Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 20:07

Bertrand de Garrigues

† 1230

 

Bertrand était né à Garrigues (Nîmes, Gard), vers la fin du 12e siècle.

Jeune prêtre diocésain, il fut séduit par l’idéal, la sainteté et le projet de saint Dominique (v. 6 août), et en fut un des premiers disciples.

Il fut nommé supérieur du couvent de Toulouse (1215), un poste qu’il recouvra plusieurs fois.

En 1217, il fut envoyé par son maître à Paris pour y fonder le couvent Saint-Jacques (1217), puis il fonda aussi à Montpellier (1220) et en Avignon.

En 1221, il fut nommé provincial pour toute la France méridionale.

A la mort de saint Dominique, il fut aussi le zélé aumônier des sœurs dominicaines du couvent de Prouille.

Bertrand mourut au couvent cistercien de Bouchet (Orange), où il prêchait une retraite. C’était le 18 avril 1230.

Si les fidèles l’avaient déjà canonisé depuis longtemps, son culte ne fut officiellment reconnu qu’en 1881. A l’époque, on lui assigna le 6 septembre comme jour de sa fête, sans doute pour le célébrer hors du temps de Pâques. C’est aussi à cette date que le Martyrologe mentionne le bienheureux Bertrand de Garrigues.

Mais pour uniformiser notre travail, nous l’avons inscrit au 18 avril, son dies natalis.

Partager cet article

Repost0
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 23:04

Paola Montaldi

1443-1514

 

Paola vint au monde en 1443, au bourg de Montaldi (Volta, Mantoue, Italie N), de parents de petite noblesse.

Elle se distingua dès son enfance par une modestie angélique, et un puissant attrait pour la piété.

En 1458, elle quitta volontairement la maison familiale pour entrer à Mantoue chez les Clarisses.

Des trois monastères de Clarisses de cette ville, le plus récent était intra muros, et suivait la Règle de sainte Claire, mitigée par le pape Urbain IV.

Mais Paola ne voulait rien «mitiger» : elle voulait la perfection et, pour cela, ne ménagea pas les mortifications pour dominer sa nature ; elle s’imposa des veilles prolongées, la discipline, des jeûnes ; elle coucha sur la dure. Tandis qu’elle passait de longues heures en oraison, Dieu la favorisait en retour de grâces et de lumières intérieures ; Paola ne s’en sentait que plus indigne et s’abîmait dans la plus humble considération d’elle-même, se disant et se croyant sincèrement la plus imparfaite du monastère.

On parla de ses vertus, les gens voulurent la rencontrer, lui demander de prier pour leurs intentions, et la Religieuse écoutait avec bonté, se faisant toute à tous. Furieux du bien qui s’opérait, le démon chercha à se venger sur elle et lui livra de féroces assauts, dont son humble douceur fut victorieuse.

Trois fois, elle fut élue abbesse du monastère et guida vraiment les Sœurs dans la voie de la sainteté.

Elle remit son âme à Dieu le 18 août 1514.

Son corps est resté sans corruption. Après que les monastères de Clarisses furent supprimés en 1782, on transporta cette précieuse relique dans l’église de Volta.

Le culte de Paola a été ratifié et autorisé le 6 octobre 1866.

Partager cet article

Repost0
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 23:00

Leonardo de La Cava

1200-1255

 

Leonardo aura pu naître autour de l’an 1200, peut-être même vers 1190. La première date sûre qu’on ait de lui est son élection comme abbé du monastère bénédictin de la Sainte Trinité à La Cava de’ Tirreni (Salerno, Italie SO), pour succéder à Balsamus.

L’abbaye de La Cava a cette particularité unique dans l’histoire du monachisme, qu’elle n’a jamais cessé d’être occupée par les moines de l’Ordre bénédictin, et l’est toujours aujourd’hui.

La date de cette élection est en décembre 1232. A ce moment-là, Leonardo était chargé du vestiaire des moines. On n’en sait guère plus.

Pendant ses vingt-trois ans d’abbatiat, il apparaît comme un homme sage, doux et pacifique en même temps qu’habile administrateur.

En 1228, le pape avait excommunié l’empereur Frédéric II qui ne se décidait pas à réaliser son vœu de se rendre à la croisade. La lutte entre le Sacerdoce et l’Empire continuait et ses divers épisodes apportaient la ruine en Italie : beaucoup de villes furent endommagées et de nombreux monastères détruits ou sérieusement appauvris.

Grâce à ses murailles et à l’adresse de son abbé, La Cava resta calme au milieu de la tempête.

Frédéric II aimait ce monastère et lui fit de généreuses donations, outre qu’il obligea des usurpateurs à restituer les biens qu’ils détenaient injustement. En 1245, il choisit entre autres abbés Leonardo pour plaider sa cause devant le concile de Lyon ; l’échec de cette ambassade ne modifia pas ses dispositions favorables.

De leur côté, les papes multipliaient les concessions à l’abbaye. Malgré les guerres, la Règle était toujours pratiquée avec ferveur et les populations environnantes, cruellement éprouvées, recevaient des secours.

En 1249, la ville pontificale de Bénévent fut détruite par les troupes germaniques et les habitants confièrent aux moines de La Cava tout ce qu’ils avaient pu sauver, en particulier les reliques de saint Barthélemy. Après la paix ils reprirent leur trésor, mais en laissant en reconnaissance une portion du chef de l’Apôtre.

Leonardo mourut le 18 août 1255, bien vite honoré du titre de Bienheureux, et son culte fut approuvé en 1928.

Partager cet article

Repost0
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 23:00

Rainaldus de Concorezzo

1250-1321

 

Rainaldus (Rinaldo en italien moderne) naquit vers 1250 à Concorezzo, un bourg milanais.

Il fut d’abord évêque à Vicenza (1296-1302), puis vicaire papal à Forlí (1302-1305), où il faillit être assassiné, enfin archevêque de Ravenne (élu en 1303, mais installé en 1305).

Un jour qu’il prêchait, des rainettes couvraient sa voix de leurs coassements : il leur ordonna de baisser le tonus !

Grâce à de bons synodes, il ramena la discipline dans sa province.

Durant son premier épiscopat à Vicenza, il fut chargé d’enquêter sur les Templiers dans tout le nord et le nord-est de l’Italie et, en 1301, il convoqua un concile à Ravenne, où il fit prendre des mesures justes et modérées envers les Templiers accusés injustement. Il prononça l’absolution envers eux, rejetant totalement les «preuves», extorquées par la torture, de leur «conversion» à l’Islam. Ce fut un cas exemplaire et unique en Europe à cette époque. Au concile de Vienne (1311), le pape ne pourra que confirmer la décision de Rainaldus.

L’évêque s’établit en 1313 au château d’Argenta, et c’est probablement là qu’il mourut, le 18 août 1321, la même année que Dante, qu’il rencontra très certainement tant à Forlí qu’à Ravenne.

Son culte fut approuvé en 1852.

Partager cet article

Repost0
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 23:03

Nicoló Politi

1117-1167

 

Nicoló Politi naquit à l’image de saint Jean-Baptiste (v. 24 juin), de parents âgés qui l’obtinrent du Ciel après beaucoup de prières et de jeûnes.

Il naquit en 1117 à Adrano (Catania, Sicile), de Almidoro et Alpina Politi.

Dès le berceau, Nicoló manifesta une tendance marquée pour la mortification, refusant le lait maternel les mercredi, vendredi et samedi.

Par la suite, d’autres prodiges marquèrent la destinée de l’adolescent, qui éprouvait un amour profond envers la Vierge Marie et la Sainte Trinité.

Malgré tous ces signes célestes, les parents voulurent lui faire épouser une bonne jeune fille du pays. Mais la veille du sacrement, un ange apparut au jeune homme et l’invita à le suivre jusqu’au pied de l’Etna, dans une grotte appelée Aspicuddu.

La famille le chercha pendant trois ans ; elle était sur le point de le retrouver, quand un ange prévint à nouveau Nicoló, qui se dirigea vers les montagnes Nebrodi, au nord de la Sicile. Un aigle le guida. Le voyage ne fut pas exempt de tentations : un riche marchand chercha à attirer Nicoló, qui résista par sa foi et sa pureté.

Il parvint ainsi au Mont Calanna, épuisé et assoiffé, mais de son bâton il fit surgir une source, puis trouva une grotte accueillante pour s’y établir, sur le territoire de l’actuelle Alcara Li Fusi. De l’autre côté de la vallée se trouvait un monastère où il se rendait chaque samedi pour recevoir les Sacrements de Réconciliation et d’Eucharistie, ainsi que les conseils de l’abbé Cusmano le Théologien.

Cette vie érémitique dura trente années. Nicoló se nourrissait d’herbes sauvages et du pain que lui apportait l’aigle.

Le 14 août, il fut célestement averti de sa mort prochaine, dans trois jours. Il l’annonça à l’abbé Cusmano. Le 17 août 1167, Nicoló était en prière à genoux quand il rendit son âme à Dieu. Les cloches des environs sonnèrent d’elles-mêmes à ce moment-là.

Son culte fut pleinement reconnu en 1507.

Partager cet article

Repost0
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 23:02

Donato de Ripacandida

1179-1198

 

Pour le distinguer d’un autre célèbre Donato (d’Arezzo, v. 7 août), celui d’aujourd’hui fut couramment appelé Donatello, le petit Donat.

Il naquit en 1179 à Ripacandida (Potenza, Basilicata, Italie S), de braves parents.

A quatorze ans, il sentit l’appel de Dieu et quitta la maison familiale pour rejoindre le monastère bénédictin de Sant’Onofrio à Massadiruta (Petina, Campanie, Italie SO). Mais il était bien jeune : pour lui laisser le temps de réfléchir encore un peu et pour éprouver sa vocation, on lui conseilla de revenir un an plus tard.

L’année suivante, il se présenta, et on l’envoya à l’abbaye de Montevergine, qui n’était pas très éloignée de là.  Donato obéit et, après une année de postulat, fut admis à Massadiruta.

On lui fit faire tous les travaux les plus humbles, au jardin, au poulailler, au four ; il obéit sans jamais se plaindre. 

L’abbé s’irrita cependant en constatant les larges aumônes que Donato faisait aux pauvres : il y allait tout de même de la nourriture des moines ! Donato gaspillait ! Mais l’abbé changea d’avis en constatant la sainteté de son fils : Donato avait dressé un ours et un renard, qui le suivaient et lui obéissaient !

Donato se mortifiait ; de nuit, profitant du sommeil des moines, il allait dans une grotte voisine et s’immergeait dans l’eau froide jusqu’à la ceinture. Il priait et retournait bien vite au couvent avant le lever des moines. Un jour, l’abbé se leva plus tôt et se mit à chercher Donato ; pas de Donato au dortoir, ni à la chapelle… s’était-il enfui ? Cherchant à droite et à gauche, l’abbé finit par apercevoir les habits du jeune moine non loin de cette grotte où il était en prière, immergé dans l’eau du torrent. L’abbé ne comprenait rien ; il partit avec les habits. Mais il fut bien surpris de voir arriver Donato correctement vêtu avec ses propres habits, que l’ange lui avait rapportés. L’abbé comprit, et laissa faire.

On parla du jeune moine, la population apprit sa sainteté et voulut le connaître, lui demander conseil, obtenir des grâces par ses prières. On l’invoqua pour tous les maux, physiques et spirituels.

Il y eut bien d’autres faits prodigieux, qu’on ne nous raconte pas en détail, mais qu’on peut imaginer : guérisons, discernement, connaissance de l’Ecriture, extases…

Donato mourut le 17 août 1198 : il n’avait que dix-neuf ans.

Son culte fut reconnu en 1758, mais saint Donato ne se trouve pas au Martyrologe.

Partager cet article

Repost0
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 23:01

Alberto de Chiatina

1135-1202

 

Alberto naquit en 1135 à Chiatina (Sienne, Toscane, Italie C), de parents appartenant à la petite noblesse.

Constatant qu’il n’était pas fait pour les armes, les parents lui firent entreprendre des études. Mais le jeune Alberto jugea dangereux d’étudier sans appuyer cette activité intellectuelle sur de solides vertus : il se mit donc à prier longuement, à veiller de nuit.

En 1163, on le jugea apte à recevoir le sacerdoce. Ordonné prêtre, il eut la charge de Santa Maria in Pava, où sa bonté et son honnêteté conquirent les paroissiens, mais irrita le seigneur local, qui soutenait l’empereur contre le pape ; on transféra Alberto à Sienne en 1175.

En 1177, le pape Alexandre III, originaire lui-même de Sienne, nomma Alberto archiprêtre à Elsa (Gracciano), dépendant directement du pape. Il jouissait de pouvoirs presque épiscopaux, pouvant consacrer les églises, imprimer des documents, à l’occasion excommunier, et même utiliser la crosse aux cérémonies solennelles.

A quarante-deux ans, Alberto pouvait sans doute exercer cet apostolat pendant longtemps, pour le bien des fidèles et de l’Eglise, mais Dieu en décida autrement : à partir de 1181, l’archiprêtre de Gracciano, tel un nouveau Job, fut frappé de plaies sur tout le corps ; une pénible pourriture malodorante s’échappait de tous ses membres, l’obligeant à s’isoler et à garder le lit. 

De son lit, il continuait d’exercer sa mission pastorale autant qu’il le pouvait, et l’on observa qu’il ne laissa jamais s’échapper la moindre plainte ; au contraire, il acceptait l’épreuve comme une expiation de ses propres péchés. C’est ce qui lui valut le surnom de Saint Job de Toscane.

Le bruit de ce long martyre silencieux se répandit au loin, jusqu’aux cardinaux romains qui vinrent parfois le visiter et lui demander ses prières.

Vers 1191, Alberto obtint d’être remplacé pour le ministère. Puis, divinement inspiré, il fit transférer son siège à Colle, où la population le suivit ; quand, vingt ans plus tard, Gracciano fut rasé au sol par les troupes de Sienne, on comprit qu’Alberto était le protecteur de Colle.

Désormais, Alberto vécut dans une longue et douloureuse retraite, priant, méditant, offrant. Il avait une particulière dévotion envers le saint Clou de la Passion, conservé à cet endroit, et qu’il ne touchait qu’avec des gants.

Alberto mourut le 17 août 1202 : ce jour-là, le corps du prêtre apparut entièrement et complètement sain. De nombreux faits extraordinaires et miraculeux se vérifièrent à son tombeau, légalement transcrits : guérison d’un homme frappé de surdité depuis quatorze ans, libération de possédés, une petite fille tombée dans un puits profond fut repêchée vivante, ses vêtements étant restés secs…

Alberto fut reconnu Bienheureux par étapes : l’office fut approuvé en 1798, la messe propre en 1865, confirmés récemment en 1962.

Partager cet article

Repost0
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 23:00

Chiara de Montefalco

1268-1308

 

Elle vit le jour à Montefalco (Pérouse, Ombrie, Italie), de Damiano et Iacopa Vengente, des gens de condition aisée et très chrétiens.

Un des frères de Chiara fut prêtre chez les Frères Mineurs, provincial et inquisiteur. La sœur aînée de Chiara, Giovanna, fut conseillère de Chiara et première supérieure du monastère où allait entrer celle-ci.

Chiara fut privilégiée ; à quatre ans, elle s’enfermait déjà dans sa chambre pour prier toute seule. A six ans, elle obtint des parents de suivre Giovanna dans son ermitage. La règle qu’on y observait s’inspirait de l’idéal franciscain.

Elle y vécut dans une pauvreté absolue, s’imposant des mortifications extraordinaires, au point qu’on la qualifia de plus admirable qu’imitable. C’était cependant toléré à cette époque. 

En 1290, l’ermitage devint le couvent de la Sainte-Croix et passa à la règle augustinienne. On discute encore aujourd’hui sur l’appartenance ou non du couvent à l’Ordre franciscain ou à l’Ordre augustinien. Il reste que Chiara est en général nommée aussi Chiara de la Sainte-Croix.

En 1291, elle succéda à Giovanna. Ses dons extraordinaires, les miracles opérés par sa prière, sa lecture des âmes, ses visions la rendaient déjà célèbre. Elle qu’on disait illettrée, enseigna à lire à d’autres, put lire le bréviaire, discuter théologie et exégèse avec d’importants personnages. Elle put relever et signaler elle-même des erreurs hérétiques.

Elle travailla aussi à remettre la paix entre des factions.

Chiara mourut à Montefalco le 17 août 1308. 

A sa mort, on lui vit le cœur marqué par les instruments de la Passion du Christ : la Croix, des Clous, les Epines, le fouet. On aurait retrouvé dans son foie trois calculs qui, chacun, pesaient autant que les trois à la fois, symbole parfait du Mystère de la Sainte Trinité. Son sang se liquéfie chaque année, de la même manière que dans le cas de saint Janvier (voir au 19 septembre).

Au 19e siècle, on retrouva intacts le visage et les mains de Chiara.

Le pape autorisa l’office et la messe en 1624, mais il semble que Chiara ne fut pas béatifiée au sens strict : en 1734 fut reconnu le culte immémorial, ce qui équivaut à une béatification. Elle fut canonisée en 1881.

Partager cet article

Repost0
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 23:00

Michaël Kurōbyōe

?-1633

 

On ne connaît pas la date de la naissance de Michaël ; on suppose qu’il était de Nagasaki ; c’était un laïc japonais, chrétien.

Il accompagnait le père Jacobus Kyushei Gorōbyōe Tomonaga qui, revenu de Manille, était rentré clandestinement au Japon, en 1632.

Au bout de trois mois d’activités, Michaël fut arrêté en juillet 1633 et torturé. Fortement affaibli par la souffrance, il finit malheureusement par révéler où se cachait le père Jacobus, qui fut arrêté à son tour.

Repenti, il persévéra dans la foi et suivi son maître jusqu’à la fin dans la prison, dans les propos, dans les tortures, dans la mort.

 Emprisonné à Omura, il répéta aux «juges» qu’il regrettait son attitude, qu’il ne voulait accepter aucune promesse et que son unique désir, comme pour le père Jacobus, était que tout son pays se convertît au Christianisme, l’unique vraie religion ; il fut condamné à mort pour sa fidélité au Christ.

Il fut conduit avec le père Jacobus à Nagasaki, où ce dernier lui pardonna encore une fois et lui donna l’absolution. 

Soumis lui aussi à la torture «de la fosse», le tsurushi, qu’il subit le 15 août, juste en la fête de l’Assomption de Marie, il agonisa ainsi pendant deux jours et expira le 17 août 1633.

Comme ce fut le cas pour le père Jacobus, le corps de Michaël fut brûlé, et les cendres jetées en mer.

Michaël fut béatifié en 1981 et canonisé en 1987.

Liturgiquement, il est fêté en même temps que Lorenzo Ruiz et d’autres Martyrs de cette persécution, le 28 septembre.

Partager cet article

Repost0
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 13:07

20e dimanche per annum - B

 

*       *       *

 

Un très beau passage du livre des Proverbes nous fait contempler aujourd’hui l’œuvre de la Sagesse. Très tôt, de nombreux commentaires des Pères de l’Eglise ont appliqué cette péricope au Christ, à l’Eglise, à l’Eucharistie. 

Une interprétation primitive assimilait ces sept colonnes aux sept patriarches d’Adam à Moïse, ouvrant la voie à la Sagesse incarnée (cf. Lettres de Saint Clément) ; puis d’autres (Hippolyte, Cyprien, Origène) ont compris que cette “maison” est le Corps du Christ dans son incarnation, et les sept colonnes seraient les sept sacrements de la Vie chrétienne.

La traduction actuelle (apprêté son vin) ne rend pas bien l’expression du grec : Elle a préparé dans le cratère son vin, ce cratère étant un élément du mobilier de la Tente (cf. Ex 24-25), revêtant donc une claire nuance sacrificielle, relevée par les Pères, et annonçant le sacrifice du Christ. Puis la Sagesse envoie ses serviteurs (traduit ici par servantes), c’est-à-dire les prophètes, ou les apôtres.

L’appel de la Sagesse est pressant : Quittez votre folie, suivez le chemin de l’intelligence, une intelligence à prendre au sens littéral de “intus-legere” : lire à l’intérieur, comprendre en profondeur, saisir au plus profond de l’âme l’invitation pleine d’amour du Seigneur.

 

*       *       *

 

Nous lisons aujourd’hui d’autres versets du même psaume 33, qui font suite à ceux que nous avons lus dimanche dernier ; on y lit ce verset étonnant : Venez, je vous enseignerai la crainte du Seigneur

Il ne s’agit pas, pour la Sagesse divine, de nous enseigner à avoir peur. Il s’agit ici d’une “sainte crainte”, d’un sentiment à la fois d’amour profond pour Dieu et de profond respect - qui n’a rien à voir avec la peur .

La Crainte du Seigneur est une réalité positive. C’est l’un des dons du Saint-Esprit (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1831.

 

*       *       *

 

Aux Ephésiens, Paul parle de la même sagesse. Son conseil “de ne pas s’enivrer” avec le vin du monde, est bien sûr opportun, mais n’omettons pas la deuxième partie de sa phrase, où il nous conseille de nous laisser remplir par l’Esprit Saint.

C’est un breuvage qui peut très bien s’apparenter ou s’identifier avec le saint Breuvage que Jésus-Christ nous offre dans l’Eucharistie. 

Dans ce même Esprit, Paul nous invite à partager entre nous ; ses mots latins sont : psalmis, hymnis, canticis spiritualibus.

L’expression a donné lieu à diverses interprétations : si les psaumes et les hymnes se retrouvent dans toutes les traductions, on ne peut que sourire devant la variété des interprétations concernant les canticis spiritualibus : cantiques spirituels chez Segond, cantiques inspirés pour la Bible de Jérusalem, libres louanges (?) dans la traduction liturgique française… 

Si l’Esprit de Dieu est présent dans les cantiques “spirituels” ou “inspirés”, on peut craindre en revanche qu’il soit un peu loin des “libres louanges” que nous entendons ici et là…  L’Esprit Saint, par définition, inspire l’harmonie, la douceur, la paix, la cohérence. C’est de cela que nous avons besoin au milieu du bruit et du mouvement.

 

*       *       *

 

Rien, dans l’évangile d’aujourd’hui, n’est nouveau après celui de dimanche dernier, sinon que Jésus y affirme encore plus nettement Sa présence réelle dans le Pain qu’(Il) donnera, l’Hostie consacrée à la Messe par le Prêtre.

Ce “miracle eucharistique” de la Transsubstantiation requiert de notre part un acte de Foi : car l’Hostie consacrée ne change ni de couleur, ni de forme, ni de goût, ni de poids. Seules les paroles du Prêtre - Ceci est mon Corps - y font pénétrer la Présence divine du Christ, pour la nourriture de nos âmes.

On mettra en garde, ici, ceux des lecteurs qui auraient sous les yeux une Bible traduite par les Témoins de Jéhovah. Lorsque le texte cite la parole du Christ Ceci est mon Corps, ils traduisent en revanche Ceci représente mon Corps. Autre chose est la Personne vivante, autre chose une photographie ou une image qui la représente.

Dans l’Eucharistie, le Christ ressuscité est présent.

Bien sûr, sans cet acte de Foi, nos esprits rationalistes rejoindront les murmures des Juifs, scandalisés d’entendre Jésus leur demander de manger Sa chair.

Cette croyance en la Présence Réelle n’a pas subi d’altération dans l’Eglise pendant des siècles ; ce n’est qu’au 16e siècle qu’un malheureux esprit de révolte a conduit une grande portion du Troupeau chrétien hors de la Vérité, tandis que dans notre cher pays français de cruelles “guerres de religion” mettaient à feu et à sang la capitale et d’autres villes de province, avec les haines et les déchirures que ces vengeances occasionnaient, plus par motivation politique que religieuse, d’ailleurs.

Ce fut une période de grands désordres, de destructions de sanctuaires, de profanations diverses ; quantité de saints corps et de saintes reliques disparurent dans les flammes ou dans les fleuves. On a peine à imaginer qu’un véritable amour de la Vérité pût conduire à de telles extrémités. Seuls l’aveuglement et l’orgueil de la révolte ont pu engendrer ces excès, que nous payons aujourd’hui encore par de regrettables divisions entre chrétiens, entre frères, entre enfants de Dieu.

*       *       *

 

Si nos cantiques sont vraiment inspirés de l’Esprit divin, celui-ci nous aidera à comprendre les biens que Dieu a préparés (Prière du jour), ainsi que l’admirable échange qui s’opère durant le Saint Sacrifice de la Messe (Prière sur les offrandes) ; ayant alors reçu le Corps et le Sang du Christ, nous pourrons davantage lui ressembler dès cette vie sur terre (Prière finale).

 

“Qui cherche le Seigneur, ne manquera d’aucun bien” (Ps 33:11).

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens