Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:00

Coloman de Melk

† 1012

 

Il ne s’agit pas ici du Coloman (ou Kolonat) qui accompagnait s.Kilian (v. 8 juillet), lui aussi irlandais.

Celui d’aujourd’hui, irlandais ou écossais, était peut-être de souche royale : son père devait être un certain Malachias et sa mère Mora.

Il était parti de son pays pour accomplir un long pèlerinage qui devait s’achever à Jérusalem. Comme beaucoup d’autres pèlerins, il transitait par l’empire germanique, où Henri II protégeait les pèlerins. Il était vêtu très simplement, et cheminait avec sa petite besace sur l’épaule et, sans doute, chantant quelque mélodie dans la langue de son pays.

Arrivé dans la zone de l’Europe centrale, son acoutrement, son comportement, semblèrent suspects. C’est que les heurts étaient fréquents entre les habitants d’Autriche, de Moravie et de Bohême, et les premiers crurent que Coloman était un espion de Bohême. On l’arrêta.

Personne n’était là pour traduire, encore moins pour le défendre ; Coloman fut condamné à mort. On l’accrocha à un arbre entre deux voleurs, eux aussi condamnés, et on le battit à mort.

C’était en 1012. Comme le dit fort justement le texte du Martyrologe Romain, lui qui voulait rejoindre la lointaine Jérusalem terrestre, il atteignit ainsi sans tarder la Jérusalem céleste.

Etant condamné à mort, Coloman ne méritait pas de sépulture chrétienne. On le laissa accroché à l’arbre pendant une année, mais on remarqua bien vite que non seulement le corps ne subissait pas de corruption, mais encore que des guérisons miraculeuses se produisaient. On finit par l’ensevelir dans le proche monastère à Stockerau puis, deux ans après à l’abbaye de Melk, le 13 octobre 1014.

L’arbre stérile où fut suspendu Coloman, refleurit en plein hiver.

L’Autriche, qui avait fait mourir Coloman, l’a pris comme Patron céleste.

Il est possible que le fête de saint Coloman se célèbre le 13 octobre, jour anniversaire de sa translation mais, tandis que l’ancien Martyrologe le commémorait au 13 octobre, la dernière édition du Martyrologe Romain le commémore au 17 juillet.

Des erreurs sont possibles devant le grand nombre de Coloman recensés ; on en compte jusqu’à cent-trente.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:00

Benedek de Zobor

† 1020

 

Se reporter à la notice Andrzej Zoerard et Benedek de Zobor

 

Les saints Andrzej et Benedek sont commémorés le 17 juillet dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:00

Monulphus de Maastricht

† 597

 

Monulphus est présenté comme le vingt-et-unième évêque de Maastricht.

Son prédécesseur, s.Domitianus (v. 7 mai ?), étant mort vers 549, on attribue à Monulphus un épiscopat d’environ un demi-siècle.

Il eut le mérite de construire à Maastricht une grand église pour abriter les reliques de s.Servais (v. 13 mai).

Son successeur fut s.Gondulphus.

Saint Monulphe de Maastricht est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que s.Gondulphe.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:00

Sisenando de Cordoue

† 851

 

De la cinquantaine de martyrs exécutés à Cordoue par la fureur islamique, et dont parle longuement s.Eulogio (v. 11 mars), voici Sisenando.

Il provenait de la ville de Beja (anc. Pax Iulia, Portugal Sud).

Devenu diacre, il vint à Cordoue pour étudier, et résidait auprès de la basilique San Acisclo.

Il reçut un mystérieux «appel» des deux Martyrs Pedro et Walabonso (v. 7 juin), et conçut un grand désir de les rejoindre par le martyre.

La Providence permit qu’il fût d’abord emprisonné. Un jour donc qu’il était en train d’écrire un billet pour un ami, il s’interrompit, prévint le portier de l’arrivée imminente d’officiers de la garde et se prépara à être décapité.

Mais on devait d’abord le présenter au juge, qui le fit décapiter.

C’était le jeudi 16 juillet 851. 

Saint Sisenando de Cordoue est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:00

Gondulphus de Maastricht

524-607

 

On est davantage renseigné sur cet évêque que sur son prédécesseur, Monulphus.

