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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 23:10

Miguel de Carvalho

1579-1624

 

Miguel naquit en 1579 (ou 1577 ?) à Braga (Portugal), de famille noble et riche.

Entré chez les Jésuites en 1597, il fut envoyé en 1602 à Goa (Inde) pour y achever ses études. Il y resta pour enseigner la théologie, puis alla à Macao (Chine).

Après quinze ans de cet enseignement, il fut envoyé au Japon, au moment de la persécution, car les Chrétiens avaient un besoin urgent de prêtres. Pour les rejoindre, il se déguisa en soldat.

Miguel fut appréhendé en juillet 1623 pour avoir prêché le christianisme et resta une année en prison.

Condamné à être brûlé vif, il reçut la palme du martyre à Ōmura ou à Simabura (Nagasaki), le 25 août 1624.

Il a été béatifié dans un groupe de deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 23:09

Luis Cabrera Sotelo

1574-1624

 

Luis naquit le 6 septembre 1574 à Séville (Espagne).

Après avoir fréquenté l’université de Salamanque avant même d’entrer chez les Frères Mineurs Observants de Salamanque, il fut ordonné prêtre.

Il rejoignit les missions aux Philippines en 1600 et exerça son ministère à Dilao, pendant huit ans.

En 1608, il eut le bonheur de pouvoir se rendre au Japon.

A peine arrivé, il fit construire une église près de Tokyo, qui serait desservie par les Frères Mineurs : quatre ans après, le shogun la fit détruire.

Se sentant menacé, le père Luis se transféra dans le nord du pays, où le shogun Date Masamune tolérait encore le christianisme. Un an après, fort de cette nouvelle expérience, il retourna à Tokyo pour y reconstruire son église : colère du shogun, qui fit arrêter les Chrétiens ; Luis fut d’office transféré à Kodenma et, tandis que des Chrétiens étaient assassinés, il fut sauvé de la mort grâce à l’intervention du shogun Date Masamune.

En 1613, le même shogun envoya une délégation en Espagne, dont fit partie le père Luis. Le bateau traversa l’Océan Pacifique et, à Madrid, les membres de la délégation furent baptisés ; puis on repartit pour Rome.

Tandis que le shogun espérait pouvoir établir des échanges commerciaux avec le Mexique, le père Luis songeait à obtenir de Rome l’établissemenet d’un nouvel évêché dans le nord du Japon, indépendant de celui de Nagasaki ; mais le Portugal s’y opposait, et même son Ordre crut un moment qu’il briguait l’épiscopat pour lui-même. Finalement, toute cette expédition n’aboutit pas aux résultats escomptés.

L’expédition revint au Japon en 1618, mais le père Luis s’arrêta un moment aux Philippines, à cause de la persécution au Japon. On lui reprochait d’avoir voulu aller trop vite au Japon : on le renvoya au Mexique en 1620, pour poursuivre ses activités missionnaires.

Ses «activités» le poussèrent à retourner au Japon en 1622, où il pénétra grâce à une embarcation chinoise, mais les autorités le découvrirent et le mirent en prison. Il y resta deux années, et y retrouva le père jésuite Miguel de Carvalho, un autre Franciscain et un laïc.

Condamné à être brûlé vif, il reçut la palme du martyre à Ōmura ou à Simabura (Nagasaki), le 25 août 1624.

S’il avait été trop audacieux dans son zèle, il fut vraiment martyrisé en haine de la foi. 

Il a été béatifié dans un groupe de deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 23:05

 

Josep Calassanç Gastón

1556-1648

 

Il naquit en 1556 au château de Calassanç (Peralta de la Sal, Huesca, Aragon, Espagne), dans une des plus notables familles du pays. Le père s’appelait Pere Calassanç, la mère María Gastón ; ils eurent cinq enfants, le plus jeune étant Josep.

Josep est la forme catalane pour José (Joseph) ; les Espagnols transcrivent volontiers le nom de Calassanç en Calasanz.

Extraordinairement précoce, Josep chassait à cinq ans le démon avec son couteau ; dès qu’il sut lire, il s’équipa de l’office de la Sainte Vierge et des Vies des Saints. Ne voudrait-il pas consulter celles de notre blog et nous donner ses conseils ?

