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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:07

 

 

Ralph Grimston

?-1598

 

Ralph Grimston était né à Nidd (North Yorkshire, Angleterre).

Ce laïc fut arrêté pour s’être trouvé en compagnie du prêtre Peter Snow ; en outre, ce délit était aggravé par le fait que Ralph avait tenté d’empêcher l’arrestation de Peter.

Ralph subit le martyre avec Peter le 15 juin 1598 à York et fut béatifié en 1987.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:06

 

 

Peter Snow

?-1598

 

Peter Snow était né à Ripon (North Yorkshire, Angleterre).

En 1589, il vint au Collège anglais de Reims ; il reçut la Tonsure et les Ordres mineurs en 1590, le sous-diaconat à Laon en 1590, le diaconat et la prêtrise à Soissons en mars 1591.

En mai 1591, il partit pour l’Angleterre et fut arrêté sept ans plus tard, en mai 1598, en compagnie de Ralph Grimston, qui l’accompagnait à York.

Ils furent tous deux condamnés peu après : Peter, comme traître, étant prêtre ; Ralph, comme complice, ayant aidé ce prêtre et même ayant tenté d’en empêcher l’arrestation.

Le martyre eut lieu le 15 juin 1598 à York ; Peter et Ralph furent béatifiés en 1987.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:00

Germaine Cousin

1579-1601

 

Germaine naquit vers 1579, de Laurent, un laboureur pauvre de Frouzins (Toulouse, Haute-Garonne) et de Marie Laroche, qui mourut peu après.

Elle était malingre, scrofuleuse, sa main droite était déformée et peu vigoureuse. Son père ne l’aimait pas et se remaria.

Il n’y avait rien pour elle, elle n’avait pas sa part légitime. On ne lui faisait pas sa place au foyer. A peine lui accordait-on dans la maison de son père un asile et un abri. La marâtre, toujours irritée, la renvoyait dans quelque coin et la réduisait à prendre son repos dans l’étable ou sur un tas de sarments, au fond d’un couloir. Non contente de cette sévérité, elle interdisait à Germaine d’approcher ses frères et sœurs, que pourtant elle aimait beaucoup et cherchait à servir sans jamais montrer de jalousie.

Elle se taisait et se cachait, elle se mortifiait et ne prit jamais que du pain et de l’eau, et encore, elle donnait aux pauvres ce qu’elle pouvait conserver. Un jour, la marâtre voulut la battre pour avoir détourné quelques croûtes et, ouvrant son tablier, vit tomber de très belles roses, en plein hiver.

On lui donna à garder les moutons, que d’ailleurs elle confia souvent à la garde du Bon Dieu pour se rendre à l’église : jamais une bête ne s’égara ou ne fut victime du loup.

Un jour que le ruisseau était impossible à passer à cause des crues, les voisins virent les eaux s’écarter pour laisser passer Germaine, comme lors du passage de la Mer Rouge par Israël (Jos 3:13-17).

Illettrée, elle avait la science du cœur et parlait du Bon Dieu aux petits enfants qui venaient la voir. Elle priait le chapelet.

Un matin de juin, son père ne la vit pas sortir, il l’appela, en vain : il la trouva morte sur ses sarments.

La tradition a fixé ce jour au 15 juin 1601.

La population vint en masse à ses funérailles. On l’enterra dans l’église voisine de Pibrac, mais sans marque précise. Plus tard, le fossoyeur la retrouva, encore toute fraîche : on la reconnut aux cicatrices de sa maladie, à sa main déformée. Nouveaux miracles. On la déposa dans un cercueil à la sacristie, où l’on obtint d’elle des multiplications de pain ou de farine, des guérisons… C’est là que le vicaire général retrouva à son tour, en 1661, le cercueil de la Bergère à nouveau délaissé, et le fit ouvrir : Germaine y apparut toute fraîche.

Germaine Cousin ou de Pibrac devint universellement connue ; elle fut béatifiée en 1854 et canonisée en 1867.

 

 

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:00

Thomas Scryven

? -1537

 

Frère convers chartreux anglais, vivant à la Chartreuse de Londres et dont on ne connaît rien d’autre que les circonstances de son martyre.

Le 29 mai, on envoya les moines chartreux à la prison de Newgate, où ils furent enchaînés debout, les mains liées derrière le dos à des pitons. On voulait les laisser mourir de faim dans cette position.

Une sainte femme, Margaret Clement (ou Giggs), se faisant passer pour une crémière, réussit à toucher le gardien et à pénétrer dans la prison avec un grand bidon à lait, plein de nourriture, qu’elle distribua aux moines chartreux.

Là-dessus, le roi voulut savoir s’ils étaient déjà morts : le geôlier prit peur et n’osa plus laisser entrer Margaret, mais lui permit de passer sur le toit, de retirer des tuiles et de faire descendre la nourriture dans un panier aussi près que possible de la bouche des prisonniers. Mais ils ne purent pratiquement rien attrapper et le geôlier fit interrompre le stratagème.

William Greenwood mourut le premier, le 6 juin ; John Davy le 8 juin, Robert Salt le 9 juin, Walter Pierson et Thomas Green, le 10 juin, notre Thomas Scryven le 15 juin, Thomas Redyng le 16 juin, toujours en 1537. 

D’autres moururent plus tard : on suppose qu’on fit exprès de maintenir en vie ceux qui restaient encore, pour leur faire subir la potence, suivie de l’éviscération et de la décapitation ; ainsi, Richard Bere mourut le 9 août, Thomas Johnson le 20 septembre, toujours en 1537 ; William Horne fut exécuté le 4 août 1540.

Ce martyre eut lieu à Newgate (Londres).

En 1886, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:00

Luigi Maria Palazzolo

1827-1886

 

Luigi naquit le 10 décembre 1827 à Bergamo (Italie nord), benjamin de huit enfants et seul survivant après la mort en bas âge des sept premiers.

Orphelin de père à dix ans, il reçut les meilleurs conseils de sa pieuse mère et des bons prêtres qu’il rencontra.

Ordonné prêtre en 1850, il fut tout de suite vicaire à San Alessandro, puis curé à San Bernardino (1855), toujours à Bergame.

En 1864, il fonda l’œuvre pie de Sainte-Dorothée, une association de dames destinées à s’occuper des petites filles pauvres du quartier San Bernardino : les dames leur auraient donné des leçons de catéchisme, mais aussi les auraient occupées à des activités saines et instructives.

En 1869, cette association devint une congrégation nouvelle, les Sœurs des Petites Pauvres, qui ajoutèrent à leur première activité celles de visiter les pauvres et les malades à domicile, d’assister les orphelins, et de faire l’école.

Il y eut bientôt plusieurs maisons, à Vicenza, Brescia, Breganze, et les constitutions devaient être approuvées dès 1886, année de la mort de don Luigi Maria.

Il fonda aussi en 1872 les Frères de la Sainte Famille, pour s’occuper des orphelins à Torre Boldone. L’Institut fonctionna jusqu’en 1928.

Don Luigi Palazzolo fut un pasteur infatigable, prêchant beaucoup de missions populaires, organisant de saints divertissements pour ses paroissiens, des cours du soir, un patronage de garçons dont sortirent au moins une quarantaine de prêtres. 

Il s’éteignit le 15 juin 1886, dans cette ville de Bergame qu’il n’avait pas quittée, et fut béatifié en 1963. Un miracle récemment reconnu ouvre la voie à la prochaine canonisation de Luigi Palazzolo.

Depuis 1919, l’Institut fut approuvé par le Vatican et des maisons s’ouvrirent à Rome, puis auprès des émigrés italiens en France, en Belgique, au Luxembourg. Récemment, l’Institut s’est ouvert aux missions au Brésil et au Pérou, en divers pays d’Afrique : Congo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Kenya, Malawi. Globalement, un millier de Religieuses dans plus de cent maisons. L’Institut porte maintenant le nom de Sœurs des Petites Pauvres de l’Institut Palazzolo (SdPIP).

Au Congo éclata en 1995 une épidémie d’Ebola, dont moururent six Religieuses, frappées par la contagion après avoir secouru des malades.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:00

Isfridus de Ratzeburg

† 1204

 

Isfridus (Isfried, en français Isfroi) fut un prêtre dans l’Ordre de Prémontré.

Il fut d’abord prieur du monastère de Magdebourg, et ensuite à Jerichow.

Devenu évêque à Ratzeburg (Schleswig-Holstein, Allemagne N), pour succéder à Evermodus en 1180, il s’occupa activement de la conversion des Wendes et de la consolidation de leur foi.

Il aurait aussi été le confesseur d’Henri le Lion, qui était à la fois Duc de Saxe et Duc de Bavière.

On a dit aussi qu’il changea l’eau en vin.

Il mourut en 1204 après un quart de siècle d’épiscopat. Son nom a été inscrit au Martyrologe en 2005, le 15 juin.

Le monastère de Jerichow n’est plus habité par des moines, mais on y célèbre la Messe et on y organise de beaux concerts en été.

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 23:14

11e dimanche per annum - B

 

Le message d’Ezéchiel est celui du renouveau. Ezéchiel a vécu la chute d’Israël, la prise de Jérusalem, l’exil à Babylone (les trois déportations du 6e siècle). Ces événements historiques sont pour lui l’occasion d’annoncer le retour en Israël, la reconstruction du Temple et la reprise du culte au Dieu unique. 

Mais surtout, cette reconstruction veut être un appel au renouveau intérieur de chaque pécheur, purifié par l’eau qui coulera abondamment du Temple, l’eau purificatrice qui jaillira du côté du Christ, l’eau de notre baptême.

Dans sa vision, le Prophète voit un grand cèdre, d’où sort un rameau nouveau : le rameau que plante Dieu tout en haut de la montagne et qui deviendra un arbre magnifique : l’Eglise, avec les innombrables peuples de toutes nations qui viendront s’y abriter.

Ce que dit le Prophète pour l’ensemble d’Israël et pour l’Eglise future du Christ, vaut aussi pour chaque Baptisé. Chacun de nous, s’il reçoit pleinement la grâce divine, peut devenir comme un grand arbre qui tour à tour aide, nourrit, abrite quantité d’amis et de frères ; l’histoire de l’Eglise nous fournit des centaines d’exemples de Saints qui, très souvent issus d’une condition sociale très humble, et avec des moyens matériels et pécuniers parfois dérisoires, ont donné lieu à des Œuvres, des Instituts, des courants très importants. 

Saint Jean-Marie Vianney était un petit paysan presque sans culture ; ses jeunes confrères riaient un peu de ce grand garçon de dix-neuf ans qui n’arrivait pas à mémoriser quelques mots de latin : son humble sainteté lui a donné cette sagesse pour laquelle il est devenu le Patron de tous les Prêtres.

Saint Vincent de Paul était un humble berger ; si humble qu’il est devenu prêtre à dix-neuf ans, et s’est trouvé à l’origine des Sœurs de la Charité.

Sainte Bernadette Soubirous, savait tout juste les trois prières du Notre Père, du Je vous salue et du Je crois en Dieu : c’est elle qui fut la messagère de la Sainte Vierge à Lourdes.

Ce sont là des exemples français, et l’on pourra en trouver de semblables dans tous les continents.

*       *       *

Le chant de méditation qui suit la lecture, reproduit le début et la fin du psaume 91, où réapparaît le cèdre du Liban. On le sait, les fameux cèdres du Liban sont des arbres millénaires ; les spécialistes avancent qu’il en existe actuellement deux tri-millénaires ; ils peuvent atteindre soixante mètres de hauteur, une cinquantaine de mètres de largeur de feuillage, sur un tronc de douze mètres de circonférence. Une plante véritablement majestueuse qui symbolise la vitalité, la force, la longévité. 

Le Liban est un petit pays de la superficie approximative d’un grand département français. Il a choisi comme emblème le cèdre, pour exprimer son désir de maintenir fidèlement la terre des ancêtres, malgré les difficultés, malgré les guerres, malgré les persécutions.

Annoncer dès le matin l’amour de Dieu peut, si l’on veut, évoquer la prière du croyant à son lever. Mais le texte original peut nous faire méditer davantage. Saint Jérôme a compris : Annoncer au matin ta miséricorde, en ce sens que depuis le début (le matin) de notre vie et de notre histoire, tout vient de Dieu, par l’effet de sa miséricorde, et non par nos mérites. Il faut savoir reconnaître que Dieu est riche en miséricorde (Dives in misericordia, Eph 2:4, cf. l’encyclique de Jean-Paul II) :

De ta miséricorde, Seigneur, la terre est remplie (Ps 118:64) ;

Béni soit Dieu, père de notre Seigneur Jésus-Christ, père des miséricordes (2Co 1:3).

Annoncer ta fidélité, au long des nuits peut aussi se comprendre comme la présence continuelle de Dieu près de nous, même (ou surtout) dans les moments douloureux et difficiles ; quand on se sent dans le brouillard, dans la nuit de l’erreur, seule la présence de Dieu ne cesse jamais et se trouve toujours là pour nous relever.

Soutenu par une telle présence, le juste grandira comme un palmier, comme un cèdre du Liban, car il reçoit une force non humaine, non terrestre. C’est cette force que ressentent ceux qui savent passer un peu de leur journée auprès du Saint-Sacrement : on en sort tellement fortifié, tellement consolé, tellement illuminé !

Ce psaume 91 porte le sous-titre pour le jour du sabbat. Ce jour-là, les Juifs suspendent l’activité. On lit l’Ecriture, on médite davantage, on laisse son esprit au repos. Dommage que l’on ne nous fasse pas lire le verset musical : (de jouer) sur la lyre à dix cordes et la cithare avec un murmure de harpe. Comme ces douces sonorités doivent être appropriées pour accompagner la prière et la méditation ; et pourquoi n’essaierait-on pas de les introduire plus souvent dans notre liturgie ? David était un fin musicien : s’il jouait auprès du roi Saül (1S 19:9), il se servait de son instrument surtout pour la prière.

En vieillissant, l’homme s’affaiblit physiquement, selon la loi de notre nature, mais dans son esprit, il peut conserver une jeunesse inaltérée, s’il vit chaque instant en présence de Dieu. Le psaume ajoute qu’il fructifie encore, qu’il garde sa verdeur. Il faut bien être conscient que cette Vie ne s’arrête jamais, quand on se remet totalement à Dieu. Pour l’être qui est solidement attaché à cette Vie, la mort qui interrompt son existence humaine n’est pas une fin et l’Eglise chante, dans la liturgie des Défunts : La vie change, elle n’est pas enlevée. Mieux, Thérèse de Lisieux (maintenant Docteur de l’Eglise), disait en «mourant» : Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie !

Voir notre vie dans cette optique changera beaucoup de choses dans nos manières de réagir, de penser, de parler. Au lieu de se confier à des réalités éphémères, changeantes, versatiles, appuyons-nous sur ce qui est la source de la Vie, de la Force. Notre psaume s’achève sur cette proclamation qui n’est pas qu’une figure de style : Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! Dans le désert, Moïse fit jaillir du Rocher l’eau précieuse pour désaltérer le peuple juif ; ce Rocher, par la suite, désigna Dieu Lui-même, et le psalmiste le personnifie quand il dit : Venez, acclamons le Rocher de notre salut (Ps 94:1) ; et le Christ confirmera cette «solidité» en appelant Simon Pierre, et en construisant son Eglise sur cette Pierre (Mt 16:18).

*       *       *

S’appuyer sur cette Pierre, c’est vivre dans la Foi. Nous cheminons dans la foi, dit l’Apôtre Paul. La semence que nous avons reçue au baptême, durant notre enfance, durant nos années de formation, germe peu à peu jusqu’à donner son fruit. 

Parfois les éducateurs et les parents restent dubitatifs sur l’évolution de leurs enfants : ont-ils réussi ? ont-ils oublié quelque chose ? ont-ils eu tort de faire tel ou tel choix ? Dans toute la vie de l’homme, il y a la part de l’erreur possible, mais rassurons-nous : ce qui est fait avec intention droite, dans le but de plaire à Dieu, reçoit toujours la bénédiction céleste. Ce qui est semé avec amour dans le cœur du petit enfant, donnera un jour une belle fleur.

Il y a aussi des moments où les éducateurs voudraient voir trop tôt le “bon résultat” de leurs efforts ; ils voudraient que les enfants grandissent tout de suite dans la perfection, sans se tromper, sans dévier. Cela est impossible. Chaque être avance avec ses moments d’hésitation et d’erreur, comme l’automobiliste qui cherche son chemin en terrain inconnu. Si nous nous préoccupons de fournir à nos enfants une boussole de bonne qualité, avec l’Evangile et l’Eglise éternelle, nul doute qu’ils retrouveront toujours le bon chemin après quelques erreurs. Cela se fera, un jour, plus tard, pas forcément sous nos yeux. L’important est le regard de Dieu, pour qui mille ans sont comme un jour (Ps 89:4). Saint Paul nous le dit : Nous cheminons dans la foi, nous cheminons sans voir.

Si nous semons dans la Vérité, si notre ambition est de plaire au Seigneur, nous ne devons pas nous laisser prendre par le scrupule, mais continuer notre marche. 

La pensée de l’Apôtre est invariable :

La tribulation produit la constance, la constance une vertu éprouvée, la vertu éprouvée l’espérance (Ro 5:3) ; Aucune créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu (Ro 8:35,39). 

Ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour qu’on voie bien que cette extraordinaire puissance appartient à Dieu (2Co 4:7). 

Pour Lui je souffre jusqu’à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n’est pas enchaînée. J’endure tout pour les élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut en Christ Jésus avec la gloire éternelle (2Tm 2:9-10).

*       *       *

Ces réflexions nous amènent à l’évangile. Comme l’apôtre Paul, nous pourrons avec lui renouveler notre confiance en Dieu et en l’Eglise, sans nous préoccuper du comment.

La petite graine semée en terre, patiemment entretenue et arrosée, donnera le blé dont nous ferons le pain ; la graine de moutarde donnera les grandes branches où les oiseaux feront leur nid.

Quelle chance avaient les disciples, à qui le Seigneur expliquait tout !

Mais ayons confiance, nous aussi, en la Parole de Dieu : depuis vingt siècles, l’Eglise poursuit l’œuvre du Christ et nous répète l’enseignement qu’elle en a reçu. Le Christ a semé dans le cœur de ses Apôtres, et malgré les événements de l’histoire, malgré les persécutions, cette divine semence continue de fructifier aujourd’hui.

A la mesure où nous restons fidèles à l’Eglise du Christ et que nous cherchons à vivre la Parole reçue, nous porterons à notre tour du fruit.

Sans nous en rendre compte, nous deviendrons nous aussi à notre tour ces branches où les oiseaux viendront faire leur nid, où nos frères humains viendront chercher le réconfort moral et spirituel dont ils ont besoin. Parmi les Saints et les Saintes, certains ont prêché, d’autres ont fondé des écoles, ou des orphelinats, ou des hôpitaux ; certains ont voyagé, d’autres ont aidé toute leur vie leurs paroissiens… Quoi qu’ils aient fait, en union avec leurs Supérieurs, avec les Evêques et les Papes, ils ont prolongé et entretenu la sainte culture du Christ, étant tous autant de branches de cet immense cèdre qu’est l’Eglise et où se sont abrités les oiseaux.

*       *       *

Dans la Prière du jour, l’Eglise nous fait bien redire combien l’homme est fragile, et qu’il trouve sa force en Dieu. 

A la suite des Saints et des Saintes, si nous observons les commandements de Dieu et de l’Eglise, toute notre activité recevra la bénédiction fructifiante de la grâce divine.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 23:00

Antonio de Padoue

1195-1231

 

Ce Saint universellement connu ne s’appelait pas Antoine et n’était pas non plus de Padoue.

Né le 15 août 1195 à Lisbonne (Portugal), aîné des enfants de Martinho Afonso de Bulhões, chevalier du roi, et Maria Tarasia Taveira, des artistocrates, Fernando reçut le baptême en la cathédrale de Lisbonne, dédiée à la Très Sainte Vierge.

Certains disent que le papa descendait de Godefroy de Bouillon.

Fernando fréquenta l’école cathédrale, puis entra à quinze ans chez les Chanoines augustins de Lisbonne.

En 1212, il fut transféré à Coimbra, où il reçut le sacerdoce. Il profita de la grande bibliothèque du couvent pour approfondir la théologie et l’Ecriture.

En 1219, quand revinrent du Maroc les reliques des Martyrs franciscains (Berardo, Ottone, Pietro, Accursio et Adiuto (v. 16 janvier), Fernando s’enthousiasma pour cette branche religieuse et demanda son admission chez les Franciscains.

En 1220, Fernando fut donc admis chez les Frères mineurs, et prit désormais le nom de Antonio (sur saint Antoine ermite, v. 17 janvier). 

Tout de suite, le frère Antonio demanda à partir en mission pour le Maroc. Une maladie le contraignit à revenir au pays, mais le bateau fut dévié par la tempête en Sicile. Là, les Franciscains l’informèrent qu’il pouvait participer au Chapitre général convoqué par saint François (v. 4 octobre), à Assise, pour l’année 1221.

Antonio fut alors dirigé vers le couvent de Montepaolo (Forlí). L’année suivante, lors d’une ordination sacerdotale, le prieur ordonna à l’humble Antonio de prêcher. Ce Frère jusqu’alors effacé et inconnu, devint tout-à-coup célèbre pour sa parole claire : on l’envoya prêcher contre les hérétiques patari de l’Italie septentrionale.

Un des «signes» qui marquèrent les hérétiques advint à Bologne, quand ce furent les poissons qui vinrent écouter «bouche bée» la prédication d’Antonio, que les habitants avaient méprisée.

En 1223, Antonio fut chargé par saint François de l’enseignement de la théologie.

En 1224, sur demande du pape, François envoya Antonio en France méridionale, prêcher contre les Albigeois. Antonio monta jusqu’en Limousin. Il ramena à la foi tant d’âmes, qu’il reçut le surnom de malleus hereticorum : marteau des hérétiques.

On dit qu’à Toulouse eut lieu le très fameux miracle de l’âne affamé, qui, sur la prière d’Antoine, préféra s’agenouiller devant l’Eucharistie plutôt que vers le picotin qu’on lui tendait. Certains affirment que ce miracle eut lieu à Rimini en 1223.

En France, Antonio fut nommé gardien (supérieur) du couvent du Puy-en-Velay, puis à Limoges. Il se retira fréquemment dans une grotte à Brive-la-Gaillarde.

En 1227, il revint à Assise, pour l’élection du successeur de saint François, mort en 1226. Le nouveau Supérieur le nomma alors ministre provincial pour toute l’Italie septentrionale, ce qui l’obligeait à voyager sans cesse pour visiter tous les nombreux couvents déjà existants dans ces régions. Quand il ne voyageait pas, Antonio résidait à Padoue, où il se montra toujours aussi brillant prédicateur qu’humble frère au service des autres.

Il fut envoyé auprès du pape Grégoire IX pour exposer quelques problèmes importants de l’Ordre ; le pape lui fit prêcher le Carême et le surnomma Arche du Testament, Exégète très savant, Théologien excellent.

Ses dernières prédications eurent lieu durant le carême de 1231. Il s’y pressait une telle foule, qu’on dut protéger Antonio avec des gardes du corps. De plus, Antonio souffrait de plus en plus d’hydropisie et d’asthme, et tout déplacement lui était pénible.

Dans les lignes qui précèdent, on n’a fait que très peu allusion aux miracles de saint Antonio. Il en faisait continuellement. Guérisons, bilocation, prophéties… Il est connu qu’on invoque traditionnellement, et avec succès, saint Antoine pour retrouver un objet perdu. Une de ses prophéties fut qu’il serait canonisé moins d’un an après sa mort.

Début juin 1231, Antonio se trouvait à Vérone, puis à Camposanpiero, où, selon la tradition, il reçut dans ses bras l’Enfant-Jésus. 

Se sentant proche de la mort, il se fit reporter à Padoue, où on le conduisit «doucement» en char à bœufs. Il s’éteignit à trente-six ans, le 13 juin 1231.

Comme prévu, si l’on peut dire, Antonio fut canonisé par le même Grégoire IX, en mai 1232. En 1946, il fut proclamé Docteur de l’Eglise.

Sa fête est au 13 juin.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 23:00

Placido de Roio

? -1248

 

Placido était né à Roio (Chieti, Abruzzes, Italie C) dans le seconde moitié du 12e siècle, de parents cultivateurs, qu’il aida aussi longtemps qu’il le put.

Elevé dans la piété, mais totalement inculte, il désirait avidement connaître les psaumes de la Bible. Pour s’instruire, il interrogeait les petits enfants qui revenaient de l’école et se faisait répéter ce qu’ils avaient appris, puis le méditait longuement pendant son travail, acquérant ainsi peu à peu une certaine culture.

Il voulait faire plus pour Dieu. Il partit en pèlerinage à Compostelle, où il resta une année ; mais à son retour, la maladie le cloua au lit, dans une sorte de paralysie où il ne pouvait pas même bouger la tête. Il guérit cependant au bout de cinq années, et reprit les pèlerinages, à Rome, au Mont Gargan, et en d’autres endroits encore.

Réalisant que marcher n’était pas la meilleure façon de se sanctifier, il voulut se retirer non loin d’un pieux ermite qui vivait sur le Monte Corno (Trentin) et lui demanda l’habit monastique. Mais cette expérience ne put durer ; Placido descendit plus bas et frappa à la porte du monastère de Saint-Nicolas, où il resta un an, puis se mit au service d’une église de l’endroit.

Il s’enfuit quand il remarqua qu’une femme l’épiait : il alla se réfugier dans une caverne, puis vint trouver un autre repaire dans sa région native, sous un rocher au-dessus de la ville d’Ocre, où il resta cette fois-ci douze années ; mais il ne parvint plus à rester ignoré - car Dieu bénit sa prière par le don des miracles - et l’on chercha à le rejoindre ; l’endroit était tellement difficile d’accès, qu’un jour un prêtre tomba et se tua. Pour éviter d’être la cause d’un autre accident, Placido quitta sa retraite et rejoignit une montagne boisée.

Ce qui pourrait apparaître comme une instabilité permanente, était vraiment pour Placido une volonté de quitter le monde et une recherche de l’absolu. Il s’imposait des jeûnes fréquents, vivait dans l’abstinence perpétuelle, se flagellait durement.

Ses austérités n’effrayèrent pas des candidats à cette vie rude, qui lui demandèrent de vivre avec lui. Il obtint alors du comte Berardo d’Ocre, en 1222, un terrain assez convenable pour y édifier avec eux une église et un petit monastère. Les nouveaux moines détournèrent des ruisseaux pour arroser leur domaine, plantèrent des arbres et construisirent le monastère Saint-Esprit, qui fut placé sous la règle cistercienne.

Placido se retrouva évidemment à la tête de cette communauté, qu’il dirigea stablement jusqu’à sa mort : il avait enfin trouvé la stabilité pendant un quart de siècle, et mourut le 12 juin 1248.

Les nombreux miracles suscitèrent un rapide culte populaire. Le bienheureux Placido est mentionné au Martyrologe le 12 juin.

Le monastère Saint-Esprit déclina à partir du 17e siècle ; aujourd’hui, c’est malheureusement une ruine.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 23:00

Guido de Cortone

1190-1245

 

Guido (Guy) Vignotelli naquit vers 1190 à Cortone (Toscane, Italie C), dans la famille Vignotelli ou Vagnotelli (ou encore Vignatelli et Pagnotelli). On lit parfois qu’il était d’origine espagnole, qui sait ?

Il acquit une certaine culture et, un jour de 1211, reçut chez lui François d’Assise lui-même. Au dessert, il confia au Fondateur son désir d’être son disciple. Que devait-il faire ? - Tout donner aux pauvres et renoncer à tous les biens de la terre, fut la réponse de François.

Guido devait avoir quelque héritage de ses parents, mais n’attendit pas une journée pour suivre le conseil de François, au point que dès le lendemain François lui remettait l’habit et le cordon des premiers frères.

Lorsque, tout près de Cortone, s’organisa un petit couvent de Frères Mineurs, Guido en fut le Gardien (supérieur) et fut ordonné prêtre.

Sa charge et l’ordination ne le firent pas sortir de l’humilité qu’aimait tant François ; ce fut un des préférés du Fondateur d’Assise.

Cortone fut toujours pleine de reconnaissance pour le cher Guido, qui la favorisa de grâces miraculeuses : il ressuscita une malheureuse jeune fille qui s’était noyée dans un puits ; il multiplia la farine ; un paralytique fut guéri ; en une autre circonstance, l’eau se changea en vin, pour ne citer que quelques exemples de miracles accomplis par Guido dans son angélique modestie.

Bien sûr, il n’oubliait pas quelques pénitences pour mortifier son corps et pour maintenir éveillé son esprit, car l’esprit est prompt et la chair est faible (Mc 14:38).

Avec François, il se retira quelque temps en-dehors de Cortone, dans un petit couvent appelé Las Celdas, un des premiers de l’Ordre, pour y vivre un temps de retraite, dans un climat plus intense de recueillement et de mortification. 

Peu après, il demanda à François la permission de prêcher, et sa prédication, accompagnée de ses miracles, produisit beaucoup de bons fruits. Guido était si humble, que François ne craignit pas d’en faire un éloge public devant les habitants de Cortone. 

Quelques années passèrent, François mourut en 1226 ; une vingtaine d’années plus tard, Guido parvint à la soixantaine et eut la vision de François, qui lui annonça sa prochaine récompense céleste. Peu après, Guido fut effectivement malade et parvint à l’ultime agonie. Rayonnant de joie, il s’écria alors : Voilà mon cher Saint François ! Tout le monde, debout ! Allons vers lui ! Il rendit alors son âme à Dieu, le 12 juin 1250

Son culte fut reconnu en 1583.

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