Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 23:00

 

Emilia Bicchieri

1238-1314

 

Emilia Bicchieri vit le jour en 1238 (le 3 mai ?) à Vercelli (Italie NO), quatrième des sept filles de Pietro, patrice bien en vue parmi les gibelins, et très chrétien.

La petite Emilia se montra plus mûre que son âge, fuyant les bavardages et se retirant dans le silence de sa chambre pour prier. On l’entendait chanter les psaumes.

Tôt orpheline de mère, elle révéla à son père son désir de devenir religieuse, mais son père l’aimait trop pour consentir facilement à cette séparation. En 1255, quand Emilie eut dix-sept ans, il céda enfin et promit de faire construire le monastère qu’elle désirait, pour y introduire la règle du Tiers-Ordre dominicain.

Cette règle, moins austère que celle des moniales, permettait aux Religieuses de se donner aussi à des œuvres de charité.

La vie conventuelle commença dès 1256. Devenue prieure, Emilia conduisit les consœurs sur la voie de la sainteté, cherchant toujours à agir pour Dieu seul.

A nos yeux modernes, Emilia se montrait parfois très exigente : par exemple, on ne devait rien boire en-dehors des repas les jours de jeûne. N’en pouvant plus, une sœur demanda à prendre un peu d’eau ; Emilia lui proposa d’offrir cette abstinence pour son propre salut ; peu après, la sœur mourut et apparut à Emilie, en la remerciant de l’avoir aidée ainsi à éviter le Purgatoire.

Elle établit que, la veille des principales fêtes, les sœurs, agenouillées les unes devant les autres, se pardonneraient leurs légers manquements et les effaceraient dans le baiser de paix.

Tombée malade à soixante-seize ans, Emilie reçut les derniers sacrements et expira, le 3 mai 1314.

Son culte fut reconnu en 1769. Elle est donc Bienheureuse.

 

Partager cet article

Repost0
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:01

5e dimanche de Pâques - B

 

Un mois déjà est passé depuis la fête de Pâques. Avec le temps, très souvent on perd de bonnes habitudes : peut-être la solennité de Pâques s’est-elle déjà estompée dans notre esprit, et en même temps nos résolutions d’être “renouvelés” et ressuscités avec Christ… C’est là la faiblesse humaine, et cela arriva chez les chrétiens du premier siècle, où des dissensions naquirent ici et là, qu’il fallut examiner fraternellement et résoudre. 

*       *       *

On le voit dans la première lecture d’aujourd’hui : Paul ne fut pas reçu très facilement par tous après sa conversion, pourtant bouleversante, à Damas : c’est Barnabé qui fraternellement dut se charger de le présenter aux Apôtres, pour les rassurer. 

Qui était ce Barnabé ? Les Actes des Apôtres nous le disent brièvement en Ac 4:36-37 : Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé (ce qui veut dire fils d’encouragement), lévite originaire de Chypre, possédait un champ ; il le vendit, apporta l’argent et le déposa aux pieds des apôtres.

Il faut savoir que l’île de Chypre, qui se trouve en face de Tarse, possédait une colonie juive importante, et que cette colonie avait reçu une forte influence hellénistique. Paul, comme Barnabé, parlait le grec, comme on le lit aujourd’hui : Il parlait aux Juifs de langue grecque. Paul et Barnabé s’étaient vraisemblablement déjà connus à Tarse, à l’école de Gamaliel.

Après sa conversion, Paul resta, dit-il lui-même (cf. Ga 1:17-18), trois ans à Damas. C’est là que les Chrétiens lui firent descendre les murs de la ville dans une corbeille (Ac 9:25) pour échapper aux Juifs révoltés et lui permettre de gagner Jérusalem.

On reste touché par l’attitude fraternelle et courageuse de Barnabé, qui prend sur lui de convaincre la communauté sur la sincère conversion de Paul : Barnabé le prit avec lui et le présenta aux Apôtres, écrit Luc. Dès sa conversion, Barnabé s’était montré généreux en vendant son champ ; ici, il se montre courageux en affrontant l’opinion publique ; il est fraternel en protégeant son ami. C’est l’expression chrétienne de l’amitié dans l’amour de la Vérité.

