avaient quitté leur province pour chercher un refuge à Paris. Un certain nombre furent enfermés dans les prisons de l'Abbaye et de la Force. La prison de l'Abbaye, devenue elle-même trop étroite, se vit annexer les bâtiments du célèbre monastère bénédictin de Saint-Germain-des-Prés.

Le 31 août 1792, le député Tallien déclarait à l'Assemblée : Nous avons fait arrêter les prêtres perturbateurs ; ils sont enfermés et, sous peu de jours, le sol de la liberté sera purgé de leur présence.

Il y eut plusieurs vagues d’extermination en particulier à Paris, à Compiègne, à Angers, à Orange, sans oublier les arrestations qui conduisirent des centaines de victimes aux Pontons de Rochefort.

Durant les massacres de septembre à Paris, furent poignardés ou égorgés près de trois-mille victimes de la haine antireligieuse, dont l’Église a retenu cent-quatre-vingt-onze, béatifiés pour la plupart en 1926.

Le 2 septembre 1792, il y eut un massacre en l’abbaye Saint-Germain, un autre dans le Couvent des Carmes, qui firent en tout cent-seize Martyrs, dont trois évêques, cent-huit prêtres ou religieux, quatre diacres et un laïc.

C'est là que le massacre commença, le 2 septembre, pendant le transfert des prêtres, renfermés d'abord à la mairie. Du groupe était notamment l'abbé Royer, curé de Saint-Jean-en-Grève, qui ranimait les courages. Au matin du 2, il interpella ses compagnons : C'est aujourd'hui dimanche, il est certain qu'on ne nous permettra ni de dire ni d'entendre la messe, mettons-nous donc à genoux le temps qu'elle durerait et élevons notre cœur vers Dieu.

Vers deux heures de l’après-midi, le canon tonna, soi-disant à cause de la prise de Verdun ; en réalité, ce fut le signal pour diriger le reste des prisonniers de la mairie à l’Abbaye. Insultés en cours de route, ils furent massacrés en descendant de leurs voitures. Les autres subirent un simulacre de jugement dans la salle des hôtes du monastère. On demandait aux prêtres s’ils avaient prêté le serment. La condamnation était prononcée par le cri A la Force !  et la victime massacrée à coups de sabre.

Aux Carmes, le massacre commença plus tard, vers seize heures. Les prisonniers sortaient pour leur promenade journalière dans le jardin. Bientôt des clameurs s'élevèrent, la porte du jardin fut enfoncée et les assaillants se ruèrent sur les prêtres. Le premier qu'ils rencontrèrent, l'abbé Girauld, récitait son bréviaire ; il ne se détourna pas, fut renversé d'un coup de sabre et transpercé d'une pique. Puis ils se précipitèrent sur l'archevêque d'Arles, Jean-Marie du Lau, qui ne s'abattit qu'au troisième coup de sabre et fut aussitôt transpercé.

Ils se mirent ensuite à poursuivre et à frapper les prêtres à travers le jardin et vinrent prendre pour cible ceux qui s'étaient réfugiés dans une chapelle. L'évêque de Beauvais eut la jambe fracassée d'un coup de fusil.

Le commissaire de la section, arrivé sur les entrefaites, voulut faire respecter la légalité et rassembla les prêtres dans le chœur, où on leur demanda bientôt s'ils avaient prêté le serment. Sur leur réponse négative : Passez, passez, leur dit-on, votre compte est bon. On les fit passer par un petit couloir où l'on vérifiait leur identité ; au bout, ils étaient massacrés en descendant au jardin, sur le petit escalier qui subsiste encore.

Un des derniers fut l'évêque de Beauvais, François de La Rochefoucauld, qui avait été transporté à l'église sur un matelas et fut transporté de même pour recevoir le coup fatal. Avec lui périt aussi son frère, l'évêque de Saintes.

Tous ces martyrs furent béatifiés en 1926.

Des listes existent. Ici, on va trouver ces Martyrs dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms, avec, plus bas, quelques indications qu’on a pu trouver sur chacun d’eux. 

Sauf indication contraire, leurs postes respectifs étaient à Paris.

1. A l’abbaye Saint-Germain (vingt-et-un Martyrs)

    - les prêtres : 

Alexandre-Charles-Anne Lenfant

Antoine-Charles-Octavien du Bouzet

Armand-Anne-Auguste-Antonin-Sicaire Chapt de Rastignac

Charles-Louis Hurtrel

Claude Fontaine

Daniel-Louis André des Pommerayes

François-Joseph Pey

Jean-André Capeau

Jean-Joseph Rateau

Jean-Louis Guyard de Saint-Clair

Jean-Pierre Simon

Laurent X

Louis Le Danois

Louis-Remi (ou René) Benoist

Louis-René (ou Remi)-Nicolas Benoist

Marc (ou Marie)-Louis Royer

Pierre-Jacques-Marie Vitalis

Pierre-Louis Gervais

Saintin Huré

Thomas-Jean Monsaint

    - le diacre : 

Louis-Benjamin Hurtrel

 

 

2. Au Couvent des Carmes, toujours à Paris.

Après plusieurs vérifications, il semble que le chiffre indiqué dans le Martyrologe doive être corrigé d’une unité : trois évêques et quatre-vingt-douze compagnons (et non quatre-vingt-treize).

    - les évêques : 

François-Joseph de la Rochefoucauld Maumont 

Jean-Marie du Lau d’Allemans

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers

    - les prêtres : 

Ambroise Augustin Chevreux

André Angar

André Grasset de Saint-Sauveur

Armand de Foucauld de Pontbriand

Bernard-François de Cucsac

Charles-François Legué (Le Gué)

Charles-Jérémie Bérauld du Pérou

Claude Cayx (ou) Dumas

Claude Chaudet

Claude Colin

Claude Rousseau

Claude-Antoine-Raoul (de) Laporte (de la Porte), 

Claude-François Gagnières des Granges

François Balmain

François Dardan

François Dumasrambaud de Calandelle

François Lefranc

François Vareilhe-Duteil

François-César Londiveau

François-Louis Hébert

François-Louis Méallet de Fargues

François-Urbain Salins de Niart

Gabriel Desprez de Roche

Gaspar-Claude Maignien

Georges Girauld

Guillaume-Antoine Delfaut

Guillaume-Nicolas-Louis (frère Salomon) Leclercq

Henri-Auguste (Marie-Auguste) Luzeau de la Mulonnière

Henri-Hippolyte Ermès

Jacques Friteyre-Durvé

Jacques-Alexandre Menuret

Jacques-Etienne-Philippe Hourrier

Jacques-François de Lubersac

Jacques-Gabriel Galais

Jacques-Jean Lemeunier

Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes

Jacques-Jules Bonnaud

Jean Charton de Millon

Jean Goizet

Jean Lacan

Jean-Antoine Guilleminet

Jean-Antoine-Barnabé Séguin

Jean-Antoine (de) Savine

Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils

Jean-Baptiste Jannin

Jean-Baptiste Nativelle

Jean-Baptiste-Claude Aubert

Jean-Baptiste-Marie Tessier

Jean-Baptiste-Michel Pontus

Jean-François Bousquet

Jean-François Burté

Jean-Henri-Louis Samson

Jean-Jacques Morel

Jean-Philippe Marchand

Jean-Pierre Bangue

Jean-Robert Quéneau

Joseph Bécavin

Joseph-Thomas Pazery de Thorame

Julien Poulain-Delaunay

Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame

Louis Barreau de la Touche

Louis Longuet

Louis Mauduit

Louis-François-André Barret

Louis-Laurent Gaultier

Loup Thomas (ou Bonnotte),

Matthias-Augustin Nogier

Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain

Mathurin-Victor Deruelle

Nicolas Clairet (Cléret)

Olivier Lefèvre (Lefebvre)

Pierre Gauguin

Pierre Landry

Pierre Ploquin

Pierre-François Pazery de Thorame

Pierre-Louis-Joseph Verrier

Pierre-Michel Guérin

Pierre-Nicolas Psalmon

René Nativelle

René-Julien Massey

René-Nicolas Poret

Robert Le Bis

Thomas-Nicolas Dubray

Thomas-René Dubuisson

Urbain Lefèvre (Lefebvre)

Vincent Abraham

Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat

    - les diacres : 

Etienne (Antoine)-François-Dieudonné de Ravinel

Jacques-Augustin-Robert de Lézardières

Louis-Alexis-Matthias Boubert

    - le séminariste : 

Auguste-Denis Nézel

    - le laïc :

Charles-Régis-Matthieu de la Calmette

Louis-Laurent Gaultier

1717-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre (jésuite ?) du diocèse de Paris, né à Bazouges-la-Pérouse (Ille-et-Vilaine) le 13 mars 1717. 

Il résidait dans la maison Saint-François-de-Sales à Issy.

Ce vénérable prêtre de soixante-quinze ans fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Robert Le Bis

1719-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1719 à Saint-Amand (Manche).

Curé de Saint-Denis de Bris-en-Josas dans le diocèse de Paris (ou de Versailles ?).

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Loup Thomas (Bonnotte)

1719-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Entrains-sur-Nohain (Nièvre) le 19 octobre 1719. 

Confesseur des Ursulines.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

 

Marc-Louis Royer

1720-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1720. 

Son prénom était peut-être Marie-Louis.

Il était curé de Saint-Jean-en-Grève. 

Il s’adressa à sos Compagnons au matin du 2 septembre : C’est aujourd’hui dimanche, il est certain qu’on ne nous permettra ni de dire ni d’entendre la messe, mettons-nous donc à genoux le temps qu’elle durerait et élevons notre cœur vers Dieu.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-François Gagnières des Granges

1722-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Chambéry (Savoie) le 23 mai 1722. 

Il résidait dans la maison Saint-François de Sales, à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-François Legué (Le Gué)

1724-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 6 octobre 1724. 

Il résidait à Paris depuis la suppression de la Société.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Cays (Dumas)

1724-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Martel (Lot) le 6 novembre 1724. 

Directeur des Ursulines de Saint-Cloud.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Urbain Lefèvre (Lefebvre)

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 21 janvier 1725 à Saint-Pierre-du-Boile près de Tours (Indre-et-Loire)

Ancien membre de la Société des Missions Étrangères de Paris et retiré à Athis-Mons.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Gauguin

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2) 

Prêtre, né le 12 février 1725 à Esvres (Indre-et-Loire), prêtre de la Société de Saint-Sulpice, au séminaire d’Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques Friteyre-Durvé

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Marsac-en-Livradois (Puy-de-Dôme) le 18 avril 1725. 

Chanoine de Saint-Paul d’Estrées et missionnaire à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Thomas-Jean Montsaint

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2) 

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 décembre 1725 à Villerville (Calvados). 

Il était vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Clairet (Cléret)

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Barfleur (Manche) en 1726. 

Chapelain des Incurables.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Châteauneuf-du-Faou (Finistère) le 3 juillet 1726. 

Confesseur des Religieuses de la Visitation, rue du Bac.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Anne-Alexandre-Charles-Marie Lenfant

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On  trouve aussi les prénoms de ce prêtre dans l’ordre suivant : Alexandre-Charles-Anne-Marie.

Il naquit le 6 septembre 1726 à Lyon. 

Après ses études chez les Jésuites de Lyon, il fut au noviciat d’Avignon, puis à Marseille. 

Il excellait tellement dans la prédication, qu’on lui donna cette charge exclusive : il prêcha dans toutes les villes de France, à Malines en Belgique. Quand la société des Jésuites fut supprimée en 1773, il continua de prêcher, à Versailles, à Lunéville, à Vienne. Diderot l’entendit et reconnut qu’il était difficile de rester incrédule après une telle prédication. C’était le prédicateur du roi Louis XVI. 

Ayant refusé de prêter le serment constitutionnel, il fut arrêté le 30 août 1792 et conduit à la prison de l’Abbaye. 

Le 2 septembre au matin, avec l’abbé de Rastignac (v. ci-après) il donna une ultime bénédiction à tous les présents. 

Ayant comparu devant le “tribunal”, il fut d’abord relâché sur la demande du peuple, mais dans la rue, des passantes dirent trop fort : C’est le Confesseur du Roi, de sorte qu’il fut derechef arrêté. Il n’eut alors que le temps de dire : Mon Dieu, je vous remercie de pouvoir vous offrir ma vie, comme vous avez offert la vôtre pour moi. 

Il s’agenouilla et expira sous les coups des assassins.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Armand-Anne-Auguste-Antoine-Sicaire Chapt de Rastignac

1727-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse d’Orléans (ou d’Arles ?), né le 1er octobre 1727 à Corgnac (Dordogne). 

C’était le dernier abbé commendataire de l’ancienne abbaye Saint-Mesmin de Micy (Loiret). Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Georges Girauld

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 14 janvier 1728 à Rouen (Seine-Maritime).

Du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, il portait le nom de Séverin.

Confesseur des Franciscaines de Sainte-Elisabeth, il résidait au couvent de Nazareth. 

Il fut la première victime au Couvent des Carmes. Il était en train de prier le bréviaire et ne se détourna même pas ; on le renversa d’un coup de sabre et il fut transpercé d’une pique.

C’était le dimanche 2 septembre 1792. Le père Séverin fut béatifié en 1926.

 

 

Ambroise-Augustin Chevreux

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Orléans (Loiret) le 13 février 1728. 

Supérieur général de la même congrégation et député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Colin

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Charenton (Val-de-Marne) le 15 février 1728. 

“Maître spirituel” de l’Hôtel-Dieu.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Olivier Lefèvre (Lefebvre)

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Grentheville (Calvados) en 1728. 

Chapelain des Dames de la Miséricorde, il était membre de la Société du Cœur de Jésus.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis-Joseph Verrier

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Douai (Nord) le 28 décembre 1728. 

Il vivait dans la maison de retraite Saint-François-de-Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-François de Lubersac

1729-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à La Forge près de Chalais (Dordogne) en 1729. 

Aumônier de Madame Victoire, la tante du roi Louis XVI.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Mathurin-Victor Deruelle

1729-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris le 18 septembre 1729. 

Chapelain des Filles de la Charité, sur la paroisse Saint-Gervais.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain

1731-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Le nom pourrait être orthographié Ville-Crohain.

Prêtre jésuite né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 19 décembre 1731. 

Confesseur des Bénédictines de la rue de Bellechasse.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Nicolas Poret

1732-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 11 janvier 1732 à Barbery près Le Mesnil-Touffray (Calvados).

Curé de Saint-Martin de Boitron, diocèse de Sées.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Julien Massey

1732-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) en 1732. 

Procureur du monastère Saint-Florent de Saumur.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Guillaume-Antoine Delfaut

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Daglan (Dordogne) le 5 avril 1733. 

Curé de Daglan, député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Balmain

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Luzy (Nièvre) le 23 mai 1733. 

Confesseur des Filles de Saint-Croix de Rueil.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Dardan

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Isturitz, près de Saint-Martin d’Arberoue (Pyrénées-Atlantiques) le 13 juin 1733. 

Confesseur au collège Sainte-Barbe.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Louis Guyard de Saint-Clair

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Beauvais, né en 1734 à Avenelles (Orne). 

Il était chanoine de Noyon. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Alexandre Menuret

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Montélimar (Drôme) le 2 avril 1734. 

Supérieur de la maison de retraite Saint-François de Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Vareilhe-Duteil

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Felletin (Creuse) le 15 juin 1734. 

Retiré à la maison de retraite de Saint-François de Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-Antoine-Raoul de Laporte (de la Porte)

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Brest (Finistère) le 6 décembre 1734. 

Curé de Saint-Louis de Brest.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Pierre-François Pazery de Thorame

1735-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1735 à Aix-en-Provence (Bouches du Rhône).

C’était l’oncle de Joseph et Jules (v. notices).

Vicaire général d’Arles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Louis Hébert

1735-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la congrégation de Jésus et de Marie (Eudistes), né à Crouttes (Orne) le 14 septembre 1735. 

Coadjuteur du supérieur général des Eudistes et confesseur du roi Louis XVI.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph de la Rochefoucauld Maumont

1736-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Evêque à Beauvais, né à Angoulême (Charente) le 28 avril 1736. 

Il eut la jambe fracassée d’un coup de fusil. On le transporta dans l’église sur un matelas.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Thomas-René Dubuisson

1737-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 6 juillet 1737 à Laval (Mayenne).

Curé de Barville dans le diocèse d’Orléans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Jérémie Bérauld du Pérou

1737-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Note : Il faut peut-être orthographier Béraud.

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né à Meursac (Charente-Maritime) le 17 novembre 1737. 

Il était vicaire général à Saintes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine Guilleminet

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Bédarieux (Hérault) le 4 janvier 1738. 

Il était au service de la paroisse Saint-Roch.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né le 7 juin 1738 à Pradelles (Haute-Loire).

Vicaire général de Viviers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926. 

 

 

Jean-Marie du Lau d’Allemans

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

 

Evêque à Arles.

Né à Biras (Dordogne) le 30 octobre 1738. 

Il reçut trois coups de sabre et fut transpercé d’une pique.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Antoine-Charles-Octavien du Bouzet

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Châlons, né le 6 mars 1739 à Bives (Gers). 

Il était vicaire général, en même temps qu’abbé commendataire de Notre-Dame des Vertus.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Lefranc

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la congrégation de Jésus et de Marie (Eudistes), né à Vire (Calvados) le 26 mars 1739. 

Professeur au collège de Lisieux à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Jacques Morel

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 12 juin 1739 à Prez-sous-Noréaz (Fribourg en Suisse), il était entré chez les Capucins, avec le nom de fr.Apollinaire.

Vicaire des Allemands à la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Vincent Abraham

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Reims, né le 15 juin 1740 à Charleville (Ardennes). 

Curé de Sept-Saulx au diocèse de Reims.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Burté

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né le 20 juin 1740 à Rambervillers (Vosges).

Supérieur des Cordeliers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Jules Bonnaud

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Cap-Haïtien (anciennement Cap-Français, Haïti) le 27 octobre 1740. 

Vicaire général de Lyon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-René-Nicolas Benoist

1742-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Frère cadet de Louis-Remi, prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1742.

Il y a des confusions entre son prénom et celui de son frère ; il semble bien que l’aîné s’appelât Louis-Remi, et celui-ci Louis-René.

Lui aussi, vicaire à Saint-Paul.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Goizet

1742-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 29 mai 1742 à Niort (Deux-Sèvres).

Curé de Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Louis Le Danois

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1744 à Moitiers-en-Beauptois (Manche). 

Il était vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Bangue

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Vuillafans (Doubs) le 12 février 1744. 

Chapelain de l’hôpital Saint-Jacques.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Julien Poulain-Delaunay

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 4 mars 1744 à Ver-sur-Mer (Calvados).

Assistant du curé de Saint-Gilles, à Caen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Robert Quéneau

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 9 avril 1744 à Angers (Maine-et-Loire).

Curé de Saint-Doucelin d’Allones dans le diocèse d’Angers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Evêque à Saintes.

Né à Blanzaguet-Saint-Cybard-le-Peyrat (Charente) le 12 octobre 1744.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Guillaume-Nicolas-Louis Leclercq

1745-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 14 novembre 1745 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), de parents qui tenaient un petit commerce, il fut baptisé dès le lendemain.

Il entra chez les Frère des Écoles Chrétiennes, prenant le nom de Frère Salomon.

Après avoir enseigné, il fut nommé directeur d’école, puis économe. En dernier lieu, il fut secrétaire général de l’Institut, le supérieur général étant le Frère Agathon.

Ayant refusé de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé, il vécut à Paris dans la clandestinité, écrivant à sa famille de nombreux billets, qu’on a conservés.

Le 15 août 1792, il écrivit sa dernière lettre ; ce même jour, il fut arrêté et enfermé au Couvent des Carmes. 

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792 et béatifié en 1926 avec tous ses Compagnons. 

Il fut canonisé en 2016 : de tous les Bienheureux de cette triste période révolutionaire, il est actuellement le premier canonisé.

 

 

Thomas-Nicolas Dubray

1746-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Beauvais (Oise) le 21 janvier 1746. 

Il exerçait dans la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Régis-Matthieu de la Calmette

1747-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Comte de Valfons, il est l’unique laïc de ce groupe, né à Nîmes (Gard) en 1747. 

Il vivait retiré chez Jean-Antoine Guilleminet (v. notice). Il fut massacré pour avoir répondu J’appartiens à l’Église catholique, apostolique et romaine.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Jean Lemeunier

1747-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Lemeunier ou Lemounier.

Prêtre du diocèse de Sées, né à Mortagne-au-Perche (Orne) en 1747. 

Vicaire à Notre-Dame de Mortagne.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Fontaine

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1749 à Paris. 

Il était vicaire à Saint-Jacques de la Boucherie.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Nicolas Psalmon

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Rouen (Seine-Maritime) le 29 juin 1749. Il reçut au baptême le prénom du Saint du jour : saint Pierre.

Il était vicaire général pour les prêtres du diocèse de Troyes vivant à Paris, et doyen de Saint-Pierre de Varen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste Nativelle

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 25 septembre 1749 à Guilberville (Manche) et frère cadet de René (v. notice).

Vicaire à Saint-Martin de Longjumeau, diocèse de Versailles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes

1750-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Deslandes ou Delande.

Prêtre né à Laigle (Orne) en 1750. 

Curé de Saint-Nicolas de La Feuillie, dans le diocèse de Coutances.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gabriel Desprez de Roche

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Decize (Nièvre) en 1751. 

Vicaire général de Paris ; il appartenait à la Société du Cœur de Jésus.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Bousquet

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

(Bousquet ou Bosquet)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Ginestas (Aude) le 8 janvier 1751. 

Il demeurait chez les Eudistes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René Nativelle

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 28 janvier 1751 à Guilberville (Manche).

C’était le frère aîné de Jean-Baptiste (v. notice).

Vicaire à Saint-Denis d’Argenteuil, diocèse de Versailles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Thomas Pazery de Thorame

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, frère aîné de Jules (voir notice), né le 18 avril 1751 à Aix-en-Provence.

Chanoine de Blois.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Rousseau

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Paris le 1er mai 1751. 

Directeur au séminaire de Laon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Etienne-Philippe Hourrier

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Mailly (Somme) le 16 juillet 1751. 

Directeur au séminaire de Laon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Charton de Millon

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Millon ou Millou.

Prêtre jésuite né à Lyon (Rhône) le 7 septembre 1751. 

Confesseur des Religieuses du Saint-Sacrement, rue Cassette.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Armand de Foucauld de Pontbriand

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Celles (Dordogne) le 24 novembre 1751. 

Vicaire général d’Arles, abbé commendataire de Solignac.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Hippolyte Ermès

1752-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1752. 

Vicaire à Saint-André-des-Arts.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gaspar-Claude Maignien
1752-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Beauvais, né à Amance (Haute-Saône) en octobre 1752. 
Curé de Villeneuve-les-Sablons.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Pierre-Louis Gervais
1753-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Montreuil-en-Caux (Seine-Maritime). 
Il était le secrétaire de l’archevêque de Paris, et chanoine de Champeaux.
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jacques-Gabriel Galais
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Longué (Maine-et-Loire) le 15 avril 1754. 
Supérieur du séminaire des Robertins à Vaugirard.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Henri-Louis Samson
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre, né le 25 août 1754 à Avranches (Manche). Il reçut parmi ses prénoms celui du Saint du  jour : saint Louis, roi de France.
Vicaire à Saint-Gilles de Caen.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


François Dumasrambaud de Calandelle
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Limoges, né à La Chaussade (Creuse) le 18 octobre 1754. 
Aumônier de l’évêque de Limoges.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Antoine-Barnabé Séguin
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Carpentras (Vaucluse) en 1754. 
Vicaire et supérieur des clercs à Saint-André-des-Arts.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Baptiste Jannin
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Sourdeval-la-Barre (Manche) en 1754. 
Aumônier de l’hôpital de la Salpétrière.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Louis-Remi Benoist
1755-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1755 ; son prénom était peut-être Louis-René.
Il était lui aussi vicaire à Saint-Paul, comme Daniel-Louis André des Pommerayes (du même groupe).
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Daniel-Louis André de Pommerayes
1756-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 juillet 1756 au Havre (Seine-Maritime). 
Il était vicaire à Saint-Paul.
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Louis Longuet
1757-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre, né le 24 février 1757 à Saint-Germain-Langot (Calvados).
Chanoine de Saint-Martin de Tours.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Bernard-François de Cucsac
1758-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Toulouse (Haute-Garonne) en 1758. 
Supérieur du Séminaire Saint-Sulpice.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

André Grasset de Saint-Sauveur

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Montréal (Québec, Canada) le 5 avril 1758. 

Chanoine de Sens.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis Barreau de la Touche

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né au Mans le 6 juin 1758.

Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, prieur de Saint-Baudile à Nîmes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-François-André Barret

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Carpentras (Vaucluse) le 23 septembre 1758. 

Vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Joseph Rateau

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 17 novembre 1758 à Bordeaux (Gironde). 

Il était maître de conférences au Séminaire Saint-Sulpice. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Michel Guérin

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Saint-Christophe (Charente-Maritime) le 8 mars 1759. 

Directeur du séminaire de Nantes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

André Angar

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1759. 

Vicaire à Saint-Sauveur.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph Pey

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Solliès-Pont (Var). 

Il était vicaire à Saint-Landry.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jacques-Marie Vitalis

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Carpentras (Vaucluse). 

Il était vicaire à Saint-Merry.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Chaudet

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à date inconnue. 

Il exerçait dans la paroisse de Saint-Nicolas-des-Champs.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Lacan

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Rodez (Aveyron) à date inconnue. 

Aumônier de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-André Capeau

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse d’Avignon, né en Avignon (Vaucluse), à une date inconnue. 

Il était vicaire à Saint-Paul. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Simon

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris, à une date inconnue. 

Il était le promoteur de l’officialité, grand chantre à Notre-Dame de Paris. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Laurent (X)

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Laurent, dont on ne connaît que le prénom, était prêtre du diocèse de Paris. 

C’était l’adjoint au directeur de l’Institut des Sourds-Muets.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Louis Hurtrel

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On le présente aussi comme “Louis-Charles”, frère aîné de Louis-Benjamin (v. plus bas), prêtre de l’Ordre des Minimes, né en 1760 à Paris. 

Il était le bibliothécaire de son couvent.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Benjamin Hurtrel

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Frère de Charles-Louis (voir plus haut), diacre du diocèse de Paris, né à Paris à date inconnue. 

Il était au séminaire des Trente-Trois.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Urbain Salins de Niart

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Pamiers, né à Neuf-Brisach (Haut-Rhin) le 23 mai 1760. 

Chanoine de Saint-Lizier de Couserans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine (de) Savine

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Embrun (Hautes-Alpes) le 20 juin 1760. 

Supérieur des Clercs de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Marie Tessier

1761-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

(Tessier ou Tessien).

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Fontaine-les-Ribouts (Eure-et-Loir) en 1761. 

Il était prédicateur à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Landry

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1762 à Niort (Deux-Sèvres).

Vicaire à Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On a trouvé aussi Marie-Auguste pour prénom de ce Religieux.

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Sucé-sur-Erdre (Loire-Atlantique) le 1er décembre 1762. 

Ancien directeur du séminaire d’Angers, il s’était retiré au séminaire de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Ploquin

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 12 décembre 1762 à Villandry (Indre-et-Loire).

Vicaire à Druye au diocèse de Tours.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Michel Pontus

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Néville-sur-Mer (Manche) le 19 juin 1763. On pourrait présumer qu’il fut baptisé le 24 juin suivant, fête de saint Jean-Baptiste, dont il reçut le prénom.

Vicaire à la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, frère cadet de Joseph (voir notice), né en septembre 1763 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Chanoine et vicaire général de Toulon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis Mauduit

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 31 décembre 1763 à Chevillon (Yonne).

Vicaire général de Sens.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Matthias-Augustin Nogier

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On a trouvé aussi le prénom Antoine-Matthieu-Augustin. Mais si Antoine reste possible, on a fort probablement appelé l’enfant Matthias, car on fêtait l’apôtre Matthias cette année-là le 25 février (année bissextile, la fête étant célébrée les autres années le 24 février, jusqu’à la réforme récente de 1970).

Prêtre du diocèse de Paris, né au Puy (Haute-Loire) le 25 février 1764. 

Chapelain des Ursulines de la rue Saint-Jacques.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-César Londiveau

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse du Mans, né à Saint-Calais (Sarthe) le 11 juin 1764. 

Vicaire à Saint-Martin d’Évaillé dans le même diocèse.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Louis Méallet de Fargues

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Clermont, né à Vitrac (Puy-de-Dôme) le 7 juillet 1764. 

Vicaire général de Clermont.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Philippe Marchand

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 22 août 1764 à Marçay (Vienne).

Vicaire à Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Saintin Huré

1765-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1765 à Vigny (Val d’Oise). 

Il était vicaire de Marines, âgé de vingt-sept ans.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Alexis-Matthias Boubert

1766-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Diacre, né à Amiens (Somme) le 24 février 1766, en la fête de saint Matthias, dont il reçut aussi le prénom.

Il assumait la charge d’économe des clercs de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph Bécavin

1767-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Carquefous (Loire-Atlantique) le 6 février 1767. 

Il avait vingt-cinq ans, et venait d’être ordonné prêtre le 15 avril précédent.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Claude Aubert

1768-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Paris le 19 mars 1768.

Curé de Notre-Dame de Pontoise au diocèse de Rouen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Jacques-Augustin-Robert de Lézardières

1768-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 27 novembre 1768 à Challans (Vendée), il était séminariste à Saint-Sulpice.

Il était venu au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et avait été ordonné diacre, le 15 avril 1791 ; habituellement, l’ordination sacerdotale a lieu peu après celle du diaconat, mais les temps étaient difficiles.

Un an après, il n’était pas encore ordonné prêtre. Se trouvant le 15 août à la maison de campagne du séminaire, à Issy-les-Moulineaux, il apprit l’arrestation de prêtres du séminaire et décida de les rejoindre. Les révolutionnaires conduisirent les «prisonniers» d’Issy à Paris et les réunirent à ceux déjà enfermés au couvent des Carmes. 

C’est là, au Couvent des Carmes de Paris, que ce jeune séminariste fut martyrisé ; il n’était pas même âgé de vingt-quatre ans.

Martyrisé le 2 septembre 1792, il fut béatifié en 1926.

 

 

Etienne-François-Dieudonné de Ravinel

1769-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Diacre du diocèse de Nancy, né à Bayon (Meurthe-et-Moselle) le 6 juillet 1769. Il portait peut-être aussi le prénom d’Antoine : Etienne-Antoine-François-Dieudonné.

Séminariste à Saint-Sulpice, il venait d’avoir vingt-trois ans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Auguste-Denis Nézel

1770-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Séminariste du diocèse de Paris, né à Paris le 28 septembre 1770 : il n’avait donc pas même vingt-deux ans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Lorenzo Insa Celma

1875-1936

 

Lorenzo vint au monde le 18 juin 1875 à Calaceite (Teruel, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

 

Il reçut la palme du martyre à Tortosa (Tarragona) le 2 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Martín Salinas Cañizares
1895-1936

Né le 25 mai 1895 à Canjáyar (Almería) et baptisé six jours plus tard, il était le fils d’un policier (ou d’un concierge).

Il entra au séminaire d’Almería et fut introduit dans l’entourage proche de l’évêque, qui l’estimait beaucoup. En 1920, il fut ordonné prêtre.

Après avoir enseigné au séminaire, il fut envoyé en paroisse : au sanctuaire d’Almería d’abord (1923), puis il fut nommé chanoine de la cathédrale (1927). Il fut notaire durant le synode diocésain de 1929.

Le 22 juillet 1936, il pénétra courageusement dans la chapelle du collège lasallien pour en retirer le Saint-Sacrement, se déclarant ouvertement aumônier devant les miliciens qui l’insultaient et le maltraitaient. Le 1.septembre, un milicien - qui avait reçu de l’aide de ce Prêtre - vint fouiller chez lui pendant deux heures. Le Prêtre fut ensuite arrêté, mis en prison au commissariat et envoyé sur le bateau-prison Astoy Mendi.

A cause de la violence avec laquelle on l’attachait, don Martín ne put dominer sa douleur ; on lui répondit : Ne t’en fais pas, il n’y en a pas pour longtemps. Effectivement, on l’emmena le lendemain au Pozo de la Lagarta, pour le fusiller.

Martyrisé le 2. septembre et béatifié en 2017, Martín Salinas Cañizares sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 2. septembre.

 

 

Baldomer Margenat Puigmitjá

1897-1936

 

Baldomer (Baudoin) vit le jour le 4 juillet 1897 à Salt (Gerona, Catalogne, Espagne) et fut baptisé peu de jours après.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1911, au noviciat mineur de Hostalets, puis au noviciat de Bujedo (1912), où il reçut l’habit et prit le nom de Esiqui Josep.

Après le scholasticat, il exerça son ministère à Salt, où il tomba malade. 

Après sa convalescence à Llivia (Cerdaña), il fut envoyé à Limoux (Aude) pour des travaux agricoles et revint à Fortianell (1922).

Vers le 19 juillet 1936, toute la communauté put être sauvée grâce à l’intervention du maire qui mit à la disposition des Frères deux autobus à destination de Fonserannes (Béziers, Hérault).

Esiqui, cependant, resta sur place, pour s’occuper de la maison. Mais dès qu’elle fut évacuée par tous les élèves, les miliciens l’occupèrent, la mettant à sac, détruisant, profanant tout ce qu’ils trouvaient de sacré. L’aumônier passait par là, qui fut atrocement massacré sur place.

Frère Esiqui put s’esquiver et rejoindre Figueras, où il erra pendant deux jours, avant d’aller à Salt, chez un frère à lui.

Le 30 août, il se présenta au consulat français pour obtenir un passeport, espérant gagner la France au titre de vendangeur saisonnier. On le lui refusa.

Le 2 septembre, des miliciens vinrent surprendre les deux frères et les firent monter dans une camionnette. On sortit du village pour aller vers Orriols. Avant d’y arriver, ils croisèrent un camion du Comité local : ils firent arrêter la camionnette et, après quelques vérifications, les envoyèrent vers Gerona, mais sans Esiqui. Tout cela était une mise en scène pour retenir le Frère.

Le lendemain, l’autre frère était de retour ; il se présenta pour demander des nouvelles d’Esiqui. On lui répondit cyniquement : Voulez-vous parler d’un Religieux ? Ils l’ont fusillé hier alors qu’il tentait de franchir la frontière.

En réalité, les miliciens du Comité l’avaient assassiné juste après l’incident de la veille, près d’Orriols, le 2 septembre 1936.

Frère Esiqui a été béatifié en 2007.

 

 

Fortunato Barrón Nanclares

1899-1936

 

Il vit le jour le 20 octobre 1899 à Ollauri (Logroño, Espagne).

Entré à l’Ecole apostolique de la Congrégation des Sacrés-Cœurs (Pères de Picpus) à Miranda de Ebro, il y fit ensuite le noviciat et la profession en 1917, avec le nom de Gonzalo. 

On le décrivait comme très joyeux, très gentil, très pieux.

De Miranda de Ebro, il passa bientôt à Torrelavega (Cantabria) pour la théologie.

Ordonné prêtre à Santander en 1923, il fut incorporé à la communauté de Martín de los Heros. 

Il fut, pourrait-on dire, le bras droit du père Mateo Crawley, dans l’apostolat pour l’intronisation du Sacré-Cœur dans les foyers et pour l’Adoration nocturne du Saint-Sacrement. Il fut (entre autres) appelé aussi à accompagner l’archevêque de Tolède dans une de ses visites pastorales.

Prédicateur infatigable, il ne s’arrêtait pas et, s’il voyagea beaucoup, ce fut toujours au service des âmes. On l’entendait dire : L’apôtre ne se refuse à personne, il est tout entier au service des âmes.

Un des fruits de ses prédications ardentes, fut le nombre élevé d’adorateurs qu’ils suscita : quarante mille ! On a avancé qu’il aurait tenu environ quatorze mille prédications en treize années de sacerdoce ; le chiffre semble exagéré, mais ce n’étaient pas toujours des prédications en chaire : c’étaient souvent aussi des allocutions, de brèves méditations, lors d’une adoration, de réunions de groupes, qu’il préparait toujours ; des piles de feuilles qu’on a retrouvées, certaines sont écrites à la machine, d’autres sont des schémas.

A ces occupations apostoliques, on lui ajouta celle d’économe provincial. 

Préoccupé par la condition des pauvres, il quêta pour eux et s’occupa de très près de la fondation de l’Ecole de Tetuán, aux environs de Madrid, où il allait volontiers prêcher et catéchiser le dimanche.

Il visitait les malades et, dans sa communauté, ne résistait pas à se transformer en infirmier pour assister tel Confrère qui en avait besoin.

Il savait rappeler aux ouvriers d’être consciencieux sur leur travail, mais aussi aux patrons, de les rémunérer justement.

On le connaissait très bien à Madrid, pour ses prédications au Cerro de los Ángeles, et il fut longtemps recherché durant l’été 1936.

Dès le début des événements de juillet, il aida son Confrère Teófilo à éteindre l’incendie allumé à Martín de los Heros. Le 19 juillet commencèrent les fouilles dans les maisons : on commença par mettre à l’abri en différentes maisons les religieuses du Sacré-Cœur qui s’étaient réfugiées chez les Pères après avoir dû évacuer leur maison ; le père Gonzalo devait rester à l’étage mais la police arriva ce jour-là : personne n’a pu expliquer comment il réussit à faire perdre ses traces et à se réfugier chez une pieuse dame de Madrid, Madame Aguinaga.

Il trouva ensuite refuge au consulat du Honduras, mais son zèle l’empêchait de rester enfermé. Il sortit pour assister un moribond et retourna cette fois-ci chez Madame Aguinaga.

Au soir du 1er septembre 1936, alors qu’il était sorti faire une course, il fut repéré, suivi, et arrêté.

On lui fit subir une sorte de jugement, durant lequel il affirma clairement sa condition de prêtre et de prédicateur au Cerro de los Ángeles. Il fit aussi remarquer que ses Confrères étaient tellement persécutés, qu’ils changeaient de domicile chaque jour, et que, pour ce motif, il ne pouvait dire où ils se trouvaient.

On retrouva son cadavre le 2 septembre aux Altos del Hipódromo (Madrid).

Le père Gonzalo fut béatifié en 2013.

 

 

José María Laguía Puerto

1888-1937

 

Il naquit le 12 mars 1888 à Albarracín (Teruel, Espagne), et fut baptisé le jour-même.

Il eut deux sœurs religieuses, une Dominicaine contemplative et une des Sœurs des Vieillards Abandonnés.

Depuis l’enfance, il fut en contact quotidien avec les Dominicaines de sa ville natale, à San Esteban et à San Bruno.

Il demanda à être admis comme Frère convers à Corias, parce qu’il savait que dans l’Ordre dominicain il aurait beaucoup de frères saints. Il y fit la première profession en 1909.

De mauvaise santé, il était persuadé qu’il avait été admis grâce à son saint Patron, saint Joseph.

Il fut portier du couvent, puis envoyé à Vergara, où il fit la profession solennelle en 1918.

Il fut ensuite à Las Caldas de Besaya (Santander) comme infirmier et sacristain, et s’occupant du linge. Par ses services assidus, il se conquit l’admiration et la reconnaissance unanimes.

En 1930, il fut à la nouvelle fondation de La Felguera (Asturias), toujours serviable et doux. 

Lors de la révolution de 1936, la communauté dut se disperser, et il vécut cinq mois caché chez des amis, tout en pouvant participer chaque jour à l’Eucharistie. Puis il changea d’endroit, jusqu’au 30 juillet 1937.

Ce jour-là, il fut arrêté et conduit au Comité, puis emprisonné à Sama de Langreo, ensuite à Gijón, où l’église des Jésuites avait été transformée en prison.

On l’envoya à une carrière.

Début septembre, on le fit sortir de la prison avec d’autres Compagnons, on les conduisit à La Felguera, puis à Tudela de Veguín, de là au cimetière du Sauveur à Oviedo : c’est là, dans une fosse commune, qu’on retrouva son cadavre, le chapelet en main.

Il avait été fusillé le 2 septembre 1937.

Il fut béatifié en 2007.

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 23:00

   31 AOUT

I.

SS Joseph d'Arimathie et Nicodème, saints hommes qui ont entouré Jésus.

II.

S Aristides, philosophe à Athènes et apologiste. 

III.

S Syrus (Siro), évêque à Padoue.

IV.

S Primianus, martyr à Spolète.

S Paulinus, évêque à Trèves, exilé en Asie Mineure pour son zèle à combattre l'arianisme. 

VI.

S Optat, évêque à Auxerre.

VII.

S Aidan, moine à Iona, évêque à Lindisfarne, il préféra conserver la date de Pâque celte : ce fut la seule "faute" que ses admirateurs unanimes purent lui trouver.

Ste Eanswida, abbesse à Folkestone.

S Ebrégésile, évêque à Meaux.

VIII.

Stes Cuthburge, abbesse à Wimborne, et sa sœur, Queenburge ; Cuthburge était mère de deux enfants et voulut ensuite se consacrer.

XIII.

S Bonaggiunto, un des fondateurs des Servites de Marie (cf. 17 février).

S Ramón Nonat, "non natus" parce que retiré du sein de sa mère déjà morte, ce qui lui vaut d'être le patron des femmes enceintes ; il entra dans l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour la Rédemption des Captifs aux mains des Musulmans, et fut cardinal.

B Benedetto Sinigardi, franciscain à Arezzo, actif en Grèce, en Roumanie et jusqu'en Terre Sainte ; c'est à lui que remonte la tradition de l'Angelus.

XIV.

B Andrea Dotti de Borgo San Sepolcro, noble toscan, des Servites de Marie, grand prêcheur.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2007 :

Diocésains : à Málaga, Enrique Vidaurreta Palma (*1896) ;

Dominicains : dans les Asturies, les prêtres Miguel Menéndez García, José María Palacio Montes, Isidro Ordoñez Díez (*1885, 1901, 1909) ; les profès Santiago Vega Ponce (Pedro) et Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola (*1902, 1915) ;

Salésiens : à Málaga, le prêtre Félix Paco Escartín (*1867) et le profès Tomás Alonso Sanjuán (*1893) ; près de Madrid, le prêtre Germán Martín y Martín (*1899), et le profès Dionisio Ullivarri Barajuán (*1880) ;

Dominicaines : à Barcelone, Ventureta Sauleda Paulís (Josefina, *1885) ;

- béatifié en 2013 :

Capucins : aux Asturies, le convers Bernardo Cembranos Nistal (Eustaquio, *1903) ;

- béatifiés en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Antonio Torres García (*1890) ; au Pozo de la Lagarta (Almería) : Francisco Roda Rodríguez, José Lara Garzón, Carmelo Coronel Jiménez, Eduardo Romero Cortés, Segundo Arce Manjón, Lisardo Carretero Fuentes, Gregorio Morales Membrives, José Gómez Matarín, Francisco de Haro Martínez, Miguel Morano Sáez, José María Martínez Vizcaíno, Joaquín Berruezo Prieto, Enrique López Ruiz, Pedro Martín Abad, Ángel Noguera Gallegos (*1873, 1875, 1876, 1878, 1880, 1883, 1883, 1884, 1886, 1895, 1898, 1899, 1901, 1902, 1908) ;

Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur : près d’Almería, Agustín Sabater Paulo (*1883) ;

Clarétains : près de Cervera, le prêtre Joan Blanch Badía (*1873) ;

- béatifiés en 2020 :

Dominicains : près d’Almería, les deux prêtres Fernando Grund Jiménez et Tomás Morales y Morales (*1907).

B Pere Tarrés Claret (1905-1950), médecin espagnol, qui fit le vœu de chasteté à vingt-deux ans, puis devint prêtre, béatifié en 2004.

Joseph d’Arimathie

Nicodème

1er siècle

 

De ces deux saints personnages, l’Evangile n’est pas prolixe en détails.

 

Joseph était originaire d’Arimathie (Lc 23:51), ville de Judée qu’on a identifiée avec Ramatha, là où naquit le prophète Samuel.

D’après les indications fournies par les deux évangélistes Matthieu et Marc (Mt 27:57 et Mc 15:43), Joseph était un israélite fortuné, vertueux et juste, qui attendait sincèrement le royaume de Dieu. Il était membre du grand conseil, c’est-à-dire du Sanhédrin.

Matthieu précise qu’il s’était fait disciple de Jésus. Mais il n’osait pas encore se déclarer comme tel. Toutefois, la mort de Jésus et toutes les circonstances douloureuses qui l’entourèrent, l’avaient profondément touché, de sorte que sa foi, son amour de la Vérité, lui inspirèrent l’acte courageux d’aller en personne trouver Pilate et lui demander de pouvoir ensevelir dignement Jésus.

Il s’était fait tailler un sépulcre dans le roc, non loin du Calvaire, mais ce sépulcre n’avait pas encore servi : c’est là que fut enseveli Jésus.

La certitude s’arrête ici. Qu’ensuite Joseph ait subi des vexations multiples de la part de ses coreligionnaires, n’a rien d’étonnant.

Un emprisonnement dans une tour sans fenêtres pour le faire mourir de faim, et dont il est délivré miraculeusement, un embarquement à destination de la Gaule, l’arrivée à Glastonbury en Angleterre, ne font pas partie des faits établis. D’autant plus que, une fois en Angleterre, on le retrouve enseveli à Jérusalem, d’où il est transféré à Moyenmoutier au temps de Charlemagne.

Comme rien n’est impossible à Dieu, on ne va pas se moquer de ces gestes admirables, jusqu’à ce que Dieu nous aide à y voir plus clair.

 

Nicodème, lui, avant de participer avec Joseph d’Arimathie à la sépulture du Seigneur, apparaît au début de la vie publique de Jésus, dans un long entretien qu’il a avec le Christ de nuit, abordant le Christ par une véritable profession de foi : Rabbi, nous le savons, tu es un Maître qui vient de la part de Dieu : personne ne peut accomplir les signes que tu accomplis, si Dieu n’est avec lui (Jn 3:2).

Cette belle phrase évoque ce que diront plus tard les gardes en réponse aux Pharisiens : Jamais homme n’a parlé comme cet homme (Jn 7:46). C’est précisément après cette altercation que Nicodème objecte à ses confrères : Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il fait ? (ibid. 51).

La première rencontre de Nicodème avec Jésus donne au Sauveur l’occasion de parler de la nouvelle naissance, par l’eau et par l’Esprit (Jn 3:5), avec cette promesse pleine de miséricorde : Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui (ibid. 17).

Pendant que les Apôtres se cachaient, Nicodème se retrouve avec Joseph d’Arimathie au moment de l’ensevelissement de Jésus. Nicodème apporte un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres, soit une bonne quinzaine de kilogrammes actuels !

Nicodème, à son tour, dut souffrir de la part des Juifs, pour son attachement et son dévouement envers le divin Crucifié.

Le prêtre Lucien, en 415, découvrit ses reliques avec celles de saint Étienne ; relatant les faits, il allègue que Nicodème avait été baptisé par les apôtres Pierre et Jean, puis maltraité et chassé par les Juifs ; qu’il aurait échappé à la mort grâce à Gamaliel, qui était son proche parent et qui le cacha dans son domaine de Caphargamala.

 

Tandis que ni Joseph d’Arimathie ni Nicodème ne font l’objet d’un culte particulier en Orient, ces deux personnages sont maintenant associés dans une même mémoire, au 31 août du Martyrologe.

 

 

Aristides d’Athènes

† 150

 

De la philosophie qu’il professait à Athènes, Aristides passa véritablement à la vraie Sagesse et embrassa le christianisme.

Non content de sa conversion, il rédigea une Apologie en faveur des Chrétiens, qu’il envoya à l’empereur. On hésite à préciser si ce dernier était Hadrien ou Antonin.

On sait qu’Hadrien fut présent en Grèce entre 123 et 127 et qu’à cette occasion se déclencha une persécution locale contre les Chrétiens.

S.Jérôme (v. 30 septembre) parle d’Aristides comme d’un philosophus eloquentissimus ; le texte de ce manuscrit circula beaucoup et fut hautement estimé.

Actuellement, le texte de l’Apologie a été reconstitué à partir de fragments ; une version complète en syriaque en fut retrouvée en 1889 au Mont Sinaï.

L’ouvrage d’Aristides est le plus ancien du genre qu’on connaisse à l’heure actuelle.

Aristides serait mort vers 150.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Aristides d’Athènes au 31 août.

 

 

Paulinus de Trèves

300-358

 

Paulinus était d’origine aquitaine, de noble famille.

Ordonné prêtre par s.Maximin (v. 29 mai), il accompagna celui-ci pour évangéliser la région de Trèves ; à la mort de Maximin (347), Paulinus fut choisi pour être le septième évêque de cette ville.

C’était l’époque de la crise arienne. Paulinus soutenait ardemment s.Athanase (v. 2 mai), déjà exilé à Trèves. Cette même année 347, Paulinus obtint la rétractation de deux évêques ariens, Ursacius et Valens, qu’il adressa à Athanase.

Lors du concile d’Arles (353), les évêques ariens réussirent à faire condamner Athanase ; l’empereur Constance menaça d’exil ceux qui n’auraient pas souscrit, et Paulinus fut pour cela exilé en Phrygie (act. Turquie CW). Cette apparente défaite suscita au contraire l’indignation des évêques, qui ensuite refusèrent les conclusions du concile de Milan (355), également convoqué par Constance.

Sur l’exil de Paulinus, s.Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier) écrivit à l’empereur ces mots sévères : Après l’avoir doucement sollicité, tu as exilé ce héros d’une bienheureuse Passion en dépouillant la sainte Eglise de Trèves d’un si grand évêque. Par tes édits tu as terrifié la foi. Lui-même, jusqu’à sa mort, tu n’as pas cessé de le fatiguer en le changeant d’exil ; tu l’as relégué jusqu’au delà du nom chrétien.

D’après ce texte, il semble que Paulinus ait été exilé d’abord en Phrygie, puis beaucoup plus loin, en une région qui n’était pas encore chrétienne.

Cet exil dura, dit-on, cinq années, au terme desquelles Paulinus s’éteignit glorieusement. Sa mort fut considérée comme un martyre.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Paulinus de Trèves au 31 août.

 

 

Aidan de Lindisfarne

590-651

 

D’origine irlandaise et né vers 590, Aidan (ou Áedán) pourrait avoir été formé sous s.Senan (v. 8 mars), avant de venir au monastère d’Iona.

Quand s.Oswald (v. 5 août) put reprendre le pouvoir en Northumbrie, après son exil - et son baptême -en Irlande, il fit appel aux moines d’Iona pour reprendre l’évangélisation de son pays.

Cormán d’abord, Aidan ensuite, furent choisis pour cette mission. Aidan fut consacré évêque.

Aidan ne connaissait pas l’anglais, mais Oswald l’accompagnait et traduisait ses prédications.

Notre missionnaire se choisit une petite île sur la mer du Nord, accessible à marée basse, qui portait le nom de Lindisfarne. Bientôt y apparut un monastère-évêché, d’où rayonna pendant une trentaine d’années une très forte et salutaire influence religieuse sur toute l’Angleterre, grâce à l’intense activité d’Aidan et de ses moines.

Aidan fut un père pour les pauvres, exemple de simplicité, de droiture ; austère pour soi-même, doux et patient pour conduire les âmes à Dieu ; il racheta des prisonniers et en conduisit certains jusqu’au sacerdoce ; il enseigna lui-même ses moines et aussi des laïques sur l’Ecriture et le psautier ; rempli d’un zèle qui rappelait celui de s.Augustin (v. 26 mai), il fut parfois considéré comme le vrai apôtre de l’Angleterre.

On lui attribua de nombreux miracles. Notamment lors de l’attaque de Bamburgh (651), assiégée par une armée païenne : le feu allait gagner la ville, mais Aidan se mit en prière et le feu se retourna contre l’ennemi, qui comprit alors que la ville était défendue par des forces mystérieuses.

Aidan fut respecté et honoré de façon unanime. Mais Dieu permit qu’il y eût une tache - une seule - sur ce portrait de sainteté : fidèle à ses racines, Aidan crut de son devoir de persister à célébrer Pâques selon la coutume celte plutôt que selon la coutume romaine. Son successeur aura la même position. Lors de la conférence de Whitby (664), l’usage romain fut proclamé officiellement pour toute l’Angleterre.

Aidan mourut le 31 août 651, au château royal de Bamburgh.

Saint Aidan de Lindisfarne est commémoré le 31 août dans le Martyrologe Romain.

Ramón Nonato

1204-1240

 

Ramón Nonato (= Raymond non-né) vint au monde à Portell (Catalogne), de sorte qu’on devrait l’appeler, en catalan, Ramon Nonat.

Au moment de sa naissance, la maman mourut ; le pauvre papa, qui ne voulait pas perdre à la fois son épouse et son enfant, demanda à un membre de la famille d’ouvrir avec son poignard le ventre de la mère défunte pour accueillir le nouveau-né : aussi Ramón fut appelé  “non-né” : il était né par césarienne.

Ce papa si éprouvé mais au caractère bien trempé, était allié aux maisons de Foix et de Cardone.

Ramón reçut l’ordination sacerdotale en 1222, c’est-à-dire à dix-huit ans, ce qui semble très précoce, mais arrivait quelquefois. Aujourd’hui, ce serait impossible.

Bouleversé par la misère dont il entendait parler, en particulier par le sort pénible des captifs aux mains des Musulmans, il entra dans le récent Ordre de la Merci, dit “des Mercédaires”.

Cet ordre, fondé par Pedro Nolasco (v. 6 mai), venait en aide aux Chrétiens prisonniers des Musulmans et réduits à l’esclavage. La règle voulait qu’ils prissent la place des esclaves chrétiens et tinssent lieu d’otages tant que l’argent de la rançon ne pouvait pas être rassemblé.

C’est ainsi que Ramón se livra lui-même à Alger : il donna toute sa fortune pour racheter de nombreux captifs, et quand il n’eut plus rien, il se livra en échange de quelques captifs esclaves. Il fut traité sans ménagements. Malgré tout, il eut quelque possibilité de se déplacer : il en profita pour encourager et évangéliser ses compagnons d’infortune, et même pour catéchiser et baptiser quelques Musulmans, ce qui pour les disciples de Mahomet, constitue un crime. Il méritait l’horrible supplice du pal, mais ceux à qui il servait de caution intervinrent pour lui.

Les geôliers le “punirent” donc d’abord en le fouettant, puis en lui perçant les lèvres avec un fer rouge et en y mettant un cadenas qu’on n’ouvrait que pour lui donner à manger, et dont seul le gouverneur possédait la clé, ce qui semblerait vouloir dire que Ramón ne mangeait pas souvent.

Malgré cette situation pénible, Ramón aurait bien préféré rester sur place avec ses compagnons d’infortune, mais le fondateur de son ordre put réunir la somme exigée pour la libération, et lui demandait de revenir en Espagne : il obéit.

Peu de temps après, le pape Grégoire IX voulait lui faire rencontrer le roi de France, Louis IX, futur saint Louis (v. 25 août) en vue de les associer dans la prochaine croisade.

Le pape le nomma aussi cardinal, et désirait le faire venir auprès de lui ; pour autant Ramón ne changea rien dans sa façon de vivre et de se vêtir. Mais il mourut près de Barcelone sans avoir pu aller à Rome.

C’était le 31 août 1240, jour où on le commémore au Martyrologe.

Ramón fut canonisé en 1657.

En souvenir des circonstances de sa naissance, il a été invoqué par les femmes enceintes et par les sages-femmes.

 

 

Dominguito del Val

1243-1250

 

L’horrible histoire qui suit n’a pas été confirmée autrement que par un ouï-dire rapporté au roi de Castille vers 1250.

Ce pieux roi écrivit honnêtement qu’il avait entendu dire qu’un enfant de chœur avait été enlevé et crucifié le Vendredi Saint de 1250.

A Saragosse, une cartomancienne juive aurait affirmé que, si l’on jetait dans la rivière une Hostie consacrée et le cœur d’un enfant, tous les Chrétiens qui boiraient de cette eau périraient. Or Dominguito (Petit Dominique) passe justement chaque matin par le quartier juif pour se rendre à la cathédrale. Des hommes le guettent et quand apparaît l’enfant avec son aube, ils l’immobilisent et l’enlèvent. Un simulacre de «jugement» se déroule ; on demande à Dominguito s’il désire rester chrétien ; comme il répond qu’il préfère mourir que renier la religion de Notre Seigneur, on le condamne à mort. Les hommes le crucifient et lui arrachent le cœur. Ayant déjà réussi à se procurer par trahison une Hostie, ils confient à l’un d’eux l’Hostie et le cœur, pour qu’ils les jette dans la rivière.

Or en chemin, pour donner le change, l’homme entre dans une église pour simuler une prière. Mais quand il ouvre le missel où il a caché l’Hostie, les autres personnes présentes s’étonnent de la lumière qui s’échappe du livre et en avisent les prêtres. Ceux-ci viennent interroger l’homme, ouvrent le missel où ils découvrent l’Hostie. Les autorités viennent fouiller l’homme et trouvent le cœur de la petite victime.

L’homme promet que, si on l’épargne, il dénoncera les auteurs du crime. Les Juifs ainsi désignés sont envoyés au bûcher, sauf ce commissionnaire qui est condamné à la prison à vie.

Dominguito était fils de Sancho et Isabel. On le canonisa et on le fêta le 31 août, date surprenante si les faits se sont déroulés un Vendredi Saint. Mais le Martyrologe ne le mentionne pas.

Il y eut d’autres récits de «crimes rituels» de ce genre. On a parlé d’un petit Richard à Pontoise en 1179, d’un petit Hugues à Lincoln en 1255 (v. 27 juillet), d’un petit Simone à Trento en 1472. Il n’est certainement pas question de relayer ici des contes issus d’un courant antisémite que l’Eglise aujourd’hui rejette. Si ces crimes font frémir, ceux qui les ont inventés et transmis sont encore plus criminels.

Que Dieu, dans son immense miséricorde, pardonne à chacun.

 

 

Giovanni Manetti

1206-1257

 

Ce pieux marchand de Florence fut un des Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Giovanni prit le nom de Bonagiunta.

Il fut favorisé de visions. En outre, comme il était exigeant pour le respect de la loi divine, quelqu’un aurait cherché à l’empoisonner, mais Dieu le protéga miraculeusement.

Il fut supérieur de son Ordre en 1256 et fut le premier à quitter ce monde, le 31 août 1257.

 

Sur l’ensemble de ces Fondateurs, voir la notice : Servites de Marie (Sept Fondateurs des)

 

 

Benedetto Sinigardi d’Arezzo

1190-1282

 

A Arezzo (Ombrie, Italie C) vivaient deux familles de la noblesse. Les époux Tommaso Sinigardo de’ Sinigardi et Elisabetta Tarlati di Pietramala eurent un fils, Benedetto, qui naquit vers 1190.

Le garçon grandit dans l’aisance, reçut une bonne éducation, mais aussi vivait son christianisme intensément, jeûnant trois fois la semaine.

Il fut profondément pénétré par les paroles de François d’Assise qui vint prêcher à Arezzo en 1211. Benedetto reçut  l’habit du nouvel Ordre de François lui-même.

Les excellentes dispositions de Benedetto le firent nommer Provincial dans les Marches dès 1217.

Mais l’ardeur apostolique était plus forte encore dans le cœur du jeune prêtre : il obtint de partir annoncer l’Evangile au loin, en Grèce, en Roumanie, en Turquie, et finalement en Terre Sainte, où il fut Provincial pendant seize années.

Un de ses explois apostoliques fut de construire à Constantinople le premier monastère franciscain, et de remettre à l’empereur Jean de Brienne l’habit franciscain.

Au terme de cette longue activité, il fut rappelé à Arezzo. C’est lui qui y donna les indications nécesaires au Maître de Saint-François, pour la représentation du Crucifix dit du bienheureux Benedetto, qui se trouve toujours dans la basilique.

A Benedetto, qui était très marial, remonte la tradition de l’Angelus, que l’Eglise récite trois fois par jour.

Il mourut à Arezzo le 31 août 1282, chargé d’années et de mérites, et les miracles ne tardèrent pas à se produire.

Le culte du bienheureux Benedetto d’Arezzo est très localisé ; le Martyrologe ne le mentionne pas actuellement.

 

 

Andrea Dotti

1256-1315

 

Andrea vit le jour vers 1256 à Borgo del Santo Sepolcro (Quartier du Saint Sépulcre, en raison d’une abbaye fondée par des pèlerins de retour des Lieux Saints) ; aujourd’hui la petite ville s’appelle Sansepolcro, en Toscane (Italie C).

La famille Dotti donna plusieurs de ses membres à la magistrature et à l’armée ; le frère d’Andrea, Dotto Dotti, aurait été commandant des archers du roi de France, Philippe le Bel.

Andrea servit quelque temps dans l’armée, et se distingua en 1272 dans la défense de la ville assiégée. Mais il préféra abandonner les armes humaines pour prendre les armes spirituelles et fit partie du Tiers-ordre des Servites de Marie.

Vers 1278, un sermon de Filippo Benizi (v. 22 août) le décida à demander son admission dans l’Ordre. Il fit son noviciat à Florence, où vivait encore un des sept fondateurs de l’Ordre, Alessio Falconieri (v. 17 février) et fut ordonné prêtre en 1280.

En 1285, on l’envoya à Sansepolcro, où le monastère des Servites était dirigé par un autre des fondateurs, Gerardino Sostegni (v. 3 mai).

Actif, Andrea avait aussi un attrait particulier pour la contemplation. Pour cette raison, on lui confia une délicate mission : des ermites de la Vallucola, proche de Sansepolcro, avaient exprimé leur désir d’être affiliés aux Servites. Opération qui peut réserver des surprises. Que fit Andrea ? Il vint simplement s’installer parmi les ermites et partager leur vie ; ses vertus le firent apprécier, et même bientôt élire supérieur ; les ermites montrèrent ainsi leur proximité avec l’idéal des Servites et purent très facilement être aggrégés, en 1294. La même expérience se répéta pour des ermites de Montevecchio, l’année suivante.

On recourut bientôt aux dons de prédicateur d’Andrea et il fut envoyé en beaucoup de villes du centre et du nord de l’Italie, toujours avec succès. On vit ainsi Andrea à Florence, Sienne, Orvieto, Milan, Asti, Alexandrie…

Après la mort d’Alessio Falconieri (1310), Andrea se retira à la Vallucola, où il dut à nouveau accepter la charge de supérieur. Les dernières années de sa vie, il se livra aux pratiques de la mortification et de la contemplation, et mourut à l’heure qu’il avait prédite, le 31 août 1315.

De nombreux miracles illustrèrent son tombeau et son culte fut approuvé en 1806.

Félix Paco Escartín

1867-1936

 

Il était né à Aldehuesa (Huesca, Espagne) le 21 février 1867 et fut baptisé le même jour.

Il entra chez les Salésiens après son service militaire (1893) et fit la profession en 1894, à Barcelone.

En 1895, il passa à Utrera pour étudier la théologie.

L’évêque qui l’ordonna prêtre fut le cardinal Marcelo Spínola (voir au 19 janvier), en 1899.

Ses destinations furent : Écija, Utrera, Ronda, Montilla, Séville, Valencia, Barcelone, Baracaldo, Cadix, Carmona, Alcalá de Giadaíra. A Málaga, il fut préfet en 1907, et confesseur ; il le sera à nouveau en 1935.

Patriote jusqu’à la moelle des os, le père Félix fut un très bon confesseur, très recherché, et le doyen en âge de la communauté de Málaga.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison et les prêtres furent mis en prison, dans l’ancien couvent des Capucins. Le 22, ils furent conduits au Gouverneur, qui tout en les reconnaissant innocents, les envoya à la prison provinciale, avec la promesse de les libérer. Ils y restèrent jusqu’au 31 août.

En prison, le père avait des mots de consolation et de réconfort pour tous les prisonniers.

Le 22 et le 30 août, l’aviation nationale bombarda Málaga ; les miliciens et la foule envahirent la prison et, pour se venger, envoyèrent au peloton les prisonniers.

On les appela à trois heures du matin.

Le père Félix fut fusillé au cimetière San Rafael de Málaga le 31 août 1936 et fut béatifié en 2007.

 

 

Joan Blanch Badía

1873-1936

 

Né le 1. mars 1873 à Puigpelat, Tarragone, il fut baptisé dès le lendemain et confirmé en 1877. Joan était un des six enfants de José , un ouvrier, et Paula ; trois de ces enfants moururent en bas âge.

Joan se forma d’abord au séminaire de Tarragone dès 1884, mais en «semi-interne», car les parents ne pouvaient payer l’intégralité de la pension. En 1892, il eut des ennuis digestifs, pour lesquels le médecin préconisa l’externat, de façon que Joan pût mieux se soigner et récupérer.

Il acheva sans autres difficultés ses études de philosophie et de théologie et fut ordonné prêtre en 1897 ; il fut envoyé comme vicaire à Gratallps puis La Febró.

En 1900, commença à mûrir en lui le désir d’appartenir à la Congrégation des Clarétains. Avant de se décider, il occupa encore un poste à San Antonio de Valls.

En 1901, il commença le «noviciat» à Cervera, une période de réflexion et d’adaptation à la nouvelle vie religieuse qu’il désirait, et fit la profession à Vic en 1902.

Il fut d’emblée nommé prédicateur à Vic et fut ensuite nommé Supérieur à Solsona (1907), où il rencontra beaucoup de problèmes. En 1913, tandis qu’il prêchait à Serrateix, il fut atteint de typhoïde, au point qu’il reçut le Viatique ; remis, il fut ensuite nommé Supérieur à Lleida, puis à San Feliu de Guixols (1918) : c’était là une nouvelle fondation dans une contrée encore très incroyante, et à laquelle il fallut renoncer ; suivant l’avis du p.Joan, elle fut déplacée à Gerona, où il fut Supérieur. En 1932, il passa à la maison de Gracia (Barcelone), et à celle de Tarragona en 1934.

Le 20 juillet 1936, il devait aller prêcher à Guisona et s’arrêta en route à Cervera. Le jour suivant, il se remettait en route, lorsqu’il fut arrêté et contraint de demeurer dans une famille de l’endroit, sans en bouger, car la maison des Clarétains venait d’être totalement évacuée.

Passèrent les jours : le p.Joan priait avec la famille, enseignait le catéchisme aux enfants. Il songea à rejoindre sa famille, mais on l’en dissuada. Il était déjà convaincu qu’il ne partirait pas vivant de Cervera.

Effectivement, on signala sa présence au comité révolutionnaire ; on vint fouiller. Une patrouille arriva le 31 août à vingt-trois heures, pour enlever ensemble le père de famille et le p.Joan. Le pauvre monsieur commença à en perdre la raison et le père Joan intervint immmédiatement : Tuez-moi ici, mais laissez ce pauvre père de famille. Rien à faire : on embarqua les deux hommes et on alla les fusiller à Sant Pere del Arquells. On brûla leurs corps.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Joan Blanch Badía sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Francisco Roda Rodríguez

1873-1936

 

Né le 25 mai 1873 à Almería, il était le fils d’un couple d’artisans tapissiers.

En 1886, il commença les études au séminaire, des études qu’il n’arrêta pour ainsi dire jamais. Bachelier, il fut Docteur en théologie et droit canonique, licencié en philosohpie et en lettres, puis encore Docteur en droit civil et en histoire.

Il reçut le sacerdoce en 1896 et fut nommé aumônier de l’hôpital, puis aumônier de la Maison royale (1900). Il fut chargé des paroisses de Lubrín (1902), Gérgal (1911) et du sanctuaire d’Almería (1912).

En 1908, il fit partie de la Commission Royale d’Archéologie et de Géographie. En plus de tout cela, il enseigna au séminaire, à l’Institut Général et à l’Ecole Normale.

En 1914, il fut nommé Chanoine de la Cathédrale, très estimé des évêques.

Lors de la persécution de 1936, il refusa de se cacher. Les miliciens se présentèrent à sa porte le 12 août 1936 pour l’emmener en prison ; il leur dit : Si telle est la volonté de Dieu, me voici. On l’emmena au Pozo de la Lagarta (Tabernas), où on lui arracha les yeux ; le courageux prêtre leur dit : J’ai encore une langue pour rendre grâces à Dieu, et on lui coupa la langue, avant de le fusiller.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Francisco Roda Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

José Lara Garzón

1875-1936

 

Né le 26 novembre 1875  à Montefrío (Grenade), José étudia au séminaire de Grenade.

Ordonné prêtre en 1899, il fut nommé à la paroisse d’Alcaudique, puis Berja, où il resta plus de trente ans.

Sa générosité était sans bornes. Quand son beau-frère mourut, il géra son affaire pour aider la famille. A n’importe quelle heure, il ouvrait sa porte aux pauvres.

Lors de la persécution religieuse de 1936, il reçut très vite des menaces. On l’emmena au cimetière de Berja, où on lui promit la vie s’il acceptait de piétiner un crucifix.

Le 28 juillet 1936, il se présenta au Gouverneur d’Almería, pour implorer sa clémence en faveur de sa famille ; en apprenant qu’il était prêtre, le fonctionnaire eut pour toute réponse de l’envoyer immédiatement en prison. Comprenant bien quel allait être son sort, don José priait. Les derniers jours d’août, il répétait : Seigneur, pardonne à ceux qui vont me tuer.

Il fut exécuté au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas).

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Francisco Roda Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Carmelo Coronel Jiménez

1876-1936

 

Il naquit le 9 février 1876  à Gádor (Almería).

Après le séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut d’abord dans l’entourage de l’évêque, Mgr Zárate Martínez, puis aumônier des Clarisses d’Almería ; il fut ensuite à Sorbas (1908), aumônier des Sœurs des Vieillards Abandonnés (1909), vicaire à San Pedro d’Almería et curé-archiprêtre de Gérgal (1912), curé de Saint-Jacques d’Almería (1913).

Ces nombreux postes ne doivent pas cacher que don Carmelo était aussi un cerveau éminent : licencié en théologie (1906), il enseignait au collège de la Trinité et au séminaire d’Almería, il collaborait au périodique La Independencia, il dirigeait la publication de la feuille paroissiale d’Almería ; à Gérgal, il fonda la Maison sociale ainsi que l’Association Eucharistique de la Prière et du Travail ; à Tabernas il fonda le Patronat des Ouvriers. Quand il était chez lui, il rédigeait son ouvrage : Action Paroissiale par l’Apostolat Eucharistique.

Le 10 août 1936, il fut arrêté chez lui et envoyé en prison, où il retrouva les évêques d’Almería et de Guadix (v. au 30 août leurs notices, où l’on trouvera les détails de cette pénible détention). Des bateaux-prisons, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller.

Dix-neuf de ceux-ci y furent martyrisés le 31 août 1936 et béatifiés en 2017, dont Carmelo Coronel Jiménez, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Eduardo Romero Cortés

1878-1936

 

Né le 2 avril 1878 à Alicún (Almería), il fut baptisé dès le lendemain. Il avait huit frères.

Séminariste à Almería, il fut ordonné prêtre en 1903.

Après différents postes de paroisse, il fut nommé curé à Bentarique, qu’il ne quitta plus.

On ajoute qu’il reçut aussi des jeunes cousins devenus orphelins et qu’il les éleva.

Dans sa paroisse, il organisa l’Action Catholique pour les jeunes, les groupes de Mères Chrétiennes pour les dames.

Il ne s’occupait pas des attaques provenant des milieux laïcistes, mais en était bien conscient. Quand il fut nommé à Grenade, il demanda à ne pas quitter Bentarique. D’ailleurs, disait-il, puisque je les ai tous baptisés, quel mal viendront-ils me faire ? Ils firent le mal : on vint le dénicher dans une ferme où il se trouvait, on le traita de la façon la plus sauvage, on le traîna à Almería.

Des bateaux-prisons, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Eduardo fut un de ceux-là, le 31 août 1936.

Sa cousine, qui était enceinte, fut appelée à reconnaître le cadavre du Prêtre ; horrifiée, elle perdit l’enfant qu’elle attendait.

Dix-neuf de ces Martyrs moururent le 31 août 1936 et béatifiés en 2017, dont Eduardo Romero Cortés, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

Segundo Arce Manjón

1880-1936

 

Né le 1. juin 1880  à Ayoluengo de Lora (Burgos), il fut baptisé le jour-même. Il était de la même famille que le p.Andrés Manjón qui avait fondé les Ecoles de l’Ave Maria et le Séminaire des Maîtres.

Au séminaire de Grenade, il eut parmi ses professeurs les deux futurs évêques d’Almería et de Guadix, dont il allait plus tard être le compagnon de martyre (v. les notices Diego Ventaja Milán et Manuel Medina Olmos). Il fut ordonné prêtre en 1904.

Il fut bientôt nommé professeur au séminaire de Grenade et passa la licence de théologie en 1907. L’année suivante, il était nommé directeur du Séminaire des Maîtres.

Début juillet 1936, il se trouvait avec Mgr Manuel Medina Olmos à Grenade, à l’occasion de l’ouverture du procès de béatification de son oncle, le p.Andrés Manjón (ce procès est toujours ouvert). Ils revinrent ensuite à Guadix, où les surprit la persécution religieuse.

Le 25 juillet, ils se donnèrent réciproquement l’absolution sacramentelle. Le 27, on les arrêtait. Après maintes péripéties douloureuses, don Segundo se retrouva sur le bateau-prison Astoy Mendi.

Des bateaux-prisons, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Segundo fut un de ceux-là, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Segundo Arce Manjón, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Dionisio Ullívari Barajuán

1880-1936

 

Il était né à Vitoria (Álava, Espagne) le 9 octobre 1880.

Très tôt orphelin, il entra chez les Salésiens à Barcelone (1894), où il apprit à faire des cadres. Puis il entra au noviciat et fit la profession en 1901, à Barcelone.

En 1904, il fit la profession solennelle à Sarriá, une maison où il restera jusqu’en 1916, s’occupant principalement de l’administration.

Il participa aussi à l’harmonie, à la troupe de théâtre, à la chorale.

En 1916, il fut envoyé à Cuba, où il ne resta que deux années.

Rappelé en Espagne, il fut responsable de l’atelier d’encadrements à Atocha, jusqu’en 1933.

Cette année-là, à cause des lois civiles, on eut besoin de lui, comme administrateur «laïc» à la place d’un prêtre à Salamanque.

En juillet 1936, il se trouvait de passage à Madrid.

Après avoir dû évacuer la maison, il fut avec le père Germán dans deux pensions de Madrid, où ils furent arrêtés le dimanche 30 août.

Conduits tous deux à la tchéka de Fomento, ils y furent condamnés à mort et immédiatement exécutés, le 31 août 1936 (ou le 30 ?) et furent béatifiés en 2007.

 

 

Gregorio Morales Membrives

1883-1936

 

Né le 10 avril 1883  à Rejano (Grenade), il fut baptisé dès le lendemain.

La famille était très pauvre. Pour payer sa pension au séminaire, Gregorio dut être domestique. Durant les vacances, il travaillait dans une fabrique de mosaïques.

Au terme de ses études au séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1913.

Aumônier des Clarisses d’Almería, il fut ensuite vicaire à Gérgal puis aumônier à la Sainte-Famille (1915) d’Almería, en même temps qu’on lui confiait la direction spirituelle des Dames catéchistes, des Filles de la Charité, et d’autres Religieuses encore. A partir de 1919, il fut nommé Sacristain de la cathédrale d’Almería, et comme tel, il s’occupait activement aussi de la manécanterie de cette cathédrale, où il sut stimuler beaucoup de garçons à répondre à l’appel sacerdotal.

Lors de la persécution religieuse de juillet 1936, il chercha à se réfugier dans les environs d’Almería, avec son cousin don Pedro Almécija Morales (v. 30 août) ; ils furent découverts le 23 juillet et suivirent le calvaire de beaucoup d’autres prêtres et religieux.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Gregorio fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Gregorio Morales Membrives, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Agustín Sabater Paulo

1883-1936

 

Né le 9 mai 1883 à Vinaroz (Castellón de la Plana), il fut baptisé quatre jours plus tard.

Il fréquenta le séminaire de Tortosa et fut ordonné prêtre en 1905.

En 1907, il fit partie des Travailleurs Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut nommé préfet au séminaire de Ciudad Real, puis à celui de Badajoz, enfin à celui d’Almería en 1911, jusqu’à sa mort. Pendant ce quart de siècle, il faisait l’admiration unanime de tous les séminaristes.

Le 15 août 1936, il fallut abandonner le séminaire. Don Agustín réunit ses séminaristes pour le leur dire : Et d’abord, le Saint-Sacrement. Ils se rendirent tous à la chapelle, où don Agustín consomma les Hosties, en sanglotant. Puis tous s’embrassèrent et quittèrent la maison.

Un des fournisseurs du séminaire le reçut chez lui ce même jour. Au bout d’une semaine le cuisinier du séminaire, lui-même, arriva avec deux miliciens pour l’arrêter. Don Agustín dut être triste en face de ce nouveau Judas, mais ne dit rien ; il prit calmement congé de ses hôtes, mit sa cape et les suivit.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Agustín fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Agustín Sabater Paulo, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Lisardo Carretero Fuentes

1883-1936

 

Né le 12 novembre 1883 à Ohanes (Almería), il fut baptisé trois jours plus tard. Il eut le sort de devoir «remplacer» son père, mort prématurément, pour aider sa mère à s’occuper de ses dix-neuf (19) frères et sœurs.

Il répondit à l’appel de Dieu et entra au séminaire d’Almería en 1896, passa à ceux de Guadix et Grenade, et fut ordonné prêtre en 1908.

Il fut nommé vicaire à Adra et Ohanes, puis curé à Albuñol, Algarinejo, Ugíjar et Rágol. En 1923, il fut nommé curé-archiprêtre de Canjáyar, où il allait rester treize ans.

Même dans sa pauvreté, il aidait les pauvres. Quand sa gouvernante lui disait qu’il n’y avait plus rien pour acheter à manger, il répondait : Dieu va y pourvoir.

Lors de la persécution religieuse de l’été 1936, il refusa d’aller se cacher, affirmant qu’aucun de ses paroissiens ne lui ferait de mal. Le 19 juillet, il eut le temps de mettre le Saint-Sacrement en sécurité, avant d’être arrêté et jeté en prison. On l’envoya à Almería, où il souffrit énormément. Ses gardiens pensaient qu’il avait perdu la parole, tant il était silencieux.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Lisardo fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Lisardo Carretero Fuentes, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

José Gómez Matarín

1884-1936

 

Né le 6 septembre 1884  à Alboloduy (Almería), il fut baptisé le 11 septembre suivant. Ils étaient onze frères et sœurs, dont l’un fut chanoine à Grenade.

José suivit la formation des séminaires d’Almería et Grenade, où l’on remarqua ses dons pour la musique.

Ordonné prêtre en 1909, il fut vicaire à Íllora et Adra. En 1911, il fut curé à Sainte-Anne d’Íllar, jusqu’à sa mort.

Au moment de la persécution religieuse de l’été 1936, il chercha à se cacher dans sa famille à Alboloduy et, pour plus de sécurité, chez des cousins du village proche Montenegro. C’était le 5 août. Quelques jours plus tard, deux hommes vinrent chercher deux curés en montrant leur pistolet. L’enfant qui les vit le premier répondit qu’il n’y avait pas là de curés, mais don José et un Confrère, Ángel Noguera, entendirent la conversation et se présentèrent : On est ici !

On les emmena d’abord à la prison d’Alhama de Almería, puis à Almería. De là, aux bateaux-prisons.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don José fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Au moment d’être fusillé, il s’adressa aux bourreaux en ces termes : Vous ne savez pas ce que vous faites ; permettez-moi de vous bénir. On se rappelle la parole du Christ en croix : Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont José Gómez Matarín, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Miguel Menéndez García

1885-1936

 

Il naquit le 29 juin 1885 à San Julián de Quintana (Belmonte, Asturies), et baptisé le 1er juillet.

Ce futur pasteur commença par garder les troupeaux.

Orphelin de père à deux ans, il fut aidé par un oncle prêtre qui l’inscrivit à quatorze ans, comme externe, à l’école apostolique dominicaine de Corias.

Là, l’adolescent comprit sa vocation et, cette fois-ci contre l’avis de l’oncle en question, entra au noviciat. Il fit la profession en 1902, étudia la philosophie à Padrón (La Coruña) et la théologie à Salamanque, et fut ordonné prêtre en 1909.

Il enseigna à Vergara pendant douze années, y laissant le souvenir d’un excellent professeur.

En 1923, il fut maître des novices à Corias puis à Salamanque ; en 1929, il fut recteur à Vergara jusqu’en 1935, année où il passa à Corias comme professeur.

Lors de la révolution de 1936, le père Miguel fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit des tortures indescriptibles, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Buenaventura Sauleda Pauls

1885-1936

 

Née le 30 juillet 1885 à San Pol del Mar, Buenaventura était la dixième d’une famille de Cuba. Les six premiers enfants de Victoriá Saulela i Roura et de Josepa Paulís i Roura naquirent à La  Havane (Cuba), les six autres à San Pol del Mar.

Six jours après sa naissance, Buenaventura fut baptisée avec les noms de Buenaventura Marta Francisca, mais on l’appela familièrement Ventureta.

Elle reçut la Confirmation en 1887 et la Première communion en 1897.

Durant ses études chez les Dominicaines de San Pol, on put apprécier ses dons pour la musique et la peinture.

Ce fut une jeune fille joviale, toujours souriante. Elle sentit l’appel à la consécration religieuse.

Une de ses sœurs aînées, Mercedes, était déjà dominicaine à Barcelone. Ventureta pensa d’abord entrer dans un ordre hospitalier, mais finit par rejoindre sa sœur.

En 1904, elle entra donc au monastère des Dominicaines contemplatives, Notre-Dame du Mont Sion à Barcelone, prenant le nom de Josefina, car elle avait une grande dévotion à saint Joseph (elle faisait toujours une petite inclinaison de la tête quand elle entendait le nom de saint Joseph) ; rappelons-nous aussi que sa maman s’appelait Josepa.

Elle fit la profession solennelle en 1909.

On lui confia successivement les charges de portière, d’infirmière ; elle fut procuratrice (économe), élue prieure en 1929 ; en 1935, sa sœur Mercedes lui succéda, et elle-même devint maîtresse des novices.

Elle avait ses formules : Cor net y cap dret (le cœur pur et la tête droite) ; elle avait l’humilité de se reconnaître pécheresse : Si Adam n’avait pas mangé la pomme, je l’aurais mangée moi ; elle s’offrait chaque jour au Cœur Immamculé de Marie pour sauver l’Espagne.

Quand se déchaînèrent les événements de 1936, la famille lui fit procurer des vêtements civils, prévoyant qu’elle devrait fuir son couvent et se cacher.

Le dimanche 19 juillet, la révolution s’installa à Barcelone. Personne ne vint à la messe quand les portes de l’église furent ouvertes. Le soir, des églises et des couvents étaient déjà en flammes, de sorte que les Religieuses mirent sans tarder leurs vêtements civils, et, à dix heures du soir, passèrent dans la maison contiguë au couvent, par une échelle de fortune, emportant le Saint Sacrement ainsi que la célèbre image de la Vierge de la Victoire, rapportée de Lepanto.

Au matin du 20 juillet, l’aumônier célébra la Messe où elles purent communier encore une fois, et leur ordonna de partir vite.

De leur «cachette», elles pouvaient observer comment les miliciens avaient forcé les portes du monastère, détruisaient tout et mettaient le feu. Ils détruisirent les tombes des deux filles de Jaime II, qui avaient fondé le monastère ; ils déterrèrent les Religieuses et profanèrent leurs restes.

Josefina se réfugia à San Pol, mais changeait sans cesse de maison, pour ne pas compromettre ses hôtes et pour rejoindre ses Compagnes et les encourager. Elle pensait parfois : Il vaudrait mieux qu’ils nous tuent toutes d’un coup, plutôt que de courir dans les rues…

Elle se sentait suivie. Elle demeura seule et laissa les Compagnes. Elle finit par s’écrouler sur un banc de la rue. Au matin du 30 août, elle arriva chez sa sœur Servitge, épuisée.

Au matin du 31 août 1936, très tôt, Josefina sortit pour aller chercher quelques habits là où elle avait été précédemment, mais fut dénoncée.

La milice arriva pour l’interroger, lui demander où étaient l’aumônier et les autres Religieuses. Ils la prenaient pour la Prieure, mais elle se tut pour ne pas compromettre sa sœur Mercedes.

L’interrogatoire se poursuivit jusqu’à huit heures du soir. Josefina implora un peu d’eau, qu’on lui donna, mais seulement pour poursuivre l’interrogatoire. Elle avait un terrible mal de tête, et on lui répondit : On va te la changer. Mais elle ne «parla» pas.

On la fit sortir, et une voiture arriva. Elle cria : Si vous voulez me tuer, faites-le ici-même !

On la força à monter, et on ne sait pas ce qui s’ensuivit. On retrouva son cadavre le lendemain à l’hippodrome de Casa Antúnez, son front traversé par une balle, sa tête toute meurtrie, sa mâchoire supérieure déboîtée, indices qu’elle avait été torturée. Son frère, Antonio, qui dut la «reconnaître», affirma que son visage était défiguré, les traits en étaient complètement défaits, ce n’était qu’un amas de chair. Ce n’était évidemment pas cette unique balle qui avait provoqué toutes ces blessures, mais certainement aussi d’autres instruments avec lesquelles on frappa la Religieuse.

Quelqu’un avait écrit sur un bout de papier : Celle-ci est la prieure des Dominicaines du Mont-Sion, elle s’appelle Sauleda. A l’autopsie pratiquée à l’hôpital, le sacristain du couvent en fit la reconnaissance.

Dans une note faite parvenir au couvent quelques années plus tard, le tortionnaire de la Religieuse déclarait ne pouvoir oublier ses gémissements, quand, sur le point d’expirer, elle priait encore pour l’Espagne et pour ceux qui la martyrisaient.

L’auteur de la note fut à son tour condamné à mort : la veille de son exécution, il demanda à se confesser et laissa une lettre à l’adresse des familles de ses nombreuses victimes, dans laquelle il demandait pardon à Dieu pour ses crimes.

La Sœur Josefa - Buenaventura Sauleda Pauls - expira le 31 août 1936, et fut béatifiée en 2007.

 

 

Francisco de Haro Martínez

1886-1936

 

Né le 28 novembre 1886  à Mazarrón (Murcia), il fut baptisé deux jours plus tard.

Il commença le séminaire de Murcia en 1897, et passa à celui de Barcelone, pour revenir à celui d’Almería. Un an avant son ordination sacerdotale (1912), il était déjà nommé chantre en second à la cathédrale et allait le rester jusqu’en 1923.

Mais on lui confia aussi des aumôneries chez les Petites Sœurs des Vieillards Abandonnés (1914), chez les Servantes des Pauvres (1916) ; en 1929, il eut la responsabilité de préfet de discipline au Synode diocésain, en même temps qu’il fut vice-secrétaire à la direction de l’Association de la Bonne Presse.

Il fut un ami intime de don Francisco Roda Rodríguez, dont il partagea le calvaire. En juillet 1936, on vint l’enlever devant sa mère, chez elle. Il fut particulièrement maltraité durant la période de sa captivité ; sur son cadavre, on observa de profondes traces de torture.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Francisco fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Francisco de Haro Martínez, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

Antonio Torres García

1890-1936

 

Né le 24 avril 1890  à Caniles (Grenade), il fut baptisé trois jours plus tard.

Après ses brillantes études au séminaire de Guadix, il fut envoyé au Collège Espagnol de Rome et fut reçu docteur en philosophie et en théologie.

Ordonné prêtre en 1915 à Rome par le cardinal Merry del Val (le Secrétaire d’Etat de Pie X), il revint en Espagne et enseigna aux séminaristes. Vicaire à Caniles puis à Sainte-Anne de Guadix, il fut curé de Saint-Jacques de Guadix. Il dirigea aussi l’Alliance en Jésus par Marie.

Dès le commencement de la persécution religieuse de juillet 1936, il se vit contraint de retourner dans sa famille à Caniles. Mais les ennemis de la Religion l’arrêtèrent plusieurs fois, exigeant à chaque fois une rançon pour le libérer, jusqu’à priver totalement don Antonio de ce qu’il possédait.

On l’arrêta pour la dernière fois le 30 août 1936. Il fut enlevé avec six autres jusqu’à la Poudrière de Serón. On le fouilla : il avait son chapelet et un crucifix. Il dit que c’était l’image du Christ, en qui il se confiait et mettait son espérance.

Un témoin oculaire vit qu’on offensa particulièrement don Antonio dans sa chasteté.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, don Antonio Torres García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Tomás Alonso Sanjuán

1893-1936

 

Il vit le jour à Vitigudino le 13 mars 1893, dans une famille chrétienne dont le père était commerçant.

En 1906, il entra au collège salésien de Écija et, en 1908, passera à celui de Séville comme aspirant coadjuteur. Il y travaillera trois ans dans l’atelier de l’imprimerie.

En 1911, il commença le noviciat mais, au regard de son caractère encore assez vif, il ne fut pas admis à la profession. Il dut attendre patiemment 1915 (quatre ans !) pour la faire.

Il resta à cet atelier de Séville jusqu’en 1929, et fut envoyé à celui de Málaga. Il travaillait beaucoup, et trouvait le temps d’aider aussi à l’atelier de théâtre et à celui de musique.

Dévot de saint Joseph artisan, il en préparait la fête avec profond enthousiasme et total esprit salésien.

Le 18 juillet 1936 au soir, vinrent le voir deux hommes de la milice, lui demandant d’imprimer sur le champ un manifeste exigé par la Religion et la Patrie ; Tomás refusa d’abord, puis demanda à deux garçons de s’en charger.

Le travail ne put même pas être porté à son terme, parce que l’établissement fut la proie de la milice et de la foule déchaînée.

Le 21 juillet, Tomás fut arrêté avec les autres Salésiens et conduit au proche couvent des Capucins, transformé en prison ; ce fut une journée passée dans la chaleur, la faim, les moqueries, les menaces, les fouilles.

Le 22 juillet, les Salésiens furent transférés au Gouvernement Civil ; bien convaincu de l’innocence des «accusés», mais pour éviter d’autres manifestations, le Gouverneur les fit encore transférer à la prison provinciale, dans le carré qu’on appela désormais Brigade des curés.

Tomás y resta uune quarantaine de jours, d’abord monotones. Il cherchait à aider les autres, à trouver des lits quand arrivaient d’autres prisonniers.

Le 22 août, l’aviation nationale commença les bombardements, auxquels répondirent les miliciens par des exécutions généralisées. Même scénario la nuit du 30-31 août. Juste après le bombardement, ils réveillèrent tous les prisonniers, qui devaient rester debout les mains en l’air. Le premier «choisi» au hasard, fut Tomás, qui dormait juste derrière la porte de la brigade, pour ne pas déranger les autres par ses ronflements.

On désigna aussi un employé du collège : Tomás intervint pour faire remarquer qu’il n’était ni prêtre ni religieux, obtenant ainsi sa libération vu que la haine pour le Christ ne trouvait pas en lui la motivation suffisante pour le tuer.

Tomás portait le n° 57 de la liste des «choisis». Il fut abattu dans le voisin cimetière San Rafael, le 31 août 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Miguel Morano Sáez

1895-1936

 

Né le 27 février 1895 à Purchena (Almería), Miguel fut baptisé dès le lendemain.

Après avoir fréquenté le séminaire d’Almería à partir de 1909, il fut ordonné prêtre en 1920.

Il fut vicaire à Tabernas puis curé de Partaloa (1921) ; en 1922, il fut curé à Líjar ; en 1929, à Félix, et jusqu’à sa mort, pasteur très estimé tant des adultes que des enfants.

Au début de la révolution de juillet 1936, il se trouvait très malade de bronchite. Quelques jours plus tard, on l’enleva en pleine rue et on le jeta dans la prison d’Almería, d’où il fut transporté sur un des bateaux-prisons en rade d’Almería et d’où on sortait les prisonniers pour les fusiller au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas).

Les enfants pleurèrent en apprenant qu’on avait emmené don Miguel sur le bateau-prison et qu’on l’avait assassiné.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Miguel Morano Sáez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Enrique Vidaurreta Palma

1896-1936

 

Enrique naquit le 10 octobre 1896 à Antequera (Málaga, Espagne), deuxième fils de Enrique et Purificación, qui le firent baptiser le 16 octobre suivant.

Le papa était un officier de la marine, qui mourut durant la bataille de Santiago de Cuba dans la guerre contre les Etats-Unis, en 1898.

Les deux garçons, Santiago et Enrique, étudièrent chez les Jésuites à El Palo (Málaga). Enrique fut le «président» de la Congrégation mariale.

Au terme de leurs études secondaires, les garçons suivirent leur mère à Madrid pour continuer leurs études. Enrique pensait entrer chez les Jésuites, mais resta finalement au séminaire diocésain et fut ordonné prêtre en 1919.

Il avait pris pour devise le verset de l’évangile : Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir (cf. Mt 20:28).

Il fut nommé aumônier à Málaga, où il collabora au Granito de arena (Grain de sable) puis, dès 1920, fut responsable au séminaire : préfet de discipline, sous-directeur, plus tard recteur du nouveau séminaire en 1929, tout en étant professeur de diverses matières. En plus, étant lui-même assez musicien, il enseignait aux séminaristes les éléments de la musique et le chant grégorien.

Le 18 juillet 1936, don Enrique était en train de diriger une retraite au séminaire. Le 21, la maison fut prise d’assaut par des miliciens. Don Enrique se présenta à eux, déclarant que tous ceux qui étaient là, étaient des prêtres. Immédiatement, on les emmena dans la «prison», l’ancien couvent des Capucins, pendant vingt-quatre heures.

Le 22, transfert au commissariat, puis à la prison provinciale, où les prêtres continuèrent leur «retraite», priant le chapelet, échangeant les deux ou trois bréviaires qu’ils avaient pour prier l’office du jour. Certains furent assassinés peu après.

Le 31 août à cinq heures du matin, entrèrent dans la pièce des miliciens qui leur crièrent : Debout, canailles ! Un des appelés était infirme : don Enrique intercéda pour lui. Le milicien bouscula alors don Enrique avec un coup de poing et le mit parmi les appelés. On entendit des coups de feu quelques secondes après.

Le lendemain, les mêmes miliciens vinrent confirmer qu’ils les avaient abattus en allant au cimetière de San Rafael et que toute la route était semée de cadavres.

Don Enrique Vidaurreta Palma fut martyrisé le 31 août 1936.

Lors de l’exhumation en 1940-1941, on reconnut son cadavre par l’abrégé de théologie morale qu’il tenait dans sa poche.

Don Enrique a été béatifié en 2007.

 

 

José María Martínez Vizcaíno

1898-1936

 

Né le 9 décembre 1898  à Ohanes (Almería), et baptisé dès le lendemain, il fut élève au Collège de Sacro Monte de Grenade. Ses excellentes notes lui valurent une bourse d’étude.

Ordonné prêtre en 1922, il eut cette faveur que, lors de sa première Messe, le prédicateur fut don Diego Ventaja Milán, futur évêque d’Almería.

Don José María fut curé de Churriana de la Vega, puis secrétaire particulier de don Diego, devenu évêque en 1935. Quand le nouvel évêque lui demanda s’il acceptait, José María lui répondit : Oui, jusqu’à ce que la mort nous sépare. Cette phrase allait se révéler prophétique.

Le fidèle Secrétaire fut arrêté en même temps que l’Evêque, le 12 août 1936 et avec lui fut mis dans le couvent des Adoratrices, transformé en prison, puis l’accompagna aussi sur le bateau-prison Astoy Mendi.

Il devait être embarqué le 30 août, avec l’évêque, mais ne fut pas pris ce jour-là par manque de place dans le camion ; il partit le lendemain, 31 août, pour le Pozo de la Lagarta, où il fut fusillé.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, José María Martínez Vizcaíno sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Joaquín Berruezo Prieto

1899-1936

 

Né le 15 janvier 1899  à Olula de Castro (Almería), il fut tôt orphelin de son père et pieusement élevé par sa mère, Carmen.

Il fit ses études au Petit séminaire d’Almería puis au Grand séminaire. Durant cette période, il montra son goût et ses dons pour propager la Bonne Presse.

Ordonné prêtre en 1921, il prépara le doctorat en théologie : il connaissait de façon approfondie les Mystiques espagnols. Sa liturgie était imprégnée de piété, de recueillement.

Il se mit dans les rangs des Travailleurs Diocésains, au service des séminaires et exerça son activité sacerdotale dans les séminaires de Ségovie, Séville, Astorga et Belchite.

La santé de sa mère s’étant dégradée, il revint vers elle et fut curé à Olula de Castro et Níjar. C’était en 1935. Ses paroissiens n’arrivaient pas à savoir quand il mangeait ou quand il dormait : il était tout à tous (cf. 1Co 9:22).

En 1936, les autorités l’obligèrent à quitter le presbytère. Sa nièce pleurait de le voir partir ainsi, mais il la consola et lui montra le ciel avec sa main. Il alla se réfugier à Almería, puis à Santa Cruz de Marchena.

Le 6 août, on vint l’arrêter. Trois jours après, on le jetait en «prison», c’est-à-dire dans le couvent des Adoratrices réquisitionné à cet effet ; là, il put encore recevoir sa bonne maman et lui dire A Dieu, avant d’être transféré sur le bateau-prison Astoy Mendi, où se trouvait aussi l’évêque.

Le 31 août, il fit partie des prisonniers désignés pour être évacués de là et exécutés au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas).

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Joaquín Berruezo Prieto sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Germán Martín y Martín

1899-1936

 

Il était né à San Cristóbal de Priero (Asturies, Espagne) le 9 février 1899.

Il fréquenta le collège des Salésiens à Béjar (Salamanque). Puis il entra au noviciat de Carabanchel Alto et fit la profession en 1918.

Il fit ses premières armes à Barcelone et Baracaldo, puis l’équivalent du service militaire dans des pays d’Amérique centrale ou du sud.

Aprèsavoir été ordonné prêtre, en 1927, il fut envoyé à Carabanchel (1927-1933), puis Madrid (1933-1935), où les jeunes élèves apprécièrent sa bonté toute salésienne et ses méthodes pédagogiques.

En juillet 1936, il fallut évacuer le collège de Madrid, où il se trouvait, avec le père Ullivarri qui y était de passage. Ils trouvèrent à se réfugier dans deux pensions de la capitale, mais on vint les arrêter le 31 août, pour les conduire à la tchéka de Fomento et les condamner à mort immédiatement.

Le père Germán et l’autre père furent fusillés près du cimetière de Aravaca (Madrid) le 31 août 1936 et furent béatifiés en 2007.

Enrique López Ruiz

1901-1936

 

Né le 16 mai 1901 à Trevélez (Grenade), et baptisé deux jours plus tard, Enrique fit ses études au séminaire de Grenade.

Ordonné prêtre vers 1926, il fut chargé de la paroisse de Nacimiento en 1928. Ce fut toute sa vie sacerdotale, admirée et estimée de ses paroissiens.

Quand se déchaîna la persécution religieuse de l’été 1936, les miliciens voulaient absolument le faire partir de la paroisse, car il y faisait trop de bien. Don Enrique refusa de partir : Si je m’en vais, qui est-ce qui va leur célébrer la Messe ?

Peu après cependant, on força sa porte, on l’arrêta et on l’envoya à la prison d’Almería. De là, on l’expédia sur le bateau-prison Astoy Mendi où, comme on l’a vu, se trouvaient bien d’autres prêtres et surtout les deux évêques d’Almería et de Guadix.

Les 30 et 31 août, le soir, les miliciens vinrent appeler certains d’entre eux. Don Enrique n’était ni dans la liste du 30 ni dans celle du 31. Au terme de l’appel du 31, il se leva spontanément et rappela qu’il était prêtre, lui aussi. Un voisin lui disait de se taire, mais lui : Le Christ m’appelle ! On l’emmena donc lui aussi, au Pozo de la Lagarta.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Enrique López Ruiz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

José María Palacio Montes

1901-1936

 

Il naquit le 9 novembre 1901 à Bimenes (Asturies), et fut baptisé le lendemain.

Très jeune orphelin de père, il fut aidé par son grand-père qui l’inscrivit à onze ans à l’école apostolique dominicaine de Corias.

Là, l’adolescent entra au noviciat. Il fit la profession en 1917 et étudia la philosophie avant de passer à Salamanque pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1925.

Il obtint le grade de lector en théologie.

Il enseigna à Las Caldas de Besaya, avant de faire le service militaire à Larache en 1926.

Il fut professeur à Corias puis à Salamanque ; il publia un Enchiridion sur la propriété, et des articles variés dans les revues dominicaines.

On l’envoya se reposer à Corias, où le surprit la révolution.

Lors de la révolution de 1936, le père José fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit des tortures indescriptibles, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Pedro (Santiago) Vega Ponce

1902-1936

 

Il naquit le 26 juillet 1902 à Mayorga de Campos (Valladolid), fut baptisé le lendemain et confirmé en 1906.

De famille très pauvre, il dut travailler durement pour survivre, de sorte qu’il n’apprit pas même à lire.

Au contact avec les Dominicaines, il entendit l’appel de Dieu et demanda à être admis comme Frère convers à Corias, où il prit l’habit en 1935.

Au vote pour l’admettre à la profession, il fut admis à l’unanimité, mais la Providence avait préparé autre chose pour le Frère : les événements ne lui laissèrent pas le temps de faire cette profession.

Lors de la révolution de 1936, le frère Pedro fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

Lui qui n’avait pas pu étudier comme les autres, fut cependant leur Compagnon de martyre et de gloire dans le Ciel.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Pedro Martín Abad

1902-1936

 

Né le 30 novembre 1902  à Vera (Almería), il fut consacré au Sacré-Cœur par ses parents dès sa naissance, et fut baptisé trois jours plus tard. Les parents tenaient un commerce.

Il fréquenta le séminaire d’Almería, où il acquit une bonne réputation d’organiste. Avant même son ordination sacerdotale (1925), il était organiste titulaire au Sacré-Cœur d’Almería, puis à la cathédrale. Il allait donner tout le reste de sa vie à la musique sacrée. C’était peut-être une passion de sa part, mais c’est parfois aussi une vraie croix : il ne devait la porter que dix ans, avant de recevoir la Couronne de la gloire.

En 1928, il fonda la très fameuse Confraternité de Jésus de Nazareth et Marie de l’Amertume, mieux connue sous le nom de El Encuentro (La Rencontre).

Lors de la persécution religieuse de l’été 1936, il se cacha dans une famille. Mais apprenant un jour que l’évêque venait d’être arrêté, il leur dit : S’ils ont pris Monseigneur l’Evêque, pourquoi n’irais-je pas moi aussi avec lui ? Il sortit de sa cachette.

Le 27 août, on l’arrêta et on l’envoya à la prison d’Almería. De là, on l’expédia sur le bateau-prison Astoy Mendi où, comme on l’a vu, se trouvaient bien d’autres prêtres et surtout les deux évêques d’Almería et de Guadix.

Il y souffrit de terribles tortures. Ayant refusé de blasphémer, il fut porté et immobilisé sur le pont ; on lui passa une corde au cou et, avec une poulie, on le pendait et on le relâchait, maintes fois. Il était déjà en bien mauvais état, quand il fut appelé au soir du 31 août, pour être emmené au Pozo de la Lagarta.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Pedro Martín Abad sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Bernardo Cembranos Nistal

1903-1936

 

Bernardo vit le jour le 20 août 1903 à Villaquite (León, Espagne), jour de la fête de saint Bernard.

Entré chez les Capucins, il reçut l’habit en 1920 et prit le nom de Eustaquio.

Il fit la profession en 1921 comme Frère convers.

Lors des hostilités de 1936, il se trouvait dans la communauté de Gijón.

Arrêté dès le 21 juillet, il passa, dit-on, quarante jours à prier.

On le mit d’abord à travailler dans les ruines de la zone bombardée de Simancas.

Au soir du 30 août, on l’emmena pour le fusiller.

Il reçut la palme du martyre à Gijón (Asturies) le 31 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Fernando Grund Jiménez

1907-1936

 

Fernando Grund Jiménez naquit le 14 février 1907 à Málaga (Espagne).

Après ses premières études chez les Jésuites, il fréquenta le séminaire et fut ordonné prêtre en 1931.

Il fut envoyé à Almería comme prédicateur en milieu ouvrier.

Dès le début de la guerre civile, il chercha à trouver refuge avec son Confrère, le p. Tomás Morales y Morales, chez des amis, mais on les reconnut dans la rue. On les mit en prison, puis dans un bateau-prison du port, le Astoy Mendi, où se trouvaient déjà d’autres Religieux.

On les en fit sortir le 30 août et, dans la nuit, on les fusilla au lieu-dit Pozo de La Lagarta (Tabernas, Almería).

Fernando Grund Jiménez devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 31 août.

 

 

Tomás Morales y Morales

1907-1936

 

Tomás Morales y Morales naquit le 12 juillet 1907 à Carrizal de Ingenio (Las Palmas, Canaries, Espagne), un des neuf enfants de José Morales, un simple ouvrier, et d’Andrea Morales.

Entré dans l’Ordre des Dominicains, il fit la profession en 1924 et fut ordonné prêtre en 1931.

Il fut aux couvents d’Almagro et de Ciudad Real.

En 1933, il fut nommé professeur de grec et d’hébreu au collège d’Almería, car il était très spécialisé dans les langues anciennes ; il savait aussi l’arabe.

Tomas travailla avec ardeur au service de la jeunesse, comme professeur, comme respondable d’Action Catholique.

Malgré cet impact de formateur, il fut vite dans l’œil de mire des marxistes. Dès le début de la guerre civile, il chercha à trouver refuge avec son Confrère, le p.Fernando Grund Jiménez, chez des amis, mais on les reconnut dans la rue. On les mit en prison, puis dans un bateau-prison du port, le Astoy Mendi, où se trouvaient déjà d’autres Religieux.

On les en fit sortir le 30 août et, dans la nuit, on les fusilla au lieu-dit Pozo de La Lagarta (Tabernas, Almería).

Tomás Morales y Morales devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 31 août.

 

 

Ángel Noguera Gallegos

1908-1936

 

Il eut la fortune de naître le 8 décembre 1908 à Grenade, en la fête de l’Immaculée Conception de Marie. Sa sœur s’appelait Antonia.

Petit garçon, il allait volontiers à l’église pour prier : Je vais tenir compagnie à la Vierge, elle est toute seule.

Il entra au séminaire de Grenade. Peu après, son père dut être amputé d’une jambe et ne pouvait plus travailler. La maman chercha à apprendre le métier de sage-femme, mais le papa trouva à son fils un travail d’écrivain public.

Malgré cette épreuve, Ángel continua sa formation et fut ordonné prêtre en 1933.

 

La paroisse où il fut nommé n’avait pas que de pieux fidèles : des partisans laïcistes ne se gênaient pas pour le menacer, et ouvertement. Mais don Ángel continuait son travail apostolique. Il n’hésitait pas à jouer avec les adolescents à la pelote et remontait sa soutane pour courir avec eux, cherchant par là à les attirer et les gagner au Seigneur. Mais pour cet «écart», il fut muté à Alboloduy en 1935.

Quand la persécution religieuse éclata, la mère d’Ángel le supplia de revenir à Grenade, mais il refusa. Il accepta juste de se réfugier avec un autre prêtre, don José Gómez Matarín (v. plus haut) dans une ferme ; jusqu’au 24 juillet, ils purent célébrer la Messe dans l’église puis, celle-ci ayant été incendiée, ils célébrèrent à la maison. On les arrêta le 6 août.

Comme on l’a vu pour don José, don Ángel fut mis en prison à Almería, de là au bateau-prison Astoy Mendi, où il retrouva l’évêque don Diego. Quand celui-ci fut «appelé» au soir du 30 août, tous les prêtres voulurent l’accompagner, mais le responsable leur dit de ne pas se donner tant de peine, qu’il allait tous les massacrer le lendemain.

Don Ángel fut ainsi martyrisé au Pozo de la Lagarta le lendemain, 31 août 1936 ; il avait vingt-sept ans.

Béatifié en 2017, Ángel Noguera Gallegos sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Isidro Ordóñez Díez

1909-1936

 

Il naquit le 15 mai 1909 à Campohermoso (León), fut baptisé le lendemain et confirmé en 1914.

Il entra à l’école apostolique de Corias en 1920, fit la profession en 1926, étudia la philosophie avant de passer à Salamanque pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1932.

La première Messe, il la célébra au sanctuaire de Notre-Dame de Montesclaros (Santander), en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet).

Il acheva les études à Salamanque et fut nommé maître des novices assistant, et sacristain.

Il fut professeur à Corias, où il enseigna le latin, la rhétorique et l’histoire.

Lors de la révolution de 1936, le père Isidro fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936. Son cadavre fut jeté dans un puits de mine.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola

1915-1936

 

Il naquit le 11 juillet 1915 à Abadiano (Biscaye), fut baptisé le jour même et confirmé en 1919.

Durant son enfance, il se distinguait des autres garçons par sa piété. Ayant rencontré des Religieuses dominicaines, il entendit l’appel de Dieu.

Il entra à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya (Santander) en 1927, mais n’était pas vraiment fait pour les études ; aussi demanda-t-il à être admis comme Frère convers et fit la profession en 1934, à Salamanque.

Il fut envoyé à Corias, où il s’occupa (entre autres) du four à pain.

Ce fut un Frère exemplaire.

Lors de la révolution de 1936, le frère Cristóbal fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Pere Tarrés i Claret

1905-1950

 

Pere naquit le 30 mai 1905 à Manresa (Barcelona, Catalogne en Espagne).

Ses parents sont Francesc Tarrés Puigdellívol et Carme Claret Masats, des croyants très pratiquants. Avant Pere, il y a deux filles : Francisca et María.

Pere est baptisé le 4 juin ; il sera confirmé en 1910 et fera sa Première Communion en 1913.

A cause du travail du papa, qui est mécanicien, la famille se déplace plusieurs fois, à Badalona, à Mataró, à Barcelone, de nouveau à Manresa, où Pere fait ses études chez les pères Jésuites.

Pere est un garçon joyeux, ouvert, affectueux chez lui, amant de la nature, mais aussi contemplatif, poète à ses heures.

Il aide souvent la pharmacien Josep Balaguer, qui l’encourage à continuer ses études. Il obtient une bourse pour arriver jusqu’au baccalauréat, au collège Saint-Ignace, puis grâce à quelques médecins qui l’aiment bien, il fréquente la faculté de médecine à Barcelone.

En 1921, il fréquente l’oratoire de saint Filippo Neri et, de 1922 à 1936, il est fils spirituel du père Jaume Serra. De plus, il est membre de la Fédération Jeunes Chrétiens, montrant un profond zèle apostolique. La Fédération, que nous appelons en France l’Action Catholique, exige de ses membres la prière, l’étude et l’action. Pere reçoit diverses charges dans cette Fédération : pour lui, le secret de la vie spirituelle, c’est la dévotion à la Sainte Eucharistie et l’amour filial envers la Mère de Dieu.

1925 est l’année de la mort de son père ; peu après sa mère reste invalide après un accident.

En 1927, en accord avec son directeur spirituel, il fait à Noël le vœu de chasteté, à Monistrol de Calders.

L’année 1928 est décisive : Pere a terminé le cycle de ses études de Médecine avec “mention extraordinaire”, et s’établit à Barcelone, où il ouvre avec un ami, Gerardo Manresa, un sanatorium sous le patronage de Notre-Dame-de-la-Merci.

Les deux sœurs de Pere entrent en religion chez les Sœurs Conceptionnistes.

La vie de Pere est empreinte de charité et de piété ; auprès des malades il est attentif, sans jamais perdre sa joie communicative.

En juillet 1936, il est en train de suivre les exercices spirituels à Monserrat, qui sont interrompus à cause du soulèvement national. Pere va courageusement demander aux autorités de protéger le monastère contre les exactions des manifestants.

Réfugié à Barcelone, il réussit à porter la Communion à ceux qui sont persécutés par les miliciens rouges, et échappe à une perquisition à son domicile.

En juin 1938, il doit s’enrôler comme médecin dans l’armée républicaine. Ce sera ses propres soldats qui demanderont de le promouvoir au grade de capitaine, tant il était courageux et dévoué pour eux.

Il prenait sur son temps libre pour étudier le latin et la philosophie, en vue de se préparer au sacerdoce, et ne perdait pas une occasion de manifester sa foi catholique.

En janvier 1939, il reprend ses activités médicales à Barcelone, ainsi que dans l’Action Catholique, et entre au séminaire de Barcelone en septembre.

Sa mère meurt en 1941 : c’est l’année où il reçoit les premières ordinations, à l’époque la tonsure, qui précédait les quatre ordres mineurs (portier, lecteur, exorciste, acolyte), et le sous-diaconat. Il est ordonné diacre, et enfin prêtre en 1942.

Il est vicaire à San Esteban de Sesrovires, puis l’évêque l’envoie faire sa licence de Théologie à l’université pontificale de Salamanque (1944).

Il est ensuite aumônier de l’Action Catholique : vice-directeur diocésain pour les jeunes, puis pour les jeunes filles de la paroisse de Saint Vincent de Sarriá, pour pour les Franciscaines de l’Immaculée Conception.

Ces multiples responsabilités ne lui ménagent pas les difficultés et les souffrances intérieures, qu’il domine par la charité, la prudence, la force intérieure. Comme il l’écrit dans son journal personnel, il est totalement immergé dans l’océan de l’apostolat, il en est profondément heureux.

Durant les vacances, il se rend au sanctuaire de la Vierge de Nuria (Gerona) à 2000 mètres d’altitude, où il reçoit de nombreux groupes de jeunes de l’Action Catholique.

Pere semble infatigable, et irremplaçable. A ses activités s’ajoutent successivement, de 1946 à 1949, l’assistance spirituelle à d’autres groupes : les oblats laïcs bénédictins (Monserrat), anciens chanteurs au monastère ; l’œuvre de la Visitation (pour l’assistance matérielle et spirituelle des malades pauvres) ; école catholique pour la formation sociale, de Barcelone ; confesseur au Séminaire ; délégué diocésain pour la Protection de la Femme ; hôpital des “Magdalenas”, où sont hospitalisées les femmes prostituées en phase terminale ; paroisse Sainte-Anne de Barcelone.

En 1950, on lui diagnostique un lymphosarcome lymphoblastique. Il prend la nouvelle avec total abandon de soi à Dieu, offrant sa vie pour la sanctification des prêtres.

Il meurt dans sa propre clinique, le 31 août 1950.

Il sera béatifié en 2004.

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 23:00

30 AOUT

 

IV.

S Felix et Adauctus, deux martyrs romains très célèbres et inconnus.

S Philonide, évêque à Kourion : pour échapper à des sodomites, il se jeta d'une hauteur.

SS Boniface et Thècle, époux martyrs à Hadrumète, parents de douze enfants martyrs.

?

Ste Gaudentia, vierge martyre à Rome.

V.

S Pammachius, grand ami et camarade d'études de s. Jérôme, ancien sénateur, veuf, ascète.

S Gaudens, berger de treize ans martyr en Comminges.

VI.

S Rumon, évêque à Tavistock.

S Modan, évêque en Irlande (VII.?).

VII.

S Agilus, probablement franc-comtois, oblat à Luxeuil, abbé à Rebais après avoir refusé l'évêché de Langres.

S Fiacre, moine irlandais, ermite à Breuil, patron des jardiniers et des maraîchers, invoqué contre les hémorroïdes ou "mal de Saint Fiacre" ; à sa prière naquit le futur Louis XIV ; les "fiacres" doivent leur nom à la statue du Saint qui se trouve sur l'hôtel Saint-Fiacre de Paris, d'où partaient les taxis parisiens, les "carrosses à 5 sols de l'heure", institués en 1640.

VIII.

Ste Ameltrude, vierge vénérée à Jumièges.

X.

S Fantino le Jeune, moine calabrais, chassé par les Sarrasins, retiré à Thessalonique.

Bse Ritza, vierge à Coblentz.

XI.

S Bononius, jeune bénédictin bolognais, ermite près du Caire, abbé à Lucedio.

S Pietro, ermite et prédicateur, mort à Trevi.

XVI.

Ste Margaret Ward, laïque anglaise martyre à Tyburn.

Bx Richard Leigh, Edward Shelley, Richard Martin, John Roche et Richard Flower, martyrs à Tyburn ; le premier était prêtre ; John Roche avait échangé ses vêtements avec ceux d'un prêtre que ste Marguerite Ward avait aidé à s'évader ; ils furent béatifiés en 1929, sauf Richard Flower en 1987.

XVII.

B Giovanni Giovenale Ancina, ami de s. François de Sales, médecin à Rome, oratorien, évêque à Saluces, charge qu'il bouda pendant cinq mois ; il sera empoisonné par un religieux dont il avait arrêté les machinations contre une communauté. 

XIX.

Bse María Rafols Bruna, espagnole, fondatrice des Sœurs de la Charité de Sainte-Anne, dévouée aux malades et enfants abandonnés ; elle subira même injustement la prison ; béatifiée en 1994.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 1993 :

Evêques : à Almería, Manuel Medina Olmos, évêque à Guadix, et Diego Ventaja Milán, évêque à Almería (*1869, 1880) ;

Lassaliens : près d’Almería, Isidoro Primo Rodríguez (Edmigio), Justo Zariquiegui Mendoza (Amalio) et Marciano Herrero Martínez (Valerio Bernardo) (*1881, 1886, 1909).

- béatifiés en 2001 :

Capucins : près de Castellón, le prêtre José Ferrer Adell (Joaquín de Albocácer, *1879) ;

Amigoniens : à Bilbao, le prêtre Vicente Cabanes Badenas (*1908) ;

- béatifiés en 2007 :

Dominicains : à Madrid, le profès Nicasio Romo Rubio (*1891) ;

Augustins : près de Madrid, le clerc Antonio María Arriaga Anduinza (*1903) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Lleida, Joan Tomás Gibert (*1902) ;

- béatifié en 2015 :

Capucins : près de Barcelone, le jeune profès Carles Canyes Santacana (Marçal, *1917) ;

- béatifiés en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Domingo Campoy Calvano et Pedro Antonio Almécija Morales (*1903) ; à Barranco del Chisme (Almería) : Juan Garrido Requena, Nicolás González Ferrer, Santiago Mesa Leyva, Aurelio Leyva Garzón, Antonio García Padilla, Torquato Pérez López, Mariano Morate Domínguez, Juan Manuel Felices Pardo, Ángel Alonso Escribano, Francisco Rodríguez Carmona  (*1864, 1872, 1875, 1877, 1881, 1881, 1884, 1893, 1897, 1910) ;

Lazaristes : près de Madrid, le prêtre Manuel Requejo Pérez (*1872) ;

- béatifiés en 2020, martyr!sés près de Grenade :

Diocésains : Pedro Ruiz de Valdivia Pérez et José Frías Ruiz (*1871, 1902).

Laïcs : José Muñoz Calvo (*1913), jeune responsable d’Action Catholique.

B Yusuf Nehmé (1889-1938), benjamin de sept enfants, moine maronite libanais, béatifié en 2010.

B Humbert (Eustaquio) van Lieshout (1890-1943), huitième de onze enfants, hollandais, des Prêtres des Sacrés-Coeurs, actif au Brésil, béatifié en 2006.

B Alfredo Schuster (Ildefonso, 1880-1954), bénédictin, abbé à Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, évêque à Milan ; il fera cinq fois la visite totale des neuf-cents paroisses ; son successeur sera Giambattista Montini (futur s.Paul VI) ; béatifié en 1996.

Felix et Adauctus de Rome

† 303

 

Felix était probablement un prêtre, qui fut condamné à mort pour sa foi, sous Dioclétien.

Après avoir été torturé, il fut conduit là où il devait être décapité, sur la Via Ostiense.

Tandis qu’on l’y conduisait, un autre Chrétien s’approcha en proclamant hautement sa foi : il fut décapité avec Felix.

On ne connaissait pas le nom du «compagnon» de Felix : on lui donna celui de Adauctus, ajouté, ayant été adjoint au martyre de Felix.

On ne connaît rien de plus sur ces deux Martyrs, qui cependant furent très célèbres et très honorés.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Felix et Adauctus au 30 août.

 

 

Pammachius de Rome

† 410

 

Des nombreuses lettres de s.Jérôme (v. 30 septembre), on sait que Pammachius était son cher ami et ancien camarade d’études à Rome. Jérôme naquit en 347 et Pammachius pouvait avoir sensiblement le même âge.

Pammachius appartenait à l’une des familles les plus en vue dans la capitale romaine, les Furii ; il était parent de sainte Marcella (v. 31 janvier).

Il épousa Paulina, la seconde fille de sainte Paule (v. 26 janvier). Paulina souffrit de plusieurs fausses couches et mourut prématurément, à la fin du 4e siècle.

Avant comme après ce veuvage, Pammachius s’employa généreusement à soutenir la Vérité contre les erreurs qui se répandaient. Tout en correspondant avec s.Jérôme, il combattit un certain Jovinien, moine qui soutenait que le baptême mettait tous les Chrétiens sur le même plan, sans distinction de mérites, et donc excluant l’utilité de toute ascèse pour se sanctifier ; Pammachius en référa au pape Sirice. Dans la querelle sur l’origénisme, Pammachius soutint ardemment les efforts de s.Jérôme pour faire triompher la Vérité. Il s’employa aussi à ramener à l’orthodoxie des donatistes, victoire pour laquelle s.Augustin (v. 28 août) le félicita chaleureusement (fin 401).

Devenu veuf, Pammachius, qui était fort riche, adopta un style de vie très ascétique. Il vêtit une simple bure de couleur foncée et supporta gaiement les railleries qu’elle lui occasionna de la part de ses connaissances. S.Jérôme lui dédia des commentaires sur les Prophètes (Abdias, Osée, Joël, Amos, Daniel).

Pammachius s’associa avec une sainte femme romaine, Fabiola, pour fonder à Ostie un hospice en faveur des pèlerins pauvres et malades.

De lui, s.Jérôme écrivit : Il ne s’est pas contenté de donner à Dieu son argent ; il s’est donné lui-même.

Pammachius avait sur le mont Celius une grande propriété, qu’il agrandit ; les Chrétiens pouvaient s’y réunir.

Le 24 août 410, les hordes d’Alaric mirent à sac la ville de Rome ; Pammachius mourut quelques jours plus tard.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Pammachius au 30 août.

 

 

Agilus de Rebais

583-650

 

Agilus - en français courant Ayeul ou Aile ou Y - était d’origine franc-comtoise et naquit vers 583 à Port-sur-Saône, d’Arnoald et de Deutérie. Arnoald était membre de la cour de Childebert II.

Enfant, il eut l’occasion d’être présenté à s.Colomban (v. 23 novembre), qui le bénit.

Vers 594, il entrait à l’abbaye de Luxeuil, comme oblat, c’est-à-dire «offert» à Dieu par ses parents.

On sait qu’il accompagna s.Eustase (v. 2 avril) durant ses missions évangélisatrices dans le Jura, en Bavière, en Brie, en 612.

Il aurait ensuite refusé l’évêché de Langres (628), mais aurait accepté la charge d’abbé dans le nouveau monastère de Jérusalem, que fondait s.Ouen (v. 24 août), ensuite appelé de Rebais (Meaux).

Formé à Luxeuil, Agilus fit adopter à Rebais la règle un peu mitigée de s.Benoît et de s.Colomban.

On rapporte qu’un jour, miné par la soif, il frappa la terre de son bâton et fit jaillir une source.

Agilus mourut vers 650, et fut très vite honoré comme Saint.

L’abbaye de Rebais fut vendue comme Bien national en 1792. Au siècle suivant, les bâtiments restants furent restaurés au profit d’un orphelinat, actuellement une maison de retraite.

Saint Agilus de Rebais est commémoré le 30 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fiacre ermite

† 670

 

Fefrus (en irlandais Fiachra) était vraisemblablement irlandais, et peut-être même fils de roi.

D’aucuns prétendirent qu’il y avait été évêque et qu’il voulut se retirer dans quelque solitude de Gaule. Il ne semble pas qu’on puisse accepter ce détail.

Il est attesté que Charles le Chauve fit don d’un terrain au lieudit Breuil, à trois milles de Meaux, à un certain Fefrus, qui ne peut être le nôtre, puisque Charles le Chauve vivait au 9e siècle. On trouve dans la vie de s.Faron († 670, v. 28 octobre) que cet évêque fit dont d’un terrain à Fiacre.

L’ermitage de Fiacre se développa en un petit monastère, qui donna naissance à la localité de Saint-Fiacre-en-Brie, mais il ne faudrait pas non plus en déduire que Fiacre fût abbé de ce monastère.

Il aurait été très actif à défricher son petit territoire et pouvait cultiver des fruits et des légumes dont il nourrissait et soignait les pauvres.

On ne connaît pas grand-chose de précis sur Fiacre, mais il fut immensément célèbre en France, en Belgique, jusqu’en Rhénanie.

On raconta qu’une femme, jalouse de la sainteté et des miracles de Fiacre, tenta de le dénoncer comme sorcier ; on la renvoya simplement à sa quenouille et elle reçut le sobriquet de Becnaude, d’où dériva baguenauder, «dire des niaiseries».

On le prit comme patron des jardiniers, des bonnetiers ; on l’invoqua contre le fic-saint-Fiacre (sorte de tumeur), contre les hémorrhoïdes.

C’est au tombeau de saint Fiacre que recourut la reine Anne d’Autriche pour obtenir la naissance d’un dauphin ; mais rappelons que la même Reine recourut également à sainte Lucie de Verdun (v.19 septembre).

Il y eut à Paris une place devant l’hôtel Saint-Fiacre, où se trouvait une statue du Saint. De là partaient les carrosses à cinq sols, ancêtres des taxis. Telle fut l’origine des fiacres.

Saint Fiacre est commémoré le 30 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fantino le Jeune

10e siècle

 

Il y eut un saint Fantinus (ou Phantinus), moine en Calabre, au 4e siècle et surnommé l’Ancien (v. 24 juillet).

Fantinus le Jeune semble avoir été aussi calabrais et moine basilien ; il devint abbé d’un monastère grec du Mercurion, une zone italienne entre Calabre et Lucanie.

Il occupait cette charge avec renoncement, sa préférence étant bien plutôt orientée vers la solitude, la méditation, la prière silencieuse. On le connaissait pour son ascèse, ses jeûnes prolongés et fréquents.

Outre sa charge, il dut recevoir une foule de personnes qui recouraient à ses conseils paternels, à son exemple, à sa prière.

Une grande amitié le lia à un autre grand Saint basilien, Nil de Rossano (v. 26 septembre).

Les envahisseurs Sarrasins pillèrent le monastère, et Fantino se retira à Thessalonique, où il s’éteignit vers l’an 1000.

De lui, l’Eglise de Grèce affirme que Fantino fut l’une de ces personnalités qui unirent par leur existence des régions bien distinctes du monde chrétien.

Saint Fantino le Jeune est commémoré le 30 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bononius

951-1026

 

Bononius serait né vers 951 à Bologne, ville italienne dont le nom latin est Bononia. On n’a pas d’autre nom de lui ; il est et demeure «bolonais».

A quinze ans, il entra au monastère Saint-Etienne, qui abritait des Bénédictins, puis obtint en 976 la permission de l’abbé d’aller visiter les Lieux Saints.

Avant de s’embarquer à Venise, il rencontra un vénérable prieur de monastère, nommé Giorgio, qui lui conseilla d’aller trouver saint Romualdo ; Bononius suivi le conseil et fut assez édifié par le saint Fondateur pour lui demander d’être son disciple ; voilà donc notre bénédictin devenu camaldule ; quant au voyage en Terre Sainte, on y pensera plus tard.

Romualdo estima beaucoup son nouveau disciple, au point qu’au bout de vingt-deux ans, en 998, il le nomma abbé du nouveau monastère camaldule de Saint-Michel à Poggibonzi.

Quatre ans après, en 1002, Bononius se décida à effectuer son voyage en Terre Sainte ; sur le chemin du retour, le voyage passa par Alexandrie (Egypte), où il s’arrêta pour visiter des ermites proches du Caire. Il vécut aussi en ermite quelque temps avant de partir proclamer la Bonne Nouvelle dans les rues de la ville. Il réussit même à conquérir la faveur des autorités.

Repassant par Alexandrie, il apaisa par sa prière une violente tempête, ce qui amena à la foi beaucoup d’Infidèles.

Or, un soulèvement de Sarrazins au Caire engendra la destruction de l’église des Chrétiens ; ceux-ci furent vendus comme esclaves sur les marchés musulmans, avec l’évêque Pietro de Verceil qui allait lui aussi aux Lieux Saints. Bononius intervint auprès des autorités et obtint du sultan de faire reconstruire l’église détruite et libérer l’évêque et ses compagnons de captivité.

Le voyage ne fut pas vraiment direct : Bononius les accompagna du Caire à Constantinople, puis regagna la solitude du Mont Sinaï.

Mais en Italie, on ne l’avait pas oublié, ou peut-être l’évêque de Verceil parla de lui en rentrant dans son diocèse. Voilà qu’en 1012 on fit savoir à Bononius qu’on le nommait abbé du monastère de Lucedio (Piémont).

Bononius, obéissant, s’y rendit, tout en regrettant le désert. Mais un événement assez grave (qu’on ne connaît pas mieux) l’obligea de nouveau à se déplacer : il vint fonder un monastère en Toscane.

Successivement, le calme étant revenu, il réintégra en 1015 l’abbaye de Lucedio, et c’est là qu’il mourut, le 30 août 1026.

Son culte fut ratifié un an plus tard, en 1027.

La vie de Bononius fut mouvementée, mais l’homme était profondément religieux et silencieux dans l’âme ; même loin de l’ermitage, il était toujours avec Dieu.

 

 

Pietro de Trevi

† 1052

 

Pietro vit le jour à Rocca di Botte (Abruzzes, Italie C).

Quand, selon la coutume, ses parents lui organisèrent un mariage, Pietro s’enfuit de la maison et alla se mettre à l’école d’un certain Cleto à Tivoli, pendant deux années.

Cleto, l’ayant jugé mûr, le présenta à l’évêque Gregorio, qui le tonsura, lui remit une croix et l’envoya prêcher.

Deux années durant, Pietro circula inlassablement dans les localités voisines, prêchant aux populations en leur montrant le chemin de la conversion.

Il reçut alors une vision de Notre-Seigneur et de Notre-Dame, qui lui demandaient d’aller prêcher un peu plus loin. Il se déplaça à Subiaco, où il resta cinq mois près de l’église Saint-Abonde (l’actuelle co-cathédrale), puis rejoignit Trevi, où il s’établit sous en escalier en pierre : il ne quittait ce «palace» que pour aller prêcher.

Il y mourut un 30 août, probablement en 1052.

En 1215, il fut canonisé.

Saint Pietro de Trevi est commémoré le 30 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

John Roche

?-1588

 

John naquit en Irlande. Il est aussi désigné comme John Neele ou Neale.

Le seul détail important - et quel détail ! - qu’on connaisse de lui est qu’il prit les vêtements d’un prêtre prisonnier pour l’aider à s’échapper de la prison Bridewell. C’est donc lui, John, qui fut arrêté et jugé.

On lui offrit la liberté s’il demandait pardon à la Reine et s’il entendait intégrer l’Eglise protestante.

Sur son refus, John Roche mourut en martyr à Tyburn, le 30 août 1588.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Richard Martin

?-1588

 

Richard était né dans le Shropshire (Angleterre).

Il fréquenta le Broadgates Hall d’Oxford et rentra dans le giron de l’Eglise catholique.

Laïc, il fut arrêté en compagnie d’un prêtre, Robert Morton (v. 28 août). On lui proposa la liberté s’il acceptait de participer aux offices protestants, ce qu’il refusa.

Pour avoir offert une assiette de soupe chaude à Robert Morton, il fut accusé de trahison, ayant reçu et nourri des prêtres.

Richard Martin mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 30 août 1588, avec la célèbre Margaret Ward.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Edward Shelley

1538-1588

 

Edward était né vers 1538 ou même 1528 à Warmingshurst (Sussex, Angleterre).

Son père avait été maître de maison du souverain. Par son épouse, il pourrait être apparenté à Benjamin Norton, un autre prêtre.

Il fut mis en prison une première fois en avril 1584 pour avoir assisté le prêtre William Dean (v. 28 août).

On sait seulement qu’Edward Shelley mourut en martyr à York, le 30 août 1588, avec le prêtre Richard Leigh.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Richard Leigh

1561-1588

 

Né vers 1561 à ou près de Cambridge, Richard fit des études à Reims et Rome et fut ordonné prêtre à Rome en février 1586 ou 1587.

Immédiatement envoyé en mission dans son pays, il fut presque aussitôt arrêté et exilé.

Persévérant, il tenta de rentrer, et fut derechef arrêté et incarcéré à la Tour de Londres en juin 1588.

Condamné à mort pour le délit d’être prêtre, il fut exécuté à Tyburn le 30 août 1588.

Avec lui furent aussi condamnés et exécutés des laïcs : Edward Shelley, East Smithfield, Joan Eden, Richard Martin, Richard Lloyd (ou Flower), John Roche (ou Neele) et Margaret Ward.

Tous n’appartiennent pas à la même cause de béatification ou canonisation : Margaret a été canonisée, les autres béatifiés, mais pas East ni Joan.

Le prêtre Richard Leigh a été béatifié en 1929.

 

 

Richard Lloyd (Flower)

1566-1588

 

Né vers 1566 à Anglesey dans le diocèse de Bangor (Pays de Galles), Richard était le jeune frère d’un prêtre, Owen Lloyd, mais fut plus connu sous le nom de Richard Flower.

Il reçut chez lui un prêtre, William Horner, alias Forrest, et fut pour cela arrêté et condamné à mort.

Il fut exécuté à Tyburn le 30 août 1588, à l’âge de vingt-et-un ans.

Le même jour furent exécutés sainte Margaret Ward, le prêtre Richard Leigh et trois autres laïcs béatifiés en 1929.

Richard Leigh a été béatifié en 1987.

(A moins qu’il y ait deux Martyrs du même nom, on trouve parfois que ce Richard Lloyd fut béatifié en 1929).

 

 

Margaret Ward

?-1588

 

Née dans le Cheshire, Margaret Ward fut une laïque active au moment de la persécution en Angleterre.

Elle fut arrêtée après avoir aidé le prêtre William Watson à s’évader de Bridewell.

Condamnée à mort, elle fut exécutée à Tyburn le 30 août 1588.

Avec elle furent aussi condamnés et exécutés un prêtre (Richard Leigh) et des laïcs : Edward Shelley, East Smithfield, Joan Eden, Richard Martin, Richard Lloyd (ou Flower), John Roche (ou Neele).

Tous n’appartiennent pas à la même cause de béatification ou canonisation : Margaret a été canonisée, les autres béatifiés, mais pas East ni Joan.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Tous ont été béatifiés en 1929 ; Margaret a été canonisée en 1970.

 

 

Giovanni Giovenale Ancina

1545-1604

 

Il vit le jour le 19 octobre 1545 à Fossano (Piémont, Italie nord-ouest), de famille noble.

Très studieux, il approfondit les lettres, la philosophie, la rhétorique, la médecine, la musique, aux universités de Mondovì et Turin, où il enseigna aussi. On lui proposa une excellente et riche jeune fille, qu’il refusa ; on voulut l’orienter vers la «carrière» ecclésiastique, qui l’effraya.

Il avait vingt-sept ans quand il entendit l’exécution d’un Dies Iræ et décida de s’orienter vers le sacerdoce.

Il vint à Rome en 1574 comme médecin de l’ambassade savoyarde et c’est là qu’il découvrit Filippo Neri (v. 26 mai) et son Oratoire. Il en fut membre à partir de 1578 et vécut dans leur maison de Naples. C’est autour de ces années qu’il reçut l’ordonation sacerdotale, dont on ne connaît pas la date exacte.

Il recherchait les austérités ; il pensa fonder une nouvelle famille de missionnaires. Mais il se «contenta» de collaborer avec Cesare Baronius à la rédaction des Annales, de prêcher et de s’investir activement dans cet Oratoire. Ses prédications eurent un immense succès.

De ses activités musicales, on a retrouvé un recueil d’œuvres mariales d’autres auteurs, de Lassus à Anerio, auxquelles il en ajouta cinq de sa composition, de trois à douze voix.

Comme auteur littéraire en revanche, il publia un recueil d’adaptations édifiantes des textes de ces maudites chansons profanes, obscènes, lascives et sales, avec lesquelles on envoie des centaines et des milliers d’âmes pécheresses dans le profond abîme de l’enfer.

Il se préoccupa beaucoup du monde aristocratique organisant des rencontres culturelles où il y mettait   sa note évangélique ; il organisa des Pieuses Unions pour les docteurs, pour les étudiants, les marchands, les artisans ; il écrivit lui-même le texte et la musique de représentations théâtrales (qui n’ont pas encore été publiées).

En 1602, il fut nommé évêque à Saluzzo (Saluces, Piémont), ce qu’il appela une sale affaire, tant il lui répugnait de se montrer, d’être honoré, et commença par s’enfuir, jusqu’à Loreto ; cette escapade dura cinq mois ! Quand on put le forcer à revenir à Rome, ce fut la joie générale. Un cardinal déclara : On ne trouve pas d’autres Pères Juvénal qui disent : je me suis enfui pour retrouver mon désert.

A Saluces, il commença par retirer à tous les prêtres le pouvoir de confesser et ne l’accorda qu’à ceux qu’il en voyait dignes ; il organisa un séminaire, la visite pastorale, ramena les Protestants à la foi, dont le propre neveu de Calvin, qui entra au Carmel. Il prêcha beaucoup. On s’étonne encore du nombre d’activités et d’œuvres qu’il développa en guère plus d’une année d’épiscopat, compte tenu de ses nombreuses heures de prière et de méditation.

Il fut grand ami de François de Sales (voir au 28 décembre), son compatriote et évêque de Genève. Lors d’une rencontre, Giovenale fit prêcher François et le remercia à la fin, jouant sur son nom en lui disant : Vere tu es Sal (vraiment, tu es le sel), et François, reprenant le nom de la ville de Saluces, lui répondit : Immo tu es Sal et Lux (mais toi, tu es le sel et la lumière).

Il vécut très pauvrement, son unique «richesse» étant sa bibliothèque de quelque quatre-cents ouvrages de médecine, science naturelle, histoire, littérature.

Il eut à intervenir dans une communauté pour mettre fin aux machinations d’un mauvais Religieux. On croit communément que c’est ce dernier qui l’empoisonna.

Mgr Ancina mourut le 30 août 1604 à Saluces, et fut béatifié en 1888.

 

 

María Ràfols Bruna

1781-1853

 

María naquit le 5 novembre 1781 au moulin d’En Rovira à Vilafranca del Penedès (Girona, Espagne), de Cristòfol et Margarida, qui la firent baptiser deux jours après.

La famille s’installa peu après dans un autre moulin, à Mascaró (Bleda), où mourut le papa, en 1790.

La maman se remaria avec Josep Marcer et le couple s’installa à Garraf.

Le peu qu’on sait est que María étudia au collège de Barcelone.

En 1804, mourut à son tour la maman.

La jeune fille avait pu avoir l’occasion d’apprendre un peu l’art du soin des malades, car on la trouve infirmière volontaire à l’hôpital de Barcelone, où l’aumônier lui demanda d’être parmi les personnes qu’il engageait pour renforcer le personnel de l’hôpital de Saragosse.

On ne sait pas bien comment les choses se passèrent, mais on constate que María se retrouva ainsi, à vingt-trois ans, à la tête d’une nouvelle congrégation, les Sœurs de la Charité de Sainte-Anne, au service des malades, ce qui était une nouveauté à l’époque : les religieuses étaient traditionnellement cloîtrées, et n’avaient pas à s’occuper d’apostolat.

En arrivant à Saragosse, on alla implorer l’aide de Notre-Dame du Pilar. Puis il fallut organiser l’hôpital qui était une cour des miracles : malades de toutes sortes, déments, orphelins, avec un matériel inadéquat, et en plus le mauvais accueil du personnel présent, jaloux et tout-à-fait indisposé à recevoir des ordres de cette petite demoiselle. Le personnel masculin démissionna.

María s’arma de courage, de patience, de persévérance ; silencieusement surtout, elle travaillait. Les vocations se présentèrent.

Au grand étonnement des examinateurs, elle fit une prestation absolument convaincante dans l’art de la phlébotomie, qu’à l’époque on n’aurait jamais permis à une femme de pratiquer.

En 1808-1809, lors du siège de Saragosse pendant la Guerre d’Indépendance, la mère Ràfols montra tout son à-propos et sa volonté. Quand l’hôpital fut détruit et incendié, elle organisa le transport des malades, et passa dans les rues à demander l’aumône pour son hôpital, où passèrent quelque six mille malades et blessés.

Lors du deuxième assaut, devant cette situation désespérée, María et quelques Sœurs s’armèrent d’un grand drapeau blanc et allèrent directement trouver le général Lannes pour le supplier de les aider. Elles reçurent bien des moqueries de la part des soldats du camp, mais en insistant elles parvinrent jusqu’à l’officier, un homme réputé peu aimable, mais qui fut ce jour-là ému par la supplique des Religieuses.

Non seulement il leur accorda des vivres et des médicaments, mais il leur donna un sauf-conduit pour revenir demander d’autres secours, autant de fois qu’elles le voudraient.

C’est à ce moment-là aussi que María, pour donner à boire aux malades à un moment où l’on manquait d’eau, alla prendre ni plus ni moins l’eau bénite de la chapelle. Elle donna à boire aux malades et, reportant le récipient à la chapelle, s’aperçut que le niveau de l’eau n’avait pas baissé. Elle ne prétendit jamais avoir fait un miracle, mais on l’attribua toujours à ses mérites.

A la fin de la guerre, María alla se reposer deux mois à Vilafranca, mais de 1813 à 1834, elle ne cessa de s’occuper des petits orphelins, enfants abandonnés, illégitimes et malades.

Entre temps, on chercha à imposer à María d’autres constitutions que les siennes, de sorte qu’elle se vit obligée à démissionner, jusqu’à ce qu’en 1824 on reconnût formellement la Congrégation et qu’on la remît à son rang de Supérieure, jusqu’en 1829.

En 1834, elle fut victime involontaire des guerres carlistes : on l’accusa de fabriquer des balles, et donc de comploter contre la Reine. La voilà en prison pour deux mois, au terme desquels, certes, on la reconnut innocente, mais - qui sait pourquoi - on l’exila de la province.

Réfugiée à Huesca, elle se remit au travail à l’hôpital, un établissement délabré et mal organisé. L’exil dura six ans, après quoi, à la suite du changement politique, elle put revenir à Saragosse, et retrouver ses chers orphelins.

Mais sa santé était désormais très altérée. Elle s’éteignit à ce monde le 30 août 1853.

Sa Congrégation fut approuvée peu après (1858) par la reine Isabel II, et s’est étendue aujourd’hui sur les cinq continents.

Le procès de béatification fut un moment bloqué à Rome, à cause d’un faux, prétendant que María avait prophétisé certains événements avenus cinquante ans après sa mort. Ce genre de «faits mystiques» commence toujours par un refus catégorique de la part des autorités vaticanes. Récemment, on apporta la preuve du faux, et le procès put aboutir.

Mère María Ràfols a été béatifiée en 1994.

Juan Garrido Requena

1864-1936

 

Né le 3 mai 1864 à Alcóntar (Almería), il fut baptisé deux jours plus tard.

Il fréquenta le séminaire de Guadix et fut ordonné prêtre en 1896.

Il fut d’abord en charge à Caniles, puis, pendant le reste de sa vie, chapelain au collège de l’Ave Maria de Grenade (1900). Très estimé de son Directeur, don Andrès Manjón, sa personnalité en faisait en réalité l’âme du collège, tant parmi les élèves que parmi les professeurs.

Le 16 juillet 1936, il venait à Almería pour passer quelques jours auprès de son ami l’évêque Mgr Diego Ventaja (v. ce même jour). Ils allaient partager complètement leurs derniers moments.

Il est un des nombreux martyrs de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Juan Garrido sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Manuel Medina Olmos

1869-1936

 

Manuel vit le jour le 9 août 1869 à Lanteira (Grenade, Espagne) dans un foyer pauvre, où la maman mourut très tôt.

A Almería, il passa son baccalauréat avec mention extraordinaire en section littéraire, puis étudia le Droit, la Philosophie et les Lettres à l’université de Grenade, et la Théologie au Grand séminaire de Grenade.

Ordonné prêtre en 1891, il fut curé au sanctuaire de Guadix et chanoine à Grenade ; ayant collaboré aux écoles Ave Maria, il en devint le sous-directeur en 1895.

En 1896, il fut nommé professeur de métaphysique à la faculté civile, en même temps qu’il y passait la licence de Droit, pour y être ensuite recteur en 1901 ; cette même année, il passait la licence de Philosophie et Lettres à Grenade.

En plus de ses études, il se livrait à la composition de pièces de théâtre, à la rédaction d’ouvrages historiques ou juridiques.

En 1925, il fut nommé évêque auxiliaire de Grenade, et fut consacré en 1926 au titre de Bilta ; en 1928, il fut nommé évêque de Guadix et, en plus, en 1934-1935, administrateur apostolique de Almería.

Entre 1929 et 1932, il fit la visite pastorale complète de tout son diocèse.

Quelques jours avant le commencement de la révolution, Mgr Medina avait déclaré dans une homélie à la cathédrale : J’ai offert ma vie à Dieu pour le salut de l’Espagne, et le Seigneur l’a acceptée.

Le 24 juillet, il conseilla à tous ceux qui étaient présents dans le palais épiscopal, de se confesser. On lui proposa de l’accompagner en sûreté à son pays natal, mais il refusa absolument d’abandonner son troupeau.

Le 27 juillet 1936, un groupe de révolutionnaires guidés par le maire de Guadix, vint fouiller le palais épiscopal, se faisant remettre tout ce qui pouvait avoir quelque valeur. L’évêque leur remit son anneau et sa croix pectorale. On l’emmena et on le mit dans un wagon à marchandises pour Almería, où on l’introduisit dans la maison de son vicaire général, l’évêque Diego Ventaja Milán.

Le 5 août, on les fit venir au commissariat au milieu des menaces et des blasphèmes, pour les interroger, puis ils retournèrent à la maison. Ce n’était qu’un début.

Le 12 août, on les conduisit dans une voiture de la police à la prison installée dans le couvent des Adoratrices, expulsées. Sur les murs, on avait écrit ironiquement : Loué soit le Très Saint Sacrement. On obligea les évêques à s’habiller en civil, et à renoncer à tout traitement «d’honneur», ayant été réduits à l’état de simples prisonniers. On les mit alors avec les autres membres du clergé déjà prisonniers, avec lesquels ils prièrent le chapelet.

Chaque nuit, on faisait l’appel et l’on emmenait des prisonniers pour les fusiller.

Le 28 août, les évêques et quelques dizaines de prêtres furent transférés au bateau-prison Astoy Mendi. Quelqu’un demanda au responsable où l’on allait les mettre, et la réponse fut : Ils vont laver le pont du Astoy Mendi au nom du Sacré-Cœur, de la Très Sainte Trinité et de tous les Saints. On donna aux évêques un short bleu et une chemise, comme à tout le monde.

Le premier soir, on les envoya décharger le charbon des wagons pour le mettre dans la chaudière du Jaime I, toujours sous les insultes et les moqueries. Certains prêtres furent roués de coups, pour avoir refusé de blasphémer. Un Jésuite mourut asphyxié par la poussière de charbon. Puis on les fit remonter à bord du Astoy Mendi.

Le 29 très tôt, on appela tous les prêtres pour les libérer. Les deux évêques, Medina et Ventaja, furent traités de Medinilla et Ventajilla. A l’heure du repas, on les fit passer sur le Jaime I pour servir la soupe aux marins.

Le 30 août à l’aube, on appela Mgr Ventaja au cri de Evêque, au boulot !, pour lui faire nettoyer les WC. A un prêtre qui voulait le remplacer, il répondit : Il faut accepter patiemment la persécution, parce que tous, nous devons nous considérer coupables.

On appela les deux évêques et seize autres prêtres et laïcs, qu’on fit monter en camion, les mains liées derrière le dos avec du fil de fer, escortés par une troupe de miliciens armés, qui continuèrent à les insulter durant le trajet, pour aller les fusiller au lieu-dit Lo Chisme de Vicar.

Il pouvait être quatre heures du matin. Mgr Medina leur demanda la permission de parler ; il exprima le désir que Dieu leur pardonnât comme lui leur pardonnait, et demanda que son sang fût le dernier à être versé.

Après avoir fusillé les Martyrs, les miliciens demandèrent à un voisin de l’essence pour brûler les cadavres et les rendre méconnaissables. Les cadavres restèrent sans sépulture quelques jours encore, et l’on eut le temps de reconnaître les deux évêques.

Mgr Medina Olmos fut béatifié en 1993, ainsi que l’autre évêque, Mgr Ventaja Milán.

 

 

Nicolás González Ferrer

1872-1936

 

Né le 1    mars 1872 à Vera (Almería), il avait une sœur ; leur père était vétérinaire.

Après le séminaire à Almería, il fut ordonné prêtre en 1897.

Il fut d’abord aumônier à l’hôpital de Vera, vicaire toujours à Vera (1905), puis curé à Purchena (1907), à Arboleas (1916), à Cantoria (1918), à Lubrín (1922), enfin de nouveau à Vera (1931).

Les paroissiens étaient habitués à le voir prier fidèlement le Bréviaire et souvent assis dans son confessionnal, disponible pour entendre ceux qui voulaient recevoir le Sacrement. Il prenait aussi le temps de seconder le maître d’école, de sorte que beaucoup d’enfants du pays se souvenaient d’avoir reçu des cours de don Nicolás.

Le 25 juillet 1936, alors que la révolution marxiste avait littéralement explosé depuis déjà une semaine, don Nicolás célébra courageusement la messe solennelle de saint Jacques Apôtre, patron de l’Espagne. On vint l’arrêter le 6 août. Sa sœur cherchait à s’y opposer, mais les miliciens la frappèrent violemment avec la crosse des fusils, la jetèrent au sol et la laissèrent là ; elle devint à moitié folle - et le resta jusqu’à la fin de ses jours.

Don Nicolás retrouva en prison les évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices). Quand on les embarqua pour le Barranco del Chisme, Mgr Ventaja s’adressa à don Nicolás : Vous qui êtes le plus âgé ici, voudriez-vous nous donner l’absolution ?

Ce prêtre avait en effet alors soixante-quatre ans.

Il est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Nicolás sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Manuel Requejo Pérez

1872-1936

 

Né le 10 novembre 1872 à Aranda de Duero (Burgos), Manuel était le fils de Tomás et Cándida, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et devint le secrétaire particulier de l’évêque.

En 1928, il renonça à toutes les charges qu’il avait dans le diocèse et, avec l’approbation de l’Evêque, entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens). Il en commença le noviciat à Paris, où il fit la profession en novembre 1930.

Son unique poste dans cette nouvelle famille fut la communauté de Fernández de la Hoz à Madrid, où il arriva juste après sa profession.

Au moment de l’insurrection républicaine de 1936, le p. Manuel se réfugia parmi les vieillards de la maison de retraite tenue par les Petites Sœurs des Pauvres, avec un autre Religieux, rédemptoriste, Antonio Girón González. Au début, les communistes ne molestèrent pas les Religieuses, dont la congrégation était d’origine française. Mais le 24 août, ils occupèrent la maison, exigèrent les clefs et soumirent toutes les personnes à de longs et pénibles interrogatoires.

Les deux Prêtres et la Sœur sacristine consommèrent les Hosties du Saint-Sacrement pour ne pas les laisser profaner.

Le 30 août vint le tour des deux Prêtres à être interrogés. Ils ne cachèrent pas leur caractère sacerdotal et furent immédiatement embarqués. Là où ils s’arrêtèrent, se trouvait un jeune de dix-sept ans en train de s’exercer au tir. On lui dit de tirer sur ces deux Prêtres pour qu’ils ne bougent pas. Le lendemain, on retrouva leurs cadavres près de Vicálvaro.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Manuel Requejo Pérez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

L’autre prêtre, faisant partie de la cause de béatification d’autres Rédemptoristes, sera béatifié avec eux prochainement.

 

 

Santiago Mesa Leyva

1875-1936

 

Né le 13 février 1875 à Guadix (Grenade), de parents cordonniers, il fut baptisé neuf jours plus tard.

Après le séminaire, il fut ordonné prêtre en 1900.

Les paroisses qu’il desservit pastoralement furent Peza, Venta Quemada (1906), puis il passa à la cathédrale de Guadix (1914), où il se trouvait toujours en 1936.

Le 25 juillet 1936, il tint absolument à célébrer la Messe en l’honneur de son saint Patron, saint Jacques. Il fut arrêté juste après.

Don Santiago retrouva en prison les évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices).

Il est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Santiago sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Aurelio Leyva Garzón

1877-1936

 

Né le 24 novembre 1877 à Guadix (Grenade), il appartenait à une famille solidement ancrée dans le Christianisme.

Il entra au séminaire San Torcuato de Guadix, où ses grandes qualités le firent signaler à l’évêque, Mgr del Rincón, qui le prit dans son entourage particulier les dernières années de son épiscopat.

Ordonné prêtre en 1901, don Aurelio resta au séminaire, mais comme Supérieur, en même temps qu’il prêtait son concours à la paroisse Sainte-Anne de Guadix. En 1906, il fut vicaire à l’autre paroisse de la ville, Saint-Jacques, où il allait rester trente ans, jusqu’à la persécution de 1936.

Il eut plusieurs occasions de répondre en face à des individus qui montraient peu de respect envers l’Eglise et il n’hésita pas à les remettre en place. Si bien que, lorsque cette persécution s’est déchaînée ouvertement en juillet 1936, les miliciens vinrent très vite l’arrêter, dès les premiers jours.

Il n’était pas seul. On le fit monter dans un wagon où se trouvaient d’autres prêtres, autour de l’évêque Mgr Medina Olmos, dans la notice duquel on peut trouver des détails sur les pénibles conditions de détention qu’ils durent subir.

Don Aurelio fut donc conduit d’abord à Almería, puis en d’autres prisons, finalement sur le bateau-prison Astoy Mendi.

Il est un des nombreux martyrs - dont deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Ángel sera  mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

José Ferrer Adell

1879-1936

 

Il vit le jour le 23 avril 1879 à Albocácer (Castellón), fils unique de José et Antonia, qui le firent baptiser le jour-même.

Entré dans l’Ordre des Capucins à Massamagrell, il prit l’habit en 1896 et professa en 1897, avec le nom de Joaquín de Albocácer.

Après ses études à Totana et Orihuela, il fut ordonné prêtre en 1903.

Il fut missionnaire en Colombie et supérieur à Bogotá.

De retour en Espagne, il fut nommé recteur du séminaire séraphique de Massamagrell (Valencia). Il développa intensément le culte eucharistique et la dévotion des trois Ave Maria.

L’été 1936, avant d’abandonner le couvent de Massamagrell, il se préoccupa d’abord de mettre en sûreté les élèves, puis il se réfugia chez des amis à Rafelbuñol (Valencia).

Les miliciens l’arrêtèrent le 30 août 1936, l’emmenèrent dans son pays sur la route de Tornesa à Villafamés pour le fusiller.

Quelques paroles de lui :

Si on ne se revoit pas, à-Dieu dans la gloire !

Je suis en train de monter les marches du saint autel pour vous {aux bourreaux} offrir de mes propres mains l’adorable sacrifice, dont la victime est si pure et si sainte.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Diego Ventaja Milán

1880-1936

 

Diego vit le jour le 22 juin 1880 à Ohanes (Almería, Espagne), de Juan et Palmira, qui le firent baptiser deux jours après, avec les noms de Diego José Paulino. Le papa, un forgeron, n’était pas riche mais très chrétien, et accompagna le curé au Sacromonte de Grenade, et c’est là que Diego fit toutes ses études.

Après ses brillantes études au Sacromonte de Grenade, il passa le doctorat en Philosophie, en Théologie et en Droit canonique à l’Université Grégorienne de Rome. C’est à Rome qu’il fut ordonné prêtre, en 1902.

De retour en Espagne, il fut aumônier au Sacromonte, professeur et chanoine, pendant douze ans. Il fut vice-recteur des Ecoles Ave Maria.

D’autres prélats lui proposèrent des postes éminents dans leurs diocèses respectifs, mais lui préférait rester là où il avait reçu sa première formation.

Quoique de mauvaise santé à cause d’un poumon très malade, il s’occupa longemps de sa chère maman âgée. Puis il devint doyen du chapitre, professeur de théologie morale, confesseur de plusieurs communautés. En 1935, il fut nommé évêque de Almería, où il fut un pasteur saint pendant la seule année qu’il y vécut.

Le 18 juillet 1936, il se trouvait à Grenade, mais l’évêché ayant été envahi par les révolutionnaires, il dut se réfugier chez son vicaire général.

Du 22 au 29 juillet, les événements furent pénibles : les britanniques proposèrent fermement à l’évêque de laisser Almería, mais lui ne voulait pas abandonner son diocèse.

Il fut très ému d’accueillir Mgr Manuel Medina, qu’on venait d’arrêter et qu’on mit chez lui d’office. A partir de ce moment, ils vécurent ensemble ce dernier mois de leur vie.

Le 5 août, on les fit venir au commissariat au milieu des menaces et des blasphèmes, pour les interroger, puis ils retournèrent à la maison. Ce n’était qu’un début.

Le 12 août, on les conduisit dans une voiture de la police à la prison installée dans le couvent des Adoratrices, expulsées. Sur les murs, on avait écrit ironiquement : Loué soit le Très Saint Sacrement. On obligea les évêques à s’habiller en civil, et à renoncer à tout traitement «d’honneur», ayant été réduits à l’état de simples prisonniers. On les mit alors avec les autres membres du clergé déjà prisonniers, avec lesquels ils prièrent le chapelet.

Chaque nuit, on faisait l’appel et l’on emmenait des prisonniers pour les fusiller.

Le 28 août, les évêques et quelques dizaines de prêtres furent transférés au bateau-prison Astoy Mendi. Quelqu’un demanda au responsable où l’on allait les mettre, et la réponse fut : Ils vont laver le pont du Astoy Mendi au nom du Sacré-Cœur, de la Très Sainte Trinité et de tous les Saints. On donna aux évêques un short bleu et une chemise, comme à tout le monde.

Le premier soir, on les envoya décharger le charbon des wagons pour le mettre dans la chaudière du Jaime I, toujours sous les insultes et les moqueries. Certains prêtres furent roués de coups, pour avoir refusé de blasphémer. Un Jésuite mourut asphyxié par la poussière de charbon. Puis on les fit remonter à bord du Astoy Mendi.

Le 29 très tôt, on appela tous les prêtres pour les libérer. Les deux évêques, Medina et Ventaja, furent traités de Medinilla et Ventajilla. A l’heure du repas, on les fit passer sur le Jaime I pour servir la soupe aux marins.

Le 30 août à l’aube (ou peut-être le 31), on appela les deux évêques et seize autres prêtres et laïcs, qu’on fit monter en camion, les mains liées derrière le dos avec du fil de fer, escortés par une troupe de miliciens armés, qui continuèrent à les insulter durant le trajet, pour aller les fusiller au lieu-dit Lo Chisme de Vicar, sur la route de Almería à Motril.

Il pouvait être quatre heures du matin.

Après avoir fusillé les Martyrs, les miliciens demandèrent à un voisin de l’essence pour brûler les cadavres et les rendre méconnaissables. Les cadavres restèrent sans sépulture quelques jours encore, et l’on eut le temps de reconnaître les deux évêques.

Mgr Ventaja Milán fut béatifié en 1993, ainsi que l’autre évêque, Mgr Medina Olmos.

 

 

Isidoro Primo Rodríguez

1881-1936

 

Tôt orphelin, Isidoro naquit le 4 avril 1881 à Adalia (Valladolid, Espagne).

Il fréquenta l’école La Santa Espina et entra chez les Frères Lasalliens à Bujedo en 1898.

Il prit avec le nom de Edmigio et fit la profession solennelle en 1911.

Les centres de son activité furent Santander, Madrid, Melilla, finalement Almería en 1933.

A Almería, huit Lasalliens furent arrêtés et assassinés vers la fin du mois d’août ou le début de septembre 1936, pour le crime d’avoir annoncé la foi catholique.

Le Frère Edmigio fut martyrisé avec deux autres d’une balle dans la tête le 30 août 1936, au Pozo de la Lagarta. aux environs de Tabernas.

Il fut béatifié en 1993.

 

Antonio García Padilla

1881-1936

 

Né le 14 mai 1881 à Alboloduy (Almería), il entra en 1893 au séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1904.

Il obtint le doctorat en théologie.

Son activité sacerdotale se déroula à Tabernas en même temps que dans une paroisse d’Almería, puis à Benehadux (1909) et Húercal de Almería (1913).

Il y était encore en 1936, quand éclata la persécution religieuse. Il prit avec lui le Saint-Sacrement, dans une bourse qu’il accrocha respectueusement à son cou, et sortit par derrière le presbytère, avec sa sœur María et ils tentèrent de fuir. Mais les miliciens le trouvèrent dans une cour et l’arrêtèrent, le 6 août.

Le 7 août, ils le jetèrent en «prison» dans les locaux des Adoratrices puis, le 25, l’emmenèrent sur le bateau Astoy Mendi.

Il est un des nombreux martyrs - dont deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Antonio sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Torcuato Pérez López

1881-1936

 

Né le 4 juin 1881 à Guadix (Grenade), il fut baptisé dans la paroisse Sainte-Anne, deux jours plus tard.

Après avoir fréquenté le séminaire, il fut ordonné prêtre en 1904.

Après plusieurs missions en paroisse, il fut nommé en 1908 Sacristain principal de la cathédrale de Guadix, à laquelle il consacra son petit héritage familial. La propreté et l’éclat du sanctuaire étaient son souci majeur. Au moment de la révolution de 1936, il tenait à dormir aux portes de la cathédrale pour être là au cas où le feu prendrait quelque part, car les révolutionnaires, déchaînés, incendiaient les églises, les chapelles, les monastères, les écoles, tout ce qu’ils trouvaient de «religieux».

Le 27 juillet 1936, il fut arrêté. On prétendait lui extorquer les «trésors» de la cathédrale. On lui fit souffrir mille mauvais traitements et on l’envoya à Almería. Il partagea ensuite le sort des deux évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices) avec beaucoup d’autres prêtres.

Don Torcuato est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Torcuato sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Mariano Morate Domínguez

1884-1936

 

Né le 8 septembre 1884 à Palencia, en la fête de la Nativité de Marie, Mariano reçut au baptême un prénom marial.

Après ses brillantes études aux séminaires de Palencia et Salamanque, il fut reçu Docteur en théologie à Salamanque et en droit canonique à Comillas.

Ordonné prêtre en 1908, il fut vicaire à Becerril de los Campos, puis à Villasavariego de Ucieza. En 1913, il fut nommé professeur au séminaire de Palencia et, en 1925, chanoine de la cathédrale. En 1933, il fut chanoine à Almería, tout en continuant à donner des cours au séminaire de cette ville.

La persécution avait commencé en 1936, et un jour de juillet, en sortant du séminaire, don Mariano s’assit un moment sur un banc de la place. Un confrère (Ángel Alonso Escribano, v. ce même jour) lui demanda ce qu’il faisait à rester là, et don Mariano répondit : Ici, je ne connais personne. S’ils veulent me martyriser, ça m’est bien égal que ce soit ici ou ailleurs. Ça ne gêne personne que je sois persécuté.

Il fut effectivement arrêté là. Il partagea ensuite le sort des deux évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices) avec beaucoup d’autres prêtres.

Don Mariano est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Mariano sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Justo Zariquiegui Mendoza

1886-1936

 

Il vit le jour le 6 août 1886 à Salinas de Oro (Navarre, Espagne), de Ángel et Pía, qui le firent baptiser dès le lendemain. Il fut confirmé en 1888.

Il entra au noviciat mineur de Bujedo en 1901, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), commença le postulat en 1902 avec le nom de Amalio et fit la profession en 1905.

Ce fut un Frère doux et serviable ; il cherchait à redonner la joie à ceux qui étaient tristes. Très humble, innocent, pieux, il aimait les enfants et savait susciter des vocations : de la congrégation de l’Enfant Jésus dont il s’occupait, il y eut au moins dix futurs prêtres et six futurs Frères.

Il enseigna à Anaz (1905), Los Corrales (1907), Bilbao (1908), Sanlúcar de Barrameda (1910), Cadix (1913), Jerez (1919), Madrid (1927), Almería (1930).

Le 30 août 1936, il fut arrêté avec deux autres Frères. Tous trois furent martyrisés dans la nuit du 30 au 31 août 1936, au Pozo de La Lagarta, près de Tabernas.

Ils furent béatifiés en 1993.

 

 

Nicasio Romo Rubio

1891-1936

 

Nicasio (Nicaise) naquit le 14 décembre 1891 à Castillejo del Romeral (Cuenca, Espagne).

Très tôt orphelin de père, avec ses frères il dut travailler dès son enfance, et ne fit pas d’études. Plus tard, il demanda à être prêtre, mais l’insuffisance de ses notions ne lui permirent pas d’entreprendre les études sacerdotales, de sorte qu’il entra chez les Dominicains en tant que Frère coadjuteur et fit la profession à Ávila, à trente ans, en 1921.

On lui confia les charges de cuisinier, de sacristain, de portier, à Ávila et à Santa María de Nieva.

En dernier lieu, il était à Ocaña, depuis 1932, comme assistant de l’économe mais aussi, car il était très ingénieux, comme mécanicien : il savait confectionner des ustensiles, des machines, et même des postes de radio.

A la mi-juillet 1936, il rendit visite à sa vieille maman, aveugle chez elle à Castillejo del Romeral, où il fêta pour la dernière fois la Saint-Jacques, le 25 juillet. Ce jour-là il communia aussi pour la dernière fois.

Le 25 août, les milices vinrent profaner l’église paroissiale et firent les premières arrestations.

Nicasio ne voulait pas se cacher, répétant que Dieu est partout et on ne peut rien cacher à Dieu. Il resta aux côtés de sa mère. Les miliciens vinrent le chercher chez lui, l’arrêtèrent, le frappèrent et l’emmenèrent, sans lui laisser le temps de prendre congé de sa mère.

Au milieu des coups et des insultes, ils le conduisirent à la «maison du peuple», et puis à Madrid, le 29 août. Ils l’enfermèrent à la gare du Midi, où ils le torturèrent. Lui, tranquillement, se préparait à son martyre.

Dans la nuit du 29 au 30 août 1936, il fut exécuté avec deux prêtres à la Pradera de San Isidro. Ils se tenaient par la main, chantant en l’honneur du Christ, Roi des Martyrs.

Frère Nicasio Romo Rubio fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Manuel Felices Pardo

1893-1936

 

Né le 28 juin 1893  à Almería, il fréquenta le séminaire de cette même ville.

Ordonné prêtre en 1916, il célébra sa première messe à l’hospice psychiatrique. Il fut envoyé à Gérgal, puis à Cuevas de los Medinas (1920) ; il fut curé de la paroisse Saint-Joseph d’Almería en 1928, où vivaient beaucoup de gitans et de pêcheurs, qu’il aidait autant qu’il le pouvait.

Bravant la persécution religieuse de l’été 1936, il continua de célébrer la Sainte Messe. La dernière fois, il la célébrait aux Molinos - on ne nous dit pas précisément quel jour, quand il fut arrêté et jeté en prison.

Il partagea ensuite le sort des deux évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices) avec beaucoup d’autres prêtres.

Don Juan Manuel est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Juan Manuel sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Ángel Alonso Escribano

1897-1936

 

Né le 18 janvier 1897 à Valdunciel (Salamanque), Ángel étudia au séminaire de Salamanque et à l’Université pontificale de Comillas, où il obtint le doctorat de théologie et la licence de droit canonique. Brillant latiniste,  il connaissait aussi les philosophes à la perfection.

Ordonné prêtre en 1921, il fut nommé à Fuenterroble de Salvatierra.

En 1927, désirant correspondre mieux à son idéal sacerdotal, il devint membre de la Fraternité des Travailleurs Diocésains du Sacré-Cœur.

Il fut préfet au séminaire de Burgos (1926-1930), puis à celui de Valladolid (1930-1933), en même temps que professeur au séminaire de Belchite.

En 1934, il fut envoyé au séminaire d’Almería, où il fut préfet et professeur, ainsi que directeur spirituel. On appréciait unanimement son humilité et son esprit de pauvreté, tout autant que sa disponibilité à remplacer tel ou tel professeur empêché ou malade.

Le 10 juillet 1936, il devait se rendre à Salamanque, mais celui qui devait le remplacer fut retardé. Quand la persécution se déchaîna, don Ángel chercha à se cacher, mais fut arrêté lors d’un des premiers contrôles.

Après son exécution, il eut le corps déchiqueté et brûlé.

Il est un des nombreux martyrs - dont deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Ángel sera  mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

Germán Martín Martín

1899-1936

 

Germán naquit le 9 février 1899 à San Cristóbal de Priero (Asturies).

Il reçut sa formation chez les Salésiens, fit la profession en 1918 et reçut l’ordination sacerdotale en 1927.

Capable, généreux, il fut envoyé à Cuba, puis revint à Bilbao et Madrid.

Empêché de continuer son apostolat habituel à cause de la révolution, il s’efforça tout de même d’exercer un apostolat discret et prudent, cherchant à se réfugier chez des particuliers.

Il fut reconnu et arrêté à Madrid le 30 août 1936, et fusillé le jour même, à Aravaca (Madrid), puni de mort pour être prêtre.

Don Germán a été béatifié en 2007.

 

 

Joan Tomas Gibert

1902-1936

 

Joan naquit le 18 novembre 1902 à Valls (Alt Camp, Catalogne, Espagne), de Joan et Lluisa, qui le firent baptiser cinq jours plus tard.

Il fréquenta les séminaires, petit et grand, de Tarragona, et fut ordonné prêtre en 1925.

Il fut nommé aux paroisses de Torroja (Priorat), Vimbodí (Conca de Barberà), Vilosell (Garrigues).

Son champ d’apostolat préféré étaient les enfants et les pauvres. Il célébrait la Messe avec un recueillement tout particulier.

Lors de la révolution de juillet 1936, il se refusa à quitter sa paroisse, d’autant plus qu’il avait à célébrer un baptême. Pendant ce sacrement, les miliciens étaient déjà en train de discuter sur la place sur la façon dont ils allaient s’y prendre pour incendier l’église.

Sitôt le baptême célébré, le prêtre quitta sa paroisse, vêtu de sa soutane. Mais après une certaine distance, il se rendit compte qu’il avait laissé le Saint Sacrement dans l’église, et pensa qu’on allait le profaner. Il décida de revenir sur ses pas, même au prix de sa vie. Après avoir réussi, avec beaucoup d’efforts, à extraire le Saint-Sacrement, il repartit en Le cachant.

Peu après, il fut découvert par des révolutionnaires, qui lui demandèrent seulement de retirer sa soutane. Don Joan se cacha et atteignit Nicasi, deux jours après Llena, de là il rejoignit enfin Riudoms, après avoir couché sous un escalier ou par-terre. De Riudoms, il passa à Reus et à Valls, où il se réfugia chez un de ses frères, du 27 juillet au 19 août.

Dans l’intervalle, les hommes du Comité révolutionnaire firent passer une ordonnance selon laquelle tous les prêtres et religieux cachés devaient venir recevoir des instructions pour pouvoir se mettre en sûreté. Don Joan s’y rendit, avec d’autres prêtres, qu’on rassembla chez les Sœurs des pauvres.

Le 21 août, le Comité, ne pouvant éviter le massacre de tous ces prêtres réunis, leur dit de partir et d’aller se cacher où ils se croyaient en sécurité. Don Joan se dirigea chez des parents et s’informa sur le moyen de rejoindre Barcelone, pensant de là gagner la France. Plusieurs fois il avait déclaré sa ferme intention de ne jamais cacher sa condition de prêtre.

Le 30 août, il fut arrêté pour un contrôle à Salardú (Vall d’Aran) ; on lui demanda s’il était prêtre, et il répondit affirmativement, ajoutant qu’en vertu de son sacerdoce, il voulait faire du bien à l’humanité. On le maintint en détention, dans une auberge où il put manger. Pendant tout ce temps, on se moqua beaucoup de lui. On lui dit qu’il n’en avait plus que pour quelques heures de vie.

Pas un instant il ne se départit de son sourire, malgré un léger tremblement bien visible, dans ces ultimes moments qui le séparaient de la mort.

Il alla se recueillir quelques heures à l’église, d’où on le fit passer au cimetière qui se trouvait à côté. Il marchait tranquillement, sans opposer de résistance. Au moment de descendre l’escalier, on l’abattit par balles.

Don Joan mourut ainsi à Salardú le 30 août 1936. Il fut béatifié en 2013.

 

 

Domingo Campoy Calvano

1903-1936

 

Domingo naquit le 17 mars 1903  à Almería dans une humble famille de chaudronniers, où il apprit à vénérer  avec grande dévotion Notre-Dame du Carmel.

Il étudia chez les Filles de la Charité, puis entra au séminaire d’Almería.

Ordonné prêtre en 1925, il fut d’abord chantre à la cathédrale, organiste, professeur au Collège, vicaire à la paroisse Saint-Jacques. En 1931, il fut nommé à sa paroisse natale de Saint-Sébastien. L’atmosphère était déjà à la haine antireligieuse, et don Domingo fut arrêté quatre fois ; tous les matins il retrouvait écrit sur son mur : Ici, il y a un curé. Il faut l’abattre. Chaque fois, il effaçait vite la phrase, avant que la famille s’en aperçût.

Le 19 juillet 1936, il fut arrêté une fois encore. Interrogé sur sa foi, il répondit : Je suis un prêtre du Christ, vous ne me reconnaissez pas ? Comme bien d’autres, il passa de la prison d’Almería au bateau-prison Astoy Mendi, où il reçut tant de tortures, que le médecin lui-même demanda à le faire hospitaliser. Le sergent lui répondit : Ce n’est pas la peine ; cette nuit je vais le tuer.

Il le tua ce soir-là, au Pozo de la Lagarta. Il lui déchargea tout son révolver dans la tête, et s’en vantait encore quelques jours plus tard. Le Prêtre avait, comme le Christ, trente-trois ans.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Domingo Campoy Calvano sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Pedro Antonio Almécija Morales

1903-1936

 

Né le 29 septembre 1903  à Alsodux (Almería), il prépara d’abord un diplôme de Maître d’école, puis entra au séminaire d’Almería à dix-sept ans.

Ordonné prêtre en 1929, il fut nommé à Tabernas, Cherchos, Benitorafe, Alcudía et Benitagla.

Outre son devoir pastoral, il mettait aussi à profit ses aptitudes de maître d’école. Ses petits écoliers étaient si pauvres, qu’il venait souvent à Almería pour trouver des subsides financiers pour les aider.

Au moment de la persécution religieuse de l’été 1936, on le menaça d’utiliser sa tête pour en faire une balle de pelote basque. Il se réfugia quelque temps à Almería chez un cousin, Gregorio Morales, qui d’ailleurs allait être compagnon de martyre le 31 août suivant.

Le 23 août, il fut arrêté, maltraité et conduit au Comité. On le mit en prison, dans la maison des Adoratrices réquisitionnée pour l’occasion, puis on le conduisit sur les bateaux Capitán Segarra et Astoy Mendi et, le 30 août, on l’emmena avec trente autres au Pozo de la Lagarta (Tabernas), où ils furent tous martyrisés.

Il avait trente-trois ans.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Pedro Antonio Almécija Morales sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Antonio María Arriaga Anduiza

1903-1936

 

Antonio María naquit le 15 décembre 1903 à Busturia (Biscaye, Espagne).

Il entra dans l’Ordre augustinien et fit la profession en 1920.

Ses études sacerdotales furent malencontreusement interrompues par une paralysie progressive ; il n’était donc pas ordonné prêtre en 1936.

Le 6 août 1936, il fut de ceux qu’on arrêta à l’Escorial (Madrid) ; on voulait le transporter à l’hôpital, mais il ne voulait pas se séparer de sa communauté.

A Madrid toutefois, il fut victime d’une attaque d’épilepsie. Aussi les miliciens ne tardèrent pas à le sacrifier, avec quelques autres, et le fusillèrent à El Tomelloso (Madrid) le 30 août 1936, tandis qu’il encourageait ses compagnons et acclamait le Christ-Roi.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Vicente Cabanes Badenas

1908-1936

 

Il vit le jour le 25 février 1908 à Torrent (Valencia, Espagne).

Il entra au noviciat des Capucins amigoniens (branche refondée par le père Amigó) à Godella, fit la première profession en 1923 et fut ordonné prêtre en 1932.

On l’envoya compléter ses études à l’université de Valencia dans la faculté de Droit.

Il fut un excellent directeur d’âmes et professeur de jeunes délinquants, à Madrid et Amurrio.

Lors de la Deuxième République, il dut déjà pendant quelque temps se vêtir en civil et raser la barbe ; passée la tourmente, il reprit l’habit.

Le 27 août 1936, des miliciens le tirèrent violemment de chez le prêtre où il s’était réfugié à Amurrio et l’emmenèrent à Orduña où ils tentèrent de le faire apostasier. Peine perdue ; aussi le reconduisirent-ils à Amurrio, le firent descendre de voiture au lieu-dit San Bartolomé de Orduña et le crurent mort après lui avoir envoyé une rafale de balles.

Mais il se traîna jusqu’à la maison d’un prêtre, qui le fit hospitaliser à Orduña, et d’où on le conduisit à l’hôpital de Basurto (Bilbao). Il put être un peu soigné, eut la visite d’un prêtre auquel il se confessa, pardonna à ses assassins, et expira au matin du dimanche 30 août 1936.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Marciano Herrero Martínez

1909-1936

 

Il vit le jour le 11 juillet 1909 à Porquera de los Infantes (Palencia, Espagne), de Juan et Sabina, qui le firent baptiser dès le lendemain. Il fut confirmé en 1921.

Il entra au noviciat mineur de Griñón (Madrid) en 1923, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), commença le postulat en 1925 avec le nom de Valerio Bernardo et fit la profession en 1934.

Ce fut un Frère doux et obéissant, soucieux d’accomplir son devoir ; il ne montrait jamais le moindre déplaisir envers personne, encore moins envers les supérieurs.

Il enseigna à Sanlúcar de Barrameda (1929), Jerez (1932), Almería (1933).

Le 30 août 1936, il fut arrêté avec deux autres Frères. Tous trois furent martyrisés dans la nuit du 30 au 31 août 1936, au Pozo de La Lagarta, près de Tabernas.

Ils furent béatifiés en 1993.

 

 

Francisco Rodríguez Carmona

1910-1936

 

Né le 17 avril 1910 à Vera (Almería), baptisé dès le lendemain, il entendit l’appel de Dieu dès son enfance. Ses parents s’appelaient Juan et Francisca.

Les études coûtaient cher, même au séminaire, et les bons parents de Francisco firent leur possible pour gagner davantage, en vue de payer la pension de leur fils : le papa alla travailler loin de Vera, et la maman fit des ménages. Francisco put enfin entrer au séminaire en 1924, à Almería.

Il fut ordonné prêtre le 11 juin 1933 et fut envoyé à Tabernas. Les paroissiens l’aimaient bien, en particulier les enfants avec qui il jouait aussi. Il célébrait avec piété les saints Mystères, priait chaque soir le chapelet.

C’est le 24 juillet qu’il fut arrêté et jeté en prison, d’abord à Tabernas puis à Almería.

Il partagea ensuite le sort des deux évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices) avec beaucoup d’autres prêtres.

Il mourut à vingt-six ans après trois années de sacerdoce. Nos vieux prêtres diraient de lui qu’il n’avait célébré qu’à peine plus de mille Messes, soit onze-cent trente-huit pour la précision, peut-être une de plus s’il eut le temps de célébrer la Messe du 24 juillet avant d’être arrêté.

Don Francisco est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Francisco sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

 

 

Carles Canyes Santacana

1917-1936

 

Carles était né le 16 avril 1917 à Vilafranca del Penedès (Barcelone, Catalogne, Espagne).

Il entra au séminaire séraphique et, dès 1932, à quinze ans, il commença le noviciat à Manresa ; il reçut l’habit et prit le nom de Marçal.

En 1933, il faisait la première profession.

Quand éclata la révolution de 1936, il venait seulement d’achever la troisième année de philosophie. Il n’avait pas atteint l’âge minimum requis pour la profession solennelle et pour commencer de recevoir les Ordres, mais il était prêt pour le martyre.

Il se réfugia chez ses parents, mais ils durent déménager, car tout le voisinage les connaissait très bien ; de plus, ils étaient quatre frères capucins, dont trois prêtres.

Malgré ces précautions, on découvrit Marçal, en cherchant un autre Religieux. Ils emmenèrent le jeune Marçal ; comme sa mère commençait à sangloter, il lui redonna courage : Maman, sois tranquille pour ce qui peut m’arriver ; ma conscience est en paix avec Dieu.

Parvenus à Pedralbes, les miliciens l’abattirent, au soir du 30 août 1936. Il avait dix-neuf ans.

Il a été béatifié en 2015.

 

 

Yusuf Nehmé

1889-1938

 

Yusuf naît à Lehfed (Liban) le 8 mars 1889, dernier de sept enfants. Son père est Estephanos Bou Haykal Nehmé, et sa mère Christina Badawi Hanna Khaled. Il est baptisé le 15 mars suivant.

Il fréquente l’école de Notre-Dame de Grâce, dirigée par des moines maronites à Sakii Rishmaya. Ces moines exclusivement libanais constituent une communauté pleinement unie à l’Eglise de Rome.

Un jour qu’il gardait les bêtes de son père dans les champs, il vit un blaireau entrer dans une grotte : remarquant des traces d’eau, il commença à creuser et bientôt surgit une réelle fontaine d’eau fraîche, qu’on appelle aujourd’hui la Fontaine du Blaireau.

Le père de Yusuf meurt en 1903. Deux ans après, l’adolescent de seize ans entre au noviciat des pères Maronites, au monastère des Saints Cyprien et Justine à Kfifan. Il fait ses premiers vœux en 1907, prenant alors le nom religieux de Estefan, ou Estephan, ou Estfan ou Estephanos (Étienne), selon la graphie adoptée pour transcrire ce nom dans l’alphabet latin, le nom que portait son père.

Bien formé chez son père, Yusuf Estefan travailla chez les Maronites aux champs et dans les jardins, accomplissant maints travaux de charpente et de construction.

Il transmettait partout la Bonne Nouvelle, par son intense vie de prière, sa générosité, son jugement empli de prudence, sa compassion devant les difficultés. Il répétait sans cesse : Dieu me voit.

Il souffrit beaucoup lors des événements de la Première Guerre Mondiale. Ce fut en effet dans le cadre de cette guerre que les puissances voulurent isoler la Turquie et l’Egypte et qu’eut lieu l’horrible génocide arménien ; en 1918, le Liban fut définitivement libéré des Turcs, après quatre siècle d’occupation musulmane.

Yussuf Estefan mourut à quarante-neuf ans, le 30 août 1938, des suites d’une probable apoplexie, et fut enterré dans le monastère de Kfifan, où son corps est resté intact.

La guérison d’un ostéosarcome, sur intercession de Yusuf Estefan, ouvrit la voie à la béatification, qui eut lieu en 2010.

 

 

Humbert Van Lieshout

1890-1943

 

Humbert vit le jour le 3 novembre 1890 à Aarle-Rixtel (Pays-Bas), huitième des onze enfants d’une famille bourgeoise et très chrétienne.

La piété de ce foyer consistait par exemple à prier chaque jour l’Angelus et le chapelet, à être fidèle au repos du Dimanche, le Jour du Seigneur, où l’on allait toujours à la Messe. En semaine aussi, il arrivait qu’on allait recevoir l’Eucharistie : c’est tout de même mieux que le cinéma !

Humbert fréquenta l’école tenue par les Frères de la Charité, ainsi que le maître catholique Harmelinck. Le garçon grandit et ressentit l’appel au sacerdoce.

Premiers problèmes : son maître le jugea peu doué pour les études ; et son père voulait le garder pour les travaux des champs… Humbert insista doucement, promettant de donner le meilleur de (soi)-même.

Il entra à l’école secondaire de Gemert.

Deux ans après, conquis par la biographie du père Damian de Veuster (voir au 15 avril), il résolut d’entrer dans la Congrégation des Sacrés-Cœurs.

Il poursuivit donc ses études secondaires dans leur école de Grave (Pays-Bas), où il ne fut peut-être pas «brillant», mais où son acharnement au travail lui valut l’appréciation des professeurs.

En 1913, il commença le noviciat, à Tremeloo (Belgique), où il prit le nom de Eustaquio.

L’invasion du pays l’obligea à rejoindre ses parents quelque temps. Puis il repartit à Grave terminer son noviciat et il fit la première profession en 1915.

De 1916 à 1919 il étudia la théologie à Ginneken, fit la profession solennelle en 1918, et fut ordonné prêtre en 1919, pour la plus grande joie, cette fois-ci, de son père.

Pendant cinq ans, le père Eustaquio fut aux Pays-Bas. Un an à Vierlingsbeek, comme assistant du maître des novices, deux années à Maasluis auprès des ouvriers du verre, de langue française parce qu’ils venaient de la Wallonie. Le bien qu’il y fit fut reconnu par l’état belge, qui le décora. Puis il fut vicaire pendant deux ans à Roelofarendsveen.

En 1924, on l’envoya en Espagne pour apprendre la langue, dans le but de fonder en Uruguay, mais en réalité, c’est au Brésil qu’il partit et dut alors parler portugais : il allait y rester dix-huit ans.

Il fut d’abord à Agua Suja (1925-1935). Ils furent quatre à partir d’Amsterdam en avril 1925 ; arrivés le 12 mai, ils prirent possession de leur paroisse le 15 juillet. Agua Suja (aujourd’hui Romaría) est dans la région qu’on appelle le Triangle Minier, à cause des mines d’or.

Dans cette paroisse se trouve un sanctuaire marial, Notre-Dame de la Abadía. Le père Eustaquio fut chargé de la paroisse voisine de Nova Ponte puis, à partir de 1926 fut le curé de Agua Suja. Il y travailla pour les âmes, bien sûr, mais aussi à l’amélioration humaine des ouvriers. Les résultats furent au rendez-vous : quand il dut quitter la paroisse, les fidèles tentèrent même de l’en empêcher !

La deuxième étape fut la paroisse Notre-Dame de Lourdes à Poá (1935-1941), une paroisse non moins difficile que la première, et en plus sapée par des sectes spiritistes, que le père Eustaquio combattit (avec succès) en obtenant des guérisons par l’intercession de saint Joseph, ce qui provoqua un tel mouvement d’affluence vers Poá (par milliers), que les autorités durent intervenir ; le père Eustaquio dut quitter la paroisse.

La dernière étape se passa dans différentes maisons, et parfois très brièvement à cause des rassemblements de gens qui venaient voir le Père. A Rio de Janeiro, il ne resta que quinze jours ; à Fazenda de Río Claro, il put rester quelques mois, sous le pseudonyme de Père José ; à Patrocinio et Ibiá, il put faire de l’apostolat sans «difficultés» et avec de bons fruits : il ne se passait pas un jour sans une conversion. Enfin, les Supérieurs envoyèrent le Père comme curé à Belo Horizonte, où il sera de 1942 à sa mort.

Dans cette dernière localité, il commença l’édification de l’église en remplacement de la chapelle provisoire ; il confessait une quarantaine de personnes chaque jour : on ne pouvait y accéder que muni d’un billet, accordé par les Supérieurs, pour éviter les rassemblements.

Le Père Eustaquio contracta alors un douloureux typhus exanthématique, incurable à l’époque. Au père Gil qui le veillait, il dit ces derniers mots : Père Gil, Deo Gratias ! Et il expira, le 30 août 1943.

Pendant vingt-quatre heures, de sa mort à ses funérailles, des milliers de Brésiliens défilèrent près de sa dépouille, jour et nuit.

Le père Eustaquio fut béatifié en 2006.

 

 

Alfredo Schuster

1880-1954

 

Il vit le jour le 18 janvier 1880 à Rome (Italie), de Giovanni et Maria Anna Tutzer. Giovanni était tailleur principal pour les zouaves pontificaux. Alfredo fut baptisé le 20 janvier, avec les noms de Alfredo Ludovico.

Après la mort prématurée de son père, Alfredo étudia chez les bénédictins de Saint-Paul-hors-les-murs (l’abbaye située non loin du lieu du martyre de saint Paul).

Les études étant achevées, le jeune Alfredo entra à l’abbaye bénédictine, avec le nom de Ildefonso et professa en 1900.

Il compléta ses études, toujours à Rome, à l’abbaye bénédictine Saint-Anselme et fut ordonné prêtre en 1904.

Ses matières de choix furent la liturgie (il publia dix volumes sur le sujet), l’art sacré, l’archéologie.

Il fut nommé procureur général de la congrégation bénédictine du Mont-Cassin, puis prieur de l’abbaye Saint-Paul-hors-les-murs, et abbé en 1918.

A cette époque, il y eut déjà des tentatives de dialogue avec la communauté juive de Rome, et l’abbé y participa.

En 1928, la congrégation des Rites le chargea d’examiner la suppression de la fameuse expression perfidis Judæis ; finalement, l’idée fut abandonnée (et ne sera reprise que cinquante ans plus tard).

En 1929, il fut nommé archevêque de Milan, et cardinal par voie de conséquence.

Mgr Schuster devait rester un quart de siècle sur ce siège ; pendant ces vingt-cinq années, à l’exemple du saint évêque Carlo Borromeo (v. 4 novembre) il fit cinq fois la visite pastorale complète du millier de paroisses que comptait alors le diocèse. Il organisa deux congrès eucharistiques, cinq synodes diocésains.

Il fit aussi construire le nouveau séminaire de Venedono Inferiore, et créa une école de musique.

En 1937, l’abbaye bénédictine de Solesmes fêtait son centenaire ; il appréciait énormément cette abbaye, son école de chant grégorien et son interprétation ; il participa activement aux cérémonies de ce centenaire.

S’il condamna énergiquement le racisme au même titre que le bolchevisme, il organisa la reddition de Mussolini par une rencontre dans son propre archevêché de Milan. Il proposa même au Duce de rester sous son toit, mais, comme on sait, ce dernier préféra tenter la fuite…

Le cardinal Schuster, malade et âgé, se retira dans le séminaire de Venegono, où il mourut le 30 août 1954.

Aux séminaristes, il rappela peu avant de mourir : Le diable n’a pas peur de nos terrains de sport et de nos salles de cinéma. Ce qui lui fait peur, c’est notre sainteté.

Son procès de béatification fut ouvert par son successeur, Mgr Montini, futur pape s.Paul VI. Le cardinal Schuster fut béatifié en 1996.

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 23:00

29 AOUT

 

I.

Décollation de s. Jean Baptiste (cf. Mc 6:17-29).

III.

Ste Basilla, vierge à Sirmium.

Ste Sabina, une noble dame romaine (martyre ?), à l'origine du titre de Sainte-Sabine à Rome, église avec bâtiments donnés plus tard à s. Dominique.

Ste Sabine, vierge près de Troyes.

Ste Candida, martyre romaine, peut-être la même que le 3 octobre.

IV.

SS Euthyme et son fils Crescent, à Pérouse.

V.

S Adelphus, évêque à Metz.

VII.

S Victor, solitaire à Cambon, invoqué contre la fièvre.

S Sebbe, roi en Essex, plus fait pour l'épiscopat que pour la royauté ; sur son lit de mort il reçut l'habit monastique qu'il désirait depuis longtemps.

S Merry, abbé à Autun ; ses miracles, sa sainteté, le rendaient si célèbre, qu'il s'enfuit pour être ermite : la menace d'excommunication de l'évêque le fit revenir ; mort à Paris, il fut enterré en l'église Saint-Pierre qui s'appela Saint-Merry.

IX.

Ste Vérone, vierge à Berthem.

XI.

S Albéric, ermite près de Camaldoli.

XIII.

Bx Giovanni de Pérouse et Piero de Sassoferrato, franciscains envoyés par s. François en Espagne, martyrs à Valence, qui fut reprise peu après par les Chrétiens.

Bse Bronislawa, chanoinesse de Prémontré près de Cracovie.

XVII.

B Richard Herst (Hurst), riche agriculteur anglais et martyr, dont la veuve était enceinte de son septième enfant.

XVIII.

B Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

B Edmund Ignatius Rice, veuf irlandais, fondateur des Frères Chrétiens pour l'éducation des enfants pauvres, béatifié en 1996.

Ste Jeanne (Marie de la Croix) Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, obligée d'abdiquer devant certains ecclésiastiques, béatifiée en 1982, canonisée en 2009.

XX.

B Ya'Qūb Melkī (Flavien-Michel, 1858-1915), évêque arménien, battu et décapité, béatifié en 2015.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 2001 : 

Dominicains : Constantino Fernández Álvarez (*1907), prêtre, près de Valencia ;

- béatifiés en 2013 :

 

Ouvriers du Sacré-Cœur : Josep María Tarín Curto (*1892), prêtre, près de Tarragona ;

Dominicains : Francisco Monzón Romeo (*1912), prêtre, près de Teruel ;

- béatifié en 2014 :

    Diocésains : Pedro de Asúa Mendía (*1890), à Balmaseda ;

- béatifiées en 2015 :

Sœurs de Saint-Joseph : Josefa Monrabal Montaner (*1901) et María Dolors Oller Angelats (Fidela, *1869), près de Valencia ;

- béatifié en 2017 :

Diocésains : José Almunia López-Teruel (*1870), près d'Almería.

B Dominik Jedrzejewski (1886-1942), prêtre polonais martyr à Dachau, béatifié en 1999.

Bse Janina Szymkowiak (María Sancja 1910-1942), polonaise des Filles de la Bse Vierge Marie des Douleurs, béatifiée en 2002.

Bse Rose de Eluvathingal Cherpukaran (Eufrasia du Sacré-Cœur de Jésus, 1877-1952), supérieure indienne de la congrégation de la Mère du Carmel de rite siro-malabar, béatifiée en 2006, canonisée en 2014 ; elle s'était consacrée à neuf ans.

Dominicains : Francisco Monzón Romeo (*1912), prêtre, près de Teruel ;

Basilla de Sirmium
3e-4e siècles

On a parlé d’une sainte Basilla le 28 août, qui fut une martyre romaine (v. 22 septembre).
Celle-ci mourut à Sirmium  (act. Sremska Mitrovica, Serbie).
Tout ce qu’on sait d’elle - son nom et le lieu de sa mort - vient d’être écrit.
Mais il existe un récit qui pourrait compléter nos connaissances si lacunaires.
Basilla serait née au 2e siècle, d’un gouverneur romain en fonction en Lusitanie (Espagne NW ou Portugal). Le gouverneur et son épouse étaient païens. Tandis que le père était en voyage, la mère accoucha de… neuf enfants, dont notre Basilla. Effrayée, cette maman crut bon de faire disparaître toutes ces petites créatures et demanda à sa servante de les noyer, mais la servante, baptisée, les cacha et les sauva. On se rappelle ici l’histoire de Moïse (Ex 2:1-10).
Plus tard, lors d’une persécution, ces neuf filles furent présentées précisément à ce même gouverneur, leur père. Intrigué par leur ressemblance avec son épouse, il appela cette dernière, qui reconnut ses filles. Le papa donna une journée à ses filles pour réfléchir, sinon elles seraient mises à mort. Ayant réussi à s’échapper en neuf directions différentes, elles furent rattrapées et exécutées en divers lieux d’Europe, notre Basilla à Sirmium.
Ce récit présente tout de même des détails assez étranges pour être totalement crédible.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Basilla de Sirmium au 29 août.


Sabina de Rome
?

Ce qui était encore impossible au siècle dernier, semble devenir probable actuellement : les trois Sabina dont il va être question pourraient n’être qu’un seul personnage.
Dans la ville (disparue) de Vindena (Ombrie, Italie C) vivaient Sabina et Serapia. Cette dernière, originaire d’Antioche, fut martyrisée un 29 juillet, Sabina à son tour un 29 août.
Il existe à Rome, sur l’Aventin, une église Sainte-Sabine : on croyait pouvoir dire que ce titre remontait à une sainte femme prénommée Sabina, qu’on aurait postérieurement déclarée martyre ; ce n’est pas prouvé, et l’on s’aventure à affirmer que ce fut le culte de la Sabina précédente qui s’est simplement déplacé à Rome.
Quant à la Sabina de Troyes, qu’on a fait la sœur d’un s.Sabinien martyr (? v. 29 janvier), venue à la recherche du corps de son frère, il s’agirait peut-être simplement d’une translation de reliques de la Romaine, pour laquelle on aurait alors composé une belle histoire.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Sabina de Rome au 29 août.


Adelphus de Metz
5e siècle

Adelphus pourrait être le dixième évêque de Metz.
Il est dit que les premiers évêques de cette ville étaient presque tous d’origine grecque. Cette affirmation pourrait s’accorder avec le nom même d’Adelphus, Adelphos en grec.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Adelphus de Metz au 29 août.

 

Victor de Cambon

560-?

 

D’après d’anciennes traditions, Victor naquit vers 560 dans la paroisse de Cambon, au village de La Croletaie, proche de Nantes.

Il s’en éloigna quelque temps. On a voulu supposer qu’il fut disciple de saint Martin de Vertou (v. 24 octobre).

On n’est pas sûr qu’il ait été prêtre ; il vécut en ermite et fut peut-être à la tête d’un petit monastère à Cambon. 

On dit que son ermitage fut détruit par les Normands en 878.

On invoque s.Victor contre les fièvres.

Si l’on a pu apporter une date de naissance à notre personnage, on n’a pas trouvé celle de sa mort, qui advint, d’après le Martyrologe, au septième siècle.

Saint Victor de Cambon est commémoré le 29 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sebbe d’Essex

† 693

 

Sebbe fut roi en Essex (Angleterre) pendant une trentaine d’années, de 665 environ à sa mort.

Il s’associa son neveu Sighere.

Lors d’une épidémie de peste jaune, ce dernier apostasia, croyant l’épidémie due à la fureur des dieux païens, mais Sebbe resta fidèle. Un pieux évêque de Mercie put ramener à la foi le prince apostat.

Voici en quels termes s.Bède le Vénérable (v. 25 mai) parle du roi Sebbe : 

C’était un homme très dévoué à Dieu. Ses actes étaient inspirés par la religion ; il priait souvent, prévoyait les pieux rendements de ses aumônes ; il préférait une vie privée de caractère monastique à toutes les richesses et tous les honneurs du royaume ; il aurait embrassé celle-ci depuis longtemps et laissé le royaume, si sa femme n’avait refusé la séparation avec ténacité. Beaucoup disaient et répétaient qu’un tel homme était plus fait pour l’épiscopat que pour la royauté.

Ses derniers moments furent marqués par une plus grande ascension spirituelle encore. Sur son lit de mort, il demanda à son épouse si elle acceptait qu’ils se consacrassent tous deux au Seigneur, à quoi elle consentit enfin. Il demanda alors à l’évêque présent de lui remettre l’habit religieux. Tenant à mourir pauvre, il légua une très forte somme d’argent pour les pauvres.

L’agonie étant proche, Sebbe craignit de se mettre à délirer et pria l’évêque de demeurer auprès de lui, avec deux ministres. Il eut alors une vision qui lui annonçait sa prochaine mort, trois jours plus tard. Il trépassa au jour-dit, en grande paix, on ne sait exactement si ce fut en 692, 693 ou 694.

Saint Sebbe d’Essex est commémoré le 29 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Merry

† 700

 

Merry (latin Medericus) naquit au 7e siècle à Autun, de parents nobles.

Il y avait dans cette ville un monastère dédié, croit-on, à s.Martin (v. 11 novembre), où il entra fort jeune. Jeune d’âge, déjà mûr dans sa détermination, il grandit dans les vertus, fut ordonné prêtre et fut choisi pour succéder au défunt abbé.

Comme il arrive dans la vie de beaucoup de Saints, Merry se méfiait de la gloire humaine, des honneurs, et dut se combattre pour accepter la bénédiction abbatiale. Plus tard, quand les miracles commencèrent, malgré lui, à le rendre célèbre, il s’enfuit : seule la menace épiscopale d’excommunication le fit revenir sur ses pas.

C’est que Merry savait mettre en déroute le Démon. Un moine tourmenté par la tentation fut délivré quand Merry lui imposa sa propre tunique ; à un autre, il fit manger du pain bénit !

Devenu vieux, Merry fit valoir son grand âge pour faire accepter sa démission, et se hâta de partir pour Paris avec un disciple nommé Frodulphus (ou Frou, v. 22 avril ?). En route, il s’arrêta à Champeaux (Melun), où il fit tomber les liens de plusieurs prisonniers ; à Bonneuil, il obtint la libération de deux autres prisonniers ; enfin parvenu à Paris, il s’établit près de la chapelle Saint-Pierre-des-Bois, où il acheva sa vie en ermite.

Merry mourut un 29 août, vers 700.

On a pris l’habitude de l’invoquer contre les douleurs d’entrailles.

A partir du 9e siècle, la chapelle Saint-Pierre prit le nom de saint Merry, fut agrandie et devint paroisse. L’actuelle église, qui n’est pas dépourvue de beauté, est malheureusement un peu à l’abandon.

 

Saint Merry est commémoré le 29 août dans le Martyrologe Romain.

Giovanni de Pérouse

Piero de Sassoferrato

† 1231

 

Ces deux Religieux franciscains de la première heure furent envoyés par saint François d’Assise lui-même vers 1220 en Espagne, qui était encore partiellement sous la domination des Musulmans.

Giovanni était prêtre, Piero convers.

Ils s’étaient fixés dans la petite ville de Teruel, où ils prêchaient, mais ils n’avaient pas formé un couvent proprement dit.

La ville de Valencia étant encore au pouvoir des Musulmans, ils résolurent de s’y rendre, principalement pour réconforter les prisonniers chrétiens et, sans doute aussi, avec le secret désir, s’il plaisait à Dieu, d’y recevoir la palme du martyre, au cas où ils seraient pris par les ennemis du Christ.

Après quelque temps, ils entrèrent dans l’église du Saint-Sépulcre ou s’arrêtèrent sur la place devant cette église, et se mirent à prêcher. Aussitôt ils furent arrêtés.

Sommés d’abjurer la foi chrétienne, ils s’y refusèrent et furent condamnés à mort par le roi Ceid Abu Zeyd.

Ils reçurent la grâce du martyre par la décapitation, le 29 août 1231. L’année de ce martyre est contestée, par le fait que Ceid avait été déposé déjà avant 1228 par son adversaire. Auparavant, Ceid se serait converti par l’intercession des deux Martyrs.

Valencia fut reprise par les Chrétiens peu après (1238).

Les corps de Giovanni et de Piero furent ramenés à Teruel et vénérés comme des reliques de martyrs. La population recourt à leur intercession contre l’invasion des sauterelles. Le culte des deux Martyrs fut approuvé en 1705.

 

 

Richard Herst

?-1628

 

Richard était né peut-être à Broughton (Preston, Lancashire, Angleterre).

Son nom pourrait être plus exactement Hurst.

C’était un très honnête petit propriétaire, qui cultivait ses terres près de Preston. 

L’évêque (anglican) de Chester envoya un émissaire avec des hommes pour l’arrêter. Il y eut de la bagarre avec les domestiques et l’un des hommes se cassa une jambe en voulant rattraper un des domestiques dans un champ cultivé. Le fait pouvait être tout-à-fait étranger à la situation de Richard, mais on s’en servit pour l’accuser de meurtre. D’ailleurs, la victime elle-même reconnut, avant de mourir, que ç’avait été un simple accident.

Une pétition fut envoyée au roi, soutenue même par la reine, mais le gouvernement maintint sa position. Herst fut condamné à mort pour meurtre, mais il était clair qu’on voulait par là intimider les Catholiques.

Au lendemain de cette condamnation, on intima à Richard l’ordre d’aller entendre un sermon dans l’église protestante ; sur son refus, on le traîna par les jambes sur la voie qui longeait l’église, mais il se mit les doigts dans les oreilles pour ne rien entendre.

Au moment de l’exécution, on lui proposa encore de le laisser vivre, s’il voulait jurer fidélité au roi, mais comme le texte comportait des expressions contraires à la Foi catholique, il refusa. On l’exécuta immédiatement.

Richard Herst mourut en martyr à Lancaster, le 29 août 1628.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Louis-Wulphy Huppy

1767-1794

 

Ce jeune prêtre avait la jeunesse de l’âge, mais la maturité de l’ancien.

Il était né le 1er avril 1767 à Rue (Somme), dans le diocèse d’Amiens, où l’on vénère particulièrement saint Wulphy (voir au 7 juin).

Incardiné comme prêtre au diocèse de Limoges, l’abbé Huppy fut déporté de la Haute-Vienne.

Il fut un des plus jeunes déportés à bord du Deux-Associés, où il arriva en mars 1794 et où il se distingua autant par sa piété envers Dieu que par sa prévenance envers les Confrères.

Il mourut d’épuisement le 29 août 1794, à vingt-sept ans, et fut béatifié en 1995.

 

 

Edmund Ignatius Rice

1762-1844

 

Né le 1er juin 1762 à la ferme de Westcourt, Callan (Kilkenny, Irlande), Edmund s’appelait en gaélique Eamann Iognáid Ris. Ses parents s’appelaient Robert Rice et Margaret Tierney.

Quatrième de sept enfants, Edmund avait aussi deux demi-sœurs, filles du premier mariage de Margaret.

A cette époque, les catholiques irlandais étaient sous le joug de la loi anglaise anti-catholique,  de sorte que l’’éducation qu’il reçut se fit à la maison, grâce à la présence d’un religieux augustin, le frère Patrick Grace. Puis Edmund fréquenta une école secondaire à Kilkenny.

Ayant travaillé comme apprenti chez son oncle Michael, il en hérita des activités commerciales à sa mort (1785). Le commerce prospéra, et Edmund se maria. Son épouse pourrait être Mary Elliott.

La jeune épouse d’Edmund mourut cependant d’un accident de cheval, après quatre ans de mariage : sur son lit de mort, elle accoucha d’une petite fille, Mary, qui fut légèrement handicapée.

L’épreuve conduisit Edmund à s’orienter vers l’éducation parmi la jeunesse, mais plus particulièrement de la jeunesse pauvre.

Il remit son affaire commerciale à un autre Catholique, certain Mr.Quan, et conçut le projet de préparer des maîtres pour ces jeunes.

En 1802, il réunit des jeunes gens dans sa maison de Mount Sion (Waterford) : ce sera le noyau fondateur des Frères Chrétiens ou Frères de la Présentation. Une maison fut construite pour eux à Waterford, qui fut bénie par l’évêque en 1803.

En 1808, Edmund et quelques collaborateurs émirent les vœux de religion ; c’est là qu’il prit le nom de Ignatius ou Iognáid. C’était le premier cas d’un institut masculin en Irlande, et fondé par un laïc.

Ces laïcs enseignèrent, mais aussi nourrirent et vêtirent les jeunes qu’ils reçurent.

Leur devise était tirée du livre de Job : Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que le nom du Seigneur soit béni éternellement (Job 1:21).

La fondation eut un très grand succès, et se développa dans toute l’Irlande. Mais une des difficultés était que les Frères dépendaient de l’évêque local, de sorte qu’Edmund chercha à obtenir de Rome l’approbation, pour pouvoir rester indépendant. Cette approbation se fit dans les années 1820 : Edmund fut le premier Supérieur général de l’Œuvre.

On pourrait se demander comment cette œuvre catholique put à ce point se développer, dans le contexte anti-catholique anglais de l’époque. C’est qu’il fut fortement appuyé par un politicien, Daniel O’Connell.

Lors d’un chapitre général, convoqué en 1838, Edmund laissa la direction de l’œuvre à  Michael Paul Riordan.

Il se retira alors dans la maison du Mount Sion, d’où on le voyait sortir chaque jour pour une  petite promenade, mais sa douloureuse arthrite l’obligea finalement à accepter un fauteuil roulant.

A Noël 1841, la santé d’Edmund sembla vraiment compromise, mais ce ne fut pas encore la fin. Il dut vivre de plus en plus retiré dans sa chambre, dans un état proche du semi-coma perpétuel, qui dura jusqu’en août 1844.

A cette date, il y avait déjà onze écoles en Irlande, autant en Angleterre, une en Australie, et on en demandait aux Etats-Unis et au Canada.

Edmund mourut le 29 août 1844. Sa cause de béatification traîna un peu, et fut vivement encouragée par un certain Giovanni Battista Montini (futur pape Paul VI) en 1957.

Le miracle retenu pour cette béatification fut, en 1976, la guérison totale et inexplicable d’un homme qui, selon les médecins, n’avait plus que deux jours de vie, après des complications dues à une gangrène du colon. 

Edmund Rice fut béatifié en 1996.

 

 

Jeanne Jugan

1792-1879

 

Jeanne naquit au hameau des Petites-Croix (Cancale, Ille-et-Vilaine) le 25 octobre 1792, cinquième enfant d’un marin-pêcheur, Joseph Jugan et de Marie Horel.

Elle fut baptisée le jour-même de sa naissance. Pour être née aux Petite-Croix, Jeanne recevra beaucoup de grandes croix.

Elle avait quatre ans lorsque son père mourut en pleine mer, comme cela arrive à beaucoup de pêcheurs.

Elle reçut la Première communion en 1801 (ou 1803), juste après le concordat.

Elle entra ensuite au service de la vicomtesse de la Chouë à Saint-Coulomb, proche de Cancale, comme aide-cuisinière.

En 1810, elle avait dix-huit ans et fut demandée en mariage par un jeune marin, mais demanda le temps de réfléchir. Finalement, six ans plus tard, elle renonça définitivement au mariage, affirmant que Dieu la voulait pour lui, la gardait pour une œuvre qui n’est pas connue, pour une œuvre qui n’est pas encore fondée.

Cette œuvre débutera quelques années plus tard, comme voulue par Dieu.

Jeanne quitta Cancale pour Saint-Servan (Saint-Malo) en 1817 et travailla à la pharmacie de l’hôpital. En 1823, trop fatiguée, elle se mit au service de Mademoiselle Lecoq, avec laquelle elle prie et visite les pauvres de la paroisse. Elle entre au Tiers-Ordre du Sacré-Cœur.

Vers 1838, elle loue un petit appartement avec une autre amie, Françoise Aubert, dite Fanchon. C’est dans cet appartement qu’elle reçut une pauvre femme aveugle et infirme, à qui elle donna son lit : voilà le début de l’œuvre !

Les personnes recueillies se multiplièrent, que Jeanne appelait les membres souffrants de Jésus-Christ, mais aussi les bonnes volontés qui voulaient aider Jeanne Jugan. La communauté se forme.

En 1842, est établi un premier règlement, inspiré de l’Ordre hospitalier des Frères de saint Jean de Dieu, dont Jeanne devient la Supérieurek avec le nom de Marie de la Croix. Ses compagnes prennent le nom de Servantes des Pauvres.

Réélue en 1843, elle est déposée par l’abbé Le Pailleur (qui avait encouragé la fondation), qui sait pourquoi. Jeanne se soumet humblement, mais continue son travail de Fondatrice, ouvrant d’autres maisons. On commence de parler d’elle : l’Académie française lui décerne le prix Montyon, les journalistes écrivent des articles.

En 1844, les Religieuses adoptent le nom de Sœurs des Pauvres, pour prendre en 1849 celui de Petites Sœurs des Pauvres.

En 1847, elle n’est pas même invitée au chapitre général.

En 1852, sur l’autorité du sévère abbé Le Pailleur, Jeanne est définitivement rabaissée au rang de simple sœur, reléguée au noviciat de Saint-Pern, où elle-même dit aux jeunes novices que le «Fondateur» est cet abbé Le Pailleur. Les novices, évidemment, ne comprennent rien à cette situation, mais ont tout de même une grande admiration pour cette vieille Religieuse, si douce, si discrète, si souriante.

Une des réflexions de Jeanne était : Il faut toujours être de bonne humeur, nos vieillards n’aiment pas les figures tristes !

Jeanne s’éteint le 28 août 1879, dans ce noviciat La Tour Saint-Joseph (Saint-Pern), à presque quatre-vingt-sept ans, dont vingt-sept passées dans l’épreuve de l’humiliation.

A cette date, il y avait déjà plus de cent maisons, et pas seulement en Europe. La congrégation se développera mondialement, avec des maisons sur les cinq continents. Les Sœurs sont près de trois mille.

Peu à peu, la vérité éclatera au grand jour ; dès 1902, Jeanne Jugan sera reconnue Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres. Elle sera béatifiée comme telle en 1982, et canonisée en 2009. Même au Martyrologe, il est précisé qu’elle fut inique eiecta, injustement mise dehors.

Le miracle retenu pour la canonisation fut la guérison totale et inexplicable d’un médecin américain, malade d’un cancer à l’œsophage, après une neuvaine à la bienheureuse Jeanne Jugan.

Jeanne Jugan est commémorée le 29 août au Martyrologe.

 

 

Ya’Qūb Melkī

1858-1915

 

Ya’Qūb vit le jour en 1858 à Kalaat Mara (Mardin, Turquie ottomane), dans une famille orthodoxe syriaque.

En 1868, il entra au monastère de Saffron, où il étudia la théologie, ainsi que les langues syriaque, arabe et turque. Il devait déjà les parler, mais il les approfondit.

En 1878, il fut ordonné diacre et chargé de cours dans l’école du monastère.

Son étude, son amour de la Vérité, le poussèrent à se rapprocher de l’Eglise catholique. Il rejoignit le monastère syro-catholique de Charafe en 1879. En 1883 il fut ordonné prêtre à Alep et fit partie de la communauté Fraternité de Saint-Ephrem. Il prit le nom de Flavien Michel (Flaby’anūs Mykh’ayl).

Pendant une douzaine d’années, il exercera le ministère pastoral dans divers villages de Tur Abdin, mais en 1895, un courant anti-catholique aboutira au saccage et à l’incendie de son église et de son presbytère ; sa mère  fut assassinée ainsi que divers membres de la paroisse.

Courageusement, les années suivantes, il collaborera à la reconstruction de ces villages.

Son activité était appréciée ; en 1897, il fut nommé chorévêque et vicaire épiscopal de Mardin et Gazarta (actuelle Czire).

En 1899 il fut nommé éparque de Gazireh ; en 1913, il fut consacré évêque.

En été de 1915, Mgr Melkī tenta par tous les moyens de protéger les populations menacées de massacre. Il revint d’urgence à Gazarta prévenir les chrétiens de s’enfuir à temps, car beaucoup avaient refusé de partir, malgré les avertissements des dirigeants locaux. Mgr Melkī vendit tout ce qu’il avait de précieux, même des ornements liturgiques, pour aider les plus pauvres.

On lui conseilla de s’enfuir ; il refusa d’abandonner ses brebis en danger.

Le 28 août 1915, il fut arrêté avec l’évêque chaldéen Philippe-Jacques Abraham. Sommés de passer à l’Islam, ils choisirent le martyre. Mgr Abraham fut abattu d’un coup de fusil ; Mgr Melkī fut battu jusqu’à perdre connaissance, puis fut décapité à Czire, le 29 août 1915.

 

Un siècle plus tard, jour pour jour, Mgr Flavien-Michel Melkī fut proclamé bienheureux.

 

María Dolors 0ller Angelats

1869-1936

 

Elle était née le 17 septembre 1869 à Banyolas (Girona, Espagne), aînée des quatre enfants de Lorenzo et Margarita. Son frère Salvador fut Religieux mariste.

Entrée une première fois chez les Sœurs de Saint-Joseph de Girona, elle quitta le noviciat, mais y revint en 1892 et elle prit le nom de Fidela. Elle fit la profession en 1894.

En 1911, elle fut envoyée à la maison de Malgrat de Mar (Barcelone), comme Supérieure de la communauté qui gérait l’hôpital.

En 1918, elle fut Supérieure à Camprodon (Gerona) ; puis elle sera transférée à Palamós (1921), enfin à Gandia (1926) pour y fonder une nouvelle communauté dont elle serait Supérieure.

Le 28 août 1936, on la jeta en prison, puis on la fit monter dans un camion qui partit sur la route de Valencia.

Elle fut martyrisée au lieu-dit Cantera de Xeresa (Valencia), le 29 août 1936.

Son martyre fut reconnu en 2015, année de sa béatification.

 

José Almunia López-Teruel
1870-1936

Né le 18 mars 1870 à Tíjola (Almería), plus jeune de onze ans que son aîné Alfredo, José reçut avec ce dernier la Confirmation, puis le suivit au séminaire d’Almería (1883). Ses études furent très brillantes.

Ordonné prêtre en 1893, il fut vicaire à Sainte-Marie d’Albix et aumônier des Filles de Marie ; il poursuivit ses études à Grenade, où il obtint un doctorat en théologie dès 1894. On lui confia aussi un enseignement à Vera. En 1896, il fut curé de Níjar, sans arrêter encore ses études : licence de droit canonique (1906), licence de droit civil (1909). Dans la même paroisse, il fonda l’Adoration nocturne (1911).

Cette même année, il fut transféré à Cuevas del Almanzora, où il fit construire patiemment la deuxième tour de l’église.

Au moment de la persécution de l’été 1936, sa famille le convainquit de venir se réfugier à Almería ; c’était sans compter sur la sagacité des miliciens : ceux de Cuevas vinrent trouver le bon Curé là où il se cachait, le 28 août. Don José était assez malade et sa famille chercha à s’opposer à son enlèvement. Un des miliciens cependant, qui avait reçu le Baptême et la Communion des mains du Prêtre, le rassura, lui promettant qu’il n’allait rien lui arriver de mal.

Ils le firent monter en voiture et, parvenus au pont de Rioja, lui dirent de descendre. Don José ne voulait pas : alors on lui tira une balle et on le tira à terre. Les miliciens se mirent à fumer, puis lui tirèrent vingt-huit balles. Enfin, celui d’entre eux qui avait refusé de tirer sur ce bon Prêtre, fut contraint par les autres de lui tirer un trentième coup.

Le frère de josé, Alfredo, devait être fusillé le 18 octobre suivant.

Martyrisé le 29 août 1936 et béatifié avec son frère en 2017, José Almunia López-Teruel sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 août.

 

 

Pedro de Asúa y Mendía

1890-1936

 

Pedro vit le jour le 30 août 1890 à Balmaseda (Bilbao, Pays Basque espagnol), cinquième des six enfants de Isidro et Francisca. Isidro était avocat, et avait combattu dans les rangs carlistes.

L’oncle de Pedro avait fait fortune au Mexique et avait bien aidé la famille, très chrétienne.

Il étudia chez les Filles de la Croix, puis chez les Jésuites à Orduña.

Bachelier, il alla étudier l’architecture à Madrid et fut diplômé en 1915. A Madrid, il connut l’Adoration nocturne.

En 1917, il promut l’Adoration nocturne à Balmaseda avec trente-cinq hommes de cette localité. Il encourageait ses confrères par des exhortations chaleureuses et fraternelles.

Il se décida en 1919 à entrer au séminaire, et fut ordonné prêtre en 1924.

C’est lui qui fut chargé de la construction du nouveau séminaire de Vitoria (Gasteiza) ; durant ce chantier, les ouvriers disaient de lui que c’était un saint. Un ouvrier français qui y travaillait, protestant, reconnut que la religion qui a formé cet homme, est certainement la vraie.

Par la suite, il fut chargé de superviser les édifices diocésains, de les restaurer, d’en construire de nouveaux, ce qui le contraignit à se déplacer souvent, sans pour autant oublier sa première passion : l’adoration, la prière, et la formation des jeunes et l’Action Catholique, l’assistance des pauvres.

La veille de son anniversaire, le 29 août 1936, il fut arrêté par des miliciens révolutionnaires, et l’on ne sut plus rien de lui. On retrouva plus tard son cadavre à Liendo (Cantábria). On retrouva aussi un de ses assassins, qui raconta qu’il mourut en disant : Je vous pardonne.

Ce martyr fut béatifié en 2014.

 

 

Josep Maria Tarín Curto

1892-1936

 

Josep Maria vint au monde le 6 février 1892 à Santa Bárbara (Tarragona, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

 

Il reçut la palme du martyre à Tortosa (Tarragona) le 29 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Josefa Monrabal Montaner

1901-1936

 

Elle était née le 3 juillet 1901 à Gandía (Valencia, Espagne) et entra chez les Sœurs de Saint-Joseph de Girona, où elle fit la profession en 1931.

Elle fut envoyée soigner les malades à Villareal.

On l’entendit dire clairement qu’elle avait un grand désir d’être martyre, d’offrir sa vie pour la conversion des pécheurs et le salut de l’Espagne.

Elle fut martyrisée à Gandía-Xeresa (Valencia), le 29 août 1936.

Son martyre fut reconnu en 2015, année de sa béatification.

 

 

Constantino Fernández Álvarez

1907-1936

 

Né le 7 novembre 1907 à La Vecilla de Curueño (León, Espagne), Constantino entra à l’école apostolique dominicaine de Solsona (Lérida), sur le conseil et l’exemple de son oncle, le père Ramón Fernández Tascón, et aussi d’un de ses frères, Ramón.

En 1924, il passa au couvent de Valencia, où il montra une grande aptitude à l’étude.

En 1929, il reçut le sacerdoce et fut envoyé à la faculté romaine de l’Angelicum, où il reçut le doctorat en théologie, avant d’y enseigner à son tour.

De retour à Valencia, il y enseigna la théologie morale et écrivit abondamment. Il fut nommé procureur du couvent de Valencia.

Lors de la révolution de 1936, alors qu’il passait quelques jours de vacances dans sa famille, il voulut rejoindre son couvent. Le 19 juillet, il dut quitter le couvent pour se réfugier chez une famille amie. Il fut arrêté au seuil d’une maison où il s’apprêtait à aller célébrer la messe, et incarcéré à la prison Modelo. Il tenta de faire valoir son titre de professeur à Rome pour être libéré ; même l’ambassadeur d’Espagne à Rome reconnut qu’à Valencia, on ne peut rien obtenir. Il tenta cependant d’intervenir, mais ce fut en vain.

Un soir, une étrangère (mais tertiaire dominicaine) vint faire visite aux prisonniers, et leur lut (en latin) cet avis (qui devait passer pour une prière aux yeux des gardiens) : 

Monitum : Si concedetur tibi libertatem tempore nocturno, ne egrediaris continuo ex carcere, sed sub quocumque prætextu exspecta usque ad mane, quia tunc pervenies securius ad domum nec ita facile incurres inimicorum insidias, ce qui signifiait : 

Avis : Si on te met en liberté de nuit, ne sors surtout pas tout de suite, sous aucun prétexte, mais attends le matin, pour rejoindre plus sûrement la maison et éviter de tomber aux mains des persécuteurs.

L’avis fut entendu par les prêtres présents, qui le répétèrent aux autres dès que possible. Mais le père Constantino n’eut pas même le temps d’en tenir compte.

Dans la prison, la bibliothèque était gérée par un prêtre diocésain (qui put échapper à la mort). C’est par lui qu’on apprit qu’il faisait porter au père Constantino des livres de Droit canonique, dans l’un desquels il lui fit passer une Sainte Hostie, au matin du 29 août.

Ce fut son viatique. Le soir même, on l’exécuta, aux environs de Valencia, à Cuart de Poblet ; il n’avait pas même vingt-neuf ans.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Francisco Monzón Romeo

1912-1936

 

Francisco naquit le 29 mars 1912 à Híjar (Teruel, Espagne), dans une famille très chrétienne.

En 1925, il entra à l’école apostolique dominicaine de Calanda, prit l’habit à Valencia en 1928, étudia la théologie à Valencia et Salamanque, où il fut ordonné prêtre le 3 mai 1936.

L’été suivant, il se trouvait pour une brève période de vacances chez les siens, quand éclata la révolution de juillet.

Pour ne pas compromettre la famille, il errait par les champs durant la journée, recevant chaque jour un bol de lait chaud que lui apportait son petit frère Miguel, futur prêtre.

Le 24 août, des miliciens firent irruption dans la maison et, pointant le fusil contre la mère du prêtre, la menacèrent : Vous nous dites où se trouve votre fils, ou je tire. Pour une fois, ils disaient «vous». Mais la maman ne répondit rien.

Quelques heures après, ils revinrent et promirent au papa que, si leur fils se rendait, il ne lui arriverait rien. Le papa tomba dans le piège, les conduisit, et ils arrêtèrent le père Francisco.

Le lendemain 29 août 1936, en fin d’après-midi, ils proposèrent au père Francisco une promenade en voiture ; parvenus au terrain de football, ils le firent descendre.

Ses dernières paroles furent : Mon Dieu ! Jésus-Christ a versé son sang pour moi ; maintenant, je le verserai pour Lui.

On le bouscula violemment et il reçut plusieurs balles dans le dos, qui mirent fin à cette toute jeune vie sacerdotale : le père Francisco avait vingt-quatre ans, et un peu plus de cent jours de sacerdoce.

On retrouva l’endroit du martyre grâce à une forte et mystérieuse lumière, mais la famille ne put obtenir la permission de récupérer le corps, qui fut enterré dans la fosse commune. Plus tard seulement, on put le transférer à Saragosse.

Le père Francisco Monzón a été béatifié en 2013.

Dominik Jędrzejewski

1886-1942

 

Il naquit le 4 août 1886 à Kowal (Pologne), cadet des six enfants d’Andrzeja et Katarzyny Zakrzewski.

A l’époque, on fêtait saint Dominique le 4 août (aujourd’hui le 8 août).

Après ses études secondaires, il entra au séminaire de Włocławu et fut ordonné prêtre en 1911.

Il fut successivement vicaire à Zadzimia (Sieradza), Poczesna (Częstochowa), Kalisz. En 1919-1920, il cumulait l’apostolat à la paroisse de Turku, l’aumônerie à la prison et la direction de l’école. Puis il fut nommé à Gosławice (Konin).

Dès le début des combats de la Deuxième guerre mondialeł, il fut arrêté, le 26 août 1940.

Emmené d’abord au camp de transit de Szczeglinie, il fut transféré au camp de concentration de Sachsenhausen (avec le numéro 29935), puis celui de Dachau, où l’on expédiait tous les prêtres.

Il arriva à Dachau le 14 décembre 1940, où on l’immatricula avec le numéro 22813.

On lui proposa le honteux marchandage de recouvrer la liberté, s’il renonçait à son sacerdoce, ce qu’il refusa évidemment.

Il mourut d’épuisement, conséquence du travail qu’on lui imposait dans le camp. Juste avant de mourir, il confia à un Confrère : Lorsque vous sortirez de ce camp, allez à Gosławice, voir mes paroissiens et dites-leur que j’ai offert ma vie pour eux.

C’était le 29 août 1942, l’abbé Dominik venait d’avoir cinquante-six ans.

Il a été béatifié en 1999. 

 

 

Janina Szymkowiak

1910-1942

 

Janina vit le jour le 10 juillet 1910 à Możdżanów (Ostrów, à la frontière entre la Pologne et la Silésie), petite sœur des quatre garçons déjà nés dans le foyer de Augustyn et Maria, des parents aisés et très croyants.

Les garçons s’appelaient Marian, Eric (futur prêtre), Zbigniew et Mieczyslaw.

Le papa disait que sa fille était le directeur de son âme, car pour toute situation elle pouvait lui trouver un verset approprié de l’Imitation de Jésus-Christ.

La maman fut une femme forte et travailleurse ; elle apprit à lire et écrire à ses enfants dans sa propre langue (polonaise), et leur fit étudier la littérature, l’histoire, les chants patriotiques. 

Lors des tensions polono-allemandes, le père et son aîné n’hésitèrent pas à distribuer des tracts de propagande anti-allemande, ce qui leur valut de la prison et les contraignit ensuite à déménager.

Janina (ou Janka) fréquenta reçut la Première communion en 1922, la Confirmation l’année suivante. 

Elle fréquenta trois ans l’école primaire allemande, puis le lycée. Après le baccalauréat (1928), elle fréquenta l’université de Poznań, à la faculté de Langues et Littérature étrangère.

Ce fut une jeune fille pieuse, fidèle, fervente. Elle fit partie des Enfants de Marie, transmettant discrètement à ses camarades sa joie de vivre. Devenue adulte, elle prit du temps pour aider les faibles, les pauvres, trouvant sa force intérieure dans l’Eucharistie. Douée en musique et en peinture, elle jouait du piano, elle peignait et décorait ; les collègues d’enseignement venaient volontiers lui parler de leurs problèmes, car elle avait un bonne parole et un sourire pour chacun.

Une de ses lectures de choix était l’Histoire d’une Ame, de sainte Thérèse de Lisieux.

Au cours de l’été 1934, elle fit un stage à Montluçon chez les Sœurs Oblates du Sacré-Cœur, pour se perfectionner en français et en profita pour aller à Lourdes : c’est là qu’elle se décida à manifester la vocation religieuse qu’elle sentait en elle depuis déjà longtemps.

Sa famille ne lui facilita pas sa démarche et chercha même à l’en dissuader, dans l’intention de la garder pour tenir la maison ; mais l’intervention de son oncle calma les esprits : il l’orienta en 1936 chez les Filles de Notre-Dame des Douleurs ou Moniales Séraphiques, à Poznań.

C’est là qu’elle prit le nom de María Sancja.

Ce fut une Religieuse très humble, très obéissante, profondément unie à la volonté divine, toujours disponible pour les tâches les plus humbles. Elle fut portière, traductrice, professeur…

Après sa première profession en 1938, elle fut chargée des enfants d’un orphelinat à Poznań. Elle commença aussi un cours de pharmacie, interrompu à cause de la guerre.

Son frère Eric, le prêtre, mourut alors à Varsovie.

Durant l’occupation allemande pendant la Deuxième guerre mondiale, elle refusa de revenir chez les siens, pour demeurer parmi ses Consœurs au couvent.

Les Allemands imposèrent aux Religieuses d’abriter des prisonniers français et anglais. La Sœur Sancja conservait son sourire et transmettait la paix. Elle fut très précieuse comme interprète auprès des prisonniers français et anglais, qui la surnommèrent ange de bonté ou encore tout simplement sainte Sancja. Elle leur passait de la nourriture en cachette, elle procurait aux prêtres le nécessaire pour célébrer la Messe, tout cela à ses risques et périls.

L’excès de travail et les pénibles conditions de vie lui provoquèrent bientôt une pénible forme de tuberculose au larynx, lui causant des douleurs extrêmes qu’elle offrit à Dieu avec grande sérénité.

Avec joie, elle put émettre les vœux perpétuels le 6 juillet 1942, et s’envola vers l’Epoux céleste le 29 août 1942, à seulement trente-deux ans.

Elle fut béatifiée en 2002.

Le miracle examiné pour cette béatification, fut la guérison inexplicable d’un nouveau-né, une petite fille à qui les médecins n’accordaient aucune chance de survie.

 

 

Rose de Eluvathingal Cherpukaran

1877-1952

 

Fille de Antony et Kunjethy de Eluvathingal Cherpukaran, elle naquit le 17 octobre 1877, dans la contrée de Kattoor, actuel diocèse de Irinjalakuda (Inde) et reçut le nom de Rose au baptême, le 25 octobre suivant. Les parents étaient des cultivateurs aisés.

Sa mère, une pieuse femme, lui fit lire la vie de sainte Rose de Lima (voir au 24 août) et la petite Rose fit dès l’âge de neuf ans le vœu de chasteté, après avoir reçu une apparition de la Vierge Marie.

A douze ans, Rosa voulait entrer chez les religieuses, mais son père s’y opposait vigoureusement, préférant la marier dans une famille riche ; mais la mort soudaine de sa petite sœur, ajoutée à toutes les prières et mortifications qu’elle s’imposait, permirent à Rose de faire changer d’avis son père, qui l’accompagna lui-même au couvent des religieuses carmélites en 1888 : elle entra comme pensionnaire chez les religieuses de la congrégation de Notre-Dame du Carmel, à Koonammavu, bientôt transférées à Ambazhakkad (sur cette congrégation, voir la note ci-dessous).

Rose eut de fréquents accès de maladie, au point que les religieuses pensèrent la renvoyer chez elle, mais une nouvelle apparition, de la Sainte-Famille cette fois-ci, lui rendit la santé.

Le 10 mai 1897 Rose entra dans la communauté comme postulante, sous le nom de Euphrasia du Sacré-Cœur de Jésus.

Sœur Euphrasia émit les vœux solennels en 1900, quand s’ouvrit le couvent de Sainte-Marie à Ollur (près de Trichur) : c’est là qu’elle vivra pendant quarante-huit ans.

Maîtresse des novices en 1904, elle fut élue supérieure en 1913 : elle n’accepta la charge qu’après avoir installé au centre du couvent une statue du Sacré-Cœur, à qui elle confia sa charge de Mère Supérieure. Elle priait beaucoup : pour tous, c’était “la mère priante”. 

Elle était en constante union avec le Saint-Sacrement, les religieuses elles-mêmes l’appelaient le “tabernacle ambulant” : comme la sainte Messe n’était pas souvent célébrée dans le couvent, elle passait des heures devant le Tabernacle, pour adorer, aimer et consoler le Christ. C’était la référence de toute son activité spirituelle et pastorale.

L’autre pôle de sa dévotion était le Christ crucifié. Elle embrassait souvent le Crucifix, lui adressant les mots que lui suggérait sa foi profonde. Intérieurement elle souffrait intensément en union avec la passion de Notre-Seigneur. D’après les lettres qu’elle écrivit par obéissance à l’évêque, elle fut favorisée de la grâce du “mariage spirituel” avec Notre-Seigneur, une grâce mystique rare. Elle eut des visions célestes, et aussi des attaques de l’Esprit Malin.

Elle priait le rosaire entier chaque jour, méditant sur la vie de Notre-Seigneur et celle de Marie.

Elle s’imposait une vie de mortification et pendant longtemps eut un régime totalement végétarien, sans viande ni poisson, sans lait ni œufs, et ne prenant qu’un repas quotidien.

Unissant la vie contemplative à l’active, elle était à l’écoute des nécessités de tous ceux et celles qui venaient lui demander de prier, pour un problème de famille, pour un examen, pour une guérison, pour une assistance économique… On a pu remarquer qu’elle n’accusait ni ne critiquait jamais personne.

Tout ce qu’on sait de sa vie intime et mystique provient des lettres qu’elle écrivit à son évêque ; elle lui demandait de les détruire, mais providentiellement, l’évêque considéra de son devoir de conserver précieusement ces documents, grâce auxquels on put bientôt faire connaître mieux cette grande Âme.

Humble et effacée, mère Euphrasia avait offert sa vie comme sacrifice d’amour pour Dieu et mourut le 29 août 1952.

Ayant été béatifiée en 2006, elle n’est pas encore inscrite au Martyrologe de ce jour : une prochaine édition s’en chargera.

La bienheureuse Eufrasia devait être canonisée en 2014.

 

Note. La congrégation de Notre-Dame du Carmel avait été érigée en 1866 par le bienheureux Kuriakose Elias Chavara (voir au 3 janvier) et le père Leopoldo Beccaro, des Carmes Déchaux. C’était le premier institut féminin qui apparaissait dans l’Église de rite syro-malabar ; considéré d’abord comme tiers-ordre du Carmel, l’institut est de droit pontifical depuis 1967.

Le rite syro-malabar remonte aux premières communautés fondées par l’apôtre saint Thomas lui-même, dans l’Inde du sud-ouest (État de Kerala). Rattachée à l’Eglise de Perse, elle en adopta la langue et le rite syriaques. Les Portugais crur