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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 00:00

Francesco Marinoni

1490-1562

 

Ce furent les parents, Bernardino et Elisabeth, qui se réjouirent d’accueillir, le 25 décembre 1490, leur benjamin, Francesco, après avoir déjà reçu de Dieu deux garçons et trois filles. Les trois garçons devinrent prêtres, les trois filles restèrent célibataires pour se consacrer aux bonnes œuvres.

Francesco naquit à Venise et put, exceptionnellement pour cette époque, recevoir la Première communion à sept ans.

Il étudia à Padoue, puis fut ordonné prêtre à Venise. On lui confia l’aumônerie de l’hôpital, où il montra tout son dévouement, spécialement durant l’épidémie de peste de 1528. Puis il reçut un canonicat.

En 1528 encore, il entra chez les Théatins et fit la profession en 1530, avec le nom de Giovanni.

Puis il fut nommé supérieur à Naples. Plein de clairvoyance et de douceur en même temps, il sut se faire obéir dans une parfaite charité. Un novice proposait un don assez important : il le lui refusa, pour lui éviter la tentation de se croire insigne bienfaiteur. Un diacre, un peu trop satisfait de ses travaux intellectuels, reçut l’ordre de tout brûler ; il obéit. Un novice qui était déjà prêtre, affectait trop de particularisme en célébrant : il l’admonesta et, le constatant récalcitrant, le renvoya.

Il fut aussi chargé de la direction des Religieuses à Naples.

Lorsque le pape envisagea de le nommer archevêque de Naples, il n’osa contredire le Pontife, mais fut bien plus heureux quand ce dernier renonça à son projet.

C’est aussi avec sa collaboration que fut fondé le célèbre mont-de-piété de Naples.

Excellent prédicateur, il cessa sans broncher lorsqu’on lui fit comprendre que son âge ne le lui permettait plus ; il s’y remit, après qu’un examinateur ait proclamé qu’il n’y avait pas meilleur prédicateur dans l’Ordre. Francesco prêcha contra les Vaudois ; il avait aussi un don particulier pour réconforter les moribonds.

Début décembre 1562, il fut frappé par une épidémie durant laquelle il se prodigua auprès de ses confrères malades. Il sentit venir sa dernière heure et mourut le dimanche 13 décembre 1562.

Vénéré aussitôt après sa mort, il reçut un culte public avant même sa béatification en 1762.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 23:13

Jeanne Véron 

1766-1794

 

Jeanne naquit le 6 août 1766 à Quelaines (Mayenne).

Entrée chez les Filles de la Charité, elle faisait la classe aux enfants et s’occupait des malades. 

En 1783, elle assista Françoise Tréhet (v. 13 mars) pour l’ouverture d’une école à Saint-Pierre-des-Landes.

En plus, au moment de la persécution causée par la Révolution, elle abrita et cacha des prêtres.

Dénoncée et découverte, elle fut arrêtée et condamnée à mort. A cause de ses infirmités, on la poussa sur son fauteuil jusqu’au lieu du supplice et elle fut guillotinée à Ernée (Laval), le 20 mars 1794, une semaine après Françoise Tréhet.

Jeanne Véron a été béatifiée en 1955, en même temps que Françoise Tréhet et que les Quatorze Martyrs de Laval (voir cette notice).

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 23:12

Battista Spagnoli 

1447-1516

 

Battista naquit le 17 avril 1447 à Mantoue (Italie N), d’une famille noble originaire d’Espagne, d’où son surnom de Spagnuolo ou Spagnoli, espagnol. Si sa famille l’appelait Bautista, à l’espagnole, il est bien vraisemblable que tous ses contemporains italiens le nommèrent Battista, à l’italienne.

Après ses études à Mantoue, il étudia brillamment la philosophie à Padoue. Puis un différend avec son père et une céleste inspiration le poussèrent en 1463 à entrer chez les Carmes à Ferrare, où ses grands progrès dans toutes les vertus lui valurent une grande estime de la part du bienheureux Bartolomeo Fanti, son maître (v. 5 décembre). Bartolomeo lui prophétisa qu’il deviendrait vicaire général pour tout l’Ordre des Carmes.

Battista fut envoyé quelque temps à Rome, où il fit l’admiration de tous. Il n’avait que vingt-quatre ans, quand il fut nommé professeur (on disait lecteur) à Bologne (1471). 

Il avait une inspiration particulière pour la poésie en latin et composa des hymnes sacrées ; on a de lui plus de cinquante mille vers latins, sans compter le reste de ses écrits ; Erasme l’appelait le Virgile chrétien.

Six fois élu et réélu vicaire pour toute la région de Mantoue à partir de 1483, il fut longtemps présent à Rome, où il eut l’occasion de prêcher devant le pape (1489), suggérant une profonde réforme à l’intérieur de la Curie, vermoulue de corruption.

En 1489, il se déplaça à Loreto, quand le sanctuaire marial fut placé sous la garde des Carmes.

En 1493, il fut nommé directeur des études à Mantoue ; il y rencontra beaucoup de célèbres humanistes, écrivains et philosophes.

En 1513, il fut nommé général de l’Ordre : seul le pape put l’obliger à accepter cette charge.

En plus de cela, il assuma d’autres missions importantes : il participa au 5e concile du Latran (1512-1517), alla comme légat papal mettre la paix entre le roi de France (Louis XII) et le duc de Milan ; il travailla à la réforme de l’Ordre et à l’édition de son missel propre.

Battista mourut à Mantoue le 20 mars 1516 ; son corps est resté sans corruption et son culte fut confirmé en 1885.

Le Martyrologe romain mentionne le bienheureux Battista au 20 mars.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 23:11

Ambrogio Sansedoni 

1220-1286

 

Ambrogio (Ambroise) naquit le 16 avril 1220 à Sienne, de parents profondément croyants.

Le bébé était tellement difforme que la vue de son corps provoquait une certaine horreur et de la compassion ; il fut confié à une nourrice et, au bout d’un an, tandis qu’elle le tenait dans l’église desservie par des Dominicains, un changement instantané miraculeux se produisit : tous les membres du bébé prirent une attitude normale, chose qui fut bien sûr racontée à tous les coins de la ville.

Ce n’était que le début d’une série d’interventions célestes sur et par la personne du jeune enfant et du prêtre qu’il devint.

En grandissant, il montra une grande compassion pour les pauvres, les malades et les prisonniers. Ce fut au point qu’avec la permission de sa mère, il transforma une partie de la maison familiale en petit hôpital.

Il chercha à étudier, en particulier la théologie, mais rencontra des obstacles ; aussi, peu avant ses dix-sept ans, il annonça aux parents sa décision de quitter le monde et d’entrer chez les Dominicains. Les bons parents n’y mirent aucune difficulté, au contraire ils lui remirent une importante somme d’argent - qu’Ambrogio utilisa sans tarder au profit des pauvres et des orphelins.

Il reçut l’habit dominicain le 16 avril 1237, son jour anniversaire, et, l’année suivante, fut envoyé à Paris (1245) pour suivre les cours d’Albrecht de Cologne (v. 15 novembre), où il fut condisciple de Tommaso d’Aquino et de Pierre de Tarentaise (v. 7 mars et 8 mai). Lorsque le maître rejoignit Cologne, il l’y suivit et commença à enseigner. On l’entendit parler allemand, qu’il ne connaissait pas.

Cinq ans plus tard, en 1253, Ambrogio revint à Paris, où il commenta les Sententiæ de Pierre Lombard. Il y prêchait aussi avec un réel succès, au point qu’on le représenta avec la colombe blanche de l’Esprit Saint qui lui parlait à l’oreille (ou bien on aurait même assisté au phénomène de la présence de la Colombe pendant qu’il parlait).

Successivement, l’obéissance l’envoya en Allemagne, où ses prédications et ses miracles empêchèrent un nouveau schisme. Quand le pape lança l’interdit sur Sienne qui s’était déclarée pour l’empereur, Ambrogio alla plaider la cause de Siennois auprès du pape à Orvieto, lequel s’exclama ensuite : Jamais homme n’a parlé comme cet homme (cf. Jn 7:46). De même en Hongrie, où furent arrêtés les Tartares. Puis ce fut l’Italie, où Ambrogio fut l’ange de paix à Sienne, sa ville natale, le réformateur à Rome où il fallait restaurer l’enseignement correct de la théologie.

Ambrogio connut un échec affligeant : il se trouvait à Naples et chercha, vainement, à éviter la condamnation à mort du fils de l’empereur, battu à Tagliacozzo (1268), qui fut trahi et livré à Charles d’Anjou, et décapité.

Pendant une douzaine d’années, Ambrogio demeura dans une silencieuse retraite, dans la prière et la contemplation, sans pour autant négliger les tâches quotidiennes qu’il allait volontiers remplir avec les autres moines.

Les papes l’appelèrent de nouveau pour des missions de réconciliation entre Gênes et Venise, entre Florence et Pise, à Sienne encore. Il réussit, non sans de grandes fatigues. Il y eut des conversions retentissantes. Sienne fut le théâtre de son ultime élan pacificateur et pastoral. Emporté par son zèle à vouloir convaincre les pécheurs de se repentir, il lui vint en chaire un flux de sang qui sortit par la bouche ; se sentant mieux le lendemain, il voulut remonter en chaire, mais l’hémorragie reprit de plus belle. Toute la ville en était consternée.

Ambrogio se prépara tranquillement à la mort. Il invitait même les confrères à se réjouir. Ayant fait une confession générale, il reçut les Sacrements de l’Eglise. Il demanda ensuite à rester seul, pour mieux se préparer à rencontrer le Seigneur, dans le recueillement.

Il mourut ainsi le 20 mars 1286.

L’abrégé (!) de sa vie compte quelque cent quatre-vingt miracles, dont seize résurrections de morts.

Sienne le prit comme Patron. Dès 1443, on l’y célébrait comme un Saint.

Le Martyrologe romain mentionne le bienheureux Ambrogio au 20 mars.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:51

3e dimanche de l’Avent - C

 

 

 

Le troisième dimanche de l’Avent était dans le passé appelé dimanche “en rose”, parce que le célébrant revêtait alors un ornement rose et non violet, comme pour mitiger l’aspect un peu sombre de la couleur violette, à l’approche de la fête de Noël. C’est qu’autrefois, la période de l’Avent était vécue avec plus de “mortifications” que maintenant ; on ne mettait pas de fleurs sur l’autel non plus, comme durant le Carême, et certains religieux observaient (ou observent encore) le jeûne et l’abstinence à certains jours. 

En Israël aussi, de sainte âmes jeûnaient pour mériter davantage et hâter la venue du Sauveur. L’Eglise ne nous interdit pas cette pieuse pratique, mais elle ne nous y oblige pas, laissant à chacun le choix raisonnable de la façon de préparer la belle fête de Noël. L’Eglise reconnaît aussi que le rythme de la vie actuelle est tellement bouleversé par rapport au passé, tellement effréné, qu’on ne peut pas obliger des personnes fatiguées à se priver d’une nourriture légitime.

 

*       *       *

 

L’annonce de Noël débute aujourd’hui par une prophétie de Sophonie (VIIe siècle avant le Christ, un peu avant Jérémie). Historiquement, Sophonie était intervenu en Israël pour appeler le peuple à la conversion, car la ferveur était bien retombée, surtout avec les règnes de deux rois impies. Le prophète montre quelle sera la joie d’Israël après sa conversion : les accusateurs sont écartés, l’ennemi aura rebroussé chemin (Sennachérib avait envahi une partie du territoire de Juda).

Et de rappeler à Juda que son vrai et unique Roi n’est pas celui qu’on voit sur un siège visible somptueux : Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. C’est le verset que l’on applique maintenant à la naissance du Fils de Dieu à Bethléem. C’est lui qui apporte le salut.

Et pour bien souligner qu’il ne s’agit pas d’une présence purement spirituelle, mais bien physique, le prophète ajoute : il dansera pour toi avec des cris de joie, comme un Epoux qui danse avec son Epouse au jour heureux de leur mariage.

 

*       *       *

 

Le psaume d’aujourd’hui est un Cantique emprunté au prophète Isaïe, lequel, deux siècles encore avant Sophonie, annonçait à Israël cette présence du Saint (de Dieu), dont le Nom est sublime. Isaïe invite à la joie, à l’action de grâce pour cette divine présence. 

Notons l’expression : Il est grand au milieu de toi, qui met l’accent sur la présence physique de Dieu dans Sion, le Dieu incarné qui naîtra à Bethléem.

Le prophète affirme sa conviction qu’il est réellement en présence de Dieu, car il n’a plus de crainte, il invite à jouer, à jubiler.

 

*       *       *

 

En parlant aux Grecs de Philippes, saint Paul évoque à son tour la joie que doivent toujours avoir les Chrétiens car, dit-il, le Seigneur est proche

Il y aurait beaucoup à dire ici sur cette joie, car ici l’Apôtre ne vient pas “annoncer” la venue du Seigneur, qui est né il y a une cinquantaine d’années, qui est déjà mort et ressuscité. Pourtant, dit-il, le Seigneur est proche. Les Apôtres ont effectivement annoncé comme “proche” le retour du Seigneur. 

Croyaient-ils que ce retour était vraiment imminent, qu’ils l’auraient vécu déjà au premier siècle ? Ce n’est pas sûr. Certains auront pu le croire un moment, mais bien vite le message de l’Eglise a été que, pour chaque homme, la vie est très brève - oui, très-très brève, et que bientôt nous nous retrouverons en face du Christ ressuscité, devant l’Eternité qui ne finit pas. Voilà comment le Seigneur est proche.

Quand saint Paul exhorte les Chrétiens de Philippes avec son Le Seigneur est proche, ce n’est probablement pas parce qu’il s’attend à revoir le Seigneur demain ou après-demain, mais parce qu’il tient à ce que ses lecteurs n’oublient jamais combien la vie est courte et qu’ils seront à leurs derniers instants de vie beaucoup plus vite et beaucoup plus tôt qu’ils ne s’y attendent. Même si l’on ne subit pas d’accident grave, même si la maladie ne nous frappe pas, quand nous serons âgés, nous dirons tous que vraiment la vie ne dure qu’un instant.

Alors, que faire ? Tout simplement, dit l’Apôtre, être dans la joie ; non pas se réjouir, s’amuser, se divertir n’importe comment, mais : dans la joie du Seigneur. Il y a en effet mille façons de se réjouir, mais toutes ne sont pas également dignes du Seigneur. Nous sentons très bien dans notre cœur ce qui plaît ou non à Jésus-Christ. Je peux me réjouir au bar, à déguster une bière sur un fond sonore de reggæ ou de folk, mais je peux aussi me réjouir en allant me réconcilier avec un camarade fâché de mon attitude… Je peux me réjouir d’avoir réussi une bonne recette, mais je serai bien plus heureux de la partager ensuite avec un voisin qui vit seul…

Saint Paul ajoute encore une autre recommandation : Ne soyez inquiets de rien. On pourra peut-être se demander si Paul avait vraiment les pieds sur terre ! Comment ne pas avoir de soucis ? ne pas être préoccupés par la feuille d’impôts, par la pluie qui va gâcher une récolte… 

Il ne s’agit pas d’échapper à nos obligations, de vivre entre ciel et terre comme si nous étions de simples esprits. Mais il faut, dans l’esprit de l’Apôtre qui d’ailleurs reprend l’enseignement de Jésus, rester sereins, confiants en Dieu, avec la certitude qu’Il n’abandonne jamais Ses enfants. Que gagne-t-on à s’inquiéter ? - De la nervosité, et rarement un allègement de nos soucis.

Jésus nous avait déjà dit (Mt 6:25-34) de ne pas nous préoccuper de notre nourriture ou de notre vêtement et de chercher d’abord le Royaume et sa justice. 

 

*       *       *

 

Ecoutons maintenant les réponses de Jean-Baptiste à ceux qui lui demandent que faire : partager ses vêtements ou son repas avec de plus pauvres ; ne pas exiger plus que ce qui est dû ; ne faire aucune violence à personne et se contenter de son salaire. 

Tout commentaire ici reste superflu. On pourrait dire qu’en ces brèves réponses, Jean-Baptiste résout les plus grands de nos problèmes de société.

Mais le même Jean-Baptiste ne cherche pas à s’imposer, encore moins à se faire passer pour un sauveur de la nation : Il vient, celui qui est plus puissant que moi ; devant Lui, il n’est pas digne de défaire la courroie de ses sandales, comme pour nous dire que même prosternés, nous ne sommes jamais assez humbles devant Dieu.

Jésus nous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu : l’Esprit de Vérité et le feu de l’Amour qui va jusqu’à donner sa vie pour ses amis (Jn 15:13).

 

*       *       *

 

Déjà dans la Prière de dimanche dernier nous demandions à Dieu de ne pas laisser le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de (son) Fils : cette prière aurait bien trouvé sa place aujourd’hui, en écho à l’appel de Saint Paul. Mais celle d’aujourd’hui n’est pas moins significative, peut-être même plus convaincue, plus intérieure : Dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère… avec un cœur vraiment nouveau.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:03

Corrado d’Offida

1237-1306

 

Corrado (Conrad) naquit vers 1237 (certains ont parfois avancé une date bien antérieure) à Offida (Ascoli Piceno, Marches, Italie). 

D’humble extraction, il entra à quatorze ans chez les Frères Mineurs, et connut certains des premiers compagnons de saint François d’Assise (v. 4 octobre). Il fut partisan de la première austérité de l’Ordre, notamment en renonçant aux livres, à l’étude, et se contentant du Pater noster pour prier.

Très doué intellectuellement, sa joie était cependant d’être employé aux charges humbles, à la cuisine, à l’accueil, ou faisant la quête dans les rues.

Par obéissance, il reprit l’étude et reçut le sacerdoce. Prêchant avec un réel succès, il s’étonnait lui-même de ce don et préférait le silence de la solitude.

Il connut beaucoup de choses par les visions qu’il reçut : son Ange gardien, la Vierge Marie qui lui remit l’Enfant-Jésus dans les bras, saint François lui-même.

Il parlait des premiers temps du francescanisme avec nostalgie et appuya la réforme des spirituels. Plus tard, accusé d’avoir favorisé la scission de l’Ordre, il se soumit. S’étant expliqué de son attitude au ministre général, il s’expliqua si bien qu’il s’en attira plutôt les bonnes grâces.

Plusieurs fois il fut nommé Gardien (c’est-à-dire supérieur) de couvents, à Offida, Forano et La Verna.

Il assista Tommaso de Tolentino dans la préparation de la mission des Indes - qui se solda par le martyre de quatre Frères en 1321 (v. 9 avril).

Corrado eut le don des miracles.

Il mourut à Bastia Umbra (Assise) le 12 décembre 1306.

En 1320 ses reliques furent dérobées par les habitants de Pérouse ; elles restèrent dans cette ville jusqu’en 1994, et furent alors rapportées à Offida.

Son culte fut confirmé en 1817.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:03

Giacomo Capocci

1255-1308

 

Giacomo (Jacques) naquit vers 1255 à Viterbe (Latium, Italie C).

En 1272, donc assez jeune, il entra chez les Ermites de Saint-Augustin de cette même ville, d’où on l’envoya bien vite à Paris pour ses études. Il y aurait entendu saint Tommaso d’Aquino, mais cette affirmation semble douteuse, car ce dernier avait quitté Paris en 1261.

De retour à Viterbe, Giacomo fut en 1283 définiteur de son Ordre pour la province de Rome, et visiteur en 1284 ; de nouveau définiteur en 1285, il enseigna probablement dans quelque couvent du Latium.

En 1286, il repartit à Paris pour y achever le cursus des études, fut bachelier en 1288 et enfin docteur en 1293.

Cette même année, il fut élu Prieur général de l’Ordre et Maître d’Etudes à Paris.

En 1300, il revint en Italie et enseigna deux ans à Naples, jusqu’à son élection épiscopale en 1302 comme archevêque de Bénévent. En décembre de la même année, il était transféré à Naples.

Les princes de Naples, Charles II d’Anjou et son fils Robert, l’eurent en profonde estime et l’aidèrent dans la construction de la nouvelle cathédrale.

Son enseignement fut tellement apprécié qu’il fut surnommé le Docteur Spéculatif.

En 1306, il fut chargé d’instruire la cause de canonisation de Célestin V, le pape démissionnaire. Il déposa aussi dans un autre procès de canonisation, celui de Tommaso d’Aquino, pour lequel il aurait affirmé : Je crois que notre Sauveur a envoyé dans ce monde pour l’éclairer d’abord l’apôtre saint Paul, ensuite Augustin, en dernier lieu frère Tommaso, qui n’aura pas de pareil jusqu’à la fin des siècles.

Il publia un ouvrage, De regimine christiano, à l’occasion du conflit entre le pape et Philippe le Bel.

C’est à Naples qu’il mourut, fin 1307 ou début 1308. Actuellement, son dies natalis est inscrit le 12 décembre au Martyrologe.

La profonde vénération dont on entoura Giacomo Capocci généra un culte continu qui fut confirmé en 1911.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:02

 

Thomas Holland

1600-1642

 

Thomas était né à Sutton (Prescot, Lancashire, Angleterre), probablement de Richard Holland.

Après ses études à Saint-Omer, il gagna Valladolid en 1621, où il se consacra en 1633.

En 1623, lors des négotiations pour l’alliance avec l’Espagne, Thomas assura le prince Charles de la fidélité des séminaristes de Valladolid, dans un discours prononcé en latin.

En 1624, il entra au noviciat des Jésuites à Watten (Flandres) et fut ordonné prêtre.

Il fit d’abord du ministère à Gent, et fut préfet à Saint-Omer ; en 1634, il retourna à Gent comme directeur spirituel et partit en mission en Angleterre.

Il se montra très habile pour se déguiser et, en plus, parlait couramment français, espagnol et flamand ; mais il fut probablement arrêté à Londres en 1642 sur une simple suspicion. On le mit dans la New Prison, pour le transférer à Newgate, puis à Old Bailey, le 7 décembre, ayant été soupçonné d’être prêtre, sans preuves décisives cependant. On l’invita à jurer qu’il n’était pas prêtre, ce qu’il ne pouvait pas faire, et la cour le déclara coupable. Le 10 décembre, il fut condamné à mort, malgré l’opposition de plusieurs membres de la cour.

Sur le chemin de la prison, il y avait beaucoup de gens, certains voulurent se confesser à Thomas. Les jours suivants, il put célébrer la Messe en prison.

Il devait être exécuté le 12 décembre : sur l’endroit de l’exécution, il eut la permission de prononcer un long discours et de prier longuement.

Contrairement à l’habitude, on le laissa mourir immédiatement, sans prolonger ses souffrances.

Thomas Holland, qui fut surnommé par ses confrères la bibliothèque de piété, mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 12 décembre 1642.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:02

Bartolo Buonpedoni

1227-1300

 

Bartolo (Barthélemy) naquit vers 1227 à Mucchio (San Gimignano, Toscane, Italie C), fils unique des comtes Giovanni et Giuntina.

Quand ses bons parents voulurent le marier, espérant procurer une descendance à la famille, il s’enfuit littéralement de la maison et s’en vint chez les Bénédictins de Pise, non pas pour devenir moine mais, au moins au début, pour prendre le temps de réfléchir dans le calme. Il assista les moines malades.

Il fit un songe : il vit le Christ ressuscité mais encore avec ses plaies, qui lui annonçait qu’il devrait non pas être moine, mais souffrir pendant vingt ans. Indirectement, Notre Seigneur semblait indiquer par là que les moines de l’époque ne connaissaient pas la souffrance… Bartolo quitta le monastère et s’en vint à Volterra, où il prit l’habit du Tiers-Ordre franciscain.

L’évêque de Volterra le connut et lui suggéra de se préparer au sacerdoce. Bartolo obéit et fut ordonné prêtre vers 1255.

Il sera dix ans aumônier à Paccioli, puis dix ans curé à Picchena, remarquable dans sa charité envers les pauvres.

Vers la cinquantaine, il fut atteint de la lèpre. Il démissionna et se retira dans une léproserie à Cellole. Malade, il n’hésitait pas à soigner et soulager les autres malades, par sa bonté et son sourire.

Sa patience et ses vertus étonnèrent l’entourage, et l’on vint de loin pour le voir et l’entendre. On l’appela le Job de la Toscane. A ceux qui le plaignaient, il répondait : Ne savez-vous pas qu’il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire ? ou aussi Les souffrances de ce monde ne sont pas dignes de la gloire qui se révélera à nous (cf. Lc 24:26 et Ro 8:18).

Il mourut le 12 décembre 1300 à soixante-douze ans.

Evidemment, il fut invoqué contre la lèpre et des miracles eurent lieu.

Son culte fut approuvé en 1498 et confirmé en 1910.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:01

Vizelin d’Oldenburg

1090-1154

 

Les informations sur les épreuves et les travaux de Vizelin ne sont pas très concordantes selon les sources. On a essayé ici de les enchaîner logiquement. 

Il était né vers 1090 à Hameln (Basse-Saxe, Allemagne) et fut très tôt orphelin.

Un oncle prêtre le recueillit, puis les châtelains d’Everstein. Il passa ensuite plusieurs années à l’école cathédrale de Paderborn, paternellement guidé par le chanoine Hartmann et les pères bénédictins d’Abdinghof. Il y surpassa tous ses compagnons.

En 1118, il fut à Brême, où il enseigna pendant quatre ans, après quoi il passa à Laon, où il compléta ses études.

En 1126, il vint à Magdeburg, pour rencontrer saint Norbert (v. 6 juin). Mais notre Vizelin voulait d’abord et avant tout être envoyé comme missionnaire auprès des Slaves du Nord et, sans attendre, il regagna Brême, dont l’archevêque Adalbero  l’ordonna prêtre et l’envoya chez les Wagriens (région de Lübeck). 

Il semble que Vizelin soit parti en mission avec deux compagnons, Rudolf de Hildesheim et Ludolf de Verden. Des prêtres qu’ils rencontrèrent les accueillirent bien, ainsi que le chef Heinrich qui le reçut avec bienveillance ; mais dans cette région éloignée, certains points de la morale chrétienne n’existaient pas : le vol était considéré comme une prouesse, et celui qui ne volait pas n’était qu’un incapable. Vizelin commença son travail mais malheureusement, Heinrich mourut peu après, ce qui obligea Vizelin à repartir à Brême.

L’archevêque le chargea alors de la région de Holstengaus, près de la frontière. Vizelin y éleva une fondation de Chanoines de Saint-Augustin, à Neumünster. De là il put rayonner en direction des Abodrites, de 1134 à 1137.

Ces régions étant passées en 1147 sous la domination des seigneurs allemands, ceux-ci pensèrent nécessaire de lancer une croisade contre les païens Wagriens, sans savoir que Vizelin avait déjà bien travaillé parmi eux. Il n’y eut pas de vraie bataille ni de vraie victoire, mais ces Slaves devinrent ennemis des «chrétiens». L’archevêque de Brême pensa alors opportun de rétablir les évêchés de Mecklenburg, Ratzeburg et Oldenburg. Ce dernier siège échut à Vizelin en 1149.

Le duc de Saxe Heinrich le Lion prétendit donner l’investiture à Vizelin, lequel, contre l’avis de l’archevêque de Brême, jugea utile d’accepter (contre la loi habituelle de l’Eglise), préférant asseoir son travail apostolique sur l’autorité locale, plutôt que de sombrer dans un inutile nouveau conflit juridique. Il eut raison, cette fois-là. Heinrich le Lion favorisa d’ailleurs généreusement son action.

Mais l’apostolat de Vizelin fut bientôt abrégé, car il subit en 1152 une deuxième attaque, qui le laissa paralysé du côté droit. Il se trouvait alors à Neumünser, où il agonisa pendant deux ans et demi, sans pouvoir ni se coucher ni s’asseoir. Il mourut le 12 décembre 1154.

L’œuvre de Vizelin avait donné une impulsion décisive à l’évangélisation des peuples du Nord de l’Allemagne. Son successeur, Gerold, transféra le siège d’Oldenburg à Lübeck.

En Allemagne, tant les Protestants que les Catholiques vénèrent Vizelin.

Vizelin, apôtre du Holstein, fut canonisé en 1332.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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