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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:21

Pierre Thomas

1305-1366

 

Né en 1305 dans le petit village languedocien de Sales, Pierre fut contraint, à cause de la pauvreté de ses parents, d’aller demander l’aumône à Montpellier pour pouvoir ainsi étudier. 

Très doué pour l’étude, d’écolier il devint vite maître, et rejoignit Agen pour avancer dans la connaissance des arts libéraux. Il y rencontra les pères Carmes, qui l’invitèrent à enseigner les humanités dans leur collège de Lectoure. Il n’avait que vingt ans.

Puis ils l’admirent au noviciat de Condom ; Pierre fit la profession à vingt-deux ans et, après de bonnes études, fut ordonné prêtre. Déjà il brillait autant par sa science que par sa modestie.

Il faut noter ici sa profonde dévotion mariale. Il écrivit un ouvrage marial De purissima B.V.Mariæ conceptione libellus, dans lequel il affirme clairement l’immaculée conception de la Mère de Dieu. En échange, la Très Sainte Vierge lui apparut et lui promit qu’elle ne le délaisserait jamais. Un jour qu’il avait la voix si prise qu’il ne pouvait articuler un mot, il se tourna vers l’image de la Vierge et recouvra immédiatement la voix.

On l’envoya enseigner la philosophie et la théologie à Bordeaux, Albi, Agen, Cahors et Paris. Là, par obéissance il fut bachelier puis docteur en théologie en seulement trois ans, et enseigna aux jeunes de son ordre pendant plusieurs années.

En 1342, nommé procureur général de son Ordre, il alla résider en Avignon, où se trouvait alors le pape. On y apprécia son éloquence. Un jour qu’il avait prêché contre le luxe des dames, on vit celles-ci déposer à ses pieds tout leur or, les perles, colliers et autres bijoux précieux, tellement il avait été persuasif par ses exhortations à vivre l’évangile. Une autre fois, il obtint par sa parole et sa prière une pluie abondante pour remédier à une longue sécheresse. En dehors de ses obligations et des prédications, il n’omettait jamais l’office avec les confrères et célébrait chaque matin la sainte Messe dans laquelle, disait-il, il trouvait beaucoup plus de lumières que dans ses études précédentes.

Bientôt, il fut légat pontifical à Gênes (1353), pour négocier un rapprochement avec Venise ; puis nonce à Naples, ainsi qu’auprès de l’empereur Karl IV, couronné roi d’Italie à Milan, puis en Serbie pour réconcilier des schismatiques avec le Saint-Siège.

En 1354, il fut nommé évêque, et comme tel continua sa vie diplomatique : légat pontifical et conciliateur entre Venise et la Hongrie, puis à Constantinople (1358), où il reçut la profession de foi de l’empereur Jean Paléologue.

Après l’heureuse conclusion de cette ambassade, Pierre Thomas fut nommé légat général et spécial du Saint-Siège pour toute la «Thrace», ce qui équivalait au patriarchat de Constantinople, Chypre, Crète, Smyrne, Athènes.

Pierre alla ensuite assister l’empereur dans une expédition contre les Turcs, qui fut brillante. En Chypre, il ramena à la foi romaine tout le clergé, évêques et prêtres ; en outre, il persuada le roi de Chypre de partir délivrer Jérusalem.

Le Vatican approuvait l’idée, qui ne fut mise à exécution qu’en 1365, sous la conduite de Pierre Thomas, nommé à présent archevêque. Mais avant de partir, Pierre fut chargé d’une mission de paix entre Milan et Bologne, qui réussit et après laquelle on chargea Pierre d’organiser la nouvelle université de Bologne. Puis, à défaut d’autre meilleure autorité, il fut nommé légat pontifical pour diriger l’expédition contre les Turcs. En plus de cela, le pape nomma Pierre Patriarche de Constantinople.

Pierre retrouva les troupes à Venise ; il y eut douze milles Croisés qui partirent pour Rhodes et, de là, à Alexandrie. Le légat commença par préparer les hommes de la troupe en les exhortant à changer de vie, à recevoir les sacrements. Le moment du combat venu, il ne portait pas les armes, mais la croix, au milieu des combattants et reçut plusieurs blessures qui occasionnèrent sa mort quelques mois plus tard. Alexandrie fut prise en une heure (4 octobre 1265), tant les habitants eurent peur de cette armada, mais les Croisés n’eurent pas le courage de mener leur attaque jusqu’au bout, de sorte que l’expédition se solda bientôt par un échec total.

Pierre Thomas, bien triste, se retira à Famagosta. Il s’arrêta au couvent des Carmes, célébra avec eux les fêtes de Noël, mais prit froid. Après quelques jours de forte fièvre, après s’être confessé et avoir reçu le sacrement des malades, il s’éteignit pendant le récit de la Passion, le 6 janvier 1366.

On peut rester étonné de voir un humble religieux recevoir tant de marques de dignité et surtout de se retrouver à la tête d’une armée entière et de la mener au combat. Il ne faut pas oublier que nous sommes au 14e siècle, dans des circonstances difficiles et bien différentes de notre époque ; on notera aussi que Pierre Thomas  avançait d’abord et surtout avec la prière et, avant d’emmener ses hommes à l’assaut, commençait par utiliser les armes spirituelles pour déposer toute cette armée et l’expédition d’abord entre les mains de la Providence.

Les miracles qui se multiplièrent après sa mort attestèrent sa sainteté, qui fut reconnue en 1628.

Le fait qu’il soit mort des suites de ses blessures l’a fait parfois considérer comme martyr, quoiqu’il ne l’ait pas été à proprement parler. Le Martyrologe, effectivement, ne lui donne pas ce titre en le mentionnant, au 6 janvier.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:20

Gertrud van der Oosten

? - 1358

 

Gertrud n’était pas «de l’Est», comme le laisse entendre le titre ci-dessus. Elle naquit de parents pauvres à Voorburch (Hollande).

Elle aimait chanter (ou aurait même composé) une chanson commençant par Het daghet in den Oosten (La lumière s’est levée à l’Est), cette lumière étant pour elle le Verbe divin incarné, nommé parfois Orient. De là lui est venu ce nom de van der Oosten.

Gertrud eut un fiancé, qui l’abandonna, non sans lui causer quelque ressentiment, mais elle s’abandonna dans les mains de la Providence.

Elle dut très tôt travailler à Delft et c’est dans cette ville qu’elle eut une vie de béguinage avec deux compagnes.

Méditant assidûment la Passion de Notre-Seigneur, elle en reçut les stigmates, le Vendredi Saint de 1340. Tout le monde eut vite fait d’apprendre cet événement difficile à dissimuler, tant le sang coulait abondamment. Mais craignant la vanité qu’elle pourrait en concevoir, Gertrud pria Dieu de lui retirer cette faveur : le sang disparut, mais les marques des stigmates demeurèrent.

Gertrud eut d’autres dons : elle prophétisa, elle connaissait des événements lointains, elle lisait dans les consciences, ce qui lui permettait d’aider les âmes à se convertir.

Elle mourut le 6 janvier 1358, et n’a jamais été canonisée. Au jour anniversaire de ses stigmates (Vendredi Saint), on expose la croix devant laquelle elle se trouvait alors.

Le Martyrologe ne la mentionne pas.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 00:01

Tommaso Bellacci de Florence

1370-1447

 

Fils de bouchers, et d’une mère très pieuse, Tommaso naquit vers 1370 à Lunari (Florence, Italie C).

A l’adolescence, il fut pris dans le tourbillon de l’agitation au point de risquer la prison. C’est alors qu’un bon chrétien le ramena à de meilleurs desseins : il demanda à entrer chez les Franciscains, à Fiesole, alors qu’il avait une vingtaine d’années.

On l’accueillit peut-être avec quelque réserve, mais Tommaso était résolu à expier ses forfaits et entama une vie de pénitence extraordinaire, avec des austérités effrayantes, mais surtout en pratiquant toutes les vertus, soutenu en cela par la grâce divine.

Il parvint à un haut degré de contemplation ; ses supérieurs le laissèrent s’isoler dans la campagne et dans les bois, où il restait parfois plusieurs jours. On l’aperçut élevé jusqu’au sommet des grands arbres de la forêt, et bien souvent environné d’une lumière éclatante.

Lui, le frère convers, fut nommé maître des novices ; sa renommée induisit d’autres franciscains à passer à l’Observance et à se mettre à son école.

On confia à Tommaso le soin de diriger toute une province en Calabre ; pendant plusieurs années il s’occupa à fonder des couvents réformés, et les miracles qu’il opérait consolidaient son œuvre et intensifiaient sa réputation de sainteté.

Six années plus tard, il était de retour en Toscane, pour travailler à la répression des fraticelles hérétiques, dont il réussit à débarrasser la région au bout de sept années d’effort, ce qui lui valut d’être nommé par le pape commissaire provincial. Lui-même s’établit alors à Scarlino.

C’est à Scarlino que se vérifia un prodige assez curieux et unique. Tommaso instaura la coutume de sortir de nuit avec tous les religieux dans le bois voisin en priant les psaumes de la pénitence, et chacun rejoignait sa cabane de branchages. Une nuit, des loups vinrent troubler la prière par leurs hurlements ; Tommaso intervint, leur reprocha d’avoir troublé la prière, et leur demanda gentiment de se taire, à quoi ils obtempérèrent. A la fin de la prière, chaque loup vint accompagner un des religieux et ne le quitta qu’après en avoir reçu la bénédiction. Le prodige se répéta chaque nuit, jusqu’à ce que, par une nuit froide d’hiver, les religieux ne sortirent pas, et dès lors les loups disparurent.

La renommée de Tommaso arriva sur l’île d’Elbe et en Corse, où on l’invita à fonder des couvents.

En 1439, il fit partie d’une délégation pontificale en Orient, pour inviter les chrétientés orientales au concile de Florence, où l’on devait chercher à parvenir à l’Unité.

Ce fut pour Tommaso l’occasion d’être reçu avec grande bienveillance par le sultan d’Egypte. Ses étapes successives ne sont pas claires chez les chronistes : il semble qu’il soit passé par Constantinople et la Géorgie. De l’Arabie, il chercha par trois fois à entrer en Ethiopie ; deux fois il fut arrêté et mis aux fers et dut sa libération à des marchands florentins qui payèrent une rançon (à moins que ces arrestations aient eu lieu auparavant, lors du passage par Constantinople) ; une troisième fois encore, il fut arrêté, torturé, abandonné dans une citerne vide avec à peine de quoi manger ; sa douceur convainquit les bourreaux de le transférer dans une prison meilleure et même de le laisser sortir : il en profita pour prêcher ; de nouveau arrêté, fouetté et condamné à mort, il fut libéré in extremis par une rançon payée par le pape lui-même. Toute sa vie, il regrettera d’avoir perdu cette occasion de verser son sang pour le Christ.

Il rentra en Italie, fut accueilli avec joie à Rome et regagna Scarlino en 1445.

En 1447, on le retrouve à Monte Piano d’où, deux ans après, il tenta de repartir à Rome pour solliciter du pape l’autorisation de repartir en Egypte. Mais c’était sans compter avec son grand âge, car il avait bientôt quatre-vingts ans. En fait, la fièvre l’arrêta à Rieti, où il mourut le 31 octobre 1447.

Son culte fut reconnu en 1771.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 00:00

Dominic Collins

1566-1602

 

Le nom gaélique de Dominic Collins est Doiminic Ó Coileáin.

Il naquit vers 1566 à Youghal (Cork, Irlande), dans une famille bien connue ; son père et son frère occupèrent la charge de Mayor de la ville.

En 1586, Dominic vint à Nantes et travailla pendant trois ans dans diverses hôtelleries, dans le but de gagner de quoi se payer un cheval et s’engager dans la cavalerie.

En 1589, il rejoignit les troupes de la Ligue Catholique du Duc de Mercœur, Philippe Emmanuel, contre les Huguenots ; il reçut le grade de capitaine (et précisément Capitaine La Branche), et fut nommé gouverneur des territoires repris aux Huguenots.

Avec une lettre de recommandations pour le roi Felipe II, il s’engagea dans l’armée espagnole et fut en garnison à La Coruña. Après neuf années, il décida de quitter l’armée, et le roi Felipe lui accorda une pension de vingt-cinq écus mensuels.

Cette belle aventure militaire allait s’orienter vers une autre milice : la Compagnie de Jésus. En effet, durant le carême de 1598, Dominic rencontra un père Jésuite, qui avait fondé un collège irlandais à Salamanque. Dominic voulut entrer dans l’Ordre, et fut présenté aux autorités du collège. Il fallait éprouver la vocation de ce soldat de trente-deux ans, examiner s’il pouvait se préparer au sacerdoce ou plutôt servir comme Frère lai. Dominic fit le noviciat à Santiago de Compostela. Il donna toute la mesure de ses capacités lors d’une épidémie, durant laquelle il se dévoua de façon remarquable et efficace auprès des malades et des mourants. Il était bien un peu vif de caractère, un peu obstiné aussi, mais ses bonnes qualités le firent accepter à la première profession, en février 1601.

Peu après, il fut désigné pour accompagner l’expédition de Felipe II, qui voulait aider les troupes irlandaises contre les anglaises. L’expédition partit en septembre 1601, mais n’arriva qu’en décembre à cause des très mauvaises conditions météorologiques ; de plus, la bataille de Kinsale (24 décembre) fut un désastre et Dominic resta auprès des cent quarante-trois soldats irlandais dans le château de Dunboy. Quand ce château tomba aux mains des Anglais en juin 1602, tous ces soldats, sauf deux, furent pendus ; après les avoir emmenés à Cork et les avoir torturés, les Anglais exécutèrent aussi les deux derniers soldats. Mais ils maintinrent en vie Dominic, voulant arriver à le faire apostasier dans sa propre ville d’origine : ils l’emmenèrent à Youghal, à quelque cent soixante-dix kilomètres de Cork, mais ne purent vaincre son courage.

Sur la place où il devait être exécuté, il y avait beaucoup de gens. Dominic leur parla en espagnol, en irlandais et en anglais, affirmant avec toute la force de son cœur qu’il était venu en Irlande pour défendre la foi catholique et qu’il était heureux de mourir pour cette foi. La foule était si émue, que le bourreau disparut ; on dut forcer un marin de passage à faire le travail.

Sans jugement, Dominic Collins fut ainsi exécuté dans sa ville natale, à Youghal, le 31 octobre 1602.

Il fut béatifié en 1992.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 00:00

Wolfgang de Ratisbonne

924-994

 

Wolfgang naquit vraisemblablement à Pfullingen (Souabe, Allemagne S) vers 924, de parents libres, moyennement riches.

Le garçon, une fois moine, traduisit malicieusement en latin son nom : Lupambulus, Loup (Wolf) qui marche (gehen).

A sept ans, Wolfgang fut placé chez un prêtre qui l’initia à la Bible, puis il étudia à l’abbaye de Reichenau et à l’école cathédrale de Würzburg, sous la direction d’Etienne de Novare. Mais un jour que Wolfgang sut mieux expliquer qu’Etienne un passage difficile d’un ouvrage latin, Etienne, vexé, le renvoya.

En 956, un de ses anciens confrères de Reichenau devint évêque à Trèves et l’appela auprès de lui. Wolfgang accepta seulement de former les jeunes élèves ; il nourrissait les plus pauvres d’entre eux, organisa la vie commune, tout en adoptant pour soi-même un style de vie déjà très simple, quasi monastique.

On voulut le nommer évêque de Trèves quand le siège fut vacant, ou à Cologne, auprès de l’archevêque Bruno (v. 11 octobre), mais il leur «échappa», alla partager ses biens entre les siens et entra en 965 au monastère bénédictin d’Einsiedeln (Suisse).

Wolfgang devint très vite une lumière consultée par tous les moines.

En 968, il fut ordonné prêtre. Fait curieux : alors qu’il désirait tant la vie retirée du monastère, Wolfgang sentit l’irrésistible besoin, une fois prêtre, d’aller prêcher dans la région de Pannonie (auj. Hongrie), où d’aucuns supposent qu’il baptisa lui-même le duc Geisa.

En 972, il fut cependant rappelé et on réussit à le nommer évêque pour Ratisbonne (Regensburg).

C’est lui qui, en 975, fonda le chœur cathédral, à l’origine des Domspatzen (Petits Chanteurs de Ratisbonne).

Une fois investi, son souci fut de relever le clergé, en commençant par les moines. Il releva l’abbaye bénédictine Saint-Emmeran de Ratisbonne en la rendant indépendante des Chanoines de la cathédrale Saint-Pierre. L’abbaye devint une pépinière de saints évêques, de précepteurs princiers, rayonnant au loin par son activité morale et intellectuelle. De son côté, l’évêque s’occupait des études et contrôlait personnellement les travaux des étudiants.

A l’intention des moniales, dont la vie claustrale s’était pareillement relâchée, il construisit un nouveau monastère où il invita celles qui le voulaient à y venir vivre la règle bénédictine dans son authenticité. L’abbaye connut un grand essor.

La région de Prague faisait partie du diocèse de Ratisbonne ; on voulut créer un nouveau diocèse pour Prague, et Wolfgang accepta de bon gré cette «séparation» de son propre diocèse. Il visita consciencieusement tout son territoire, prêchant et sachant toucher les cœurs. Il surveillait le bon état des sacristies.

Wolfgang conserva toujours son habit monacal, mais aussi ses habitudes claustrales, tôt levé, priant beaucoup dès le matin, célébrant la messe avec effusion de larmes ; il recevait qui voulait le rencontrer, invitant à sa table des pauvres.

En 994, il tomba malade à Pupping, lors d’un déplacement pour visiter la partie orientale du diocèse. Il reçut le viatique et demeura couché sur le sol dans un oratoire. Ses dernières paroles furent : Que Dieu ait pitié de moi pauvre pécheur, qui subis maintenant  la mort, et de tous ceux qui me regardent avec crainte et humilité. Puis il s’endormit définitivement.

Il mourut le 31 octobre 994 et fut canonisé en 1052.

Il est le céleste patron de la Bavière, de la ville et du diocèse de Ratisbonne, mais aussi de quantité d’artisans ; on l’invoque pour les maladies des hommes et du bétail. Des proverbes affirment que la pluie du 31 octobre annonce une bonne récolte pour l’année suivante.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 00:00

Cristoforo de Romagne

1170-1272

 

Cristoforo était né vers 1170 en Emilie Romagne, Italie CE, à Cesenatico ou à Cesena.

Devenu prêtre séculier, il était curé, peut-être à Cesena, où son culte est resté vivant. Vers la quarantaine, il connut avec enthousiasme l’idéal franciscain et rejoignit les premiers compagnons du Fondateur.

Saint François (v. 4 octobre), l’envoya en 1217 avec quelques autres frères en France, pour répandre la réforme franciscaine. Il prêcha parmi les lépreux.

Il passa dans le Lot, à Martel, où il accomplit quelques miracles. Il annonça la chute imminente d’un énorme rocher du Mont- Saint-Cyr, permettant aux habitants de s’écarter avant la catastrophe.

 En 1219, à Assise, il participa au chapitre général, qui rassemblait déjà des milliers de frères.

Cristoforo repartit pour la France et fonda plusieurs couvents, à Mirepoix, Cahors, Gourdon, Martel et Figeac. Il fut le premier provincial de France. Signalons au passage que dans le seul 13e siècle, il y eut environ cent-quarante fondations de monastères dans le sud de la France, dont 60% étaient franciscains.

Bien souvent, les fidèles qui assistaient à la messe de Cristoforo purent contempler une lumière illuminant la modeste chapelle, ou une auréole de feu entourant la tête du bienheureux.

Au chapitre provincial d’Arles (1224), auquel assista Cristoforo ainsi que saint Antonio de Padoue (v. 13 juin), et pendant que ce dernier prêchait, saint François apparut, au sein d’une vive lumière bénissant chacun de ses fils.

Le 3 octobre 1226 au soir, à la mort du même saint François, Cristoforo se trouvait au couvent de Martel, perdu en extase, quand il vit saint François venir à lui et lui dire : Mon fils, parcours ta province, et va dire à mes frères que j’ai cessé de combattre le combat de la vie, et que j’ai quitté ce monde pour la patrie céleste.

Après avoir passé sa vie entière à propager en France l’ordre des Mineurs, Cristoforo, déjà centenaire, sentit peu à peu ses forces décliner. Réunissant autour de son lit les religieux du couvent, il leur adressa ses dernières exhortations. 

Il s’endormit dans le Seigneur à Cahors le 31 octobre 1272.

On lui attribua de nombreux miracles de son vivant, et plus encore sur sa tombe.

Ses reliques furent dispersées en 1580 par les Huguenots, qui incendièrent les monastères franciscains de Cahors et de Figeac.

Son culte fut approuvé en 1905.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:39

Ruggero de Todi

† 1237

 

Le peu qu’on connaisse de Ruggero est le plus important : il fut un des premiers Frères de Francesco d’Assise (v. 4 octobre).

On ne connaît pas sa date de naissance, ni sa famille, ni la date de sa mort.

Il naquit à Todi (Ombrie, Italie C).

Il fut un des tout premiers, en 1216, à recevoir l’habit des mains de Francesco d’Assise lui-même. Ce dernier l’avait en très grande estime : Est un bon frère mineur celui qui a la charité et la vie de frère Ruggero, car toute sa vie et son comportement sont illuminés et enflammés de la ferveur de la charité, à quoi le même Francesco ajoutait un éloge de l’esprit de pauvreté qui animait Ruggero.

Ce Frère devait être l’aumônier des Clarisses de Borgo San Pietro (Rieti), depuis sa fondation en 1228 ; en 1236, il assista aux derniers instants de la bienheureuse Filippa Mareri (v. 16 février).

De retour à Todi, il y mourut un 5 janvier, peut-être en 1237.

Les nombreux miracles qui se produisirent amenèrent le pape à autoriser sa fête à Todi dès l’année de sa mort ; cette fête fut étendue à tout l’Ordre en 1751. 

Le Martyrologe mentionne le bienheureux Ruggero au 5 janvier.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:39

Gerlac de Houthem

1100-1170

 

Gerlac naquit vers 1100 au pays de Walkenberg (Pays-Bas).

Il suivit la carrière des armes et se maria. Mais selon une habitude fréquente dans le métier des armes, l’homme se laissa aller à une vie assez déréglée.

Il se préparait pour un énième tournoi, quand on vint lui annoncer la mort subite de son épouse. Ce coup de foudre le fit rentrer en lui-même : il régla ses affaires et vint à Rome, où il se confessa et reçut du pape une pénitence sévère mais salutaire : il serait allé servir les malades à l’hôpital de Jérusalem, pendant sept ans. Il accomplit cette satisfaction avec profonde humilité.

De retour à Rome, il obtint la permission du pape de vivre en ermite dans son pays. Il se retira au creux d’un vieux chêne et se déplaça chaque jour jusqu’à l’église Saint-Servais de Maastricht, fort distante, pour participer à l’office des moines. Ces derniers, qui ne vivaient pas de façon aussi austère, dénoncèrent Gerlac à l’évêque, qui le condamna. Heureusement, le prélat ouvrit les yeux : il constata de lui-même que Gerlac ne dissimulait aucun «trésor» dans son chêne ; il fit abattre l’arbre et, avec les planches, ordonna d’un faire un oratoire pour Gerlac.

Une grande Mystique, sainte Hildegard (v. 17 septembre), connut en vision Gerlac et il se fit entre eux deux un saint échange. Hildegard obtint que des miracles signalassent la sainteté de Gerlac, et Gerlac obtint d’avoir un prêtre près de lui à ses derniers moments : le prêtre désigné tardant à arriver, il se présenta un bon vieillard qui lui administra les derniers sacrements ; on pense que ce fut saint Servais (v. 13 mai).

Un des «miracles» obtenus par Gerlac fut que la fontaine d’eau où il se désaltérait, donna du vin, en signe  que ses péchés étaient entièrement pardonnés.

Gerlac mourut le 5 janvier 1170, dans son petit oratoire. L’endroit s’appelle Houthem, terme par lequel on désigne habituellement Gerlac.

C’est dans cet oratoire que Gerlac fut inhumé ; plus tard, il s’y construisit un double monastère de moines et moniales norbertins, avec un hospice pour les malades, mais tout fut saccagé lors de la persécution protestante du 16e siècle.

Bien que Gerlac n’ait pas été canonisé officiellement, il est en grande vénération à Roermond, à Liège et à Cologne et le Martyrologe le mentionne au 5 janvier.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:40

Oringa Menabuoi

1240-1310

 

Cette petite fille appartenait à une humble famille de Santa Croce sur l’Arno (Pise, Toscane, Italie C) et avait aussi des frères.

Elle fut tôt orpheline de sa mère et le papa, Sabatino, l’entoura d’une grande affection.

Elle reçut des prêtres de l’endroit une formation élémentaire sur la foi et l’Ecriture. De plus, le pays étant du côté des Guelfes, soutiens de la papauté, elle conçut dans son cœur un grand attachement à l’Eglise et au Pape. Des Franciscains, elle apprit la dévotion à saint Michel Archange.

A dix ans, elle fut gravement malade et dut longtemps garder le lit. En dehors de cet épisode, ses frères l’envoyèrent garder les moutons ; elle ne fréquenta donc pas l’école, et passa sa jeunesse avec Dieu dans la méditation au milieu de la nature.

Ses frères voulurent lui imposer un mariage et en vinrent même aux menaces et aux coups, mais elle s’y opposa catégoriquement et s’enfuit. C’est à cette occasion, dit-on, qu’elle traversa les eaux de l’Arno sans être mouillée ; elle fut recueillie par des Frères Hospitaliers à Altopascio, qui la confortèrent dans son projet de consécration, et arriva à Lucques. C’était vers 1258.

Là, elle se mit au service d’un gentilhomme, nommé Cortevecchia, jusqu’en 1266. Ce fut une période de vie intérieure intense, ponctuée d’assauts de l’Ennemi infernal, auxquels elle résista avec l’aide de l’Archange Michel. Elle visita le sanctuaire de l’Archange au Monte Gargano, puis se rendit à Rome, où elle resta dix années, visitant les basiliques, priant sur les tombes des Martyrs ; un Frère mineur nommé Rinaldo lui trouva une place de domestique auprès d’une pieuse femme de la noblesse, nommée Margherita.

Oringa alla aussi à Assise, où Notre Seigneur lui fit voir en vision le monastère qu’elle fonderait dans son pays natal, à Santa Croce. Puis elle pérégrina à Castelfiorentino, où était morte une sainte femme nommée Verdiana. 

Ce serait vers cette époque qu’on prit l’habitude d’appeler Oringa du nom de Cristiana, qu’elle méritait pleinement, selon le mot de saint Jean : Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu et que nous le soyons (1Jn 3:1).

En 1277, elle établit donc à Santa Croce une petite communauté sous la règle de saint François (v. 4 octobre). Elles construisirent un oratoire pour la louange divine et pour faire des actes de pénitence. En 1293, elles furent reconnues par le Maître général des Franciscains, mais elles passèrent en 1295 à l’Ordre augustinien. La sainteté de vie de ces contemplatives les rendait à la fois conformes à l’esprit des Franciscains, des Augustins et aussi des Servites. Ce fut finalement la règle de saint Augustin qui prévalut. Oringa disait : Nous avons le commandement de vivre d’un seul cœur et d’une seule âme.

La maison devint un monastère, dédié à Sainte-Marie-Nouvelle et à Saint Michel. On y fêtait l’Immaculée Conception de Marie. En 1303, l’évêque sollicita des fidèles des aumônes pour son agrandissement. En 1311 le cardinal Colonna le prit sous sa protection

Lors d’une famine, Oringa distribua le pain qui se trouvait dans le couvent, et qui se trouva multiplié. Une autre fois elle tenta, vainement, de convaincre le Conseil des Anciens d’utiliser plutôt les armes de la diplomatie dans les interminables luttes entre Guelfes et Gibelins ; ils furent punis de leur entêtement par une cuisante défaite.

Trois ans avant sa mort, Oringa fut victime d’une attaque qui lui laissa paralysé tout le côté droit. Elle en souffrit beaucoup et se prépara à mourir dans la prière. Quand arriva le moment suprême, son visage devint resplendissant. Elle s’éteignit le 4 janvier 1310.

Des témoins furent entendus, les miracles furent consignés. Dès 1386, l’évêque attribuait le titre de bienheureuse à Oringa, dont le corps resta sans corruption pendant deux siècles. Malheureusement, un terrible incendie, en 1515, détruisit le monastère et les précieuses reliques. 

En 1776, le culte d’Oringa-Cristiana fut officiellement confirmé. Saint Giovanni Bosco (v. 31 janvier) parlait de la Bienheureuse à ses jeunes de Turin.

Le monastère existe toujours à l’heure actuelle.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 00:00

John Slade

?-1583

 

John naquit à Milton (Hampshire, Angleterre).

C’était un laïc, maître d’école, qui maintint l’enseignement de la religion catholique et donc refusa de reconnaître la suprématie du roi sur les décisions papales. 

Il fut, pour ce motif, condamné une première fois avec John Bodey en avril 1583 ; il y eut sans doute un appel, et les deux furent à nouveau jugés, accusés et condamnés à mort, à Andover, le 19 août de la même année.

John Slade mourut en martyr à Winchester, le 30 octobre 1583, trois jours avant son Compagnon.

Ils furent béatifiés en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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