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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 00:00

John Thorne

? -1539

 

On ne connaît rien sur les origines de John.

Bénédictin, il était économe à l’abbaye de Glastonbury (Somerset, Angleterre).

Quand le roi envoya ses émissaires pour prendre possession de l’abbaye, et en particulier de la trésorerie, dom John la cacha. Il fut pour ce motif accusé de sacrilège et de trahison.

On l’attacha à la queue de chevaux qu’on fit courir dans les rues, puis il fut, selon l’habitude anglaise de l’époque, pendu, éviscéré et écartelé.

Ce martyre eut lieu à Tor Hill (Glastonbury), le 15 novembre 1539.

En 1895, la confirmation du culte qu’on lui rendait, équivalait à la béatification.

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 00:00

Lucia Broccadelli de Narni

1476-1544

 

Lucia naquit le 13 décembre 1476 à Narni (Ombrie, Italie C), aînée des onze enfants de Nicola et Gentilina Cassio. Elle reçut le nom de la Sainte du jour.

Toute la première partie de sa vie n’est qu’une suite de merveilles étonnantes.

A cinq ans, elle eut une extase de trois jours pendant lesquels la Sainte Vierge lui confia l’Enfant Jésus.

A sept ans, elle eut les fiançailles mystiques avec Jésus-Christ, et reçut un scapulaire des mains de saint Dominique (v. 6 août) ; elle fut introduite parmi les Anges, avec lesquels elle chanta et dansa.

A douze ans, elle obtint la permission de son confesseur de se consacrer à Dieu.

Pendant tout ce temps-là, la famille semblait indifférente. Le papa mourut en 1490. Dès lors, la famille chercha à la marier : un premier prétendant, qui osa lui mettre un anneau au doigt, reçut en échange une belle gifle. On imposa par contre à Lucia un régime sévère, dont elle tomba malade.

Bientôt, on lui présenta un autre prétendant, un certain comte Pietro. Embarrassée, elle eut la vision de la Sainte Vierge, avec sainte Catherine de Sienne (v. 29 avril) et sainte Domitilla (v. 7 mai) : elle pouvait obéir, certaine que Dieu l’aiderait et la protégerait ; pour preuve, elle fut guérie de sa maladie.

Pietro fut un bon mari : il respecta le désir de Lucia de rester chaste. Lucia, de son côté, fut une maîtresse de maison exemplaire, travaillant avec les servantes ; elle vivait aussi comme une moniale, priant, jeûnant, se faisant flageller par une servante.

Les prodiges continuaient : en période de famine, elle fut aidée par sainte Catherine de Sienne, sainte Agnès (v. 21 janvier) et sainte Agnès de Montepulciano (v. 20 avril) à cuire du pain pour les pauvres, avec une farine inépuisable.

Elle reçut un jour dans le lit conjugal un pèlerin de passage ; son mari crut à l’adultère et allait frapper l’homme, qui lui apparut alors sous les traits du Christ crucifié.

Lucie s’enfuit de la demeure ; son mari se croyait réellement trompé ; mais saint Dominique et saint Pietro de Vérone (v. 6 avril) la ramenèrent : le comte l’enferma au cachot pendant tout un carême. A Pâques, le comte l’autorisa à aller à l’église et à faire ce qu’elle désirait : Lucia retourna chez sa mère. Elle prit alors l’habit du Tiers-Ordre dominicain (30 avril 1494, jour où l’on fêtait sainte Catherine de Sienne).

Evidemment le comte Pietro devenait fou de rage. Lucia se réfugia à Viterbe. C’est alors qu’elle reçut les stigmates de la Passion du Seigneur. On l’examina, le pape la reçut à Rome. Les autorités ecclésiastiques, surtout franciscaines, prétendaient que seul saint François avait été jugé digne de porter les stigmates ! Mais on dut bien conclure à la véridicité de Lucia. De retour à Viterbe, elle convainquit son mari, qui entra, justement, dans l’Ordre franciscain.

Il y eut ensuite une longue période de négociations entre le duc de Ferrare, Rome et Viterbe, au sujet d’un projet d’établir à Ferrare un immense couvent de tertiaires dominicaines. Lucia fut pressentie. On enleva Lucia, elle fut convoquée à Rome, on l’emmena dissimulée dans un grand panier à dos d’âne… Le couvent fut inauguré en 1501, Lucia en fut la supérieure, mais tout ce projet grandiose s’écroula à la mort du duc de Ferrare en 1505.

Il y eut des conflits entre les religieuses ; la nouvelle supérieure du couvent tiendra Lucia en suspicion, lui interdisant tout rapport avec quiconque, sauf avec le confesseur, qu’on lui imposa. Lucia obtint du Ciel de ne plus porter les stigmates visibles, mais elle conserva la douleur au côté. Cette épreuve du silence dura ainsi quarante ans.

Profitant de ces quarante années comme d’une traversée du désert avant la Terre Promise, Lucia monta au plus haut degré de la sainteté.

On la croyait morte depuis longtemps, lorsqu’on apprit ainsi sa mort, à Ferrare, le 15 novembre 1544.

Le culte de la Bienheureuse fut reconnu en 1710.

On a récemment retrouvé à Bologne une «copie» de l’Autobiographie de Lucia, rédigée peu avant la mort de celle-ci.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 06:40

33e dimanche per annum - B

 

*       *       *

 

L'avant-dernier dimanche « ordinaire », précédant la belle fête du Christ-Roi, est toujours illustré par des lectures concernant la fin des temps ou la fin du monde.

 

*       *       *

On date le livre du prophète Daniel du IIe siècle avant Jésus-Christ. 

Il y a trois passages où l’Ecriture mentionne l’archange Michel : outre la lecture d’aujourd’hui, l’épître de Jude (v.9) et l’Apocalypse (12:7).

C’est le Seigneur lui-même qui dit à Daniel que Michel veille sur (son) peuple. Nous avons souvent entendu dire que l’Archange Michel combat contre le Démon et pendant très longtemps les prêtres l’ont invoqué, à la fin de la Messe, contre les embûches du Démon.

Dieu dit aussi au prophète qu’il y aura un temps de détresse, qui semble désigner le grand désarroi des peuples, égarés dans l’erreur, dans l’ignorance de la Vérité ou dans le péché. Mais ce temps sera aussi celui du salut. 

Il ne faudrait donc pas que nous restions dans l’angoisse au sujet de ce temps de détresse, ne sachant ce qui pourrait nous arriver : si notre nom est écrit dans le livre de Dieu, si nous sommes au nombre des sages ou des maîtres de justice, nous avons cette certitude que nous nous éveillerons pour la vie éternelle et que nous brillerons comme les étoiles.

C’est là un texte fondamental de l’Ecriture concernant la résurrection finale. Mais, demanderons-nous, comment prétendre être parmi les sages ou les maîtres du justice ?

Avoir la vraie sagesse, c’est «aimer Dieu de tout notre cœur et le prochain comme nous-mêmes» (cf. Mt 22:37 et 39). Etre juste, c’est pratiquer la quatrième béatitude que nous a enseignée le Christ : Heureux les affamés et assoiffés de justice (Mt 5:6), ceux qui mangent et boivent dignement le Sacrement eucharistique, qui se nourrissent et s’imprègnent de la parole du Christ, et qui en vivent chaque jour.

 

*       *       *

Le psaume 15 est un chant de confiance du Christ, le Juste, le Saint, qui ne restera pas dans les liens de la mort. 

Les Juifs savaient que ce psaume de David ne concernait pas David lui-même. Saint Pierre y fait allusion dans son premier discours de la Pentecôte : Le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd’hui parmi nous.… Il a vu d’avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n’a pas été abandonné à l’Hadès, et dont la chair n’a pas vu la corruption (Ac 2:29 et 31).

Tous ceux qui vivent de la Vie du Christ connaîtront cette résurrection, éternité de délices.

 

*       *       *

Nous lisons ensuite un dernier passage de l’épître aux Hébreux, concernant toujours le sacerdoce nouveau.

Le Christ est notre Prêtre, éternel et souverain Sacrificateur. Son Sacrifice unique et parfait a obtenu pour toujours, dit saint Paul, le pardon aux hommes pécheurs. 

Ce qui est un peu difficile à comprendre, comme on l'a dit dimanche dernier, c'est qu'il soit inutile d'offrir d'autres sacrifices après celui du Christ, alors que chaque jour les prêtres offrent fidèlement le Saint Sacrifice, prenant ainsi la relève des prêtres du Temple juif, qui étaient debout dans le Temple pour célébrer une liturgie quotidienne.

La différence fondamentale est que ces prêtres offraient chaque jour de nouvelles victimes, des agneaux, des veaux, des bœufs, des genisses, des colombes, en grande quantité ; le Christ, Homme parfait et sans tache, s'est au contraire offert lui-même ; à sa suite, les prêtres de l'Eglise n'offrent pas un autre Sacrifice que celui du Christ : en vertu de leur sacerdoce, ils actuent l'unique Sacrifice du Christ. En offrant chaque jour le Saint Sacrifice, ils appliquent les mérites divins du Christ à telle intention, à telle âme, vivante ou défunte, et nous permettent de nous associer présentement à ce Sacrifice unique, consommé solennellement il y a plus de deux-mille ans. 

 

 

 

*       *       *

Le “retour” de Jésus Christ à la fin des temps semble, d'après l'évangile d'aujourd'hui, devoir s'accompagner de signes vraiment catastrophiques. En cette année B, où nous lisons l'évangile de saint Marc, nous ne lisons pas l'entier chapitre 13, qui commence par un long avertissement de Jésus sur la fin de Jérusalem, sur des persécutions à venir, sur les faux christs et les faux prophètes. 

Comment comprendre que le soleil s'obscurcisse, que la lune perde son éclat, que les étoiles tombent du ciel ? Et qui sont ces puissances célestes qui seront ébranlées ?  

Les guerres atroces du siècle précédent et les actuelles pourraient être déjà une image du soleil obscurci par les explosions. Les guerres, les attentats horribles, les accidents d'avion ou des vols spatiaux seraient comme l’image d’une guerre au-dessus de nos têtes... Imaginons que la folie s'empare de certains terroristes et que, non pas deux tours mais dix, mais vingt, mais cent tours soient anéanties et s'effondrent dans un immense nuage de poussière et de cendres : le soleil ne serait-il pas obscurci, et la lune aussi ? On a bien vu un pilote malade faire volontairement crasher son avion avec tous les passagers…

Bien sûr, ces situations font trembler. Mais ces atrocités ne dépassent pas forcément les souffrances de certains malades incurables, ou la détresse de tant et tant de foyers abandonnés dans une misère inhumaine, de tant de réfugiés qu'on a obligés à quitter maison, terre, troupeaux, pays, et qui meurent de faim et de maladies. 

Ce qui est beaucoup plus préoccupant, c'est de penser à notre état d'âme, au moment de rencontrer le Christ. La mort de chaque homme est l'occasion de rencontrer le Christ ressuscité : sommes-nous prêts à cette rencontre ? Quand nous fermerons les yeux à cette vie, nous ne verrons plus l'éclat du soleil ou de la lune. Aurons-nous peur de voir le Fils de Dieu nous tendre les bras et nous accueillir avec douceur dans Son Royaume ? Ou préférerons-nous nous en détourner pour rejoindre les ténèbres ? 

D'autres expressions de l'évangile doivent nous interpeller. Ainsi, pourquoi le Christ parle-t-il du figuier plutôt que des plantes en général, puisque toutes les plantes reprennent vie au printemps et annoncent le prochain été ? 

C'est que le figuier est un arbre “particulier” ; on a déjà lu qu’Adam et Eve se couvrirent de feuilles de figuier (Gn 3:7) : ils se firent là le premier “cilice”, en signe de pénitence, car les feuilles de figuier sont extrêmement rêches sur un côté. Mais le figuier a aussi d'autres particularités : on dit que s'endormir sous un figuier provoque un très violent mal de tête. Curieusement aussi, le figuier ne montre pas de fleur au printemps : on dit que sa “fleur” est interne au fruit, qui d'ailleurs est extrêmement doux, comme chacun sait. Ainsi donc, Jésus fait observer qu'après ces feuilles rèches, arrivera bientôt le fruit qui est si doux. C'est une invitation à rester dans l'espérance, mais aussi dans la pénitence, en acceptant de bon gré les difficultés de la vie.

Et de quelle génération parle le Christ ? Evoque-t-il toujours et seulement la chute de Jérusalem et la fin du royaume d'Israël ? Ou plutôt quelque chose qui nous concerne nous aussi ? Comment comprendre cette génération ? Certainement : si le ciel et la terre passeront, c'est qu'un jour finira la génération humaine. Ce qui ne finira pas, seront les saintes Paroles du Christ, sa promesse de Vie éternelle.

Mais pourquoi le Christ dit-il un “petit mensonge”, affirmant que même le Fils ne connaît pas le jour ni l'heure de ces événements ? Nous savons bien que le Fils de Dieu connaît tout ce que fait son Père, après qu'il ait dit à la dernière Cène : Je suis dans le Père et le Père est en moi. Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi accomplit les oeuvres (Jn 14:10). 

En réalité, bien évidemment le Christ ne nous révèlera jamais le moment précis où ce monde finira, ni même particulièrement l'heure précise de notre mort. S'il le faisait, nous serions trop tentés de remettre à plus tard le moment de nous préparer vraiment à Le rencontrer, alors que le Christ nous conseille instamment de veiller et prier sans cesse, pour être toujours prêts quand Il reviendra (Mt 24:44 ; 25:13).

 

*       *       *

Que deviendra le Sacerdoce dans la Vie éternelle ? 

Il restera un éternel Sacrifice de louange et d'action de grâces, une prière solennelle à Dieu tout-puissant : la Rédemption sera désormais consommée et achevée : Les sages, dit Daniel, brilleront comme la splendeur du firmament, et les justes resplendiront comme les étoiles.

Quand le prêtre achève l’offrande des Dons aujourd’hui, il nous invite à prier avec lui : Que cette offrande… nous donne l’éternité bienheureuse.

Vivre dans le Christ aujourd’hui, c’est déjà posséder l’Eternité.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:01

Serapion d’Alger

1179-1240

 

Serapion naquit en 1179 à Londres, mais certains le disent irlandais.

Il semble étrange qu’on puisse dire qu’il se soit enrôlé dans les troupes de Richard-Cœur-de-Lion pour participer à la troisième croisade, entre 1189 et 1192, alors qu’il n’avait que dix ans.

En revanche, il put être dans l’armée de Leopold d’Autriche pour soutenir le combat de Reconquista d’Alphonse VIII de Castille sur les Maures. Ceux-ci seront défaits en 1212. Mais Serapion ne retourna pas en Autriche : il voulait saisir la première occasion de se battre encore en Espagne.

C’est alors qu’il connut l’Ordre de Notre-Dame de la Merci pour le Rachat des Captifs, dont il rencontra le fondateur, Pedro Nolasco (v. 25 décembre).

Il en reçut l’habit en 1222.

Pedro Nolasco lui confia une première mission : délivrer quatre-vingt-dix-huit captifs à Murcia (Espagne). Il eut sans doute d’autres missions, dont on ne connaît pas les détails.

En 1240, Serapion fut envoyé avec un Confrère en Alger, pour racheter quatre-vingt-sept prisonniers. Mais il n’avait pas suffisamment d’argent pour solder la rançon exigée, de sorte qu’il se constitua prisonnier pendant que l’autre confrère repartait avec les otages à Barcelone chercher l’argent nécessaire. Prévenu de cette situation, Pedro Nolasco écrivit de toute urgence à un ami pour hâter la réunion de la somme. 

En attendant, Serapion ne perdait pas son temps : il prêcha l’Evangile, raffermit certains chrétiens à la foi chancelante et surtout - comble d’audace ! - gagna au Christ quelques Musulmans. C’en était trop.

Le tyran fit mettre en prison Serapion et le fit fouetter ; il chercha à le faire apostasier et embrasser l’Islam. Et comme, malheureusement, l’argent enfin réuni en Espagne, n’était toujours pas arrivé en Alger, il condamna à mort Serapion, mais à un supplice horrible : on l’attacha sur une croix en x, la main gauche clouée sur le pied droit, et la main droite clouée sur le pied gauche ; on lui brisa les membres, on le taillada sur tout le corps, on l’éviscéra en enroulant ses intestins autour d’un treuil, enfin on le décapita à moitié, pour laisser pendre lamentablement la tête.

Il est vrai qu’il existe des versions un peu différentes sur ce martyre, mais elles coïncident quant à la cruauté. Le tableau de Zurbarán, si célèbre et que l’on dit «saisissant», ne laisse rien supposer de ce qui a été dit plus haut.

Serapion devint ainsi, le 14 novembre 1240, le premier martyr de l’Ordre des Mercédaires. Son culte fut reconnu en 1728 et il fut canonisé en 1743.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:01

Giovanni Liccio

1426-1511

 

On prétend en plusieurs endroits que Giovanni vécut «plus de cent ans», mais les dates officielles qu’on lui donne le font mourir tout au plus à quatre-vingt-cinq ans, ce qui est certes déjà un grand âge pour le 16e siècle.

Il naquit en avril 1426 à Caccamo (Palerme, Sicile) : sa mère, Teresa Faso, mourut peu après l’accouchement. Le papa, Giorgio, eut l’idée étrange de le nourrir de jus de grenade, mais une voisine put l’allaiter à temps.

Or le mari de cette femme était lépreux et alité ; ayant caressé le petit enfant, il fut guéri de sa lèpre.

Giovanni grandit dans la prière et la pratique de la mortification ; les mercredis et les vendredis, il jeûnait au pain et à l’eau ; si sa tante le perdait de vue, elle savait qu’elle le retrouvait à l’église en train de prier.

A quinze ans, il rencontra à Palerme le dominicain Pietro di Geremia (v. 3 mars), qui découvrit sa vocation et l’invita à entrer dans l’Ordre.

Giovanni étudia avec ardeur, enseigna la théologie avant même d’être prêtre, et reçut le sacerdoce ; à la Messe, lors de l’élévation, on le vit lui aussi s’élever de terre.

Il fut un excellent prédicateur. Des cœurs endurcis s’attendrirent en l’entendant et des conversions notables se produisirent. On l’appela dans toute la Sicile. En outre, Giovanni répandit ardemment la dévotion mariale du Chapelet.

En 1466, on le vit prêcher à Vicenza, où il rencontra le bienheureux Matteo Carreri (v. 5 octobre) ; en 1479-1481, ce fut à Naples.

Il fonda à Caccamo un couvent dominicain, qui fut placé sous le patronage de Notre-Dame des Anges et dont il fut le premier prieur en 1494.

On dit de lui qu’il accomplissait les miracles les plus extraordinaires avec la plus grande simplicité. En voici quelques-uns, qui se produisirent durant la construction du monastère de Caccamo :

Il pénétra tranquillement dans un four allumé pour en redresser les pierres de ses mains et en ressortit absolument sain et sauf ; les maçons s’étaient cachés pour l’observer.

Les mêmes maçons abattirent et rôtirent un petit agneau qu’on avait offert au couvent ; et pour tout effacer, brûlèrent ce qui restait. Giovanni arrivait ; il appela l’agneau, qui sortit tout vivant du feu et vint lui lécher les mains ; les maçons tombèrent à genoux pour demander pardon.

Un petit garçon eut la tête mortellement frappée par l’outil d’un tailleur de pierre ; Giovanni le pansa avec son mouchoir, le fit coucher sur son lit et un moment après vint lui défaire le mouchoir : l’enfant n’avait plus rien.

Il mélangea de la salive au sable et en frotta la blessure que s’était faite un ouvrier au pied : la blessure disparut à l’instant (cf. Mc 7:31-37).

A la fin de la construction, il fit jaillir l’eau dans le puits.

Etc… !

Quand il mourut, à Caccamo, le 14 novembre 1511, les vingt-quatre cierges qui brûlaient autour de son cercueil ne se consummèrent pas. Inutile d’ajouter que bien d’autres miracles se produisirent par la suite.

Le culte de Giovanni fut approuvé en 1753. Il fut le premier dominicain sicilien proclamé Bienheureux.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Pierre de Narbonne

? -1391

 

Né à Narbonne (Aude), Pierre entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et fut ordonné prêtre.

Il fut envoyé en Terre Sainte, où il subit le martyre le 14 (ou le 13) novembre 1391.

Voir ici la notice de Nikola Tavelić.

 

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons, Déodat, Stefano et Pierre, en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Laurent O’Toole

1128-1180

 

Laurent O’Toole (en gaélique Lorcán Uí Tuathail) était né en 1128 à Castledermot (Kildare, Irlande), benjamin des cinq enfants de Muiredach Uí Tuathail, qui était roi des Uí Muirdeaigh et descendant du roi de Leinster. Cette famille était donc un des principaux clans du Leinster.

A la suite d’une guerre, l’enfant fut donné en otage au roi d’Irlande, Dermoth, qui l’envoya ou plutôt l’abandonna dans un endroit morne, où l’enfant, mal nourri, mal vêtu, devint malade. L’apprenant, son père menaça le roi d’Irlande d’exécuter douze de ses prisonniers si l’enfant n’était pas mieux traité. Le roi remit Laurent à l’évêque de Glendalough (vers 1135).

Reconnaissant, Muiredach laissa volontiers Laurent choisir de rester au monastère de Glendalough. En 1140, donc, Laurent fut à l’école de cette abbaye qui remontait à saint Kevin (v. 3 juin).

En 1153, il fut élu abbé. Il le resta dix ans, pendant lesquels il souffrit beaucoup de faux-frères, mais aussi de brigands qui s’en prenaient aux moines en déplacement. Un de ces voleurs fut d’ailleurs arrêté et pendu.

En 1162, Laurent fut nommé archevêque de Dublin. Quand Henry II Plantagenêt étendit sa domination sur l’Irlande, et que les papes lui confirmèrent son pouvoir, Laurent, irlandais, s’inclina par fidélité à Rome.

Dans son diocèse, il travailla à améliorer son clergé, adopta les habitudes des chanoines réguliers augustins réformés, dont la congrégation s’étendit de l’Ecosse à la Pologne. Lui-même vécut avec eux comme l’un d’entre eux.

Laurent vivait d’ailleurs de façon très ascétique. Son linge de corps était fait de crins durs, qu’on découvrit remplis de vermine ; il se faisait donner la discipline trois fois par jour ; il mangeait frugalement et buvait fort peu de vin ; il se plaisait à nourrir beaucoup de pauvres, et spécialement les jeunes mamans. Pour venir en aide aux enfants malheureux, il leur remit une petite croix de bois comme signe distinctif, pour inviter les gens à leur donner quelque aumône.

Laurent était dans une situation difficile par rapport à l’Angleterre ; le roi anglais aurait bien appuyé la réforme religieuse en Irlande, mais le conflit qui avait abouti au martyre de Thomas Becket (1170, v. 29 décembre) fut unanimement condamné. Henry II Plantagenêt chercha la réconciliation et des négociations finirent par aboutir (1171) : Laurent excommuniait les brigands qui s’attaquaient aux Anglais ; Henry fit reconstruire en pierres la cathédrale de Dublin.

Un jour que Laurent traversait la campagne, un brave paysan l’interpella un peu vertement : Sir, c’est bien beau d’avoir tant de cavaliers, mais c’est mieux de secourir les malades. Ici, nous avons une folle. Laurent s’approcha de la femme, la fit lier, traça le signe de la croix sur sa poitrine et lui fit boire de l’eau bénite ; trois jours après, elle était délivrée.

En 1175, Laurent intervint à Windsor dans les négociations entre le roi de Connaught et Henry II, qui aboutirent au traité du 6 octobre 1175. A cette occasion, Laurent voulut aller célébrer une messe solennelle à Cantorbury ; sur son chemin, un individu enragé lui assena un violent coup à la tête, espérant fabriquer ainsi un nouveau martyr ; Laurent se releva, très meurtri, et garda une cicatrice bien visible sur le crâne ; le fou, lui, devait être pendu, mais obtint sa grâce sur intervention de Laurent.

En 1179, l’évêque participa au troisième concile de Latran, dont il revint avec le titre de légat papal pour l’Irlande. Laurent usa de son pouvoir pour tenter une vraie réforme du clergé : il envoya à Rome cent quarante clercs anglais pour se faire relever de censures qu’ils avaient encourues. Mais le roi anglais n’appréciait pas sa conduite ; en 1180, quand Laurent vint solliciter une audience à Dorchester, puis en Normandie, où se trouvait le roi, ce dernier refusa de le faire introduire.

A Eu (Seine-Maritime), l’évêque demanda l’hospitalité chez les chanoines réguliers. La fièvre le prit. Il fit envoyer des délégués au roi, qui se montra enfin bienveillant. Ce fut la dernière consolation de Laurent. Le messager qui la lui apporta reçut son dernier soupir, le 14 novembre 1180.

Laurent O’Toole fut canonisé dès 1227.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Ivan de Trogir

? - 1111

 

Ivan était un moine bénédictin (ou camaldule) à Saint-Pierre d’Osor, une île de Croatie.

Il fut consacré évêque de Trogir et, en 1105, intervint auprès du roi de Hongrie pour éviter la destruction de Trogir.

On a dit qu’au moment de sa consécration, une colombe vint se poser sur sa tête, signe qu’Ivan était un messager de paix.

On a dit aussi qu’après la destruction des vignobles à cause de la guerre, il introduisit les quelques grappes de raisins restantes dans le pressoir et qu’il en fit sortir une grande quantité de vin.

Avec l’évêque de Split, Ivan développa une importante action de restauration spirituelle du diocèse, dans l’esprit de la réforme grégorienne.

Il fit construire le monastère bénédictin de Trogir.

Ivan mourut vers (mais certainement avant) 1111.

On raconte que, lors d’un naufrage, on vit le saint évêque marcher sur les vagues et mettre en sûreté les marins, les passagers et leurs affaires.

Sa fête est mentionnée le 14 novembre au Martyrologe Romain.

Le diocèse de Trogir n’est plus «résidentiel» depuis le 19e siècle. Il est rattaché à celui de Split.

L’actuelle ville de Trogir a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Siard de Mariëngaarde

? - 1230

 

Siard vint au monde vers la moitié du 12e siècle, d’une famille de la Frise (actuelle Hollande).

Après avoir fréquenté l’école des Prémontrés de Mariëngaarde, il entra à l’abbaye comme novice.

En 1194, il en devint le cinquième abbé. Il le resta trente-six ans.

Ce saint abbé conduisit son troupeau dans les voies de la sanctification, donnant l’exemple de la simplicité et de l’austérité ; par exemple, il dormait par terre. Il travaillait de ses mains au milieu des moines, cousant, récoltant les fruits, participant à la construction des digues. Il se montra aussi très ami des pauvres.

En 1230, il échappa à un assassinat : un chanoine faillit le frapper au couteau pendant qu’il dormait, mais ses cris alertèrent les moines, qui vinrent le protéger.

Il mourut cependant cette même année, rempli de mérites, toujours à Mariëngaarde, le 13 novembre 1230.

De nombreux miracles se produisirent sur sa tombe, mais l’abbaye fut détruite par les luthériens et les reliques de Siard furent transférées d’abord à Tongerloo (1617), puis à Windberg (Bavière).

En 1728, le culte en fut approuvé et Siard fut canonisé.

Le Martyrologe Romain le mentionne au 14 novembre.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Nikola Tavelić

1340-1391

 

Né en 1340 à Šibenik (Croatie), Nikola serait d’une importante famille noble.

Il entra dans l’Ordre des Frères Mineurs à Bribir, étudia la philosophie et la théologie à Zadar (ou Split) et fut ordonné prêtre vers 1365.

En 1372, il fit partie de soixante Franciscains qui, à l’initiative du Pape, furent envoyés en Bosnie pour contrer la secte bogomile. Après douze années d’intense prédication, on dénombra quelque cinquante mille conversions.

Puis les Supérieurs envoyèrent Nikola en Terre Sainte, où il apprit l’arabe, visita les Lieux Saints et se prépara ainsi à affronter ce nouveau terrain d’apostolat. Dans cette région, les Chrétiens étaient depuis plusieurs siècles sous la coupe des envahisseurs musulmans, qui s’étaient établis en Palestine sans aucun respect pour les Lieux où avait vécu le Christ.

Rappelons ici que saint François d’Assise fut le premier à imaginer la représentation de la crèche de Noël, et qu’ensuite les Franciscains furent les premiers à être envoyés en Terre Sainte, où ils étaient les seuls à s’occuper des malades, des pauvres, des pèlerins.

Nikola participa à cet apostolat, mais chercha surtout à amener les Musulmans à la foi chrétienne. Son zèle le poussa à obtenir la permission de son Supérieur d’aller trouver le Cadi lui-même, pour lui parler du Christ, pour tenter d’obtenir un allègement de la condition des Chrétiens. Il voulait lui lire une Défense et illustration de la Foi catholique.

Il y alla le 11 novembre 1391, accompagné de trois autres prêtres franciscains : Déodat de Rodez, Stefano de Côme et Pierre de Narbonne.

Leur démarche cependant alluma la colère du Cadi et de son entourage. Ayant refusé de se rétracter, les quatre prêtres furent immédiatement condamnés à mort : durement flagellés, jetés au cachot, ils furent déchiquetés devant les portes de Jérusalem et brûlés, le 14 novembre 1391 (on trouve parfois la date du 13).

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

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