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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 23:02

Hugues de Montaigu

1070-1136

 

Hugues naquit vers 1170, au château de Montaigu (territoire de Cluny, Saône-et-Loire), du seigneur Dalmace et de son épouse, de la noble maison des seigneurs de Semur. L’oncle de Hugues était Robert, duc de Bourgogne.

Ayant montré dès l’enfance une grande inclination pour la vie claustrale, il prit l’habit bénédictin très jeune, des mains de son oncle, Hugues de Cluny (v. 29 avril).

Vers 1099, il fut nommé abbé de Saint-Germain d’Auxerre, mais n’en resta pas moins extrêmement modeste, l’humilité étant une de ses vertus préférées. En 1107, il mit son monastère sous l’autorité de l’abbé de Cluny.

En 1114, il y eut quelques problèmes lors de son élection au siège épiscopal d’Auxerre, et Hugues en référa au pape, qui prit de court toutes les cabales et l’ordonna lui-même évêque d’Auxerre.

Toute la population l’accueillit avec trépidation. Hugues demeura moine sous l’habit de l’évêque. Sa plus haute préoccupation fut de favoriser la vie monacale et trois monastères furent construits sous son épiscopat : Bouras, Roches, Régny. Hugues s’y retirait dès qu’il le pouvait, mais aussi rejoignait saint Bernard (v. 20 août) à Cîteaux.

Une jolie anecdote colore son séjour dans cette abbaye : Hugues voulut se joindre aux moines pour la moisson. Durant le travail, un orage menaça. Saint Bernard demanda à Hugues de prier pour écarter l’orage, mais Hugues, humblement, proposa à Bernard de le faire ; alors tous deux invoquèrent ensemble le Ciel de les épargner, et l’orage s’éloigna.

Dans sa responsabilité épiscopale, Hugues se refusa énergiquement à remettre le moindre bénéfice à un membre de ses proches.

Ce qu’il avait, il le donnait ; il se réservait un habit de mauvaise toile ; un jour qu’on lui servait un bouillon avec une cuiller en argent, il la fit vendre. Désirant faire un pèlerinage à Rome, il quêta un peu d’argent ; mais ayant été bloqué au Mont-Cenis, il restitua l’argent reçu pour le voyage. Il donnait son meilleur vin à des monastères.

Il fit reconstruire en pierres l’évêché, écrasé une nuit par l’effondrement d’une tour en bois, mais dont il sortit indemne, seul son lit ayant été protégé ; il pourvut la cathédrale de magnifiques ornements.

En 1120, il reçut le pape Calixte II, qui consacra l’autel majeur de la cathédrale.

En 1132, il assista au chapitre général de l’Ordre de Cluny et fut chargé de missions au nom du pape.

Sentant sa mort proche, il recommanda à son entourage de continuer à chanter l’office jusqu’à la fin, annonçant qu’il reposerait une fois cet office achevé, ce qui arriva : à la fin de l’office, il rendit à Dieu son âme, au soir du 10 août 1136.

Bien que le culte de Hugues de Montaigu fût reconnu au 18e siècle, il n’y eut jamais de célébration liturgique, et le bienheureux Hugues, si humble dans toute sa vie, s’est aussi humblement retiré du Martyrologe actuel.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 23:01

Malchus de Lismore

12e siècle

 

Malchus est un de ces nombreux personnages illustres de la vieille Irlande catholique, dont on connaît trop peu de détails historiques.

Il ne nous est connu que par un passage de s.Bernard (v. 20 août), qui un parle dans la Vie de saint Malachie : Malachie serait allé se former auprès de Malchus, un Irlandais qui avait vécu dans le monastère anglais de Winchester avant de devenir évêque à Lismore (sud de l’Irlande). 

Malchus était consulté de loin, et même de l’Ecosse, à cause de sa grande instruction et surtout de ses vertus et de ses miracles.

Malchus a pu être évêque dès 1113, après Macmic-Aeducan.

En 1127, il prit sous sa protection Cormac Mac Carthy, roi de Desmond, qui avait été détrôné, et le confia à la douce conduite de Malachie.

Il n’y a pas de raison grave à mettre en doute l’information de s. Bernard, mais le Martyrologe ne mentionne pas notre évêque.

Il l’était dans la précédente édition, au 10 août.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 23:00

João de Menezes da Silva

1420-1482

 

João naquit en 1420 à Campo Maior (Portugal), benjamin des onze enfants de Rui Gomes da Silva et Isabel de Menezes. Rui était le Premier magistrat de la ville.

Une de ses sœurs était sainte Beatriz da Silva (v. 9 août).

Après avoir servi à la cour de Pedro de Menezes, son grand-père maternel, à Ceuta, João contracta un mariage, encore très jeune.

On ne sait pour quel motif, probablement à la suite d’un veuvage, il entra en 1442 dans l’Ordre hiéronymite à Guadalupe (Espagne), où il resta pendant dix ans. Son grand désir était la conversion des Maures : il vint à Grenade dans le désir ou de les convertir ou de mourir martyr, mais il n’y subit «que» la flagellation ; il tenta de partir pour l’Afrique, mais une tempête le rapatria.

En 1452, il changea de cap : il entra dans l’Ordre franciscain à Ubeda, comme frère convers. C’est peut-être durant cette période qu’il prit le nom de Amadeo (Amadeus, Amadeu).

L’Ordre l’envoya alors en Italie : en 1453 il était à Assise, puis il fut à Pérouse, à Brescia, à Milan. 

En 1457, il tenta la vie érémitique, mais d’autres confrères voulurent se joindre à lui. Le frère convers Amadeo fut tellement fidèle à la règle franciscaine, que les supérieurs le convainquirent de recevoir les ordres et il fut ordonné prêtre en 1459.

Malgré certaines oppositions qui lui vinrent de l’Ordre lui-même, Amadeo fonda plusieurs couvents dans l’esprit de l’Observance, notamment celui de Notre-Dame de la Paix à Milan. 

Des miracles contrarièrent son désir d’effacement… Le Ministre (supérieur) Général de l’Ordre, un certain Francesco della Rovere, le prit sous sa protection, puis en fit son confesseur en devenant le pape Sixte IV.

Amadeo ouvrit à Rome le couvent de Saint-Pierre in Montorio, et quelques autres. 

En 1482, Amadeo visita ses couvents. C’est à Milan qu’il mourut, le 10 août 1482 (sainte Beatriz devait mourir le 9 août 1492).

Le courant «fondé» par Amadeo donna lieu à l’apparition d’une véritable branche nouvelle dans l’Ordre franciscain, celle des Amadéites, qui eurent jusqu’à vingt-huit maisons en Italie ; il y eut le couvent de San Genesto près de Cartagena (Espagne) ; ils furent cependant réunis au siècle suivant à la branche de l’Observance.

Amadeo laissa un traité, De Revelationibus et Prophetiis, et peut-être des Homélies sur la Bienheureuse Vierge Marie, qu’on a cependant estimées apocryphes. Il écrivit aussi un Apocalypsis nova, dialogue avec l’Archange Gabriel sur diverses théories théologiques, qui est souvent un commentaire du livre de l’Apocalypse. 

On ne connaît pas de date d’une quelconque reconnaissance de culte, mais les miracles obtenus par l’intercession d’Amadeo l’ont fait reconnaître comme Bienheureux. Il n’est pas mentionné dans l’actuel Martyrologe.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 23:00

Augustinus Ōta

1572-1622

 

Il était né en 1572 à Ojika (Gotō-rettō, Nagasaki, Japon).

Dès l’enfance, on l’éduqua dans le milieu des bonzes, mais reçut le baptême à quinze ans, après avoir entendu les Pères jésuites prêcher.

Il s’était marié, mais la mort de son épouse le laissa libre de son temps : il se proposa les larmes aux yeux pour l’entretien d’une église et pour rendre des services auprès des fidèles. Il considérait tout ce travail comme son repos.

Il voulut accompagner le père Camillo (voir au 15 septembre) dans un voyage sur l’île Gotō, mais ils furent arrêtés et conduits en prison.

Dans cette prison étroite et malodorante, Augustinus montra la plus grande patience et demanda avec insistance au père Camillo de pouvoir être compté parmi les membres de la Compagnie de Jésus. Mystérieusement, la demande écrite qu’en fit le père au Supérieur, et la réponse de ce dernier, parvinrent  à destination. C’est ainsi qu’Augustinus obtint la réponse positive du Supérieur la veille même de son martyre. et fit la profession dans les mains du père Camillo.

Il reçut la palme du martyre, par la décapitation, à Ikinoshima (Nagasaki) le 10 août 1622.

Il fait partie de deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 23:00

Falco de Palena

11e siècle

 

Falco serait né à Taverna (Italie S), au 11e siècle.

Il appartenait à une communauté de moines basiliens à Pesaca, mais cette communauté dut chercher refuge dans les Abruzzes et, à la mort du supérieur Ilarione et de son successeur Nicola, les membres se retirèrent chacun dans la vie érémitique.

Falco s’établit ainsi près de Palena.

Il y mourut saintement et l’on attribua à son intercession la libération de cinquante-deux énergumènes dans la cité de Gioia dei Marsi.

Son culte fut confirmé en 1893 et le Martyrologe le mentionne comme Bienheureux au 9 août, situant Palena en Calabre, par erreur, au lieu de dans les Abruzzes. 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 23:00

Beatriz de Menezes da Silva

1424-1492

 

Il y a des différences de dates pour la naissance et la mort de Beatriz. On a choisi ici celles qui semblaient plus officielles.

Cette «bienheureuse» naquit vers 1424 à Campo Maior (Portugal), un des onze enfants de Rui Gomes da Silva, gouverneur de Campo Maior, et d’Isabel de Menezes.

Rui Gomes avait reconquis le Portugal sur les Musulmans. Un frère de Beatriz fut João, connu comme Amadeus de Portugal, grand mystique et bienheureux, qui réforma l’Ordre franciscain.

Beatriz grandit à la cour de l’Infant Juan dont, en 1447, elle accompagna la fille, Isabel, qui devait épouser Juan de Castille.

Le diable brisa cette belle amitié en suscitant la jalousie d’Isabel envers la beauté de Beatriz et elle l’enferma dans un cachot humide.

Cependant, Beatriz eut là une apparition de la Vierge Marie, qui lui demanda de fonder un Ordre marial. Elle aurait eu aussi des apparitions de saint François d’Assise et de saint Antoine de Padoue.

Ayant pu s’échapper, Beatriz se réfugia dans le couvent dominicain de Tolède, pendant trente-sept ans.

En 1484, elle fonda une nouvelle branche, les Conceptionnistes, en l’honneur de l’Immaculée Conception de Marie, auquelles elle donna d’abord la règle cistercienne. Cette fois-ci, Isabel, fille de Juan II, protégea la fondation.

Beatriz mourut le 9 août 1492 (on trouve aussi le 1er septembre).

En 1501, le pape leur fit adopter la règle de sainte Claire, puis en 1511, leur donna une règle propre, donnant ainsi naissance à l’Ordre de l’Immaculée Conception, qui comporte aujourd’hui quelque trois mille moniales, dans environ cent cinquante monastères, en Europe et au Brésil.

Rappelons que le dogme proprement dit de l’Immaculée Conception ne fut proclamé qu’en 1854, mais était déjà en honneur parmi certains théologiens, comme le franciscain John Duns Scotus († 1308, voir au 8 novembre)

Beatriz fut béatifiée en 1926 et canonisée en 1976.

Le Martyrologe la mentionne au 17 août.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 23:00

Richard Bere

? -1537

 

Richard naquit à Glastonbury (Somerset, Angleterre) et y serait devenu abbé entre 1493 et 1525.

Il entra en 1523 à la Chartreuse de Londres, où les moines furent invités à signer l’Acte de Suprématie, reconnaissant l’autorité du roi sur celle du Pape. Les moines refusèrent.

Le 29 mai, on envoya les moines chartreux à la prison de Newgate, où ils furent enchaînés debout, les mains liées derrière le dos à des pitons. On voulait les laisser mourir de faim dans cette position.

Une sainte femme, Margaret Clement (ou Giggs), se faisant passer pour une crémière, réussit à toucher le gardien et à pénétrer dans la prison avec un grand bidon à lait, plein de nourriture, qu’elle distribua aux moines chartreux.

Là-dessus, le roi voulut savoir s’ils étaient déjà morts : le geôlier prit peur et n’osa plus laisser entrer Margaret, mais lui permit de passer sur le toit, de retirer des tuiles et de faire descendre la nourriture dans un panier aussi près que possible de la bouche des prisonniers. Mais ils ne purent pratiquement rien attrapper et le geôlier fit interrompre le stratagème.

William Greenwood mourut le premier, le 6 juin ; John Davy le 8 juin, Robert Salt le 9 juin, Walter Pierson et Thomas Green, le 10 juin, Thomas Scryven le 15 juin, Thomas Redyng le 16 juin, toujours en 1537. 

D’autres moururent plus tard : on suppose qu’on fit exprès de maintenir en vie ceux qui restaient encore, pour leur faire subir la potence, suivie de l’éviscération et de la décapitation ; ainsi, notre Richard Bere mourut le 9 août, Thomas Johnson le 20 septembre, toujours en 1537 ; William Horne fut exécuté le 4 août 1540.

Ce martyre eut lieu à Newgate (Londres).

En 1886, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 23:00

Giovanni Quarna de Salerno

1190-1242

 

Il ne s’agit pas de l’un des princes lombards du 10e siècle.

Giovanni Quarna naquit en 1190 à Salerno, dans une noble famille normande.

De saint Domingo lui-même (v. 6 août), il reçut à Bologne non seulement l’habit de l’Ordre des Prêcheurs (Dominicains), mais aussi sa formation. Il fut tellement fidèle à saint Domingo, qu’on disait qu’il en avait totalement reçu l’esprit.

Ordonné prêtre, il fut envoyé en Toscane, à la tête de douze compagnons, malgré son jeune âge. Parvenus à Florence, ils commencèrent à prêcher et Giovanni sut conquérir l’estime de la population, qui accourut à sa prédication. Beaucoup de gens se convertirent.

Les douze Prêcheurs purent s’établir sur place et Giovanni fut chargé de réformer le monastère bénédictin de Sant’Antimo.

En 1221, Giovanni apprit que Domingo était à la mort et se hâta de le rejoindre à Bologne, où il put encore recevoir sa bénédiction.

Revenu à Florence, il continua sa prédication, combattant énergiquement l’hérésie patarine.

Il fonda en 1230 le monastère de San Jacopo à Ripoli pour les moniales, première communauté féminine dominicaine en Toscane.

Le 9 août 1242, il s’endormit dans le Seigneur.

Son culte fut confirmé en 1783.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 23:00

Gaetano de Thiene

1480-1547

 

Gaetano de Thiene tenait son prénom d’un oncle originaire de Gaeta. Il naquit en octobre 1480 à Vicenza (Vénétie, Italie nord-est).

En 1504, il était docteur en droit de l’Université de Padoue et voulut entrer dans les ordres, mais sans être ordonné prêtre, car il s’en trouvait indigne. Il fonda dans la propriété de famille une église dédiée à sainte Marie Magdeleine, qui est l’actuelle paroisse locale.

En 1505, il vint à Rome, où le pape Jules II le prit comme secrétaire (protonotaire apostolique). Loin de se laisser prendre au piège de la Rome décadente et mondaine, il chercha la voie de la conversion intérieure et de l’élévation. Il s’associa à la Confrérie du Divin Amour et prit du temps auprès des malades dans les hôpitaux romains. Humblement, il demandait les conseils d’une sainte âme mystique, Laura Mignani, religieuse agostinienne morte en odeur de sainteté en 1525.

Finalement, Gaetano fut ordonné prêtre en 1516. Ordonné en septembre, il ne célébra la première Messe qu’à Noël. Durant la célébration, il eut une vision de la Sainte Vierge qui lui déposa dans les bras l’Enfant-Jésus.

De retour en Vénétie, il fonda un hôpital.

En 1523, il revenait à Rome et, avec quelques amis, fonda la Congrégation des Clercs Réguliers, tout de suite approuvée par le pape. Un de ces amis était Giampiero Carafa, évêque de Chieti et futur pape (Paul IV). Le nom latin de Chieti est Theate, ce qui fit appeler les nouveaux Religieux les Théatins. 

Les membres devaient vivre de la seule aumône, mais sans même tendre la main. Ces clercs voulaient vivre en communauté, prêcher et donner les Sacrements. Leur action fut remarquablement efficace contre l’expansion en Italie des idées de Luther.

Le sac de Rome en 1527 fut pénible pour eux, car les soldats impériaux ne se gênèrent pas pour les molester. Ils se réfugièrent à Venise et ne purent regagner Rome qu’en 1531.

En 1533, fondation à Naples. Gaetano y fut supérieur, et se montra implacable sur la pauvreté.

Il prêcha avec succès contra des hérétiques et fonda les monts-de-piété, à l’origine de la Banque de Naples.

En 1540, il fut supérieur à Venise.

En 1543, il revint à Naples et, en 1547, fut réélu supérieur.

Les autorités napolitaines voulurent instaurer un tribunal de l’Inquisition, mais le peuple se révolta ; il y eut des morts dans les affrontements. Gaetano chercha par tous les moyens à s’interposer, mais devant son insuccès, s’offrit à Dieu pour obtenir la paix.

Durant l’été, il dut garder le lit et mourut le dimanche 7 août 1547.

Proclamé bienheureux en 1629, il fut canonisé en 1671. Sa fête liturgique demeure au 7 août.

Italien du nord, Gaetano fut littéralement adopté par les Napolitains, qui donnent souvent le prénom de Gaetano.

Saint Gaetano est patron des Théatins, co-patron de Naples, mais aussi céleste patron des demandeurs d’emploi.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 23:00

Giordano Forzatè

1158-1248

 

Giordano Forzatè naquit vers 1158 à Padoue (Italie NE), dans la famille des Forzatè Transelgardi.

En 1174, un grave incendie détruisit les trois-quarts de la ville, et Giordano se réfugia dans le monastère San Benedetto, hors ville.

Des vingt années suivantes, on ne sait de lui à peu près rien : il fut prieur et reconstruisit un double monastère pour les moines et les moniales, avec une église entre les deux.

Un détail charmant vient ici illuminer cette brève notice : 

On raconte qu’une fois les travaux achevés, Giordano planta en terre, du côté des moniales, la baguette de coudrier dont il s’était servi. La baguette reverdit, devint un bel arbre, dont les feuilles avaient des vertus miraculeuses. Par la suite, à chaque décès d’un membre de la famille Forzatè, une branche de l’arbre séchait. Quand toutes les branches eurent ainsi disparu, apparurent sur la vieille souche de nouveaux bourgeons. En 1811, le monastère fut supprimé, et le nouvel arbre fut transplanté dans le jardin d’une branche collatérale des Forzaté, les Capodilista.

Revenons-en donc à Giordano. Il refusa la charge épiscopale à Ferrare en 1211. Juriste et d’esprit influent, il eut à s’occuper du gouvernement de Padoue ; en 1208, il réalisa une coalition de villes lombardes contre Othon IV, une autre en 1226 contre Frédéric II. Giordano fut plusieurs fois artisan de paix entre Padoue et d’autres villes lombardes ; il fut en outre chargé de missions diverses par les papes.

En 1231, il participa au procès de béatification d’Antoine de Padoue (v. 13 juin). 

Il fut aussi conseiller spirituel de la bienheureuse Beatrice d’Este (v. 10 mai).

En 1236, les habitants confièrent encore une fois leur cause à Giordano, mais il fut enfermé par le comte Ezzelino, qui le croyait responsable de sa déchéance. Cette fois-ci, ce fut l’empereur lui-même qui le libéra deux ans plus tard et le confia au patriarche d’Aquileia, mais Giordano se réfugia à Venise, dans le couvent des cisterciens.

Il y mourut nonagénaire, le 7 août 1248.

On le vénéra bientôt comme Bienheureux. En 1769, son culte fut confirmé.

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