Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 23:00

Caterina Fieschi Adorno

1447-1510

 

Caterina Fieschi Adorno vit le jour le 5 avril 1447 à Gênes (Ligurie, Italie nord-ouest), benjamine des cinq enfants de Giacomo Fieschi et Francesca di Negro. Le père était un noble gênois, neveu du pape Innocent IV et, pendant un temps, vice-roi de Naples. La famille Fieschi était à la tête des guelfes, partisans du pape.

Caterina reçut une formation intellectuelle soignée, étudiant les classiques latins et grecs, mais aussi les auteurs de son époque : Dante, Petrarque, Jacopone da Todi.

Ayant déjà sa sœur aînée, Limbania, chez les chanoinesses de Gênes, Caterina y demanda son admission à treize ans. Evidemment, c’était trop tôt.

Et voilà qu’en 1463, on arrangea un mariage politique entre elle et Giuliano Adorno, dont la famille était autrefois ennemie des Fieschi ; ainsi on parvenait à une sorte de trêve, au moins apparente.

Le couple n’eut pas d’enfants, c’était une vie mondaine sans plus, pendant dix années.

En 1473, Caterina eut son heure de conversion, versa des larmes, se confessa, eut la vision du Christ ensanglanté sous la Croix. Désormais, elle irait communier chaque jour, s’imposant mille mortifications, des jeûnes, des veilles, et s’adonnant aux bonnes œuvres. Bientôt, son mari l’imita et le couple s’installa dans une humble maison proche de l’hôpital de Pammatone. Giuliano entra même dans le Tiers-Ordre franciscain.

Puis Caterina se purifia encore davantage, grâce aux visions qu’elle reçut ; les mortifications diminuèrent, et durent même cesser tant elle était affaiblie.

De 1490 à 1496, elle dirigera l’hôpital. Contaminée par une malade de la peste, elle guérira tout de même. C’est sur son initiative que fut construit à Gênes le Réduit, pour accueillir des malades graves ou même incurables.

Veuve à partir de 1497, elle passera ses dernières années dans de grandes souffrances en union avec le Christ, dans de grandes épreuves mystiques où elle connaîtra les douleurs des âmes du Purgatoire.

Ce lui fut l’occasion de rédiger le Traité du Purgatoire, ainsi qu’un Dialogue Spirituel, deux ouvrages dans lesquels elle expliqua en termes simples son expérience spirituelle.

Elle s’éteignit à ce monde le 15 septembre 1510.

Béatifiée en 1675, elle fut canonisée en 1737.

Partager cet article

Repost0
14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 23:00

Orlando de’ Medici

1330-1386

 

Orlando (Rolando) était de la famille milanaise des Medici, et était né vers 1330.

En 1360, il voulut embrasser un genre de vie totalement anachorète et vint dans la forêt qui se trouve entre Tabiano et Salsomaggiore (Bargone), dans le domaine du château des Pallavicino.

Pendant vingt-six ans, il vécut dans le silence et la solitude.

Il mangeait ce qu’il pouvait trouver dans le bois, en hiver il demandait par geste quelque chose à manger, que d’ailleurs on ne lui donnait pas, car son aspect n’inspirait pas confiance.

En effet, il portait au début un habit sombre, qui s’usa, et qu’il compléta (ou remplaça) par des roseaux et de la paille ; ce fut ensuite un genre de pagne de coquillages (?) et de feuilles ; finalement, il se trouva une peau de chèvre.

Plus étonnant encore, on le vit parfois immobile sur un pied, durant des heures, à méditer, le regard vers le ciel.

Un jour d’août 1386, les chasseurs du château Pallavicino découvrirent au milieu des ronces un moribond nu, qui se révéla être Orlando. On lui proposa - et il accepta bien volontiers, d’être entendu par le Carme de Crémone, Domenico de’ Dominici.

La confession dura deux heures. Orlando s’expliqua sur son attitude, son choix, ses pénitences. Il révéla avoir obéi à Dieu, avoir toujours fait la volonté du Créateur, s’être entretenu avec Dieu, non pas oralement, mais en esprit, son esprit étant inondé de grâce ; ses pénitences étaient conformes à la sagesse divine ; son silence se référait au verset des Proverbes (Pr 10:19) : Qui parle beaucoup péchera. Ses longues méditations debout sur un pied étaient le fruit de la grâce : il voyait alors clairement la face de Jésus-Christ dans le soleil ou dans la lune.

Orlando reçut l’absolution ; il se résigna à accepter un bouillon de poule qui le soulagea ; son agonie dura vingt-six jours et il s’éteignit le 15 septembre 1386.

Cette vie assez étrange a quelque chose de commun avec celle du bienheureux Schetzelon de Trèves (v. 6 août) ou aussi de l’anachorète Leon (v. 1 juillet).

Le bienheureux Orlando reçut très vite un culte, qui fut reconnu en 1853.

Partager cet article

Repost0
12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 23:04

María López de Rivas-Martínez Rubio

1560-1640

 

Elle naquit le 18 août 1560 à Tartanedo (Guadalajara, Espagne), d’Antonio Lopez de Rivas et d’Alvira Martinez-Rubio, une famille noble.

A la mort du papa (1564), la petite fille était l’héritière d’un immense domaine. Mais sa mère se remaria et María fut élevée par ses grands-parents à Molina de Aragón.

Sainte Thérèse d’Avila (voir au 15 octobre) l’admit au Carmel et, voyant en elle des dispositions très particulières, l’envoya à la maison de Tolède (1577).

Malgré sa mauvaise santé, María fit profession en 1578, prenant le nom de María de Jésus. Sainte Thérèse disait qu’elle aimerait l’avoir toujours dans son monastère, même si elle devait rester au lit toute sa vie.

Thérèse d’Avila appréciait les lumières de María et la consultait volontiers chaque fois qu’elle venait au monastère de Tolède. Elle l’appelait son letradillo (petit savant).

Après quelques années pendant lesquelles elle aida à la sacristie et à l’infirmerie, María fut élue maîtresse des novices (1583), sous-prieure (1587), des postes qu’elle occupera plusieurs fois par la suite.

Trois fois de suite elle fut élue prieure du monastère en 1591, 1596 et 1598. Elle n’acheva pas ce dernier mandat, car une Religieuse l’accusa devant le Visiteur, qui déposa María (1600).

Celle-ci obéit sans protester ; plus de vingt ans après seulement, l’accusatrice se rétracta, avouant qu’elle briguait alors la place de prieure. Durant toutes ces années, María resta souriante, elle priait pour cette Sœur. On la nomma tout de même maîtresse des novices.

María fut réhabilitée en 1624 et réélue prieure. Mais elle renonça à sa charge en 1627 à cause de sa trop faible santé.

Elle mourut à Tolède le 13 septembre 1640 et fut béatifiée en 1976.

Partager cet article

Repost0
11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 23:02

24e dimanche per annum - B

 

 

Dans le livre du prophète Isaïe, il y a quatre Chants du Serviteur de Yahwé, aux chapitres 42, 49, 50 et 52-53, dans lesquels Isaïe aperçoit avec huit siècles d’avance la mission, les souffrances du Messie. La première lecture d’aujourd’hui reprend le troisième de ces Chants.

A chaque verset d’Isaïe on peut faire correspondre un verset de l’Evangile : 

Le Seigneur m’a ouvert l’oreille : Je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé (Jn 6:38) ;

Je ne me suis pas révolté : S’il est possible que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux (Mt 26:39) ;

Je ne me suis pas dérobé : Si c’est moi que vous cherchez, laissez ceux-là partir (Jn 18:8) ;

J’ai présenté mon dos : Pilate ordonna de prendre Jésus et de le flageller (Jn 19:1) ;

Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats : …ils le giflaient (Jn 19:3b) ; crachant sur lui… (Mt 27:30) ;

Dans la prophétie, le Seigneur Dieu vient à mon secours, tandis que dans l’Evangile, les Pharisiens raillent le Christ : Il a compté sur Dieu ; que Dieu le délivre maintenant (Mt 27:43) et Jésus lui-même meurt en appelant : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Mt 27:46 ; cf. Ps 21:1). N’y voyons pas une opposition. La raillerie des Pharisiens obstinés accomplit un autre verset du même psaume (Ps 21:9), tandis que ce psaume 21 s’achève par un véritable cri de victoire, où la Victime chante la victoire de Dieu : Le règne appartient au Seigneur, et c’est lui qui dominera les nations. Lui seul, l’adoreront tous ceux qui dorment dans la terre (Ps 21:29-30) ;

J’ai rendu mon visage dur comme pierre : Sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l’Enfer ne tiendront pas contre elle (Mt 16:18).

Qui donc me condamnera ? : Qui condamnera ? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je ? ressuscité… (Ro 8:34).

*       *       *

 

A ces versets répond le psaume 114, qui évoque à son tour la passion, mais aussi la résurrection sur la terre des vivants ; à celui qui s’est fait petit et faible, Dieu montre sa justice et sa pitié, sa tendresse, son salut, en un mot : la Vie.

Ce psaume 114 est une longue action de grâces. On lui adjoint dans certaines versions le psaume 115, qui le complète heureusement et logiquement. C’est dans ce double psaume qu’on trouve aussi le verset sacerdotal : J’élèverai la coupe du salut et cet autre aussi, souvent mal compris : Elle est précieuse, aux yeux du Seigneur, la mort de ses Saints, qui ouvre une perspective directe sur la résurrection des justes, selon cette autre promesse du Sauveur : Celui qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle (Jn 12:25).

 

*       *       *

Mais ne faut-il penser qu’à la mort durant notre vie ? N’y a-t-il pas quelque chose d’autre ou de plus à envisager ?

Justement, la lettre de Jacques nous dit comment.

Avoir (vraiment) la Foi ne peut être seulement une démarche intellectuelle, qui ne conduise pas à des témoignages concrets de cette Foi. Ma Foi doit me relier vraiment à Dieu, à l’Eglise ; elle doit me conduire vers le Prêtre, vers le Prochain, vers la Communauté : suivant ce que Dieu attend de moi, je trouverai l’occasion de témoigner de la Vérité par ma parole, mon exemple, mes démarches, mes choix, qui témoigneront de mon attachement au Christ.

Avoir la Foi comporte d’une part que nous donnions à Dieu du temps pour prier, pour approfondir notre connaissance de la Vérité. ; d’autre part aussi, à l’école du Christ, que nous devenions doux et patients avec les autres ; humbles et respectueux ; honnêtes et généreux ; que nous sachions prendre sur notre temps libre pour aider, pour soigner, pour consoler.

Il y aurait une grave erreur à s’enfermer dans une sorte de tour d’ivoire pour se livrer à de pieuses méditations, sans penser à ceux qui ont sans doute besoin de nous ; il y en aurait une autre à délaisser totalement la prière pour ne s’occuper que d’activités “caritatives”. Pour donner, il faut avoir ; pour avoir, il faut recevoir de Dieu ce qui est nécessaire pour nous-mêmes et pour en donner aux autres.

C’est ainsi que nous lisons dans les Actes des Apôtres, que les Douze… dirent : Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables (Ac 6:2). Les Apôtres ne pouvaient plus à la fois prier et enseigner la Bonne Nouvelle, et encore rendre d’autres services ; les diacres qui furent alors institués eurent cette charge, mais ils devaient d’abord aussi être des hommes de prière, même en donnant à celle-ci un peu moins de temps que les Apôtres.

Nombreuses sont les familles religieuses ; toutes ont leur vocation particulière, certaines sont davantage “contemplatives”, d’autre plus “actives”, mais toutes observent une harmonieuse alternance de moments de prière et de méditation avec d’autres moments d’occupations plus pratiques. Nous devons tous harmoniser notre vie quotidienne à cette enseigne.

Au soir de notre vie, dit s. Jean de la Croix, nous serons jugés sur l’amour. Dieu en effet, ne nous demandera pas (seulement) si nous avons gardé la Foi, mais si nous l’avons pratiquée dans l’Amour.

 

*       *       *

 

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Pierre montre que sa Foi est encore trop intellectuelle : il sait proclamer que Jésus est le Messie, mais il ne comprend pas encore que la mission du Messie comporte le don de soi jusqu’à la mort. 

Il pense vraisemblablement que croire aux miracles du Christ est facile et suffit pour Le suivre. Pourtant, il connaît l’Ecriture, il connaît le «Chant du Serviteur». 

C’est pour le “réveiller” que Jésus ne mâche pas ses mots : “Satan !”, dit-il à Pierre. Et de lui (et nous) rappeler que suivre Jésus comporte la Croix, inévitablement. Non pas forcément la Croix pour mourir en croix comme Jésus ou Pierre, mais la Croix comme épreuve, comme souffrance, acceptée avec générosité quand Dieu nous la propose.

Il n’est pas nécessaire de nous imposer des croix : elles arrivent d’elles-mêmes. Prenons l’habitude de ne pas nous en plaindre. Le Chrétien ne se plaint pas.

 

*       *       *

 

Voilà pourquoi la Prière du jour nous fait demander à Dieu de nous aider à Le servir avec un cœur sans partage

C’est là la pleine imitation de Jésus-Christ.

Partager cet article

Repost0
11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 23:00

Francesco Piani de Caldarola

1424-1507

 

Francesco Piani vit le jour vers 1424 à Caldarola (Marches, Italie CE).

De certain, on ne sait à peu près rien de lui.

Il entra au couvent franciscain de Colfano, où il fut ordonné prêtre vers 1449. Son activité principale devait être la prédication : véritable apôtre de Colfano, il prêchait le jour, priant la nuit, semant la paix et la concorde.

Il collabora avec Bernardino de Feltre (v. 28 septembre) pour organiser et multiplier les monts-de-piété, et ainsi empêcher l’usure. Sa prédication combattait particulièrement le blasphème, le jeu, la fraude.

Francesco prêcha surtout dans la nouvelle église mariale de Caldarola, Notre-Dame de la Miséricorde. Il y institua en 1483 la Confraternité de la Miséricorde, dont les membres s’engageaient à prier, faire pénitence, exercer la charité et, plus tard, gérer l’hôpital. Par la suite, Francesco en rédigea les statuts ; la confraternité existe encore.

Francesco mourut en 1507, peut-être le 25 juillet, plutôt le 12 septembre. On le fête actuellement le 6 septembre à Colfano. Le culte en fut reconnu en 1843, mais il ne se trouve pas dans le Martyrologe.

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 23:01

Sperandea de Gubbio

1216-1276

 

Sperandea - c’est le féminin de Sperandeo, «espère en Dieu» - était née vers 1216 à Gubbio (Ombrie, Italie C).

A neuf ans, après une vision du Christ qui l’appelait à se dépouiller des biens matériels, elle se couvrit d’une peau de cochon, qu’elle serra avec une ceinture de fer et quitta sa famille.. 

Désormais, sa vie devait être la mortification, la prière, l’union à la passion du Christ. Elle reçut d’autres visions, spécialement le Vendredi Saint.

Elle alla prêcher la pénitence ; on la vit à Rome, Spolète, Gubbio, Recanati, Fossato di Vico, Fabriano, Cagli, et peut-être bien aussi en Terre Sainte. Elle adressait volontiers ses convertis aux Frères Mineurs.

Des guérisons et des miracles l’accréditèrent. Avec le signe de la croix, elle opérait des prodiges, particulièrement envers les enfants malades, les femmes stériles et les prisonniers. Elle consolait les pauvres avec des paroles de douceur et de réconfort. On recourut à elle pour apaiser les discordes entre voisins, entre cités.

Elle se ménagea des retraites dans des ermitages d’une rare austérité, si incommodes parfois qu’elle s’attachait pour ne pas fuir.

Après ces périodes érémitiques et ces missions apostoliques, elle se fixa chez les Bénédictines de Cingoli (Ancône), où elle fut ensuite élue abbesse.

Ayant eu recours à des maçons pour quelques travaux dans le monastère, elle leur prépara le repas et leur demanda ensuite s’ils avaient besoin de quelque chose d’autre. On était au mois de janvier. Les ouvriers, pour plaisanter, lui demandèrent des cerises ; Sperandea pria, et reçut d’un ange un grand panier plein de cerises, qu’elle porta aux ouvriers. Ces derniers, tout confus, lui demandèrent pardon pour la taquinerie de mauvais goût.

C’est dans une grotte de Cingoli qu’elle passa un dernier carême, dans le plus complet dépouillement, malgré le froid.

Sainte Sperandea mourut le 11 septembre 1276 et son culte fut approuvé en 1633, mais elle n’est pas inscrite au Martyrologe.

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 23:00

Ludwig de Thuringe

1200-1227

 

Ludwig (Louis) naquit en 1200 au château de Creuzburg (Thuringe, Allemagne Centrale), aîné des cinq enfants (quatre garçons et une fille) du landgrave Hermann I et de Sophie de Bavière.

Il n’avait que onze ans, quand on lui amena sa fiancée, Elisabeth de Hongrie (v. 17 novembre), qui en avait quatre. C’est ainsi que les familles régnantes arrangeaient les mariages à cette époque.

Ludwig apprit le latin et le français, l’équitation, le droit et l’histoire. Bon, loyal et chaste, il aimait sa fiancée et lui apportait toujours un cadeau au retour de ses voyages.

Il reçut le pouvoir à dix-sept ans, à la mort de son père. En 1218, il fut sacré chevalier. En 1221 eut lieu le mariage de Ludwig et Elisabeth. Ce fut une union chrétienne, fidèle, qui connut des souffrances et de grands moments de sainteté. Trois enfants naquirent : Hermann II, Sophie, Gertrud. 

Pour certains faits qui illustrèrent leur vie conjugale, on pourra se référer ici à la notice Elisabeth de Hongrie. En voici un autre : comme Elisabeth demandait à sa servante de la réveiller la nuit, pour prier, cette servante se trompa un jour et tira le pied de Ludwig ; ce dernier, sans se fâcher, se rendormit en souriant.

Ludwig devait souvent s’absenter, à cause des activités militaires qui pouvaient lui permettre d’étendre son pouvoir sur d’autres territoires. Politiquement, il suivait l’empereur Frédéric II, qui n’était pas encore en rupture avec Rome. L’empereur l’ayant nommé Marschall, Ludwig en contrepartie s’engagea à le suivre dans la croisade.

En 1227, après avoir fait représenter le mystère de la Passion au château de la Wartburg, Ludwig fit ses adieux à ses vassaux réunis à Creuzburg et embrassa une dernière fois ses enfants. Elisabeth, enceinte, l’accompagna jusqu’à la frontière.

Arrivé à Otranto, Ludwig prit la fièvre et mourut. Peu avant d’expirer, il aperçut des colombes blanches et exprima son bonheur de partir avec elles, le 11 septembre 1227.

Dieu lui épargna ainsi de connaître la prochaine condamnation de l’empereur, qui devait être excommunié. 

Comme cela se faisait à cette époque, on détruisit les chairs du Landgrave dans l’eau bouillante pour ne garder que les os, qu’on rapporta en Allemagne. 

Ludwig n’est pas béatifié et ne se trouve pas au Martyrologe, mais bénéficie d’un culte populaire.

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 23:00

Adelphius de Remiremont

† 670

 

Adelphius fut peut-être le fils d’un noble et de cette Asselberga, qui était aussi la fille de s. Romaric (v. 8 décembre), futur abbé du mont Habend qui devint ensuite Remiremont.

Avec sa sœur Tetta (ou Gebetrude), Adelphius fut confié au monastère de Remiremont, puis fut appelé au service de l’évêque de Metz.

Revenu dans la solitude de Remiremont, il devint abbé, après 643, mais il ne resta dans cette charge que trois ans. Pressantant en effet sa mort prochaine, il se retira à l’abbaye de Luxeuil, où l’abbé le reçut avec joie.

Il y aurait eu dans ce monastère une brève rébellion de certains moines, qui y entraînèrent aussi Adelphius. Mais il s’en repentit humblement et pleura longtemps sa faute.

Arrivé le moment suprême, Adelphius appela par trois fois le Christ, et s’endormit en paix, le 11 septembre 670.

On reporta son corps à Remiremont, où des miracles eurent lieu.

Saint Adelphius fut canonisé en 1051.

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 23:00

Miquel Baptista Gran Peris

1620-1684

 

Miquel vit le jour le 24 novembre 1620 à Riudoms (Barcelone, Espagne), d’un père suffisamment autoritaire qui l’obligea à se marier à dix-sept ans.

Lorsque la noce sortit de l’église, le marié manquait… ravi en extase à l’intérieur.

Les deux époux vécurent comme frère et sœur pendant quelques mois, après quoi Miquel fut veuf.

Il entra alors chez les Frères Mineurs de Escomalbou, où il profession avec le nom de Bonaventura.

On l’envoya à Mora de Ebro, Figueras, la Bisbal del Ampurdán, Tarrasa, puis, en 1658, à Rome. Il fonda des ritiri (ermitages) dans l’esprit de saint François, mais que les Supérieurs de l’époque n’appréciaient pas beaucoup. L’appui de deux cardinaux lui permirent tout de même d’en installer un à Ponticelli (Sabine) en 1675, et surtout celui de Saint-Bonaventure au Palatino à Rome, la même année.

Il fut appelé par plusieurs papes qui lui demandèrent conseil.

Il mourut à Rome le 11 septembre 1684, et fut béatifié en 1906.

Un des miracles retenus pour la béatification, fut en 1790 la guérison instantanée d’une femme en très mauvaise situation suite à une brutale chute de cheval, après qu’on lui fit toucher une relique de Miquel ; l’autre miracle fut en 1818 la guérison d’une femme demeurée dans le coma pendant trois jours après l’accouchement et qui fut également touchée par une relique de Miquel.

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 23:10

Lucia de Freitas

1542-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Née vers 1542 au Japon, c’était une laïque, membre du Tiers-Ordre franciscain et de la Confraternité du Rosaire, et catéchiste.

Elle avait épousé Filippo de Freitas et était restée veuve.

Elle fut condamnée à mort pour avoir hébergé des missionnaires étrangers.

Seule de toutes les femmes condamnées, Lucia subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifiée en 1867.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens