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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 00:00

Josefa Gironés Arteta

1907-1936

 

Elle vit le jour le 17 mars 1907 à Garisoain (Navarre, Espagne).

Avant d’être Religieuse, elle fit les études d’infirmière à Pamplona.

Elle entra chez les Filles de la Charité en 1931. Son unique poste d’infirmière fut à Carabanchel Alto (Madrid), à la maternité.

Le 19 juillet 1936, alors que toutes les églises étaient la proie des flammes, elle fit sa première profession, et confia à une de ses compagnes : Maintenant, je peux être martyre !

Des miliciens vinrent l’arrêter, avec l’autre Sœur (Lorenza Días Bolaños) ; parmi eux se trouvaient des employés de l’hôpital. On les emmena à la tchéka pour les interroger et les torturer. 

Les deux Sœurs furent finalement abattues au Parc des Vistillas de Madrid, le 17 novembre 1936.

Elles furent béatifiées en 2013.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 00:00

 Thomas Hioji Nishi Rokuzaemon

1590-1634

 

Thomas était né à Hirado (Nagasaki, Japon) en 1590, de parents chrétiens qui moururent eux-mêmes pour leur foi.

Après des études chez les Jésuites à Nagasaki, il les poursuivit au collège de Manille (Philippines), ne pouvant rester au Japon à cause de la persécution.

Entré dans l’Ordre dominicain, il prit le nom de Thomas de Saint-Hyacinthe, et fut ordonné prêtre.

Il œuvra d’abord à Formose, puis retourna dans son pays en 1629.

Il mourut durant la persécution, le même jour que Giacinto Ansalone (voir la notice), le 17 novembre 1634.

 

Il fut béatifié en 1981 et canonisé en 1987. 

Thomas Hioji Nishi Rokuzaemon

1590-1634

 

Thomas était né à Hirado (Nagasaki, Japon) en 1590, de parents chrétiens qui moururent eux-mêmes pour leur foi.

Après des études chez les Jésuites à Nagasaki, il les poursuivit au collège de Manille (Philippines), ne pouvant rester au Japon à cause de la persécution.

Entré dans l’Ordre dominicain, il prit le nom de Thomas de Saint-Hyacinthe, et fut ordonné prêtre.

Il œuvra d’abord à Formose, puis retourna dans son pays en 1629.

Il mourut durant la persécution, le même jour que Giacinto Ansalone (voir la notice), le 17 novembre 1634.

Il fut béatifié en 1981 et canonisé en 1987.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 00:00

Juan del Castillo Rodríguez

1595-1628

 

Il ne faut pas confondre ce Juan del Castillo avec deux autres espagnols de la même époque, un peintre et un ecclésiastique hérétique.

Juan (Jean) était né à Belmonte (Espagne) le jour de la fête de la Croix, 14 septembre 1595 (ou 1596), premier fils de Alonso et de María Rodríguez. Etant l’aîné, il reçut au baptême, huit jours après, le nom du grand-père. Il eut neuf frères et sœurs, trois de ces dernières devinrent Religieuses cloîtrées. Le papa, Alonso, était l’officier de justice de la ville.

Juan étudia dans le collège des Jésuites, et demanda ensuite à être admis comme novice. 

Il entra donc très jeune encore chez les Jésuites de Madrid, en 1614, et fut chargé de la cuisine, du fournil et du jardin. Puis il passa à Huete pour les études de philosophie.

En 1616, enthousiasmé par les récits et l’invitation du Procureur jésuite du Chili, il se proposa pour partir. Il devait aller au Pérou, mais il obtint une destination encore plus difficile : le Chili et le Paraguay. 

Il voyagea avec Alonso Rodríguez Obnel (v. 15 novembre). Ils achevèrent les études de philosophie à Córdoba (d’Argentine). Juan n’était pas très porté pour ces charabias philosophiques, et s’intéressait bien plus aux pauvres qu’il rencontrait dans les rues.

En 1619, on l’envoya à Concepción (Chili), où les Supérieurs le jugeaient tout juste bon à «enseigner la grammaire». Nouveau voyage, long et périlleux, à travers les Andes. 

En 1626, enfin, il fut envoyé rejoindre le père Roque González de Santa Cruz (v. 15 novembre). Cette fois-ci, le jugement du Supérieur est parfait : Juan a une grande ferveur, c’est un parfait Religieux ; son zèle apparaît dans son effort intense pour apprendre la langue guarani. Sa douceur conquiert tous les cœurs ; il est bon, pieux, désintéressé, pur. Il a un grand amour de Dieu et des hommes..

Il travailla dans la réduction de San Nicolás, qui se trouve maintenant en territoire brésilien.

En 1628, il passa à la réduction de Asunción de Yhuí.

C’est là qu’il reçut la palme du martyre, assassiné par des indigènes qui agissaient sur mandat d’un sorcier jaloux du succès des Religieux. 

Il était trois heures de l’après-midi. Un témoin raconta plus tard les faits, confirmés par d’autres témoins :

Il était en train d’écrire. On l’attaqua par derrière, on lui tordit les bras et on le poussa vers le bois. On lui retira presque tous ses vêtements et on le jeta par terre. On lui attacha deux cordes aux poignets et on le traîna dans le bois. Un bras se détacha. On le frappa violemment sur le ventre avec des pierres, on le tira jusqu’à un bourbier. Ce n’était plus qu’une loque ensanglantée. On lui écrasa la tête avec une grosse pierre, on brisa les os et on le laissa là, en pâture aux tigres.

Au moment où Juan fut arrêté, il dit aux hommes : Mes enfants, que se passe-t-il ? Il appela ses amis. Puis, on l’entendit dire des choses en espagnol. Ensuite, les assassins se saisirent des objets du Père.

Ce martyre eut lieu le 17 novembre 1628, deux jours après celui des pères Roque et Alonso.

Le lendemain (le témoin n’était plus présent), on brûla ce qui restait du corps.

Le père Juan fut béatifié en 1934, et canonisé en 1988.

 
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 00:00

Elisabeth de Hongrie

1207-1231

 

Elisabeth, née le 7 juuillet 1207 à Sárospatak (Hongrie) était la fille du roi Andreas II et de Gertrud d’Andechs ; la famille d’Andechs était une des plus nobles familles de l’époque.

Gertrud fut cependant assassinée en 1213, par des magnats hongrois qui profitèrent de l’absence d’Andreas et voulaient éliminer la descendance d’Andreas, mais leur complot échoua.

Elisabeth fut promise très tôt à Ludwig de Thuringe, qu’elle épousa en 1221, à quatorze ans. Ludwig n’avait que dix-sept ans quand il succéda à son père. Les deux époux vécurent leur mariage dans une profonde union.

