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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 23:00

Andrea Dotti

1256-1315

 

Andrea vit le jour vers 1256 à Borgo del Santo Sepolcro (Quartier du Saint Sépulcre, en raison d’une abbaye fondée par des pèlerins de retour des Lieux Saints) ; aujourd’hui la petite ville s’appelle Sansepolcro, en Toscane (Italie C).

La famille Dotti donna plusieurs de ses membres à la magistrature et à l’armée ; le frère d’Andrea, Dotto Dotti, aurait été commandant des archers du roi de France, Philippe le Bel.

Andrea servit quelque temps dans l’armée, et se distingua en 1272 dans la défense de la ville assiégée. Mais il préféra abandonner les armes humaines pour prendre les armes spirituelles et fit partie du Tiers-ordre des Servites de Marie.

Vers 1278, un sermon de Filippo Benizi (v. 22 août) le décida à demander son admission dans l’Ordre. Il fit son noviciat à Florence, où vivait encore un des sept fondateurs de l’Ordre, Alessio Falconieri (v. 17 février) et fut ordonné prêtre en 1280.

En 1285, on l’envoya à Sansepolcro, où le monastère des Servites était dirigé par un autre des fondateurs, Gerardino Sostegni (v. 3 mai).

Actif, Andrea avait aussi un attrait particulier pour la contemplation. Pour cette raison, on lui confia une délicate mission : des ermites de la Vallucola, proche de Sansepolcro, avaient exprimé leur désir d’être affiliés aux Servites. Opération qui peut réserver des surprises. Que fit Andrea ? Il vint simplement s’installer parmi les ermites et partager leur vie ; ses vertus le firent apprécier, et même bientôt élire supérieur ; les ermites montrèrent ainsi leur proximité avec l’idéal des Servites et purent très facilement être aggrégés, en 1294. La même expérience se répéta pour des ermites de Montevecchio, l’année suivante.

On recourut bientôt aux dons de prédicateur d’Andrea et il fut envoyé en beaucoup de villes du centre et du nord de l’Italie, toujours avec succès. On vit ainsi Andrea à Florence, Sienne, Orvieto, Milan, Asti, Alexandrie…

Après la mort d’Alessio Falconieri (1310), Andrea se retira à la Vallucola, où il dut à nouveau accepter la charge de supérieur. Les dernières années de sa vie, il se livra aux pratiques de la mortification et de la contemplation, et mourut à l’heure qu’il avait prédite, le 31 août 1315.

De nombreux miracles illustrèrent son tombeau et son culte fut approuvé en 1806.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:05

 

John Roche

?-1588

 

John naquit en Irlande. Il est aussi désigné comme John Neele ou Neale.

Le seul détail important - et quel détail ! - qu’on connaisse de lui est qu’il prit les vêtements d’un prêtre prisonnier pour l’aider à s’échapper de la prison Bridewell. C’est donc lui, John, qui fut arrêté et jugé.

On lui offrit la liberté s’il demandait pardon à la Reine et s’il entendait intégrer l’Eglise protestante.

Sur son refus, John Roche mourut en martyr à Tyburn, le 30 août 1588.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:03

 

Richard Martin

?-1588

 

Richard était né dans le Shropshire (Angleterre).

Il fréquenta le Broadgates Hall d’Oxford et rentra dans le giron de l’Eglise catholique.

Laïc, il fut arrêté en compagnie d’un prêtre, Robert Morton (v. 28 août). On lui proposa la liberté s’il acceptait de participer aux offices protestants, ce qu’il refusa.

Pour avoir offert une assiette de soupe chaude à Robert Morton, il fut accusé de trahison, ayant reçu et nourri des prêtres.

Richard Martin mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 30 août 1588, avec la célèbre Margaret Ward.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:01

 

Edward Shelley

1538-1588

 

Edward était né vers 1538 ou même 1528 à Warmingshurst (Sussex, Angleterre).

Son père avait été maître de maison du souverain. Par son épouse, il pourrait être apparenté à Benjamin Norton, un autre prêtre.

Il fut mis en prison une première fois en avril 1584 pour avoir assisté le prêtre William Dean (v. 28 août).

On sait seulement qu’Edward Shelley mourut en martyr à York, le 30 août 1588, avec le prêtre Richard Leigh.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:00

Giovanni Giovenale Ancina

1545-1604

 

Il vit le jour le 19 octobre 1545 à Fossano (Piémont, Italie nord-ouest), de famille noble.

Très studieux, il approfondit les lettres, la philosophie, la rhétorique, la médecine, la musique, aux universités de Mondovì et Turin, où il enseigna aussi. On lui proposa une excellente et riche jeune fille, qu’il refusa ; on voulut l’orienter vers la «carrière» ecclésiastique, qui l’effraya. 

Il avait vingt-sept ans quand il entendit l’exécution d’un Dies Iræ et décida de s’orienter vers le sacerdoce.

Il vint à Rome en 1574 comme médecin de l’ambassade savoyarde et c’est là qu’il découvrit Filippo Neri (voir au 26 mai) et son Oratoire. Il en fut membre à partir de 1578 et vécut dans leur maison de Naples. C’est autour de ces années qu’il reçut l’ordonation sacerdotale, dont on ne connaît pas la date exacte.

Il recherchait les austérités ; il pensa fonder une nouvelle famille de missionnaires. Mais il se «contenta» de collaborer avec Cesare Baronius à la rédaction des Annales, de prêcher et de s’investir activement dans cet Oratoire. Ses prédications eurent un immense succès.

De ses activités musicales, on a retrouvé un recueil d’œuvres mariales d’autres auteurs, de Lassus à Anerio, auxquelles il en ajouta cinq de sa composition, de trois à douze voix.

Comme auteur littéraire en revanche, il publia un recueil d’adaptations édifiantes des textes de ces maudites chansons profanes, obscènes, lascives et sales, avec lesquelles on envoie des centaines et des milliers d’âmes pécheresses dans le profond abîme de l’enfer.

Il se préoccupa beaucoup du monde aristocratique organisant des rencontres culturelles où il y mettait   sa note évangélique ; il organisa des Pieuses Unions pour les docteurs, pour les étudiants, les marchands, les artisans ; il écrivit lui-même le texte et la musique de représentations théâtrales (qui n’ont pas encore été publiées).

En 1602, il fut nommé évêque à Saluzzo (Saluces, Piémont), ce qu’il appela une sale affaire, tant il lui répugnait de se montrer, d’être honoré, et commença par s’enfuir, jusqu’à Loreto ; cette escapade dura cinq mois ! Quand on put le forcer à revenir à Rome, ce fut la joie générale. Un cardinal déclara : On ne trouve pas d’autres Pères Juvénal qui disent : je me suis enfui pour retrouver mon désert.

A Saluces, il commença par retirer à tous les prêtres le pouvoir de confesser et ne l’accorda qu’à ceux qu’il en voyait dignes ; il organisa un séminaire, la visite pastorale, ramena les Protestants à la foi, dont le propre neveu de Calvin, qui entra au Carmel. Il prêcha beaucoup. On s’étonne encore du nombre d’activités et d’œuvres qu’il développa en guère plus d’une année d’épiscopat, compte tenu de ses nombreuses heures de prière et de méditation.

Il fut grand ami de François de Sales (voir au 28 décembre), son compatriote et évêque de Genève. Lors d’une rencontre, Giovenale fit prêcher François et le remercia à la fin, jouant sur son nom en lui disant : Vere tu es Sal (vraiment, tu es le sel), et François, reprenant le nom de la ville de Saluces, lui répondit : Immo tu es Sal et Lux (mais toi, tu es le sel et la lumière).

Il vécut très pauvrement, son unique «richesse» étant sa bibliothèque de quelque quatre-cents ouvrages de médecine, science naturelle, histoire, littérature.

Il eut à intervenir dans une communauté pour mettre fin aux machinations d’un mauvais Religieux. On croit communément que c’est ce dernier qui l’empoisonna.

Mgr Ancina mourut le 30 août 1604 à Saluces, et fut béatifié en 1888.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:00

Bononius

951-1026

 

Bononius serait né vers 951 à Bologne, ville italienne dont le nom latin est Bononia. On n’a pas d’autre nom de lui ; il est et demeure «bolonais».

A quinze ans, il entra au monastère Saint-Etienne, qui abritait des Bénédictins, puis obtint en 976 la permission de l’abbé d’aller visiter les Lieux Saints.

Avant de s’embarquer à Venise, il rencontra un vénérable prieur de monastère, nommé Giorgio, qui lui conseilla d’aller trouver saint Romualdo ; Bononius suivi le conseil et fut assez édifié par le saint Fondateur pour lui demander d’être son disciple ; voilà donc notre bénédictin devenu camaldule ; quant au voyage en Terre Sainte, on y pensera plus tard.

Romualdo estima beaucoup son nouveau disciple, au point qu’au bout de vingt-deux ans, en 998, il le nomma abbé du nouveau monastère camaldule de Saint-Michel à Poggibonzi.

Quatre ans après, en 1002, Bononius se décida à effectuer son voyage en Terre Sainte ; sur le chemin du retour, le voyage passa par Alexandrie (Egypte), où il s’arrêta pour visiter des ermites proches du Caire. Il vécut aussi en ermite quelque temps avant de partir proclamer la Bonne Nouvelle dans les rues de la ville. Il réussit même à conquérir la faveur des autorités.

Repassant par Alexandrie, il apaisa par sa prière une violente tempête, ce qui amena à la foi beaucoup d’Infidèles.

Or, un soulèvement de Sarrazins au Caire engendra la destruction de l’église des Chrétiens ; ceux-ci furent vendus comme esclaves sur les marchés musulmans, avec l’évêque Pietro de Verceil qui allait lui aussi aux Lieux Saints. Bononius intervint auprès des autorités et obtint du sultan de faire reconstruire l’église détruite et libérer l’évêque et ses compagnons de captivité.

Le voyage ne fut pas vraiment direct : Bononius les accompagna du Caire à Constantinople, puis regagna la solitude du Mont Sinaï.

Mais en Italie, on ne l’avait pas oublié, ou peut-être l’évêque de Verceil parla de lui en rentrant dans son diocèse. Voilà qu’en 1012 on fit savoir à Bononius qu’on le nommait abbé du monastère de Lucedio (Piémont).

Bononius, obéissant, s’y rendit, tout en regrettant le désert. Mais un événement assez grave (qu’on ne connaît pas mieux) l’obligea de nouveau à se déplacer : il vint fonder un monastère en Toscane.

Successivement, le calme étant revenu, il réintégra en 1015 l’abbaye de Lucedio, et c’est là qu’il mourut, le 30 août 1026.

Son culte fut ratifié un an plus tard, en 1027.

La vie de Bononius fut mouvementée, mais l’homme était profondément religieux et silencieux dans l’âme ; même loin de l’ermitage, il était toujours avec Dieu.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 18:52

22e dimanche per annum - B

 

*       *       *

Avec le peuple d’Israël, nous avons promis dimanche dernier de servir le Seigneur. Voici maintenant l’exhortation qu’avait faite Moïse à tout ce peuple (et à nous).

Moïse énonce un principe qu’on retrouvera en d’autres passages de la Bible, et notamment au tout dernier chapitre de l’Apocalypse (Ap 22:18-19) : les scribes et les docteurs devront transmettre la Loi divine sans aucune altération ; ce sera le depositum fidei de l’Eglise, la garantie de son authenticité. Philon d’Alexandrie commente que on n’ajoute que des éléments injustes et on ne retranche que du juste.

Moïse fait aussi une remarque très forte au sujet d’Israël : alors que c’est la plus petite de toutes les nations, elle sera reconnue grande par tous les peuples. Cette grandeur lui vient de la proximité de Dieu, proche de nous chaque fois que nous l’invoquons.

Dieu est beaucoup plus proche de nous que nous le croyons ; nous avons appris au catéchisme que Dieu sait tout, entend tout, même nos pensées intimes ; mais Dieu n’est pas un surveillant omniprésent, c’est surtout un Père qui nous aime et ne veut que notre bien.

 

*       *       *

 

Dans le psaume 14, David s’adresse à ce Dieu si proche, et parle même d’entrer sous sa tente, d’habiter sur sa montagne sainte. 

Les conditions pour accéder à ce bonheur ? rien de plus normal qu’agir avec justice, de dire la vérité, de ne pas faire de tort à son frère, de ne pas outrager le prochain… 

Qui prétendra encore que Dieu nous en demande trop ? Certes, comme Jésus, nous traversons des épreuves, mais l’apôtre Paul nous rassure - et sa parole est inspirée : Dieu ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter (1Co 10:13).

Quel dieu a cette prévention, sinon notre Père Créateur ?

 

*       *       *

 

Saint Jacques va nous inviter maintenant à remercier Dieu pour toutes les grâces que nous en recevons : Les dons les meilleurs viennent d’en-haut ! 

Profitons de la lecture de l’épître de Saint Jacques pour dire quelques mots de cet Apôtre. Comme deux Apôtres ont porté le même nom, on les a distingués par “majeur” et “mineur”, mais on les confond souvent quand même. 

L’auteur de l’épître en question est Jacques “le Mineur”, proche cousin du Seigneur lui-même. Après l’Ascension, il fut le premier évêque à Jérusalem. Son martyre eut lieu en 62 : il fut précipité du haut du Temple de Jérusalem, lapidé et achevé à coups de foulon. Ce n’est donc pas de lui qu’il s’agit à propos de Compostelle.

Son épître, une des plus brèves du Nouveau Testament et en même temps une des moins lues, va attirer notre attention pendant cinq dimanches de suite. L’Eglise n’a retenu dans ces lectures que quelques éléments marquants de l’épître. 

Aujourd’hui, l’Apôtre commence par nous demander de mettre en pratique la Parole de Dieu : Ne vous contentez pas de l’écouter, à la Messe, le dimanche matin. Il a même cette comparaison amusante - non reprise dans la péricope d’aujourd’hui - que celui qui écoute la Parole sans la mettre en pratique, ressemble à un homme qui se regarde dans le miroir : A peine s’est-il observé qu’il part et oublie comment il était.

Pourquoi saint Jacques parle-t-il seulement de venir en aide aux orphelins et aux veuves et de se garder propre au milieu du monde ? Suffit-il de quelques œuvres caritatives pour pratiquer la religion ?

Non, bien sûr, mais pour Jacques, dans cette Eglise naissante de Jérusalem, recevoir les Sacrements, prier au Temple, écouter l’enseignement de l’Eglise, rencontrer la communauté, sont des préambules acquis, que tous reconnaissent. Mais précisément parce qu’ils ne sont pas remis en question, les Chrétiens pouvaient parfois s’en contenter, un peu comme les rites extérieurs des Pharisiens dont il va être question dans l’évangile.

Jésus-Christ attend de nous un engagement fort, tellement vif qu’il ouvre notre cœur au Prochain. 

Des orphelins, il en existait déjà à l’époque de Jésus ! Enfants sans parents, abandonnés, ignorés, laissés dans la rue, victimes de toutes les corruptions, cette plaie n’est pas d’aujourd’hui. Mais il n’y a pas que les orphelins naturels : il y a tous ceux qui ignorent la paternité de Dieu, Père de tous les hommes, soit qu’ils n’en aient jamais entendu parler, soit qu’ils l’aient oublié. Et là, nous rappelle s.Jacques, les chrétiens ont une immense et profonde responsabilité, car dans l’immense famille des descendants d’Abraham, nous sommes tous frères et tous enfants de Dieu.

Les veuves aussi peuvent s’entendre de deux façons. Celles qui ont perdu leur mari prématurément (à la guerre, souvent, et cette plaie aussi n’est pas d’aujourd’hui…) ou par quelque autre épreuve, ont perdu le soutien de leur vie et de leur affection. Les veuves sont beaucoup plus nombreuses que les veufs. Mais les veuves peuvent aussi, dans l’esprit de s.Jacques, être toutes ces âmes privées de tout soutien immédiat, les faibles, qui ne savent à quoi se raccrocher, à qui se référer, à qui s’adresser, qui n’ont plus de repères, comme un émigré qui a perdu famille, maison, travail et santé… Ici aussi le travail apostolique est immense. 

Autrement dit, l’apôtre saint Jacques étale sous nos yeux le champ pratiquement sans limite du travail apostolique qui incombe à tous les Chrétiens. C’est le travail d’évangélisation qui fut celui des premiers Apôtres, qui a continué dans tout l’empire romain, qui s’est étendu dans le monde entier, durant tous les siècles. A toutes les époques Dieu a suscité des figures éminentes de sainteté pour éclairer avec la lumière de la Vérité le monde enténébré. 

Saint Paul n’a pas converti l’empire romain en quelques jours, mais son zèle à laissé une empreinte qui a conduit cet empire à la conversion générale. A sa suite, des milliers d’apôtres, prêtres, religieux, religieuses, catéchistes, ont donné leur vie pour gagner les âmes à Dieu. La christianisation de l’Europe entière depuis le haut Moyen-Age a été le fruit de la présence de ces si nombreux monastères qui ont poussé dans toutes les régions d’Espagne, de France, d’Angleterre, d’Allemagne, en se conformant à la Règle de saint Benoît : Ora et Labora (Prie et Travaille).

 

*       *       *

Il y a donc bien autre chose à faire qu’à se préoccuper de se laver les mains ou de laver les verres avant de boire, comme le préconisaient les pharisiens.

Ce qu’il faut purifier, c’est notre cœur, rappelle Jésus.

C’est d’abord dans notre cœur que naissent les pensées qui conduisent à tant de vices, et ce sont ces pensées qu’il faut purifier.

Les vices énumérés par Jésus sont des mots que nous n’aimons pas entendre ; mais comme nous ne les aimons pas, nous faisons comme l’autruche devant le danger ; nous ne devons pas les oublier ; le texte grec et les traductions les reportent dans les ordres les plus variés : adultères, fornications, meurtres, vols, avarices, méchancetés, fraude, impudicités, envie, calomnie, orgueil, folie. 

La plupart peuvent se ramener aux Commandements de Dieu ou à la simple morale naturelle écrite dans le cœur de l’homme. 

On notera les pluriels, montrant que nos pensées sont malheureusement fertiles en déviations : les péchés du cœur précèdent de beaucoup les péchés réellement commis.

Inévitablement, ces pensées et ces défauts nous détournent de Dieu et du Prochain. En avoir conscience nous aidera déjà à combattre les tentations.

 

*       *       *

 

Heureusement, nous ne sommes pas continuellement ni entièrement envahis par ces pensées. Nous avons à lutter pour laisser les bonnes pensées nous dominer.

La Prière du jour nous rappelle que tout don parfait vient de Dieu (Jc 1:17) et nous avons besoin de la force divine pour développer ce qui est bon en nous. 

Dans la prière et dans l’Eucharistie, nous trouverons cette force.

Que l’Eucharistie fortifie l’amour en nos cœurs, et nous incite à servir Dieu dans nos frères (Prière finale).

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 23:06

 

Richard Herst

?-1628

 

Richard était né peut-être à Broughton (Preston, Lancashire, Angleterre).

Son nom pourrait être plus exactement Hurst.

C’était un très honnête petit propriétaire, qui cultivait ses terres près de Preston. 

L’évêque (anglican) de Chester envoya un émissaire avec des hommes pour l’arrêter. Il y eut de la bagarre avec les domestiques et l’un des hommes se cassa une jambe en voulant rattraper un des domestiques dans un champ cultivé. Le fait pouvait être tout-à-fait étranger à la situation de Richard, mais on s’en servit pour l’accuser de meurtre. D’ailleurs, la victime elle-même reconnut, avant de mourir, que ç’avait été un simple accident.

Une pétition fut envoyée au roi, soutenue même par la reine, mais le gouvernement maintint sa position. Herst fut condamné à mort pour meurtre, mais il était clair qu’on voulait par là intimider les Catholiques.

Au lendemain de cette condamnation, on intima à Richard l’ordre d’aller entendre un sermon dans l’église protestante ; sur son refus, on le traîna par les jambes sur la voie qui longeait l’église, mais il se mit les doigts dans les oreilles pour ne rien entendre.

Au moment de l’exécution, on lui proposa encore de le laisser vivre, s’il voulait jurer fidélité au roi, mais comme le texte comportait des expressions contraires à la Foi catholique, il refusa. On l’exécuta immédiatement.

Richard Herst mourut en martyr à Lancaster, le 29 août 1628.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 23:05

Piero de Sassoferrato

Giovanni de Pérouse

† 1231

 

Ces deux Religieux franciscains de la première heure furent envoyés par saint François d’Assise lui-même vers 1220 en Espagne, qui était encore partiellement sous la domination des Musulmans.

Giovanni était prêtre, Piero convers.

Ils s’étaient fixés dans la petite ville de Teruel, où ils prêchaient, mais ils n’avaient pas formé un couvent proprement dit.

La ville de Valencia étant encore au pouvoir des Musulmans, ils résolurent de s’y rendre, principalement pour réconforter les prisonniers chrétiens et, sans doute aussi, avec le secret désir, s’il plaisait à Dieu, d’y recevoir la palme du martyre, au cas où ils seraient pris par les ennemis du Christ.

Après quelque temps, ils entrèrent dans l’église du Saint-Sépulcre ou s’arrêtèrent sur la place devant cette église, et se mirent à prêcher. Aussitôt ils furent arrêtés.

Sommés d’abjurer la foi chrétienne, ils s’y refusèrent et furent condamnés à mort par le roi Ceid Abu Zeyd.

Ils reçurent la grâce du martyre par la décapitation, le 29 août 1231. L’année de ce martyre est contestée, par le fait que Ceid avait été déposé déjà avant 1228 par son adversaire. Auparavant, Ceid se serait converti par l’intercession des deux Martyrs.

Valencia fut reprise par les Chrétiens peu après (1238).

Les corps de Giovanni et de Piero furent ramenés à Teruel et vénérés comme des reliques de martyrs. La population recourt à leur intercession contre l’invasion des sauterelles. Le culte des deux Martyrs fut approuvé en 1705.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 23:04

Giovanni de Pérouse

Piero de Sassoferrato

† 1231

 

Ces deux Religieux franciscains de la première heure furent envoyés par saint François d’Assise lui-même vers 1220 en Espagne, qui était encore partiellement sous la domination des Musulmans.

Giovanni était prêtre, Piero convers.

Ils s’étaient fixés dans la petite ville de Teruel, où ils prêchaient, mais ils n’avaient pas formé un couvent proprement dit.

La ville de Valencia étant encore au pouvoir des Musulmans, ils résolurent de s’y rendre, principalement pour réconforter les prisonniers chrétiens et, sans doute aussi, avec le secret désir, s’il plaisait à Dieu, d’y recevoir la palme du martyre, au cas où ils seraient pris par les ennemis du Christ.

Après quelque temps, ils entrèrent dans l’église du Saint-Sépulcre ou s’arrêtèrent sur la place devant cette église, et se mirent à prêcher. Aussitôt ils furent arrêtés.

Sommés d’abjurer la foi chrétienne, ils s’y refusèrent et furent condamnés à mort par le roi Ceid Abu Zeyd.

Ils reçurent la grâce du martyre par la décapitation, le 29 août 1231. L’année de ce martyre est contestée, par le fait que Ceid avait été déposé déjà avant 1228 par son adversaire. Auparavant, Ceid se serait converti par l’intercession des deux Martyrs.

Valencia fut reprise par les Chrétiens peu après (1238).

Les corps de Giovanni et de Piero furent ramenés à Teruel et vénérés comme des reliques de martyrs. La population recourt à leur intercession contre l’invasion des sauterelles. Le culte des deux Martyrs fut approuvé en 1705.

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