La lecture s’achève aujourd’hui par cette brève description de l’atmosphère fraternelle dans la première Eglise : L’Eglise était en paix… Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l’assistance de l’Esprit Saint.

 

*       *       *

Le psaume que nous lisons parle de l’annonce du Seigneur aux générations à venir. Nous sommes bien dans l’ambiance de l’annonce, du «kérigme» des premiers Apôtres. 

Mais comment commence ce psaume 21 ? Par ce verset que le Christ prononça sur la croix : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? 

Le Christ a vécu, sur la croix, ce moment d’abandon, de solitude totale, pour consommer son Sacrifice jusqu’au bout. Mais ce moment de la mort n’était que le passage vers la résurrection. Quand Jésus prononce le premier verset du psaume 21, Il sait bien que le psaume s’achève sur un cri de victoire et d’action de grâce : dans moins de deux jours, Il sera ressuscité.

Ce psaume est vraiment le psaume du “passage” (Pascha = Passage) : commençant par les souffrances et les sentiments de la Passion, peu à peu le psalmiste exprime sa foi en Dieu sauveur, son espérance d’être sauvé, et finalement achève sa prière par un véritable chant de victoire, d’action de grâce pour tout ce que Dieu a fait : “Voilà son œuvre”.

Notre foi doit nous aider, à tout moment, à “passer” du mal au bien ; il ne faut jamais nous arrêter à un échec, à une épreuve, à une chute : après la détresse, l’espérance ; après la chute, le relèvement. Le juste tombe sept fois et se relève, lit-on au livre des Proverbes (Prov 24:16).

*       *       *

On a vu, dans l’attitude de Barnabé envers Paul, quelle amitié liait les premiers Chrétiens : c’était un amour fraternel dans la crainte de Dieu.

Ce que saint Jean nous enseigne dans la deuxième lecture est frappant ; si un commandement suggère d’habitude quelque chose de contraignant et d’ennuyeux, celui qu’il nous rappelle est vraiment un commandement spécial et nouveau : Avoir foi en Jésus, et nous aimer les uns les autres.

Aucun précepte moral, aucune attitude disciplinaire, rien d’imposé, rien de difficile ! Et Jean ne dit pas que c’est son opinion personnelle, c’est son commandement, dit-il, le commandement de Jésus : croire qu’il est le Fils de Dieu, envoyé dans le monde, et le suivre en nous aimant fraternellement.

Jean y met, certes, une «condition» : si notre cœur ne nous accuse pas. Notre cœur nous accuse si nous tenons cachés des sentiments qui ne coïncident pas avec l’amour fraternel que nous proclamons, si notre attitude est double, fausse, mensongère. Mais les enfants de Dieu ne peuvent pas être doubles.

Spontanément, les enfants de Dieu entretiennent l’amour fraternel, à l’image du Christ : le pardon, la patience, le sourire, la bonne humeur, l’humilité, l’entr’aide, les petits services quotidiens qu’on sait se rendre les uns aux autres pour se faciliter la vie, pour aider les personnes handicapées et âgées…

Mais comme l’Esprit du mal est toujours à l’affût pour casser les meilleures amitiés, nous sommes bien tentés parfois, de renoncer à l’amour total, par esprit de vengeance pour un affront reçu, par souci de “justice” pour un dû, pour une injuste inégalité de traitement, pour un professeur trop sévère ; très facilement on se vexe pour une injustice, une réflexion mal-venue. Mais nous sentons bien, en nous, que ce n’est pas l’Esprit-Saint qui nous suggère ces pensées. Saint Pierre nous en avertit dans son épître : Le Diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer (1P : 5:8).

Au contraire, demeurer dans l’amour, c’est demeurer en Dieu, et l’Esprit nous suggère bien autre chose que l’aggressivité.

Jésus s’est toujours tu devant ses agresseurs : Si l’on te frappe sur la joue droite, tends l’autre aussi (Mt 5:39). En voici d’autres exemples : le pasteur protestant roumain Richard Wurmbrand (que l’on trouvera aisément sur Internet), fut tellement patient et doux envers son geôlier qui le torturait, qu’il l’amena à la conversion ; une femme malgache, maintenant canonisée, supporta très patiemment la dureté de son pauvre mari, par fidélité au lien sacré du mariage et par amour de Jésus-Christ : c’est sainte Victoire Rasoamanarivo, qui vivait au XIXe siècle, canonisée en 1989 (v. 21 août). Avec la grâce de Dieu, tout est possible.

Plutôt que de se plaindre que les voisins de l’immeuble nous sont inconnus, essayons de les inviter à prendre une tasse de thé !

 

*       *       *

Jean ajoute que, si notre cœur ne nous accuse pas, tout ce que nous demandons (à Dieu), il nous l’accorde. C’est précisément ce qu’il a entendu Jésus dire lors de la Dernière Cène et que nous lisons aujourd’hui : Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez.

Quelle grande promesse ! N’hésitons pas à en profiter ! Demandons !

Il n’est pas rare, toutefois, d’entendre ce genre de réflexions : Ma prière ne sert à rien… Dieu ne m’écoute pas… Dieu nous a abandonnés…

Ce n’est pas vrai ! Dieu écoute toujours notre prière, jamais Il ne nous abandonne.

Dieu nous met aussi à l’épreuve ; nous avons le «droit» d’imiter Jésus-Christ dans sa passion avant de Le suivre dans la résurrection, parce que nous ne faisons qu’Un avec Lui. C’est là la vraie Vigne, que Dieu soigne avec tant de patience et d’amour.

Quand Jésus dit aux Apôtres (et à nous, bien sûr) : Demeurez en moi, il ne dit pas autre chose que le commandement dont parlait Jean plus haut.

Mais quels sont donc les fruits que nous promet Jésus ? Lisons les vies des Saints : 

Les Saints ont été tellement humbles, tellement perdus dans l’Amour de Dieu, que leur volonté adhérait totalement à celle de Dieu : ce n’était pour ainsi dire pas étonnant qu’ils obtenaient de Dieu “tout ce qu’ils voulaient” : s.François d’Assise commanda au loup de Gubbio de ne plus tracasser la vie des habitants ; s.Martino de Porrès (XVIIe siècle) commandait aux rats d’aller au fond du jardin et de laisser tranquilles les moines du couvent ; s. Rieul (IIIe siècle), évêque à Senlis, fit taire les grenouilles dont le coassement couvrait sa voix lors d’une prédication. Des milliers de cas semblables illustrent vingt siècles de christianisme.

 

*       *       *

Quand nous sommes installés dans l’amour fraternel, nous nous sentons intimement «libres», car nous sentons en nous la vérité, le bien. Seul Dieu est vraiment «libre», car Il ne peut faire le mal.

Dans la vie éternelle, nous connaîtrons cette liberté totale et entière.

Tout ce que nous pouvons demander à Dieu peut ainsi se ramener à cette instante Prière que nous disons aujourd’hui : Accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle.

Partager cet article

Repost0
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Conrad de Seldenbüren

1070-1126

 

Né vers 1070, Conrad était de famille noble et appartenait à la maison royale de Seldenbüren (auj. Sellenbüren, Stallikon, Suisse).

Sur ses domaines, il fonda une abbaye en 1082 (ou 1092). Il aurait entendu des voix d’Anges, lui indiquant cet endroit pour y construire une maison consacrée à Dieu. 

L’abbaye fut consacrée en 1120. Lorsque l’abbé Adelhelm et lui se demandèrent quel nom donner à l’abbaye, ils aperçurent un chœur d’Anges qui chantaient les louanges de Dieu : l’abbaye prit le nom de Engelberg, montagne des Anges.

Il appela des moines de Saint-Blaise en Forêt-Noire, eux-mêmes fondés par son ancêtre Reginbert de Seldenbüren, selon la réforme de Hirsau. Il obtint du pape la libre élection de l’abbé, et de l’empereur l’immunité.

Conrad y prit l’habit de convers.

Envoyé à Zürich pour y défendre les droits de l’abbaye, il fut assassiné, le 2 mai 1126, et pour cela considéré comme martyr.

