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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 23:00

Adelpreto de Trente

† 1177

 

Adelpreto (Albert) est une figure contestée (et peut-être contestable) du 12e siècle.

On ignore tout de ses origines et de sa naissance.

En 1156, il fut nommé évêque de Trento, mais il semble qu’il ait eut davantage à faire la guerre qu’à administrer son diocèse.

En 1158, il fournit une escorte armée pour accompagner les légats pontificaux qui se rendaient auprès de l’empereur Friedrich Barbarossa. L’escorte fut cependant assaillie par les comtes de Piano, qui s’opposaient ainsi à l’empereur et retinrent prisonniers les légats. Il fallut verser une rançon pour les délivrer.

Le pauvre Adelpreto, qui avait pu s’échapper, alla se plaindre auprès du duc de Bavière (Henri le Lion), qui vint faire pression sur les comtes de Piano pour en faire les vassaux de l’Eglise de Trente, donc de notre évêque Adelpreto.

Mais quand l’empereur fut excommunié, les comtes se réveillèrent, obligèrent Adelpreto à quitter le diocèse, tandis qu’Adelpreto se rangeait aux côtés de l’empereur, méritant ainsi d’en être le fidelissimus.

Plus tard, après la bataille de Legnano (1176), les habitants de Bolzano se révoltèrent contre Adelpreto, qui dut réprimer cette nouvelle agression, mais les adhérents de la Ligue lombarde assaillirent ses troupes près de Rovereto et lui-même fut frappé d’un coup de lance mortel.

La date de cette mort semble contestée : on trouve le 8 mars 1181, ou 1177 ou 1172 (?), mais le Martyrologe le mentionne au 20 septembre, défenseur des pauvres et des orphelins.

Tandis que le diocèse de Trento considérait l’évêque Adelpreto comme martyr et saint, des historiens ont contesté la figure de l’évêque-soldat, partisan de l’empereur excommunié. Adelpreto n’a certainement pas agi contre Rome et le pape légitime ; pressé de trouver une issue à sa situation, il trouva momentanément un appui séculier pour être défendu, se réservant ensuite d’intervenir pour la conversion de l’empereur.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:00

Lucie de Sampigny

10e siècle

 

Cette Lucie serait venue d’Ecosse, pour garder les brebis d’un riche propriétaire à Sampigny (Meuse).

Ce propriétaire lui légua sa fortune, qu’elle utilisa pour construire un petit sanctuaire ; certains disent qu’elle le construisait de ses mains pendant qu’elle gardait son troupeau.

Au 17siècle, un couvent de religieux Minimes y fut construit pour desservir l’oratoire, mais le couvent a disparu depuis.

Sainte Lucie est invoquée par les femmes stériles. C’est ainsi que la reine Anne d’Autriche vint la prier et que naquit le futur Louis XIV (septembre 1638).

La quenouille de la sainte aurait même produit le cerisier ou le bois de sainte Lucie, dont les artisans lorrains tirèrent un bon parti.

Il va sans dire que les incertitudes au conditionnel de cette notice n’ont pas permis à Lucie d’intégrer le Martyrologe Romain, quoiqu’elle soit fêtée localement le 19 septembre.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:00

Ciriaco de Buonvicino

950-1030

 

Buonvicino se trouve près de Cosenza dans la pointe sud de l’Italie. C’est là que naquit Ciriaco vers le milieu du 10e siècle. Il avait une sœur, Maria.

Il vécut en anachorète assez longtemps, puis demanda son admission au monastère basilien grec, près de Tripidoro, dont il devint abbé.

Sa sainteté de vie attira beaucoup de vocations.

Pendant ce temps, sa sœur fondait elle aussi un monastère non loin de Buonvicino.

La renommée de Ciriaco parvint jusqu’aux oreilles de l’empereur, Michel IV, dont la fille était possédée. Il  fit venir Ciriaco, dont les prières délivrèrent sa fille. Reconnaissant, l’empereur concéda à l’abbaye des terres et des privilèges.

Ciriaco mourut le 19 septembre 1030 en grande odeur de sainteté.

Plus tard, une révélation fit savoir que son corps pouvait être détruit à cause des infiltrations d’eau, et on le replaça en un endroit plus adéquat. Mais le document de cet événement disparut lors d’une émeute qui mit à sac le palais épiscopal, en 1647.