Gondulphus (Gundulf) naquit vers 524, héritier des anciens rois de Cologne, comme son frère Bodogisel. Leur père, Munderic, fut assassiné.

Les deux frères grandirent à la cour de Clotaire Ier.

Après la mort de Bodogisel (589), Gondulphus fut le précepteur du fils de ce dernier, Arnoul, futur évêque de Metz (v. 18 juillet). 

Puis Gundulphus passa au service de Sigebert Ier, Childebert II et Thibert II : c’est sous ce dernier que Gondulphus fut fait vice-roi d’Austrasie (596).

Sur le tard de sa vie, vers soixante-quinze ans, il résolut de quitter le monde.

A la mort de s.Monulphus, vers 597, il fut unanimement appelé à monter sur le siège épiscopal de Maastricht, charge qu’il exerça pendant une dizaine d’années.

Il mourut vers 607.

Saint Gondulphus de Maastricht est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que s.Monulphus.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:00

Irmengarde de Chiemsee

833-866

 

Irmengarde, née en (ou vers) 833 à Ratisbonne, arrière-petite-fille de Charlemagne était la fille de Louis le Germanique et Hemma, après Hildegarde et Carloman, et avant Gisèle, Louis, Berthe et Charles. 

Son nom s’orthographie aussi Irmgard ou Ermengarde.

Louis le Germanique lui «donna» personnellement le monastère de Buchau (Württemberg), où elle et ses sœurs furent éduquées. Irmengarde y commença probablement aussi sa vie religieuse. On a dit qu’elle en fut aussi l’abbesse, mais cette affirmation reste douteuse.

Peu avant 857, Irmengarde passa à un autre monastère bénédictin, Frauenchiemsee, où elle recouvrit la charge d’abbesse. Elle devait avant tout réparer, reconstruire les bâtiments qui avaient été laissés quasi à l’abandon. Mais surtout, elle sut merveilleusement «conduire ses brebis à l’Agneau», pour citer l’expression d’un abbé du 11e siècle (Gerhard de Seeon), reprise par le Martyrologe.

Irmengarde eut une vie très ascétique ; elle se montra pleine de charité pour les pauvres.

Elle mourut le 16 juillet 866, âgée de trente-trois ans.

Son culte fut reconnu en 1928, mais on l’avait déjà «béatifiée» ou même «canonisée» dès le 11e siècle.

Sainte Irmengarde de Chiemsee est commémorée le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:00

Reinelde de Saintes (Belgique)

† 680

 

Reinelde (Reynelde, Renelde, Reine, Renelle, Ernelle, latin Reinildis) nous est présentée comme la fille de s.Witger et Amalberge de Maubeuge, et sœur de sainte Gudule (v. 8 janvier) et de s.Emebert (v. 15 janvier).

Elle aurait donné à l’abbaye de Lobbes son domaine familial. Un événement étonnant se vérifia, alors que les moines expliquèrent à Reinelde qu’il n’était pas permis à une femme d’entrer dans leur église ; Reinelde se mit en prière devant l’abbaye pendant trois jours et trois nuits ; la troisième nuit, la cloche réveilla tout le monastère et l’on trouva Reinelde en prière, les bras en croix, devant l’image du Sauveur. Elle expliqua que Dieu, dans sa miséricorde infinie, lui avait accordé ce que les moines lui avaient refusé. 

Ayant pris le voile des vierges, elle fit un pèlerinage en Terre sainte et vint s’installer à Saintes (Hal, Brabant wallon) avec ses deux serviteurs, le clerc Grimoald et Gondulphe.

Toute sa vie, elle fut l’amie, la sœur, la servante des malheureux.

Vers 680, une horde de barbares venant de la Frise s’abattit sur la région. Reinelde fut saisie, traînée par les cheveux puis décapitée, ainsi que Grimoald ; Gondulphe eut la tête transpercée de gros clous.

De nombreux miracles se produisirent sur son tombeau.

On invoque Reinelde pour les maux qui ne guérissent pas : fièvres, apoplexie, paralysie, maladies des yeux, chute des cheveux (!), ulcères, scrofules, eczéma. Il y a à Condé-sur-Escaut un puits de Reinelde, dont l’eau est dite miraculeuse.

Sainte Reinelde est commémorée le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:00

Helerius de Jersey

6e siècle

 

Helerius venait de Tongres (Belgique), qu’il quitta pour venir en Normandie se mettre sous la direction de s.Marcoul (v. 1er mai), avant l’installation de ce dernier près de Reims.

Puis Helerius passa sur l’île de Jersey pour y mener une vie d’ermite, avec un compagnon nommé Romardus.

Les habitants de Jersey étant souvent victimes des pirates, Helerius s’installa sur un rocher assez élevé, d’où il voyait de loin les voiles des navires pirates et prévenait les habitants.

Helerius vécut là pendant plus de dix ans, accomplissant des miracles.

Sa vigilance fut un jour surprise et des pirates s’emparèrent de lui : Helerius fut décapité.

Mais il accomplit encore un miracle, ramassant sa tête et provoquant ainsi la panique des pirates, qui s’enfuirent.

Conservées à Beaubec-la-Rosière, les reliques disparurent lors de la Révolution française.

Saint Helerius de Jersey est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 23:06

David de Västeråss

† 1082

 

D’origine anglo-saxonne, David était un moine clunisien.

Il désirait ardemment le martyre et s’offrit spontanément pour la terre scandinave, après avoir appris comment avaient été mis à mort les neveux de s.Sigfrid (v. 15 février).

Vers 1020, il fut donc envoyé comme missionnaire dans cette région. Il se présenta à s.Sigfrid et se mit à sa disposition.

Il fut l’apôtre des Suédois, à partir du Sud et jusqu’au centre du pays ; là où s’éleva l’église et le monastère de Munkathorp, il baptisa ceux qu’il put amener à la Foi chrétienne. Munkathorp dérive de Munk, moine : c’est l’endroit où le «moine» baptisait.

On considère David comme l’apôtre du Våstmanland, et premier évêque de Västeråss.

Si Dieu lui donna le don des miracles et des larmes, il ne lui donna pas celui du martyre.

David mourut fort âgé, en 1082.

Les Luthériens détruisirent son sarcophage et enfouirent ses reliques dans le proche cimetière.

Saint David de Västeråss est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 23:05

Atanasio de Naples

832-872

 

Atanasio vit le jour vers 832 à Naples, fils de Sergio, duc, de très haute famille - et très lettré, car il était versé dans les deux langues grecque et latine ; l’épouse de Sergio s’appelait Eupraxia. Atanasio avait un frère, Gregorio.

L’enfance et l’adolescence d’Atanasio durent être particulièrement soignées et cultivées ; il fut en effet à l’école de l’évêque Giovanni le Scribe, qui l’ordonna diacre. Peu après - il n’avait pas même vingt ans - il fut désigné pour occuper le siège épiscopal de Naples en 849.

Ce n’était pas ambition de sa part. Il s’occupa de son diocèse, de ses brebis, avec le plus grand zèle pastoral : il chercha à racheter des prisonniers des Sarrasins, restaura des églises.

Il institua un chapitre de chanoines, qui auraient assuré le chant liturgique des cérémonies ; il fonda un monastère bénédictin, ainsi qu’un hospice pour les pauvres et les pèlerins.

En 861, il fut particulièrement honoré par le pape au concile de Rome.

Peu avant de mourir, Sergio recommanda à Gregorio d’être soumis à son frère, ce qu’il fit en lui rendant d’insignes services ; il aurait voulu que son fils le suivît dans cette attitude, mais il n’en fut rien. Sergio II en effet, après la mort de son père, complota contre son oncle et alla jusqu’à le mettre en prison.

Libéré, Atanasio se réfugia dans un monastère sur une île au large de Naples, où le poursuivit encore son indigne neveu : Sergio II aurait voulu pousser Atanasio à abdiquer et à disparaître au fond d’un couvent. C’est l’empereur Louis le Jeune qui vola au secours de l’évêque malheureux et le fit recevoir à Benevento, tandis que Sergio II, loin de se calmer, pillait sans vergogne les biens de l’Eglise ; il fut excommunié. C’est encore Atanasio qui s’entremit pour tenter une réconciliation.

La mort le surprit à Veroli, non loin du Mont-Cassin, le 15 juillet 872.

Il y eut plusieurs évêques nommés Atanasio à Naples ; celui d’aujourd’hui est désigné comme Atanasio Ier.

Saint Atanasio de Naples est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens