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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:02

 

Richard Newport

?-1612

 

Richard était né à Harringworth (Northamptonshire, Angleterre).

Il est aussi nommé Richard Smith.

Il fit des études à Rome et y fut ordonné prêtre en 1597.

Revenu exercer le saint ministère en Angleterre, il fut à Londres plusieurs années.

Deux fois banni, deux fois il retourna dans le pays clandestinement. Arrêté une troisième fois, il fut condamné à mort, en même temps que William Scott.

Richard Newport mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 30 mai 1612.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:00

Laurence Johnson (Richardson)

? -1582

 

Laurence (Lawrence) naquit à Great Crosby (Lancashire, Angleterre), de Richard Johnson ; on lui trouve les deux noms de famille Johnson ou Richardson, peut-être un pseudonyme qu’il prit pour ne pas compromettre sa famille. 

Il se forma au Brasenose College (Oxford) entre 1569 et 1572.

L’année suivante, converti, il vint à Douai et fut ordonné prêtre en 1577 à Cateau-Cambresis.

Envoyé la même année en Angleterre, il fut bien vite arrêté à Londres et mis en prison à Newgate, jusqu’à sa mise en accusation, le 16 novembre 1581, quand on l’envoya à la Queen’s Bench Prison. Condamné à mort le 17 novembre, il fut envoyé à la Tour, où il passa les deux premiers mois de cette incarcération sans rien pour s’étendre et dormir un peu.

Il fut exécuté à Tyburn le même jour que Luke Kirby, William Filby et Thomas Cottam, le 30 mai 1582.

Luke Kirby fut canonisé en 1970 ; Laurence et les deux autres furent béatifiés en 1886, quand fut confirmé le culte qui leur était rendu depuis trois siècles.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:00

Trinité Sainte - B

 

Si difficile à comprendre que soit le mystère de la Très Sainte Trinité, il est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 234).

Ce n’est pas parce qu’il est difficile à expliquer qu’on peut se permettre de s’en moquer, comme fit un de nos auteurs français du “siècle des lumières” (Montesquieu, Lettres Persanes). Ce n’est pas non plus parce qu’il est difficile à expliquer qu’il faut éviter d’en parler.

En apparence, les textes d’aujourd’hui ne nous apportent pas beaucoup d’éléments pour avancer dans la compréhension de ce mystère ; s’il est souvent question dans le Nouveau Testament du Père, du Fils et de l’Esprit, le mot “Trinité” lui-même est apparu seulement à partir du 2e siècle, sous la plume de Tertullien, et c’est surtout l’illustre s.Athanase d’Alexandrie qui l’a commenté et développé au 4e siècle, lors du concile de Nicée en 325 (v. 3 mai).

Mais la Sainte Ecriture contient tous les éléments sur lesquels s’est appuyée la doctrine de la Sainte Trinité, telle que l’Eglise l’enseigne depuis toujours, et que nous professons dans notre Credo. Il y a beaucoup de textes bibliques qui annoncent cette divine Réalité. Voyons donc ce que les textes de la fête d’aujourd’hui vont nous enseigner.

 

*       *       *

Dans le livre du Deutéronome, Moïse synthétise aux yeux de tout Israël la paternité de Dieu : le Créateur unique, qui a choisi Israël, qui l’a protégé, qui l’a installé dans la Terre Promise, l’unique Dieu qu’on doit adorer. Dieu est l’origine première de tout, l’autorité transcendante, la bonté et la sollicitude aimante pour tous ses enfants (Catéchisme, 239).

C’est dans le même passage, un peu plus loin, que Moïse adresse à Israel le fameux Shema, si cher à la piété juive, et que nous répétons chaque samedi soir à l’heure de Complies : 

Ecoute, Israël ! Yahvé notre Dieu est le seul Yahvé. Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. Que ces paroles que je te dicte aujourd’hui restent gravées dans ton cœur ! Tu les répéteras à tes fils, tu les leur diras aussi bien assis dans ta maison que marchant sur la route, couché aussi bien que debout ; tu les attacheras à ta main comme un signe, sur ton front comme un bandeau ; tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes (Dt 6,4-9). 

Dans ces quelques lignes, Moïse exprime l’unicité de Dieu, mais aussi sa bonté ; la bonté de Dieu est tellement manifeste qu’elle attend en retour un amour total.

 

*       *       *

Nous ne lisons aujourd’hui que quelques versets du psaume 32. En l’approfondissant, on verra que ce psaume est toute une acclamation au Dieu Un et Trine. 

La terre est remplie de son amour exprime que toute la création est l’effet de la bonté de Dieu.

Le Seigneur a fait les cieux par sa Parole : cette Parole est le Verbe de Dieu, dont nous répétons dans le Credo  que par Lui tout a été créé.

Par le Souffle de sa bouche : le Souffle de Dieu, qui a ébranlé la maison des Apôtres à la Pentecôte, c’est l’Esprit.

Nous attendons notre vie du Seigneur : si le Christ a dit qu’il est la Voie, la Vérité et la Vie (Jn 14:6), l’Eglise nous fait redire aussi dans le Credo que l’Esprit est celui qui donne la Vie.

Le Seigneur est pour nous un appui, un bouclier : ici le psaume parle aussi du Paraclet, que le Christ promit à ses Apôtres (cf. Jn 16:7) ; le paracletos est le soutien, l’avocat, le protecteur.  

Notons aussi que le texte latin de la Vulgate, jusque dans sa dernière édition critique, écrit miséricorde pour amour, nous rappelant ainsi combien Dieu est riche en miséricorde (Eph 2:4), tant son amour est infini. 

Ainsi ces deux textes du Deutéronome et du Psaume nous montrent l’identité-même de Dieu : Père, Créateur, Amour. S.Jean l’écrira à son tour dans son épître : Dieu est amour (1Jn 4:16).

 

*       *       *

Dans l’épître aux Romains, l’Apôtre Paul nous parle plus amplement de l’Esprit de Dieu. Relevons quelques expressions de l’Ecriture à son sujet.

En Gn 1:2, l’esprit de Dieu planait sur les eaux.

En Mt 1:21, il est clair que l’enfant conçu par Marie, est le fruit de l’Esprit.

En Mt 4:1, c’est l’Esprit qui conduit Jésus au désert.

En Jn 14:16-17, Jésus promet d’envoyer l’Esprit, que les Apôtres connaissent parce qu’il demeure avec (eux) et qu’il est en (eux).

En Ac 2:33, saint Pierre proclame que Jésus a reçu du Père l’Esprit Saint, objet de la promesse, et l’a répandu.

Jésus-Christ, Sagesse incarnée, qui aimait parfaitement le Père, était pleinement habité par l’Esprit-Saint. Lui le premier était en droit de dire à Dieu Abba ! Papa !

Dans la prière sacerdotale de Jésus après la Cène, Jésus dit Père ! (Jn 17:1,5,11,21,24,25) et dans la prière qu’il nous a enseignée, il nous fait dire aussi Notre Père.

Dans son épître, saint Paul va plus loin : selon lui, l’Esprit que nous avons reçu nous permet aussi de dire à notre tour Abba ! Papa ! C’est là une sainte familiarité, due à cette profonde et mystique réalité de notre union au Christ, Fils de Dieu. 

Si nous recevons vraiment au fond de nous la vie du Christ, nous éprouverons au-dedans de nous cette sainte présence de son Esprit. Sainte Thérèse d’Avila écrit que le seul fait de prononcer les deux mots Notre Père de la prière dominicale, la faisait ravir en extase.

Quelle reconnaissance devons-nous éprouver en pensant à ce Dieu infiniment Père, à ce Père infiniment divin. Le seul Nom de Dieu doit susciter en nos cœurs des sentiments de profonde action de grâce, d’adoration, de respect, et surtout de désir de tout faire pour rester dans cet amour.

Et si nous éprouvons déjà ici-bas cette plénitude, qu’en sera-t-il quand nous parviendrons au face-à-face éternel, dans la Vie qui ne finit pas…

Notre Catéchisme nous le rappelle en effet : Par la grâce du baptême, nous sommes appelés à partager la vie de la bienheureuse Trinité, ici-bas dans l’obscurité de la foi, et au-delà de la mort, dans la lumière éternelle (265).

 

*       *       *

Dans l’évangile, malgré le doute de certains disciples, Jésus leur donne deux missions et leur fait une promesse : 

Ils doivent d’abord baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

L’expression est claire et met en évidence la réalité unique et trine de Dieu en trois Personnes - les Grecs disent : trois Hypostases.

Tout en voulant dire la même chose, les Orientaux et les Occidentaux se sont malheureusement déchirés, parce qu’ils ne se comprenaient pas avec ces termes théologiques de racines différentes. On pourrait soupçonner que l’Esprit-Saint fut parfois absent de ces discussions, et que les langues furent à nouveau brouillées, mais de grands Saints ont très bien su exposer la Vérité, premier d’entre eux Athanase d’Alexandrie, cité plus haut, qui dut quitter par trois fois son diocèse à cause de l’animation des hérétiques, mais aussi Basile de Césarée, Jean Chrysostome, Hilaire de Poitiers, et bien d’autres.

L’autre mission des Apôtres (et de toute l’Eglise) sera d’enseigner, dit-il, à garder tous les commandements que je vous ai donnés. 

Les commandements de Jésus se trouvent à chaque page de l’Evangile, dans les enseignements proprement dits du Discours sur la Montagne (Mt 5,6,7), du discours sur le Pain de Vie (Jn 6), dans les paraboles, et surtout dans le discours après la Dernière Cène, où Jésus donne aux Apôtres «son» commandement : Aimez-vous les uns les autres (Jn 15:12), le commandement nouveau que Jean développe dans sa première épître.

Le même Apôtre écrit ce verset qui résume tout ce qui précède : Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui ; à ceci nous savons qu’Il demeure en nous : à l’Esprit qu’Il nous a donné (1Jn 3:24).

La promesse, enfin, que Jésus fait aux Apôtres, est d’être avec eux tous les jours jusqu’à la fin du monde. Matthieu réservait cette promesse pour clore son évangile.

Comment cette présence peut-elle se manifester ? Les Apôtres, écrit laconiquement Marc, confirmèrent la Parole par les miracles qui l’accompagnaient (Mc 16:20). Mais après les Apôtres, l’Eglise a continué son enseignement et les Saints accomplirent à leur tour d’autres miracles. Le plus grand Miracle, est incontestablement celui de l’Eucharistie, où tous les jours le pain devient le Corps du Christ, Fils de Dieu fait Homme, dans l’unité amoureuse du Saint-Esprit. Il en sera ainsi jusqu’à la fin du monde.

 

*       *       *

Le mystère trinitaire a suscité d’abondants commentaires, chez les Pères de l’Eglise, principalement pour contrer les déviations de doctrine que certains penseurs trop audacieux s’étaient permis d’exprimer. Jusqu’à aujourd’hui ce mystère ne cesse d’alimenter la plume de saintes personnes inspirées, comme la bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906, v. 9 novembre).

 Jamais on n’arrivera à épuiser ce thème, cette divine Source qui ne cesse de couler abondamment. Chaque dimanche nous proclamons notre foi, avec le symbole de Nicée-Constantinople (325-381) qui nous fait redire ces vérités :

Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; Il procède du Père et du Fils ; avec le Père et le Fils, Il reçoit même adoration et même gloire, Il a parlé par les prophètes.

Même si nous ne comprenons pas totalement ces expressions, nous savons qu’elles sont inspirées, et qu’elles essaient de dire une Vérité divine que les mots humains n’arrivent pas à expliquer dans son essence profonde. 

Avec notre Foi, de tout notre cœur, faisons un beau et large Signe de Croix : 

 

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Amen.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:00

 

William Scott

1579-1612

 

William était né vers 1579 à Chigwell (Essex, Angleterre).

Il reçut le baptême dans l’Eglise anglicane.

Ses études l’emmenèrent à Londres, à l’université de Cambridge (1593-1594), d’abord au Trinity College pendant un an, puis au Trinity Hall, où il appréciait l’excellent enseignement du Droit civil. Il eut son diplôme en 1600 et s’installa à Londres au Inner Temple comme avocat.

Bien qu’il considérât le Catholicisme comme une erreur, il lut un ouvrage de théologie catholique, dont certains arguments le convainquirent d’étudier la chose à fond : après deux années de réflexion intense, il décida d’intégrer l’Eglise catholique.

Un des artisans de cette conversion était un prieur bénédictin, John Roberts (v. 10 décembre). Ce dernier l’admit comme postulant, mais il fallait trouver un noviciat : William et quelques autres postulants, avec dom Roberts, se préparèrent à gagner Valladolid (Espagne). Mais au moment d’embarquer, ils furent arrêtés comme Catholiques.

Ce ne fut qu’un bref retard : on arriva à Valladolid et, de là, William fut envoyé au noviciat de l’abbaye de San Facundo, à Sahagún.

William prit alors le nom de Maurus, et fut ordonné prêtre en 1610.

Sur sa demande, on l’envoya en mission en Angleterre. Don Maurus s’arrêta au monastère Saint-Grégoire de Douai, pour se préparer à son ministère et arriva dans son pays en décembre 1610.

Ajoutons au passage que ce monastère de Douai a été transféré en Angleterre à Downside Abbey.

A peine arrivé, don Maurus apprit que don Roberts avait été arrêté ; il put le rejoindre le 9 décembre, la veille même de son exécution, à laquelle il assista le lendemain.

Don Maurus voulait récupérer le saint corps du Martyr : celui-ci avait été jeté dans une large fosse, avec seize autres criminels exécutés avec lui. Malgré la difficulté de l’entreprise et le danger qu’il courait, don Maurus réussit, deux jours après, à reprendre les restes de son cher ami, mais des gardiens le virent et le dénoncèrent. Le moine fut arrêté.

Il resta une année en prison, jusqu’à ce que l’ambassadeur de Savoir négocia le relâchement des prêtres catholiques emprisonnés. Don Maurus fut banni et envoyé à Douai.

Ce n’était pas fini : le zèle du moine le poussait à repartir. Il le fit. Mais il fut arrêté lors de la semaine de Pâques 1612, avant même de poser le pied à Londres, alors qu’il naviguait encore sur la Tamise.

A l’interroger fut l’ancien évêque anglican de Londres en 1610, maintenant archevêque de Canterbury, qui lui proposa une formule de serment de fidélité au Roi. Mais le texte était tourné de façon à jeter le discrédit sur le Pape et l’Eglise catholique, de sorte que le moine bénédictin proposa sa formule, où il affirmait toute sa fidélité envers le Roi, sans parler du Pape. Cette formule fut refusée, et il fut placé en isolement.

Son procès eut lieu le 28 mai 1612 à Old Bailey. Don Maurus plaida non coupable, démontrant qu’être prêtre ou pas était l’affaire du persécuteur, et non de la justice. Déclaré coupable, il accueillit à genoux sa condamnation à mort, chantant Deo gratias et affirmant avec joie qu’il était prêtre. Puis il expliqua à l’assistance qu’il n’avait pas admis jusque là son identité sacerdotale, uniquement pour voir si la loi allait être respectée, ou bien si plutôt il allait être condamné sur présomption de faute, sans aucune preuve. On voit combien le prêtre était habile à manipuler les textes du Droit.

Le matin du 30 mai, il apparut avec son habit de bénédictin et se déclara une fois encore fidèle sujet du Roi. On l’attacha à la queue d’un cheval, qui le tira par les rues jusqu’à  Tyburn. Sur place, il fit encore le récit de sa vie, de sa foi et de sa conversion ; il remit au bourreau les quelques pièces qu’il avait encore en lui disant : Tiens, mon ami, pour l’amour de moi. Je te les donne de grand cœur et je suis bien content de te pardonner ma mort.

William (Maurus) Scott mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 30 mai 1612.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:00

Thomas Cottam

1549-1582

 

Thomas naquit en Lancashire (Angleterre), de parents protestants, Laurence Cottam et Anne Brewer, et se forma au Brasenose College (Oxford) entre 1569 et 1572. Il vint à Londres comme instituteur. 

S’étant converti au catholicisme, il vint à Douai et fut ordonné diacre en 1577.

Il désirait beaucoup partir aux missions en Inde et pour cela vint à Rome pour entrer dans la congrégation des Jésuites. Son noviciat commença en 1579.

Cette même année, il tomba assez gravement malade et fut envoyé à Lyon pour être soigné. De là il gagna Reims, se jugeant apte à partir pour l’Inde, si sa santé se remettait après un petit voyage en Angleterre. Il fut ordonné prêtre à Soissons, en 1580.

Envoyé presqu’aussitôt en Angleterre, il fut trahi et immédiatement arrêté à Douvres. Un de ses compagnons de voyage réussit toutefois à tromper la surveillance et Thomas rejoignit Londres. Cependant, sachant son compagnon menacé, il vint se constituer.

On l’enferma d’abord à Marshalsea, où l’on croit qu’il célébra sa première Messe. Après avoir déjà subi quelques tortures, il fut envoyé à la Tour de Londres en décembre 1580, où il fut torturé sur le chevalet, ainsi que par ce qu’on appelait ironiquement la scavenger’s daughter : la victime était maintenue sous les immondices pendant une heure (ou plus).

Il comparut au tribunal le 16 (ou le 17) novembre, en même temps qu’Edmund Campion et quelques autres. Ils furent condamnés à mort, mais pour certains, l’exécution de la sentence fut reportée.

Thomas fut exécuté à Tyburn le même jour que Luke Kirby, William Filby et Laurence Richardson, le 30 mai 1582.

Luke Kirby fut canonisé en 1970 ; Thomas et les deux autres furent béatifiés en 1886, quand fut confirmé le culte qui leur était rendu depuis trois siècles.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:00

William Filby

1557-1582

 

William naquit en Oxfordshire (Angleterre), entre 1557 et 1560, et se forma au Lincoln College (Oxford).

En 1579 il fut admis au collège anglais de Reims et fut ordonné prêtre en 1581.

Envoyé la même année en Angleterre, il fut bien vite arrêté à Londres et mis en prison à la Tour, puis à Marshalsea, et renvoyé à la Tour. 

Condamné à mort le 17 novembre, il passa deux mois sans rien pour s’étendre et dormir un peu, chargé de fers.

Il fut exécuté à Tyburn le même jour que Luke Kirby, Laurence Richardson et Thomas Cottam, le 30 mai 1582.

Luke Kirby fut canonisé en 1970 ; William et les deux autres furent béatifiés en 1886, quand fut confirmé le culte qui leur était rendu depuis trois siècles.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:00

Luke Kirby

1549-1582

 

Né vers 1549 à Bedale (Yorkshire, Angleterre), il fut probablement diplômé de l’université de Cambridge.

S’étant converti au catholicisme à Louvain, il entra au collège anglais de Douai en 1576 et fut ordonné prêtre à Cambrai en 1577.

Ayant quitté Reims pour l’Angleterre en mai 1578, il retraversa la Manche pour aller à Rome au Collège Anglais (1579). En juin 1580, accompagnant Edmund Campion et Ralph Sherwin, il repassa par Reims, où William Hartley se joignit à eux, et ils partirent pour Douai et Dunkirk, à pied. Débarqué à Douvres, Luke fut immédiatement arrêté et conduit à Gatehouse (Westminster), puis à la Tour de Londres le 4 décembre. Là, le 9 décembre, on l’immobilisa pendant plus d’une heure sous les ordures.

Il fut condamné à mort le 17 novembre 1581. A partir du 2 avril jusqu’à sa mort, il fut dans les fers et subit le martyre le 30 mai 1582 à Tyburn (Londres), avec Thomas Cottam et Laurence Richardson.

Luke fait partie de ces Bienheureux anglais dont le martyre fut reconnu en 1970, et qui furent canonisés la même année, en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:00

Gabinus de Porto Torres

† 130

 

Gabin aurait été martyrisé à Porto Torrès (Sardaigne) pour y avoir prêché l’Evangile.

Le culte en est très ancien.

Son corps est à Saint-Pierre de Rome, où il fut transféré par le pape saint Grégoire III au 8e siècle.

Il est honoré le 30 mai, mais le Martyrologe actuel le situe au 4e siècle.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:01

Etienne de Saint-Thibery

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Etienne de Saint-Thibery ou de Saint-Thierry, fut un prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs franciscains.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

Bona de Pise

1156-1207

 

Voici un récit vraiment extra-ordinaire, qu’un esprit trop rationaliste pourrait mettre au rang des histoires merveilleuses incroyables. Mais les documents historiques existent.

La naissance-même de Bona fut annoncée miraculeusement à un prêtre, nommé Giovanni, qui était alors étudiant à Paris : un ange l’avait pressé de retourner à Pise, où il deviendrait chanoine augustin et devrait recevoir une certaine Bona dans son ordre et la consacrer à Dieu.

Bona  vint au monde vers 1156 à Pise (Italie C), de Bernardo et d’une mère corse, Berta.

En 1159, Bernardo partit en voyage et ne revint pas. Epreuve bien dure pour une maman et sa petite fille (un certain Bouddha avait fait la même chose en son temps, abandonnant de nuit son épouse et son petit enfant, sans rien dire à personne, et prétendant ainsi être un «modèle» pour des millions d’hommes…). Ce que ne savait pas la petite Bona, c’est que son père avait eu, d’un premier mariage, trois fils ; elle devait en avoir révélation plus tard.

Courageuses, Bona et Berta continuèrent donc de vivre dans leur chaumière comme deux sœurs, partageant leurs joies et leurs travaux.

Or, elles dormaient dans une même pièce, mais quand Bona eut sept ans, elle fut avertie par le Seigneur d’avoir désormais à rester seule dans sa chambre : elle obéit, mais en supprimant couvertures et matelas, pour s’étendre sur de la paille. Elle se mit à jeûner trois fois par semaine au pain et à l’eau, s’habillant avec une modeste étoffe de poil de chèvre, qui couvrait une ceinture de fer qu’elle porta toute sa vie.

A la même époque, comme elle passait devant l’église du Saint-Sépulcre et qu’elle saluait le Crucifix, celui-ci se pencha vers elle et la bénit. Plus tard, dans cette même église, le Seigneur lui apparut, en compagnie de la Sainte Vierge, des deux autres Marie de l’Evangile (v. 24 avril), et de l’apôtre saint Jacques.

C’est donc vers cette époque que le prêtre Giovanni eut à recevoir Bona dans la vie religieuse. Bona s’installa dans une maison près de l’église. Un jour que Berta était venue voir sa fille, elles eurent une vision du Seigneur et de la Sainte Vierge, similaire à celle qu’avait eue Bona, mais Berta ne connaissait pas tous ces saints Personnages ! Le Seigneur lui parla, lui révéla que son mari Bernardo était vivant et que Bona devait aller le rencontrer, guidée par tous ceux qui étaient là : Berta n’y comprenait pas grand-chose et répondit seulement : Vous paraissez de bons étrangers ; je vous accorde ce que vous demandez, et voilà partie Bona avec sa sainte Compagnie.

Ils se rendirent en Palestine, où se trouvaient Bernardo et ses fils, l’un patriarche de Jérusalem, l’autre maître du Temple, le troisième dans l’Ordre hospitalier ; tous quatre eurent révélation de l’arrivée de Bona, mais ne s’en réjouirent guère, car ils détestaient les Corses ! Bernardo tenta même d’empêcher Bona de descendre du navire. Bona ne chercha pas à s’imposer et alla se réfugier dans la contrée, où elle rencontra un pieux ermite nommé Ubaldo, qui l’accompagna aux Lieux Saints.

Au carême suivant, le Seigneur annonça à Bona qu’elle aurait beaucoup d’enfants spirituels, et qu’elle devrait les aider par sa présence à se convertir, à se sanctifier. Le Seigneur lui remit alors l’anneau des Fiançailles mystiques.

Ubaldo l’informa qu’elle devait regagner Pise : elle partit, en passant par le lieu du Calvaire, où elle fut blessée et capturée par des Musulmans ; des marchands pisans la rachetèrent et la ramenèrent à son pays. Elle se retira dans une vie de recluse, dans la prière et la contemplation, et c’est alors que commença sa mission de mère protectrice. Nous sommes en 1175 : Bona a dix-neuf ans !

Neuf fois, elle fut envoyée sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, assistée de l’apôtre saint Jacques, pour accompagner les pèlerins durant ce long pèlerinage de plusieurs mois, mais elle alla aussi à Rome, à Saint-Michel du Mont Gargan, à Jérusalem. Sa mission maternelle était d’encourager les pèlerins, de les soigner dans leurs maladies, et surtout de les aider à ne pas se contenter de «faire un pèlerinage», mais principalement à prier et à se sanctifier vraiment.

Bona guérit un pèlerin blessé par un brigand (et convertit le brigand) ; elle fit passer les pèlerins sur une rivière dont le pont avait été détruit ; elle aida, avec saint Jacques, une brave personne de Pise à construire une église en l’honneur de saint Jacques, qui s’appela Saint-Jacques-di-Podio…

Elle lisait dans les cœurs, avertissait un confesseur de Pise du vrai état intérieur de ses pénitents, reprochait à un autre d’avoir l’intention de rédiger les miracles qu’elle accomplissait avec saint Jacques.

Deux ans avant sa mort, elle fut invitée par Jésus-Christ à retirer sa ceinture de fer et à la remettre au prêtre Giovanni, qui devait en faire une croix, mais le prêtre n’eut rien à faire : à peine eut-il chauffé le métal, qu’il se transforma en une croix magnifique, tandis que Giovanni était enveloppé d’une lumière éclatante ; de cette lumière se détacha une goutte de sang qui tomba sur la croix. Quel sens attribuer à ce prodige ? Bona fut sans doute la seule à comprendre.

Bona fit encore un dernier pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans des circonstances miraculeuses, car son corps était désormais bien affaibli par l’âge et les pénitences. Elle tomba malade peu avant son retour à Pise et les Religieux allèrent la chercher. Elle mourut le 29 mai 1207. 

La tradition a canonisé Bona, sans autre déclaration officielle de l’Eglise. 

Mais l’histoire de n’arrête pas là : au 20e siècle, le pape Jean XXIII (v. 3 juin) proclama sainte Bona patronne des hôtesses de l’air.

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