Saint Ciriaco est à présent mentionné par le Martyrologe au 19 septembre.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:00

Arnoul de Gap

† 1075

 

Arnoul (ou Arnoux) était né à Vendôme (Loir-et-Cher) et entra au monastère bénédictin de la Trinité.

Vers 1062, son abbé le prit avec lui pour aller à Rome.

A Rome où il resta quelque temps, on suppose qu’il fut au prieuré de Sainte-Prisque, où le pape avait concédé une église de l’Aventin aux bénédictins de Vendôme. Arnoul fut peut-être même prieur.

Vers 1064, l’évêque de Gap fut déposé pour corruption, concubinage et violence. Le pape sacra lui-même évêque Arnoul pour le remplacer.

On imagine sans peine le zèle qu’il mit à réformer son diocèse, pour le purifier de toute atteinte de l’esprit de corruption et pour infuser dans le cœur de son clergé et des diocésains l’amour de la sainteté.

On rappellera volontiers ici la scène du Christ chassant les vendeurs du Temple ; l’évangéliste rappelle qu’Un mot de l’Ecriture revint à la mémoire de ses disciples : Le zèle pour ta maison me dévorera (Jn 2:17 ; cf. Ps 69:10). Arnoul n’eut pas moins à souffrir pour la réforme de son Eglise.

Le saint évêque mourut le 19 septembre 1075, jour où le Martyrologe mentionne le saint patron de Gap.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:00

María de Cervelló

1230-1290

 

Née à Barcelone le 1er décembre 1230, María reçut le baptême le 8 décembre suivant. Le baptistère était constitué par l’ancien sarcophage de sainte Eulalia de Barcelone.

Elle fut vivement attirée par cet esprit de charité qui animait les membres de l’Ordre des Mercédaires (pour le rachat des captifs), autour de s. Pedro Nolasco (v. 25 décembre et 6 mai).

En 1265, María reçut l’habit et fit les vœux, avec d’autres compagnes.

On a donné à María le surnom de María del Socós (en catalan) ou María del Socorro (en espagnol) : Marie du Secours, car on la vit plusieurs fois, durant sa vie ou après sa mort, «accourir» portée par le vent pour aider les bateaux en difficulté sur la mer déchaînée.

Elle mourut le 19 septembre 1290 et fut canonisée en 1692.

En raison des miracles répétés au secours des matelots, elle est devenue leur patronne.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:00

Pomposa de Cordoue

† 853

 

Pomposa habitait Cordoue et avait décidé les siens, parents, frères et proches, à renoncer à leurs biens périssables pour acquérir des biens éternels.

Tous, comme elle, avaient promis à Dieu la chasteté. Les parents avaient donc aliéné leur patrimoine et fait bâtir Saint-Sauveur, un petit monastère où vivait toute cette communauté familiale, au lieu-dit Pina Mellaria («Pic Ruche»), un endroit célèbre pour ses abeilles.

L’aumônier était Fandilas (v. 13 juin). L’abbé et supérieur, Felix, fut le témoin des vertus de Pomposa, la plus jeune de toute la communauté, mais non la moins ardente.

A la nouvelle du martyre de sainte Colomba (v. 17 septembre), Pomposa fut saisie par un immense désir de la rejoindre au plus tôt. Déjà quelques années auparavant, dit saint Eloge (v. 11 mars), il avait fallu la retenir par la force et la surveiller, pour l’empêcher de courir trop vite à la mort.

Mais au soir du 18 septembre, le frère chargé de la fermeture de la porte, en retira la clef et la laissa entr’ouverte. Oubli ? Erreur volontaire ? Désobéissance ? Initiative inspirée ? Dieu le sait, et peut-être en trouverions-nous des explications dans le texte d’Euloge. Le fait est que Pomposa sortit et marcha toute la nuit jusqu’à Cordoue.

Au petit matin, elle se présente au juge, rend compte de sa foi et, pour bien compléter le tableau, s’en prend au faux prophète Mahomet, en en révélant son impudicité et ses mensonges.

Pomposa fut quasi immédiatement décapitée au sabre devant les portes du palais, le 19 septembre 853.

Elle n’était pas la première martyre de l’Islam, ni la dernière, loin de là.

Son corps fut jeté au fleuve, mais recueilli et enseveli près de celui de sainte Colomba.

Le Martyrologe Romain la mentionne le 19 septembre.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:00

Lantpert de Freising

895-957

 

Le prénom de cet évêque se trouve aussi sous la forme Lantbert ou même Lambert.

Lantpert appartenait à la famille des comtes d’Ebersberg et naquit vers 895.

En 937, il fut nommé évêque de Freising (Bavière, Allemagne S). D’après une «légende», il provoqua un épais nuage autour de la cathédrale, de sorte que l’ennemi hongrois qui s’avançait dangereusement, ne put la détruire.

C’est à la même époque que Freising eut le droit de battre monnaie.

En 952, Lantpert prit part au synode d’Augsburg.

En 955 l’évêché fut à nouveau en grand péril à cause de l’invasion des Hongrois, qui cependant furent battus à la bataille du Lechfeld.

Lantpert mourut le 19 septembre 957 à Freising, où il avait occupé le siège épiscopal pendant vingt ans.

Le Martyrologe Romain mentionne maintenant saint Lantpert, au 19 septembre. 

Il faut distinguer saint Lantpert (Lambert) d’un autre saint Lambert, évêque de Maestricht et martyr, commémoré le 17 septembre.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 22:59

25e dimanche per annum - B

 

Le texte de la première lecture, tirée du livre de la Sagesse, annonce clairement quelle fut la conduite des prêtres juifs devant l’enseignement de Jésus. 

Un de leurs reproches était d’abandonner nos traditions. Or l’Evangile - la Bonne Parole du Christ, n’a jamais aboli un seul iota (Mt 5:18) de la Loi de Moïse : Jésus a porté cette Loi à sa perfection, dans l’Amour, dans le don de soi. 

Ainsi dans le Discours sur la Montagne, Il a été dit aux ancêtres : Tu ne tueras point… Eh bien ! moi je vous dis : Quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal, etc (Mt 5:21sq).

Les grands-prêtres ont raillé le Christ en croix avec les termes mêmes que nous lisons aujourd’hui (Mt 27:42-43). Eux qui connaissaient si bien l’Ecriture, n’avaient pas honte de l’accomplir en insultant Jésus.

 

*       *       *

Le psaume 53, dit l’Ecriture, a été composé par David, harmonisé par le maître de chant pour les instruments à cordes. Il fut inspiré après l’épisode raconté en 1S 24, quand David épargna la vie de Saül ; ce dernier, poursuivant David avec ses hommes, vint s’abriter dans une grotte, sans remarquer que David y était déjà au fond. David eut la magnanimité de laisser partir Saül et de l’interpeller de loin, pour ne pas porter la main sur l’Oint du Seigneur. Saül, au moins ce jour-là, lui en sut gré.

David exprime des sentiments qui pourraient bien convenir aussi à Jésus-Christ durant sa vie et particulièrement durant sa passion. 

Notre texte parle d’étrangers, ce qui est une variante ; la Bible dit : des orgueilleux, un terme qui pourrait très bien désigner les accusateurs du Christ.

Dans la bouche de David, les deux versets qui ne sont pas lus ici, peuvent trouver une explication. David dit en effet : Que retombe le mal sur mes tyrans, Yahvé, par ta vérité détruis-les ! - Mes ennemis me sont donnés en spectacle. David, qui ne connaît pas encore l’enseignement du Christ, et bien qu’il ait fait preuve de magnanimité envers Saül, a tout de même des mots de vengeance et de mépris envers ses ennemis. 

Mais il demeure profondément humble devant Dieu et Le remercie de l’avoir protégé, attribuant à Dieu sa victoire, la victoire du Juste sur l’injuste : Je rendrai grâce à ton nom !

 

*       *       *

Il faudrait envoyer le texte de s.Jacques à nos diplomates et chefs d’états : D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? 

Mais il serait très hypocrite pour nous de ne penser qu’aux dirigeants, comme si chacun de nous n’avait jamais de sentiments de jalousie, de rivalité, de convoitise. 

Jacques insiste même : Vous n’obtenez rien parce que vous ne priez pas.

Cette réflexion est faite pour ceux qui prétendent que «la prière ne sert pas à grand-chose» : c’est que précisément ils n’essaient pas même de prier Dieu quelques instants.

Le saint Curé d’Ars (Jean-Marie Vianney), parlant de ses “folies de jeunesse”, confiait un jour à un Confrère : Lorsque j’étais seul, pouvant me livrer à mon aise à mon attrait, il m’arrivait de ne pas manger pendant des journées entières. J’obtenais alors du bon Dieu tout ce que je voulais pour moi comme pour les autres.

 

*       *       *

L’évangile va maintenant compléter la première lecture et le psaume.

Dans l’évangile de dimanche dernier (Ma 8:31) Jésus-Christ a déjà fait part à ses Apôtres de sa prochaine passion et a sévèrement “remis en place” Pierre, qui s’en scandalisait. 

Aujourd’hui, nous lisons une deuxième annonce de cette douloureuse passion. Le temps est passé et Jésus parle au présent : le Fils de l’homme EST livré aux mains des hommes. La trahison est en route. Jésus marche vers la mort.

Les Apôtres ont peur de l’interroger, sans doute parce qu’ils se souviennent du vif reproche que Jésus a fait à Pierre la première fois ! 

Comme nous autres bien souvent, les Apôtres sont trop aveuglés par leurs concepts humains ; ils pensent que le messianisme de Jésus va triompher d’une façon sociale, politique ; ils attendent Que retombe le mal sur les tyrans, les Romains, oubliant les prophéties qui annoncent les souffrances du Serviteur de Yahvé.

Dans la suite de l’évangile, Jésus va leur parler du Serviteur, car les Apôtres avaient eu une conversation dont ils n’étaient pas très fiers, au point qu’ils n’osaient pas en parler à Jésus. Qui est le plus grand ? Plus tard, après l’Ascension, l’apôtre Jacques écrira son épître, et les propos que nous avons lus plus haut : D’où viennent les guerres ? - De la jalousie ! Mais pour l’instant, les Apôtres ont besoin d’élever leur jugement.

Jésus n’était pas sourd ! Et surtout il savait lire dans les cœurs et connaissait bien ce que s’étaient dit entre eux les Apôtres. Jésus, qui est Dieu, va leur rappeler que c’est bien Lui, le plus grand, mais pas (seulement) parce qu’il est Dieu : surtout parce que, en tant qu’homme, il se mettra à la dernière place, il servira, il s’abaissera sous les crachats et les moqueries. Voilà le Plus Grand.

Se faire petit, et accueillir un enfant simplement, pour l’amour du Christ, sans le regarder de haut, sans s’estimer plus grand que lui, voilà l’enseignement divin que nous rappelle le Christ ; soigner un malade pour l’amour du Christ, sans se croire supérieur parce qu’on le soulage, mais parce que c’est un frère et qu’en lui on soulage le Christ souffrant. 

On pourra objecter que les enfants ont de ces caprices, qui les rendent très agressifs et même méchants. Mais Jésus ne parle pas de cette enfance-là ; les enfants que Jésus aime sont tous ceux qui, même à l’âge adulte, savent être bons amis, sincères, généreux, sans malice dans le cœur, droits dans leurs intentions, qui ne cherchent pas querelle ni vengeance, ceux dont Il parle dans les Béatitudes (Mt 5:3-11). 

 

*       *       *

 

Cette générosité totale, c’est l’amour de Dieu et l’amour du prochain, comme l’exprime bien la Prière du jour : Tu as voulu que toute la loi consiste à t’aimer et à aimer son prochain, qui d’ailleurs reprend le passage bien connu de l’évangile où un scribe demande à Jésus quel est le plus grand commandement (Ma 12:28-34 ; épisode similaire en Mt 22:36-40).

La loi de l’Amour ! Rien n’est plus constructif que d’aimer, de pardonner, de conserver le sourire, d’accepter toute contrariété avec douceur et grandeur d’âme. 

C’est ainsi qu’on apaisera les conflits. Tel fut Jésus, le Serviteur.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 21:41

Alberto Del Corona

1837-1912

 

Alberto vit le jour le 5 juillet 1837 à Livorno (Italie CO), benjamin des quatre enfants de Giuseppe et Ester Bucalossi, d’humbles cordonniers, qui le firent baptiser le 8 juillet suivant.

En famille, on l’appelait Albertino.

Il reçut la Confirmation en 1843 et l’Eucharistie en 1851, selon la coutume de l’époque.

Il fut élève des Pères barnabites et participa aux Conférences de Saint-Vincent-de-Paul.

En 1855, il entra au couvent dominicain San Marco de Florence, où il ajouta à son prénom de baptême celui du pape d’alors, Pio. Il fit profession en 1859 et fut ordonné prêtre en 1860. 

A la formation habituelle pour tout candidat au sacerdoce, il ajouta personnellement une vaste érudition s’étendant de la doctrine thomiste à l’Ecriture Sainte, en passant par les langues orientales. Il fut professeur de philosophie et de théologie, d’abord à San Marco puis au séminaire de Florence.

En 1872, avec une de ses dirigées, Elena Bruzzi Bonaguida, il fonda la congrégation des Sœurs Dominicaines du Saint-Esprit, à la fois contemplatives et vouées à l’éducation des petites filles, mission à laquelle s’est récemment ajoutée celle de l’assistance aux femmes âgées.

Cette même année, il deviendra prieur du couvent San Marco.

Trois ans plus tard, en 1875 (il avait trente-huit ans), consacré évêque, il fut nommé coadjuteur et vicaire général de Mgr Barabesi, qui s’éteindra en 1897. Mgr Del Corona devint ainsi évêque de San Miniato.

Une de ses lettres pastorales mettait en garde son diocèse contre l’influence néfaste de la Franc-Maçonnerie. Il développa aussi l’Apostolat de la Prière et les œuvres de bienfaisance.

En 1900, il recevra le titre honorifique d’Assesseur au Trône Pontifical.

En 1906, une grave maladie au foie le poussa à présenter sa démission ; le pape ne se résignait pas à l’accepter et nomma d’abord un Administrateur pour l’assister ; mais Mgr Del Corona ne put retourner à San Miniato ; il se retira au couvent de Fiesole, une des trois maisons des Dominicaines du Saint-Esprit.

L’année suivante il reçut le titre d’Archevêque in partibus de Sardique.

Il mourut le 15 août 1912, date à laquelle il s’attendait à rencontrer le Seigneur.

Sa béatification était prévue pour l’année 2015.

 

 

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 23:09

Pedro de Arbués

1441-1485

 

Né en 1441 à Épila (Aragon, Espagne centre-nord), de bons et nobles chrétiens, il étudia d’abord avec son père, puis à Huesca, d’où on l’envoya à la grande université de Bologne (Italie), où il prit ses grades en théologie et en droit.

En 1474 il fut ordonné prêtre, puis fut chanoine augustin à Saragosse. Il se montra zélé dans l’exercice de son sacerdoce.

C’était l’époque où l’on voulait éradiquer les erreurs provenant de l’Islam (rappelons que l’Espagne avait été sous le joug musulman pendant cinq siècles), mais aussi du Judaïsme, qui avait accueilli favorablement l’invasion islamique au 8e siècle.

En 1484, Pedro fut nommé inquisiteur pour l’Aragon. Faute de documents certains, on ne sait exactement s’il ordonna des tortures et des condamnations à mort ou s’il fut seulement victime de son zèle. Le fait est qu’un complot se trama, dont il fut averti, mais qu’il attendit sans inquiétude, assurant qu’il préférait être un bon martyr qu’un mauvais prêtre.

Le 14 septembre 1485, en la fête de la Sainte Croix, alors qu’il se rendait au chœur pour les matines, s’étant agenouillé devant le maître-autel, il fut assailli par huit hommes qui l’égorgèrent et prirent la fuite. Les autres chanoines étaient en train de chanter le psaume de l’invitatoire : N’endurissez pas vos cœurs comme à Meriba (Ps 94), verset où le psalmiste invite à ne pas imiter la dureté des Juifs au désert ; ils accoururent, mais Pedro n’avait plus qu’un souffle et dit : Loué soit Jésus-Christ, je meurs pour sa sainte foi.

Sa blessure au cou était mortelle ; il agonisa trois jours, priant pour ses ennemis.

Don Pedro de Arbués mourut le 17 septembre 1485.

On lava la dalle où il était tombé, mais le sang y réapparut mystérieusement. Les gens en imbibèrent des linges.

Pedro fut béatifié en 1664, canonisé en 1867. Pie IX, qui le canonisa, l’invoqua pour la conversion des Juifs et des Francs-maçons.

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