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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:00

Timoteo de Monticchio

1444-1504

 

Timoteo, né en 1444 à Monticchio (L’Aquila, Abruzzes, Italie C), était le fils de braves cultivateurs.

Tôt (petit garçon, lit-on) il entra chez les Frères mineurs de l’Observance, y fit de bonnes études et fut ordonné prêtre.

On l’envoya comme maître des novices à Campli, plus tard à Ocre.

Il vécut et appliqua la Règle avec une humble persévérance, et fut favorisé de grâces extraordinaires, recevant la visite de Notre-Dame, de saint François d’Assise ; Notre Seigneur lui parla de l’Hostie durant la sainte Messe ; beaucoup de miracles se vérifièrent par l’intervention de ce Religieux qu’on disait plus céleste que terrestre.

Sa sainte mort advint le 22 août 1504.

Les miracles ne cessèrent pas et permirent la reconnaissance du culte en 1870

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 23:00

Leovigildo et Cristóbal

9e siècle

 

Ces deux moines habitaient Cordoue, où une persécution islamique anti-chrétienne se déclencha au milieu du 9e siècle, pour des raisons qu’on ignore. Que l’Islam soit profondément anti-chrétien, ressort clairement d’une lecture de leur «livre sacré», mais pourquoi particulièrement dans la région de Cordoue et à cette époque-là, alors que l’occupation durait depuis deux siècles et que la population s’était désormais habituée à l’envahisseur, les historiens ne l’expliquent pas.

Le prêtre Euloge (v. 11 mars) nous a laissé trois livres d’Actes de Martyrs de Cordoue.

Cristóbal était un parent et disciple d’Euloge. Il était de sang arabe ; il entra au monastère Saint-Martin, près de Cordoue, dans la montagne au lieudit Rojana. 

Ce saint religieux, animé au martyre par les morts précédentes, alla en ville trouver le juge et confessa hautement sa foi. On l’incarcéra.

Quant à Leovigildo, qui était moine à Saint-Just-et-Saint-Pasteur, près de Cordoue aussi, il vint à son tour proclamer son christianisme devant le juge. Roué de coups, il fut jeté au cachot.

Il vient spontanément une question à l’esprit : pour quel motif ces deux moines se seraient donc présentés d’eux-mêmes au juge ? N’est-ce pas une provocation imprudente ? Si c’était vraiment le cas, Euloge et l’Eglise après lui n’auraient pas retenu ces deux personnages dans les rangs des Martyrs du Christ. On peut supposer qu’ils se rendirent à la ville pour tout autre motif et que, à l’occasion de leur présence, ils rencontrèrent le juge, qui les questionna. Ils n’avaient rien à cacher.

Les deux prisonniers se réconfortèrent mutuellement. Cristóbal, qui était plus jeune, pria Leovigildo de recevoir le premier les honneurs du martyre.

Leurs corps devaient être brûlés, mais les chrétiens les dérobèrent avant qu’ils fussent consumés et les mirent dans la basilique Saint-Zoïle.

Le Martyrologe mentionne ces deux martyrs au 20 août, précisant qu’ils furent décapités alors qu’Euloge ne le dit pas.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 23:00

Leovigildo et Cristóbal

9e siècle

 

Ces deux moines habitaient Cordoue, où une persécution islamique anti-chrétienne se déclencha au milieu du 9e siècle, pour des raisons qu’on ignore. Que l’Islam soit profondément anti-chrétien, ressort clairement d’une lecture de leur «livre sacré», mais pourquoi particulièrement dans la région de Cordoue et à cette époque-là, alors que l’occupation durait depuis cent cinquante ans et que la population s’était désormais habituée à l’envahisseur, les historiens ne l’expliquent pas.

Le prêtre Euloge (v. 11 mars) nous a laissé trois livres d’Actes de Martyrs de Cordoue.

Cristóbal était un parent et disciple d’Euloge. Il était de sang arabe ; il entra au monastère Saint-Martin, près de Cordoue, dans la montagne au lieudit Rojana. 

Ce saint religieux, animé au martyre par les morts précédentes, alla en ville trouver le juge et confessa hautement sa foi. On l’incarcéra.

Quant à Leovigildo, qui était moine à Saint-Just-et-Saint-Pasteur, près de Cordoue aussi, il vint à son tour proclamer son christianisme devant le juge. Roué de coups, il fut jeté au cachot.

Il vient spontanément une question à l’esprit : pour quel motif ces deux moines se seraient donc présentés d’eux-mêmes au juge ? N’est-ce pas une provocation imprudente ? Si c’était vraiment le cas, Euloge et l’Eglise après lui n’auraient pas retenu ces deux personnages dans les rangs des Martyrs du Christ. On peut supposer qu’ils se rendirent à la ville pour tout autre motif et que, à l’occasion de leur présence, ils rencontrèrent le juge, qui les questionna. Ils n’avaient rien à cacher.

Les deux prisonniers se réconfortèrent mutuellement. Cristóbal, qui était plus jeune, pria Leovigildo de recevoir le premier les honneurs du martyre.

Leurs corps devaient être brûlés, mais les chrétiens les dérobèrent avant qu’ils fussent consumés et les mirent dans la basilique Saint-Zoïle.

Le Martyrologe mentionne ces deux martyrs au 20 août, précisant qu’ils furent décapités alors qu’Euloge ne le dit pas.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 23:00

Bernard de Clairvaux

1090-1153

 

Si l’on parle habituellement de Bernard de Clairvaux, celui-ci était né au château de Fontaine-lez-Dijon (Côte d’Or), troisième des sept enfants de Tescelin le Saure et d’Aleth de Montbard.

Tous les garçons, avec leur père, rejoindront un jour Bernard au monastère ; l’unique fille, Hombeline (ou Ombeline), fut bénédictine à Jully.

Pour sainte (ou bienheureuse) Aleth (Alèthe, Alliette), voir au 4 avril.

Comme cela s’était vérifié à propos de saint Domingo de Guzmán (voir au 6 août), la mère de Bernard avait rêvé de son fils aboyant comme un chien zélé, allusion donc encore une fois à la prophétie de Isaïe 56:10, traitant les mauvais pasteurs de chiens muets.

Cette pieuse mère devait mourir en 1107. Après avoir fréquenté les chanoines de Saint-Vorles à Châtillon-sur-Seine, Bernard entra à la trappe de Cîteaux.

Comme son entourage cherchait à lui présenter des arguments négatifs, en particulier à cause de sa nature délicate, il se plongea dans un bain d’eau froide pour affirmer sa volonté de se vaincre. Puis il «prit sa revanche» en convainquant des amis et jusqu’à ses frères, de le suivre à l’abbaye.

L’aîné de Bernard, Guy, s’en vint l’annoncer au plus jeune : Nous partons. Tout ce domaine est à toi. Es-tu content ? Et le petit Nivard de répondre : Ce n’est pas juste ! Vous prenez le ciel et vous me laissez la terre ! Nivard les rejoignit.

Cîteaux était une jeune abbaye, fondée en 1098. Son abbé était Etienne Harding (voir au 17 avril).

Bernard y fut de 1112 à 1115, et fut nommé abbé à Clairvaux, une filiale de Cîteaux, où il allait rester trente-huit ans, jusqu’à sa mort.

Mais Bernard ne resta pas enfermé. Contemplatif de nature, il sut être actif pour l’Eglise, quand on le lui demanda. Dominant ses perpétuelles indispositions d’estomac, il fut constamment debout.

Il fonda quelque soixante-huit abbayes dépendantes de Cîteaux ; il écrivit ; il promut l’ordre militaire des Chevaliers du Temple ; il prêcha souvent ; il vint en Italie et en Allemagne pour remédier au schisme d’Anaclet II contre le pape Innocent II ; il parla dans le midi contre l’hérésie d’Henri ; en 1140, il rencontra Abélard à Sens dans une joûte théologique ; on le vit à Paris avec les étudiants, à Chartres avec les Bénédictins ; il prêcha pour la croisade, sur la prière de son ancien disciple, devenu le pape Eugène III.

Surtout, il accomplissait miracle sur miracle, mais s’effaçait humblement : Il n’y a aucun rapport entre ces miracles et moi.

Bernard écrivit le Traité de l’Amour de Dieu, le Traité de la Grâce et du Libre-arbitre, une suite de Conférences sur le Cantique des Cantiques, des Louanges à Marie. C’est à lui qu’on attribue ce mot : De Maria, numquam satis (sur Marie, on n’en dira jamais assez).

Mort le 20 août 1153, Bernard fut canonisé en 1174, et proclamé Docteur de l’Eglise en 1830, avec le titre de Doctor Mellifluus, «qui coule comme le miel».

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 23:05

Angelo d’Acquapagana

1261-1313

 

Angelo (Ange) était né en 1261 à Acquapagana (Italie).

Très tôt, il préféra la solitude dans les bois. Convaincu de la vanité du monde, il coupa tous les liens affectifs, renonça à toutes les commodités du siècle et vécut dans la prière. 

A vingt-quatre ans, il reçut l’habit de frère convers chez les camaldules d’Acquapagana, puis rejoignit en 1290 le monastère de Val di Castro, occupé aux services les plus humbles et les plus sales du monastère, ainsi qu’à prier, servir la Messe et faire pénitence.

Il revint à Acquapagana, mais pour y mener une vie d’ermite, non loin du monastère, toujours sous la direction de l’abbé.

Le démon ne ménagea pas sa peine pour détourner l’ermite de sa vie contemplative, lui suggérant mille joies ou plaisirs du monde qui auraient pu remplacer, même pour peu de temps, les rudes privations et pénitences qu’il s’imposait. C’est l’ermite qui remporta la victoire. En action de grâce, Angelo se prosterna humblement et se mortifia davantage encore pour se rapprocher du Crucifié.

La sainteté de ses vertus suscita un mouvement d’admiration, de curiosité, mais aussi de recours de la part de la population, qui vint en foule lui demander des conseils, des prières. Angelo recevait chacun avec douceur. Il parlait de Dieu avec une telle conviction, que d’autres jeunes hommes quittèrent le monde.

La maladie s’invita. Angelo la reçut avec joie, pour imiter davantage encore le divin Maître. 

Il mourut le 19 août 1313, et on le retrouva en position agenouillée devant le Crucifix. Les cloches du monastère se mirent spontanément à sonner joyeusement l’entrée de l’Ermite dans l’éternité.

Son culte fut confirmé en 1845.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 23:05

Hugh Green

1584-1642

 

Hugh était né vers 1584 à Londres (Angleterre).

Ses parents, protestants, l’envoyèrent étudier à Cambridge, où il obtint le diplôme en 1605.

Converti au catholicisme, il vint au Collège anglais de Douai en 1610, puis tenta l’admission chez les Capucins. On ne sait pourquoi (peut-être en raison de sa santé), il dut y renoncer et fut envoyé comme aumônier à Chideock Castle (Dorsetshire), chez Madame Arundell de Lanherne.

En mars 1641 cependant, un édit royal bannit tous les prêtres, mais l’annonce de cette mesure arriva assez tard à Hugh, de sorte qu’au moment d’embarquer, le délai avait expiré et il fut arrêté.

Condamné en août 1641, il eut le temps en prison d’amener plusieurs prisonnières à la foi ; elles lui demandèrent l’absolution avant de mourir. Lui même eut alors la consolation d’être à son tour absous par un autre prêtre présent, qui s’était déguisé et passait à cheval.

Hugh Green mourut en martyr à Dorchester (Dorset), le 19 août 1642.

Le bourreau, parfaitement inexpérimenté, n’arrivait pas à trouver le cœur du Martyr ; il s’ensuivit une incroyable scène de boucherie qui dura une demi-heure. Pour comble, fait unique dans l’histoire des Martyrs anglais, des badauds jouèrent ensuite au football avec ce cœur.

Hugh Green fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 23:04

Giordano de Pise

1260-1311

 

Giordano (Jourdin) naquit vers 1260 à Pise (Italie), dans la famille Rivalto ou dans la bourgade de Rivalto, de la région de Pise.

A vingt ans, il entra chez les Dominicains et étudia à Pise, puis à Bologne, enfin à Paris, où il reçut le titre de bachelier.

A partir de 1287, il enseigna la théologie à Sienne, en 1289 à Pérouse, en 1295 à Viterbe. De plusieurs confraternités qu’il fonda à Pise, l’une d’elles, du Saint Rédempteur, existe toujours.

En 1301 il participa au chapitre général de Cologne.

Il reprit son enseignement à Pise. A partir de 1303 on l’entendit à Florence, où il prêcha (au moins) un carême à la cathédrale. Il s’y illustra comme une stella candida, une étoile brillante.

On vantait sa mémoire prodigieuse : il savait par cœur le bréviaire, les textes de la Messe, grande partie de l’Ecriture et même la deuxième partie de la Somme de saint Thomas d’Aquin.

Giordano passe pour être le premier ou un des premiers à avoir prêché dans sa région en toscan, pour être mieux entendu du peuple. A Florence, il prêchait parfois cinq fois par jour, dans le sanctuaire ou dehors ; un de ses disciples, Silvestre de Val di Seve, se tenait parfois près de lui avec une bouteille de vin, dont Giordano buvait pour se rafraîchir la gorge. On possède encore des notes prises à la volée par des auditeurs, par exemple des cycles de sermons sur le Credo, sur la Genèse.

L’effet de cette prédication fut notable ; les conversions se multiplièrent, ainsi que les réconciliations ; les mœurs changèrent.

Investi du titre de prédicateur général, Giordano enseigna l’éloquence aux futurs apôtres de l’Ordre.

En 1307, il enseigna l’Ecriture à Pise.

En 1311, on l’envoya enseigner à la Sorbonne, mais son voyage s’interrompit à Plaisance, où il mourut le 19 août 1311.

Son culte fut approuvé en 1833 et il fut béatifié en 1838. Le Martyrologe l’a maintenant accueilli au 19 août.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 23:03

Leone II de La Cava

1239-1295

 

Leone naquit en 1239.

Moine très jeune à La Cava, il eut la difficile responsabilité de camerarius, c’est-à-dire de trésorier.

En 1268, il fut élu à l’unanimité pour succéder à l’abbé défunt, Amicus. Il fut donc désigné comme Leone II, un autre Leone ayant été abbé à La Cava deux siècles plus tôt (v. 12 juillet). et fut le seizième abbé.

En 1274, Leone se rendit au concile de Lyon, où il obtint du pape Grégoire X une confirmation des privilèges, droits et libertés déjà accordés à l’abbaye. Il profita aussi de son voyage pour visiter Cluny.

L’abbaye de La Cava se trouvait à la merci des prétentions de deux couronnes rivales : Anjou et Aragon. S’il put obtenir de la maison d’Anjou à peu près ce dont il avait besoin, il perdit cependant quasiment toutes les dépendances de l’abbaye en Sicile, occupée par la maison d’Aragon.

A l’intérieur de l’abbaye, les moines copistes furent très actifs et les textes choisis révèlent un goût très sûr chez celui qui ordonna ce travail. Leone fit aussi construire une nouvelle église et un très beau cloître.

La renommée de Leone était grande et, quand il mourut le 19 août 1295, on le considérait comme un saint.

Le culte qu’on lui rendait comme Bienheureux fut approuvé en 1928.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 23:03

Louis d’Anjou

1274-1297

 

Ce personnage royal vit le jour le 9 février 1274 à Nocera (royaume de Naples, Italie), à moins que l’événement ait eu lieu à Brignoles (Provence), où il reçut son éducation.

Il était le troisième des quatorze enfants du roi de Naples, Charles II le Boîteux et de Marie de Hongrie ; Charles II était lui-même le neveu de saint Louis, roi de France (v. 25 août) ; Marie de Hongrie était la petite-nièce de sainte Elisabeth de Hongrie (v. 17 novembre).

Louis et ses frères et sœurs eurent pour précepteur Guillaume de Manerie, un homme honnête, plein de bon sens, très pieux, qui sut organiser la journée des jeunes princes de façon à leur éviter de perdre du temps et à apprendre toutes les disciplines nécessaires à leur rang et à leur destinée. 

A sept ans, le petit Louis savait monter à cheval, chasser, pêcher ; mais aussi chanter et danser ; précoce et vif, il n’eut jamais à être puni. Un prêtre le guidait aussi, Jean de Bymaret.

En 1284, son père Charles II fut fait prisonnier des Aragonais, et le petit garçon pria de toutes ses forces pour le retour de son père ; en 1288 seulement, Charles II fut délivré, mais on lui confisquait ses trois jeunes fils, Louis, Robert et Raymond-Bérenger : Louis avait quatorze ans, Robert onze, Raymond-Bérenger sept. Les trois garçons furent enfermés près de Barcelone, puis près de Tarragone, pendant sept ans. L’humidité de ces lieux de «détention» fut certainement à l’origine de la tuberculose dont mourut Louis peu après.

Cette détention ou résidence surveillée n’empêchait pas les enfants de s’occuper, et Louis organisa leur journée utilement : on ne pratiquait pas de jeux d’argent, mais on jouait aux échecs ; on chassait ; qui avait laissé échapper un juron mangeait à terre avec le chien ; à table, on écoutait un passage de l’Ecriture ou de quelque autre bon auteur.

Louis eut la possibilité de recevoir deux Frères mineurs, François Brun, qui fut son conseiller spirituel, ainsi que Pietro Scarrerii. La piété de Louis était déjà toute mariale ; il y ajouta des pratiques sévères, se levant la nuit pour prier debout, les bras en croix ; sa lecture de choix était la Fleur des Saints, où il cherchait ses modèles. Un accident de cheval le convainquit de renoncer à la chasse et aux armes : il ceignit la corde franciscaine sous ses habits, dans l’espoir d’entrer dans l’Ordre.

Avec ces prêtres, Louis apprit le latin, commença la théologie ; chaque jour, il assistait à la Messe. Quand les conditions de la captivité furent un peu mitigées, il put habiter Barcelone et y suivre les cours de l’Université.

Il annonça bientôt à son père son désir de devenir prêtre. Le pape Célestin V le nomma même évêque de Lyon, mais Louis ne fut pas consacré.

En 1295, mourut le frère aîné de Louis, ce qui le rendait héritier du royaume de Naples. Libéré cette année-là, il confirma plutôt sa volonté d’entrer dans l’Ordre franciscain. 

De retour en Provence, il visita les églises, les couvents, les pauvres, les prisonniers. A Rome, il reçut du pape les ordres, sauf la prêtrise. A Naples, il renonça à son titre de roi en faveur de son frère Robert et se retira au château de l’Œuf, où il s’entoura de Frères mineurs, organisa sa vie en vrai religieux et partagea son temps entre la prière et l’étude.

Il refusa humblement d’aller être ordonné prêtre à Rome par le pape, et reçut ce Sacrement à Naples, en mai 1296, avec  «dispense d’âge» car il n’avait que vingt-deux ans.

Une de ses démarches fut d’implorer de son frère le roi, et d’en obtenir la grâce de corsaires condamnés à mort.

A la fin de 1296, il fut préconisé pour le siège épiscopal de Toulouse. Il n’accepta qu’à la condition… d’être reçu dans l’Ordre franciscain, qu’on lui avait refusé jusqu’alors. Il fit les vœux à Rome le 24 décembre, reçut l’habit du Frère François Brun lui-même, mais raccourci, car on ne lui permettait de le porter que sous ses habits personnels. Il fut sacré évêque le 30 décembre.

Il fit ses adieux à sa famille à Naples, passa quelques jours au château de l’Œuf, regagna Rome où il eut enfin l’autorisation de porter l’habit franciscain ostensiblement, et abandonna les insignes épiscopaux. Il s’arrêta à Paris pour saluer le roi, Philippe le Bel, et entra dans Toulouse en mars 1297.     

Son palais épiscopal devint tout de suite un petit couvent. Aux Frères mineurs François et Pietro, il ajouta Jacques Duèze, un canoniste, qui devint plus tard le pape Jean XXII.

Il s’attaqua à la réforme du clergé, obligeant les clercs à porter les cheveux courts, invitant certains bénéficiaires absents et indignes à la démission pure et simple, donnant lui-même l’exemple du pasteur soucieux des brebis, visitant les pauvres et les malades, intercédant pour les prisonniers ou les Juifs.

Ce zèle dépassait ses forces et acheva de l’exténuer. Effrayé par ses responsabilités, il songea à démissionner. Il crut possible d’aller à Rome pour la canonisation de son grand-oncle, Louis IX ; en voyage, il passa par Barcelone, Tarascon et Brignoles. Il célébra solennellement la fête de saint Dominique (le 4 août à l’époque) et chanta la messe du 5 août pour le repos de l’âme de son frère aîné, puis il dut s’aliter.

Il dicta son testament et mourut doucement au soir du 19 août 1297 (saint Louis était mort un 25 août, et venait d’être canonisé le 11 août précédent).

Déjà les fidèles, favorisés de miracles, le «canonisaient». En 1317, Jean XXII canonisait ensemble Louis d’Anjou et Thomas d’Aquin.

Les reliques de Louis d’Anjou passèrent de Marseille à Valencia en 1423, volées par les Aragonais. En 1956, l’archevêque de Marseille obtint la restitution de deux vertèbres du Bienheureux, qui furent volées en 1993.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 23:02

Guerric d’Igny

1070-1157

 

Guerric naquit entre 1070 et 1080 à Tournai.

Tout jeune il entra dans la cléricature et étudia sous la direction d’Odon de Tournai. Il devint chanoine.

Vers 1121, il devint écolâtre (professeur), puis quitta ce poste enviable pour rejoindre un style de vie plus contemplatif. Il resta dans la ville, logé près de la cathédrale, partageant son temps entre la prière et le travail.

Vers 1125, il rencontra saint Bernard (v. 20 août) ; il l’y rejoignit à Clairvaux, en 1126 selon certains, un peu plus tard selon d’autres.

De cette nouvelle recrue, Bernard écrivit peu après : Sachez qu’il court dans les voies de Dieu comme un homme sûr de son but, qu’il combat comme un soldat qui ne porte pas de faux coups. Mais parce qu’il sait que la victoire dépend moins de l’énergie de celui qui lutte ou qui court que de la miséricorde de Dieu, il vous conjure de prier pour lui, afin que celui qui lui a déjà donné la grâce de combattre et de courir lui accorde encore celle de vaincre et de parvenir au but.

En 1138, Bernard le nomma abbé d’Igny, où il allait rester près de vingt ans. L’abbaye fleurit et «enfanta» celle de Valroy en 1148.

L’abbé Guerric était heureux de ses moines. Il n’eut qu’un déplaisir : celui de devoir faire de longs séjours en infirmerie, à cause de son âge et de la maladie. Tous le vénéraient profondément, le considérant comme «le» disciple de Bernard.

Sur son lit de mort, Guerric eut un scrupule : sachant qu’il existait un recueil de ses sermons, et que le chapitre général avait interdit à tous les moines d’écrire sans autorisation, il avoua sa faute et ordonna aux frères de mettre le recueil au feu, ce qu’ils firent séance tenante, mais sans révéler à leur abbé… qu’ils en avaient quatre autres exemplaires. Un fort aspect de la doctrine de Guerric est sa spiritualité hautement mariale.

Guerric rendit son âme à Dieu le 19 août d’une année qui peut varier de 1151 à 1157. On remarquera que saint Bernard mourut, lui, le 20 août (1153). Le culte du bienheureux Guerric fut reconnu en 1889.

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