Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:02

Emilianus de Vercelli

† 506

 

Emilianus naquit vers 450 (ou peut-être même plus tôt), sans doute dans le Piémont (Italie NO).

On a dit, mais le fait est contesté, qu’il vécut quarante années comme ermite près de Sostegno.

Il monta sur le siège épiscopal de Vercelli vers 493, ou un peu plus tard, devenant ainsi le treizième titulaire de ce diocèse.

La ville de Vercelli, comme tant d’autres cités, avait été dévastée par les incursions des Ostrogoths de Theodoric, et l’évêque chercha à obtenir de lui des conditions de vie acceptables. En effet, les impôts furent réduits et beaucoup d’esclaves affranchis. Plus particulièrement, il obtint de Theodoric de construire un pont, pour faciliter le travail des habitants.

Emiliano participa au pénible concile romain de 503 où le pape Symmaque, «réhabilité» par les évêques présents, prit des mesures pour mettre fin au schisme de Laurentius. Même Theodoric y mit du sien, en prenant des dispositions pour éviter les interférences externes dans l’élection du pape et les désordres qui s’en suivaient.

On sait aussi qu’Emiliano donna le voile à quatre vierges, Licinia, Leontia, Ampelia et Flavia.

Il mourut le 11 septembre, vers 506. Selon sa date de naissance présumée, on l’a dit centenaire. 

On «oublia» son tombeau assez longtemps, même si la vénération de cet évêque se maintenait vivante. Le 17 mai 1181 cependant, l’évêque d’alors transféra les restes d’Emilianus près du maître-autel, et c’est cette translation qui est maintenant retenue pour fêter Emilianus. 

Saint Emilianus de Vercelli est donc commémoré le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 23:00

Carantoc de Cardigan

6e siècle

 

Diverses histoires, parfois extrêmement fabuleuses, ont circulé sur Carantoc, confondant probablement plusieurs personnages. On a déjà rencontré s.Caradoc (v. 13 avril) ; voici Carantoc.

Celui que l’on nomme ici Carantoc est présenté, selon les endroits, comme Carannog en gallois, Cairnech en irlandais, Karanteg en breton, Carantock en anglais, Carantocus en latin, etc (!).

Carantoc - appelons-le ainsi - serait né au 5e siècle en l’île de Bretagne, fils du roi Keredig et petit-fils de Cuneda, qui fonda la Pays de Galles après le départ des Romains.

Quand on proposa à Carantoc la succession de son vieux père, il aurait pris peur devant cette responsabilité et se serait enfui, devenant désormais un moine itinérant.

Il fonda l’église de Llangrannog, avant d’aller se fixer en Irlande, auprès de s.Patrice (v. 17 mars). Puis il se déplaça : au Pays de Galles, en Armorique, de nouveau au Pays de Galles et dans le Somerset, enfin en Cornouaille.

Au Pays de Galles, il aurait fondé un monastère, où une sainte amitié se tissa entre lui et son disciple, s.Tenenan, qu’il guérit de la lèpre.

Au Somerset, le roi Arthur lui fit le don d’un grand terrain pour fonder un autre monastère.

En Cornouailles, il fonda une église, à Crantock.

Le passage de Carantoc en Armorique est peut-être attesté par la toponymie : Ranngrannog, Carantec, Grannog…

Carantoc serait aussi passé en Franche-Comté, où il fit cesser une grave famine dont souffrait s.Colomban (v. 23 novembre) et ses moines à Luxeuil, à moins que Colomban ait été favorisé d’une apparition miraculeuse de Carantoc.

Il serait aussi devenu évêque de Cardigan (Pays de Galles), d’après le Martyrologe.

C’est en Irlande qu’il serait mort, au terme de ces longues pérégrinations.

Saint Carantoc est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain, qui le nomme évêque et abbé de Cardigan.

Partager cet article

Repost0
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 23:00

Germier de Toulouse

† 691

 

La figure de Germier reste enveloppée de mystère.

Il aurait été évêque de Toulouse, après Erembert (v. 14 mai), et aurait été sacré évêque par un certain Tornoald, qu’on ne trouve dans aucune liste épiscopale.

Un de ses grands mérites, d’après le Martyrologe, fut d’avoir développé le culte envers s.Saturninus, le fondateur du diocèse de Toulouse (v. 29 novembre).

Il serait mort vers 691.

Saint Germier de Toulouse est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 23:00

Brendan de Clonfert

484-571

 

Brendan, en irlandais Breanainn, naquit vers 484 à Ciarraight Luachra (Munster, Irlande). Il eut une sœur.

Il reçut le baptême des mains de l’évêque Erec.

Il étudia à l’abbaye de Llancarfan, où il étudia le latin, le grec, les mathématiques, la littérature, la médecine et l’astronomie.

Un très ancien et célèbre manuscrit raconte la Navigatio sancti Brendani, récit apparemment fabuleux de grands et longs voyages que Brendan aurait effectués.

Vers 515, son premier voyage l’aurait conduit aux îles Féroé et en Islande. Vers 530, il s’aventura sur l’Atlantique, pendant sept ans, et serait arrivé aux Canaries ; vers 545, il aurait rejoint les Açores ou même les Antilles, qu’il comparait au Paradis.

Il voyagea beaucoup (vingt-cinq ans, dit-on, mais le chiffre est exagéré) dans les îles Britanniques, en Bretagne ; il serait à l’origine d’un monastère à Aleth.

En 561, donc quinze ans après son dernier voyage, il aurait fondé le célèbre monastère de Clonfert.

Brendan aurait écrit une Règle monastique sous la dictée des anges.

Il mourut vers 577, près de sa sœur, qui avait fondé de son côté l’abbaye d’Enach Dvin.

Saint Brendan est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 23:00

Fidolus d’Isle-Aumont

480-540

 

Fidolus, qu’on a traduit ou orthographié diversement en français : Phal, Fal, Fidole, Fidèle, Fiel, naquit vers 480 à Clermont, d’un père «sénateur», soit gouverneur de la province.

Vers 526, l’armée de Théodoric, roi d’Austrasie, l’enleva et le fit prisonnier. Aventinus, un célèbre moine des environs de Troyes, divinement informé, le racheta pour douze pièces d’or et l’orienta dans la pratique des vertus. Effectivement, Fidolus se montra exemplaire par son humilité, son obéissance, son esprit d’oraison… et ses mortifications.

Aventinus le fit ordonner prêtre et le nomma prieur de sa communauté d’Isle-Aumont. Puis désirant se retirer, il établit Fidolus abbé.

Pour les moines, Fidolus savait conserver un juste milieu entre l’indulgence et la sévérité, mais il était beaucoup moins indulgent pour lui-même.

Il fit quantité de miracles : deux aveugles furent guéris par un seul signe de croix ; un homme atteint de la rage fut guéri. Ces miracles ne cessèrent pas après la mort de Fidolus, bien au contraire.

Fidolus mourut le 16 mai, vers 540.

Saint Phal est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

C’est de la localité de Saint-Phal que sainte Jehanne d’Arc (v. 30 mai) écrivit aux Troyens, leur demandant d’ouvrir les portes au gentil Roy de France. C’est pour cette raison que le blason de Saint-Phal porte la tête de Jehanne d’Arc.

Quant à l’abbaye d’Isle-Aumont, qui prit le nom d’Isle-Saint-Aventin, elle fut détruite lors d’une invasion des Vikings, et remplacée en 1097 par un prieuré bénédictin, dépendant de Molesme.

Partager cet article

Repost0
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 23:00

Honoré d’Amiens

† 600

 

Honoratus serait né à Port-le-Grand (Abbeville, Somme) dans la famille des comtes de Ponthieu.

C’est peut-être sur l’anecdote suivante, remontant à son adolescence, que s’appuie la tradition du protecteur des boulangers.

Lorsque le jeune Honoratus fit part à la domestique qu’il voulait devenir prêtre, cette dernière était en train d’enfourner le pain et lui répondit, moqueuse : Tu seras évêque quand ma pelle aura des feuilles. La pelle se mit à verdir !

On raconte cependant qu’Honoratus montra de bonnes dispositions dès son jeune âge. Il eut pour maître l’évêque d’Amiens, Beatus, à la mort duquel il succéda, vers 554. 

Un prodige aurait eu lieu au moment où l’on manifestait ce choix à Honoratus : alors que par modestie il refusait, un rayon de lumière et une mystérieuse huile apparurent sur sa tête.

Devenu évêque, il fit l’heureuse invention des reliques des saints Fuscianus et Victoricus (v. 11 décembre).

Durant une célébration liturgique, il aurait eu la vision du Christ qui, de sa main, consacrait avec lui le Pain eucharistique.

Honoratus mourut à Port-le-Grand vers l’an 600.

En 1060, une grave sécheresse cessa à Amiens après qu’on ait porté en procession la châsse de saint Honoré.

Au 13e siècle, fut construite à Paris une grande église Saint-Honoré, qui abrita au 15e siècle la première confrérie de boulangers (l’église fut détruite sous la Révolution et il n’en reste que le faubourg et la rue). C’est donc en l’honneur du Patron des boulangers qu’on a donné le nom de saint-honoré au fameux gâteau à la crème.

Saint Honoré est commémoré, très laconiquement, le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 23:00

Severinus de Septempeda

† 545

 

Severinus avait un frère, nommé Victorinus. 

Tous deux distribuèrent aux pauvres leurs biens, qui étaient importants, et se retirèrent dans un ermitage du Monte Nero, proche de Septempeda ; Victorinus en particulier se retira dans une grotte de Pioraco.

Le bruit de leur sainteté parvint aux oreilles du pape Vigile, qui les nomma évêques : Severinus à Septempeda, Victorinus à Camerino. Toutefois, l’élection de Victorinus semble inexacte (ou douteuse), car son nom n’apparaît pas dans la liste épiscopale de Camerino. 

Selon certains, Severinus aurait été présent au moment de la destruction de la ville lors d’une invasion des Goths ou des Lombards ; selon d’autres, il pourrait même avoir été cet évêque Severus présent au concile de Sardica deux siècles plus tôt (vers 343).

Si l’on exclut cette dernière hypothèse, Severinus mourut vers 545. Septempeda, ville des Marches (Italie CE) devint justement San Severino des Marches.

Saint Severinus de Septempeda est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

Actuellement, le diocèse de Septempeda (San Severino) a été absorbé par celui de Camerino.

Partager cet article

Repost0
14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 23:00

Rupert de Bingen

712-732

 

Rupert (qui pourrait se traduire par Robert) naquit vers 712 à Bingen (Mayence, Rhénanie, Allemagne W), d’un père encore païen, Robolaus, et d’une noble chrétienne, Berta.

Vers 715, le père mourut ; la maman mit toute son attention à éduquer son fils unique dans la droiture et la piété.

Rupert fut conquis par l’amour de Dieu et par la compassion envers les pauvres. Il n’en rencontrait jamais sans leur adresser quelques mots de consolation et quelque aumône.

Vers 724, sa mère lui procura une joie indicible en lui annonçant qu’elle voulait fonder un monastère où les pauvres seraient secourus.

A quinze ans, il fit le pèlerinage à Rome.

Par la suite, il consacra la plus grande partie de ses biens à fonder des hôpitaux. Il n’avait pas de plus grande joie que de visiter ces maisons et de soigner lui-même les malades.

Une de ses dernières fondations fut le monastère proche de Bingen, où il aimait se retirer.

C’est là qu’il mourut, vers 732, à vingt ans.

Saint Rupert de Bingen est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

La biographie de s.Rupert a été écrite par sainte Hildegard de Bingen, qui vécut dans ce monastère quatre siècle plus tard (v. 17 septembre).

Partager cet article

Repost0
14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 23:00

Witesindo de Cordoue

† 855

 

L’attitude de Witedinso va en aider plus d’un à persévérer dans le témoignage de la Foi.

C’était une personne laïque des environs de Cordoue, à Cabra.

Chrétien, il prit peur devant les menaces des Musulmans, qui avaient déjà exécuté une trentaine de prêtres et de vierges. C’est que les Musulmans ne tolèrent pas qu’on dénigre la loi coranique et son Auteur.

Witesindo, donc, se laissa aller à renier sa foi chrétienne. Sommé cependant d’invoquer Allah et son Prophète, il s’y refusa et, cette fois-ci, fut condamné à mort comme renégat.

Il fut décapité en 855, un jour que s.Eulogio (v. 11 mars) ne précise pas.

Saint Witesindo est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 23:00

Carthage le Jeune

555-637

 

Celui que l’anglais moderne appelle Carthage, s’appelait en irlandais Mo Chutu mac Fínaill, aujourd’hui Mochuda ; il naquit vers 555 dans la région de Munster (Irlande) ; son père s’appelait Fínall Fíngein, sa mère Finmed.

Il fut élevé par Carthage l’Ancien, lui-même disciple de s. Kieran (v. 5 mars).

En 580, il se bâtit une cellule à Kiltallagh en vue d’y mener la vie d’ermite. Il alla passer aussi une année à l’abbaye de Bangor.

Plus tard, sur l’avis de s.Colman (v. 6 juin), il fonda le monastère de Rathin pour lequel il rédigea une Règle, un réel monument de l’écriture en vieil irlandais ; y vécurent plus de huit cents moines. On ne prenait jamais de viande : toute la nourriture consistait dans les fruits de la culture des moines.

Vers 636, Carthage dut quitter ce monastère qu’il avait dirigé pendant quarante ans, parce que le roi l’expulsa, peut-être à cause de cette interminable controverse de la date de Pâques. Carthage alla fonder un autre monastère avec une grande école à un endroit qui s’appelait Magh-Sgiath, l’actuelle Lismore ; la ville qui s’y développa devint le siège du nouvel évêché de Lismore, dont Carthage fut le premier évêque. Il y construisit la cathédrale.

Il venait d’achever cette cathédrale, lorsqu’il mourut, le 14 mai 637 (ou 638).

La réputation de la sainteté et des miracles de Carthage fit de Lismore une ville sainte, à moitié habitée par des moines. Cette ville prit le nom de Lismore Mochuda.

La Règle de Rathin fut un peu mitigée au 11e siècle, et le diocèse de Lismore fut réuni à celui de Waterford au 14e siècle.

Saint Carthage le Jeune est commémoré le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens