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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 23:00

Damianus de Pavie

† 710

 

Damianus fut le dixième évêque de Pavie, et gouverna ce diocèse à partir de 680.

Auparavant, étant encore prêtre du diocèse de Milan, il y rédigea, de concert avec l’évêque Mansuetus, une profession de foi qui fut lue au synode de Milan et au concile de Constantinople (680).

Il fut assez influent, au point qu’il fut chargé de bons offices entre les Lombards et l’empereur de Byzance. Artisan de paix, il alla, en 688, rendre hommage au roi usurpateur Alachis, malgré les humiliations qu’il en avait reçues, quitte à renouveler son attitude envers Cunipertus lorsque celui-ci put récupérer la couronne.

Son action sociale se manifesta en faveur des pauvres et des malades, en particulier lors d’une épidémie de peste, où il sollicita de Rome un bras de saint Sébastien ; portée solennement en procession par les rues de Pavie, cette relique mit fin au fléau.

Saint  Damianus est commémoré le 12 avril dans le Martyrologe Romain.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 21:55

Barsanuphius de Gaza

† 540

 

Barsanuphe et son frère étaient nés en Egypte.

Laissant son frère, il vint en Palestine dans le monastère de Saint-Séridon près de Gaza. Après quelque temps, il demanda à y vivre en reclus : sa porte demeura fermée pendant près de cinquante ans ; il ne communiqua plus avec l’extérieur que par écrit, l’higoumène (supérieur) Séridos servant d’intermédiaire entre le moine et les gens qui voulaient le questionner. C’est par cette «correspondance» que l’on connaît Barsanuphe et que l’on a déduit certains aspects de son genre de vie.

Il restait un ou deux jours par semaine sans manger ; mais il était moins dur pour les autres, conseillant de dormir six heures la nuit, de manger suffisamment de pain, de légumes, de fruits et même de vin ; pour travailler ou pour voyager, il suggérait même une double ration.

Son combat n’était pas sans tentations, et il en parlait simplement ; mais on ne sait rien sur les grâces particulières qu’il recevait du ciel.

C’est ainsi qu’il eut cette «inspiration» de remettre les péchés à des correspondants extérieurs, alors qu’il n’était pas prêtre lui-même : il «lisait» les âmes, priait et s’offrait pour le pardon des péchés, et écrivait par exemple : Tes péchés seront remis, surtout par les prières et les supplications des Saints et par ta foi en (Dieu).

Son frère vint le voir, d’Egypte ; Barsanuphe lui fit répondre que son frère était Jésus ; que s’il acceptait de devenir moine, alors il deviendrait son frère.

Il arriva un autre incident plaisant. Un certain moine nommé Théodore osa supposer que cette correspondance à travers l’higoumène Séridos, était un stratagème de ce dernier pour tenir les moines sous son exclusive dépendance ; il fut bien surpris, quand il arriva au monastère, d’être invité à entrer avec ses amis et de voir arriver Barsanuphe, mystérieusement averti, qui leur lava les pieds à tous. 

A un mourant, il fit dire : La mort sans le péché, n’est pas la mort, c’est le passage de l’affliction au repos, le passage des ténèbres à la lumière ineffable et à la vie éternelle.

Barsanuphe mourut vers 540.

Ses reliques se trouvent à Oria (Brindes, Italie).

Saint Barsanuphius de Gaza est commémoré le 11 avril dans le Martyrologe Romain.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 23:04

Isaac de Spolète

† 550

 

Isaac était syriaque.

Son pays était déjà le théâtre d’affrontements, et entre Chrétiens : ceux fidèles à la doctrine de l’Eglise, et les eutychiens. Il résolut de passer en Italie.

Il vint aux environs de Spolète, et se présenta à Eleutherios, l’abbé du monastère Saint-Marc. C’est ce dernier qui parla d’Isaac au pape Grégoire Ier (le Grand, v. 12 mars).

Isaac obtint de pouvoir demeurer dans l’église du monastère autant qu’il le souhaiterait ; mais un jour qu’il y était resté trois jours et trois nuits, le sacristain le prit à partie, l’accusa de simulation et le gifla ; aussitôt le diable s’empara du pauvre sacristain et lui faisait crier Isaac me chasse ; Isaac, ému de compassion, délivra le malheureux possédé.

Ce premier signe, et d’autres ensuite, le rendit célèbre ; on vint le consulter, on l’invita : Isaac fit savoir qu’un moine qui recherche des possessions sur cette terre n’est pas un vrai moine.

Il avait le caractère naturellement enjoué, et son constant sourire ne pouvait laisser entendre les prodiges qui s’accomplissaient par sa prière. Qu’on en juge.

Un soir, il commanda aux moines de déposer leurs bêches dans le jardin. Au petit matin, tous les instruments étaient aux mains de braves ouvriers ; c’étaient des brigands qui, une fois pénétrés dans l’enceinte, s’étaient senti le devoir de cultiver la terre au profit des moines. Isaac les remercia, les complimenta et les exhorta désormais à demander, plutôt qu’à voler.

Une autre fois, de pauvres pèlerins en haillons vinrent demander l’aumône. Isaac demanda à un moine de leur remettre les habits qu’il trouverait dans tel arbre creux de la forêt et les pèlerins furent bien surpris de se voir remettre… leurs propres vêtements, qu’ils avaient cachés frauduleusement avant de se présenter au monastère.

Et celle-ci encore. Un domestique apporte à Isaac un panier plein de poissons. Isaac lui dit : Prends garde à l’autre panier. Le domestique en effet, avait détourné un deuxième panier ; il fut bien réconforté de constater dans ce panier un serpent et d’avoir échappé à la mort, et tout honteux demanda pardon pour sa fraude.

Isaac mourut vers 550 et son corps fut l’objet d’une grande vénération à Spolète.

Saint Isaac de Spolète est commémoré le 11 avril dans le Martyrologe Romain.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 23:00

Lanuinus, chartreux

† 1119

 

Lanuinus a posé quelques problèmes aux historiens, qui distingueraient un Landuinus ou Landoninus,  ou encore Lauduinus, et un Lanvinus ou Lanuinus. L’un serait martyr, mais sans culte attesté, l’autre non. Mais les données des deux sont si proches, qu’on peut très bien les faire coïncider et expliquer les apparentes divergences. 

Landovino, dit le Normand, serait de la ville italienne de Lucques, d’où la forme italienne fréquente de son prénom ; certes, cette ville faisait partie de la domination lombarde, mais la famille de notre moine était peut-être originaire du sud, sous administration normande, et le jeune étudiant pourrait avoir reçu son surnom à cause de son origine.

Toujours est-il qu’on le retrouve ensuite à Reims, compagnon ou élève de Bruno de Cologne (v. 6 octobre), avec lequel il se retira dans le massif de la Grande Chartreuse. L’autre Landuinus aurait aussi été un des premiers Compagnons de s.Bruno.

Il est probable que Landovino était prêtre, mais il n’avait pas appartenu pour autant au clergé de Reims. Peut-être fut-il recensé parmi les prêtres de Grenoble ?

Devant partir pour Rome sur appel du pape, Bruno le désigna pour être le prieur de la Chartreuse. Et comme Bruno fut contraint de rester en Calabre, où il fonda une autre Chartreuse à Squillace, Landovino vint l’y retrouver pour discuter des problèmes de l’Ordre. Landovino espérait aussi secrètement convaincre Bruno de revenir en France…

Mais Landovino lui-même ne revint pas en France. La lettre de Bruno qu’il portait pour les moines chartreux, parvint à leurs destinataires ; Landovino, lui, tomba dans les griffes de l’archevêque de Ravenne, devenu alors l’antipape Clément III et qui, ne pouvant gagner à sa cause le Chartreux, le força à rester là. L’autre Landuinus aurait aussi été «martyrisé» à Ravenne.

Landovino s’éteignit justement dans cette ville de Ravenne, le 14 septembre 1100.

Le Martyrologe Romain cependant affirme qu’il mourut à Squillace, et en 1119.

Le bienheureux Landovino est maintenant commémoré le 11 avril dans le Martyrologe Romain.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 23:00

Macaire l’Arménien

† 1012

 

Macarios était arménien de naissance. Le royaume d’Arménie n’était déjà plus ce qu’il avait été des sicèles plus tôt ; les Romains déjà, puis les Byzantins, enfin et surtout les Sarrasins l’avaient déjà maintes fois soumis et réduit à des limites bien plus restreintes.

Les parents de Macarios, chrétiens, l’éduquèrent dans la foi et le confièrent à l’évêque d’Antioche de Pisidie, qui s’appelait lui aussi Macarios.

Le jeune Macarios fut si docile et fidèle, qu’ils reçut les ordres sacrés et le sacerdoce ; l’estime qu’on avait de lui, du petit peuple à l’évêque, le fit désigner tout naturellement pour succéder à celui-ci.

Jeune archevêque, Macaire gouverna son peuple avec douceur et bonté ; insensible aux injures et aux persécutions - qui ne manquaient pas -, il remplissait les devoirs de sa charge avec zèle. Sa maison était remplie de pauvres, d’estropiés, de malades, qui recouraient à lui comme à un père ou à un médecin.

Trop de louanges et d’honneurs heurtèrent sa profonde humilité et il décida de ce retirer. Après avoir distribué ce qui lui restait encore, il recommanda son diocèse à un certain prêtre nommé Eleuthère, et partit à pied visiter les Lieux Saints de Palestine.

En 1006, il arriva donc auprès du patriarche de Jérusalem, qui le reçut fraternellement. Il profita de ses rencontres avec les Juifs et les Musulmans, pour leur expliquer l’erreur de leurs positions respectives et pour les amener à la foi. S’il fit quelques conversions, il subit surtout de la part des Musulmans une série d’humiliations qu’on a peine à imaginer : on l’étendit à terre les bras en croix, on lui attacha les pieds et les mains avec des cordes, on lui mit sur la poitrine une énorme pierre ; ce qui étonna les bourreaux, c’est que Macarios sortit de cette épreuve sans aucun dommage et ce prodige en amena certains à la foi.

Les parents de M. le firent contacter dans l’espérance de le voir revenir promptement, mais lui, invoquant des signes de Dieu, continua son pèlerinage. A travers l’Epire et la Dalmatie, il parvint en Bavière, monta sur Mayence et Cologne, atteignit le Brabant, le Hainaut et la Flandre : de ville en ville, il s’arrêta enfin à Gand, vers 1011.

La sainteté du personnage ne pouvait passer inaperçue ; on voulut le retenir, mais il projeta alors de revenir dans son diocèse.

Ce qui le retint cette fois-ci, fut la maladie de la goutte, puis la peste.

Comme il l’avait annoncé, il fut la dernière victime de cette épidémie et mourut au soir du Jeudi saint, 10 avril 1012.

Ses reliques sont demeurées à Gand, où Macaire est resté en grande vénération.

Saint Macaire l’Arménien est commémoré le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 23:00

Bède le Jeune

† 883

 

Bède était originaire de l’actuel Danemark (son nom ne devait certainement pas porter l’accent).

Il passa quarante-cinq ans de sa vie à la cour des empereurs Louis le Débonnaire et Charles le Chauve : c’était un des premiers seigneurs de l’empire.

La grâce de Dieu travailla dans ce cœur droit, et Bède comprit qu’il valait mieux amasser d’autres trésors pour le siècle à venir : il quitta la cour, les amis, les honneurs, les plaisirs, et se retira loin, très loin, en Italie, dans un monastère entre Venise et Ferrare, à Gavello. C’est qu’il voulait absolument être oublié, dans ce monastère bénédictin retiré et presque inconnu.

Bède n’était plus alors un jeune garçon, et l’on pouvait supposer que le noviciat lui aurait quelque peu coûté, par ses austérités, ses horaires réguliers, son silence… Bède chercha en tout la perfection avec une soumission totale aux dispositions de ses maîtres.

Son mérite et sa sainteté le firent nommer à plusieurs évêchés, mais son humilité lui fit refuser tous ces honneurs.

Il mourut le 10 avril 883 et son corps fut déposé à l’église Saint-Bénigne de Gênes, où fut construite au 12e siècle une autre abbaye bénédictine, aujourd’hui disparue.

On l’a surnommé le Jeune, principalement pour le distinguer de son illustre «ancêtre» le Vénérable, qui fut anglais et mourut cent-cinquante ans plus tôt (v. 25 mai).

Saint Bède le Jeune est commémoré le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 23:00

Palladius d’Auxerre

† 658

 

De Palladius on ne connaît pas les circonstances de sa naissance et de sa jeunesse.

On sait que, prêtre et abbé de Saint-Germain, il conquit l’estime du peuple par sa bonté envers les pauvres et sa sagesse, et qu’il fut unanimement désigné pour être le vingtième évêque d’Auxerre, en 622.

On a retrouvé sa signature sur les actes de plusieurs conciles : Reims en 625 ; Clichy en 633 ; Chalon-sur-Saône en 644. Au concile de Reims, il fut question du droit d’asile dans une église, de l’interdiction de consulter les devins païens, de réduire en servitude des personnes libres ; à celui de Clichy, Sigebert III fut nommé roi d’Austrasie, d’Aquitaine et de Provence ; celui de Châlon-sur-Saône s’occupa entre autres du très controversé droit de dépouille, par lequel certains dignitaires s’appropriaient les biens des prêtres défunts.

En 635, Palladius re-fonda hors les murs le monastère de Saint-Julien pour des religieuses, stipulant qu’elles iraient chaque jeudi en procession à la cathédrale, ce qui pruuve qu’à cette époque déjà on ne considérait par le cloître comme une clôture hermétique. En 644, l’évêque demandait à ces religieuses de nourrir et vêtir les pauvres.

Palladius embellit l’église Saint-Etienne, en fonda d’autres encore, dont celle de Saint-Eusèbe (v. 1er août), avec un monastère pour les hommes ; on dit que dans cette dernière église, on n’épargna pas l’or et le cristal pour les mosaïques. La localité de Vercisum où Palladius édifia l’église de Saint-Germain, devint Vergers, réunie ensuite à Sully (Donzy).

Envers les chanoines de la cathédrale d’Auxerre, il établit que chaque année, en la fête de saint Germain (v. 31 juillet), l’évêque remettrait cent sols à chacun d’eux, espérant qu’ainsi les bons chanoines solenniseraient davantage la fête de saint Germain.

Comblé de mérites, Palladius s’éteignit le 10 avril, vers 658 (mais cette date varie de 653 à 661), et fut enterré en cette même église de Saint-Eusèbe qu’il avait fondée, et où eurent lieu beaucup de miracles.

Il fut canonisé en 945.

Saint Palladius est commémoré le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 23:00

Georgios de Mytilène

† 820

 

Georgios était né sur l’île de Lesbos, dont la capitale est Mytilène (même de bonnes éditions se trompent dans l’orthographe de cette ville).

Il devint métropolitain de cette ville et ordonna prêtre un autre Georgios, avec lequel on le confond parfois.

Venu à Constantinople sous l’empereur iconoclaste Léon l’Arménien, ce dernier l’exila en Crimée et l’évêque y mourut, vers 811-820.

Plus tard, son corps fut ramené à Mytilène

Saint Georgios de Mytilène est commémoré le 7 avril dans le Martyrologe Romain.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 23:04

Winebaldus de Troyes

550-620

 

Winebaud naquit vers 550  à Nogent-sur-Seine, de parents gallo-romains.

Après ses études et son entrée dans la cléricature, il fut ordonné prêtre, mais se retira humblement dans une chapelle solitaire non loin de Troyes (auj. Saint-Martin-de-Bossenay, Aube).

Il chantait toute la nuit des psaumes, et ne mangeait, dit son biographe (un contemporain), pas plus qu’un nouveau-né.

Tout allait bien pour ce nouvel ermite, sauf que le Bon Dieu récompensa cette sainteté par le don des miracles, le bruit s’en répandit, et l’évêque de Troyes demanda à Winebaud de venir guérir un de ses diacres. Bien sûr Winebaud obéit, et à sa grande tristesse, l’évêque voulut le garder près de lui, de sorte qu’au lieu de revenir dans sa petite chaumière, il dut s’installer dans un monastère de Troyes.

Conséquence inévitable : à la mort de l’abbé du monastère, vers 580, c’est Winebaud qui fut élu, à la grande satisfaction de l’évêque (mais pas de Winebaud, on l’a compris). Winebaud maintint ses austérités d’avant… mais aussi les miracles, sans le vouloir.

Le même biographe raconte un grand nombre d’interventions miraculeuses de Winebaud, qui s’éteignit le 6 avril 620.

Saint Winebaud est commémoré le 6 avril dans le Martyrologe Romain.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 23:02

Eutychios de Constantinople

512-582

 

Eutychios naquit vers 512 à Théium (Phrygie, Asie Mineure, auj. région de Şuhut, Turquie CO), d’Alexandros, un officier de l’armée.

A douze ans, il rejoignit Constantinople pour les études. C’est déjà à cette époque qu’il fut conquis par l’idéal monastique. Cependant, l’évêque d’Amasée le pria de rester d’abord dans le clergé, et il lui conféra le sacerdoce à trente ans. Ce n’est qu’ensuite qu’il entra dans le monastère d’Amasée, où il reçut la haute dignité d’archimandrite.

A cette époque, l’empereur Justinien voulait ramener l’unité religieuse de ses sujets, mais à la foi monophysite, selon laquelle Jésus n’avait qu’une seule nature, alors que nous proclamons qu’en Jésus se trouvent deux natures, la divine et l’humaine.

Eutychios représenta l’évêque d’Amasée aux discussions. Justinien apprécia son discours et le fit nommer patriarche de Constantinople en 553. Un concile - le deuxième de Constantinople - s’ouvrit en mai de la même année, présidé par Eutychios, et dont les décrets furent successivement reconnus par le pape en décembre.

En 557, la cathédrale Sainte-Sophie fut très endommagée par un tremblement de terre ; après les travaux, Eutychios la réinaugura en 562.

Mais l’erreur continuait encore subrepticement. Justinien crut bon d’imposer une nouvelle formule, selon laquelle le corps du Christ étant incorruptible, le Christ n’aurait souffert que par un miracle spécial de sa volonté. Eutychios refusa et combattit cette nouvelle formule de monophysisme. Il fut arrêté le 22 janvier 565 ; des évêques acquis à l’empereur le déposèrent sous les griefs qu’il «mangeait des viandes délicates et qu’il priait longtemps à genoux».

Eutychios fut expédié sur l’île Prinkipo en Propontide, puis enfermé dans son monastère d’Amasée, où il resta douze ans, au-delà même de la mort de Justinien. Pendant tout ce temps, il priait, se sanctifiait, édifiait chacun par ses vertus, et faisait des miracles. Quand il put revenir à Constantinople, en 377, ce fut un véritable triomphe.

Une ultime bataille montra combien Eutychios était soumis à la Foi catholique et à l’Autorité romaine. Il crut bon de publier un essai philosophique sur la résurrection des corps. Or à ce moment se trouvait à Constantinople le légat papal, un moine bénédictin nommé Gregorio - qui devait devenir le pape Grégoire Ier le Grand (v. 12 mars) ; celui-ci comprit le danger de la publication d’Eutychios et l’invita à brûler son livre : il obéit.

Au soir de Pâques 582, il tomba malade ; l’empereur vint lui demander sa bénédiction ; puis, pour bien montrer sa foi totale, il prit la peau de sa main en disant : Je déclare que je ressusciterai dans cette chair et mourut ce soir-là ou au petit matin.

Saint Eutychios de Constantinople est commémoré le 6 avril dans le Martyrologe Romain.

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