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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 08:53

Basilios à Apollonia

† 284

 

Voir la notice Isauros et Compagnons : Basilios, Innocens, Felix, Hermias, Peregrinos

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 08:51

Isauros

et Compagnons : Basilios, Innocens, Felix, Hermias, Peregrinos

† 284

 

Isauros était natif d’Athènes et fut introduit comme diacre dans le presbyterium, en même temps que Basilios et Innocens.

En 283, ils quittèrent Athènes pour Apollonia d’Illyrique, une ancienne colonie de Corfou, au nord de l’Epire.

Là, conduits par un ange, ils trouvèrent dans une grotte trois Chrétiens qui se cachaient : Felix, Hermias et Peregrinos. Ils avaient fui la persécution romaine.

Isauros raviva leur foi et leur enseigna à s’attacher aux choses qui demeurent, éternelles et incorruptibles.

Ayant partagé cette nourriture spirituelle, ils partagèrent la nourriture matérielle. Puis ils distribuèrent aux pauvres ce qu’ils avaient encore.

Des parents de Felix, Hermias et Peregrinos essayèrent en vain de les détourner de la compagnie d’Isauros : n’arrivant pas à les amener à l’idolâtrie, ils allèrent les dénoncer au proconsul d’Apollonia, un certain Tripontios. Ce dernier, voyant leur ferme attachement à la foi du Christ, ordonna de les décapiter. 

Mais Tripontios ne se contenta pas de ces trois Martyrs ; il arrêta aussi Isauros et ses deux Compagnons, et les confia à son fils Apollonios, qui devait les amener à renier leur foi et devenir idolâtres. Apollonios usa de toutes les tortures imaginables, y compris le feu et l’eau, mais il dut lui-même constater que la foi, et même les forces physiques de ses victimes, augmentaient malgré les tortures.

Même des notables d’Apollonia furent convaincus de se convertir, devant ces merveilles, comme les deux frères et sénateurs Rufos et Rufianos.

Les trois Athéniens furent alors décapités à leur tour et inondèrent le sol de l’Epire de leur sang. C’était le 17 juin 284.

Les faits ici relatés pourraient avoir subi quelques oublis ou plutôt quelques embellissements involontaires, car divers détails se retrouvent textuellement dans d’autres récits. Quelques détails restent mystérieux : pourquoi l’Eglise d’Athènes aurait-elle envoyé un diacre et deux compagnons, seuls, sans prêtre, dans cette région éloignée où sévissait la persécution ? Pourquoi les parents de Felix, Hermias et Peregrinos n’auraient-ils pas dénoncé Isauros et les deux autres en même temps que les trois premiers ? 

Mais tout récemment, une pieuse personne qui séjournait à proximité de l’église Saint-Isauros, y aurait eu une vision du Martyr et y aurait même entendu une magnifique Liturgie, que les voisins n’entendaient pas du tout.

Tous ces six Martyrs appartiennent à la tradition byzantine et se trouvent dans le Martyrologe Romain au 17 juin.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:32

21e dimanche per annum - B

 

Après les cinq livres du Pentateuque, le Livre de Josué nous raconte comment Josué était entré en Israël avec le peuple israélite et avait reconquis cette Terre promise.

Après les tergiversations répétées durant l’exode dans le désert, après les multiples défections, après les déviations vers les divinités païennes, Josué demande au peuple israélite une solennelle Profession de Foi. Il les “tente” même, leur disant qu’ils ne seront sans doute pas fidèles, mais tous répondent qu’ils seront fidèles à leurs engagements. C’est alors que Josué peut mourir en paix, ayant accompli sa mission.

Pourtant, le peuple choisi ne tarda pas à retomber dans l’erreur. De même que chacun de nous retombe souvent.

Dieu connaît ces chutes répétées que nous faisons chaque jour. Ce ne sont pas ces chutes qui comptent devant Dieu, mais c’est l’amour avec lequel nous nous relevons.

Jésus-Christ l’a redit à diverses âmes d’élection : Ce ne sont pas nos fautes qui l’attristent, seulement, mais c’est surtout que nous tardons à nous relever, à demander pardon, à implorer Sa grâce.

Dans toutes les familles, dans toutes les congrégations, dans toutes les associations, arrivent des tentations de toutes sortes, des tensions ; c’est inévitable, car le Démon est toujours en action pour diviser ce qui est uni, pour briser les amitiés, pour nous dresser les uns contre les autres. 

Renouveler nos engagements nous aide à réaffirmer notre volonté, à nous rendre plus forts devant la tentation.

*       *       *

Il est bon de lire et de méditer les quelques versets du psaume 33 en comprenant bien ce que signifie ici juste et méchant.

Dans l’Ecriture, est juste celui qui est fidèle à Dieu, malgré ses fautes. Un verset des Proverbes le dit bien clairement : Le juste tombe sept fois, mais se relève (Pr 24:16). La sainteté n’est pas dans le fait de ne commettre aucun péché, ce serait impossible pour l’homme ; mais la sainteté consiste à marcher vers la perfection divine avec persévérance, malgré nos péchés.

Inversement, le méchant n’est pas celui qui pèche, car tout être est pécheur. Est méchant au sens biblique, celui qui ne veut pas se relever, qui désespère du pardon de Dieu, qui refuse de reprendre la route qui mène à la Lumière et à la Vie. Qui s’obstine ainsi dans le mal ne pourra pas connaître la «Terre promise», le Ciel. C’est pourquoi le psaume 33 dit que le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire.

Le juste, lui, connaîtra sans doute des épreuves (malheur sur malheur, dit le psaume), dont Dieu chaque fois le délivre. Le verset suivant est celui-là même que cite l’évangéliste Jean en parlant du coup de lance : Ils ne lui brisèrent pas les jambes… pour que s’accomplît l’Ecriture : On ne lui brisera pas un os (Jn 19:33,36).

L’avant-dernier verset est véritablement effrayant : Le mal tuera les méchants, laissant à penser que les méchants ne connaîtront pas la Vie, le Pardon. On pourra penser qu’il s’agit là de la peine éternelle de l’Enfer (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique, Abrégé, nn.212-213).

L’ultime verset au contraire est plein de paix : Pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge. Le texte latin précise mieux : …pour ceux qui espèrent en lui. 

L’âme du juste en effet ne perd jamais confiance en Dieu.

 

*       *       *

Dans l’épître, l’Apôtre Paul va nous aider à consolider l’amitié fidèle : comment faire pour demeurer dans la fidélité et l’harmonie ? pour rester fidèle à une promesse ? à Dieu ?

Il est bon de noter que Paul parle d’abord d’être soumis les uns aux autres, sans distinction de sexes, rappelant par là que la règle d’or de la vraie paix est que chacun respecte humblement les autres, sans chercher à imposer sa personne, sa volonté, sa voix, ses préférences. C’est là une loi de discrétion.

Même lorsque, selon l’expression de Paul, la femme doit être soumise à son mari, l’apôtre précise bien - ce qu’on oublie presque toujours - qu’elle doit l’être comme au Seigneur Jésus, comme l’Eglise se soumet au Christ. Cettee soumission n’a rien d’un esclavage, mais est vécue simplement dans le plein respect de Celui qui a fondé l’Eglise. Jésus veut être aimé, et ne demande que l’Amour. L’esclavage est une soumission sans amour.

Et comme il n’y a pas d’amour sans réciprocité, Paul rappelle ensuite aux hommes qu’ils doivent aimer leur épouse à l’exemple du Christ, qui s’est livré pour son épouse, l’Eglise.

Sur le conseil de saint Paul, les époux auront donc à cœur de regarder le Christ qui se livre - dit-il - pour l’Eglise, pour chacun de nous : il supporte patiemment, il ne répond pas durement, il n’accuse pas, il est patient. A la mesure de cet effort, toutes les épouses auront une véritable joie de se soumettre à eux comme au Seigneur Jésus.

Jésus lui-même se soumet à l’Eglise, à Sa propre Epouse, quand Il dit à Pierre : Ce que tu auras lié sur terre, sera lié aussi aux cieux ; et ce que tu auras délié sur terre, sera aussi délié dans les cieux (Mt 16:19). Quand le prêtre dit Je te baptise, c’est le Christ qui baptise ; quand le prêtre dit Je vous remets tous vos péchés, c’est le Christ qui remet les péchés ; quand le prêtre dit Ceci est mon corps, c’est le Christ qui nous donne Son Corps, le Pain Eucharistique, dont il va être question dans l’évangile.

Jésus est entièrement soumis à l’Eglise, parce qu’Il l’aime et ne fait qu’Un avec elle ; qui aime vraiment, respecte tellement l’Autre, qu’il s’y soumet amoureusement, et l’Autre répond à son tour avec le même respect ;  aucune humiliation ici, aucune injustice, aucune blessure, aucune souffrance ; au contraire, dans l’esprit de cette sainte soumission, l’harmonie devient sans cesse plus parfaite ; l’amour se dilate et s’épanouit.

Pour écouter le Christ, il faut écouter l’Eglise. Quand on respecte l’Eglise et qu’on accomplit fidèlement ce qu’elle nous demande, on est sûr d’être avec le Christ. C’est pourquoi le Christ affirme : La Vérité vous rendra libres (Jn 8:32).

*       *       *

Aujourd’hui s’achève le “Discours du Pain de Vie” que nous a relaté l’évangéliste Jean depuis plusieurs dimanches. 

Apparemment, l’enseignement de Jésus n’a pas emporté l’adhésion massive des Juifs, tant s’en faut. On se scandalise de devoir manger la Chair et boire le Sang de ce Jésus qui parle, sans chercher à mieux comprendre ce qu’Il veut dire ; pourtant Jésus a bien dit que le Pain qu’il donnera sera Sa chair (Jn 6:51). 

Si nous y faisons un peu attention, il nous apparaîtra on ne peut plus clairement que Jésus parle bien de Pain, et non de viande crue, et que ce Pain sera Sa chair, donc qu’il se passera quelque chose d’extraordinaire à ce moment-là pour que du pain soit en même temps chair. 

Pas un instant Jésus ne demande qu’on vienne lui mordre les bras ou les jambes ; simplement, cette nourriture eucharistique est une Réalité tellement nouvelle, tellement inattendue, qu’Il doit peu à peu l’expliquer à son entourage, à ses auditeurs, pour qu’au moment voulu, tous reconnaissent Ce qui leur fut expliqué et annoncé un ou deux ans auparavant. 

Il n’empêche que beaucoup s’en allèrent parmi les disciples ; ici il ne s’agit pas encore de Judas, même si l’évangéliste dit explicitement que Jésus savait depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait, car juste après Jésus questionne les Douze, comme pour tendre la perche à celui qui le trahirait. Et c’est là que Pierre exprime sa conviction si heureuse : Vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la Vie éternelle.

L’enthousiasme de Pierre ce jour-là ne l’empêchera pas, plus tard, d’avoir ses moments moins heureux. Pierre est un homme, avec ses hauts et ses bas, comme chacun d’entre nous. Dieu connaît nos hésitations, nos épreuves et reste patient et miséricordieux. Autre chose est notre ferme volonté, autre chose nos faiblesses quotidiennes.

Une des façons par laquelle nous pouvons chasser les tentations ou les doutes, c’est de répéter avec quelque solennité nos engagements profonds, notre foi, notre promesse, comme par exemple quand nous proclamons le Je crois en Dieu à la Messe. Certaines âmes saintes et mystiques, craignant d’être victimes d’illusions mauvaises, renouvelaient leurs vœux de religion : si c’était le diable qui les tentait, il disparaissait aussitôt !

Dans tout moment d’épreuve, renouveler nos engagements, dans l’intimité ou à haute voix, nous donnera immanquablement la force de rester fidèles.

La prière aussi, pour qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies (Prière du jour).

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:01

Domenico Perani

1604-1694

 

Domenico (ou Francesco ?) Perani vit le jour le 7 novembre 1604 à Villa d’Appignano (La Lama, Offida, Ascoli Piceno, Italie), troisième des huit enfants d’humbles paysans, Domenico Puccio et Elisabetta Perani. On n’explique pas pourquoi il porta le nom de sa mère et non celui de son père.

Il grandit en gardant les brebis, en passant la charrue et en maniant la pioche. Mais surtout il était attiré par la dévotion. Son père s’en rendait mieux compte de jour en jour, et surtout lquand il découvrit son garçon à genoux au milieu du troupeau, tournée vers une image de la Vierge Marie qu’il avait peinte contre le mur d’en-face.

En 1626, il demanda à entrer chez les pères Capucins : ni son père ni les Religieux n’y mirent d’obstacle. On l’envoya faire le noviciat à Corinaldo (Ancona), où il prit l’habit des Frères lais et le nom de Bernardo.

Après le noviciat et la profession, il fut envoyé à Fermo (Ascoli Piceno) comme infirmier et cuisinier, ce qu’il fit pendant quarante années (!).

Il excella bien sûr dans toutes les vertus, mais particulièrement dans celles de patience et de charité. Jamais on ne le vit triste. Il détestait tellement les murmures par derrière, qu’à son apparition les «fautifs» se disaient : Chut, voilà Bernardo.

Jamais oisif, il aidait les Confrères dès qu’il avait fini son travail ; sinon, il passait des heures à l’église, assistant aux messes quotidiennes (on ne concélébrait pas à l’époque), communiant plusieurs fois par semaine, méditant sur la Passion ; en passant devant le Tabernacle, il baisait la terre ; quittant ou revenant au couvent, il faisait toujours d’abord une petite prière au Saint-Sacrement ; il s’imposait d’autres mortifications, dormant peu et sur la dure, s’imposant le cilice, jeûnant, dans une discrétion totale.

En 1669, il fut envoyé à Offida, comme quêteur. Chaque couvent avait son quêteur, qui allait à la ronde demander de l’aider pécunière ou matérielle pour les Religieux, et aussi pour les pauvres. C’était l’occasion de parler de Dieu, de rencontrer les gens. Bernardo eut de la difficulté à partir à soixante-cinq ans sur les chemins et à aborder certaines personnes, mais il était si édifiant qu’on le vénérait partout. Il exhortait à la prière, à la lutte contre le péché, à la dévotion mariale.

Parvenu à un âge vénérable, il fut relevé de sa charge et se vit confier l’accueil au couvent, charge qu’il remplit avec toute la délicatesse et la prudence désirées. On vint le voir, lui demander conseil, recevoir ses lumières, car il avait véritablement le don de science infuse, alors qu’il était pour ainsi dire illettré.

Les grâces qu’il obtenait, il les attribuait à un autre Capucin, Felice de Cantalice (v. 18 mai), qui venait d’être béatifié en 1620.

Quand les Supérieurs voulurent le transférer, c’est l’évêque lui-même qui intervint pour faire annuler la décision, car le frère Bernardo fait plus de bien aux âmes que vingt missionnaires ensemble.

Il n’y eut pas que ces bénédictions. La charité du Frère envers les pauvres fut sévèrement réprimée par les Supérieurs ; l’un alla jusqu’à piétiner tout son jardin, sous prétexte qu’il donnait trop largement aux pauvres au détriment du bien-être des Religieux. En réalité, jamais on ne manqua dans le couvent.

Le frère Bernardo reçut à soixante-douze ans les stigmates de la passion, comme le Fondateur de l’Ordre séraphique, François d’Assise.

Les dernières années, Bernardo dut abandonner toutes ses occupations, contraint de se déplacer avec les béquilles. Il priait, les bras en croix devant le Saint-Sacrement.

Bernardo d’Offida s’éteignit doucement le 22 août 1694 ; si nombreux furent les fidèles à découper un morceau de son habit comme relique, qu’on dut par trois fois remettre un habit à la dépouille du saint homme.

Il fut béatifié en 1795.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:00

John Kemble

1599-1679

 

Né en 1599 à Rhydicar Farm (Saint-Weonards, Herefordshire, Angleterre), il était le fils de John et Anne Kemble, catholiques et parents de quatre prêtres.

John fut ordonné prêtre à Douai en 1625 et retourna en Angleterre aussitôt après, dans les régions de Monmouthshire et Herefordshire, où la persécution n’était pas aussi rigoureuse que dans d’autres régions.

Lors du fameux et triste complot de Titus Oates, de fausses accusations furent lancées contre le prêtre John Kemble, qui fut arrêté dans la maison de son frère, à Pembridge Castle. Il refusa de se cacher, ne voulant pas abandonner son «troupeau» ; on dit que l’épouse et les enfants du John Soudamore, qui vint arrêter John Kemble, étaient parmi les propres paroissiens du prêtre.

Ce bon prêtre, alors âgé de quatre-vingts ans, fut traîné à Londres et interrogé. Il fut évident qu’il n’avait rien à voir avec ledit complot, mais il était coupable pour le crime d’être un prêtre catholique. On le condamna au supplice «habituel» : à être pendu, éviscéré et écartelé.

Ramené à Hereford pour y être exécuté, le père Kemble prit le temps d’achever ses prières, et partagea avec la foule une dernière pipe et un dernier verre. Il ajouta : L’échec des autorités de Londres à me mélanger au complot, montre bien que je ne meurs que pour le fait d’appartenir à la religion catholique, cette même religion qui a permit à l’Angleterre de devenir un royaume chrétien.

Son bourreau était dans une grande angoisse ; le prêtre le réconforta. On raconte qu’il lui dit : Anthony, homme loyal, mon ami Anthony, n’aie pas peur, fais ton devoir. Je te pardonne de tout mon cœur. Loin de me causer du déplaisir, tu me fais un grand plaisir.

Kemble eut la «permission» de mourir vraiment avant d’être éviscéré, de sorte qu’on lui épargna cette douloureuse agonie qu’on imposa à tant d’autres Martyrs anglais.

C’est le 22 août 1679 qu’il fut martyrisé à Widemarsh Common (Hereford). Autant les Protestants que les Catholiques pleurèrent ce grand gentilhomme.

Après avoir prié par l’intercession du Martyr, Madame Scudamore recouvra l’ouïe, et sa fille fut guérie d’un cancer à la gorge.

John Kemble fut béatifié en 1929 et canonisé en 1970.

Un autre miracle, retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de tous ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:00

Richard Kirkman

? -1582

 

Richard Kirkman était né à Addingham (West Riding, Angleterre).

Il vint à Douai en 1577, au Collège anglais qui fut transféré à Reims, où il fut ordonné prêtre le Samedi Saint de 1579.

Etant repassé en Angleterre en compagnie d’Alexander Briant (voir au 1er décembre), il trouva refuge à Scrivelsby (Lincolnshire) et fut probablement arrêté le 8 août 1582. Pour lui, le jugement et la condamnation ne se firent pas attendre. Son sort fut le même que pour William Lacey.

Les derniers mots de Richard furent ces versets du psaume 119 : Malheur à moi, qui me suis arrêté à Mosoch ! J’ai habité dans les tentes de Kedar ! Je suis resté trop longtemps parmi ceux qui haïssaient la paix.

Richard et William furent exécutés le 22 août 1582 à Knavesmaire (York). 

Le culte qui leur était rendu fut confirmé en 1886, ce qui équivalait à la béatification.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:00

John Wall

1620-1679

 

Il naquit en 1620 à Preston (Lancashire, Angleterre).

En 1641 il entra au Collège Anglais de Douai et fut ordonné prêtre en 1645.

Pendant quelques années, il passa en Angleterre et exerça clandestinement le saint ministère parmi les catholiques persécutés.

Puis il revint à Douai pour demander son admission dans l’Ordre des Frères Mineurs Franciscains ou Récollets , et il prit le nom de Joachim de Sainte-Anne.

Il fut nommé maître des novices, jusqu’en 1656, année où il retourna en Angleterre et s’établit dans le Worcestershire et devint recteur de l’Ecole Royale de Worcester.

En 1678, souçonné (à tort) d’avoir trempé dans le fameux complot de Titus Oate, il fut arrêté et enfermé à la prison de Worcester. Son jugement eut lieu le 25 avril ; on l’envoya à Londres, on le renvoya à Worcester pour être exécuté comme prêtre catholique exerçant le ministère.

La population locale le connaissait bien et l’estimait beaucoup. Dans la foule qui assistait à son martyre, beaucoup étaient protestants et pleuraient. Le maire cria : Voilà bien le moyen de nous faire tous devenir papistes !

John Wall fut martyrisé le 22 août 1679 à Worcester (Worcestershire).

Il fut béatifié en 1929, canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:00

 

Filippo Benizi

1233-1285

 

Filippo Benizi naquit le 15 août 1233 à Florence (Italie), de parents nobles, Giacomo Benizi (ou Benizzi, ou Benozzi ou Beniti) et Albaverde Frescobaldi, qui prièrent longtemps pour recevoir le don de la paternité. Filippo vit donc le jour en la fête de l’Assomption de Marie ; il eut une petite sœur, qui fut à son tour une sainte femme.

Après avoir été instruit par un précepteur à la maison, il fut envoyé à treize ans à Paris pour y étudier la médecine ; mais après quelques années passées en France, Filippo vint à  Padoue pour y recevoir le doctorat.

De retour à Florence en 1253, il exerça pendant un an, tout en occupant son temps libre dans la lecture des Pères de l’Eglise.

En 1254, durant le Carême, il priait dans la chapelle des Servites de Marie à Carfaggio, lorsqu’il lui sembla vraiment que le Crucifix lui suggérait d’aller rejoindre cet Ordre. Le jeudi de Pâques, il y était, et entendit la lecture du jour (Ac 8:26-40) : L’Esprit dit à Philippe : Approche et monte sur ce char. Filippo prit pour lui cette invitation, pour échapper au monde et «monter» dans l’Ordre. Dès le lendemain, il demanda son admission et fut reçu par le Supérieur, un des sept Fondateurs qui succédait à Alessio Falconieri (v. 17 février).

Filippo cependant, reçut des visites de Florentins, aussi fut-il muté au couvent du Monte Senario, où il fut d’abord chargé du jardin, de la quête, logé dans une petite grotte derrière la chapelle. Pendant cinq années, le docteur devenu novice fut ainsi mis à l’épreuve de l’humilité. Un jour qu’une créature mondaine vint le tenter, il se coucha longuement dans la neige pour éteindre totalement l’ardeur de la chair.

En 1258, le prieur l’envoya à Sienne ; en route, il rencontra des pères dominicains, qui restèrent émerveillés par la modestie et la science de ce jeune Religieux, et s’empressèrent de recommander au Supérieur de mettre cette intelligence au service de l’Eglise : Filippo fut ordonné prêtre en 1259 et se prépara à la Première Messe pendant tout le Temps pascal.

En 1262, il fut nommé maître des novices, en 1263 définiteur général puis assistant du Supérieur général, avant d’être lui-même élu Supérieur général en 1267.

A cette époque, l’Ordre comptait déjà une quinzaine de maisons en Italie. En 1268, les constitutions avaient été établies. Par modestie, Filippo faillit renoncer à sa charge, mais on le convainquit du contraire. Lors du conclave de 1269, il se cacha pendant trois mois, car le bruit courait qu’on parlait de lui pour être pape. Une fois le «danger» écarté, il partit visiter les maisons de l’Ordre en Allemagne et en France (il y en avait déjà à Toulouse, Montpellier, Vienne et Avignon). En Allemagne, il se perdit pendant trois jours dans la forêt ; n’en pouvant plus, il pria et reçut la visite de deux «bergers» qui le guidèrent vers une maisonnette où ils lui servirent à manger et à boire, le laissèrent se reposer puis lui indiquèrent sa route ; quand Filippo se retourna pour les remercier, il n’y avait plus personne… C’étaient deux anges !

En 1274, il participa au concile de Lyon. Revenu en Italie en 1276, il joua le pacificateur entre Bologne, Florence et Pistoia : la paix revint en 1280.

En 1282, il se passa un fait remarquable. Filippo était à Forlí, d’où un certain Pellegrino Laziosi le chassa vertement ; Filippo s’en allait humblement, mais fut rattrappé par le garçon vantard, qui lui demanda pardon et entra ensuite dans l’Ordre ; il mourut en odeur de sainteté (v. 1er mai).

C’est encore Filippo qui, en 1284, reçut dans l’Ordre des Servites Giuliana Falconieri, la nièce d’Alessio (cf. supra), qui fut la première de la branche féminine (v. 19 juin).

Une autre conquête de Filippo, fut la conversion de deux prostituées qu’il rencontra en voyage ; leur remettant ce qu’il avait comme argent, il les pria doucement de vivre honnêtement pendant trois jours, tandis qu’il faisait prier ses Religieux ; les deux femmes se convertirent vraiment et furent les deux premières cloîtrées de l’Ordre : Elena et Flora.

En 1285, l’Ordre comptait désormais quelque dix mille religieux et Filippo voulut aller trouver la pape à Pérouse ; ne pouvant plus marcher, il s’acheta une monture pour neuf livres.

C’est en août 1285 qu’il tomba malade à Todi, de nouveau un 15 août, le jour de son anniversaire. Il demanda son livre : ni le psautier, ni son ouvrage sur les origines de l’Ordre, mais son petit crucifix d’ivoire qu’il gardait de sa jeunesse.

Il s’éteignit le 22 août. Ses obsèques n’eurent rien de triste ; on célébra la Messe avec le Gloria et le Credo, comme aux fêtes. Le corps resta exposé jusqu’au 28 août, incorruptible et parfumé malgré la chaleur estivale.

Filippo Benizi a été béatifié en 1645 et canonisé en 1671.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:00

Giacomo Bianconi

1220-1301

 

Giacomo (Jacques) naquit le 7 mars 1220 à Bevagna, qu’on dit Mevania en latin (Pérouse, Ombrie, Italie C). Ses parents s’appelaient Giovanni et Vanna, de famille connue.

Sa naissance aurait été signalée par l’apparition de trois étoiles très brillantes dans le ciel, car dans la même période naquirent notre Giacomo, Ambrogio Sansedoni (v. 20 mars) et Tommaso d’Aquino (v. 7 mars), trois illustres dominicains.

A seize ans, Giacomo reçut l’habit dominicain au couvent de Spolète et, dès lors, avança dans la science sacrée autant que dans la sainteté à pas de géants. Les deux sources de sa «science» étaient la mortification et l’adoration du Saint-Sacrement.

Il étudia à Pérouse. Ordonné prêtre, il fut un prêcheur infatigable. Il fonda un couvent dans sa ville d’origine, Bevagna, qu’il gouverna, dit-on, plus par ses exemples que par son autorité. Il aurait aussi suggéré à une certaine Lucia de fonder un couvent bénédictin pour les femmes.

En 1281, il fut nommé prédicateur général ; en 1291, prieur à Spolète, et en 1299 à Foligno.

Une secte infâme, rappelant celle des Nicolaïtes, serpentait en Ombrie, et Giacomo la pourchassa, obtenant même l’abjuration solennelle de son chef à Orte.

On a de lui deux ouvrages : Miroir de l’Humanité de Jésus et Miroir des Pécheurs ou Dernier Jugement Universel.

Parmi les faits extraordinaires qu’on a rapportés sur Giacomo, se trouve cette mystérieuse manifestation d’un Crucifix, d’où jaillit du Sang sur la tête de Giacomo, comme signe certain de son salut éternel. 

Il fit beaucoup de miracles. Le dernier eut lieu sur son lit de mort : pour réconforter les confrères, Giacomo se fit apporter de l’eau fraîche, qu’il changea en bon vin d’un geste de bénédiction, avant de s’endormir pieusement dans le Seigneur.

Certains avancent comme date de cette mort le 15 août 1301, mais le Martyrologe au 22 août.

Son culte fut confirmé en 1672.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:00

William Lacey

? -1582

 

William Lacey (ou Lacy) était né probablement à Houghton (Yorkshire, Angleterre). Il avait un frère (Ralph) et une sœur (Barbara).

Il épousa en secondes noces une veuve nommée Cresswell, dont les deux fils, Arthur et Joseph, furent jésuites.

Il souffrit pour sa foi, perdit son poste d’officier civil et connut la prison. Après la mort de son épouse, il rejoignit le collège anglais de Reims en juin 1580. En septembre de la même année, il vint à Pont-à-Mousson puis à Rome où il fut ordonné prêtre, après avoir obtenu une dispense en raison de ses deux mariages.

En 1581, il prit la route pour l’Angleterre, s’arrêtant à la basilique de Loreto (Ancône, Italie). Il se déplaça dans son pays, en compagnie des jésuites Jasper Heywood et William Holt.

Le 22 juillet 1582, il se trouvait auprès d’un prêtre, Thomas Bell qui achevait la Messe à York Castle. Ce dernier, malheureusement, allait ensuite apostasier.

Arrêté, William fut chargé de chaînes et enfermé au fond d’un cachot souterrain. Après des interrogatoires répétés, il passa en jugement le 11 août, avec Richard Kirkman.

Il se trouve que le juge de ce tribunal était Henry Hastings, fils de Catherine Pole, petite-fille de la martyre Margaret Pole (voir au 27 mai). Lui-même appartenait à la secte protestante puritaine, que la reine haïssait ; mais elle se servait volontiers de la haine de Henry Hastings envers les Catholiques et surtout envers les prêtres. 

Les deux prêtres William et Richard furent exécutés le 22 août 1582 à Knavesmaire (York).

Le culte qui leur était rendu fut confirmé en 1886, ce qui équivalait à la béatification.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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