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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:09

Manuela Balbina Rodríguez Higuera

1886-1936

 

Manuela Balbina Rodríguez Higuera naquit le 10 mars 1886 à Madrid (Espagne), d’Antonio et Josefa, qui eurent aussi une autre fille, María de las Nieves.

Manuela fit une première expérience religieuse chez les moniales Rédemptoristines de Ségovie, mais un problème de santé l’obligea à interrompre le noviciat. Fin 1919, guérie et âgée de trente-trois ans, Manuela se présenta alors au monastère des Conceptionnistes de Madrid, où elle trouva vraiment sa voie.

Avec son nouveau nom de religion, sœur María de Saint-Joseph émit les vœux perpétuels en 1923.

Elle qui affectionnait les moments de silence, de prière, de méditation, ne put retenir des expressions de douleur, d’angoisse, en apprenant comment les mouvements anarchistes, révolutionnaires, s’en prenaient aux prêtres et aux religieux, jetant tout le pays dans un climat de persécution et de haine contre l’Eglise.

On lira effectivement dans la notice sur Isabel Lacaba Andía comment le monastère Saint-Joseph de Madrid dut être évacué et fut profané dès le début de la guerre civile, en juillet 1936.

María de Saint-Joseph a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:08

Isabel Lacaba Andía

1882-1936

 

Isabel Lacaba Andía naquit le 3 novembre 1882 à Borja (Saragosse, Espagne NE), de Juan et María, de bons parents chrétiens.

Outre les valeurs chrétiennes, elle apprit la musique.

La jeune Isabel fut plusieurs fois demandée en mariage, mais elle avait déjà choisi son époux : le Christ.

Elle s’unit à Lui en 1903, chez les Conceptionnistes du monastère Saint-Joseph de Madrid, où elle prit le nom de María del Carmen.

Elue maîtresse des novices, elle transmit ce qu’elle avait appris : l’amour de l’oraison, l’élévation de l’âme par la musique.

En 1935, elle fut élue abbesse.

Cette mère sut montrer en toutes choses l’exemple à tout le monastère, et ce, malgré la pneumonie dont elle souffrait. Elle se sentait responsable de chacune, et aimait s’inspirer de la maman des sept frères dont il est question dans l’Ecriture (2Mac 7), sans se douter qu’elle aurait à montrer à son tour ce courage viril.

Le 19 juillet 1936, l’enfer se déchaîna contre toutes les maisons religieuses du pays. Aux portes du monastère Saint-Joseph, toute une foule enragée hurlait des Les nonnes, f… le camp !

La Supérieure invita toutes les moniales à venirconsommer les Hosties du Tabernacle, pour éviter des profanations. L’aumônier leur demanda alors si elles étaient prêtes à offrir leur vie plutôt que de trahir leur consécration, et toutes répondirent Oui.

Elles s’habillèrent alors avec des vêtements laïques, s’équipèrent du strict nécessaire pour se débrouiller et sortirent du couvent. Huit trouvèrent à se réfugier chez des parents ou amis, dix autres, dont la Supérieure, se mirent dans l’appartement d’une amie, mais elles furent dénoncées par la concierge d’un immeuble voisin qui savait les observer.

Peu de temps avant que l’abbesse fut arrêtée, une amie la supplia de rester avec elle, pour éviter d’aller à la mort, mais l’abbesse répondit qu’en aucune manière elle laisserait la communauté, et surtout pas les moniales infirmes.

Les miliciens intervinrent plusieurs fois, d’abord pour fouiller l’appartement et emporter toute la nourriture et même parfois l’eau ; au soir du 7 novembre 1936, ils vinrent embarquer les Religieuses en trois groupes successifs dans un camion, sans aucun ménagement, même à l’égard de la Religieuse âgée et paralysée.

La suite des événements est malheureusement très simple : on ne revit jamais plus ces dix Religieuses. On a supposé avec assez de vraisemblance qu’elles furent toutes fusillées sur une place de Madrid, dans la nuit du 7 au 8 novembre, mais leurs corps n’ont pas pu être retrouvés.

En 1946, la rue de cet appartement prit le nom de Rue des Martyres Conceptionnistes.

María del Carmen a été béatifiée en 2019, avec ses Compagnes, et sera inscrite avec elles au Martyrologe le 8 novembre.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:08

Eustaquia Monedero de la Calle

1864-1936

 

Eustaquia Monedero de la Calle naquit le 20 septembre 1864 à Anaya (Ségovie, Espagne C), de Gaspar et Valentina.

Gaspar fut veuf deux fois ; du premier mariage, il eut un fils, Justo ; du second, quatre enfants ; du troisième, avec Valentina, il eut six enfants : Rogelio, Petra, notre Eustaquia, Dorotea, Miguel, Sinforiano. Il y avait seize ans de différence entre Justo et Eustaquia.

Celle-ci fut donc baptisée dès le 23 septembre 1864.

En 1887, elle entra chez les Conceptionnistes de Madrid, au monastère Saint-Joseph, où elle prit le nom de María Eustaquia de l’Assomption.

Au lendemain de sa profession, on lui confia l’infirmerie, où elle montra toute sa douceur et sa sollicitude fraternelles envers les malades.

Mais vers 1914, sa bonne nature se retourna contre elle et l’affligea d’un cruel rhumatisme qui la condamna au fauteuil pour le reste de ses jours.

On peut lire le résumé des événements de 1936 dans la notice concernant la Supérieure, Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

C’est la sœur Eustaquia qui fut si malmenée par les miliciens, quand ils l’embarquèrent au soir du 7 novembe 1936 dans leur camion, sans aucun ménagement, sans aucun égard pour son grand âge et sa douloureuse infirmité.

María Eustaquia de l’Assomption a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:07

Petra Manuela Pairós Benito

1863-1936

 

Petra Manuela Pairós Benito naquit le 29 avril 1863 à Pamplona (Navarre, Espagne N), de Pedro et Benita. Pedro était d’origine française.

Après avoir eu son diplôme de maîtresse d’école, Petra voulut entrer en religion chez les Conceptionnistes de Madrid, au monastère Saint-Joseph.

Elle prit le voile en 1887 et, lors de sa profession, assuma le nom de Marie Pilar des Abandonnés.

Marie Pilar était bien préparée pour l’enseignement : on lui confia la direction de l’école ouverte par les moniales. Sa délicatesse, sa présence, ses conseils lui valurent les appréciations élogieuses unanimes de tous ceux qui la connurent. Elle avait une affection spéciale pour les enfants de familles pauvres.

Elle avait aussi un certain talent pour l’écriture et laissa des poèmes, des petites pièces de théâtre.

Un accident lui fit perdre un œil, épreuve qu’elle supporta avec humour : Je pensais que le Bon Dieu m’avait oubliée, mais je vois que maintenant Il me demande davantage.

Elle priait ; la règle prévoit d’accorder deux heures à la prière, mais Marie Pilar restait bien davantage dans la conversation silencieuse avec l’Invisible.

La suite et la fin de sa vie seront les mêmes que pour Isabel Lacaba Andía, la Supérieure, à la notice de laquelle on peut se référer, ce même jour.

Marie Pilar des Abandonnés a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 23:00

 

26 AVRIL

 

I.

S Cletus, troisième pape (78?-90?), martyr, qu’on identifie parfois avec s. Anacletus (13 juillet) ; il est nommé au Canon Romain.

?

S Primitivus, martyr non loin de Rome, sur la Via Prænestina.

S Pierre, premier évêque à Braga, ordonné par s. Jacques et martyr (Ve ?).

IV.

S Basilios, évêque à Amasée, décapité et jeté à la mer pour avoir protégé la vierge ste Glaphyre.

S Lucide, évêque à Vérone ; contemplatif, il confiait les affaires temporelles à ses prêtres. 

Ste Exupérance, vierge à Troyes. 

VII.

S Trudbert, irlandais, ermite en Brisgau, assassiné par un serviteur du seigneur.

S Riquier, abbé à Centula ; sa sainteté et ses miracles poussèrent le roi Dagobert à venir le rencontrer et écouter ses conseils. 

S Emmon, évêque à Sens. 

IX.

S Paschasius Radbertus, enfant abandonné, élevé au monastère de Saint-Pierre de Soissons ; après une adolescence dissipée, il fut moine, maître des novices, écolâtre et abbé à Corbie puis se retira à Saint-Riquier ; historien et théologien, il est un des meilleurs écrivains de son époque, en particulier avec son traité sur l'Eucharistie.

XII.

Ss Guglielmo et Peregrino, père et fils, originaires de Syrie, ermites à Foggia.

XIII.

Bx Domingo et Gregorio, deux prêtres dominicains espagnols ; ils prêchèrent en Aragon.

XIV.

B Stéphane, évêque à Perm, très actif auprès des populations. 

Bse Aldobrandesca (Alda) Ponzio, siennoise mariée (et veuve) très jeune, entrée dans le Tiers-Ordre des Humiliés, mystique.

XX.

B Ramón Oromí Sullá (1875-1937), prêtre espagnol des Fils de la Sainte Famille, martyr à Barcelone, béatifié en 2013.

B Juli Junyer Padern (1892-1938), prêtre salésien martyr près de Barcelona, béatifié en 2001.

S Ráfael Arnáiz Barón (María Ráfael, 1911-1938), novice cistercien à San Isidro, béatifié en 1992, canonisé en 2009.

Bx Stanisław Kubista (1898-1940), prêtre polonais de la Société du Verbe divin, martyrisé au camp de Sachsenhausen, et Władysław Goral (1898-1945), évêque à Lublin, mort dans le même camp, béatifiés en 1999.

 

Cletus (Anacletus)

1er siècle

 

Une longue hésitation règne au sujet du nom du troisième pape : Clet ou Anaclet ?

Dans le Canon Romain de la Messe, on nomme : Lin, Clet, Clément.

Saint Irénée nomme : Lin, Anaclet, Clément.

Certains y ont vu deux personnages, d’autres un seul.

Ceux qui sont pour le dédoublement ne sont pas d’accord pour le jour de fête, 26 avril ou 13 (12) juillet.

Actuellement, le Martyrologe Romain a opté pour un seul personnage, saint Clet (Cletus), troisième pape, fêté le 26 avril.

De ce dernier, on sait très peu de choses, tirées du Liber Pontificalis : 

Clet, romain, fils d’Emilien, fut élu pour succéder à Linus. Il siégea durant les règnes de Vespasien et de Titus, pendant six ans, un mois et onze jours, et, après avoir ordonné vingt-cinq prêtres, il reçut la couronne du martyre.

Le pontificat de Clet peut donc se situer autour de l’an 80, mais apparemment un peu plus que les six années mentionnées plus haut. Les dates de saint Lin et de saint Clément 1er étant incertaines, celles de Clet le sont aussi.

 

 

Primitivus de Gabies

† ?

 

Saint Primitivus fut martyrisé à Gabies, ancienne localité à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Rome.

On n’a aucune autre indication sur lui.

Saint Primitivus de Gabies est commémoré le 26 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marcellinus

296-304

 

Marcellinus était le fils d’un romain, Proiectus.

Il fut élu pour succéder à Caius et fut le vingt-neuvième pape.

Il ordonna cinq évêques, quatre prêtres et deux diacres.

Victime de l’impitoyable persécution de Dioclétien, il fut arrêté et sommé d’offrir l’encens aux idoles. Le Liber Pontificalis rapporte qu’il le fit, mais qu’ensuite, pénétré de douleur pour son geste apostat, il retourna devant l’empereur, confessa hardiment sa foi et eut la tête tranchée.

D’autres sources nient cet épisode, sans qu’on puisse actuellement se prononcer de façon sûre.

Il fut inhumé dans la catacombe de Priscilla, sur la via Salaria.

Son successeur sera saint Marcel Ier.

Marcellinus, par son humble exemple de pénitence, mérita le martyre et la vénération de l’Eglise. Il fut longtemps nommé au 26 avril dans le Martyrologe, mais n’est plus mentionné dans l’actuel, à cause des incertitudes mentionnées ci-dessus.

Son dies natalis étant historiquement plutôt le 25 octobre, on l’y laissera ici, pour mémoire. Que Dieu nous pardonne si nous nous trompons.

 

 

Basilios d’Amasée

† 322

 

Basilios était évêque d’Amasée (Pont, auj. Amasya, Turquie NC).

On sait qu’il participa aux synodes de Gangres et Néocésarée en 314.

Un épisode, parfois contesté, a rendu célèbre Basilios et causa d’ailleurs son martyre.

Basilios aurait reçu et caché une jeune vierge, Glaphyre, qui s’était déguisée en homme pour échapper à la turpitude de l’empereur Licinius. Mais celui-ci avait ses émissaires et Glaphyre fut retrouvée, chez Basilios.

Durant le trajet vers Nicomédie, Glaphyre fut rappelée à Dieu. 

Parvenu sur le littoral où l’avaient conduit ces émissaires, Basilios pria encore une fois pour son troupeau, donna le baiser de paix aux prêtres et aux diacres qui l’accompagnaient, et eut la tête tranchée.

Son corps, jeté à la mer, revint miraculeusement au rivage.

On pense que ce martyre eut lieu le 28 mars 322. Le 26 avril serait plutôt la date de la translation du corps de Basilios à Amasée.

Saint Basilios d’Amasée est commémoré le 26 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Riquier de Centula

560-645

 

Ricarius, devenu Riquier en français, naquit vers 560 près de ou à Centula (Ponthieu), d’une famille noble du pays.

Jeune encore, il vit arriver dans la région deux missionnaires irlandais, nommés Caidoc et Fricor. Contrairement à l’accueil grossier que la population réserva à ces hommes, Riquier les accueillit chez lui ; en retour, ils lui annoncèrent le Christ.

Désormais, Riquier chercha à propager la Parole de Dieu ; convaincu et convainquant, il amena à la Vérité les gens qui auparavant s’étaient moqués des missionnaires. Il vivait d’aumônes, ou du moins de ce qui lui restait quand il avait presque tout distribué aux pauvres ; il alla soigner des lépreux, et accomplit toutes sortes de miracles envers les malades.

Il se déplaçait à cheval ; un jour qu’on lui tendit un enfant, afin qu’il le bénît, le cheval se cabra et faillit écraser et Riquier et l’enfant ; désormais, il remplaça le cheval par l’âne.

Comme cela arrive souvent, des vocations se présentèrent à Riquier, pour lesquelles il construisit un monastère et une église (625). Le roi Dagobert Ier y vint aussi, qui reçut avec empressement les conseils que lui donna Riquier pour être un souverain juste, honnête, soumis à Dieu dont il avait reçu le pouvoir.

Riquier reçut tant d’aumônes, qu’il put assouvir son désir de racheter des esclaves chrétiens, qu’il ramena Angleterre.

Désirant cependant se préparer mieux encore à la mort, il se retira dans une petite cabane proche d’Argoules et qui devait devenir la Celle de Forestmoutier. Sa sainteté était admirable et il jouissait d’un grand empire sur toute la nature : les oiseaux venaient picoter dans ses mains.

Un de ses disciples, Sigobard, fut témoin de cette vie extraordinaire. Plus extraordinaire encore, le père de Sigobard conçut une profonde amitié pour Riquier et, après sa mort, toute sa famille, de l’épouse aux domestiques, entra dans les ordres ! Tous ceux qui imploraient les prières de Riquier étaient exaucés, les malades guéris.

Riquier demanda enfin à Sigobard de lui préparer son cercueil, et mourut tout saintement, le 26 avril 645.

Son corps fut ensuite reporté à Centula, où les miracles et les guérisons se multiplièrent. L’abbaye de Centula compta jusqu’à trois cents moines. C’est un siècle et demi plus tard qu’on y construisit la grande église abbatiale, où se déroule aujourd’hui un festival de musique classique au mois de juillet.

Saint Riquier est commémoré le 26 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Paschasius Radbertus

785-865

 

Paschasius Radbertus naquit vers 785.

Tout jeune orphelin, il fut abandonné sur les marches du couvent de Notre-Dame de Soissons, dont les moniales prirent soin de lui et envers lesquelles il voua toujours une profonde reconnaissance, appelant ces Religieuses fleurs de l’Eglise et honneur du divin Epoux. L’abbesse, Theodrara, était la sœur d’Adalhard de Corbie (v. 2 janvier) ; on l’a dite aussi cousine germaine de Charlemagne.

Le jeune garçon reçut trop tôt la tonsure cléricale et alla passer quelque temps dans le monde, mais il se ressaisit et demanda son admission à l’abbaye de Corbie.

L’abbé Adalhard reçut le jeune garçon parmi ses moines. Après la mort d’Adalhard (826), c’est le frère de ce dernier, Wala, qui lui succéda. Paschasius étudia sous la direction de ces deux frères (et abbés).

En 822, il les accompagna en Saxe pour la fondation du monastère de Corvey, puis fut chargé de diverses missions auprès des rois de France ou de l’empereur.

Dans les années 831-833, il composa entre autres son si fameux traité sur l’Eucharistie De Corpore et Sanguine Domini, les deux Vies d’Adalhard et de Wala et enseigna les jeunes moines, relevant ainsi beaucoup le niveau culturel de l’abbaye.

Wala mourut à Pavie en 835 ; son successeur n’était pas si favorable à Paschasius et même publia un ouvrage contre lui, mais un autre théologien, Rabanus Maurus (v. 4 février), prit nettement parti pour Paschasius et c’est cette doctrine qui prévalut ensuite.

On a aussi un De Partu Virginis, sur la nature de la Vierge Marie et la naissance du Christ. D’autres ouvrages sont perdus.

En 844, Paschasius fut élu abbé, mais n’accepta jamais le sacerdoce. Comme saint Benoît, il resta diacre ; il n’avait pas soixante ans et résigna sa charge en 851, peut-être parce que certains moines restaient partisans de l’abbé précédent.

Paschasius se retira dans le proche monastère de Saint-Riquier et ne revint dans celui de Corbie qu’à la fin de sa vie, comme simple moine, et y mourut le 26 avril 865, ayant supplié les moines de ne pas écrire le récit de sa vie, ce qu’ils firent malheureusement trop scrupuleusement !

Après les nombreux miracles avenus sur le tombeau de Paschasius, il fut canonisé en 1075.

Domingo et Gregorio en Aragon

13e siècle

 

Domingo et Gregorio étaient deux prêtres dominicains appartenant à un couvent de Castille (Espagne NO). On ne sait rien de plus sur leur personnalité ; une sainte amitié les unissait dans leur zèle pour prêcher la Vérité.

Ils étaient en train de parcourir l’Aragon, prêchant la bonne Parole dans ces régions récemment reprises à la domination espagnole. Toujours à pied, sans or ni argent, quêtant chaque jour leur pain là où ils passaient, ils édifiaient les gens par leur sainteté de vie.

Ils étaient dans la région de Huesca et Barbastro. Sur la route de Perarrúa, ils furent surpris par un violent orage, sur une route où ne se trouvait aucun abri possible, de sorte qu’ils allèrent se placer sous un rocher sur le bord du chemin. Il y eut alors un terrible craquement, et ils furent tous deux écrasés sous une énorme masse détachée du rocher.

Dans le même moment, les cloches des paroisses avoisinantes se mirent à sonner d’elles-mêmes ; on vit une grande lumière à l’endroit de l’accident et les corps des deux Religieux furent ainsi retrouvés. On se disputa leurs reliques : la paroisse de Berians les reçut.

Des miracles eurent lieu près de leurs tombes. Le culte s’établit et fut confirmé en 1854.

Les deux Bienheureux Domingo et Gregorio sont mentionnés le 26 avril au Martyrologe.

 

 

Aldobrandesca Ponzio

1249-1309

 

Aldobrandesca vit le jour à Sienne (Italie) le 28 février 1249, de Pietro Francesco Ponzio et Agnese Bulgarini. Ce prénom qu’elle reçut au baptême fut par la suite couramment abrégé en Alda, qui pourrait correspondre au français Aude.

Elle épousa, encore très jeune, un noble siennois vertueux et instruit, nommé Bindo Bellanti. Au jour de leur mariage, elle invita son mari à observer trois jours de continence (cf. Tb 6:18 et 8:4-7). 

Elle se montra ensuite le modèle des épouses et des maîtresses de maison. Son mari lui fut cependant enlevé après une longue et douloureuse maladie. Malgré les instances qu’on lui fit, elle se refusa à contracter une nouvelle union ; veuve et sans enfants, elle entra dans le tiers-ordre des Humiliés.

Les Humiliés étaient une association de petits marchands de laine qui «s’humiliaient» devant Dieu, combattant le luxe, le mensonge, la fraude ; ils s’entraidaient et furent souvent invités à fonder d’autres maisons en Toscane et en Lombardie, organisant ainsi une vie sociale saine et procurant du travail aux membres de l’association.

Alda, donc, continuant à résider dans sa maison, y mena la vie d’une vraie religieuse, s’astreignant à des jeûnes sévères et des mortifications continuelles. Puis elle se fixa dans une de ses propriétés à l’écart de la ville, où elle avait un oratoire.

Elle reçut de Notre-Seigneur des grâces extraordinaires, des lumières spéciales sur les mystères de la Nativité, de la Passion, de la Résurrection et de l’Ascension. Puis ayant donné aux pauvres ses possessions, elle s’établit à l’hôpital de Sienne, pour y soigner les malades de ses mains.

Douée de l’esprit de prophétie, elle annonça entre autres événements, l’époque de sa mort, qui arriva le 26 avril 1309.

Des miracles se produisirent à son tombeau. Alda a fait l’objet d’un culte populaire comme Bienheureuse, mais n’est pas inscrite au Martyrologe.

 

 

Stéphane de Perm

1340-1396

 

Stéphane était né vers 1340, à Veliki Oustioug (Vologda, Russie NO), de Simeon, un clerc, et Maria, originaire du peuple komi.

L’enfant montra très jeune de très grandes capacités intellectuelles et un intérêt pour l’Eglise. Il apprit à lire l’Ecriture et seconda son père dans la liturgie, comme chantre et comme lecteur. 

Adolescent, il entra au monastère Saint-Grégoire de Rostov-le-Vieux ; il y apprit le grec, pour pouvoir étudier les Pères dans la langue originale ; il approfondit l’Ecriture.

Une de ses grandes préoccupations était la conversion de la population des Komis, à l’ouest de l’Oural, encore païens. Pour eux, il traduisit l’Ecriture dans leur langue, mettant au point un alphabet komi, partant de l’alphabet cyrillique qu’il compléta avec des signes pour rendre les sonorités particulières de ces populations.

Tonsuré, ordonné diacre, il alla en 1379 solliciter de l’évêque de Kolomna sa bénédiction pour partir évangéliser ces Komis. L’évêque l’ordonna prêtre et l’envoya en mission avec ses vifs encouragements.

Malgré l’enracinement dans le paganisme, les Komis ne reçurent pas trop mal Stéphane et il y eut des conversions. C’est le sorcier qui le provoqua, le défiant de passer indemne à travers un feu puis sur l’eau. Au moment de l’épreuve, le sorcier prit peur et renonça à son propre défi ; les habitants faillirent le tuer, mais Stéphane intervint pour le sauver. Les conversions se multiplièrent ensuite.

En 1383, Stéphane reçut la consécration épiscopale pour la région de Perm, ce qui fut pour lui le point de départ d’une activité accrue.

Premier évêque de Perm, il ouvrit des écoles, fonda des monastères, célébra en langue komie.

Véritable pasteur de son troupeau, il fit venir du blé de Vologda lors d’une famine qui désolait la région en 1387. Plusieurs fois il alla s’interposer devant des envahisseurs, qui prirent la fuite dès qu’ils le virent.

Une tradition tout-à-fait vraisemblable rapporte qu’en 1390, de passage près du monastère de saint Serge à Moscou, et ne pouvant s’y arrêter, Stéphane salua de loin Serge par ces mots : Paix à toi, mon frère spirituel, à quoi Serge répondit du monastère en se tournant en direction de Stéphane : Paix aussi à toi, pasteur du troupeau du Christ.

Stéphane mourut lors d’une autre visite à Moscou, au monastère de la Transfiguration, le 26 avril 1396.

Son activité l’a fait appeler l’Illuminateur de Perm et Apôtre des Peuples de Zygryani.

La récente édition du Martyrologe Romain l’a accueilli dans ses colonnes depuis 2005.

 

 

 

Ramón Oromí Sullá

1875-1937

 

Ramón naquit le 16 septembre 1875 à Salás de Pallars (Lleida), de Domingo et Rosa, aîné de María et Eusebio.

Entré en 1889 dans la congrégation des Fils de la Sainte Famille à Palomar, il reçut l’habit en 1890, commença le noviciat à Cambrils en 1891 et fit la profession en 1898.

En 1900 il fut ordonné prêtre. 

Il fut d’abord enseignant en diverses maisons ; en 1909, il fut en même temps supérieur de la maison ; en 1913, secrétaire à Reus, où il enseignait le latin et le français.

Puis il recouvrit plusieurs charges importantes au sein de la congrégation : au chapitre de 1916, il fut nommé consulteur général, en 1919 secrétaire général, reconfirmé en 1922 et 1928. En 1932-1933, il fut à nouveau nommé consulteur général.

Dès 1919, il fut aussi directeur des revues La Sainte Famille et L’intention mensuelle. Il travailla activement à répandre la dévotion à la Sainte Famille, visitant les familles chaque mois, et coordonnant ce mouvement dans toute l’Espagne, particulièrement à Barcelone.

En 1935, il présida la commission pédagogique.

Il dédiait la majeure partie de son temps à la formation des jeunes, des novices.

C’est lui qui écrivit la première biographie de leur fondateur san José Manyanet, dont il fut le vice-postulateur de la cause de béatification (voir au 17 décembre).

Cet homme tout petit de stature était un géant d’activités, plein d’attentions pour chacun, jamais vulgaire, très soigné, très minutieux. 

Lors de la guerre civile de 1936, il se trouvait en repos à Vallfogona de Riucorb, puis se réfugia comme il put à Barcelone, de novembre à février ; il aidait ses hôtes à distribuer le lait chaque jour, avant de revenir dans son refuge sous le toit, où il priait et méditait. 

Il fut arrêté dans la rue le 17 (ou le 19) avril 1937.

Déféré à la centrale du Comité révolutionnaire, il reconnut sa condition de prêtre et fut mis, croit-on, dans la prison San Elías.

Il fut assassiné contre le mur du cimetière de Montcada, le 26 avril (ou le 3 mai ?) 1937 et jeté dans la fosse commune.

On n’a pas pu reconnaître son cadavre, mais l’avis de sa mort fut retrouvé dans les archives de Barcelone. La date précise de cette mort reste cependant incertaine. Il semblerait que la date la plus probable serait le 26 avril, date à laquelle Ramón aurait signé sa déclaration.

Ramón Oromí Sullá fut béatifié en 2013.

 

 

Juli Junyer i Padern

1892-1938

 

Né le 31 octobre 1892 à Vilamaniscle (Alt Empordà, Catalogne, Espagne), dans une famille pauvre, Juli fréquentera l’unique école du village grâce à la bonté d’une famille amie.

Il rejoindra ensuite le collège salésien de Girona, et entrera au séminaire salésien de Campello (Alicante), où il fera la profession en 1912.

Ce fut un homme réfléchi, sensible, travailleur : il était bien armé pour être un bon directeur spirituel, outre qu’il avait des dons pour la musique.

Professeur à Girona, il enseigna la philosophie, la littérature, le chant grégorien, tout en assumant la formation spirituelle des jeunes.

Quand se déclencha la guerre civile, il vint chez ses parents à Vilamaniscle, où des miliciens le découvrirent en mars 1938.

Or, le maire était de la famille et leur fit savoir que, s’ils tuaient Juli, ils auraient aussi à le tuer. 

Juli retourna à Gerona et aida des Confrères à passer la frontière. Un jour cependant, Juli fut arrêté : il reconnut qu’il n’était là que pour donner les sacrements à ses compagnons, mais on l’accusa d’être l’organisateur de ces expéditions.

Accusé d’espionnage et enfermé à la prison de Barcelone, il tenta d’obtenir sa libération. Mais comme on retrouva une lettre de lui dans les mains de prisonniers capturés près de la frontière, Juli fut condamné à mort pour espionnage et haute trahison.

Il fut abattu dans la fosse du château de Montjuic à Barcelone, le 26 avril 1938.

Juli Junyer i Padern a été béatifié en 2001.

 

 

Ráfael Arnáiz Barón

1911-1938

 

Né le 9 avril 1911 à Burgos dans une famille de haute bourgeoisie espagnole, Ráfael était le premier des quatre garçons. Il fréquente l’école des Jésuites où très vite on remarque sa riche sensibilité, ses dons artistiques et intellectuels.

Effectivement, très doué pour le dessin, il commence en 1930 des études d’architecture à Madrid. Cette même année, il découvre l’abbaye trappiste de San Isidro de Dueñas. Ráfael est un étudiant joyeux et sérieux à la fois, sportif, apprécié de tous. Mais il opte pour une voie meilleure et entre à l’abbaye le 15 janvier 1934.

Bien que la séparation de la famille lui coûte un peu, il s’adapte bien à sa nouvelle vie. Mais voilà que quelques mois après son entrée, se déclare un diabète foudroyant : en mai 1934, il perd vingt-quatre kilogrammes en huit jours. On lui conseille alors simplement de retourner chez lui pour y être bien soigné. Ráfael quitte le monastère la mort dans l’âme, mais avec l’espérance d’y revenir bientôt.

Ráfael ne se remettra pas. Pendant quatre ans, il fera de fréquents allers-et-retours entre le monastère et la maison de ses parents. Au monastère, la maladie l’empêche de suivre tout-à-fait la règle de la “stricte observance”, qui est assez rigide. En conséquence, il n’est pas autorisé à faire la profession religieuse consistant à promettre, selon la règle de Saint Benoît, obéissance, conversion de vie et stabilité dans le monastère. Il n’est donc pas vraiment moine à part entière. 

Dans cet état de souffrance et de déception, Ráfael reste fidèle dans son cœur et sa méditation s’approfondit ; il devient un authentique contemplatif, si bien que la communauté l’apprécie et l’accepte en tant qu’oblat régulier.

La guerre civile de 1936 ne favorise pas les choses, car les médicaments nécessaires n’arrivent pas au monastère, mais Ráfael est au moins déclaré inapte au service armé. 

Quand il voit que sa santé décline inexorablement, il préfère rester au monastère. Le Père Abbé lui remet l’habit monastique, la coule, que portent les moines profès, et lui promet de le faire ordonner prêtre dès qu’il aura achevé ses études théologiques.

Mais Ráfael décède bientôt, le 26 avril 1938.

Lors de son voyage apostolique à Compostelle, pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, le pape Jean-Paul II a donné Ráfael comme modèle à tous les jeunes, le samedi 19 août 1989.

Ráfael sera béatifié en 1992, et canonisé en 2009. Le Martyrologe Romain le commémore le 26 avril.

 

 

Stanisław Kubista

1898-1940

 

Né le 27 septembre 1898 à Kostuchna (Mikołów, Pologne), il était le cinquième des six garçons et trois filles de Stanisław et Franciszka Czempska, gardes forestiers profondément catholiques.

Dans cette belle famille, on priait le chapelet chaque jour. La fille aînée devint religieuse à Vienne. Stanisłas, pour sa part, aimait décorer le petit autel de la maison.

Il fréquenta une école allemande, mais lisait et étudiait en polonais à la maison. 

La famille recevait souvent un Religieux Verbite, dont la congrégation a le but de diffuser le Verbe, la Parole divine, à travers les missions. Stanisłas sentit grandir en lui cette vocation.

Après ses études, il fut orienté par son curé vers le petit séminaire des Pères Verbites de Nysa, où d’ailleurs Stanisłas avait déjà un cousin, lequel mourut durant la Première Guerre mondiale.

A cause de cette guerre, Stanisłas n’eut pas la possibilité de terminer toutes ses études : il fut envoyé en 1917 sur le front français, comme télégraphiste, jusqu’à la fin de la guerre, et ensuite ne reçut sa démobilisation à Szczecin qu’en 1919.

Durant la même guerre, son frère aîné fut tué sur le front de Belgique en 1914. On comprend alors la joie des parents de revoir leur fils Stanisłas sain et sauf.

Stanisłas reprit ses études avec succès, et rejoignit la maison Saint-Gabriel à Mödling (Vienne). Après ses études de philosophie et de théologie, il fit la profession solennelle en 1926.

Dans les appréciations de ses Supérieurs et Confrères, on note qu’il était un peu mélancolique, taciturne, modeste, le calme personnifié, travailleur persévérant jusqu’au but final, consciencieux et ponctuel, ordonné, compatissant ; un tantinet «turlupiné» par le nationalisme ; soigneux dans tout ce qu’il faisait, homme de confiance. De grandes qualités, donc, qui corrigeaient de petits défauts. Ses notes furent dans la marge «bon-très bon». On lui remarqua aussi un certain talent pour l’écriture, en allemand comme en polonais, et il pouvait faire un bon professeur.

Lui-même rédigea ainsi ses centres d’intérêt à l’adresse de ses Supérieurs : Littérature, possibilité de publier des livres ; travail missionnaire et pastoral ; pas l’enseignement ; missions en Chine, aux Philippines, en Nouvelle-Guinée ; santé excellente.

Il fut ordonné prêtre en 1927.

Etant encore dans l’état d’étudiant, il écrivit quelques articles pour les journaux.

En automne 1928, on l’envoya à Górna Grupa. Au moment du départ, sa mère lui dit : Mon fils, sois bien fidèle dans ce que tu as choisi. Il le fut effectivement jusqu’à la mort.

Ses Supérieurs voulaient le voir dans l’action. Ils lui confièrent l’administration de la maison, où se trouvaient quelque trois-cents âmes, entre frères, prêtres, élèves, postulants et novices. L’année suivante, il était aussi nommé procureur régional ; on notait alors que l’économie de la maison était en de bonnes mains.

A côté de ces responsabilités, le père Stanisłas accepta en 1929 le poste de rédacteur en chef d’un petit périodique, Le Petit Missionnaire.

Ensuite Stanisłas fut nommé recteur à Bruczków et participa à plusieurs publications : Le Calendrier du Petit Missionnaire, Trésor de Famille, Tribune de Saint Joseph (ce dernier fondé par lui en 1937). Sous son administration, le nombre des lecteurs augmenta de manière significative.

Il écrivit des histoires, des romans, un drame, toujours préoccupé, disait-il, par la collaboration avec Jésus pour sauver les âmes. Son drame Croix et Soleil, qui se situe dans le milieu des Incas péruviens, fut représenté maintes fois avant et après la guerre.

Ses articles étaient marqués par une profonde réflexion théologique et un réel sens pratique, qui révélaient le fond de son âme. On l’a vu, il avait une particulière dévotion à Saint Joseph, à qui il attribuait le succès de l’imprimerie et l’achat des machines, malgré l’absence des fonds nécessaires.

Le premier «accrochage» avec la Gestapo fut lorsque Stanisłas voulut payer quelques centaines de zloty pour une pauvre veuve : la monnaie polonaise n’était plus autorisée, mais Stanisłas enfonça ses yeux si profondément dans ceux de l’officier, que ce dernier eut l’air d’avoir été frappé par la foudre. Stanisłas pensa que c’était saint Joseph qui l’avait aidé.

Quelques jours après, toute l’imprimerie fut détruite, et les provisions de l’hiver confisquées.

La situation empira à partir du 27 octobre 1939 : ce jour-là, les soixante-quatre religieux furent arrêtés et la maison transformée en camp d’internement. Comme «par hasard», ce jour était la fête du Christ-Roi, qui se célébrait alors au dernier dimanche d’octobre. Peu après, la Gestapo enferma encore quatre-vingts autres prêtres, religieux et séminaristes de la région ; tout fut confisqué, les prisonniers n’avaient rien à manger. Stanisłas recourut encore à saint Joseph : la Gestapo accepta de convoyer de la nourriture et du carburant.

On put ainsi survivre jusqu’en février 1940. Le 5 février, par -28°, les prisonniers furent chargés dans trois wagons et conduits à Nowy Port, une aile du camp de concentration de Stutthof.

Là, sans parler des mauvaises conditions hygiéniques, les prisonniers souffrirent du froid, de la faim, des travaux pénibles et des mauvais traitements.

Leur unique consolation fut que, le Jeudi Saint 21 mars, ils purent célébrer l’Eucharistie, quoique secrètement. Un des participants était le père Alojzy Liguda, recteur de Górna Grupa. Pour Stanisłas, ce fut son Viatique.

Lui qui avait joui jusque là d’une bonne santé, s’affaiblit beaucoup et tomba malade. En état d’hypothermie, il ne pouvait absorber la nourriture qu’on leur distribuait. En plus, la campagne d’extermination totale du clergé battait son plein : Stanisłas n’avait qu’à travailler comme les autres, à transporter la neige d’un endroit à un autre. 

Le 9 avril, les prisonniers reçurent l’ordre de monter dans un train de marchandises en direction de Sachsenhausen. 

La santé de Stanisłas passa à la pneumonie. Mais il devait continuer à travailler, autant que les autres. Ses voisins durent littéralement le porter pour se présenter à l’appel. Il conserva son calme et sa confiance en Dieu.

L’officier en charge le désigna comme candidat à la mort et ordonna d’abandonner Stanisłas dans les toilettes pour y mourir. Stanisłas y resta trois nuits.

Un Confrère, Dominik Józef, témoigna : 

Le soir, j’essayai de lui faire une sorte de lit. Je l’enveloppai dans une couverture, mais je n’avais ni oreiller ni drap. Il me remerciait, comme toujours, et murmurait : «C’est pour bientôt. Je me sens très faible. Mon Dieu, j’aimerais bien être à Górna Grupa, mais Il a eu d’autres plans. Que Ta volonté soit faite.» En secret, j’ai entendu sa confession.

Le 26 avril 1940, à notre retour de l’appel, nous le laissâmes à terre, contre un mur. Il était là comme dans une tombe. Nous veillions sur lui avec attention. Le chef de notre baraque, un criminel allemand, entra subitement ; combien en a-t-il envoyé dans l’autre monde ? Aux tortures quotidiennes et habituelles, il ajouta sa cruauté personnelle. Il vomit toute sa haine contre certains genres de personnes, parmi lesquelles les prêtres ; jamais il ne manquait une occasion de les tourmenter. Quand il vit Stanisłas, il nous regarda avec son air bestial et tourna les yeux avec une joie satanique en direction de Stanisłas. Il s’approcha de lui en lui lançant : «Tu n’as plus de raison de vivre !» Puis il lui mit un pied sur la poitrine et, avec l’autre, lui compressa la gorge. La lourde pression provoqua la rupture des clavicules. Un son rauque et quelques convulsions achevèrent la vie du Martyr.

Stanisłas Kubista mourut martyr ce 26 avril 1940, et fut béatifié en 1999 parmi les cent-huit Martyrs polonais de cette période.

 

 

Władisław Goral

1898-1945

 

Né le 1er mai 1898 à Stoczek, Władisław (Ladislas) fit ses études à Nasutów, passa son baccalauréat à Lubartów, et entra en 1916 au séminaire de Lublin pour les études de philosophie ; en  1920 il vint à Rome, où il fut ordonné prêtre la même année, et continua d’autres études à l’Université Grégorienne de Rome et à Fribourg.

En 1926, il retourna en Pologne où il fut nommé professeur au séminaire de Lublin.

Il publiait des articles, il animait des colonies de vacances, organisait des cours pour les ouvriers, assistait les vieillards et les orphelins dans le cadre des Conférences Saint-Vincent-de-Paul : c’est lui qui fit venir les Filles de la Charité à Kreznica.

En 1938, il fut nommé évêque auxiliaire à Lublin. Il créa à Lublin une maison pour les prêtres âgés, et travailla beaucoup à la formation chrétienne des ouvriers et des étudiants.

Au déclenchement de la guerre, il se trouva à Varsovie bombardée, alors qu’il dirigeait une récollection après un pèlerinage à Czestochowa. De retour à Lublin, il fut arrêté par la Gestapo en novembre 1939 avec d’autres prêtres et séminaristes.

Tous furent condamnés à mort, le 27 novembre, et leur peine commuée en réclusion à perpétuité.

Interné le 4 décembre à Sachsenhausen, il y fut enfermé en cellule d’isolement, avec le numéro 5605. A partir de 1943, il eut le numéro 13981, avec impossibilité totale de communiquer avec d’autres prisonniers, donc de recevoir les sacrements. il y mourut le 26 avril 1945, au moment où les nazis évacuèrent le camp devant l’avancée des Alliés.

Mgr Władisław Goral fut béatifié en 1999, parmi les cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie.

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 10:47

Inés Rodríguez Fernández

1889-1936

 

Inés Rodríguez Fernández naquit le 2 novembre 1889 à Avedillo (Zamora, Castille, Espagne CW), aînée des deux filles de Ángel Rodríguez et Catalina Fernández.

Elle eut un peu de mal à convaincre les parents de la laisser entrer en religion, car elle les aidait vaillamment dans les travaux de la maison et des champs. Mais c’est Dieu qui l’emporta, et elle entra en 1908 dans l’Ordre de l’Immaculée Conception, dont les Religieuses s’appellent aussi les Conceptionnistes Franciscaines. Le couvent se trouvait à El Pardo (Madrid).

En 1910, Inés fit la profession, prenant le nom d’Agnès de Saint-Joseph.

Ce qui la caractérisa, fut l’intensité de sa prière ; elle était persuadée que ce dialogue intérieur avec Dieu lui faciliterait le progrès dans toutes les vertus.

En 1935, elle fut élue supérieure, dès le premier vote des Religieuses, et à l’unanimité. Et ces dernières purent constater qu’elles avaient fait le bon choix : Mère Agnès était toujours présente pour donner l’exemple dans la prière et dans le travail, toujours présente auprès de chacune pour encourager, pour écouter, comme une mère attentive.

Avec les nuages qui s’accumulaient dans le ciel de l’Espagne, en 1936, elle sut prévenir les Religieuses des dangers imminents, et les encourager à s’appuyer sur la divine Providence.

L’orage éclata le 19 juillet 1936. Dès le 21, des hommes armés se présentèrent et ordonnèrent aux moniales de quitter leur maison. Mère Agnès venait de rappeler à ses filles d’être prêtes à donner leur vie pour l’Eglise.

A midi, elles sortirent du monastère, insultées par une cohorte d’hommes et de femmes qui les mirent en rang par deux et les conduisirent sur la place centrale. Certains habitants les reçurent, mais quatre jours plus tard, les miliciens revinrent à la charge : il fallait alors quitter le pays, sinon ils mettraient le feu à ces maisons.

Ces huit moniales se réfugièrent chez la mère de leur aumônier, mais durent encore changer de maison, et mère Agnès avec sa propre sœur furent reçues par un couple âgé, le 2 août.

Vingt jours plus tard, revinrent encore les miliciens, qui voulaient embarquer les Religieuses et les vieux époux avec leur femme de ménage ; mère Agnès demanda la liberté de ses hôtes. Les miliciens emmenèrent alors les deux Religieuses et les fusillèrent à l’aube du 22 août en pleine campagne, à Vicálvaro.

Mère Agnès reçut le coup de grâce dans la bouche, sa compagne dans le ventre.

Mère Agnès de Saint Joseph et sa sœur ont été béatifiées en 2019, et seront inscrites au Martyrologe le 22 août.

 

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 10:46

María Concepción Rodríguez Fernández

1895-1936

 

María Concepción Rodríguez Fernández naquit le 29 septembre 1895 à Avedillo (Zamora, Castille, Espagne CW), petite sœur d’Inés (v. ce même jour, 22 août).

Entrée à son tour chez les Sœurs Conceptionnistes Franciscaines, à El Pardo, prenant le nom de Marie du Carmel et de l’Immaculée Conception.

Désormais, les deux sœurs partagèrent leur vie religieuse, jusqu’au martyre.

On peut se référer à la notice Inés Rodríguez Fernández

Toutes deux ont été béatifiées en 2019, et seront inscrites au Martyrologe le 22 août.

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 09:56

Asunción Pascual Nieto

1887-1936

 

Asunción Pascual Nieto naquit le 14 août 1887 à Villarobe (Burgos, Espagne). Ce petit village n’existe plus aujourd’hui.

Asunción n’avais pas de papa connu ; sa maman crut bon pour elle de la confier très vite à l’orphelinat des enfants trouvés ; le bébé fut baptisé et reçut le prénom de Asunción, puisqu’elle était née la veille de l’Assomption de Marie.

Bien vite, on trouva un couple de braves gens qui assumèrent l’éducation de la petite fille : Juan Portugal et Francisca Lara, qui habitaient à Torrecilla del Monte.

En 1892, elle reçut la Confirmation. En 1897, elle fut à nouveau confiée à l’orphelinat, où elle vécut jusqu’à son entrée en religion.

La vocation religieuse mûrissait en effet dans ce petit cœur déjà bien éprouvé, mais qui faisait la joie et la satisfaction de son entourage. L’aumônier de l’orphelinat l’estimait beaucoup, car elle était obéissante, respectueuse, pieuse, bonne camarade, et en bonne santé. Comme sa maman aurait été heureuse de l’avoir près d’elle ! Peut-être qu’elle la rencontra ? On ne le sait pas.

En 1909, Asunción avait vingt-deux ans et elle entra chez les Sœurs Conceptionnistes Franciscaines d’Escalona, où elle se trouva comme un petit poisson dans l’eau. Là encore, les relations font état d’une excellente novice et religieuse. Dès 1910, elle fit la première profession, et la définitive en 1913.

On lui confia l’infirmerie, l’accueil (on l’appelait le «tour», parce que les Religieuses ne devaient pas communiquer directement avec l’extérieur, les visiteurs devant absolument déposer ce qu’ils apportaient dans le tour, que la portière faisait tourner pour reprendre les objets, et inversement dans l’autre sens - c’était un bon moyen pour éviter tout «débordement») ; finalement, Asunción fut élue Vicaire de la Supérieure.

Pour la suite des événements, qu’Asunción partagea héroïquement avec toutes les autres Religieuses, on se reportera à la notice de ce même jour, v. Josefa Ytóiz.

Asunción été béatifiée en 2019 avec la Mère Marie de Saint-Joseph, et sera inscrite avec elle aussi au Martyrologe le 31 octobre.

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 09:55

Josefa Ytóiz

1871-1936

 

Josefa Ytóiz naquit le 3 ou 4 mars 1871 à Pamplona (Navarre, Espagne NW).

D’habitude, les Espagnols portent un double nom de famille, celui du père et celui de la mère, mais Josefa n’en a pas, parce qu’elle fut abandonnée à la naissance à un orphelinat. L’aumônier qui la baptisa dès le lendemain, lui donna le nom de Josefa Ytóiz, et la confia à un couple qui, cependant, la restitua à l’orphelinat une semaine plus tard. Le bébé fut alors confié à Matías Uganda di Iraizóz et à son épouse, qui l’élevèrent consciencieusement.

En 1878, Josefa reçut la Confirmation.

En 1892, Josefa entra dans le monastère des Conceptionnistes d’Escalona, grâce à la dot que payèrent ses parents adoptifs.

En 1894, elle émit la première profession, et la solennelle en 1897, prenant le nom de Marie de Saint-Joseph. Le Père adoptif de Jésus l’avait vraiment protégée.

Cette Religieuse qui avait été abandonnée, se montra très fraternelle, très serviable, très intérieure, au point qu’elle fut élue et plusieurs fois réélue supérieure du monastère.

Dès la proclamation de la République en Espagne (1931), le monastère d’Escalona fut la cible de moqueries et d’accusations de la part de la mairie. Comme les conduites d’eau du village passaient par le jardin de leur monasstère, on accusa les moniales d’avoir empoisonné l’eau potable, et le maire se permit de venir fouiller dans tous les angles du monastère, en y ajoutant tous les sarcasmes qu’il pouvait imaginer à l’adresse des moniales.

En juillet 1936 arriva le comble des tribulations. Sachant que les anarchistes pouvaient mettre le feu à leur vieux monastère, les moniales organisèrent des tours de veille chaque nuit.

Le 28 juillet, on vint leur intimer l’ordre de quitter le monastère. La Supérieure recommanda aux quatorze moniales de s’habiller en vêtements civils, et de venir dans la chapelle pour y consommer les Hosties du tabernacle et éviter ainsi des profanations du Saint-Sacrement. L’aumônier était présent, et les encourageait à être fidèles jusqu’au bout.

A leur sortie, les moniales furent conduites à la prison municipale où, pendant vingt-quatre heures, elles furent là, mélangées à beaucoup d’autres prisonniers, sans manger ni rien boire.

Le 29 juillet, on les interrogea une par une, toutes les demi-heures. Toutes refusèrent les propositions qu’on leur fit, d’être libérées si elles renonçaient à leur état religieux.

Deux jours plus tard, on les relâcha et elles furent reçues par une dizaine de familles de l’endroit, malgré le grand danger qu’elles couraient. Les moniales furent donc chez ces gens charitables jusqu’au 16 septembre.

On les convoqua alors devant un «tribunal» et, le 17 septembre, on les emmena à la Direction Générale de Sécurité de Madrid. Elles faillirent être abattues en chemin par un groupe de miliciens.

Après une nuit passée dans les souterrains de la Direction Générale, on les enferma dans un couvent-prison : le couvent des Capucines, où se serrèrent quelque mille huit-cents femmes, dont huit-cents religieuses. Courant octobre, un témoin les reconnut dans la «tchéka» où on avait enfermé la Mère Marie de Saint-Joseph et sa vicaire, Marie de l’Assomption. Quelques jours plus tard, voulant les revoir, il vit cependant leurs cadavres ; on n’a rien su de leurs derniers moments.

Mère Marie de Saint-Joseph ainsi que la Sœur vicaire, ont été béatifiées en 2019, et seront inscrites au Martyrologe le 31 octobre.

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 23:00

 

25 AVRIL

 

I.

S Marc, évangéliste, évêque en Alexandrie ; son corps fut emporté à Venise, dont il est le patron ; s. Pierre fut divinement informé de son évangile et l’approuva.

S Anianus, disciple et successeur de s. Marc en Alexandrie.

II.

Ss Philon et Agathopode, diacres de s. Ignace d’Antioche et ses compagnons à Rome, d’où ils en rapportèrent les restes à Antioche ; Philon fut évêque à Tarse.

III.

Ss Pasicrates et Valentio, martyrs à Dorosturum (actuelle Silistra en Bulgarie), peut-être des soldats. 

IV.

Ss Evode, Hermogène et Callista, frères et sœur, martyrs à Syracuse.

S Phœbadius, évêque d'Agen, ami de s. Hilaire et, comme lui, adversaire de l’arianisme.

V.

S Stephanos, évêque à Antioche de Syrie, martyrisé à l’autel par des hérétiques eutychiens. 

S Maccaille, évêque à Croghan ou Man.

VI.

S Rustique, évêque à Lyon.

S Macédonius II, évêque à Constantinople, exilé pour sa fidélité au concile de Chalcédoine.

VII.

S Clarentius, évêque à Vienne.

VIII.

S Ermin, abbé à Lobbes et évêque régionnaire.

IX.

S Héribald, évêque à Auxerre.

XIII.

Ste Franca Visalta, abbesse cistercienne à Montelana, puis Pittoli.

B Bonifazio Valperga, évêque à Aoste.

XVI.

Bx Robert Anderton et William Marsden, prêtres anglais, martyrs. 

XVII.

S Pedro de San José Betancur, des îles Canaries, franciscain apôtre au Guatemala, fondateur entre autres d’un hôpital pour convalescents, le premier au monde ; son œuvre s’appelait “Bethléem” ; béatifié en 1980, canonisé en 2002.

XIX.    

Bx Choe Chang-ju Marcellinus, Yi Jung-bae Martinus et Won Gyeong-do Ioannes, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014.

XX.

B Giovanni Piamarta (1841-1913), prêtre à Brescia, dévoué à la formation des jeunes gens en quête d’emploi, pour lesquels il fonda deux instituts, et deux congrégations pour les encadrer : la Sainte-Famille de Nazareth et les Humbles Servantes du Seigneur ; béatifié en 1997, canonisé en 2012.

Bx Andrés Solá y Molist (*1895), troisième de onze enfants et clarétain espagnol, José Trinidad Rangel Montaño (*1887), prêtre mexicain, et le laïc Leonardo Pérez Larios (*1883), martyrs au Mexique en 1927, béatifiés en 2005.

Bx Mario Borzaga (*1932), prêtre italien des Oblats de Marie Immaculée, et Thoj Xyooj Paj Lug (*1941), laïc, martyrs au Laos en 1960, béatifiés en 2016.

 

 

 Marc, évangéliste

1er siècle

 

Saint Marc est l’auteur du deuxième évangile du Nouveau Testament.

Beaucoup de discussions se sont élevées sur l’identité de Marc, sur son Evangile, sur sa date de composition.

Un détail de l’évangile de Marc, qui est le seul à le mentionner, fait supposer que c’était lui ce “jeune homme” dont il est question en Ma 14:51-52.

Les Actes des Apôtres mentionnent ensuite un Jean Marc, fils de Marie (Ac 12:12) ; et successivement aussi en 12:25 ; 13:5,13 ; 15:37,39. Il est donné comme le cousin de Barnabé (Col 4:10), présent aux côté de Paul durant sa première captivité à Rome (Col 4:10 et Phm 24), lequel recourra encore à ses précieux services peu avant son martyre (2Tm 4:11).

Ce serait le même Marc qui devient disciple de Pierre à Rome (1P 5:13) et dont il recueille les enseignements et les rédige pour constituer le deuxième évangile que nous connaissons.

Des détails recueillis aux endroits cités plus haut, on peut déduire avec assez de vraisemblance que la mère de Marc, Marie, était déjà chrétienne et possédait à Jérusalem une maison assez grande et hospitalière : c’est là que va frapper Pierre en pleine nuit lors de sa libération miraculeuse par un ange (Ac 12:12sq).

Marie était donc spécialement attachée à Pierre, qui a probablement baptisé le jeune Marc.

Quand Paul et Barnabé revinrent de Jérusalem à Antioche, Jean Marc les accompagnait, mais sans participer à la prédication proprement dite ; il devait s’occuper de l’intendance.

Plus tard, à Pergé, on voit qu’il quitte les Apôtres et revient à Jérusalem. Il accompagne Barnabé à Chypre au printemps 52.

On retrouve Jean Marc dix ans plus tard à Rome, vers 62, où Pierre le désigne comme son “fils” spirituel. 

C’est ici qu’interviennent les informations reçues par la Tradition. Eusèbe, citant Papias, dit de Marc qu’ interprète de Pierre, il écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l’ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait. Car il n’avait pas entendu le Seigneur et n’avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu’il se les rappelait. Il ne se souciait que d’une chose, ne rien omettre de ce qu’il avait entendu et ne rien rapporter que de véritable.

Il est dit aussi que Marc, ayant achevé sa rédaction, la fit lire à Pierre, qui l’approuva intégralement.

Il semble assuré aussi par la Tradition que Marc ait fondé l’Eglise en Alexandrie, et qu’il aurait eu pour successeur Anianus en 62, qui est fêté ce même jour. C'est donc à Marc que remonte l'Eglise Copte (c'est-à-dire égyptienne).

Après avoir évangélisé la Pentapole, Marc s’en revint à Alexandrie. Les païens, jaloux de ses nombreux miracles, lui auraient attaché une corde au cou pour le traîner sur des rocailles. Il aurait expiré le 25 avril, un dimanche de Pâques. L’année est controversée.

Que le corps de saint Marc soit actuellement à Venise, est peut-être contestable. Il reste probable qu’une translation de reliques ait eu lieu, faisant de saint Marc le patron de Venise, où la Place Saint-Marc est très célèbre.

Plus récemment l'Eglise Copte a demandé au pape Paul VI de reprendre les reliques de saint Marc, et celles-ci ont retrouvé le sol égyptien en 1968.

 

 

Anianus d’Alexandrie

† 86

 

Anianus était encore païen quand s.Marc arriva en Alexandrie, arrivant de Rome.

Ruiné à la suite d’un naufrage, Anianus avait trouvé un petit travail auprès d’un savetier de la ville, et c’est justement dans cette boutique que se présenta Marc pour faire réparer sa chaussure.

Anianus fut d’emblée frappé par la lumière qui brillait sur le visage de cet étranger ; et voilà qu’en travaillant, il se blessa avec son aiguille et cria vivement Dieu unique !, une sorte de blasphème pour un païen, comme nous en entendons malheureusement quand des Chrétiens se fâchent et mettent le Nom de Dieu dans leurs propos incontrôlés.

Marc profita de ce moment de désarroi d’Anianus pour lui parler du Dieu unique, sans oublier de guérir son doigt. Plein de reconnaissance, Anianus le reçut chez lui et demanda bientôt le baptême, avec toute sa famille.

Deux plus tard, Marc ordonna évêque Anianus, ainsi que des prêtres et des diacres, pour organiser la première communauté chrétienne en Alexandrie.

On dit qu’Anianus gouverna, sagement, l’Eglise d’Alexandrie pendant une vingtaine d’années.

Il mourut en 86, peut-être le 26 nnovembre, mais on l’a inscrit dans le Martyrologe à la suite de s.Marc, le 25 avril.

 

 

Pasicrates et Valentio à Durostorum

† 297

 

Durostorum se situait dans la Mésie inférieure ; c’est l’actuelle Silistra en Bulgarie.

Pasicrates et Valentio étaient probablement des soldats, chrétiens.

Ils furent mis à mort par décapitation, à Durostorum, vers 297.

On leur prêtait deux Compagnons, Iulius et Hesychius (v. 27 mai et 15 juin), qui cependant durent être martyrisés postérieurement.

Saints Pasicrates et Valentio sont mentionnés le 25 avril dans le Martyrologe.

 

 

Phœbadius d’Agen

† 393

 

Originaire d’Aquitaine, Phœbadius reçut l’épiscopat en 357.

Il était le quatrième à occuper le siège d’Agen.

On connaît peu cet évêque, qui cependant s’illustra dans le combat contre l’arianisme en Gaule et fut très lié à s.Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier).

Il eut un rôle important au concile de Rimini (359) et fut même président de deux autres conciles : Valence (374) et Saragosse (380).

On a conservé de lui un ouvrage contre l’arianisme.

Saint Jérôme (v. 30 septembre) parle de lui dans son De Viris illustribus.

On croit que Phœbadius mourut vers 393.

Saint Phœbadius d’Agen est mentionné le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Stephanos d’Antioche

† 479

 

L’Eglise d’Antioche de Syrie fut dans une grande agitation après le Brigandage d’Ephèse, ce pseudo-concile réuni en 449 sous la pression de l’empereur Théodose II et où l’ensemble des évêques adhérèrent à l’erreur d’Eutychès (celui-ci soutenait qu’il n’y avait dans le Christ qu’une seule nature, divine, tandis que l’Eglise proclame que dans la Personne du Christ sont réunies les deux natures, divine et humaine). 

En 451, le concile de Chalcédoine condamna solennellement l’eutychianisme.

En Antioche fut établi un évêque hérétique, Petros le Foulon, en lieu et place de l’évêque légitime, Martyrios. Ce dernier finit même par renoncer totalement à sa charge, de sorte que fut alors élu Stephanos.

Petros le Foulon feignit la discrétion, mais ne cessa de tramer contre l’évêque légitime. Il fut même remis d’office sur le siège par l’autorité impériale qui obligea Stephanos à se retirer.

De son côté, le pape Simplicius (v. 10 mars) soutenait Stephanos et suppliait l’empereur de faire sortir d’Antioche l’usurpateur Petros.

La situation restait confuse, tendue, et l’on imagine le désarroi des fidèles.

Un jour que Stephanos était en train de célébrer la sainte Liturgie, des hérétiques pénétrèrent dans l’église, allèrent attaquer l’évêque à l’autel même, le percèrent de coups, l’achevèrent et jetèrent son corps dans le fleuve Oronte.

Ceci se passa vraisemblablement le 25 avril 479.

Un autre Stephanos fut nommé à la place du Martyr.

Simplicius approuva cette élection ; d’après sa lettre, il semble qu’on ait aussi massacré d’autres fidèles en même temps que Stephanos.

Saint Stephanos d’Antioche est mentionné le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Clarentius de Vienne

† 620

 

Dans la liste des évêques de Vienne (Isère), Clarentius occupe le trente-deuxième rang, entre Etherius et Syndulphus, eux aussi canonisés par la Tradition, mais absents du Martyrologe.

L’épiscopat de Clarentius dut être assez bref, puisque les trois évêques sus-nommés se succédèrent dans un intervalle d’à peine cinq ans.

Tous les évêques de Vienne, depuis s.Crescent au 2e siècle jusqu’à s.Adon au 9e siècle forment une longue procession de saints prélats, tous canonisés sauf deux.

Clarentius vécut donc sous le gouvernement du roi Dagobert Ier.

Saint Clarentius est commémoré le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ermin de Lobbes

† 737

 

Erminus naquit à Herly (Laon, ) de parents nobles et opulents.

Il entra à l’école cathédrale de Laon, où il brilla par les connaissances qu’il acquit tant dans le domaine profane que dans le domaine sacré.

Il fut ordonné prêtre, devint le confesseur de l’évêque et fut nommé chanoine de la cathédrale.

Cette ascension ne satisfaisait pas Ermin : il quitta tout et entra à l’abbaye de Lobbes. Ses belles qualités le désignèrent unanimement pour succéder à s.Ursmer (v. 18 avril), lequel, avant de mourir, lui conféra l’épiscopat. La sainteté d’Ermin se manifesta encore plus lorsque celui-ci finit par accepter l’abbatiat et l’épiscopat uniquement par obéissance. Tous les moines de l’abbaye reçurent avec empressement ses conseils fraternels et l’abbaye connut une période de ferveur renouvelée.

Ermin prêcha dans la région, affermissant dans la foi les populations déjà gagnées à Dieu par Ursmer, et en en conduisant d’autres encore.

Dieu favorisa Ermin du don de prophétie. La même année 719, il fut en effet averti de la victoire de Charles Martel à Vinchy, et de la mort de Radbod, un chef frison qui s’apprêtait à envahir les terres des Francs.

Ermin mourut le 25 avril 737.

Plus tard, on attribua à l’intercession simultanée d’Ursmer et d’Ermin la délivrance miraculeuse de l’abbaye menacée par les Hongrois (955), qui avaient précédemment détruit plusieurs sanctuaires sur leur passage.

Saint Ermin est commémoré le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

Franca Visalta

1170-1218

 

Franca était née à Plaisance en 1170, d’une famille distinguée.

A sept ans elle entra dans la monastère des Bénédictines de saint Siro, y fit la profession vers 1184 et fut élue abbesse assez jeune, vers 1198.

En 1206 elle servit d’intermédiaire entre le pape et sa ville natale qui s’était soulevée.

C’était une personne exigeante pour elle comme pour les autres, mais les moniales ne purent appliquer les austérités qu’elle voulait imposer. Une seule, nommée Carentia, apprécia ce régime et rejoignit le couvent cistercien de Rapallo.

Franca, de son côté, fut écartée.

Elle persuada ses parents de construire pour elle un nouveau couvent cistercien non loin de Plaisance, à Montelana, où la rejoignit Carentia. Franca devint abbesse et continua ses austérités, passant de nombreuses heures ou des nuits entières à la chapelle en adoration.

La communauté se déplaça ensuite à Pittoli, toujours dans les environs de Plaisance.

Franca y passa les dernières années de sa vie, supportant avec grande patience les maladies dont elle était atteinte. C’est par référence à ces souffrances qu’elle est invoquée pour les affections des yeux.

Elle mourut le 25 avril 1218. Son culte fut approuvé en 1273 et elle fut honorée comme Sainte.

 

 

Bonifacio de Valperga

† 1243

 

Bonifacio naquit dans la deuxième moitié du 12e siècle à Turin (Italie NO), dans l’ancienne famille des Comtes de Valperga, qu’on disait descendants du roi Arduino d’Ivrea.

Son père était Matteo, sixième comte de Canavese, sa mère Anna Levi de Villars, qui lui procurèrent sa première formation chrétienne et intellectuelle, avant de l’envoyer auprès de son oncle paternel, Arduino, qui était alors évêque de Turin.

Parvenu à un âge mûr, Bonifacio voulut embrasser la vie religieuse. Il entra dans l’abbaye bénédictine de Fruttuaria, d’où il passa chez les Chanoines Réguliers d’Aoste, à la collégiale saint Orso (Ours).

Vers 1210, on le nomma prieur, pour sa science et ses vertus. Il sut administrer si sagement cette collégiale, que les dons affluèrent.

En 1219, il fut nommé évêque à Aoste, où il continua à conduire sagement et saintement son troupeau. On apprécia son humilité, son amour des pauvres.

Il mourut le 25 avril 1243.

En 1885, on reconnut le culte ab immemorabili et Mgr Bonifacio fut béatifié en 1890.

 

 

Robert Anderton

? - 1586

 

Il était né en Lancashire (Angleterre) dans une honorable famille et fit ses études au Collège anglais de Reims, où il s’acquit la réputation de vir doctissimus.

Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre avec son Confrère, William Marsden. Mais le bateau alla échouer sur l’Ile de Wight, où ils furent suspectés et appréhendés. N’ayant pas renié leur sacerdoce, ils furent mis en prison.

Ils firent remarquer qu’ils avaient accosté contre leur volonté, qu’ils n’avaient pas séjourné dans le royaume plus longtemps que le permettait la loi, avant qu’on les ait appréhendés, et que par conséquent ils n’étaient pas coupables de trahison, ni condamnables. Ils étaient fort adroits ! Mais les jurés écartèrent cette évidence et les condamnèrent à mort, pour haute trahison, étant des prêtres, donc dépendants de l’autorité romaine, et décidés à entrer dans le royaume.

Ils furent donc exécutés tous deux sur l’Ile de Wight, le 25 avril 1586.

Ils furent béatifiés en 1929. 

 

 

William Marsden

? - 1586

 

Il était né à Goosnargh (Lancashire, Angleterre) et fit ses études au Collège anglais de Reims.

Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre avec son Confrère, Robert Anderton. Mais le bateau alla échouer sur l’Ile de Wight, où ils furent suspectés et appréhendés. N’ayant pas renié leur sacerdoce, ils furent mis en prison.

Ils firent remarquer qu’ils avaient accosté contre leur volonté, qu’ils n’avaient pas séjourné dans le royaume plus longtemps que le permettait la loi, avant qu’on les ait appréhendés, et que par conséquent ils n’étaient pas coupables de trahison, ni condamnables. Ils étaient fort adroits ! Mais les jurés écartèrent cette évidence et les condamnèrent à mort, pour haute trahison, étant des prêtres, donc dépendants de l’autorité romaine, et décidés à entrer dans le royaume.

Ils furent donc exécutés tous deux sur l’Ile de Wight, le 25 avril 1586.

Ils furent béatifiés en 1929.

 

 

Pedro Betancur

1626-1667

 

Né à Vilaflor de Chasna (Tenerife, îles Canaries) le 21 mars 1626, Pedro avait quatre frères et sœur : Mateo, Pablo de Jesús, Catalina, Lucía.

La famille avait pour ancêtre Jean IV de Béthencourt, normand, qui avait conquis les Iles Canaries.

Jeune, il gardait son troupeau, tout en priant intensément la Vierge de la Candelaria, la Patronne des Iles Canaries.

Le papa avait perdu tous ses champs et ses troupeaux et, pour les récupérer, avait laissé Pedro au service du «voleur» qui imposait son chantage.

Sa grande dévotion à la très sainte Vierge le poussa à la vénérer particulièrement dans son Immaculée Conception (deux siècles avant la proclamation du dogme) et à lui signer un serment de fidélité jusqu’à la mort, signé de son sang, et qu’il renouvelait chaque année.

Il passa au Guatemala à vingt-trois ans, et là tomba gravement malade. Miraculeusement guéri, il entra chez les Franciscains, avec le’ nom de Pedro de San José, et pensait faire les études en vue du sacerdoce. Ne pouvant y réussir, il resta tertiaire, et pensait ainsi imiter Notre-Seigneur dans une vie toute d’humilité, de pauvreté, de pénitence et de service aux pauvres.

Il fut d’abord sacristain, non loin du couvent, et de là étendit son apostolat aux hôpitaux, aux prisons, aux pauvres, aux émigrés sans travail, aux adolescents égarés. Il ouvrit une maison pour recevoir les enfants vagabonds, blanc, métis et noirs. Il s’occupa de leur éducation d’une façon qu’on jugerait aujourd’hui «moderne».

Il construisit ensuite un oratoire, une école, une infirmerie, une hôtellerie pour prêtres et étudiants de passage. Il fut ainsi le premier à alphabétiser l’Amérique. En souvenir de la première «habitation» de Jésus dans la crêche, il appela son œuvre Belén (Bethlehem).

D’autres tertiaires se joignirent à lui, hommes et femmes. Il leur écrivit un premier règlement : ainsi prenait naissance l’Ordre des Bethléemites.

Il fut le premier au monde à ouvrir un hôpital pour convalescents. Les services sociaux qu’il mit sur pied sont littéralement révolutionnaires pour cette époque.

Cette immense activité lui valut les appellation populaires de Hermano Pedro ou même Santo Hermano Pedro (saint frère Pierre). On l’a aussi appelé le Saint François d’Assise d’Amérique.

Il avait un profond désir de revenir dans sa patrie uniquement pour revoir le sanctuaire de la Vierge de la Candelaría, mais il mourut, dirait-on, prématurément à Ciudad de Santiago de los Caballeros, le 25 avril 1667.

Il fut béatifié en 1980 et canonisé en 2002.

 

 

Choe Chang-ju Marcellinus

1749-1801

 

Choe Chang-ju Marcellinus est un laïc coréen né en 1749 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Yi Jung-bae Martinus

1751-1801

 

Yi Jung-bae Martinus est un laïc coréen né en 1751 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Won Gyeong-do Ioannes

1774-1801

 

Won Gyeong-do Ioannes est un laïc coréen né en 1774 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

Giovanni Piamarta

1841-1913

 

Giovanni (Jean) naquit à Brescia le 26 novembre 1841, de Giuseppe Piamarta et de Regina Ferrari, de très humble condition sociale. Pour ses études, c’est le curé de Vallio (proche de Brescia), don Pezzana, qui aida le garçon, lequel put ainsi entrer au séminaire. Malgré quelques difficultés d’ordre intellectuel, Giovanni fut finalement ordonné prêtre le 24 décembre 1865, à vingt-quatre ans, comme c’était l’habitude.

Pendant trois ans, il exerça le ministère à Carzago Riviera, puis Bedizzole ; don Pezzana ayant été transféré à une autre paroisse de Brescia, ce dernier demanda à faire nommer Giovanni au poste de directeur de l’Oratoire (le patronnage) des garçons, où il resta treize années à aider tous ces jeunes qui l’estimaient et le respectaient.

Puis Giovanni eut à s’occuper d’une paroisse “difficile” à Pavone Mella, où il s’acharna à redresser une population vraiment revêche, mais il renonça au bout de quatre ans.

Revenu à Brescia, avec un confrère qui partageait son zèle et son souci des âmes, il chercha à s’occuper des jeunes garçons qui venaient chercher du travail dans la ville. Il avait d’ailleurs eu un prédécesseur en la personne du bienheureux Lodovico Pavoni (voir au 1er avril), mais l’œuvre de ce dernier avait dû quitter la ville à cause des événements socio-politiques du moment.

Sans se décourager, les deux prêtres réussirent à acheter et restructurer deux petites maisons où naquit ainsi l’Institut Artigianelli (Les Petits Artisans), sous la protection des saints Filippo Neri et Luigi de Gonzaga. Par décision de l’évêque, don Giovanni Piamarta en fut le directeur.

Un peu plus tard, vu les circonstances, l’évêque lui-même crut bon de fermer l’Institut, et le père Giovanni dut “encaisser” la décision sans mot dire, mais après quelques secondes, il répondit de tout son cœur : Je mourrai là où je suis, au milieu de mes gamins. Surpris, l’évêque répondit seulement : Allez, et que Dieu vous assiste.

Dès lors, toute l’œuvre reposa sur les épaules de don Giovanni, qui y voua toute sa vie. L’œuvre se développa, on construisit ; les jeunes purent recevoir une formation technique, avec des moyens modernisés et des instructeurs compétents.

Mais don Giovanni s’intéressa aussi au monde agricole, en crise lui aussi par l’arrivée de nouvelles techniques de culture. Cette fois-ci, il se fit aider par un autre prêtre, don Giovanni Bonsignori, qui veilla sur la fondation d’une Ecole Agraire, acquérant près de Brescia en 1895 une ferme de 140 hectares avec constructions diverses. L’Ecole publia dès l’année suivante son petit journal, La Famille Agricole, pour faire connaître l’Œuvre ; plus tard celle-ci devint la Société Anonyme Agricole et Industrielle de Brescia, qui existe encore.

Don Giovanni s’occupa du futur de son œuvre. On lui avait suggéré de reprendre celle de Lodovico Pavoni, ou de s’unir aux Salésiens, mais à ces Congrégations il préféra une Pieuse Union de personnes vivant en communauté de façon religieuse, mais sans faire de vœux. Il en écrivit les Constitutions, approuvées par le diocèse en 1902.

Dès 1900 apparurent aussi les Auxiliatrices, pour subvenir aux nécessités dont avaient besoin tous ces jeunes travailleurs. Il s’adjoignit donc une dame, Elisa Baldo, qui avait commencé de son côté à ouvrir une maison pour les femmes malades et les jeunes filles pauvres. Après quelques années, cette section devenait les Pauvres Servantes de la Sainte Famille de Nazareth.

En 1910 don Giovanni subit une première attaque qui le laissa paralysé pour quelques jours, une autre en avril 1913 l’amena devant l’Eternité, où il s’éveilla le 25 avril.

Il fut enseveli auprès de son ami Capretti, déjà décédé depuis quelques années. Maintenant, sa tombe se trouve dans l’église de l’Ecole Agraire elle-même.

L’œuvre s’est diffusée aussi à l’étranger.

Giovanni Piamarta a été béatifié en 1997 et canonisé en 2012, et le Martyrologe le mentionne au dies natalis, le 25 avril.

 

 

Leonardo Pérez Larios

1883-1927

 

Ce pieux laïc mexicain était né le 28 novembre 1883 à Lagos di Moreno, province de Jalisco. Il ne se maria pas et, bien qu’il eût le désir de devenir prêtre, il n’arriva jamais à satisfaire ce désir, car il dut s’occuper de ses deux sœurs et aussi nourrir toute la famille.

Profondément religieux, Leonardo appartenait à un groupe marial dont les membres faisaient le vœu de chasteté et se retrouvaient chaque semaine pour l’adoration eucharistique.

Il venait d’avoir participé à la sainte Messe ainsi qu’à l’Heure Sainte dans cette même maison des sœurs Alba, où s’étaient réfugiés les deux prêtres Andrés Solá y Molist et José Trinidad Rangel (voir leur notice).

Quand les soldats entrèrent et découvrirent le père Solá, ils prirent Leonardo pour un prêtre, à cause de son habit noir et de son attitude très dévote. Leonardo déclara sans ambage qu’il n’était pas prêtre, mais qu’il appartenait bien à l’Eglise Catholique Romaine.

Les soldats l’emmenèrent avec les deux autres prêtres, avec lesquels il fut fusillé à Rancho de San Joaquín, le 25 avril 1927.

Unis dans la foi, unis dans le martyre, ils furent unis dans la béatification qui eut lieu en 2005, et restent unis dans la commémoration du Martyrologe Romain, au 25 avril.

 

 

José Trinidad Rangel

1887-1927

 

Prêtre mexicain, José était le fils de José Eduvigis Rangel et de Higinia Montaño, très pauvres cultivateurs autant que profondément chrétiens, particulièrement fervents dans la dévotion au Sacré-Cœur. Ils habitaient Dolores Hidalgo, petit village de l’état du Guanajuato. José naquit le 4 juin 1887, la veille de la Sainte Trinité, dont il reçut le nom au baptême, dans la paroisse de Notre Dame des Douleurs, le 9 juin suivant. Il a au moins un frère, Agustín.

Trop pauvres pour envoyer leur fils à l’école, les parents lui enseignèrent les premiers rudiments de la lecture et de l’écriture à la maison, après le travail des champs. Mais ils lui inculquèrent une foi très profonde, un très grand amour pour la Sainte Vierge et tout particulièrement pour Jésus Eucharistie, qu’il reçut la première fois à sept ans.

Un peu plus grand, il allait très souvent à pied à la ville proche pour recevoir l’Eucharistie. Le prêtre qui le connut le mieux a pu témoigner que José était extrêmement discret, humble, pur et chaste.

Se sentant appelé très tôt au sacerdoce, il ne put réaliser son rêve qu’à vingt ans, lorsqu’il alla personnellement demander à l’évêque de León une bourse d’étude. Admis, il fit le voyage à pied accompagné de son père pour entrer au séminaire.

En 1910, commençait la révolution mexicaine et José devait rentrer chez lui. En 1914 toutefois, il put reprendre ses études et alla les achever aux États-Unis. Il fut enfin ordonné prêtre à 32 ans, le 20 avril 1919 et chanta sa première messe quelques jours plus tard dans son propre village, à Dolores Hidalgo.

Son premier poste fut une paroisse de León, comme membre du Centre catéchétique de la Salle. Il fut ensuite vicaire à Silao, à Marfil, à Ocampo y San Felipe ; curé à Jaripitío. Finalement, pour obéir à ses supérieurs, il trouva où se cacher à Silao, pour échapper à la loi civile de s’inscrire comme prêtre sur les registres du gouvernement.

Son refuge était chez les dames Alba ; il y trouva le père Andrés Solá, avec lequel il se lia d’amitié ; ces deux prêtres s’entraidèrent fortement dans ces moments difficiles. Or le frère de José, Agustín, lui proposa d’aller aux États-Unis pour échapper à la persécution, mais lui préféra la proposition de son supérieur d’aller célébrer clandestinement les offices de la Semaine Sainte chez les Sœurs Minimes de Saint-François du Rincón. C’est là qu’on le retrouva, le 22 avril, vendredi après Pâques. Un groupe de soldats s’introduisit dans la maison, on l’arrêta pour le conduire au séminaire de León, transformé ces jours-là en Poste de Commandement militaire. Le père José ne cacha pas son identité sacerdotale et indiqua exactement les lieux où il avait exercé son ministère. 

Le 24 avril, on le fit monter sur un camion à ordures, on le conduisit prisonnier à la gare de León, de là à Lagos de Moreno, et il fut fusillé le 25 avril pour avoir célébré le sacrifice de la Sainte Messe, en opposition aux autorités de la République”. C’est ainsi qu’il glorifia notre Seigneur Jésus Christ.

Il mourut le même jour que le père Andrés Solá et que le laïc Leonardo Pérez. Ces trois Martyrs sont commémorés au Martyrologe Romain le 25 avril, ayant été béatifiés tous trois en 2005.

 

 

Andrés Solá y Molist

1895-1927

 

D’une famille paysanne très chrétienne de onze enfants, Andrés naquit le 7 octobre 1895 dans un quartier appelé Can Vilarrasa, dépendant d’une bourgade appelée Taradell. La paroisse était Sainte Eugénie, diocèse de Vich, province de Barcelone en Espagne. Il était le troisième enfant.

Lui et son frère Santiago entendirent un jour le sermon d’un père Clarétain, qui suscita en eux l’appel de Dieu et ils entrèrent tous deux au séminaire de Vich, tenu par ces religieux. Tandis qu’on n’a pas d’autres informations sur Santiago, on sait que Andrés reçut l’ordination sacerdotale le 23 septembre 1922, puis se prépara au ministère de la prédication pendant un an, au terme duquel il reçut sa destination, le Mexique.

Il s’embarqua avec cinq autres pères clarétains à Veracruz le 20 août 1923, et ils abordèrent à la capitale mexicaine huit jours après. Il alla d’abord mettre son ministère sous la protection de Marie, dans le sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe. Il recouvrit plusieurs postes. 

En décembre 1924, pour échapper aux lois anti-catholiques et anticléricales du président Calles, il se réfugia dans une maison amie, des sœurs Josefina et Jovita Alba.

Quand la persécution redoubla en 1927, obéissant au supérieur local, il quitta León pour rejoindre México. Après quelques jours, il obtint la permission de retourner à León pour y exercer son ministère. Le 23 avril, son supérieur lui montra un papier où était dressé contre lui un ordre de détention, et l’invita à fuir ou à se cacher, et à changer de domicile. Andrés n’accorda pas beaucoup d’importance à ce papier, considérant que rien de mal ne pourrait lui arriver. Ce n’était pas là un effet de son imprudence éventuelle, mais plutôt de l’ingénuité des deux dames qui, pensant bien faire, allèrent au quartier militaire demander la libération du père José Trinidad Rangel.

Quand donc les soldats entrèrent chez ces dames, il ne reconnurent pas tout de suite le père Solá, mais seulement après avoir déniché une photographie de lui en train de donner la communion à une petite fille. Andrés ne nia pas un instant son identité et sa condition sacerdotale ; il fut donc arrêté sur le champ avec Leonardo Pérez, un laïc qui était en train de prier dans l’oratoire de la maison.

Ils furent donc conduits au quartier militaire, puis furent fusillés et ainsi reçurent la palme du martyre, le 25 avril 1927. 

Le père Andrés Solá fut béatifié le 20 novembre 2005.

 

 

Mario Borzaga

1932-1960

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Mario naquit le 27 août 1932 à Trento (Italie).

Après le Petit séminaire et les deux années de Philosophie au Grand séminaire, il entra en 1952 chez les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI) ; il fit ses premiers vœux en 1953 à Ripalimosani (Campobasso) et acheva la Théologie à San Giorgio Canavese (Turin).

En 1957, il fut ordonné prêtre. Le 2 juillet on le désignait pour le Laos et, le 31 octobre, il embarquait à Naples. C’était le plus jeune de tous les missionnaires.

Un mois plus tard, il arrivait à Paksane et se mettait à l’étude de la langue ; très vite, il s’efforça d’entrer en contact avec la population, dans le but de former des catéchistes, de visiter les familles, de soigner des malades.

Au matin du dimanche 24 avril 1960, après la Messe, des personnes vinrent le prier de venir à Pha Xoua. Mario se prépara avec son catéchiste Paul Thoj Xyooj et partit le 25 avril. On ne les a jamais revus ni retrouvés.

On suppose avec de fortes probabilités qu’ils furent victimes de la guerilla locale.

Comme il le désirait tant, Mario reçut la palme du martyre le 25 avril 1960, à Kiukatiam (Luang Pragbang, Laos).

Il a été béatifié, ainsi que le fidèle catéchiste Thoj Xyooj, le 10 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

Thoj Xyooj Paj Lug

1941-1960

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Paj Lug (Paul) naquit en  1941 à Kiukatiam (Luang Pragbang, Laos).

Après avoir reçu le baptême, il fut catéchiste au service du vicariat apostolique de cette même ville.

A dix-neuf ans, (vers) le 25 avril 1960, il reçut la palme du martyre à Kiukatiam, avec le père italien Mario Borzaga.

Il a été béatifié le 10 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

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