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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 23:00

Joaquina de Vedruna i Vidal de Mas

1783-1854

 

Le prénom de cette Sainte catalane s’écrit aussi Joaquima.

Elle naquit à Vic (Barcelone, Catalogne, Espagne) le 16 avril 1783, dans une famille aisée barcelonaise, cinquième des huit enfants de Lorenzo, notaire à la chancellerie royale de Barcelone, et de Teresa Vidal.

Petite, elle ne se permettait jamais d’avoir la moindre tache sur un vêtement ; en grandissant, cette exigence passa à son âme, qu’elle chercha à maintenir dans une sainte pureté inaltérée.

A douze ans, elle demanda à entrer chez les Carmélites, mais la Prieure ne pouvait accepter une petite fille comme Joaquina.

A seize ans, en 1799, elle accepta d’épouser l’avocat et grand propriétaire Teodoro de Mas, avec lequel elle eut neuf enfants : Anna, Josep-Joaquin, Francis (mort à six ans), Agnes, Joaquina (morte à neuf ans), Charlotte (morte à sept ans), Teodora, Teresa, María Carmen.

Joaquina eut la tristesse d’être rejetée par ses beaux-parents. Son épreuve augmenta par l’absence de son mari qui s’était activement engagé dans la guerre d’indépendance espagnole (1808-1814) et par la mort de trois de ses enfants. Puis Teodoro mourut de tuberculose en 1816.

Elle avait alors trente-trois ans, et s’installa avec tout son monde dans leur propriété de Vic. Elle songea alors qu’elle pourrait se retirer chez les Carmélites. Deux de ses enfants se marièrent, deux entrèrent chez les Clarisses et deux chez les Cisterciennes.

En attendant l’heure de Dieu, elle se donna aux œuvres charitables, enseigna, assista les malades. Remarquant ces charismes, son directeur spirituel lui suggéra de fonder une congrégation inspirée de l’idéal du Carmel, mais dont les membres seraient actifs et seraient les Carmélites de la Charité. Elles furent déjà neuf à faire leurs vœux en 1826, avec une règle que leur avait écrite l’évêque de Vic.

Joaquina renonça devant notaire à ses biens, qu’elle léguait à son aîné Josep Joaquin et prit le nom de Joaquina de Saint-François d’Assise : son directeur spirituel était un père capucin et pouvait lui avoir suggéré cette référence au Poverello.

Peu après ces débuts, les Religieuses durent s’exiler en France (1839-1843) car leur Fondatrice était «compromise», étant la mère de ce même Josep Joaquin qui, comme son père, soutenait âprement la cause carliste contre les libéraux. Elle fut même arrêtée en mise cinq jours en prison à Vic. Elle trouva refuge dans sa maison de Barcelone, puis à Berga, finalement en France méridionale. Elle-même affirma avoir souvent été aidée et conseillée pendant ce temps par un mystérieux Jeune homme, en qui elle reconnut l’archange saint Michel.

Pouvant tout de même revenir dans son pays en 1843, elle ouvrit une vingtaine de maisons, seulement en Espagne. Il y en aura en Italie, en Amérique Latine, en Asie.

La congrégation fut approuvée en 1850.

Les dernières années de la Mère Joaquina furent éprouvées par la douleur de la maladie : progressivement paralysée à la suite d’un accident vasculaire cérébral, elle remit sa charge de Supérieure. Durant l’épidémie de choléra qui sévissait à Barcelone, elle fut frappée par la contagion. 

Elle eut la consolation d’avoir souvent auprès d’elle sa fille Agnès, veuve à son tour, et ses deux filles Clarisses. Elle mourut le 28 août 1854 (on trouve aussi la date du 22 mai, qui semble erronée).

Joaquina de Vedruna fut béatifiée en 1940 et canonisée en 1959.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 23:00

Hugh More

? -1588

 

Hugh naquit à Grantham (Lincolnshire, Angleterre).

Réconcilié dans l’Eglise catholique, il vint à Reims en vue de devenir prêtre.

Mais il retourna en Angleterre avant d’être ordonné ; il fut arrêté et mis en prison. Il fut accusé d’être passé au catholicisme et d’avoir fréquenté un séminaire papiste. Il refusa absolument de se rendre dans une église protestante, car ç’aurait été apprécié comme une expiation de sa soi-disant trahison.

Condamné à mort, Hugh subit le martyre à Lincoln’s Inn Fields (Londres) le 28 août 1588 et fut béatifié en 1929.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 23:00

Amédée de Lausanne

1110-1159

 

Né vers 1110, le 21 janvier, au château de Chaste dans le Dauphiné, Amédée était fils d’Amédée de Clermont, seigneur d’Hauterive, et de Pétronille de Bourgogne.

La date du 21 janvier, qu’on va rencontrer plusieurs fois, est le jour de la fête de sainte Agnès, pour laquelle Amédée eut toujours une grande dévotion.

Amédée eut une sœur, qui fut religieuse.

La formation du petit Amédée n’eut rien de banal ! Amédée, son père, sentit l’appel à se consacrer à Dieu et, accompagné de seize autres chevaliers, demanda son admission à Bonnevaux, où il prit avec lui son petit garçon. L’abbé fut fort content de cette belle assemblée, mais conseilla de laisser le petit Amédée, qui avait neuf ans, auprès de sa mère.

Après quelque temps, voulant procurer à son fils une éducation plus soignée, Amédée père passa avec lui à l’abbaye de Cluny en 1121 ; il finit par revenir à Bonnevaux, mais cette fois-ci sans son fils, préférant l’envoyer auprès de l’empereur Henri V, avec lequel il était parent.

En 1125, Amédée (le Jeune, disons) voulut à son tour entrer à l’abbaye de Clairvaux, sous la direction de saint Bernard (v. 20 août), faisant ainsi de très grands et rapides progrès dans la science et la sainteté. C’est un 21 janvier qu’il fit la profession monastique.

En 1139, Amédée fut préconisé pour être abbé à Hautecombe : il avait vingt-neuf ans !

Neuf ans plus tard, il fut alors appelé au siège épiscopal de Lausanne. Le pape l’obligea à accepter cette charge qu’humblement Amédée n’osait assumer. Il fut sacré évêque le 21 janvier 1145, jour de ses trente-cinq ans.

Dès lors, il visita assidument son diocèse, prêcha, s’occupa de la formation de son clergé. Il écrivit plusieurs homélies en l’honneur de Notre-Dame (dont celle qu’on lit au bréviaire le 22 août).

On lui confia la formation du jeune comte Humbert de Savoie, dont il fut ensuite le conseiller et le protecteur dans la gestion des Etats.

L’évêque reçut la visite du pape Eugène III en 1147, et plaça son diocèse sous la protection de saint Pierre et du pontife de Rome.

Amédée fut aussi victime des ambitions du comte de Genève, qui le contraignit même à quitter sa ville épiscopale, obligeant l’évêque à résider à Moudon, parmi ses ennemis. Ceux-ci furent excommuniés.

Quand sonna la dernière heure, Amédée donna l’absolution à tous ces gens, sauf à Humbert d’Aubonne, qu’il assigna au jugement de Dieu.

Il mourut saintement le 27 août 1159 (on lit parfois le 11 août) et fut enseveli dans sa cathédrale. Pendant très longtemps, on crut (ou l’on fit croire) que sa tombe était à l’abbaye de Hautecombe, mais en 1911 des fouilles archéologiques mirent à jour dans la cathédrale de Lausanne un tombeau contenant le corps, l’ornement, les insignes épiscopaux d’Amédée.

La vénération publique rangea Amédée au nombre des bienheureux bien avant l’Eglise. Son culte a été confirmé en 1903.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 23:00

Angelo Conti

1226-1312

 

Angelo fut un autre ange de Foligno (Ombrie, Italie C), où il naquit en 1226, de famille noble.

On aimerait trouver quelques détails supplémentaires, pour notre édification, mais Angelo a dû préférer nous enseigner l’humilité par l’effacement.

On sait qu’il entra dans l’Ordre des Augustins, qu’il se trouvait à Gubbio en 1293 et en 1297, et qu’il fonda des monastères pour son Ordre, dont celui de Foligno.

Quatre mots caractérisent sa vie, d’après la tradition : patience, oraison, mortification, piété.

Angelo mourut à Foligno le 27 août 1312 et son culte fut confirmé en 1881. Le Martyrologe l’a introduit récemment dans ses pages.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 23:00

David Lewis

1616-1679

 

Né en 1616 à Abergavenny (Monmouthshire, Pays de Galles), il était le benjamin des neuf enfants d’un père protestant, Morgan Lewis, et d’une mère catholique, Margaret Pritchard.

Lors d’un voyage à Paris en 1632, il se convertit au catholicisme et partit se préparer au sacerdoce à Rome, où il fut ordonné prêtre en 1642. En 1645, il entra dans la Compagnie de Jésus.

Revenu dans son Monmouthshire natal, il fut provincial pour l’Ordre en Pays de Galles.

Sous le pseudonyme prudent de Charles Baker, il exerça son ministère sacerdotal dans les régions de Monmouthshire et Hereford, sans s’occuper du danger qu’il courait, trouvant refuge à l’abbaye de Llantarnam, se déplaçant de nuit, visitant les Catholiques ; on le connaissait, on l’appelait le Père des pauvres.

Lors du fameux soi-disant complot de Titus Oates, les recherches de prêtres catholiques s’intensifièrent particulièrement dans le Pays de Galles. Parmi les «fidèles» du père David, il s’en trouva un qui le trahit : après avoir fait arrêter le père Evans, il s’attaqua au père Lewis, déclarant à la Chambre des Communes, que ce prêtre encourageait le papisme depuis sept ou huit ans.

Ce dernier s’apprêtait à célébrer la Messe, quand six gaillards firent irruption, se saisirent du prêtre et de tout son matériel liturgique. C’était en novembre 1678..

Le père Lewis fut mis en prison à Monmouth, puis à Usk, où il eut le réconfort de retrouver beaucoup de Catholiques qui refusaient de reconnaître la suprématie du roi sur l’Eglise.

Le père David passa au tribunal en mars 1679 ; la séance était présidée par son propre délateur : on l’accusa d’être un prêtre papiste depuis seize ans, d’administrer les Sacrements à des centaines de personnes. Il se trouva aussi d’autres traîtres, qui vinrent témoigner contre le père, après avoir été parmi ses plus fidèles assistants.

En même temps que le père David, furent aussi jugés des malfaiteurs, assassins et voleurs notoires, dont tous les crimes furent prouvés ; seul le prêtre fut condamné à mort. On voulut y ajouter un nouvel interrogatoire au Conseil de Londres, pour établir ses liens avec le complot ; il était clairement étranger à cela, mais on lui fit bien comprendre qu’il ne resterait en vie que s’il apostasiait et déclarait les Jésuites impliqués dans ce complot. David ajouta : Je ne pouvais pas dénoncer de complot, puisque je n’en savais rien ; et je ne pouvais pas accepter la religion officielle, puisque c’était contre ma conscience.

Sur son refus catégorique, il fut renvoyé à Usk pour y être exécuté. Il eut le sort d’être «seulement» pendu et éviscéré, la foule ayant protesté pour qu’il ne fût pas écartelé. Un témoin affirma que ses viscères ne se consummaient pas, de sorte qu’on dut les faire brûler ensuite avec le reste du corps.

Le père Lewis fut martyrisé le 27 août 1679, béatifié en 1929, et canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 23:00

Guérin d’Aulps

1060-1150

 

Né entre 1060 et 1062 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), Guérin était le fils unique du seigneur de Mousson et de son épouse, des parents extrêmement vertueux qui surent encourager la vocation de Guérin.

Celui-ci entra en 1077 chez les Bénédictins de Molesme.

Vers 1082 (ou 1090), Guérin fut du nombre des élus qui devaient construire une nouvelle fondation en Savoie. Ce fut l’origine du monastère de Notre-Dame-d’Aulps, pour lequel le comte Humbert II accorda volontiers les terrains nécessaires.

Les débuts furent héroïques, comportant des cabanes faites de boue, des branchages pour servir de «lits» et, évidemment, une table très maigre. Ce fut justement cette rigueur qui attira très vite des vocations.

Guérin en fut le prieur. Le monastère devint une abbaye, et dépendit bientôt de Cîteaux.

En 1110, Guérin fut élu abbé. Aulps fonda à son tour Hautecombe et devint totalement indépendante de Molesme.

En 1138, Guérin dut céder aux instances du pape pour accepter l’évêché de Sion, malgré son âge et sa fatigue. 

Les contemporains vantent sa méthode douce, silencieuse, calme, qui désarmait ses éventuels contradicteurs. il visita son diocèse dans les coins les plus reculés. Il introduisit le christianisme dans la vallée isolée d’Anniviers, restée païenne. Il reçut la visite du pape Eugène III, de passage dans la région, qui consacra l’église du monastère d’Agaune.

Guérin voulut revoir Aulps, en 1150. Et c’est au retour d’Aulps qu’il sentit les forces le quitter : vite ramené à l’abbaye, il s’y éteignit le 27 août 1150, jour où le commémore le Martyrologe. Il semble qu’il faille bien préférer cette date à celle du 6 janvier, qu’on trouve parfois mentionnée.

Lors de l’ensevelissement, on remarqua le cilice que portait Guérin. Il était fermé par deux agrafes de fer, que l’on fondit en forme de clé. C’est cette clé que porte Guérin dans certaines représentations artistiques.

L’histoire des reliques de Guérin présentent un certain intérêt. Déjà il fallut construire une hôtellerie spéciale pour abriter les nombreux pèlerins venus les vénérer. Lors de la funeste Révolution française, les moines durent laisser les bâtiments, ainsi que la tombe du Bienheureux. En 1793, les révolutionnaires n’osèrent profaner cette tombe, mais consentirent à un habitant de retirer deux dents de la mâchoire, et à des soldats présents de tailler quelques fragments des vêtements encore visibles : ces soldats furent les seuls rescapés de leur bataillon attaqué cette même année sur le Rhin. Longtemps après ces faits, les conscrits de la localité demandaient toujours une «relique» de Guérin : lors de la guerre de 1870, aucun de ceux-là ne tomba sous les balles. Outre ces reliques, l’ensemble du corps du bienheureux Guérin fut, dès 1793, déposé dans une châsse qui se trouve actuellement à Plan-d’Avau.

L’office du bienheureux Guérin fut approuvé en 1853.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 23:04

Timofey Savelyevich Sokolov alias Tikhon de Zadonsk

1724-1783

 

Dans cette notice, nous sommes dans le monde de l’Orthodoxie.

Timofey (Timothée) était né en 1724 à Korotsko (Novgorod, Russie). Son père était l’humble sacristain du village.

A la mort prématurée de ce dernier, le petit Timofey dut aller travailler chez des paysans pour gagner un peu de quoi manger.

Bon élève, pieux, il fréquenta l’école ecclésiastique, acheva le séminaire de Novgorod et fut nommé professeur de rhétorique.

Habité par le sentiment de la présence continuelle de Dieu, il passait des heures, des nuits, en contemplation.

Une de ces nuits, il eut la vision de la lumière céleste, qui lui inspira un profond désir de la vie monacale et contemplative.

Entré au monastère à l’âge de trente-quatre ans (1758), il prit le nom de Tikhon et fut ordonné prêtre.

On lui confia la direction du séminaire de Tver. Il fut successivement sacré évêque pour le siège de Voronezh (1761). 

Le diocèse était en bien mauvais état, car la population était comme un troupeau sans pasteur (cf. Mc 6:34). Tikhon exerça cette charge pastorale pendant près de sept années, visitant, exhortant, corrigeant, consolant aussi, inlassablement.

Quand il pensait avoir blessé quelqu’un, il s’agenouillait à terre en demandant pardon. C’est ainsi que discutant un jour avec un jeune esprit rationaliste, ce dernier fut tellement décontenancé par la douceur des réponses de l’Evêque, qu’il le gifla ; aussitôt, Tikhon s’agenouilla et lui demanda pardon de l’avoir mis dans cet état, et le jeune homme, ayant compris alors son erreur, devint par la suite un bon Chrétien.

L’évêque Tikhon n’épargna pas sa santé pour redresser son diocèse ; à bout de forces, il se retira dans le monastère de Zadonsk dès 1768.

Sa cellule était très pauvrement meublée : un tapis par-terre pour dormir, une table et une chaise pour lire, quelques livres. Une soutane de laine grossière, des chaussures d’écorce tressée ; il donnait tout ce qu’il avait, empruntant même aux marchands pour faire l’aumône. On pouvait le trouver à toute heure.

Selon l’habitude orthodoxe, il ne célébrait pas quotidiennement ; il allait humblement communier à la liturgie du monastère, les larmes aux yeux.

Durant le repas, il en oubliait de manger en entendant la lecture de l’Ecriture.

Tikhon eut des visions du Ciel, de la Vierge Marie, du Christ.

Sa santé s’étant améliorée, il songea à reprendre sa charge épiscopale, mais un autre moine lui affirma que la Vierge Marie ne le voulait pas.

Sa grande épreuve fut d’avoir au monastère pour supérieur un de ceux qu’il avait lui-même autrefois déposés ; c’était un homme dur, violent, orgueilleux, jaloux de la sainteté de l’évêque et mécontent de voir tant de monde rendre visite au Prélat ; mais Tikhon avait une sincère compassion pour tous ceux qui le calomniaient.

A partir de 1779, il vécut dans une plus complète réclusion, ne recevant plus et ne parlant que très rarement. Il allait juste rendre visite aux prisonniers, aux jours de grandes fêtes.

A la suite d’une vision, en 1783, il fut hémiplégique et dut garder le lit. Le 10 août, il fit venir ses proches et leur dit : Je vous recommande tous au Seigneur. Ce furent ses dernières paroles.

Il mourut le 13 août (du calendrier julien) 1783, qui est resté le jour de sa fête. Ce jour correspond pour nous, dans le calendrier grégorien, au 26 août.

En mai 1846, on redécouvrit ses reliques au moment où l’on construisit la nouvelle église de Zadonsk. Le corps du saint évêque Tikhon était resté incorrompu. A la suite des nombreux miracles qui eurent lieu auprès de son tombeau, l’Eglise orthodoxe l’a canonisé en 1861, instituant en outre la fête de l’Invention de ses Reliques, le 14 mai.

La pensée et les écrits de Tikhon ont été largement admirés dans le monde occidental. En voici quelques idées : 

Médite sur les souffrances du Christ ; l’ampleur de son amour et de ses souffrances dépasse notre intelligence.

Le bien que tu peux faire, ne l’attribue qu’à Dieu seul.

Ne regarde pas le péché de ton frère, mais ce qui, en lui, est meilleur qu’en toi-même.

Plus nous serons humbles en esprit, mieux nous nous connaîtrons ; sans l’humilité, nous ne pouvons pas voir Dieu.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 23:00

Margherita de Faenza

1230-1330

 

Margherita naquit vers 1230 à Faenza (Emilie-Romagne, Italie NE).

Elle fut dès l’enfance captivée par l’amour du Christ, de Marie et de l’évangéliste Jean.

Elle entra au monastère de l’Ordre de Vallombreuse de Faenza, fondé par la bienheureuse Umiltà (v. 22 mai), et fut du nombre de celles qui, avec cette Fondatrice, ouvrirent le monastère de Florence vers 1280.

Il semble que Margherita succéda à Umiltà comme abbesse, quoique certains aient soutenu qu’elle serait au contraire restée volontairement converse, humblement mêlée parmi les autres Religieuses.

Margherita fut favorisée de visions et colloques mystiques. Elle aurait aussi reçu l’Anneau des fiançailles mystiques de Notre-Seigneur.

Elle mourut centenaire (ou presque), le 26 août 1330 et son culte fut reconnu en 1720, mais elle ne se trouve pas au Martyrologe.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 23:00

Jean Bassand

† 1445

 

Il était entré chez les Chanoines de Saint-Augustin, au monastère Saint-Paul de Besançon, mais rejoignit ensuite à Paris les Célestins, un ordre érémitique fondé par Pietro Morrone, futur pape Célestin V, d’où leur appellation. L’Ordre se répandit en Italie et en France, et fut dissout en 1778.

Jean Bassand connut sainte Colette de Corbie (v. 6 mars) et en fut le directeur spirituel.

Jean devint prieur à Paris, et provincial pour la France entière : il fut élu cinq fois à cette charge entre 1411 et 1441. 

Des rois l’appelèrent aussi, en Angleterre et en Aragon. Le pape aurait voulu lui confier l’administration de tout l’Ordre des Célestins.

Sur l’invitation du roi de France, Jean conjura l’antipape Félix V de se désister. Si la démarche n’aboutit pas immédiatement, Félix V finit tout de même par abdiquer, en 1449.

Jean connut l’illustre Gerson, dont un frère fut prieur chez les Célestins. Gerson écrivit pour Jean son De Susceptione Humanitatis Christi.

En 1443, il fut appelé par le pape pour réformer la monastère de Collemaggio, près de L’Aquila. L’entreprise réussit - ce qui est à souligner - et Jean Bassand mourut dans ce monastère, le 26 août 1445, à un âge avancé, a-t-il été écrit. C’est l’illustre Giovanni de Capistrano (v. 23 octobre) qui prononça l’éloge funèbre : les deux amis s’étaient bien connus dans leur effort commun à réformer les monastères dans l’esprit de sainte Colette. 

Le corps de Jean Bassand, quoique mis dans la chaux vive, a été conservé sain et entier ; et ce prodige, dit-on, subsiste encore.

Un culte ancien a été attribué au bienheureux Jean Bassand, mais pas de notice dans le Martyrologe Romain.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 23:00

Teresa Jornet e Ibars

1843-1897

 

Teresa vit le jour le 9 janvier 1843 à Aytona (Lleida, Espagne), de Francisco et Antonela, de simples cultivateurs ; elle eut aussi une sœur, María.

De ses parents très chrétiens, elle apprit vite l’amour du prochain et amenait fréquemment chez elle des pauvres, pour leur procurer quelque réconfort.

Elle grandit chez sa tante de Lleida, pour y fréquenter l’école.

Plus tard, elle enseigna à Argensola (Barcelone).

N’ayant pu entrer chez les Clarisses, elle devint tertiaire carmélite. Puis la maladie l’obligea à revenir chez elle, après la mort de son père.

Elle fut alors orientée par un bon prêtre vers une nouvelle fondation en faveur des vieillards abandonnés. Teresa y trouva sa voie : en 1872, elle s’installait dans une première maison, avec sa sœur et quelques jeunes filles.

En 1873, elles prirent l’habit religieux, Thérèse devint la supérieure, et un groupe de laïcs s’offrit pour assurer le bon fonctionnement de la maison.

L’œuvre se développa à une vitesse extraordinaire, au point qu’en 1887, année de l’approbation pontificale, elle comptait déjà près de soixante maisons.

On lui reprochait parfois de se pencher sur de petits détails ; elle répondait : Il n’y a rien de petit quand il s’agit de la gloire de Dieu.

Son secret, pour demeurer dans la paix malgré les mille soucis : Dieu dans le cœur, l’éternité dans la tête, et le monde sous les pieds.

Une activité fébrile, ajoutée aux épreuves morales - comme par exemple la mort de plus de vingt Sœurs et soixante-dix vieillards d’une même maison lors d’une épidémie de choléra - la maladie enfin, l’obligèrent à se retirer à Liria (Valencia), où elle mourut le 26 août 1897, un mois avant la mort d’une autre Thérèse, de Lisieux celle-là (voir au 30 septembre).

Elle fut béatifiée en 1958 et canonisée en 1974.

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