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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 00:05

Willigis de Mayence

940-1011

 

Willigis (latin Willigisus) naquit vers 940 probablement à Schöningen (act. Basse Saxe, Allemagne C), de parents peu riches.

Il reçut cependant une excellente formation de l’évêque de Meißen, Volkold, grâce auquel il fut introduit à la cour d’Otto Ier vers 969 et, en 971, devint chancelier sous Otto Ier et son successeur, Otto II.

En 975, il fut appelé au siège épiscopal de Mayence et le pape l’institua aussi primat de Germanie.

Dès lors, Willigis fut de ces personnages-clefs de l’empire, participant aux affaires importantes, encourageant les études, les lettres, les arts.

Willigis fut ainsi considéré comme le Père de l’Empereur et de l’Empire. En 983, il participa à la diète de l’empire sous Otto II, qui lui concéda d’immenses territoires. A la mort d’Otto II, l’impératrice exerça la régence  jusqu’à sa mort en 991, date à laquelle Willigis la remplaça jusqu’à la majorité d’Otto III en 994. En 996, il accompagna Otto III à Rome et contribua à l’élection de Grégoire V, qui était parent d’Otto. En 1002, il fit reconnaître Heinrich II comme successeur d’Otto III et le couronna à Mayence.

Ce couronnement et les suivants eurent lieu dans la cathédrale de Mayence, qui fut construite sous Willigis, conçue assez spatieuse pour pouvoir éventuellement recevoir l’ensemble de la population de la ville : achevée une première fois en 1009, elle fut détruite par un incendie la veille-même de sa consécration et le pauvre évêque eut la patience de la faire reconstruire immédiatement ; il fonda aussi l’église Saint-Etienne (990) et celle de Saint-Victor (994) ; il fit en outre construire un pont de pierre sur la rivière Nahe.

Il n’y eut pas que ces heureuses entreprises. Willigis eut un démêlé avec l’évêché voisin de Hildesheim au sujet de la juridiction sur le monastère des Bénédictines de Gandersheim. Un concile local et une décision romaine décidèrent pour Hildesheim, et Willigis, après avoir reçu un blâme du Pape, mit plusieurs années à se soumettre. 

Mais le prestige du grand évêque ne s’obscurcit pas. Quand il mourut, le 23 février 1011, il fut pleuré de tous.

Saint Willigis est commémoré le 23 février au Martyrologe Romain. 

Le diocèse de Meißen est maintenant centré sur Dresden.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 00:00

Milburth de Wenlock

† 715

 

Petite-fille du roi Penda de Mercie, Milburth (ou aussi Milburga, Milburgh) naquit dans cette région, aînée des trois filles de Merewalh et de Ermenburge (v. 19 novembre). Les deux sœurs de Milburth, Mildgytha et Mildrith, se trouvaient également au Martyrologe (v. 17 janvier et 13 juillet) ; on identifiait les trois sœurs aux trois vertus cardinales de Foi, Espérance et Charité.

Milburth dut affronter une pénible épreuve, lorsqu’un prince impie du voisinage prétendit être épris d’elle et tenta de la faire enlever. Milburth s’enfuit, passa miraculeusement à gué les eaux de la rivière Corf, et se retrouva saine et sauve sur l’autre rive, tandis que les vagues s’agitaient en empêchaient aux poursuivants de la rejoindre. C’est l’épisode de l’Exode (Ex 14) qui se répétait.

Elle fut la première à introduire la vie monastique sur les territoires de son père, en faisant construire vers 680 un monastère à Wenlock (auj. Much Wenlock), dont elle fut consacrée abbesse en 687 par Theodorus de Canterbury (v. 19 septembre).

Milburth fut aussi la protagoniste d’une autre événement qui devait encore se vérifier avec sainte Wereburge (v. 3 février) : elle «chassa» une troupe d’oies sauvages de son territoire, avec ordre de n’y plus paraître, ce à quoi obéirent les braves bêtes. Milburth pria et rendit la vie à l’enfant d’une pauvre veuve. 

Elle mourut le 23 février 715 et de nombreux miracles eurent lieu à son tombeau.

Les Danois détruisirent l’abbaye vers 874 ; plus tard (1078), lorsqu’on reconstruisit l’église, on retrouva le tombeau de sainte Milburth.

Sainte Milburth est commémorée le 23 février dans le Martyrologe Romain.

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 00:00

Maximianus de Ravenne

499-556

 

Maximianus était ce qu’on appellerait aujourd’hui un Croate : il naquit en 499 à Pula (Istrie), où il fut diacre.

Il devait être d’extraction modeste car, quand il fut choisi pour occuper le siège épiscopal de Ravenne en 546, les habitants le dédaignèrent pour son origine et lui préférèrent un autre candidat.

Pourtant, Maximianus avait été désigné par l’empereur Justinien, et consacré par le pape lui-même, Vigile, qui se trouvait alors à Patras (Grèce) : le pape Vigile venait d’être enlevé à Rome par une escouade de l’impératrice pour l’amener de force à Constantinople ; Maximianus réussit donc à le rencontrer pendant ce voyage, à une halte à Patras.

Il ne put s’installer sur son siège malgré sa consaération et fut contraint de vivre hors de Ravenne, patientant et priant, jusqu’à ce que les habitants comprirent qu’il était digne d’être leur évêque.

Ce fut un évêque constructeur et artiste : il fit achever la basilique Saint-Vital, construire celle de Saint-Apollinaire, fit réviser les livres liturgiques, enluminer des manuscrits, relire le texte de la Vulgate (le texte latin de la Bible établi par s. Jérôme, v. 30 septembre). On a remarqué que les sanctuaires de Ravenne ont été doté par lui de toiles, de portraits, de panneaux très précieux, éminents témoignages de l’art paléochrétien.

Il mourut le 22 février 556.

Saint Maximianus de Ravenne est commémoré le 22 février dans le Martyrologe Romain.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 00:00

Germanus et Randoaldus de Münster-Granfelden

† 675

 

Germanus était né vers 612 à Trèves, dans une importante famille sénatoriale, qui en confia l’éducation à l’évêque Modoaldus de Trèves.

Vers 629, il vendit ses biens et son héritage, distribua l’argent aux pauvres et se retira au monastère de Remiremont, où le rejoignit bientôt son jeune frère Numerianus.

Tous deux gagnèrent ensuite le monastère de Luxeuil, voulant marcher encore plus fermement dans les voies de la sainteté, sous la direction du célèbre abbé Waltbert (ou Waldebert), qui le fit ordonner prêtre.

Là-dessus, en 640, un monastère fut fondé non loin de Moutier, à Grandval (en allemand Granfeld). Germanus en fut nommé premier abbé, et il y dirigea la communauté pendant vingt-cinq ans.

Le prieur de cette abbaye florissante était Randoaldus, dont on ne nous dit rien de plus.

On confia aussi en même temps à Germanus l’administration de deux autres monastères voisins, Saint-Ursanne (auj. Clos-du-Doubs, Jura, Suisse) et Saint-Paul-en-l’Ile.

Mais à la mort du protecteur et fondateur du monastère de Granfeld, son successeur, sous divers prétextes fallacieux, exerça de pénibles vexations sur les habitants de la région et, conséquemment, sur les moines qui les protégeaient. Germanus et le prieur Randoaldus allèrent trouver le duc en colère et cherchèrent à l’amener à de meilleurs sentiments. Ils pensaient y être arrivés mais, sur le chemin du retour, des hommes armés, aux ordres du duc, les rejoignirent et les abattirent, à l’endroit où se trouve maintenant Courtételle (Delémont).

C’était le 21 février 675.

Des miracles attestèrent la gloire des deux Martyrs et leur culte se répandit dans toute la région de Bâle et de Besançon. En 1571, les «Réformés» mirent le feu à l’église de Granfeld et les Religieux s’installèrent à Telberg.

Saint Germanus et saint Randoaldus sont commémorés le 21 février au Martyrologe Romain.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 00:00

Randoaldus de Münster-Granfelden

† 675

 

Se reporter à la notice Germanus et Randoaldus de Münster-Granfelden

 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 00:03

Eucher d’Orléans

695-743

 

La naissance d’Eucherius (Eucher) advint vers 695 à Orléans (act. Loiret), annoncée par un ange qui informa la mère de la destinée particulière de son enfant. Un de ses oncles, Suavaric, était évêque d’Orléans.

C’est l’évêque d’Autun, Ansbert, qui fut so parrain et le confirma.

Eucher grandit dans l’amour de l’étude et particulièrement de la lecture des Ecritures, qui le conduisirent tout naturellement à vouloir vivre loin du monde : il entra à l’abbaye de Jumièges.

Or, à la mort de Suavaric, la population demanda unanimement à Charles Martel de nommer comme successeur sur le siège Eucher lui-même. Il fallut aller le chercher à Jumièges, et pour ainsi dire le forcer à revenir à Orléans, malgré sa préférence pour le silence de l’abbaye.

Moine, Eucher le demeura après son sacre, et montra un cœur empli de douceur envers tous ses diocésains, qui l’estimèrent, mais pas tous. 

Une cabale calomnieuse s’abattit en effet sur l’évêque, qui fut dénoncé auprès de Charles Martel, lequel prit des mesures sévères contre Eucher : en 733, il le fit exiler à Cologne avec toute sa famille, et comme on l’y recevait «trop» honorablement, il le fit déplacer à Hesbain (Liège) ; de là, Eucher demanda lui-même à se retirer à l’abbaye de Saint-Trond. L’exil d’Eucher dura dix années, au terme desquelles il rendit saintement son âme à Dieu, en 743.

Un manuscrit douteux ajoute qu’Eucher aurait eu révélation de la punition éternelle de Charles Martel. Si l’on peut en effet affirmer que le Prince commit de graves erreurs, les calomniateurs d’Eucher furent, eux, bien plus gravement coupables. Mais laissons à Dieu le soin de juger.

Saint Eucher est commémoré au 20 février dans le Martyrologe Romain.

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 00:02

Eleuthère de Tournai

456-531

 

Eleuthère naquit vers 456 à Tournai (Gaule Belgique) de parents chrétiens. Un de leurs ancêtres avait été converti par la prédication de s.Piat (v. 1er octobre). 

Un de ses compagnons de formation, un certain Médard (v. 8 juin) lui aurait prédit qu’il serait évêque de Tournai. 

Or le gouverneur de Tournai, pour qui le mot chrétien était synonyme de romain, expulsa les Chrétiens de Tournai, et la famille d’Eleuthère se replia à Blandin. L’évêque y étant mort, on acclama Eleuthère (486) : la prophétie de Médard s’accomplissait. 

Eleuthère fut sacré par s.Remi (v. 13 janvier). 

Son apostolat fut difficile, au milieu d’une population retombée dans le paganisme, et en face d’une hostilité arienne persistante. Mais Dieu favorisa Eleuthère du don des miracles, qui achevèrent de convaincre beaucoup de gens.

Eleuthère fit trois le voyage de Rome pour y demander des conseils ; il en rapporta des reliques importantes, entre autres de s.Etienne (v. 26 décembre).

Les ennemis de l’évêque s’acharnèrent contre lui : ils l’attendirent à la sortie d’une église et l’accablèrent de coups ; il en mourut peu après, en 531.

Malgré cette mort violente pour la foi, Eleuthère n’a pas reçu le titre de martyr, peut-être parce qu’il n’est pas mort sous les coups, mais des conséquences de ces coups.

C’est le même saint Médard qui lui succéda.

Saint Eleuthère est commémoré le 20 février au Martyrologe Romain.

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 00:00

Leone de Catane

720-789

 

Leone était né en 720 à Ravenne (Emilie-Romagna, Italie E) et y fut ordonné prêtre.

Il se peut cependant qu’il ait été d’abord moine bénédictin à Reggio Calabria.

On l’appela bientôt au siège épiscopal de Catane (Sicile). L’histoire raconte que, devant élire leur évêque, les habitants de Catane eurent la vision d’un ange qui leur annonçait qu’ils auraient trouvé un certain Leone à Reggio Calabria.

Evidemment, l’élu protesta de son indignité, de son incapacité, il fallut vaincre cette sainte humilité.

Les miracles se multipliaient à son passage, de sorte qu’on le surnomma Thaumaturge.

Ce fut au point que les empereurs de Bysance voulurent le connaître et le firent venir à Constantinople, où Leo accomplit aussi d’autres miracles sous leurs yeux.

On nous dit aussi que Leone s’opposa vivement à la loi de l’iconoclasme et que, pour cette audace, il fut obligé de se cacher dans la montagne pour échapper à l’ordre du gouverneur de Sicile de l’incarcérer.

Leone put revenir à Catane après plusieurs années et mourut un 20 février, sans doute en 789.

Saint Leone le Thaumaturge est commémoré le 20 février au Martyrologe Romain, qui ajoute qu’il eut un soin extrême des pauvres.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:00

Proclo de Bisignano

† 975

 

Une revendication locale faisait remonter l’origine de la famille de Proclo à l’antique maison latine des Sabini et de Gneo Manlio.

Proclo était de Bisignano (Cosenza, Calabre, Italie SO).

Quelques indices firent penser que Proclo était de famille aisée.

C’est ainsi qu’une chronique ou Vie de s.Nil (v. 26 septembre) nous donne un certain nombre de détails du disciple de s.Nil que fut Proclo. En voici la teneur : 

Le bienheureux et très saint Proclo fut un personnage doué d’une instruction encyclopédique : son esprit était véritablement une arche d’œuvres tant profanes que sacrées. Avant d’être moine, jeune encore, il s’était imposé ce style de vie : il jeûnait chaque jour jusqu’à l’heure de vêpres, lisant, se privant d’aliments cuits ou de boissons agréables ; depuis vêpres jusqu’aux vigiles de la nuit, il visitait toutes les églises du pays, récitant intégralement le psautier et exécutant devant la porte de chaque église maintes prostrations : c’est lui-même qui en avait défini le nombre, que Dieu seul connaissait. Une fois entré dans la vie monastique, ayant reçu de notre saint Père Nil l’habit de la vie religieuse, il s’imposa une telle abstinence et une telle rigoureuse ascèse, il mortifia tellement tous ses membres, qu’il en conçut de pénibles maladies, qu’il supporta jusqu’à son dernier souffle de vie.

La science immense de Proclo le fit appeler encyclopédie vivante. C’est de cette vaste culture qu’on croit pouvoir déduire qu’il était d’origine noble.

Le monastère où vécut Proclo sous la conduite de Nil, est probablement situé dans le fameux Mercurion, une région limitrophe entre Lucanie et Calabre, où fleurit une véritable colonie de monastères et ermitages durant les 10e et 11e siècles. Ce n’est que plus tard en effet, que Nil s’installa à Grottaferrata, près de Rome.

On croit que Proclo mourut vers 975. 

On est en droit de se demander pourquoi Proclo et tant d’autres dans l’histoire purent à ce point tenir leur corps en esclavage, d’en concevoir des plaies, des maladies, qui certainement accélérèrent leur fin de vie. L’Eglise ne permet pas les mortifications qui peuvent altérer la santé, ni même celles dont les sujets pourraient en retirer quelque vanité. Les Saints et les Saintes qui ont pratiqué des mortifications parfois jusqu’aux extrêmes de la possibilité humaine, ont pu le faire à cause de leur amour total pour Dieu, ou parfois aussi avec une mystérieuse permission divine, que seuls les grands Mystiques ont connue. La morale chrétienne en revanche, nous invite à supporter les petits moments difficiles de chaque instant avec paix et sérénité, sans impatience ni révolte intérieure, ce qui est d’ailleurs autrement difficile et méritoire.

Saint Proclo est maintenant commémoré le 19 février au Martyrologe Romain.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:00

Mansuetus de Milan

† 681

 

Mansuetus était né à Rome, de la grande famille des Savelli.

Sa science et ses mœurs parfaitement intègres le désignèrent en 672 pour devenir le quarantième évêque de Milan.

Si Mansuetus fit honneur à son nom (mansuetus = doux), sa plume fut autrement sévère contre l’hérésie monothéliste. 

Il célébra un concile dans sa ville en 679, et assista à celui de Rome en 680, convoqué par Agathon (v. 10 janvier), contre le monothélisme ; on y désigna ceux des participants qui iraient au prochain concile de Constantinople : Mansueto n’était pas du nombre.

Au retour du concile de Rome, il fut atteint par une contagion et mourut le 19 février 681, ce qui exclut qu’il ait participé au concile de Constantinople de 681.

Dans la liturgie ambrosienne, qui ne célèbre pas de festivité en période de Carême, saint Mansuetus est commémoré le 2 septembre, mais il est inscrit au 19 février dans le Martyrologe Romain.

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