Elisabeth accompagnait son mari partout ; elle mangeait avec lui (ce n’était pas la coutume alors), voyageait avec lui et, si elle le pouvait, portait des vêtements tout simples (ou même de deuil) ; elle s’occupait activement des nécessiteux et des malades.

On a souvent rapporté deux traits miraculeux de la vie d’Elisabeth, que certains mettent aujourd’hui en doute : 

- alors qu’elle portait dans son manteau de la nourriture pour des pauvres, Ludwig lui aurait intimé l’ordre de montrer ce qu’elle cachait là, et, quand elle ouvrit son habit, il en tombèrent des roses.

- elle avait mis dans le propre lit conjugal un malheureux pour le soigner ; accusée auprès de son mari par des membres de la cour, celui-ci, fâché, vint arracher les draps du lit pour découvrir le «coupable», et aperçut alors le Christ couvert de blessures.

Ces deux faits pourraient suggérer que Ludwig aurait été parfois violent et en désaccord avec sa sainte épouse, mais ils furent au contraire très fidèles et unis. Ils eurent trois enfants : Hermann succéda à Ludwig, Sophie fut à l’origine de la maison de Hesse, Gertrud devint abbesse à Altenberg (voir au 13 août).

Ludwig partit en croisade en 1227, mais mourut en chemin à Otranto (Italie). Son jeune frère lui succéda et, littéralement, expulsa de la cour la jeune veuve Elisabeth et ses trois enfants.

Dès lors, Elisabeth vécut dans une pauvreté extrême. Même les gens qu’elle avait aidés auparavant, lui tournèrent le dos. Elle dut placer ses enfants et vivre dans la solitude et la prière, mendiant son pain.

Avec l’argent qu’on finit par lui octroyer, Elisabeth fonda un hôpital à Marburg, où elle allait personnellement assister les malades. L’amour qu’elle montra à soigner les malades les plus repoussants, la fit bientôt surnommer la mère des malades et des pauvres.

C’est à Marburg aussi qu’elle rencontra son directeur spirituel, Conrad, qui l’assista de son mieux jusqu’à la mort, quoique parfois avec des façons quelque peu «sévères». 

Elle s’inscrivit dans le Tiers-Ordre franciscain. 

On chercha à lui proposer un nouveau mariage, qu’elle refusa catégoriquement en menaçant de se couper le nez pour devenir repoussante.

Elisabeth mourut à Marburg dans une indigence complète, et joyeusement acceptée, le 17 novembre 1231, assistée par Conrad et deux ou trois amies fidèles de la cour.

Un premier document pour sa canonisation fut égaré ; sur l’insistance de Conrad, le pape établit une enquête complète ; la proclamation advint en 1235.

Beaucoup de congrégations se réfèrent à sainte Elisabeth de Hongrie comme leur fondatrice ; le monde protestant a aussi exprimé sa reconnaissance et sa vénération envers cette Sainte.

Depuis l’époque du protestantisme (1539), il n’y a plus de reliques de sainte Elisabeth à Marburg.

Sainte Elisabeth de Hongrie est fêtée liturgiquement le 17 novembre.

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:00

 

16 NOVEMBRE

 

III.

SS Augustin et Félicité, martyrs à Capoue.

IV.

SS Leocadius et Lusor, père et fils néophytes, fondateurs de la première Eglise à Bourges. 

V.

Ste Balsamie, romaine avertie par inspiration divine de venir à Reims pour allaiter Clovis ; une tradition la nomme Norrice (Nourrice).

S Eucher, évêque à Lyon ; lui et sa femme, retirés à Lérins, vivaient comme frère et sœur, ayant confié leurs deux garçons aux moines ; ses petits écrits furent très lus. 

VI.

S Afan, évêque au Pays de Galles et martyr.

S Gobrien, évêque à Vannes.

VIII.

S Othmar, abbé à Saint-Gall, qu'il transforma en abbaye bénédictine ; il savait donner ses vêtements aux pauvres, jusqu'à rentrer nu au monastère.

S Emilion, moine au lieu qui porte son nom, et où se trouve un excellent cru.

IX.

S Namphasius, ermite mal connu près de Cahors, invoqué contre les épilepsies.

XI.

S Alfric, bénédictin à Abingdon, évêque à Ramesbury et Wilton, puis à Canterbury.

Ste Margaret, hongroise, reine d'Ecosse, mère de six enfants, dont s. David et ste Mathilde (ou Edith) ; son époux et son aîné moururent à la guerre, trois jours avant elle.

XII.

B Simeone, abbé bénédictin à La Cava ; il fit agrandir le port de Lu Traversu (Salerne), qui sert encore.

XIII.

S Edmund Rich, évêque à Cantorbury ; étudiant à Paris, il enleva toute envie perverse à une jeune fille qui l'assaillait, en lui passant une bonne correction de verges ; prêtre, il fit des miracles ; évêque, il eut tellement d'opposition de la part des moines, qu'il vint à Pontigny puis Soisy où il mourut.

Ste Agnese d'Assise, sœur de ste Claire, abbesse de bénédictines qui suivaient la règle franciscaine ; elle mourut trois mois après Claire.

XVI.

S Edward Osbaldeston, prêtre anglais, pendu à York ; béatifié en 1987.

Othmar de Saint-Gall

689-759

 

Othmar, ou Audomar, naquit vers 689 en Thurgovie.

En latin et en français on l’a gratifié d’un h, vraiment inutile.

Il grandit à la cour du comte de Coire, fut ordonné prêtre et reçut l’administration d’une paroisse Saint-Florin.

Vers 720, le seigneur de l’endroit l’appela pour venir s’occuper des ermites qui demeuraient près du tombeau de saint Gall (v. 16 octobre).

Othmar mit à profit ses connaissances et obtint de Charles Martel (ou de Pépin le Bref) d’amples donations pour le petit ermitage. Il imposa alors aux ermites la Règle de s.Benoît (v. 21 mars).

Il devenait ainsi l’abbé d’une abbaye encore inexistante.

Les débuts furent encore difficiles, car les ermites vivaient dans une extrême pauvreté. Ils devaient mendier quelque feuille de parchemin pour recopier des ouvrages.

Othmar vécut aussi dans la pauvreté. Il n’hésitait pas à distribuer le peu qu’il avait ; il lui arriva de rentrer nu au monastère, s’étant totalement dépouillé pour réchauffer des pauvres.