Après des études à Estadilla, il se diplôma en droits canonique et civil à Lleida, puis étudia la théologie à Valencia, et Alcalá.

Vers 1580, mourut sa mère et un des frères. Monsieur Calassanç voulait que Josep se mariât pour perpétuer la famille, mais une grave maladie compromit tous ces projets.

Josep fut ordonné prêtre en 1583 et, l’année suivante, fut nommé théologien de l’évêque de Jaca.

Après la mort de son père (1586), Josep disposa de son immense fortune pour faire du bien autour de lui. 

L’évêque d’Urgel le prit alors comme vicaire général.

Josep était un «bon géant» et savait rendre des services estimables, par exemple en retirant du marais la bête d’un paysan.

En 1592, il gagna Rome, où il fut aux côtés de saint Camillo de Lellis (voir au 14 juillet) dans les hôpitaux. Le cardinal Colonna le prit comme conseiller. Mais Josep était fasciné par l’éducation des populations, si ignorantes.

Il initia un premier institut de Clercs réguliers des Ecoles Pies, qui faillit fusionner avec celui de Giovanni Leonardi (voir au 9 octobre). En 1617, le pape créa une congrégation, les Pauvres Clercs de la Mère de Dieu des Ecoles Pies, dont Josep était nommé supérieur général.

Ce terme des Ecoles Pies est un peu déroutant en français. Le mot italien pio, pia veut dire ici  pieux, chrétien. Josep faisait un peu en Italie ce que faisait en France Jean-Baptiste de La Salle (voir au 7 avril), mais Josep s’adressait aussi aux jeunes nobles pour une instruction plus poussée. De l’expression scholæ piæ est venu leur nom de Scolopi (en italien) et Piaristes (en français).

Les écoles se multiplièrent de façon prodigieuse, les difficultés aussi. Josep fut contraint, à quatre-vingt-six ans, de se présenter au Saint-Office pour être examiné ; on lui imposa un assistant et un visiteur qui travaillaient constamment contre lui. Même le pape supprima la congrégation en 1646. Josep se soumit, mais prophétisa que l’Institut serait reconstitué.

A partir de 1648, le pauvre vieillard souffrit du foie, d’une blessure au pied, et de soins maladroits. On lui proposa de se soigner avec des tranches de citron trempées dans l’eau et saupoudrées de sucre, un remède préconisé par le schismatique Henri VIII d’Angleterre : Josep refusa net ! 

Josep mourut, chargé de douleurs et de mérites, le 25 août 1648, nonagénaire.

A l’autopsie, on lui trouva de la chaux dans les intestins. Tout Rome voulut défiler pour vénérer sa dépouille, même en descendant par le toit.

En 1656, le pape autorisait l’Institut à reprendre ses activités.

Josep fut béatifié en 1748, canonisé en 1767.

En 1948, il fut proclamé patron de toutes les écoles populaires chrétiennes.

Sa fête liturgique est au 25 août.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 23:00

Thomas de Cantilupe

1218-1282

 

Thomas naquit vers 1218 à Hambleden (Buckinghamshire, Angleterre), fils de William, qui était deuxième baron et ministre du roi John.  Son oncle Walter était évêque à Worcester. Il avait un frère, Hugh, et une sœur, Tregoz.

Avec son frères Hugh il vint étudier à Paris. Ils avaient à leur service un chapelain et maître ès arts ; ils prirent chez eux aussi deux étudiants pauvres, et nourrissaient sur leurs deniers jusqu’à une bonne douzaine de mendiants.

Ils eurent l’honneur de la visite du roi Louis IX (v. 25 août).

A partir de ce moment, on n’entend plus parler de Hugh. Thomas est présent au concile de Lyon (1245), comme chapelain du pape ; il était donc déjà prêtre. 

Il revint à Paris et Orléans pour se perfectionner en droit canonique et civil, qu’il enseigna à Oxford.

A Oxford, il devint chancelier de l’université (1261).

Lors de la Guerre des Barons, il soutint Simon de Montfort et le parti des barons, qu’il vint représenter devant l’arbitrage de Louis IX à Amiens en 1264. Louis IX se prononça contre les barons. Il s’ensuivit une période agitée en Angleterre ; si Thomas fut Chancelier d’Angleterre, il dut cependant s’exiler deux ans à Paris avant de revenir en 1272 à Oxford. Désormais il ne s’occupait plus que de théologie et enseignait.

En 1274, il vint participer au deuxième concile de Lyon et fut à nouveau chapelain du pape.

En 1275, il fut nommé et consacré évêque d’Hereford.

Il resta en outre un fidèle conseiller d’Edward I, dont il ne perdit jamais la faveur, même si son opinion différait de celle du roi.

Titulaire de plusieurs bénéfices, Thomas en profitait pour distribuer de larges aumônes. Il entretenait les bâtiments, visitait ses cures, se choisissait des remplaçants dignes, célébrait, prêchait et confessait. Il n’oubliait jamais les pauvres et les malades. Sa bonté rayonnait sur toute misère autour d’Oxford, mais aussi sa fermeté défendait ses églises contre des avidités et des cupidités sans scrupules. En outre il portait un cilice. Son directeur de conscience, plus tard archevêque, put affirmer qu’il n’avait jamais commis un péché mortel.

C’était, dit-on, un bel homme au teint vermeil. Avec l’âge, ses cheveux roux blanchirent. Sa figure était angélique.

En 1280, il y eut un «grave conflit» entre Thomas et le septième comte de Gloucester, Gilbert de Clare, pour une histoire de douve, qui s’acheva à l’amiable… par une «forte indemnisation» pécunière.

Cette même année surgit un autre conflit entre Thomas et le nouvel archevêque de Canterbury, qui en vint même à excommunier Thomas. L’évêque vint défendre sa cause à Orvieto devant le pape, qui le reçut fort bien, quoique la cause fût, dit-on, «douteuse». L’affaire devait se résoudre, mais la mort y mit une autre fin.

Quittant Orvieto, Thomas dut s’arrêter et se reposer à Ferento près de Montefiascone, car sa santé était fortement affaiblie. Il y mourut le 25 août 1282.

Même après sa mort, l’archevêque de Canterbury voulait encore l’enfoncer, mais il dut céder à la pression du peuple et du chapitre, et accepter l’élection d’un grand ami de Thomas, Richard de Swinfield.

En 1290, un condamné à mort fut prétendument ressuscité par l’intercession de Thomas. Comment canoniser Thomas, s’il était excommunié par l’archevêque ? Une enquête fit valoir que Thomas avait été absout par le pape en Italie, en 1282 . Il fut donc canonisé en 1320.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 23:00

Louis IX de France

1214-1270

 

Louis, qui allait être le neuvième de ce nom comme roi de France, était le deuxième des neuf enfants vivants de Louis VIII, dit le Lion, fils de Philippe-Auguste, et de Blanche de Castille, fille d’Alfonso VIII de Castille ; Louis IX était donc petit-fils de Philippe-Auguste.

Son unique sœur, Isabelle, fonda l’abbaye des Clarisses de Longchamp, auprès desquelles elle se retira (voir au 22 février).

Louis, donc, naquit le 25 avril à Poissy (actuelles Yvelines), ce pourquoi il signa volontiers Louis de Poissy.

De sa pieuse mère, il apprit à aimer Dieu et à détester le péché.

Son frère aîné étant mort prématurément, il hérita de la couronne royale à la mort de son père en 1226, et la reçut à Reims le 29 novembre de cette même année. Comme nous l’apprenons dans nos manuels, c’est la reine-mère qui exerça la régence jusqu’à la majorité de son fils.

En 1234, il épousa Marguerite de Provence ; ils devaient avoir onze enfants.

Louis IX commença son règne effectif en 1235, à vingt-et-un ans.

Il était si assidu à l’église, qu’une femme du peuple l’invectiva un jour : Tu n’es roi que des Frères Mineurs, des Frères Prêaheurs, des prêtres et des clercs ; c’est grand merveille qu’on ne te chasse pas ! Loin de la faire punir, le roi la remercia gentiment : Tu dis vrai, je ne suis pas digne d’être roi, et lui fit donner un peu d’argent.

A minuit, il priait les matines dans sa chapelle privée ; il assistait au moins à deux Messes, il priait l’Office des moines, le chapelet, n’omettait jamais de s’arrêter dans les églises qu’il rencontrait durant ses déplacements.

Il savait se mortifier, se priver, surtout en carême ; il s’efforçait de ne pas rire le vendredi et sortait ce jour-là sans chapeau, en souvenir de la Couronne d’épines du Christ ; en avent et en carême, il couchait seul ; il se confessait le vendredi, portait le cilice et se flagellait.

On connaît aussi ses libéralités, comment il recevait des pauvres à table, leur lavait les pieds, allait soigner des lépreux. Il créa l’Hôtel-Dieu, l’hospice des Filles-Dieu pour les femmes repenties, celui des Quinze-Vingts pour les aveugles, et d’autres hôpitaux à Pontoise, Vernon, Compiègne. Quand il fut en Palestine, il enterra de ses mains de malheureuses charognes.

Dans le royaume de France, il sévit contre le péché, contre le blasphème, les jeux avec argent, la prostitution dans les villes.

Quand on souriait de sa piété, il répondait habilement : Vous me critiqueriez moins si je passais deux fois plus de temps à la chasse !

Sa justice est restée légendaire, mais elle est aussi historique que celle du roi Salomon. C’est que ce pieux roi s’instruisait par la lecture de la Bible, des Pères, des ouvrages théologiques : sa bibliothèque était bien fournie et il tenait à pouvoir, le cas échéant, répondre aux «mécréants» : Nul, s’il n’est très bon clerc, ne doit disputer avec ces gens-là ; le laïque, quand il entend médire de la loi chrétienne, ne la doit défendre que de l’épée, dont il doit donner dans le ventre tant comme elle y peut entrer. Parole énergique, issue probablement de quelque conversation passagère, mais que le saint roi lui-même n’aura jamais appliquée telle quelle.

Le 13e siècle voit la construction de grandes cathédrales, auxquelles contribua volontiers Louis IX. C’est lui qui fit édifier la Sainte Chapelle à Paris, pour y abriter la Couronne d’Epines du Christ ; il fit également construire l’abbaye de Royaumont.

Comme ce fut le cas de Salomon, on vint de loin pour l’écouter et le consulter : de Flandre, de Germanie, d’Angleterre, de Rome.

On doit à Louis IX la création du Parlement et de ce qui serait la Chambre des Comptes. Il est aussi à l’origine de Collège de Sorbon, une maison destinée à recevoir une vingtaine d’étudiants peu argentés, embryon de l’illustre Sorbonne.

Le roi partit en croisade avec son épouse, en Egypte (1249), et deux de ses enfants naquirent là-bas. L’expédition cependant fut un échec, en partie aussi à cause de l’intrépidité du fils de Louis IX. Quand ce dernier fut fait prisonnier, il en imposa, par sa douceur, au Sultan et à tout son entourage. Une rançon fut exigée pour sa libération, et les Grands de France cherchèrent à diminuer un peu le poids des pièces d’or ; l’ayant appris, Louis IX les gronda fortement et exigea d’eux une parfaite honnêteté, ce qui provoqua encore plus l’admiration du Sultan.

Une autre croisade, à Tunis, fut l’occasion de la mort du roi. Louis IX voulait convertir le Sultan de Tunis. Mais il contracta le typhus et mourut à Tunis, le 25 août 1270.

Considéré comme saint dès son vivant - car il guérissait les écrouelles - et encore plus pour les innombrables miracles obtenus par son intercession au passage de sa dépouille ramenée en France par la Sicile et l’Italie, Louis IX sera canonisé «seulement» en 1297, plusieurs papes étant décédés dans l’intervalle, cause de la remise répétée de la cérémonie.

La fête de saint Louis, roi de France, est au 25 août.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 23:00

Emilie de Vialar

1797-1856

 

L’aînée des trois enfants du baron Jacques-Augustin de Vialar et d’Antoinette Portal naquit le 12 septembre 1797 à Gaillac (Tarn). Emilie fut baptisée Anne-Marguerite-Adélaïde-Emilie. Les deux autres enfants étaient des garçons.

Le Baron était membre du conseil communal de Gaillac. En 1804, il envoya sa fille à Paris chez les Bernardines de l’Abbaye-aux-Bois pour son éducation.

En 1812, à la mort de sa mère, elle retourna à Gaillac et, jusqu’à l’âge de trente-cinq ans, s’occupa de bonnes œuvres, refusant de se marier, contre le désir de son père, car elle avait sa «petite idée».

En 1832, elle hérita de son grand-père maternel, le baron Portal, médecin du roi, et put acheter une maison où, avec des compagnes, elle voulait fonder la Congrégation de Saint-Joseph de l’Apparition, pour le soin des pauvres et des malades.

L’appellation remonte à l’apparition de l’Ange à saint Joseph (Mt 1:20), lui disant : Ne crains pas de prendre Marie pour épouse, car ce qu’elle a engendré vient de l’Esprit Saint. La mission de Joseph, de protéger Marie et l’Enfant Jésus, devait se prolonger dans le soin des pauvres et des malades, à travers cette nouvelle famille religieuse.

Pendant vingt ans, Emilie consacra sa fortune à sa nouvelle famille, aidée en cela par son frère Augustin.

Dès 1835, Emilie emmena en Algérie quelques Sœurs, pour soigner les victimes du choléra. Mais l’évêque, loin de l’accepter et d’approuver la congrégation, l’expulsa en 1842. Emilie ira fonder ailleurs : Tunisie, Chypre, Malte, Chio, Liban, Jérusalem.

L’admission de Sœurs irlandaises lui permit de fonder en Birmanie (1847), en Australie (1855)…

Dès 1851, ce fut l’évêque de Marseille, Mgr de Mazenod (voir au 21 mai), qui la protégea : ruinée, Emilie acceptait volontiers des subsides pour financer ses activités.

Elle ouvrit encore des maisons en Afrique et en Asie, et s’éteignit à Marseille, le 24 août 1856.

Béatifiée en 1939, Emilie de Vialar fut canonisée en 1951.

Actuellement, les Sœurs de Saint-Joseph-de-l’Apparition sont présentes partout dans le monde ; elles sont un millier dans quelque cent-cinquante maisons où l’on parle maintenant davantage anglais que français, tant la congrégation est internationalisée.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 23:00

 

 

Micaela Desmaisières López de Dicastillo y Olmeda

1809-1865

 

Le papa de Micaela avait épousé Bernarda López de Dicastillo y Olmeda, domestique de la reine Marie-Louise de Bourbon-Parme ; le frère de cette femme, lui-même ambassadeur d’Espagne, lui obtint le titre de vicomtesse de Jarbalán.

Micaela naquit le 1er janvier 1809 à Madrid, au moment de la guerre d’indépendance. Elle fit ses études chez les Ursulines de Pau. Orpheline de son père en 1822, elle revint à la maison.

Vouée aux œuvres de charité dès sa jeunesse, elle s’affaira auprès des victimes du choléra à Guadalajara en 1834 et prêta son concours auprès des Hospitaliers à Madrid.

En 1841, mourut sa mère ; elle fut demandée en mariage par le marquis de Villadarias, mais elle préféra la vie religieuse.

Elle fit bientôt la rencontre d’une pauvre prostituée et inaugura en 1845 pour ces femmes malheureuses un refuge à Madrid, qui aboutit à la fondation de la congrégation des Servantes adoratrices du Saint-Sacrement et de la Charité (1856), approuvée par le pape en 1860.

Elle prit alors le nom de María Micaela du Très Saint Sacrement.

Des établissements s’ouvrirent vite en d’autres villes d’Espagne : Saragosse, Valence, Barcelone, Burgos, Pinto, Santander et Guadalajara, ainsi qu’une deuxième maison à Madrid.

Mère Micaela fut aussi appelée pour être conseillère spirituelle de la reine Isabel II.

En 1865, nouvelle épidémie de choléra, à Valence. Elle s’y rendit, et fut atteinte par la contagion.

Elle mourut le 24 août 1865.

Béatifiée en 1925, elle a été canonisée en 1934.

 

 

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 23:00

Isabel Rosa de Lima

1586-1617

 

Isabel Flores de Oliva naquit à Lima (Pérou) le 20 avril 1586, dixième enfant de parents pauvres d’origine espagnole..

Son prénom de baptême était Isabel, mais son teint clair la fit surnommer Rosa, comme la confirma l’évêque Toribio (voir au 23 mars).

Successivement, Rosa ajouta aussi le nom de Marie. On dit que c’est le premier mot qu’elle prononça distinctement.

A quatre ans, elle savait lire, sans avoir jamais appris.

Dès l’enfance, Rosa vécut dans la mortification. Elle chercha à imiter sainte Catherine de Sienne et ne manquait jamais une occasion de s’imposer des sacrifices. Une joli chapeau à fleurs que lui mit sa maman, se transforma en couronne d’épines ; ses jolis doigts avec lesquels elle jouait si bien le luth ou la guitare, et qu’on admirait, elle les brûla ; en société, elle se mettait du piment dans les yeux pour être larmoyante…

En 1606, elle vêtit l’habit du Tiers-Ordre dominicain, y cachant en-dessous un cilice, ou une chaîne ; elle jeûnait, elle se flagellait, couchait sur la dure. N’y ayant pas encore de monastère à Lima, elle se retira en recluse dans un cabanon au fond du jardin de ses parents.

Elle fut favorisée de visions du Christ, de Marie, de Catherine de Sienne, des Anges Gardiens, mais elle fut aussi contrariée par des enquêtes ecclésiastiques : on dut reconnaître sa valeur exceptionnelle.

Elle répétait : Jésus, augmente mes souffrances, mais augmente en moi ton divin amour !

Son désir de convertir les âmes l’aurait presque portée à être dévorée par les pécheurs pour que cette nourriture les amenât au Christ. Elle convainquit un religieux de cesser de fumer.

Autant qu’elle le pouvait, elle venait en aide aux pauvres, allait soigner les malades, jusqu’aux plus répugnants.

Dès l’âge de quinze ans, elle dormit sur un lit qu’elle s’était confectionné avec des morceaux de bois liés avec des cordes, et dont elle avait rempli les interstices avec des fragments pointus de vaisselle ou de tuiles cassées. Sa dernière maladie fut très douloureuse. La tête appuyée sur le bois du lit, elle murmurait seulement Jésus, Jésus, avec moi !

D’elle aussi est cette phrase : A part la Croix, il n’y a pas d’autre échelle pour atteindre le Paradis.

Elle mourut à Lima le 24 août 1617. Toute la municipalité voulut accompagner son cercueil.

Béatifiée en 1668, canonisée en 1671, elle fut proclamée patronne du Pérou, puis des Indes et des Philippines, et de toute l’Amérique.

Rosa est la première sainte du Nouveau-Monde.

Sa fête liturgique est au 23 août.

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 23:00

Asceline de Ville-sous-la-Ferté

1121-1195

 

Asceline passe pour avoir été la cousine de saint Bernard de Clairvaux (v. 20 août) et vit le jour en 1121 à Ville-sous-la-Ferté (Aube).

Jeune orpheline de père, elle se retira avec sa mère chez les chanoinesses de Boulancourt (Haute-Marne), puis au voisin moûtier de Poulangy, qui était cistercien. L’abbesse en était une nièce de saint Bernard, Adeline.

Asceline demeura environ quatre ans dans cette maison et y fit profession. Les chanoinesses de Boulancourt étant devenues cisterciennes, Asceline y retourna.

Certains disent qu’elle devint abbesse.

On a perdu la Vie authentique écrite par un contemporain ; Asceline aurait été favorisée de visions, de grâces mystiques, aurait fait des miracles avant et après sa mort, qui advint à Boulancourt le 23 août 1195.

Ces données étaient trop maigres pour permettre à Asceline d’être commémorée au Martyrologe.

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 23:00

Bartolomeo Salvodei de Foresto

† 1489

 

Bartolomeo était le fils de Geminio Salvodei et naquit à Foresto Sparso (Bergame, Italie N) ; on ne sait guère autre chose de sa vie familiale.

Il entra au noviciat des Servites de Marie à Bergame, d’où il passa à celui de Brescia, mais il resta oblat (membre du Tiers-ordre).

Que fit-il de grand pour acquérir la sainteté ? Il fit la cuisine pour les Religieux, et pendant trente-trois ans. Il devait fort bien réussir, car le bruit se répandit même que les anges l’assistaient dans son travail. 

Il mourut le 23 août 1489 ; la voix populaire se chargea de le béatifier avant l’Eglise. A défaut d’un document officiel, il n’est pas entré dans le Martyrologe.

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