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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 23:00

Arbogast de Strasbourg

† 678

 

De par son nom, Arbogast était probablement d’origine franque.

Il aurait d’abord vécu en ermite dans la forêt de Haguenau, puis fut appelé vers 677 à occuper le siège  épiscopal de Strasbourg, devenant ainsi le treizième évêque de Strasbourg, et le premier à être de souche franque.

On lui doit la première cathédrale de la ville, dédiée à Notre-Dame, ainsi que la première église paroissiale, Saint-Martin. Il fonda aussi le premier monastère d’Alsace, à Surbourg, également consacré à s.Martin (v. 11 novembre).

Arbogast aurait ressuscité le fils de Dagobert, tué par un sanglier, mais on ne voit pas bien de quel Dagobert il s’agit.

Quand Arbogast mourut, on l’enterra selon son vœu sur la Montagne Verte, près de Strasbourg.

L’église qui y fut construite par la suite au 11e siècle, fut abattue par les Luthériens en 1530. Le sarcophage du Saint servit même d’abreuvoir jusqu’en 1610, quand il fut racheté et porté à Saverne.

Saint Arbogast est commémoré le 21 juillet dans le Martyrologe Romain.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 23:00

Wulmar de Boulogne

620-697

 

Wulmar (ou Wulmer) naquit vers 620 dans le Boulonnais, de Walbert et Dude, qui eurent un autre garçon, Warner ; la fille de ce dernier, qu’on va retrouver plus tard, s’appelait Bertane ou Heremberthe.

Notre Wulmar épousa Osterhilda qui, cependant, avait été promise à quelque autre prétendant ; ce dernier, se prévalant d’un certaine loi franque, obtint la dissolution du mariage (642).

Wulmar alors alla frapper au monastère de Hautmont, où on l’employa à charrier du bois. Wulmar était en effet illettré, mais il cherchait à apprendre, tout en conduisant les bœufs : on l’aida, il étudia avec ardeur, il fut ordonné prêtre.

Humble avant le sacerdoce, humble il le resta une fois ordonné ; il se considérait comme le dernier des frères.

Après quelque temps, il obtint de vivre en ermite à Eecke (Flandre), où il eut l’occasion de prêcher à la population. On raconte qu’il s’était installé dans le creux d’un chêne. 

Il fonda près de Boulogne l’abbaye de Samer et, à proximité, un autre monastère pour les femmes, à Wierre-au-Bois : l’abbesse fut Bertane, sa nièce.

Wulmar mourut à Samer, le 20 juillet 697.

L’abbaye prit plus tard le nom de son Fondateur, et dura jusqu’à la Révolution. 

Saint Wulmar de Boulogne est commémoré le 20 juillet dans le Martyrologe Romain.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 23:00

Bernold d’Utrecht

† 1054

 

On sait que Bernold fut le vingt-deuxième évêque d’Utrecht et qu’il a été canonisé. C’est sans doute le plus important, mais on serait heureux d’en apprendre quelque chose de plus.

Son nom a été orthographié de diverses manières : Bernulf, Bernulphus, Benno.

Il aurait été prêtre à Oosterbeek avant d’être nommé évêque d’Utrecht et de recevoir l’ordination épiscopale en 1027.

Cette même année, il prit part au synode pangermanique de Francfort.

L’empereur Henri III soutint beaucoup l’Eglise. En 1040, il remit le domaine de Cruoninga (act. Groningen) à la cathédrale Saint-Martin d’Utrecht ; l’évêque devenait en 1046 comte de Hamaland. Ce fut peut-être l’époque de la plus grande puissance de l’évêque.

En outre, Bernold fit construire les églises Saint-Pierre, Saint-Jean, et le monastère Saint-Paul. Il aurait aussi fondé l’église Saint-Lebuinus à Deventer et l’église Saint-Michel à Zwolle.

Bernold s’employa à reprendre les églises usurpées par les seigneurs et à libérer les monastères des contraintes civiles, pour les laisser libres d’adhérer à la règle de Cluny.

Il mourut le 19 juillet 1054, trois jours après le regrettable Schisme d’Orient.

Bernold fut enterré dans l’église Saint-Pierre.

Saint Bernold d’Utrecht est commémoré le 19 juillet dans le Martyrologe Romain.

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 23:00

Theodosia de Constantinople

† 745

 

De noble famille, Theodosia naquit sur la fervente prière de ses parents. Elle fut orpheline assez tôt et, ayant remis aux pauvres ce qui lui restait de l’héritage, se consacra, probablement au monastère de Sainte-Anastasie de Constantinople.

On ajoute parfois qu’elle consacra l’or et l’argent nécessaire pour l’écriture de deux icônes, en l’honneur du Christ Sauveur et de la Très Sainte Vierge Theotokos.

En 729, quand l’empereur Leon l’Isaurien commença la lutte contre les saintes Images (iconoclasme), il envoya un officier arracher de la porte de son palais une ancienne image du Christ, qui pouvait dater du 4e siècle. Theodosia s’y rendit aussi avec quelques compagnes et renversa l’échelle de l’officier, qui mourut de ses blessures. Les religieuses furent arrêtées et torturées. Theodosia reçut cent coups de fouets chaque jour pendant une semaine.

L’année suivante, la même Theodosia aurait aussi jeté des cailloux en direction de l’évêque Anastasios, intrus sur le siège patriarcal de s.Germanos (v. 12 mai).

L’agitation était telle que le clergé était partagé, la foule aussi, et une quinzaine d’année passèrent. A la fin, Theodosia s’étant sans doute manifestée de la même façon en d’autres occasions, elle fut amenée au Forum Bovis et exécutée : on lui perça le cou avec une corne de bélier.

On avance pour cet événement la date de 745.

Theodosia fut parmi les Saints les plus vénérés de Constantinople ; on l’invoqua particulièrement pour les malades, et encore plus à partir de 1306, quand un sourd-muet fut guéri par son intercession.

Sainte Theodosia de Constantinople est commémorée le 18 juillet dans le Martyrologe Romain.

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 23:00

Frederik d’Utrecht

780-838

 

D’après une ancienne tradition, Frederik serait né en Frise de noble lignage ; d’aucuns lui donnèrent une origine anglaise, ce qui pourrait faire supposer que ses parents ou grands-parents eussent quitté le Wessex pour suivre s.Boniface (v. 5 juin).

La pieuse mère de Frederik le conduisit à l’école cathédrale d’Utrecht, où il reçut sa formation.

Frederik fut ordonné prêtre et fut au milieu du clergé un modèle de douceur et de désintéressement.

En 820, d’après la liste épiscopale du diocèse d’Utrecht, ou en 826, il fut appelé à succéder à l’évêque Ricfried ; effrayé de ce choix, il n’accepta que sur les instances de l’empereur Louis le Débonnaire, et fut consacré à Aix-la-Chapelle, en présence de ce dernier. Il devenait le neuvième évêque d’Utrecht.

En 829, il assista au concile de Mayence.

Frederik parcourut son diocèse en en extirpant les restes de cultes païens ; il envoya s.Odulf (v. 12 juin) ré-évangéliser les Frisons.

Il fut en relations amicales avec s.Raban Maurus (v. 4 février), qui lui dédia son Commentaire sur Josué.

Si le début de son épiscopat fut heureux vis-à-vis de l’empereur Louis le Débonnaire, le climat se refroidit très vite dès 819, lorsque ce dernier épousa en secondes noces Judith. Il y eut un conflit entre les trois fils du premier mariage, celui du deuxième et leur père. Frederik prit parti pour les fils. Sans entrer ici dans le détail des événements politiques, résumons la situation en disant que les relations furent très tendues entre l’évêque et Judith, qui aurait alors comandité l’assassinat de Frederik

Toujours d’après la liste épiscopale d’Utrchet, le 18 juillet 829, ou en 838 d’après d’autres sources, alors que Frederik venait d’achever la célébration de la Messe, deux sicaires vinrent l’assassiner. Frappé à mort, Frederik leur aurait conseillé de vite partir pour ne pas être repérés, et aurait expiré après ces mots du psaume : Je suis certain de voir les biens du Seigneur dans la terre des vivants (Ps 26:13)

On a vu qu’il y a une incertitude sur l’année de la mort de Frederik. S’il est mort en 829, il y aurait eu alors une vacance du siège jusqu’en 835.

Précisons aussi qu’on a donné à Frederik le rang de Frederik Ier, car il y eut par la suite quatre autres évêques de ce nom.

Saint Frederik d’Utrecht est commémoré le 18 juillet dans le Martyrologe Romain.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:03

Ennodius de Pavie

473-521

 

Magnus Felix Ennodius naquit vers 473 à Arles (act. Bouches-du-Rhône), d’une famille consulaire. Sa sœur aînée se nommait Euprepia.

Tôt orphelin, il s’en vint chez une tante qu’il avait à Milan.

De sa formation, particulièrement soignée, il devint un écrivain et orateur extrêmement versé dans tous les genres : panégyriques, discours, lettres, poésies…

A seize ans, la chère tante mourut ; la même année, Théodoric envahit la Lombardie. Mourant de faim, Ennodius fut recueilli par une charitable famille chrétienne. Il se maria (ou se fiança).

Mais son épouse entra bientôt en religion, on ne sait pourquoi. Ennodius alors entra dans le clergé de Pavie et fut ordonné diacre. En 494, il accompagna l’évêque auprès du roi des Burgondes Gondebaud.

Puis il passa au clergé de Milan.

En 501, il fut présent au concile de Rome, qui devait se prononcer contre l’antipape Laurentius.

En 506, on sait qu’il composa le panégyrique de Théodoric, non pour saluer l’envahisseur, mais pour louer celui qui avait mis de l’ordre dans la province lombarde.

En 511, gravement malade, il recourut à l’intercession de s.Victor (v. 8 mai) et guérit.

En 512, Ennodius fut désigné pour le siège épiscopal de Pavie ; il en devenait le dixième titulaire.

Le pape l’envoya par deux fois (515 et 517) en mission à Constantinople, pour tenter de rétablir l’union entre l’Occident et l’Orient, mais sans résultat.

Ennodius mourut en 521.

Saint Ennodius de Pavie est commémoré le 17 juillet dans le Martyrologe Romain.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:00

Theodosius d’Auxerre

440-515

 

D’après le liste épiscopale d’Auxerre, Theodosius en aurait été le onzième évêque, de 507 à 515.

Son prédécesseur fut s.Ursus (v. 30 juillet).

D’après ces dates, il assista en 511 au concile d’Orléans.

Il aurait reçu une ferme admonestation de s.Remi de Reims, au sujet d’un prêtre indiscipliné et envers lequel Theodosius préférait manifester la miséricorde divine : manifestement, il ne s’agissait pas d’une faute morale grave.

Son épiscopat dura huit ans et vingt-trois jours, et il mourut à soixante-quinze ans.

Saint Theodosius d’Auxerre est commémoré le 17 juillet dans le Martyrologe Romain.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:00

Fredegand de Deurne

† 740

 

Il n’y a pas de certitudes ni d’unanimité concernant l’origine et la vie de Fredegand.

On le voudrait d’origine irlandaise, mais son nom semble plutôt être de consonance germanique. Certains l’ont fait naître dans la paroisse de Deurne (Belgique), et lié d’amitié avec s.Gommaire et s.Rombaut (v. 11 octobre et 24 juin ?). 

Le Martyrologe le présente comme irlandais, et compagnon de s.Foillan (v. 31 octobre).

Il aurait été fondateur et premier abbé du monastère de Deurne, au temps de s.Willibrord (v. 7 novembre), ou bien de l’abbaye de Heusden.

Fredegand mourut avant ses amis, donc avant 775 ; on avance la date de 740. 

Lors de l’invasion des Huns au début du 8e siècle et que l’abbaye de Deurne fut détruite, les moines emportèrent les restes de leur abbé à Saint-Bertin ; l’autre version dit que les envahisseurs furent les Normands, et que les reliques furent transportées à Moustier-sur-Sambre. Il semble que cette dernière hypothèse soit la meilleure.

Au 16e siècle, lors d’une guerre contre les Français, ces reliques furent cacbées dans la forêt, mais découvertes par des soldats qui y mirent le feu.

On invoqua le saint abbé contre la peste ; plus récemment, pour la guérison des enfants atteints de la maladie du carreau.

Saint Fredegand de Deurne est commémoré le 17 juillet dans le Martyrologe Romain.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:00

Kenelm de Mercie

812-819

 

Kenelm passe pour être le fils du roi de Mercie Coenwulf, qui avait aussi deux filles, Quendryda et Burgenhilda.

A la mort du roi (819), Kenelm devait recevoir le royaume, mais Quendryda (ou Cynethrith) fit assassiner son frère dans l’espérance de devenir reine. Le précepteur de Kenelm, acheté par l’or que lui donna Quendryda, emmena l’enfant à une partie de chasse et le tua.

L’enfant aurait eu la veille un songe, où il se voyait s’envoler. Dans la forêt où le tuteur l’emmena, il l’aurait interpellé en lui révélant son infâme dessein, mais le tuteur poursuivit dans sa funeste intention ; il enterra l’enfant au lieu-dit Clent Hills.

On retrouva miraculeusement le corps de Kenelm et on le porta en procession à Winchcombe, où jaillit une source. 

Quand Quendryda apprit tout cela, elle se serait écriée : Si tout cela est vrai, que mes yeux tombent sur ce livre, et elle en perdit immédiatement ses deux yeux. Elle mourut peu après, ainsi que le tuteur assassin.

On vénéra beaucoup Kenelm comme martyr. On a même affirmé qu’il n’y avait pas de pèlerinage plus fréquenté qu’à Winchcombe.

A vrai dire, il y a aussi d’autres versions, qui ont amené les historiens à parler de «pures légendes». Les légendes s’appuient toujours sur quelque fait réel.

Saint Kenelm de Mercie est commémoré le 17 juillet dans le Martyrologe Romain.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:00

Andrzej Zoerard et Benedek de Zobor

† 1020

 

Andrzej était polonais et avait mené la vie érémitique, avant d’entrer au monastère de Zobor (Hongrie).

Plutôt ermite que cénobite, Andrzej conserva certaines de ses habitudes, étonnantes. En Carême, il s’isolait avec pour toute nourriture quarante noix (une par jour ?).

Il jeûnait presque toujours et dormait très peu. Il avait inventé plusieurs stratagèmes pour se réveiller s’il s’assoupissait ; il travaillait toute la journée.

Très affaibli par un tel régime, il s’évanouit un jour dans la forêt. C’est là qu’un jeune homme le trouva et le ramena à sa cellule ; Andrzej lui imposa le silence.

Ce jeune homme, Benedek, resta au service d’Andrzej et, à la mort de ce dernier, en occupa la cellule (1020).

Trois ans après, des brigands quipassaient par là supposèrent que l’ermite pouvait avoir de l’argent et l’assassinèrent.

Le corps de Benedikt fut retrouvé un an plus tard dans le Waag, la rivière proche.

Les saints Andrzej et Benedek sont commémorés le 17 juillet dans le Martyrologe Romain.

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