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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 22:47

28. dimanche per annum - B

 

 

La première lecture est une admirable action de grâces pour la Sagesse qu'a reçue Salomon - le présumé auteur du Livre de la Sagesse. 

On s'en souvient, ce jeune roi avait demandé à Dieu de recevoir la Sagesse, plutôt que la richesse, et Dieu l'avait exaucé en lui accordant et l'une et l'autre (2 Ch 1:7-12). Comblé, le roi remercie Dieu pour ce don inestimable, qu'il a trouvé tout d'abord, dit-il, après avoir prié, après avoir supplié.

La Sagesse divine peut à juste titre être identifiée à la personne divine du Fils de Dieu. La demander et la recevoir ne peut arriver qu'en Lui accordant une place de choix dans notre cœur et dans notre personne. On le lit plus loin : Je l'ai préférée aux trônes... l'or du monde auprès d'elle n'est que du sable... je l'ai aimée plus que la santé... 

On est parfois tellement préoccupé par la santé, qui est un bien si précieux. Mais Dieu parfois nous éprouve dans cette santé ; il faut accepter l’épreuve «avec sagesse». 

 

*       *       *

 

Le psaume 89 se fait l'écho de cette bienheureuse sagesse. C’est un psaume qui exprime aux yeux de Dieu la fragilité de l’homme : Mille ans sont à tes yeux comme un jour… tu les emporte, (comme) un songe au matin.

Le psalmiste met la Sagesse au premier plan de sa prière : même s'il implore Dieu pour ses serviteurs éprouvés, il exprime à Dieu son humble volonté de connaître l'œuvre divine avant tout. 

Ce sera aussi la prière de Jésus au Jardin des Oliviers : Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux (Mc 14:36).

 

*       *       *

 

Ce dimanche voit la continuation des textes de dimanche dernier, tant dans l'épître aux Hébreux que dans le chapitre 10 de saint Marc. 

Recevoir la Sagesse de Dieu, c'est recevoir sa Parole, le Verbe éternel : le Christ. 

Dans l'Ecriture, les mots Sagesse, Parole, Verbe, peuvent toujours être assimilées au Fils de Dieu incarné, à Jésus-Christ notre Sauveur. 

Le bref passage d’aujourd’hui parle de cette Parole qui pénètre au plus profond de l'âme. Nous le sentons bien nous-mêmes : quand la Parole de Dieu nous est proclamée durant la Liturgie, quelque chose (ou Quelqu’un) nous invite à accueillir cette divine Parole, comme des enfants (cf. l'évangile de dimanche dernier).

 

*       *       *

 

Aujourd'hui, ce même dixième chapitre de Marc se poursuit avec un épisode bien connu, celui du jeune homme riche. 

On dirait de prime abord que Jésus lui reproche de l'appeler Bon ; pourtant, par sa divinité, Jésus mérite  ce titre plus que tout autre. Il insiste même : Seul Dieu est bon

On peut supposer que Jésus a voulu «pénétrer au fond des mœlles» de ce jeune homme, et lui rappeler justement que son attitude n'était pas celle d'un enfant disponible à recevoir la Parole de Dieu. Son attitude de se mettre à genoux et d'interpeller Jésus sur la vie éternelle est un peu trop formelle, trop conventionnelle, alors que dans son cœur le jeune homme n'est pas disposé à la conversion totale. C’est ce que les versets suivants vont nous confirmer.

Jésus ne parle pas du «premier» commandement : Adorer Dieu et L'aimer plus que tout, dont il sera en revanche question un peu plus loin, au douxième chapitre. Ici, Jésus semble se «limiter» aux commandements plus humains qui en découlent et qui apparaissent parfois plus «faciles» : ne pas tuer ni commettre l'adultère, ne pas voler, ni mentir, honorer les parents. Ce sont les Commandements de Dieu, que Jésus reprend dans l'ordre à peu près inverse de leur succession habituelle. 

Ce qui surprend, c’est l'assurance du jeune homme : Tout cela, je l'ai observé depuis l'enfance ; comme s'il n’avait jamais connu aucun manquement :

  • Certes, il n’a pas tué, mais n’a-t-il jamais eu une parole dure envers un proche, ou souhaité la «punition» d’un pécheur, la malédiction ?
  • Certes, il n’a pas commis l’adultère, mais n’a-t-il jamais nourri quelque pensée malsaine ?
  • Certes, il n’a pas enfoncé une porte pour voler, mais n’a-t-il jamais convoité quelque bien, ni détérioré un bien autrui ?
  • Certes, il n’a pas menti effrontément, mais n’a-t-il pas eu des réticences ou des silences fautifs ?
  • Certes, il n’a pas insulté en face ses parents, mais a-t-il vraiment tout fait pour les honorer, les aider, les entourer d’affection ?

Ceci pourrait être un petit examen de conscience pour chacun. Mais écoutons maintenant Jésus.

Jésus va lui parler au plus profond des mœlles». Il le regarde profondément : recevons nous aussi ce regard.

Et, dit l'évangéliste, il se mit à l’aimer. Seulement alors ? Certainement pas, mais maintenant, l'amour de Jésus souffre davantage pour la conversion de ce jeune : Jésus prie intérieurement pour que Ses propres mérites touchent ce garçon trop sûr de lui et là, la Vérité parle tout entière : Vends ce que tu as, donne-le aux pauvres. Jésus ne dit pas de placer l'argent, de le prêter, mais de le donner. Ce jeune homme avait certainement de quoi vivre facilement, mais il était attaché à ces biens, bien plus qu'à la Sagesse de Dieu. Et il s'en va tout attristé, disons plutôt : tout confus de sa première audace. L'Evangéliste ne dit pas ce qu'il fit ensuite : on ne peut que souhaiter qu'il réfléchit, qu'il se reprit, et qu'il se convertit vraiment.

Et moi, qu’est-ce que je fais, quand je me rends compte que je suis attaché à quelque chose ? 

Vient ensuite l'enseignement sur le détachement. Remarquons-le bien : Jésus ne nous interdit pas de posséder, il nous reproche d'être attaché aux richesses, de ne pas en disposer pour faire du bien. De plus, il ne parle pas que des biens matériels ; plus bas il dit qu'il faut quitter : frères, sœurs, mère, père, enfants. Tous ces trésors sont des «richesses» quand nous y sommes attachés plus qu'il ne faut au détriment du Royaume de Dieu. 

En même temps Jésus explique ici en quoi consiste l'appel de Dieu à la consécration, sacerdotale ou religieuse. Se consacrer à Dieu ne consiste pas à oublier les siens, à claquer la porte de la maison de famille. 

Il n'est pas toujours facile de quitter les siens ; parfois ce sont eux à empêcher leur fils ou leur fille de se consacrer. La vie des Saints contient une foule d'exemples de ce genre de conflits. Dans tous les cas, on voit que l'amour de Dieu n'est pas total, ni inconditionnel, parce que l'on est attaché aux «richesses». Jésus a cette comparaison amusante qu' il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu : expliquons que ce chameau peut être compris au sens de «la corde faite avec du poil de chameau», ce qui représente tout de même une certaine difficulté pour passer par le trou de l'aiguille ! 

L'appel de Dieu passe donc par cette exigence. Jésus nous le rappelle : si cela nous semble trop difficile humainement parlant, tout devient possible avec la grâce de Dieu : Comme l'avait déjà dit l'Ange à Marie : Rien n'est impossible à Dieu (Lc 1:37). On peut aisément concevoir que les Apôtres reçurent une grâce spéciale pour suivre Jésus, laissant derrière eux les filets, la banque, les terres familiales. Voici Pierre, avec sa naïveté tout enfantine, qui reprend la parole : Eh bien, nous, nous avons tout quitté pour Te suivre ! Alors ?

Ici, Jésus ne le rabroue pas, mais il va laisser entrevoir à Pierre, à tous les Apôtres, et à nous tous, ce qui nous attend : cent fois plus de maisons, de frères, de sœurs, de mères, d'enfants, de terres ! Comment est-ce possible ? Simplement les serviteurs de Dieu seront partout comme chez eux, ils seront heureux d'habiter d'autres terres, de côtoyer d'autres peuples, leur amour immense de tous les hommes fera que tous seront pour eux d'autres frères, d'autres sœurs, d'autres mères, d'autres enfants. En effet, le prêtre, les religieuses, tous ceux qui donnent leur vie pour Dieu, sont heureux de partager les conditions de vie de tous les hommes ; leur famille est désormais le genre humain dans son intégralité. Les missionnaires sont allés dans les régions les plus reculées, les plus difficiles d'accès, jusqu'au pôle Nord : partout ils se sont fait des amis, partout la parole de Dieu a été annoncée, reçue, accueillie et aujourd'hui c'est en Afrique qu'il y a le plus de vocations sacerdotales et religieuses.