Il n’est pas mentionné au Martyrologe actuel.

Partager cet article

Repost0
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Wiborada

† 926

 

Wiborada (Guiborada) naquit probablement dans l’actuel canton d’Aargau (Suisse).

Dès sa jeunesse, elle sut occuper ses journées de façon très équilibrée entre l’action et la contemplation. Elle fut bénédictine à l’abbaye de Saint-Gall, où elle travaillait à coudre des vêtements et à relier des livres.

Elle fut ainsi longtemps au service de son frère Hitton, qui était ecclésiastique et qu’elle réussit à persuader de sortir du monde et de se retirer dans l’abbaye de Saint-Gall.

S’étant pendant plusieurs années retirée dans une vie toute pleine de prières et d’austérités, elle fut «dénoncée» à l’évêque, devant lequel cependant elle se justifia sans peine. 

Puis elle se fit construire une cellule de recluse près de l’église à Saint-Gall, où elle vécut dans l’ascèse pendant quarante ans. Elle vivait de peu, distribuant en aumônes ce qu’on lui apportait.

Une jeune fille nommée Rachilde, fut guérie d’un mal incurable par les prières de Wiborada, dont elle partagea ensuite la vie. Wiborada aurait prophétisé l’élévation à l’épiscopat d’Ulrich d’Augsburg. 

Elle annonça aussi l’imminente incursion de Hongrois, permettant ainsi aux moines et aux prêtres de mettre en sûreté leur bibliothèque et de se cacher, mais elle refusa de quitter sa cellule. Quand les Hongrois arrivèrent, ils mirent le feu à l’église et sautèrent par le toit dans la cellule de Wiborada, qui priait à genoux. Irrités de ne rien trouver à voler, ils la frappèrent, ainsi que Rachilde ; cette dernière ne mourut pas, et vécut encore une vingtaine d’années, mais à nouveau malade ; Wiborada expira le lendemain, 2 mai 926.

Wiborada, considérée martyre, fut canonisée en 1047, première femme officiellement canonisée par l’Eglise

Partager cet article

Repost0
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Nils Hermansson

1325-1391

 

Nils (Nicolas) Hermansson naquit en 1325 (ou 1326) à Skänninge (Suède) dans une famille aisée.

Après avoir fréquenté l’école-cathédrale de Linköping, il vint en France, à Paris et Orléans, pour étudier la philosophie, la théologie et le droit.

De retour en Suède, il fut quelque temps à la cathédrale d’Uppsala, puis fut nommé chanoine à la cathédrale de Linköping.

On ne précise pas l’année où il fut ordonné prêtre, mais on rapporte son zèle pour secourir les pauvres et les affligés de toutes sortes, son amour de la justice, n’hésitant pas à rappeler à l’ordre les grands, au point que sa vie fut plusieurs fois en danger.

Conseiller spirituel, il fut en contact avec la reine sainte Brigitte (v. 23 juillet), dont un des fils en reçut des leçons de latin. 

En 1374, il fut choisi pour être évêque de Linköping et confirmé par le pape l’année suivante.

Dans sa mission pastorale, il lutta pour le célibat ecclésiastique. Il continua de composer des hymnes pour le bréviaire et à soutenir l’œuvre de sainte Brigitte, avant même sa canonisation. Il inaugura le monastère brigitain de Vadstena en 1384. Quelques mots de cet hymne : 

Rose à la rosée de bonté, étoile à la pluie de lumière, Brigitte, porte-grâce ! verse-nous la charité céleste, rafraîchis-nous d’une vie pure dans ce vallon misérable.

Nils mourut en 1391 et fut béatifié en 1499, mais l’introduction de la Réforme en Suède a sans doute interrompu le chemin vers la canonisation, quoique Nils soit toujours vénéré en Suède.

Le Martyrologe l’a maintenant introduit au 2 mai.

Partager cet article

Repost0
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Antonino Pierozzi de Florence

1389-1459

 

Antonino naquit au début de 1389 à Florence, fils unique de Niccoló Pierozzi et Tomassina.

De son enfance on sait peu de choses. Son amour de l’étude lui valut le surnom de champion du sérieux ; il fut disciple du célèbre réformateur dominicain Giovanni Dominici, à Fiesole.

Quand l’adolescent se présenta à Giovanni Dominici, en 1404, ce dernier en apprit qu’il était en train de lire le recueil des Décrétales de Graziano (c’était un recueil de tous les décrets de droit ecclésiastique, compilé deux siècles plus tôt par un moine nommé Graziano) ; il lui proposa de revenir quand il le saurait par-cœur : ce qu’il fit un an plus tard !

En 1405 donc, Antonino reçut l’habit de l’Ordre dominicain et fut envoyé à Cortona pour le noviciat. C’est là qu’il rencontra un certain Guido di Pietro, mieux connu plus tard comme Fra Angelico. Il fut ordonné prêtre.

En 1406 il revint à Florence et devint un grand théologien, particulièrement spécialisé dans les «cas de conscience».

Lors du schisme d’Occident, les Religieux quittèrent Fiesole pour Foligno. En 1414, Antonino y était vicaire de son Ordre. La peste ayant sévi, on retourna à Cortone, où Antonino fut prieur en 1418 : il avait vingt-neuf ans ! Il fut aussi prieur à Naples, Gaeta et, en 1430, à Rome.

En 1435, il fut vicaire général pour l’Observance, responsable de la réforme intérieure de l’Ordre. Il commençait à être connu, consulté, parfois même de loin. 

En 1439, il fut prieur à Florence dans ce couvent Saint-Marc, décoré majestueusement par Fra Angelico. Il y fonda des associations pieuses, parmi lesquelles les Messieurs de Saint-Martin (Buonomini di San Martino), qui s’engageaient à aider les «pauvres honteux» (nobles ruinés) ; l’Hôpital des Innocents, pour les enfants et les orphelins.

En 1446, à la mort de l’archevêque de Florence, Fra Angelico suggéra lui-même au pape la nomination d’Antonino pour succéder. Ce dernier chercha à fuir, à se cacher, et n’accepta sa nomination qu’en protestant qu’il n’avait jamais songé à une telle responsabilité et qu’il ne l’acceptait que par soumission à la volonté divine.

Il avait appris à être pauvre, il le resta : sa bibliothèque personnelle comportait seulement son bréviaire ; il réduisit son personnel au minimum. De nuit, il se relevait pour prier l’Office avec ses collaborateurs clercs, et y ajoutait d’autres psaumes et litanies. Tout son temps libre était occupé à écrire.

De ses œuvres nombreuses, on retiendra surtout sa Summa theologica, premier ouvrage du genre où la théologie morale ait été envisagée sur un plan aussi étendu.

Humble et charitable, il partit auprès des victimes d’une épidémie de peste avec un âne, chargé de vivres et de remèdes, et assista les mourants avec la plus tendre attention. 

Son souci de réforme se tourna aussi vers son clergé, qu’il visita paroisse par paroisse, à l’improviste, y compris sur les territoires des deux évêchés suffragants de Fiesole et Pistoia.

Les papes le chargèrent aussi de prêcher la croisade contre les Turcs.

Ses dernières années furent une longue épreuve due à une fièvre lente qu’on appelait phlegmatique. En avril 1459, l’état empira. Il fit remarquer qu’il avait accompli les soixante-dix ans dont parle le psalmiste (Ps 89:10). Le 30 avril, il rédigea un testament, qui se réduisait à régler quelques dettes de ses neveux et quelques salaires.

Il s’éteignit non loin de Florence, à Montughi, au matin du 2 mai 1459, qui était la veille de l’Ascension.

Antonino a été béatifié par la voix populaire ; la canonisation eut lieu en 1523. Il se pourrait aussi que saint Antonino soit un jour prochain proclamé Docteur de l’Eglise.

Partager cet article

Repost0
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Athanase d’Alexandrie

295-373

 

On ne sait pas grand-chose de l’enfance de ce saint patriarche.

S’il naquit vers 295, il n’était plus un enfant quand l’évêque Alexandre fut nommé au siège d’Alexandrie vers 313 ; on peut donc avoir quelque doute sur ce (gentil) épisode où le jeune Athanase aurait baptisé ses camarades sur le rivage de la mer. Le sacrement était tout-à-fait valide.

Quoi qu’il en soit, l’évêque Alexandre prit en grande amitié ce jeune homme.

Après de très solides études, Athanase eut une connaissance très approfondie de l’Ecriture.

Athanase est traditionnellement connu et vénéré pour sa lutte lumineuse contre l’erreur du prêtre Arius, qui refusait la réalité divine et éternelle du Fils de Dieu. C’est le concile de Nicée (325) qui condamna l’hérésiarque, proclamant que le Christ est consubstantiel du Père. Arius fut exilé.

A la mort de l’évêque Alexandre, Athanase lui succéda (328). Il visita tout son immense diocèse, jusqu’à l’Ethiopie ; il se peut qu’il ait rencontré l’ermite Pacôme et l’ait ordonné prêtre.

Il y avait en Egypte un autre schisme, celui de Mélèce de Lycopolis, qui s’était déjà manifesté contre le prédécesseur d’Athanase. Le concile de Nicée avait pris de sages dispositions, mais comme les partisans de l’erreur en appelèrent à l’empereur Constantin, Athanase fut obligé de se justifier auprès de l’empereur. 

Les choses auraient pu se calmer ici, si tous avaient obéi à l’autorité tant civile que religieuse, et si l’empereur était resté à sa place, sans outrepasser sa mission. Mais il voulut être l’arbitre entre les factions, sans comprendre le fond du problème théologique, les choses dégénérèrent.

Des conciles et des contre-conciles se succédèrent ; l’empereur, pensant rétablir l’ordre dans l’empire, prit des mesures qui ne protégèrent pas toujours l’Eglise et la Vérité.

En un mot, Athanase, qui fut évêque sur le siège d’Alexandrie pendant quarante-six ans, en passa dix-sept en exil : en 335-337 à Trèves ; en 339-346, années où il vagabonda par Rome, Trèves et Antioche ; en 356-362 dans le désert égyptien ; en 362-364, où il erra encore en Egypte, fuyant les recherches ; en 365 enfin, où il se cacha dans la banlieue d’Alexandrie.

Durant un de ses exils, il put rencontrer les ermites du désert, en particulier l’illustre Antoine (voir au 17 janvier), dont il écrivit la Vie.

Athanase fut un écrivain prolixe, toujours au service de la doctrine trinitaire ; signalons :

  • Discours contre les Gentils et sur l’Incarnation du Verbe (320)
  • De la Virginité, Apologie contre les Ariens, Lettre sur les décrets du Concile de Nicée, Epitre sur la pensée de Denis (347)
  • Histoire des Ariens adressée aux moines, Discours contre les Ariens, Lettres à Sérapion de Thmuis (sur la divinité du Saint-Esprit) (360)
  • Vie de Saint Antoine (365).

Chargé d’années et de mérites, il s’éteignit le 2 mai 373, universellement reconnu comme un héros intrépide, fidèle au Christ, Fils de Dieu, et à l’Eglise. 

Son corps fut transporté à Constantinople, de là à Venise (1454). Son chef serait en Espagne, ou à Semblançay (Tours), on ne sait pourquoi.

La fête de saint Athanase, Père de l’Eglise et Docteur, est au 2 mai.

Partager cet article

Repost0
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 20:34

Andrea Bordino

1922-1977

 

Andrea Bordino naquit  le 12 août 1922 dans une famille de vignerons à Castellinaldo (Cuneo). Il eut un frère, Risbaldo.

Plus enclin au sport qu’aux études, Andrea devint champion de ballon élastique, un sport très pratiqué dans sa région. Sa formation chrétienne se fera dans sa famille, dans sa paroisse et dans l’Action catholique.

À l’âge de vingt ans, Andrea et son frère furent recrutés dans l’artillerie alpine de la division de Cuneo, destinée au front russe. Andrea fut préposé au ravitaillement, dans l'enfer de glace que fut la campagne de Russie. Après la défaite, les deux frères furent faits prisonniers en janvier 1943. Pendant deux ans, ils subirent les horreurs des camps de Sibérie et de Mongolie.

Andrea s’occupa de ceux qui mouraient d’épidémie à l’infirmerie du camp 29/3 de Pactarol. C’est à cette époque que mûrit sa vocation religieuse.

Rentré chez lui à l'automne 1945, il frappa en 1946 à la porte de l’œuvre hospitalière Cottolengo de Turin et y devint frère Luigi della Consolata (de N.Dame de la Consolation). Ses journées se passaient dans la prière et le service des malades. Selon les témoins, il incarnait la devise du fondateur Joseph-Benoît Cottolengo (v. 30 avril) : La charité du Christ nous presse (2Co 5:14). Envers les malades, il avait la même attitude de respect que devant l’Eucharistie.

Atteint cependant de leucémie en 1975, il passera les deux dernières années de sa vie dans de grandes souffrances, mais aussi dans une constante louange d’action de grâce. 

Il mourut le 25 juillet 1977.

Andrea Bordino - Luigi de N.Dame de Consolation a été béatifié en 2015.

Partager cet article

Repost0
30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:03

Giuliano Cesarello

1300-1343

 

Giuliano (en croate : Julijan) serait né vers la fin du 13e siècle à Castello di Valle (auj. Bale-Valle, Istrie, Croatie), dans la famille noble Cesarèl (traduit Cesarello en italien).

On a trouvé beaucoup d’éléments communs dans sa vie et dans celle de saint François d’Assise. Ce dernier serait descendu sur la côte dalmate lors d’une tempête au cours de son voyage pour la Palestine. Saint Antoine de Padoue également y serait passé.

Adolescent, Giuliano fut accueilli par les Frères Mineurs et il s’installa ensuite non loin du couvent Saint-Michel, dans un petit ermitage fondé (peut-être) par saint Romuald (v. 19 juin). Toute sa vie allait se passer là avec quelques autres confrères, dans la méditation et le service des pauvres. Ses dévotions préférées étaient l’Eucharistie, la Mère du Christ, les Ames du Purgatoire.

Il fut ordonné prêtre ; cultivé, il parlait cependant au peuple dans un langage simple et approprié ; il sut apporter la paix au milieu des bagarres de factions, faisant régner la charité chrétienne.

Dieu bénit son serviteur par le don de miracles prodigieux.

Il mourut (peut-être) un 1er mai, en 1343 ou 1349.

Giuliano fut tout de suite vénéré comme Saint, de sorte que son tombeau devint le but d’un pèlerinage assidu. Les habitants de la proche Parenzo, jaloux, cherchèrent à s’emparer du corps de Giuliano, mais il devint si pesant pendant le trajet, qu’on fit appel à d’autres volontaires ; ceux de Valle ayant seuls réussi à le déplacer, ils le reportèrent avec joie chez eux.

Au 15e siècle, Giuliano fut choisi comme Protecteur de Valle et le pape accorda une indulgence pour le jour de sa fête.

Mais il n’était pas encore béatifié ! Le culte en fut enfin ratifié en 1910.

Le bienheureux Giuliano a toujours été considéré italien ; récemment cependant, l’Eglise croate se l’est «adjugé», en faisant le premier Saint croate qui, dans cette contrée est devenu San Zuian.

Partager cet article

Repost0
30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:02

Pernelle de Troyes

† 1355

 

Pernelle (ou Pétronille) fut une des douze Clarisses choisies pour inaugurer la nouvelle abbaye de Moncel (Oise) en 1336. La fondation, par Philippe le Bel, remontait à 1309.

On procéda à l’élection de l’abbesse : le sort tomba sur Pernelle, de Troyes, religieuse d’un rare mérite et d’une piété exemplaire.

Le monastère était particulièrement pauvre, s’étant volontairement dénué de tout bien au profit de la libération du fils du roi, à qui il était redevable de son existence.

Pernelle édifia sa communauté par des vertus si rares et une perfection si grande, qu’elle reçut dès sa mort une canonisation populaire.

Elle mourut en 1355 ; elle a été insérée dans la récente édition du Martyrologe, au 1er mai.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens