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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 23:00

Bartolomé Díaz Laurel

1599-1627

 

C’était un laïc hispano-mexicain ; on le disait né en 1599 à El Pozo de la Nación, Acapulco (Guerrero, Mexique), mais il naquit en réalité à Puerto de Santa María (Séville), et peut-être en 1593, d’où il gagna le Mexique encore enfant. Ajoutons que Laurel pourrait être un surnom.

Il s’établit ensuite à Valladolid (aujourd’hui Morelia, Mexique) et fit profession comme Convers chez les Franciscains en 1617.

Deux ans après, il s’offrit pour les missions et arriva aux Philippines en 1619. Au couvent de Manille, il étudia avec passion la langue japonaise, ainsi que la médecine et les soins médicaux. Il put ainsi se rendre très utile dans l’hôpital voisin que tenaient les Franciscains, où arrivaient les marins et commerçants japonais.

En 1623, il passa à son tour au Japon pour préparer, avec le frère Antonio de Saint-François, les déplacements du père Francisco de Sainte-Marie ; il partait le premier en éclaireur, portant le matériel pour la liturgie. Lui et Antonio, arrivés sur place, organisaient le catéchisme, préparaient les esprits à la réception des Sacrements, de sorte que le prêtre n’avait pas à passer plus de temps qu’il ne pouvait à cet endroit. Bartolomé allait aussi voir les malades, rendait visite à qui l’appelait, même auprès de non-baptisés. Il mettait un grand soin à préparer les enfants à la Première communion.

Il fut arrêté avec le père Francisco de Sainte Marie en 1627, au moment où ce dernier allait célébrer la Messe chez Gaspar Vaz (voir les notices correspondantes).

Il fut condamné à mort, et, étant étranger, fut brûlé vif le 16 août 1627 à Nagasaki, alors que tous les autres du groupe, japonais, furent décapités.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 23:00

István Király de Hongrie

975-1038

 

Vajk Árpád serait né vers 975 à Eṣztergom (Hongrie), de Géza et Sarolt.

Vers 985, Vajk reçut au baptême le nom de István (Etienne), en l’honneur du Protomartyr (voir au 26 décembre), le sacrement lui étant conféré par saint Adalbert de Prague (voir au 23 avril).

István fit des études soignées et apprit le latin. Il épousa vers 995 Gisèle, fille de Henri II de Bavière.

Saintement conseillé par le moine Aschéric, futur évêque, il eut une activité toute chrétienne, en profonde soumission au pape, qui le couronna en 1000 et lui conféra des pouvoirs pour instituer des diocèses.

C’est dans celui de Csanád que fut placé le bénédictin saint Gellért (Gérard, voir au 24 septembre).

Il appela les moines de Cluny pour fonder des abbayes à Pannonhalma et Pécsvárad.

Le roi István est resté célèbre pour les services qu’il organisa en faveur des pèlerins de Jérusalem, de Rome, de Ravenne.

Pacifique, il dut résister à un rival de la couronne, Koppány, et aux ambitions de l’empereur Conrad II de Germanie, mais il s’y prit non pas avec les armes, préférant décréter des prières et des jeûnes, autrement efficaces contre l’armée germanique, qui dut se replier lamentablement.

István eut (au moins) deux fils, Otton et Imre (ou Emeric, qui mourut d’un accident de chasse en 1031).

Le saint roi mourut le 15 août 1038, tandis que sa sainte épouse se retirait chez les Bénédictines de Passau ; elle mourut, abbesse de Niederburg, vers 1095.

István et son fils Emeric furent «canonisés» tous deux en 1083, d’ailleurs avec l’évêque de Csanád, Gellért. Cette canonisation du roi de Hongrie a été reconnue en 2000 par l’Eglise orthodoxe.

Saint István est la patron de la Hongrie, des rois, des maçons, des tailleurs de pierre et des enfants souffrant de maladies mortelles.

Concernant saint Emeric, qui mourut un 2 septembre, voir au 4 novembre.

La fête liturgique de saint István est au 16 août.

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 23:00

Giuliana Puricelli

1427-1501

 

Elle naquit en 1427 à Busto Arsizio (Varese, Lombardie, Italie N), plus précisément au lieu-dit Cascina dei Poveri (la petite maison des pauvres), de parents cultivateurs.

Fuyant ses parents qui voulaient la marier, et particulièremebnt son père qui était violent, elle vint en 1454 à Santa Maria del Sacro Monte, où vivait une Religieuse mystique, Caterina Morigi de Pallanza (v. 6 avril).

Giuliana, qui était analphabète, y vécut en converse, dans la pénitence et l’humilité, l’obéissance et le service du prochain. Aux pèlerins de passage, elle offrait de l’eau fraîche tirée du puits de l’ermitage. Sa dévotion allait principalement au Crucifié et à sa Sainte Mère.

D’autres femmes les rejoignirent et formèrent une petite communauté qui devint les Ermites Ambrosiennes (Saint Ambroise fut évêque de Milan, v. 4 avril), sous la règle augustinienneEn 1474 Caterina fut élue première abbesse ; Giuliana lui succéda à sa mort en 1478.

Giuliana mourut le 15 août 1501, jour de l’Assomption de Marie, et son culte fut autorisé en 1769.

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 23:00

Jacek Odrowąż (Hyacinthe)

1183-1257

 

Né vers 1183 en Silésie (Pologne), Jacek (Jean) était d’une importante famille chrétienne.

Il serait entré dans l’Ordre dominicain en 1217 à Rome, où il aurait assisté à un éclatant miracle opéré par saint Dominique lui-même, qui ressuscita un mort. Selon d’autres, Jacek ne pouvait pas se trouver à Rome à ce moment-là.

C’est en tout cas dans l’Ordre que Jacek fut «renommé» Iacinctus, qui devint Hyacinthus, et Hyacinthe en français.

En 1222, Jacek arriva en Pologne. Ce serait à Jacek que l’on devrait la fondation des monastères dominicains de Friesach, Prague, Breslau.

Il aurait été favorisé d’une apparition mariale, aurait opéré de grands miracles, dont une résurrection et la traversée à pied sec de la Vistule débordée.

Revenu à Cracovie, il organisa le monastère de la Sainte-Trinité, puis celui de Gdansk.

Vers 1228, il serait passé en Russie, revenu en Prusse où il opéra beaucoup de conversions et demeura à Cracovie. 

L’Ordre dominicain rayonna vers la Russie, les Balkans, la Lituanie. En 1241-1242, une invasion de Tartares provoqua beaucoup de destructions, et de martyrs.

Jacek mourut le 15 août 1257. Lors de sa mort, de saints témoins eurent la vision de l’accueil de Jacek au Paradis.

Jacek Odrowąź fut très vite considéré comme l’apôtre de la Pologne, comme la lumière de la Silésie, et sa tombe attira les pèlerins. 

Il fut béatifié en 1527, canonisé en1594.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 23:00

Giansante Brancorsini d’Urbino

1343-1394

 

Giansante (Jean-Saint) naquit en 1343 à Montefabbri (Urbino, Marches, Italie CE), de Giandomenico Brancorsini et Eleonora Ruggeri.

Après l’école supérieure d’Urbino, il commença la carrière militaire.

En 1362, provoqué en duel par un parent, il se défendit et blessa mortellement l’agresseur à la jambe. 

Décontenancé, il abandonna le monde et se retira comme Convers chez les Frères Mineurs de Scotaneto (Montebaroccio), dans un esprit de réparation, de pénitence, de prière, avec une grande dévotion envers l’Eucharistie et la Vierge Marie.

Il fut maître des novices.

Pour marquer encore davantage sa volonté d’expier sa faute de jeunesse, il demanda à Dieu (et obtint) de souffrir sur son corps à l’endroit même où il avait blessé son adversaire. Il souffrit désormais d’une douloureuse plaie à la cuisse droite, qui ne put jamais guérir.

Des miracles eurent lieu dès son vivant, certains attribués au monde des Fioretti : il obligea un loup, qui avait dévoré son âne, de le remplacer et le loup devint son fidèle serviteur (ceci rappelle l’histoire de saint Hervé, v. 17 juin) ; il servit la soupe pour tout le réfectoire, alors que la soupière venait de tomber à terre, répandant le précieux contenu ; il fit trouver en plein hiver des cerises bien mûres au jardin, car il en avait bien besoin dans sa dernière maladie.

Il mourut à Montebaroccio le 14 août 1394, jour où le mentionne le Martyrologe Romain.

Son culte fut approuvé en 1770.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 23:00

Arnoult de Soissons

1040-1087

 

Arnoult naquit en 1040 à Audenarde (act. Oudenaarde, Flandre, Belgique) de Fulbert, descendant des seigneurs d’Audenarde, et de Pamela, descendante des seigneurs de Namur.

Arnoult est aussi nommé Arnulf (du latin Arnulphus).

Son parrain, un autre Arnoult, l’empêcha d’étudier pour lui barrer la route ecclésiastique, et le poussa dans la chevalerie. Arnoult s’y distingua assez pour être surnommé le Fort.

Insatisfait de cette vie mondaine et militaire, il feignit de vouloir se rendre à la cour de France, mais se retira au monastère bénédictin Saint-Médard de Soissons. Non content d’avoir quitté le monde, il fut encore plus heureux de «succéder» à un moine qui y vivait en reclus : ce moine, Eremboldus, était un compatriote ; Arnoult s’y attacha et, à sa mort, intégra la «cabane» : il s’y creusa une fosse où il se tenait habituellement, imperturbable sous l’eau qui tombait du toit de l’église. Il y resta trois années et demie sans parler, mais on parla de lui et des novices affluèrent, attirés par sa sainteté, de Flandre mais aussi d’Angleterre.

En 1072, Arnoult fut élu abbé ; malgré le choix de l’ensemble des moines, il chercha à échapper à la charge en s’enfuyant, mais fut contraint de se plier à la volonté divine. Son administration fut aussi active qu’efficace.

Il paraît que c’est lui qui eut l’idée de brasser la bière : en portant l’eau à ébullition, on détruisait les microbes, puis l’alcool et le houblon permettaient une bonne conservation. Mais l’invention pourrait aussi revenir à Arnoul de Metz.

Arnoult avait cependant quelques opposants, dans le monastère ou à l’extérieur. On se moqua de son attachement à la pauvreté monastique. Une machination arriva aux oreilles du roi, qui le convoqua pour l’envoyer à son armée. Arnoult comprit, se démit de sa charge, et rejoignit sa cellule de reclus.

En 1081, il fut à nouveau appelé par Dieu à sortir de sa solitude, car il fut élu évêque pour le siège de Soissons. Mais il eut la «joie» d’avoir un «concurrent» et, dès 1084, il déposa sa charge épiscopale. Un autre version affirme que le roi lui-même, Philippe Ier, l’empêcha d’entrer dans sa ville.

Chargé par le pape d’une mission pacificatrice auprès du comte de Flandre, il sut par sa douceur convaincre totalement le prince et ses sujets. Il fonda alors l’abbaye Saint-Pierre à Oudenburg.

C’est dans cette abbaye qu’il mourut, le 14 août 1087.

La poussière recueillie près de sa tombe servit de remède efficace : les miracles se vérifièrent. En 1121, les reliques de l’Evêque furent, selon la terminologie ecclésiastique, élevées solennellement, ce qui équivalait à une canonisation.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 23:04

Conn O’Rourke

1549- 1579

 

Le nom gaélique de Conn O’Rourke est Conn Ó Ruairc. Certains interprètent son prénom Cornelius, d’autres Conrad.

Il naquit vers 1549 à Breifne (Leitrim, Irlande).

Entré chez les Frères Mineurs Observants, sans doute à Creevelea (Dromahaire) ; on croit qu’il fut ordonné prêtre «sur le continent».

Il accompagna l’évêque Patrick O’Healy à son retour en Irlande et fut capturé avec lui.

Condamnés tous deux à être pendus, ils se confessèrent l’un à l’autre, et récitèrent les Litanies.

Leur martyre eut lieu à Kilmallock (Limerick) le 13 août 1579 ; ils furent béatifiés en 1992.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 23:03

Patrick O’Healy

1543 - 1579

 

Le nom gaélique de Patrick O’Healy est Pádraig Ó Héilí.

Il naquit entre 1543 et 1546 à Dromahaire (Leitrim, Irlande).

Entré assez jeune (avant 1561) chez les Frères Mineurs Observants à Dromahaire, il fit la profession et fut ordonné prêtre. Un peu plus tard, il fut envoyé à l’université d’Alcala (Espagne), où il dépassa ses contemporains dans les études sacrées. Après Alcala, il alla approfondir la philosophie et la théologie en diverses communautés, y compris à Molina en Aragon, à Cuenca et à San Clemente ; il enseigna pendant quatre ans.

Il fut aussi actif au Portugal. Revenu en Espagne en 1574, il fut invité par l’archevêque irlandais de Cashel à former les clercs irlandais contre les décisions de la reine Elizabeth I.

En 1576, il fut nommé évêque de Mayo.

Sur son chemin, il s’arrêta à Paris, où il tint des discussions publiques à la Sorbonne, où ses auditeurs furent stupéfaits de sa science patristique, théologique et philosophique. Franciscain, il était évidemment un émule du célèbre Duns Scot (v. 8 novembre).

En 1578 il repassa à Madrid pour défendre et faire avancer la cause de l’Irlande, menacée par le schisme anglais. Mais après quelques contacts avec Fitzmaurice, il préféra ne pas être mêlé aux projets guerroyers de ce dernier.

Il arriva en Irlande en 1579, en compagnie d’un autre Franciscain, Conn O’Rourke. Débarqués à Askeaton, ils demandèrent l’hospitalité au château du comte de Desmond, ce Fitzmaurice dont il était question plus haut ; mais ce dernier était justement absent ce jour-là, et son épouse, tout en recevant les deux Religieux, les dénonça aux officiers anglais, qui vinrent les arrêter trois jours plus tard.

On les transporta à la prison Kilmallock, à une quinzaine de kilomètres de Limerick. Le saint évêque refusa de reconnaître la primauté de la Reine en matière religieuse et, questionné sur des projets d’invasion de l’Irlande par les Espagnols, resta silencieux. On le tortura, mais on ne put rien lui extorquer. Aussi fut-il sur place condamné à mort.

L’exécution eut lieu hors de Kilmallock le 13 août 1579.

Patrick O’Healy fut le premier évêque irlandais martyrisé ; il n’avait en réalité pas encore pris possession de son siège épiscopal ; il fut béatifié en 1992.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 23:00

Hippolytus de Rome

3e siècle

 

Cet Hippolytus était un prêtre romain, fort érudit dans la connaissance de l’Ecriture, et très agressif envers les fauteurs d’hérésies de l’époque.

Dans son zèle implacable, il n’hésitait pas à s’en prendre même à l’autorité des papes, dont il jugeait la doctrine trop faible. Il reprocha particulièrement au pape Calliste sa position trop indulgente à l’égard des pécheurs.

C’est qu’Hippolytus, attaché excessivement à la Tradition, tombait dans une position trop rigoureuse, n’arrivant pas à admettre que des actes d’indulgence ne ruinaient pas l’antique discipline. Il refusait aussi d’admettre des mariages entre matrones romaines et hommes de condition inférieure, alors que depuis les débuts du Christianisme, l’Eglise avait aboli cet esprit de classes. Il essaya aussi de corriger le calcul de la date de Pâques, qui s’avéra très vite défectueux, et fut donc écarté.

Il nous reste cependant un précieux document d’Hippolytus, la Tradition apostolique, qui nous fait connaître les plus anciennes prières liturgiques romaines qui nous soient parvenues.

Quand le prêtre Caliste monta sur le siège de Pierre (217), Hippolytus refusa cette élection et se laissa élire comme évêque de Rome : c’est le premier cas d’antipape dans l’histoire de l’Eglise.

Quand la persécution reprit en 235, on voulut frapper l’Eglise à la tête : le pape Pontien fut relégué en Sardaigne. Mais comme Hippolytus aussi se donnait comme chef de l’Eglise, il fut réuni à Pontianus dans son exil. C’est là que la grâce de Dieu les toucha.

Pontien et Hippolyte se réconcilièrent, démissionnant chacun au profit d’un autre successeur de Pierre, qui pouvait être librement élu à Rome (Anterius ou Anthère, voir au 3 janvier).

Ils moururent tous deux dans cet exil et furent tous deux honorés comme martyrs. Pontianus fut enterré avec les papes au cimetière de Calliste, Hippolytus sur la voie Tiburtina, au cimetière qui devait prendre son nom.

C’est cette double translation qui est commémorée aujourd’hui en la fête des deux «papes», le légitime et l’antipape converti, le 13 août.

Le pape Damase, un siècle plus tard, qui travailla tellement pour honorer la mémoire des Martyrs, composa cette très intéressante inscription pour le tombeau d’Hippolyte : 

On raconte qu’Hippolyte, lorsque sévissaient les ordres du tyran,

Fut prêtre et demeura toujours dans le schisme de Novat :

Au temps où le glaive déchira les pieuses entrailles de la mère l’Eglise, 

Alors que, fidèle au Christ, il marchait vers le royaume des saints,

Le peuple lui demanda quelle direction il devait suivre :

Il répondit que tous devaient suivre la foi catholique.

Ainsi il mérita en confessant la foi d’être notre martyr.

Damase rapporte ce qu’il a entendu. Le Christ éprouve tout.

On le comprend, Damase écrit par ouï-dire, mais nous laisse bien entendre qu’Hippolyte était schismatique (Novat est cependant une erreur, car ce schisme éclata quinze ans après la mort d’Hippolyte) et qu’il se réconcilia avec l’Eglise avant de mourir.

Il y eut d’autres Hippolyte. On parle d’un martyr romain ou d’un évêque à Porto «célèbre par son érudition», fêtés aussi au mois d’août. Il semble qu’on ne puisse pas préciser de qui il s’agit, ni s’il s’agit du même que l’antipape. Il y aurait eu un Hippolyte comme gardien de saint Laurent (voir au 10 août), converti et baptisé par le saint Diacre. Au 8e siècle, le corps d’un saint Hippolyte - mais lequel donc ? - fut apporté en France et déposé à Saint-Denis.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 23:00

Nersès IV Chnorhali

1102-1173

 

Nersès naquit en 1102 en Arménie, un des fils d’Aboul Djahad, de la famille princière des Pahlavouni. Il fut l’oncle de saint Nersès de Lamprun.

Il étudia dans un monastère de Cilicie et fut ordonné prêtre en 1135, par son frère aîné, Grigor III.

Sacré évêque coadjuteur, il servit fidèlement son frère, s’occupa de la chancellerie, à l’occasion le conseilla et travailla ardemment à l’union des Eglises arménienne et grecque.

En 1166, il succéda à son frère défunt comme catholicos (patriarche) et redoubla ses efforts en vue de l’union. Il montra que les Arméniens n’étaient pas dans l’hérésie monophysite et montra un grand esprit conciliateur sur certaines pratiques, tout cela en vue d’un rapprochement. A cela s’ajouta évidemment un souci passionné pour le rapprochement avec l’Eglise romaine.

Il fut un écrivain prolixe et merveilleux. Les spécialistes en vantent l’inspiration, la langue, la poésie. On a de lui un commentaire de l’évangile de Matthieu, un formulaire de prières pour les vingt-quatre heures de la journée, traduit en trente-six langues (au moins). Nersès a chanté l’Histoire sainte en milliers de vers ; il écrivit un long poème sur la prise d’Edesse par le sultan d’Alep en 1144, un autre sur la Croix, un autre encore sur la divine hiérarchie.

Cette abondante littérature, ajoutée à sa bonté personnelle, a valu à Nersès le surnom de Chnorhali, le Gracieux.

Dieu ne lui permit pas de voir la récompense de ses efforts, car il mourut avant cette union tant espérée, le 13 août 1173, usé par la fatigue et la malaria.

Dans l’Eglise arménienne, il a été canonisé, mais ne se trouve pas (encore) dans notre Martyrologe Romain, ce qu’on ne pourrait que souhaiter, depuis que Grigor Naregatsi a été proclamé Docteur de l’Eglise (v. 27 février). Il faudrait pour cela que l’entière Eglise arménienne se rattache à l’Eglise romaine.

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