Mais Jésus ajoute aussi une expression qu'il ne faut pas oublier : avec des persécutions, car en même temps que la parole de Dieu a été annoncée, elle a aussi été combattue, les chrétiens et les missionnaires ont aussi reçu la palme du martyre. Encore aujourd'hui, les communautés chrétiennes sont persécutées, dans les pays du Moyen-Orient ou de l'Extrême-Orient : le vingtième siècle (et le vingt-et-unième) ont connu plus de martyrs que tous les siècles précédents. C'est que le Mal s'acharne contre Dieu, contre la Sagesse incarnée, contre l'Eglise, contre ses Ministres et contre la Foi.

Nous le savons : ce combat sera bref, et Dieu sera toujours vainqueur. Peu importe si cette vie sur terre est difficile et si nous devons y perdre la vie, nos biens, nos proches, nos amis : la récompense est au bout du combat, la Vie éternelle !

 

*       *       *

 

Comme toujours, achevons cette petite méditation en relisant avec conviction la Prière du jour : Que ta grâce nous devance et nous accompagne, pour nous rendre attentifs à faire le bien sans relâche, sans nous laisser arrêter par les difficultés quelles qu'elles soient. 

L'autre Prière, sur les Offrandes, est encore plus explicite : Que cette liturgie nous fasse passer à la gloire du ciel.

Amen !

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 23:04

Goswin d’Anchin

1082-1166

 

Il naquit vers 1082 à Douai (Nord) dans une famille noble.

Après ses premières études de philosophie, il fut envoyé à Paris, où il eut l’occasion de répondre publiquement (et victorieusement) à Abélard.

Après une brève activité d’enseignement et de retour à Douai, il fut chanoine à Saint-Amé, mais voulut s’orienter vers une vie plus austère. Entre temps, un maître de Paris lui envoya un texte de Priscien, récemment retrouvé, pour le traduire. 

Il entra vers 1115 au monastère bénédictin d’Anchin, avec son frère. Le noviciat ne fut pas facile pour Goswin, qui fut fort éprouvé physiquement et en même temps sans consolation dans la prière, mais la vertu de persévérance fut au rendez-vous. Goswin fit la profession, fut ordonné prêtre en 1118 et nommé professeur.

Bientôt après, l’abbé l’envoya à Soissons pour y amener une nécessaire réforme ; il y réussit si bien qu’au bout de peu temps il laissa là son frère comme prieur, et fut nommé à l’autre monastère de Soissons, Saint-Médard.

Le piquant de cette situation est que l’on confia à Goswin la garde d’Abélard, qui venait d’être condamné.

Goswin avait avec lui les œuvres de s. Grégoire le Grand (v. 3 septembre), qu’il admirait particulièrement. Or, durant une très grave maladie, Goswin eut une apparition du même s. Grégoire, qui lui tendit une potion mystérieuse à boire ; il guérit.

Il fut alors nommé prieur à Reims, et rappelé à Anchin, dans la même fonction, tandis que l’abbé était toujours le même, Alvise.

En 1131, Alvise fut nommé évêque à Cambrai-Arras, et Goswin lui succéda comme abbé. Il le resta plus de trente ans. Sous son abbatiat, les moines développèrent activement leur activité de copistes ; c’est ainsi que furent recopiés et enluminés les textes des Pères. Plusieurs moines devinrent à leur tour abbés en diverses abbayes du nord de la France.

Humble et effacé, Goswin ne parut au dehors, si ce n’est au concile de Reims de 1148 : le pape le chargea alors de réformer l’abbaye de Compiègne. Il y partit presque précipitamment, n’emportant que deux pièces de monnaie : les premiers pauvres qu’il rencontra en bénéficièrent, et Dieu les lui multiplia durant tout le reste du chemin.

Fin septembre 1166, Goswin fut atteint de «fièvre quarte» ou malaria. Il s’éteignit le 9 octobre 1166. 

De l’abbaye d’Anchin, il ne reste rien. Et saint Goswin n’est pas mentionné au Martyrologe.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 23:03

Bernard de Rodez

1040-1110

 

Bernard naquit vers 1040 à Rodez (Aveyron).

Tout jeune il entra au monastère des chanoines réguliers de Saint-Amand-de-Coly (Dordogne). L’observance était médiocre et saint Gausbert (v. 27 mai), ne pouvant arriver à la modifier, alla fonder un nouveau monastère à Montsalvy, emmenant avec lui le jeune Bernard.

En 1079, Bernard succéda à Gausbert, et resta abbé pendant plus de trente ans jusqu’à sa mort ; les chanoines profitèrent du dynamisme du jeune abbé et le monastère connut une période de grande ascension spirituelle et culturelle.

Bernard mourut le 9 octobre 1110.

Si son culte semble avoir été purement local, le Martyrologe mentionne saint Bernard de Rodez au 9 octobre.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 23:00

Luis Bertrán i Eixarch

1526-1581

 

Luis Bertrán i Eixarch naquit le 1er janvier 1526 à Valencia (Espagne), aîné des neuf enfants de Juan Luis Bertrán et Ángela Eixarch, deuxième épouse de ce dernier après son veuvage.

Le papa, pacifique et droit, était un honorable notaire, qui travailla pour l’Inquisition.

L’enfant reçut au Baptême les noms de Juan Luis; mais ne porta habituellement que celui de Luis, par lequel il est connu. On signale qu’il fut baptisé dans la même église que saint Vicente Ferrer (v. 5 avril).

Pour lui faire passer ses caprices de bambin, ses parents l’emmenaient regarder les saintes images de l’église ou les statues dans les niches extérieures. Jeune encore, Luis porta l’habit clérical et assistait les malades à l’hôpital.

A la maison, il remuait un peu les draps de son lit pour faire croire qu’il y avait dormi, mais la domestique voyait bien que les draps restaient propres. Ses nuits se passaient dans la prière.

Les parents mirent quelque opposition à son entrée chez les Dominicains, alléguant sa mauvaise constitution ; Luis y entra à l’insu de ses parents, en 1544. Une vilaine calomnie arriva aussi au couvent pour l’en faire renvoyer, mais la supercherie fut éventée.

Luis fut ordonné prêtre en 1547 et envoyé à Llombay (Valencia). Huit jours après la mort de son père, Luis le vit délivré des peines du purgatoire, grâce aux mortifications qu’il s’était imposées.

Il fut deux fois nommé maître des novices, charge dans laquelle il montra toute sa clairvoyance ; il renvoyait un candidat incertain de sa vocation, prophétisait à d’autres leur prochain départ, l’un pour avoir prétendu avoir été favorisé de révélations, un autre pour être beaucoup trop scrupuleux. Mais il savait aussi les encourager, et souhaitait en faire des Religieux très instruits, gage de leur fidélité à l’Eglise.

Il fut nommé au couvent d’Albaida. Les miracles commencèrent (ou continuèrent) : il éteignit un incendie d’un signe de croix ; il «apprit» que la blanchisseuse du couvent était dans la gêne et glissa deux pièces dans le linge sale…

En 1560 il revint à Valencia, coomme maître des novices. Il y eut à ce moment une razzia de pirates musulmans qui quittaient la côte espagnole ; Luis pria et obtint une tempête qui engloutit les voleurs, corps et biens.

Ayant reçu un «confrère» indien qui lui parla de la situation de l’Amérique latine (mais qui n’était qu’un manipulateur), il s’emballa pour la cause des Indiens et demanda à partir. Arrivé dans la Nouvelle Grenade (auj. Colombie), il prit la défense des Indios et des Noirs, dont il se fit comprendre miraculeusement, quoique ne parlant qu’espagnol.

En 1568, on le nomma prieur à Bogotá. Il s’en prit souvent à la cruauté des officiers espagnols et subit plusieurs fois des tentatives d’assassinat. Finalement, il demanda son retour à la patrie et redevint maître des novices, près de Valencia, puis à Valencia même.

A la Noël, il alla coucher dans une étable ; il multiplia un jour les sept morceaux de pain restants pour nourrir ses trente Religieux, et il en resta ; il développa la dévotion du rosaire.

En 1579, on lui conseilla d’aller boire à une fontaine au sud de Valencia, car il souffrait d’une terrible soif. Il fut vraiment soulagé et, en reconnaissance, bénit la fontaine qui, depuis, devint miraculeuse et s’appelle aujourd’hui Fuente de San Luis (Source de saint Louis).

Il eut l’occasion de correspondre avec sainte Teresa de Ávila, qu’il encouragea. Il se lia d’amitié profonde avec le franciscain Nicolás Factor (v. 23 décembre). L’évêque Juan de Ribera (v. 6 janvier) également l’avait en grande vénération et se fit un devoir de l’assister aux derniers moments.

Les merveilles qu’on vient de raconter ne sont qu’une infime partie de tous les miracles que put accomplir Luis ; à lui comme pour tant d’autres thaumaturges peut s’appliquer cette prophétie du Christ : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes (Jn 14:12).

Il mourut, à Valence, le 9 octobre 1581.

Luis Bertrán i Eixarch a été béatifié en 1608 et canonisé en 1671.

Il a en outre été proclamé Patron de la Nouvelle Grenade : Colombie, Vénézuéla, Equateur et Panama.

Ses reliques se trouvaient encore à Valencia, dans l’église où il avait été baptisé, mais les ennemis de Dieu les brûlèrent en 1936.

Il existe un autre Luis Bertrán, également dominicain, et martyr au Japon (v. 29 juillet).

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 23:00

Ugo Canefri

1148-1233

 

Ugo naquit à Castellazzo Bormida (Piémont, Italie NO), dans la famille des comtes Canefri.

Après avoir participé à la troisième croisade, il entra dans l’Ordre des Chevaliers de Jérusalem (qui devint l’Ordre de Malte).

On dit qu’à un peu plus de vingt ans il fut destiné à l’hôpital de Saint-Jean-de-Pré à Gênes ; mais on dit aussi qu’il en fut le chapelain. Il reste qu’après avoir noblement porté les armes, il enfila non moins noblement la blouse d’infirmier et fut ainsi au service des malades pendant plus d’un demi-siècle.

Un des miracles qui lui sont attribués fut qu’il fit jaillir de la pierre une fontaine d’eau pure pour pouvoir laver les vêtements des malades pauvres. Un jour qu’il recevait un ami à table, sa prière changea en vin l’eau du verre de son ami. Il serait aussi venu en aide à un navire en grand danger lors d’une forte tempête.

Discrètement il se mortifiait et portait un cilice.

Il mourut fort âgé le 8 octobre 1233, si les dates reçues sont exactes, et fut canonisé.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 23:02

Hadrianus Takahashi Mondo

1550-1613

Joanna Takahashi

? - 1613

 

Hadrianus, un samouraï, était un laïc du diocèse de Nagasaki (Japon). Son épouse s’appelait Joanna.

Tous deux nés à Arima (Hyogo), ces deux chrétiens étaient mariés et Hadrianus était catéchiste.

Ils faisaient partie de la Confrérie du Rosaire, et se dévouèrent pour répandre la foi chrétienne, encourager les fidèles, consolider les foyers.

Fidèles au Christ, ils furent condamnés à être brûlés vifs.

Ils furent martyrisés le 7 octobre 1613, Hadrianus avait alors environ soixante-trois ans ; on ne connaît pas l’âge de son épouse.

Ils ont été béatifiés parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 23:00

Notre-Dame du Rosaire

 

Le dimanche 7 octobre 1571, la flotte chrétienne remportait sur les Turcs une grande victoire navale devant Lepanto (Lépante), entre les golfes de Corinthe et de Patras. La bataille avait été gagnée le premier dimanche du mois, jour où les confréries du rosaire faisaient dans Tome leur procession.

Pie V, un dominicain, voulut remercier la Vierge qui avait si magnifiquement répondu aux prières. Il ordonna en 1572 une fête d’actions de grâces qu’on célébrerait chaque année en l’honneur de Notre-Dame de la Victoire.

En 1573, la fête devint la fête du Rosaire.

En 1716, elle devint une solennité pour l’Eglise universelle et, en 1913, fut fixée au 7 octobre.

L’usage des chapelets semble remonter à des temps anciens, quand les religieux ou les fidèles voulaient prier cinquante, cent, cent-cinquante Pater. Ces Pater remplaçaient les psaumes pour ceux qui ne savaient pas lire, ou ne connaissaient pas le latin.

Peu à peu s’est développée la dévotion du psautier Notre-Dame, avec les cent-cinquante Ave. Les chapelets devenaient ainsi une couronne de roses pour la Mère de Dieu, ce qui aboutit au Rosaire.

Il semble que l’usage de la salutation angélique se soit répandu à partir du 12e siècle : alors, elle s’arrêtait à la première partie (jusqu’à fructus ventri tui, Iesus). On y ajoutait une génuflexion, comme fit l’Ange devant Marie. Le roi saint Louis (v. 20 août) priait chaque soir cinquante Ave lentement, avec une génuflexion à chacun.

Renvoyons ici nos amis lecteurs à la Lettre apostolique de s.Jean-Paul II, Rosarium Virginis Mariæ (2002).

Le mois d’octobre est traditionnellement consacré au Rosaire. Si la prière du chapelet nous semble monotone, essayons de dire, sans distraction, au moins un bel Ave Maria

Ou aussi, invoquons notre Mère :

Refuge des pécheurs, prie pour nous !

Secours des Chrétiens, prie pour nous !

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 23:00

Martino Cid

† 1152

 

Martino était de la famille du héros immortalisé en France par Corneille.

Cid vient de l’arabe et signifie (mon) maître.

Il quitta la ville pour vivre dans une grotte, mais des disciples voulurent le suivre dans son nouveau genre de vie.

Lui-même fut ordonné prêtre et il fonda d’abord un oratoire, puis un hospice à Peleas (Zamora).

Ayant appris l’existence des moines cisterciens, il obtint de Clairvaux quatre de ces moines, qui s’appelaient Egée, Gérard, Pierre et Bernard (1137).

Leur monastère fut dédié à Notre-Dame de Belofonte (Bellefontaine). En 1152, il fut rattaché à la famille cistercienne.

C’est cette année-là que mourut Martino.

En 1232, le monastère fut transféré en un endroit plus propice, qui fut appelé Valparaiso (Vallée Paradis).

Au 18e siècle, le culte de Martino fut officiellement autorisé pour tout l’Ordre cistercien.

Bienheureux Martino Cid est commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 18:22

Imre de Hongrie

1000-1031

 

Le prince Imre (Emeric, parfois aussi Heinrich, Henri) naquit en 1000 ou 1007 à Székesfehérvár, du roi István (v. 15 août) et de Gisèle.

Elevé dans la foi chrétienne, il vécut dans une grande pureté. Son père lui aurait dédicacé un Testament spirituel, dont on discute de l’authenticité, mais qui est repris au Bréviaire.

On parle de sa profonde amitié pour les moines de Pannonhalma, particulièrement pour le moine Maur, futur évêque de Pécs.

Il aurait été fiancé, vers 1023, avec une princesse mal identifiée (parente de l’empereur de Constantinople, ou polonaise ou croate), pour laquelle aurait été fondée l’abbaye de Veszprémvölgy.

Lorsque l’empereur d’Allemagne Konrad II prétendit envahir la Hongrie (et fut défait), Imre y commandait les mercenaires étrangers.

Il serait mort d’un accident de chasse, tué par un sanglier, à Veszprém, le 2 septembre 1031. Son père devait mourir sept ans plus tard.

Ils furent tous deux canonisés en 1083.

On ne sait pas pourquoi le Martyrologe Romain a introduit saint Imre au 4 novembre, alors que le dies natalis est au 2 septembre.

Avec un facile jeu de mots, les Hongrois émigrés se disent Emericani, plutôt que Americani.

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 23:00

Santo de Cori

† 1392

 

Ce bienheureux Saint (!) est commémoré le 5 octobre au Martyrologe, et serait mort en 1392.

Il est défini comme prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui prêcha la Parole de Dieu aux foules.

Il était de Cori (Latium, Italie CO).

Il faut reconnaître que cette notice est bien pauvre ; ce qu’on pourra trouver de plus sera le bienvenu.

 

 

 

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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