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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 23:01

Giovanna Scopelli

1428-1491

 

Giovanna Scopelli vit le jour à Reggio Emilia (Italie CN), de Simone et Catarina, qui eurent deux autres filles et un fils.

Jeune encore, elle eut la permission de vivre la règle carmélitaine, à laquelle elle ajoutait des mortifications : un cilice et une chaîne de fer.

Après la mort des parents, Giovanna fut recueillie par une pieuse personne et chercha un endroit pour y introduire la vie monastique. La population l’y aida et ainsi prit naissance le monastère de Notre-Dame du Peuple, qui fut plus tard rebaptisé Monastère des Blanches, en raison de l’habit des Religieuses.

Celles-ci, qui furent rapidement une vingtaine, l’élurent prieure ; elles s’engageaient à prier pour l’Eglise universelle.

Giovanna leur communiqua sa grande dévotion à la Très Sainte Vierge, consistant à lui tisser une tunique quotidienne, consistant en perpétuels Ave Maria (quelque quinze mille), séparés à chaque centaine par le Salve Regina ; le soir venu, on y ajoutait sept fois l’Ave, Maris Stella ou bien l’hymne O gloriosa Domina. Cette originale dévotion se maintint jusqu’en 1773.

On parle aussi de grâces extraordinaires reçues par Giovanna, sans trop préciser lesquelles. On connaît seulement deux «miracles» : la multiplication du pain pour le monastère, qui en manquait, et la conversion d’un jeune homme, certain Agostino, de l’hérésie albigeoise.

Giovanna connut aussi une longue période de sécheresse intérieure, dont elle sortit admirablement purifiée.

Elle mourut le 9 juillet 1491 en odeur de sainteté et l’on retrouva son corps intact l’année suivante ; elle fut béatifiée en 1773 et le Martyrologe la mentionne au 9 juillet.

Jean-Paul II parla d’elle comme une des meilleures représentantes italiennes du récent mouvement carmélitain.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 23:00

Marie-Anne-Madeleine de Guilhermier

1733-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 29 juin 1733 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Sainte-Mélanie.

Elle fut condamnée le 9 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 9 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 23:00

Ursula Giuliani

1660-1727

 

Ursula vit le jour le 27 décembre 1660 à Mercatello sul Metauro (Urbino, Italie est), cinquième fille (certains disent septième, deux ayant pu mourir en bas âgedu capitaine Francesco et de Benedetta Mancini.

Se vie, peu connue, apparaît comme une succession de faits merveilleux.

Déjà, elle refusait le sein aux jours de jeûne ; à cinq mois, elle se mit à marcher toute seule pour aller vénérer un tableau figurant une image de la Sainte Trinité ; peu après, elle parlait, et pouvait reprocher à un marchand peu sincère : Soyez juste, car Dieu vous voit. Dès l’âge de deux ou trois ans, elle eut de fréquentes visions de Jésus et de Marie. Dans l’Hostie consacrée, elle voyait Jésus.

A la mort de la maman, les filles furent confiées à un oncle, tandis que le papa s’installait à Plaisance (le nom français de cette ville italienne dit bien quelles étaient les vraies attirances de cet homme mondain). Ursula n’était pas pour autant exempte de «caprices» : si elle aimait orner de petits autels, elle se refusait à toute tâche domestique, se déguisant, jouant à l’escrime avec les cousins, si bien qu’à quinze ans elle savait à peine lire.

Mais en même temps, elle cherchait à imiter davantage Jésus-Christ, s’imposant des souffrances inhabituelles pour une petite fille : elle se brûla la main sans broncher, exprès, dans le feu ; elle se flagellait avec une grosse corde ; elle avançait sur les genoux ; avec sa langue, elle marquait la terre de petites croix ; elle priait longuement les bras en croix ; et elle cherchait à donner à manger aux pauvres selon ce qu’elle trouvait.

Sa vie mystique n’était pas absente : en jouant à l’escrime, elle faisait parfois exprès de blesser vraiment son adversaire, quand elle «savait» qu’il était en quelque danger spirituel ou moral. 

De retour avec son père à Mercatello, elle intensifia la prière et demanda à entrer chez les Clarisses de Città di Castello. Elle y prit l’habit en 1677 (deux mois avant ses dix-sept ans), y fit la profession en prenant le nom avec lequel elle est restée si connue : Veronica, nom qui signifie vraie image, car Ursula voulait imiter en tout le Christ dans sa passion.

On dut la freiner dans ses austérités, car on la retrouva un jour inanimée. Mais elle obtint la permission de jeûner complètement pendant trois semaines. En 1693, le Christ lui remit la Couronne d’épines ; en 1697, elle reçut les stigmates du Christ aux mains, aux pieds et au côté…

Evidemment, on avertit le Saint-Office, qui réagit en interdisant à Veronica tout rapport avec les autres Consœurs, ne lui permettant d’assister à la Messe que le dimanche (et sans communier) ; elle qui était maîtresse des novices, non seulement fut déchargée, mais dut se soumettre à une sœur converse qui lui imposait ses ordres heure par heure ; ce régime dura au moins dix années, mais peu à peu on la laissa tranquille (mais pas le démon, qui la tentait, l’empêchait de prier, la culbutait).

Veronica fut réélue maîtresse des novices en 1704, et même abbesse en 1716 ; le monastère connut alors une période de grande évolution, même matérielle.

Par obéissance à l’évêque, elle écrivit un Journal quotidien de plus de vingt-mille pages en quarante-quatre volumes.

Il plut au Seigneur de concéder à Veronica les Fiançailles mystiques, à cette Vierge qui ne désirait que souffrir, et souffrir encore, pour ressembler davantage au Christ souffrant. De ses propres paroles, on sait que Dieu lui avait promis de libérer du Purgatoire autant d’âmes qu’elle voulait.

Le 6 juin 1727, elle souffrit d’apoplexie et sut que sa maladie durerait trente-trois jours. Effectivement, après avoir reçu le dernier Sacrement le 6 juillet, elle attendit pour mourir que son confesseur lui en intimât l’ordre : c’était exactement le vendredi 9 juillet 1727.

Veronica Giuliani fut béatifiée en 1804, et canonisée en 1893.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 23:00

Luigi Caburlotto

1817-1897

 

Luigi Caburlotto naquit le 7 juin 1817 à Venise, fils d’un simple gondolier, comme il y en a beaucoup dans cette ville.

Après les études à l’école des frères Antonangelo et Marco Cavanis, il fréquenta la Grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1842.

Vicaire, puis curé de la paroisse Saint-Jacques de l’Orio, il s’appliqua à examiner profondément la situation sociale de sa paroisse, vivement frappée lors de la guerre de 1848-1849.

En 1850, il commença par fonder une école pour les filles, avec la collaboration de maîtresses, qui devinrent petit à petit l’Institut des Filles de Saint-Joseph. Il leur écrivit une Règle.

Menant de front toutes ses activités paroissiales, Luigi développa la formation des petits et des jeunes par le catéchisme, la liturgie, le culte eucharistique, la pratique des sacrements, mais aussi en s’occupant de l’assistance aux plus pauvres ; pour les garçons, il ouvrit un patronage du soir.

En 1857, il ouvrit à Venise l’Institut Manin pour les filles de l’Assistance publique ; en 1859, à Ceneda (auj. Vittorio Veneto) une école primaire gratuite pour les filles, et un collège avec des programmes plus complets.

En 1869, on lui confia la réorganisation de l’Institut Manin des garçons.

Non seulement, il devait s’occuper de toutes ces œuvres, mais il devait guider tous ses paroissiens. L’ambiance de l’époque, qui rendait difficiles les rapports entre l’Eglise et la société civile, l’amena à bien préciser ses choix : il fallait donner la priorité à l’éducation des jeunes, malgré les critiques.

En 1872, sa santé s’étant affaiblie, il renonça à la paroisse pour se dédier principalement à ce travail éducatif. Son influence sur les établissements fut énorme. En 1881, on le chargea de la direction des deux Instituts Manin, des deux orphelinats pour garçons et pour filles, où il établit les Religieuses de son Institut.

L’évêque, satisfait et convaincu de son influence, le chargea de prêcher des retraites, des missions populaires, des conférences au clergé…

Ses dernières années furent marquées par la souffrance et don Luigi se retira, toujours serein et préoccupé de ses œuvres. Quand il mourut à Venise, le 9 juillet 1897, se trouvait à son chevet un certain Mgr Giuseppe Sarto, futur pape Pie X (v. 20 août).

Luigi Caburlotto, béatifié en 2015, sera inscrit le 9 juillet dans le Martyrologe.

Les Filles de Saint-Joseph sont présentes en Italie, au Brésil, au Kenya, aux Philippines.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale, durable et inexplicable d’une personne de Rome, qui ne pouvait plus marcher depuis quinze années et qui, une nuit de 2008, fut invitée par une voix, celle de don Caburlotto, à se lever et à marcher, après que plusieurs Sœurs aient prié leur Fondateur pour cette personne.

 

 

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 23:00

Marguerite-Marie-Anne de Rocher

1755-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 20 janvier 1755 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur des Anges.

Elle fut condamnée le 9 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 9 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 23:03

Alberto de Gênes

1090-1180

 

Alberto naquit à Gênes vers 1090, encore que le lieu exact et la date précise de sa naissance soient incertains.

Encore jeune, il ressentit la vocation pour une vie religieuse et érémitique, en particulier au contact d’un autre ermite.

Alberto se serait retiré dans une grotte entre 1110 et 1115 puis, vers 1120 demanda humblement à être accepté dans le proche monastère cistercien Saint-André, situé entre Sestri Ponente et Cornigliano.

Peu (ou pas) instruit, il fut cuisinier de la communauté.

Vers 1140, voulant intensifier sa vie de prière et de pénitence, il se retira à nouveau, dans une grotte du mont Contessa, non loin de Sestri Ponente ; c’est la raison pour laquelle on l’a aussi nommé Alberto de Sestri.

Des Confrères lui apportaient sa nourriture ; mais l’homme de Dieu ne put rester inconnu et les gens vinrent le trouver : des miracles purent attester la sainteté de l’ermite.

Après une quarantaine d’années de cette vie solitaire, il s’éteignit le 8 juillet 1180. On trouve aussi une date bien postérieure, 1223, qui semble exagérée, mais pas non plus impossible, surtout s’il faut aussi retarder la date de sa naissance. Les archives du monastère ne peuvent rien fournir de plus précis, ayant été détruites.

Quoiqu’il fût canonisé en 1244, Alberto n’est plus mentionné au Martyrologe Romain.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 10:42

14e dimanche per annum - B

 

Six siècles avant Jésus-Christ, le prophète Ezéchiel n’a pas cessé de se heurter à la dureté de cœur de tous ses contemporains, à qui il reprochait leur manque de respect des choses saintes ; ce fut la ruine de Jérusalem, l’exil à Babylone - qu’il partagea avec eux… ce peuple de rebelles qui s’est révolté contre moi, dit l’extrait d’aujourd’hui. 

Mais cette prophétie ne reste pas stérile, car après l’épreuve vint aussi la résurrection, le retour à Jérusalem et le reprise du culte dans le Temple.

 

*       *       *

 

La prière de David dans le psaume 122 exprime cette douleur du prophète angoissé devant tant de dureté de cœur ; il est comme abandonné, traité en esclave qui regarde la main de son maître : en effet, le pauvre esclave n’avait pas le droit de regarder en face son maître pour parler avec lui ; tout ce qu’il attendait était à peine quelque largesse de sa main. 

Le fidèle, qui met sa confiance totale en Dieu, lève les yeux vers Dieu, car il sait qu’il en recevra miséricorde.

Jésus a prié ce psaume, depuis sa jeunesse ; lui, Dieu incarné, il s’offrit totalement et il fut traité en esclave. On ne l’écouta pas, mais son sacrifice nous a valu le salut.

 

*       *       *

 

Maltraité aussi fut l’apôtre Paul, après sa conversion et durant ses nombreux voyages. Mais ce dont il parle aujourd’hui dans l’extrait aux Corinthiens, est une épreuve d’un autre genre, intime et spirituelle, liée à sa propre vie mystique. 

Que signifie cette écharde dans la chair ? Une maladie plus ou moins chronique ? Une épreuve intérieure, un doute ? Paul est discret, il veut seulement faire comprendre aux Corinthiens que l’épreuve nous enseigne à voir notre grande faiblesse et la force efficace de la grâce de Dieu.

Sainte Catherine de Sienne, Docteur de l’Eglise (1347-1380), reçut de Jésus-Christ cette explication que saint Paul, qui vivait dans la chasteté par imitation envers Notre Seigneur, pour anticiper le Royaume des Cieux (cf. Mt 19:12), fut fortement tenté contre cette vertu angélique. 

Cette interprétation, due à une révélation privée, n’est pas “dogmatique” en soi, mais peut nous aider à comprendre le texte de saint Paul et sa délicate discrétion.

 

*       *       *

 

L’évangile que nous lisons aujourd’hui, montre Jésus dans son pays, à Nazareth, là où l’ange était apparu à Sa Mère, là où il avait grandi, où se trouvait sa parenté, en somme un endroit où on le connaissait bien. L’évangéliste ne parle pas de ses occupations quotidiennes, des rencontres avec les cousins et cousines : envoyé par Dieu pour annoncer la Bonne Nouvelle, Jésus se rend à la synagogue. 

Comme lors de son pèlerinage à Jérusalem, à douze ans, c’est dans le lieu saint que nous Le retrouvons, en train d’enseigner. Le Fils de Dieu se doit d’être aux choses de son Père (cf. Lc 2:49).

Mais les “paroissiens” de cette synagogue ne se montrent guère disponibles à accueillir cette Parole ; leurs conversations sont superficielles : pour eux, Jésus est simplement leur camarade d’enfance et de jeux, et peu leur importe son enseignement. 

Arrêtons-nous un court instant sur cette parenté, les frères et sœurs de Jésus : Jacques, José, Jude, Simon. Malgré les fréquentes explications du mot “frère” qui, en hébreux désigne aussi bien un frère qu’un cousin ou qu’un proche, il ne manque pas d’interprétations qui veulent que Joseph et Marie aient eu d’autres enfants que Jésus. Beaucoup d’arguments peuvent contredire ces assertions.

Si Joseph et Marie avaient eu d’autres enfants, très vraisemblablement l’Evangile y aurait fait allusion quelque part ; ou aussi on l’aurait su et répété dès le commencement ; et surtout l’Eglise n’aurait jamais invoqué Joseph comme le “chaste époux de Marie”, ni Marie comme la “Reine des Vierges”. 

A cela s’ajoute un argument provenant du texte-même d’aujourd’hui : des quatre noms de “frères” cités, trois sont ceux d’Apôtres (Jacques, dit “mineur”, est l’auteur d’une épître, de même que Jude ; ce dernier et Simon auraient évangélisé l’Egypte, avant d’aller en Perse où ils auraient été martyrisés). L’Evangéliste les nomme donc parce qu’ils sont connus de la communauté ; tandis qu’il ne nomme aucune des “sœurs”. 

Enfin, rappelons que sur la croix, Jésus confie à Marie son “fils”, l’apôtre Jean, et à ce dernier Marie, sa “mère”, chose qu’Il n’aurait pas faite si sa sainte Mère avait eu d’autres fils.

Revenons donc à Nazareth et à l’assemblée de la synagogue, où l’on est en train de jaser sur Jésus. Il s’y mêle en réalité une vilaine jalousie, et même du dédain : Mais d’où a-t-il appris tout cela ?, se demande-t-on. - Du pauvre Joseph, un simple charpentier ? Et Jésus de le faire remarquer à ses disciples : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, dans sa famille et sa propre maison.

Ne condamnons pas ces parents et voisins de Jésus ; ils cèdent à un sentiment bien humain ; dans les familles dont l’un des membres est prêtre, on regarde la personne consacrée comme un peu (ou beaucoup…) “étrangère”, d’un autre monde, au point que cette dernière, pour préserver la paix, en est réduite soit au silence, soit à “jouer le jeu” de la complicité. C’est dommage parce que, dans ces familles, la Vérité n’est pas au rendez-vous.

A Nazareth, ce fut au point que même le Fils de Dieu dut partir sans faire de miracles, sauf en imposant les mains à quelques-uns, dit l’évangéliste Marc. Ceci ne veut pas dire que Jésus, déçu et vexé de ce mauvais accueil, soit parti fâché ; l’évangéliste précise qu’il était étonné.

Ce mot étonné est à comprendre au sens très fort : Jésus est très frappé par le manque de foi, alors que sa mission est au contraire de récompenser la foi des hommes et de leur accorder les guérisons du corps et de l’âme. Quelle tristesse, pour l’Ami éternel, de se heurter à des cœurs froids et indifférents.

Ne serions-nous pas, nous aussi, parfois de ces proches de Jésus, au cœur froid et indifférend ?

 

*       *       *

 

Il était question tout-à-l’heure de l’esclave qui n’ose pas même regarder son maître en face. Jésus au contraire nous invite, comme il invita ces compatriotes, à Le regarder, à aller vers Lui : Venez à moi (Mt 11:28)  ; ceux qui étaient esclaves de leurs passions, se détournèrent de Jésus ; si au contraire nous avons la foi, nous allons nous tourner vers lui et lui dire, remplis d’espérance : Tu (nous) as tirés de l’esclavage du péché ; fais-(nous) connaître le bonheur impérissable !

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 23:02

Lawrence Humphrey

1571-1591

 

Lawrence était né en 1571 dans le Hampshire (Angleterre).

Il était de famille protestante. Intéressé par l’étude, il lut la Bible et pratiqua les bonnes œuvres. Comme tout jeune homme convaincu, il voulut participer honnêtement aux discussions sur des thèmes de la religion, et rencontra le père Stanney, qui l’amena au catholicisme.

Il se mit à visiter les prisonniers et les malades, à catéchiser.

En 1591, très malade, il eut des moments de délire et, sans s’en rendre compte, traita la Reine de prostituée et d’hérétique. Des Protestants l’entendirent, le dénoncèrent et, avant même d’être remis, Lawrence fut traîné dans la prison de Winchester.

A son procès, il affirma solennellement qu’il ne pouvait se souvenir d’avoir usé de termes injurieux envers la Reine, qu’il n’entendait pas discuter les témoignages des témoins et qu’il était prêt à souffrir pour ses propos, quoique proférés inconsciemment. C’est donc pour une faute inconsciente qu’il fut condamné à mort.

Lawrence Humphrey mourut en martyr à Winchester, un jour imprécisé de 1591, que le Martyrologe situe au 7 juillet.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 23:01

Ralph Milner

?-1591

 

Ralph était né à Slackstead (Hampshire, Angleterre).

C’était le chef d’une famille de huit enfants. Il vint à la foi catholique en observant le bon exemple de ses voisins. Le jour de sa Première communion, il fut arrêté et mis en prison pour sa foi.

Son gardien l’aimait bien et lui laissa assez de liberté, sur simple parole, pour aller chercher de la nourriture ou d’autres choses dont les prisonniers avaient besoin. C’est ainsi que Ralph put aussi aider le prêtre Roger Dickenson et le père jésuite Stanney.

Roger Dickenson fut découvert, et se retrouva avec Ralph en prison.

Au procès, le juge remarqua la foule massée dans la salle ; il pensa à l’épouse de Ralph et à leurs enfants : voulant à tout prix libérer Ralph, il lui proposa seulement d’aller quelques minutes dans une église protestante, juste pour dire qu’il s’y était trouvé. Calmement, fermement, Ralph refusa.

Il accompagna donc Roger Dickenson, son protégé, jusqu’à la mort.

Ralph Milner mourut en martyr à Winchester, le 7 juillet 1591.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 23:00

Françoise-Suzanne de Gaillard

1761-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Elle naquit le 23 septembre 1761 à Bollène (Vaucluse), de Jean-Antoine de Gaillard de Lavaldène et Jeanne Gabrielle Christine de Bouchon.

Elle reçut le lendemain au baptême les noms de Françoise Gabrielle Marie Suzanne (l’ordre de ces prénoms n’est pas unanime). Les parents étaient de fervents chrétiens, et confièrent bien vite leur fille aux Religieuses Sacramentines de Bollène.

En 1778, Françoise demanda à être admise comme postulante chez les mêmes Religieuses, et reçut l’habit en février 1779, avec le nom de Marie-Iphigénie de Saint-Mathieu du Saint-Sacrement. Dans cette congrégation liée essentiellement à l’adoration eucharistique, toutes les Religieuses portent le nom du Saint-Sacrement.

En 1780 eut lieu sa profession solennelle.

En 1792, les couvents furent supprimés et confisqués par loi républicaine. Les Religieuses devaient se disperser ; certaines purent être hébergées dans leur famille, mais Iphigénie préféra rester en compagnie de ses Consœurs, dans une maison louée par une personne amie.

Le mardi de Pâques, 22 avril 1794, elle fut arrêtée et conduite à la prison de la Cure (Orange), en même temps que vingt-sept autres Religieuses, Ursulines ou Sacramentines de Bollène. En outre, son père était déjà emprisonné à la Baronne depuis quelques jours, et sa mère devait la rejoindre au mois de juin.

On fit comparaître Iphigénie, seule, devant les juges le 7 juillet. On espérait par là profiter de sa jeunesse et de sa faiblesse, mais c’était sans compter sur la ferme décision de cette femme qui allait avoir bientôt trente-trois ans. Elle refusa crânement de prêter le serment Liberté-Egalité, et fut immédiatement condamnée à mort.

A dix-huit heures, elle fut guillotinée, après avoir reçu furtivement, dans la rue de Tourre, l’absolution sacerdotale d’un prêtre fidèle.

Martyrisée à Orange le 7 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, deux Bernardines et une Bénédictine.

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