Mais quand il s’agissait du monastère, il implorait justice. Il alla trouver Pépin pour dénoncer les vols perpétrés par des comtes voisins au détriment des ermites. Pépin donna ordre aux voleurs de restituer leurs larcins, mais ils s’en prirent directement à Othmar, l’arrêtèrent et le mirent en prison dans une île du Rhin.  Un évêque voisin l’accusa même d’adultère. Victime de gardiens méchants et du régime pénible auquel on le soumit, Othmar mourut le 16 novembre 789.

C’est à partir d’Othmar que l’abbaye acquit le prestige qui l’a rendue si célèbre dans le monde entier.

Othmar fut canonisé en 864.

Saint Othmar de Saint-Gall est commémoré le 16 novembre dans le Martyrologe Romain.

Margaret d’Ecosse

1045-1093

 

Margaret (Marguerite) était une petite-nièce de saint Etienne de Hongrie.

Elle naquit en 1045 ou 1046 : son grand-père, Edmund avait été assasiné en 1016 et le roi de Danemark, Canut, était monté sur le trône d’Angleterre, tandis que les fils d’Edmund avaient été envoyés en Suède puis en Hongrie, où l’un d’eux, Edward, épousa Agatha, sœur de la reine, la mère de notre Margaret, ainsi que de son frère Edgar et de sa sœur Cristina.

Après la mort de Canut, Edward était revenu en Angleterre en 1054, quand Margaret pouvait avoir neuf ans, mais la famille dut bientôt s’exiler de nouveau en Ecosse, après la mort de leur père ; c’est ainsi que Margaret fut demandée en mariage par le roi d’Ecosse, Malcolm III, qui était veuf. De ce mariage naquirent huit enfants : Edward, Edmund, Ethelred (futur abbé), Edgar, Alexander, Edith (qui s’appela aussi Matilda), Mary, et David. Edmund, Edgar, Alexander et David furent rois d’Ecosse, David fut même «canonisé» par le peuple.

Margaret eut une très bonne influence sur son mari qui, chrétien, était encore assez brutal.  En outre, elle l’instruisait par la lecture car il ne savait pas lire, quoique parlant plusieurs langues. On peut dire qu’elle christianisa la société de son époque, par son action personnelle mais aussi par l’appui qu’elle donnait à l’Eglise romaine.

Elle fit réunir plusieurs conciles pour ramener les Ecossais à la communion pascale et au repos dominical ; elle fit supprimer les usages païens et les mariages entre proches parents.

Elle et son mari firent construire une église en l’honneur de la sainte Trinité, qu’ils dotèrent de riches vases sacrés et ornements. Margaret tint aussi à embellir le palais royal, tout en restant personnellement très humble et exigeant qu’on lui indiquât ses défauts pour s’en corriger mieux.

Elle trouvait le temps de prier beaucoup, d’assister à plusieurs messes, de réciter plusieurs offices et d’assister des pauvres et des orphelins. Le matin, elle lavait les pieds de six pauvres et servait neuf orphelins ; à midi, avec le roi, elle servait trois cents pauvres ; elle en recevait vingt-quatre à sa propre table.

Elle racheta des prisonniers anglais retenus en Ecosse et fit construire des hospices pour les voyageurs.

Margaret connut sa mort à l’avance. Son mari était parti en expédition contre Guillaume le Roux, mais mourut dans le combat, ainsi que son fils. Quand elle l’apprit, Margaret remercia Dieu de cette épreuve qui l’aidait à expier ses péchés.

Elle mourut très pieusement le 16 novembre 1093, trois jours après la mort de son mari et de son fils.

Sainte Margaret d’Ecosse fut canonisée en 1250. Son dies natalis est au 16 novembre dans le Martyrologe Romain.

Elle fut nommée patronne de l’Ecosse en 1673. Au moment de la réforme anglicane, ses restes furent portés secrètement en Espagne, avec ceux de son époux Malcolm ; plus tard ces reliques furent restituées à l’Ecosse, mais auraient disparu au 18e siècle.

 

 

Simeone de La Cava

? -1140

 

Simeone, dont on ne parle pas des antécédents ni de la jeunesse, pouvait être né vers 1080 ; il entra chez les Bénédictins.

En 1109 il fut prieur à Salerno, et en 1119 dans le proche Cilento.

En 1124, il fut élu cinquième abbé du grand monastère de La Cava (Salerne, Italie SO), mais il était le premier à être élu par les moines, les précédents ayant été désignés par leur prédécesseur.

Pendant ces seize années, l’abbaye connut un gigantesque essor, sous l’impulsion du nouvel abbé.

Son navire rejoignait l’Afrique. Simeone fit encore mieux : il acheta le petit port Lu Traversu, au pied du mont de Castellabbate, l’élargit et en fit l’un des meilleurs du golfe de Salerne, utile encore de nos jours.

En 1124, des moines de La Cava furent envoyés en Sicile, pour prêcher la foi dans les régions reprises aux Sarrasins.

En 1131, l’abbaye reçut une église et des terres au-dessus de Messine, avec autorité sur tous les habitants, chrétiens ou sarrasins.

Le dernier descendant des princes de Salerne donna tous ses biens à La Cava et se fit moine.

C’est encore Simeone qui reçut chez lui le malheureux abbé Pons, contesté à Cluny et qui mourut à La Cava.

Simeone mourut le 16 novembre 1140 et son culte fut confirmé en 1928.

 

 

Edmund Rich

1170-1240

 

Edmund naquit en ou vers 1170, à Abingdon (Oxford, Angleterre S) de parents chrétiens et modestes. Le papa se retira assez tôt à l’abbaye d’Eynsham, où il mourut, peut-être à cause d’une maladie grave ; il aurait ainsi voulu terminer ses jours auprès des bons moines. La maman, Mabel, une forte femme, éleva sans faiblesse les quatre enfants : Edmund, Robert, Margaret et Alice : elle n’hésitait pas à glisser dans les effets de ses enfants un cilice : à bon entendeur…

Les deux garçons étudièrent à Oxford, puis à Paris. Tandis que beaucoup d’étudiants de la Sorbonne savaient aussi se laisser aller, Edmund aimait prier, on le voyait souvent à l’église Saint-Merry.

Il fut tenté : la fille de son hôtesse lui fit de claires avances. Edmund décida de bien lui faire comprendre son point de vue : il invita mademoiselle dans sa chambre, la pria de retirer sa robe et il lui envoya une sévère administration de fouet, dont la jeune fille se souvint toute sa vie, et avec reconnaissance, témoigna-t-elle plus tard.

Sa mère étant à l’article de la mort, Edmund rentra précipitamment et s’occupa de ses deux sœurs, qui entrèrent au monastère de Catesby.

Il retourna achever ses études à Paris, fut maître ès arts, puis revint à Oxford où il enseigna. Il fut le prqemier à commenter Aristote. Ses élèves l’aimaient, et il les aidait volontiers, parfois jusqu’à vendre ses livres, les soignant s’ils étaient malades. On dit qu’il laissait sur la fenêtre l’argent qu’on lui donnait.

Il vit sa mère en songe : elle l’exhortait à se préparer au sacerdoce. Il suivit le conseil, étudia la théologie (à Paris ou à Oxford) et se retrouva en 1222 trésorier de l’évêché de Salisbury ; curieuse promotion, si l’on remarque qu’il ignorait les livres de comptes et que, parfois sans le sou, il allait se réfugier à l’abbaye de Merton ; mais on pourra objecter que, dans son désintéressement légendaire, il remettait toute son administration à la Providence sans s’occuper du lendemain, et qu’il préférait se retirer souvent dans le silence claustral pour prier.

On ne sait quand il fut ordonné prêtre. Mais il prêchait avec un grand succès, et en plein air. Les prodiges se multiplièrent : il arrêta la pluie menaçante pour terminer de parler à ses auditeurs. 

Il guérit des malades ; quand il s’endormait sur son livre le soir, la Sainte Vierge le réveillait à temps pour éviter l’incendie…

Un jour qu’il travaillait à son domicile de Calne, son serviteur vint tout essoufflé lui annoncer que le chapitre de Canterbury l’appelait au siège épiscopal. Edmund fut sans réaction, renvoya l’homme à son travail et se remit au sien. Les chanoines durent insister trois jours durant pour le faire fléchir. Il fut sacré évêque le 2 avril 1234, quinze jours avant Pâques.

En réalité, les chanoines avaient cédé à l’injonction papale, car ils auraient préféré un autre candidat. Edmund se trouva en fait tiraillé entre certains chanoines, le roi et le pape. Le roi prétendit annuler certaines chartes concédées antérieurement, les chanoines manœuvrèrent par derrière et embrouillèrent la situation, et le pape prit des décisions sur la base de déclarations mensongères, de sorte qu’Edmund n’avait plus de recours ni plus aucune autorité dans son diocèse.

Il démissionna et vint se réfugier en France, à l’abbaye de Pontigny (Yonne). Les Cisterciens l’accueillèrent avec empressement et l’admirent dans la communauté. C’est là qu’Edmund acheva son ouvrage du Speculum Ecclesiæ (Miroir de l’Eglise). Il avait l’occasion de prêcher dans les environs, sans oublier de faire des miracles.

L’épreuve durait depuis six ans, l’évêque était à bout de forces. Il tomba malade. Il pensa trouver un air meilleur au prieuré de Soisy (Seine-et-Marne) et y mourut pieusement, le 16 novembre 1240 (ou 1242). 

Son corps fut ramené à Pontigny et des miracles se produisirent, au grand dépit des adversaires d’Edmund. 

Après enquête minutieuse, il fut canonisé en 1246, lors du concile de Lyon.

 

 

Agnese d’Assise

1197-1253

 

Elle était la jeune sœur de Chiara (v. 11 août), troisième des quatre filles de Favarone di Offreduccio et de Ortolana, dont le cousin (Rufino) fut un des premiers Compagnons de Francesco d’Assise.

Agnese passa son enfance au palais de son père à Assise et à celui qu’il possédait aussi au Monte Subasio. 

Quinze jours après que Chiara eut rejoint Francesco d’Assise, en 1211 ou 1212, Agnese la rejoignit chez les Bénédictines proche de la Portioncule. Mais si Chiara pouvait vanter ses dix-huit ans, Agnese n’en avait que quinze, et la famille voulut la ramener de force à la maison. Il y eut de la bagarre, comme on l’imagine. Les pauvres Bénédictines étaient affolées : des hommes au monastère ! Et armés ! L’un d’eux, au moment de blesser Agnese avec son épée, aurait été saisi de paralysie. On tira par les cheveux la jeune fille, on la frappa. Chiara intervint pour tenter de calmer la situation ; on a ajouté à cela qu’Agnese devint si lourde que les garçons ne pouvaient plus la soulever. Ils durent se retirer.

Ce fut donc Agnese qui l’emporta : d’ailleurs, l’exemple des deux sœurs conquit même leur mère, leur jeune sœur et toute une troupe d’autres jeunes filles.

Francesco les établit alors à San Damiano, près d’Assise.

En 1219, Agnese était jugée suffisamment mûre et préparée pour être abbesse des Bénédictines de Monticelli (Florence), qui voulaient embrasser l’esprit franciscain. De là, Agnese fonda encore d’autres maisons, jusque dans le nord de l’Italie : Mantoue, Venise, Padoue.

Agnese n’hésita pas à mortifier sa jeunesse, portant un cilice en crins de chevaux et jeûnant au pain et à l’eau.

Appelée au chevet de Chiara, elle l’assista dans sa dernière maladie et elle mourut peu après à San Damiano, le 27 août selon certains, le 16 novembre 1253 selon d’autres, dont le Martyrologe Romain. Leur mère et leur autre sœur (Beatrice) étaient déjà mortes à ce moment-là.

Le culte d’Agnese fut approuvé en 1752.

 

 

Edward Osbaldeston

1560-1594

 

Fils de Thomas et neveu d’Edward Osbaldeston, cet Edward naquit à Osbaldeston Hall (Blackburn, Lancashire, Angleterre) vers 1560.

Il vint recevoir la formation sacerdotale au Collège anglais de Douai, puis à Reims, où il reçut le diaconat en 1583 et la prêtrise en 1585. Ordonné un 21 septembre, il célébra sa première messe le 30 septembre, fête de saint Jérôme, envers lequel il conservait une grande dévotion.

Après quatre années d’intense préparation dans la prière, Edward fut envoyé en mission en Angleterre, en 1589. 

Il choisit fort heureusement et prudemment de travailler dans le Yorkshire, où il n’était pas connu. Son apostolat dura cinq années, durant lesquelles il se déplaçait à cheval

Qui le «livra» fut un prêtre apostat, qui le fit découvrir en pleine nuit à l’auberge de Tollerton (Yorkshire), justement en la fête de saint Jérôme, 30 septembre 1594.

Dès le lendemain, 1er octobre, Edward fut emmené à York, où on lui confisqua son cheval et ses affaires pour célébrer la Messe. Il fut bien vite jugé et accusé de haute trahison pour le «crime» d’être un prêtre romain.

Dans une lettre qu’il eut le temps d’écrire à ses camarades et confrères prisonniers, il montre sa grande humilité et sa confiance sereine en Dieu à l’annonce de sa prochaine mort. Il prie Dieu de lui donner la grâce d’être aussi courageux que les autres prêtres martyrs.

Il fut, selon la «règle» anglaise, «pendu, éviscéré et écartelé» à York, le 16 novembre 1594 (et non 1592, encore moins 1584).

Edward Osbaldeston fut un des quatre-vingt cinq Martyrs anglais et gallois béatifiés en 1987.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:00

Margaret d’Ecosse

1045-1093

 

Margaret (Marguerite) était une petite-nièce de saint Etienne de Hongrie.

Elle naquit en 1045 ou 1046 : son grand-père, Edmund avait été assasiné en 1016 et le roi de Danemark, Canut, était monté sur le trône d’Angleterre, tandis que les fils d’Edmund avaient été envoyés en Suède puis en Hongrie, où l’un d’eux, Edward, épousa Agatha, sœur de la reine, la mère de notre Margaret, ainsi que de son frère Edgar et de sa sœur Cristina.

Après la mort de Canut, Edward était revenu en Angleterre en 1054, quand Margaret pouvait avoir neuf ans, mais la famille dut bientôt s’exiler de nouveau en Ecosse, après la mort de leur père ; c’est ainsi que Margaret fut demandée en mariage par le roi d’Ecosse, Malcolm III, qui était veuf. De ce mariage naquirent huit enfants : Edward, Edmund, Ethelred (futur abbé), Edgar, Alexander, Edith (qui s’appela aussi Matilda), Mary, et David. Edmund, Edgar, Alexander et David furent rois d’Ecosse, David fut même «canonisé» par le peuple.

Margaret eut une très bonne influence sur son mari qui, chrétien, était encore assez brutal.  En outre, elle l’instruisait par la lecture car il ne savait pas lire, quoique parlant plusieurs langues. On peut dire qu’elle christianisa la société de son époque, par son action personnelle mais aussi par l’appui qu’elle donnait à l’Eglise romaine.

Elle fit réunir plusieurs conciles pour ramener les Ecossais à la communion pascale et au repos dominical ; elle fit supprimer les usages païens et les mariages entre proches parents.

Elle et son mari firent construire une église en l’honneur de la sainte Trinité, qu’ils dotèrent de riches vases sacrés et ornements. Margaret tint aussi à embellir le palais royal, tout en restant personnellement très humble et exigeant qu’on lui indiquât ses défauts pour s’en corriger mieux.

Elle trouvait le temps de prier beaucoup, d’assister à plusieurs messes, de réciter plusieurs offices et d’assister des pauvres et des orphelins. Le matin, elle lavait les pieds de six pauvres et servait neuf orphelins ; à midi, avec le roi, elle servait trois cents pauvres ; elle en recevait vingt-quatre à sa propre table.

Elle racheta des prisonniers anglais retenus en Ecosse et fit construire des hospices pour les voyageurs.

Margaret connut sa mort à l’avance. Son mari était parti en expédition contre Guillaume le Roux, mais mourut dans le combat, ainsi que son fils. Le 13 novembre 1093, elle en eut le pressentiment et la maladie dont elle souffrait déjà, augmenta et elle s’alita. Arriva son fils Edouard, qui lui annonça symboliquement : Malcolm se porte bien ! Margaret répondit : Il se porte si bien que je vais vite le rejoindre là-haut. Alors elle pria : Dieu tout-puissant, merci de m’avoir envoyé si grand peine, à la fin de ma vie. Puisse-t-elle, avec votre miséricorde, me purifier de mes péchés !

Elle mourut très pieusement le 16 novembre 1093, trois jours après la mort de son mari et de son fils. Son visage devint alors si doucement coloré de rose et de blanc, qu’on n’eût pas dit qu’elle était décédée, mais qu’elle dormait. Elle dormait véritablement.

Sainte Margaret d’Ecosse fut canonisée en 1250. Son dies natalis est au 16 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

Elle fut nommée patronne de l’Ecosse en 1673. Au moment de la réforme anglicane, ses restes furent portés secrètement en Espagne, avec ceux de son époux Malcolm ; plus tard ces reliques furent restituées à l’Ecosse, mais auraient disparu au 18e siècle.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:00

Edward Osbaldeston

1560-1594

 

Fils de Thomas et neveu d’Edward Osbaldeston, cet Edward naquit à Osbaldeston Hall (Blackburn, Lancashire, Angleterre) vers 1560.

Il vint recevoir la formation sacerdotale au Collège anglais de Douai, puis à Reims, où il reçut le diaconat en 1583 et la prêtrise en 1585. Ordonné un 21 septembre, il célébra sa première messe le 30 septembre, fête de saint Jérôme, envers lequel il conservait une grande dévotion.

Après quatre années d’intense préparation dans la prière, Edward fut envoyé en mission en Angleterre, en 1589. 

Il choisit fort heureusement et prudemment de travailler dans le Yorkshire, où il n’était pas connu. Son apostolat dura cinq années, durant lesquelles il se déplaçait à cheval

Qui le «livra» fut un prêtre apostat, qui le fit découvrir en pleine nuit à l’auberge de Tollerton (Yorkshire), justement en la fête de saint Jérôme, 30 septembre 1594.

Dès le lendemain, 1er octobre, Edward fut emmené à York, où on lui confisqua son cheval et ses affaires pour célébrer la Messe. Il fut bien vite jugé et accusé de haute trahison pour le «crime» d’être un prêtre romain.

Dans une lettre qu’il eut le temps d’écrire à ses camarades et confrères prisonniers, il montre sa grande humilité et sa confiance sereine en Dieu à l’annonce de sa prochaine mort. Il prie Dieu de lui donner la grâce d’être aussi courageux que les autres prêtres martyrs.

Il fut, selon la «règle» anglaise, «pendu, éviscéré et écartelé» à York, le 16 novembre 1594 (et non 1592, encore moins 1584).

Edward Osbaldeston fut un des quatre-vingt cinq Martyrs anglais et gallois béatifiés en 1987.

 
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 20:10

33e dimanche per annum

 

Nous arrivons à la conclusion de l’année liturgique, où les textes nous font méditer sur le retour du Seigneur. 

*       *       *

L’éloge de la femme vaillante du Livre des Proverbes peut nous poser problème, si nous le rapprochons du Sermon sur la Montagne, dans lequel le Christ nous recommande : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez (Mt 5:25).

S’il est bon de s’abandonner à la Providence comme l’ont fait les ermites et tant de saints moines, la Providence ne nous a pas interdit d’être prudents (c’est-à-dire prévoyants), lorsque nous avons la responsabilité de nourrir une famille, d’entretenir une école ou une cantine.  

Tout l’extrait que nous lisons ici peut très bien se comprendre au sens littéral de l’épouse fidèle et travailleuse, sur laquelle s’appuie son mari qui, lui, travaille à des occupations plus lourdes pour apporter le salaire nécessaire à entretenir toute la famille. On imagine volontiers que ce fut le cas de Joseph et Marie à Nazareth.

Saurons-nous comprendre le verset de la fin : Décevante est la grâce, et vaine la beauté ? N’est-il pas habituel et nécessaire pour une femme de s’arranger avec soin ? Oui, il le faut, tout en pensant toujours que cette beauté humaine finira, tandis que la vraie beauté d’une personne réside dans ses qualités, dans les bonnes intentions qu’elle nourrit dans son cœur.

Mais transposons maintenant cet extrait à un niveau plus mystique. Quelle est cette Epouse merveilleuse, ce Mari qui a totalement confiance en elle ? L’Epouse qui travaille inlassablement au bien de la maisonnée, c’est l’Eglise, l’Epouse mystique du Christ. La mission de l’Eglise est en effet de pourvoir au bien de chaque âme, de lui fournir la nourriture solide de l’Eucharistie, le vêtement chaud des vertus, à l’exemple de tous les Saints qui nous en ont donné l’exemple.

Nous sommes tous appelés à devenir des Saints, chacun à notre mesure, chacun selon la réponse que nous donnons à l’appel de Dieu et à la façon dont nous recevons la grâce divine.

 

*       *       *

Cet Epoux et cette Epouse se retrouvent aussi dans le psaume 127. Jésus a chanté ce psaume, et Il pensait à l’Eglise qu’Il était en train de fonder, et à Sa Mère aussi, à Marie, notre Mère à tous.

S’il n’est pas déplacé d’imaginer la table familiale, avec les fils autour de la table, il est encore moins déplacé d’imaginer ici la Table Eucharistique.

Ce psaume 127 est l’un des quinze Cantiques des montées, qui étaient la prière des pèlerins en route vers Jérusalem. Le but de leur route était la Maison du Seigneur, où toute la famille des Croyants allait se retrouver réunie.

Depuis Jésus-Christ, le Temple véritable est l’Eglise, qui accueille tous les fils de Dieu, les fils de tes fils, c’est-à-dire toutes les générations. La comparaison de ces fils qui sont comme des plants d’olivier convient aussi à la pérennité de l’Eglise, quand on sait combien les oliviers vivent longtemps.

 

*       *       *

La nécessité de transposer ces versets à un niveau spirituel, mystique, eschatologique est soulignée aussi par les avertissements de l’apôtre Paul aux Thessaloniciens.

Nous ne devons pas nous fier à nos points de repère terrestres : ils sont fallacieux. Le vrai but de notre vie est de la quitter pour passer à la Vraie Vie, qui ne finira pas. 

Cette catastrophe imminente ne sera pas forcément un cataclysme ravageur ou un déluge de quarante jours : elle pourrait bien n’être que le jour de notre mort, que nous ne pouvons jamais prévoir, et qui nous attend au détour de chaque moment de notre existence : une maladie, un accident… c’est si vite arrivé !

C’est en nous imprégnant profondément de cette certitude, que nous sortirons de nos ténèbres, et que nous ne serons pas surpris, comme les vierges sages dont nous entendions la parabole dimanche dernier.

 

*       *       *

L’huile des vierges sages, au contraire, ce sont tous les mérites que les fidèles auront su accumuler en prévision de la Vie éternelle.

La parabole des talents nous est assez familière. Cette parabole aussi n’est pas un traité historique et social : il faut essayer de comprendre le symbole des termes utilisés par le Seigneur.

Le Maître, évidemment, est Dieu le Père, notre Créateur, qui confie à chacun de nous certains talents, pas les mêmes et pas en quantité identique pour chacun, de la même façon qu’on ne met pas autant d’eau dans des vases de capacité différente, ni qu’on donne autant d’eau à toutes les plantes ; mais chacun reçoit la quantité d’eau fraîche dont il a besoin. 

Pour certains baptisés, comme une plante sous l’action de l’eau et du soleil, ces talents mûrissent, grandissent, et rapportent, ce sont les Chrétiens qui veulent correspondre à la grâce de Dieu, cherchant volontairement à se sanctifier, sans cesse, par la prière, par les Sacrements, lisant l’Ecriture, les textes importants de l’Eglise, soulageant le Prochain. Ce sont tous les Saints que nous fêtons chaque jour ou ces nombreuses personnes qui agissent dans la discrétion, semant partout bonté et douceur. 

Avant d’être saints, les Saints ont été des pécheurs, des hommes et des femmes faibles, et nous le sommes tous. Mais ils ont combattu ! On remarquera que le Maître ne récompense pas moins que les autres ceux qui n’avaient que deux talents ; cela va dans le même sens que la récompense des ouvriers de la dernière heure dans l’autre parabole (voir 25e dimanche ordinaire) : c’est l’effort que Dieu récompense, et non le résultat.

Avec le serviteur “paresseux”, les choses changent ! Qu’il considère - à tort - le Maître comme un homme dur et qui récolte ce qu’il n’a pas semé, est une grossière erreur humaine : et il est vrai qu’on entend souvent dire que notre Créateur divin est «trop sévère»…  mais ce Maître, sans vraiment lui donner raison, va lui répondre en respectant pleinement son choix : le peu de mérites qu’il pouvait avoir, il n’en sera plus tenu compte, ils seront effacés, et l’individu sera exclu, pour toujours dehors dans les ténèbres. Encore une allusion du Sauveur à l’enfer éternel.

Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé… alors, il fallait placer mon argent à la banque ! Ici, Jésus taquine un peu le paresseux de sa parabole : si Dieu moissonne ce qu’il n’a pas semé, si l’homme ne croit pas en Dieu, parce qu’il ne le voit pas, qu’il se confie alors à la Banque divine, qu’il peut voir, à  l’Eglise du Christ ! L’Eglise est ce Corps mystique dépositaire du trésor des mérites accumulés par chacun ;  qu’elle offre à Dieu pour en obtenir les “intérêts”, c’est-à-dire des grâces abondantes pour toutes les âmes qui en ont besoin.  

Le Corps Mystique du Christ est tellement Un, qu’aucune des cellules qui le composent n’est indépendante des autres, et que toutes concourent au bien des autres (de même aussi que chaque “erreur” d’une cellule se répercute toujours sur l’équilibre des autres cellules qui, à leur tour, “souffrent” pour cette erreur dont elles ne sont pas responsables).

La parabole de Jésus veut nous donner ici un enseignement très consolateur et très encourageant. Même si notre foi est vacillante, même si, pratiquants, nous nous sentons d’indignes pécheurs, nous concourons quand même au bien de tous, dans la mesure où nous nous efforçons de faire du bien à notre niveau, honnêtement, là où nous le pouvons.  

Notre serviteur “paresseux” ne ressent même pas un peu d’émulation à essayer de ressembler plus aux autres. De toutes façons, il ne s’intéresse pas aux autres. Paresse, égoïsme, indifférence, ces défauts sont de tous les temps, hélas. Ce serviteur a mis “en terre” son talent, c’est-à-dire qu’il ne s’est préoccupé que de la terre, que de choses qui ne peuvent pas faire fructifier les dons célestes. Notre siècle matérialiste est dangereusement préoccupé de la “terre”, et nous en sommes tous un peu victimes un jour ou l’autre.

Ainsi donc l’Eglise est dépositaire, en premier lieu, de tous les mérites du Christ, et puis aussi de toutes les bonnes choses de chacun ; c’est la “richesse” de l’Eglise, dont elle dispose pour aider chacun de nous ; elle s’en sert pour consolider encore plus la Santé de toutes les cellules du Corps Mystique ; ainsi pouvons-nous à chaque instant demander à Dieu des grâces “par les mérites de Jésus-Christ” ou de tel Saint. 

 

*       *       *

 

Pourra-t-on encore dire que le Maître moissonne ce qu’il n’a pas semé ? Non, bien sûr, car cette Banque, c’est nous tous, c’est la Famille de Dieu, et la moisson du Maître, c’est nous-mêmes. En rapportant au Maître le fruit de notre travail quotidien, c’est nous-mêmes qui nous enrichissons, parce que nous recevons finalement la vraie joie, le vrai bonheur.

La Prière nous le fait dire : …trouver notre joie dans notre fidélité : car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le Créateur de tout bien.

Voilà le Règne de Dieu dont il sera question dimanche prochain.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:05

  

Albrecht von Bollstädt

1200-1280

 

Albrecht (Albert) naquit à Lauingen (Bavière, Allemagne) à une date qui oscille entre 1193 et 1206, selon les thèses des historiens.

Après ses études, il passa à Bologne et étudia la médecine à Padoue, et c’est dans cette dernière ville qu’il entra en 1223 dans l’Ordre dominicain.

Elève de théologie, il enseignera à son tour à Cologne, Hildesheim, Fribourg-en-Brisgau, Ratisbonne, Strasbourg, et Paris, dans le premier couvent dominicain de la rue Saint-Jacques, le Collège des Jacobins. Il y aura comme élève le jeune Thomas d’Aquin.

De retour à Cologne, il fut plusieurs fois appelé à arbitrer des conflits entre l’archevêque et les habitants.

En 1254, il fut élu provincial pour l’Allemagne.

En 1260, il fut nommé évêque de Ratisbonne. Il y arriva avec de telles chaussures, qu’on lui donna le sobriquet de godasse. Il résigna sa charge en 1262.

En 1263, il fut chargé de prêcher (en vain) la croisade en Allemagne.

Il est possible qu’en 1277 il se soit rendu à nouveau à Paris pour défendre des thèses de Thomas d’Aquin ; ce dernier était mort peu auparavant et Albert le pleura beaucoup.

Vers la fin de sa vie, Albert perdit la mémoire ; il s’éteignit à Cologne le 15 novembre 1280.

Albert écrivit énormément ; il s’intéressa à la biologie, à la nature dans son ensemble, aux animaux, aux roches. Son savoir et son œuvre étaient véritablement encyclopédiques. En théologie, il commenta Denys l’Aréopagite (que certains nomment Pseudo-Denys) ; en philosophie, il s’intéressa beaucoup à Aristote, qu’on découvrait alors.

On aurait dit de lui qu’il avait été un moment alchimiste et magicien… Sans doute ses expériences suscitèrent l’étonnement, mais Albert ne s’est jamais écarté de la foi et de la discipline chrétiennes.

Albert mérita le nom de Albert le Grand, Albertus Magnus ; de docteur universalis.

Il fut béatifié en 1484, canonisé et proclamé Docteur de l’Eglise en 1931. Il fut aussi proclamé patron de ceux qui cultivent les sciences naturelles (1941).

Saint Albert le Grand est nommé au Martyrologe et fêté le 15 novembre. 

Albrecht von Bollstädt

1200-1280

 

Albrecht (Albert) naquit à Lauingen (Bavière, Allemagne) à une date qui oscille entre 1193 et 1206, selon les thèses des historiens.

Après ses études, il passa à Bologne et étudia la médecine à Padoue, et c’est dans cette dernière ville qu’il entra en 1223 dans l’Ordre dominicain.

Elève de théologie, il enseignera à son tour à Cologne, Hildesheim, Fribourg-en-Brisgau, Ratisbonne, Strasbourg, et Paris, dans le premier couvent dominicain de la rue Saint-Jacques, le Collège des Jacobins. Il y aura comme élève le jeune Thomas d’Aquin. 

De retour à Cologne, il fut plusieurs fois appelé à arbitrer des conflits entre l’archevêque et les habitants. 

En 1254, il fut élu provincial pour l’Allemagne.

En 1260, il fut nommé évêque de Ratisbonne. Il y arriva avec de telles chaussures, qu’on lui donna le sobriquet de godasse. Il résigna sa charge en 1262.

En 1263, il fut chargé de prêcher (en vain) la croisade en Allemagne.

Il est possible qu’en 1277 il se soit rendu à nouveau à Paris pour défendre des thèses de Thomas d’Aquin ; ce dernier était mort peu auparavant et Albert le pleura beaucoup.

Vers la fin de sa vie, Albert perdit la mémoire ; il s’éteignit à Cologne le 15 novembre 1280.

Albert écrivit énormément ; il s’intéressa à la biologie, à la nature dans son ensemble, aux animaux, aux roches. Son savoir et son œuvre étaient véritablement encyclopédiques. En théologie, il commenta Denys l’Aréopagite (que certains nomment Pseudo-Denys) ; en philosophie, il s’intéressa beaucoup à Aristote, qu’on découvrait alors.

On aurait dit de lui qu’il avait été un moment alchimiste et magicien… Sans doute ses expériences suscitèrent l’étonnement, mais Albert ne s’est jamais écarté de la foi et de la discipline chrétiennes.

Albert mérita le nom de Albert le Grand, Albertus Magnus ; de docteur universalis.

Il fut béatifié en 1484, canonisé et proclamé Docteur de l’Eglise en 1931. Il fut aussi proclamé patron de ceux qui cultivent les sciences naturelles (1941).

Saint Albert le Grand est nommé au Martyrologe et fêté le 15 novembre.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:00

 Baruch, prophète

6e siècle avant Jésus-Christ

 

Une vingtaine d’années après le début de l’activité prophétique de Jérémie à Jérusalem, apparaît à ses côtés, en 605-604, un scribe, son secrétaire et disciple : Baruch, fils de Nérias (cf. Jr 36).

Baruch signifie exactement Béni, on dirait même notre Benoît.

Désormais, donc, le sort du prophète Jérémie et celui du disciple sont intimement liés. Baruch partage les souffrances et les échecs de Jérémie en ces années tragiques (prises de Jérusalem, 598 et 587, par Nabuchodonosor, roi de Babylone ; destruction du Temple ; déportations ; ruine de la nation juive).

Baruch semble avoir une position à la cour, on ne sait laquelle ; il a un frère, Saraïas, grand chambellan, qui vers 593 accompagne le roi Sédécias dans une mission à Babylone (Jr 51:59).

Une fois disciple de Jérémie, Baruch soutient fermement son maître. En 586, après l’assassinat de Godolias, établi gouverneur par l’occupant, les Juifs «résistants» accusent Baruch d’exciter Jérémie dans la voie de la «collaboration» (Jr 43:3).

Baruch partage les sentiments de Jérémie, et soutient son maître fidèlement. Il n’a pas de chance : Le roi Joakim, en présence de Baruch, entend la lecture du rouleau. Enervé par ces paroles pessimistes, il brûle le tout. Baruch en est quitte pour recommencer son travail (Jr 36).

Lors de l’exode des Juifs croyant pouvoir se réfugier en Egypte, Jérémie et Baruch sont emmenés de force dans cet exil qu’ils avaient d’avance condamné, prophétisant que l’Egypte aussi serait bientôt conquise par Nabuchodonosor.

Jérémie et Baruch sont emmenés et établis à Taphnès, à l’est du delta du Nil (Jr 42:6-7). C’est là qu’il durent mourir tous les deux, peut-être martyrisés, avant-même l’arrivée de Nabuchodonosor, selon une tradition dont se fait écho saint Jérôme, même si une autre tradition moins probable les fait mourir à Babylone, emmenés là après la conquête de l’Egypte.

Baruch a donc dû écrire une partie du livre de Jérémie. Mais il y a aussi dans la Bible le Livre de Baruch, inséré entre Jérémie et Ezéchiel, que des spécialistes attribuent plutôt à trois auteurs différents plus tardifs.

Baruch ne fait pas partie, pour autant, des «Douze petits Prophètes». Son livre n’a pas même été traduit en latin par saint Jérôme dans la Vulgate. Ce n’est que plus tard, progressivement, que ce livre fut réinséré d’après de vieilles versions, dans le texte officiel de la Bible latine. 

Signalons que certaines Bibles syriaques contiennent aussi une Apocalypse de Baruch ; les Bibles éthiopiennes, le Reste des paroles de Baruch.

On se souviendra de la fameuse anecdote concernant Baruch, lorsque Jean Racine, observant que son ami La Fontaine trouvait l’office liturgique un peu long, lui passa à lire le texte de Baruch, dont le fabuliste resta émerveillé, au point qu’il en parlait ensuite à tous ses amis : «Avez-vous lu Baruch ? C’était un beau génie».

 

Saint Baruch, selon la tradition orientale, est fêté le 15 novembre. 

Baruch, prophète

6e siècle avant Jésus-Christ

 

Une vingtaine d’années après le début de l’activité prophétique de Jérémie à Jérusalem, apparaît à ses côtés, en 605-604, un scribe, son secrétaire et disciple : Baruch, fils de Nérias (cf. Jr 36).

Baruch signifie exactement Béni, on dirait même notre Benoît.

Désormais, donc, le sort du prophète Jérémie et celui du disciple sont intimement liés. Baruch partage les souffrances et les échecs de Jérémie en ces années tragiques (prises de Jérusalem, 598 et 587, par Nabuchodonosor, roi de Babylone ; destruction du Temple ; déportations ; ruine de la nation juive).

Baruch semble avoir une position à la cour, on ne sait laquelle ; il a un frère, Saraïas, grand chambellan, qui vers 593 accompagne le roi Sédécias dans une mission à Babylone (Jr 51:59).

Une fois disciple de Jérémie, Baruch soutient fermement son maître. En 586, après l’assassinat de Godolias, établi gouverneur par l’occupant, les Juifs «résistants» accusent Baruch d’exciter Jérémie dans la voie de la «collaboration» (Jr 43:3).

Baruch partage les sentiments de Jérémie, et soutient son maître fidèlement. Il n’a pas de chance : Le roi Joakim, en présence de Baruch, entend la lecture du rouleau. Enervé par ces paroles pessimistes, il brûle le tout. Baruch en est quitte pour recommencer son travail (Jr 36).

Lors de l’exode des Juifs croyant pouvoir se réfugier en Egypte, Jérémie et Baruch sont emmenés de force dans cet exil qu’ils avaient d’avance condamné, prophétisant que l’Egypte aussi serait bientôt conquise par Nabuchodonosor.

Jérémie et Baruch sont emmenés et établis à Taphnès, à l’est du delta du Nil (Jr 42:6-7). C’est là qu’il durent mourir tous les deux, peut-être martyrisés, avant-même l’arrivée de Nabuchodonosor, selon une tradition dont se fait écho saint Jérôme, même si une autre tradition moins probable les fait mourir à Babylone, emmenés là après la conquête de l’Egypte.

Baruch a donc dû écrire une partie du livre de Jérémie. Mais il y a aussi dans la Bible le Livre de Baruch, inséré entre Jérémie et Ezéchiel, que des spécialistes attribuent plutôt à trois auteurs différents plus tardifs.

Baruch ne fait pas partie, pour autant, des «Douze petits Prophètes». Son livre n’a pas même été traduit en latin par saint Jérôme dans la Vulgate. Ce n’est que plus tard, progressivement, que ce livre fut réinséré d’après de vieilles versions, dans le texte officiel de la Bible latine. 

Signalons que certaines Bibles syriaques contiennent aussi une Apocalypse de Baruch ; les Bibles éthiopiennes, le Reste des paroles de Baruch.

On se souviendra de la fameuse anecdote concernant Baruch, lorsque Jean Racine, observant que son ami La Fontaine trouvait l’office liturgique un peu long, lui passa à lire le texte de Baruch, dont le fabuliste resta émerveillé, au point qu’il en parlait ensuite à tous ses amis : «Avez-vous lu Baruch ? C’était un beau génie».

Saint Baruch, selon la tradition orientale, est fêté le 15 novembre.

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