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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 23:00

Bartolomeo Cerveri

1420-1466

 

Bartolomeo vint au monde en 1420 à Savigliano (Turin, Italie NO), fils de Giovannino, notaire.

Le nom de famille Cerveri provenait d’une ancienne possession acquise deux siècles auparavant, perdue au 14e siècle, mais dont les descendants conservèrent le titre. Comme on le verra plus bas, notre héros n’y est jamais allé.

A douze ans, Bartolomeo fut très impressionné par la prédication de saint Bernardino de Sienne (v. 20 mai) et commença dès 1434 à Savigliano des études de philosophie, théologie et droit canonique.

En 1435, il commença le noviciat chez les Dominicains de l’endroit, et fut ordonné prêtre en 1445.

En 1452, il fut brillamment reçu docteur au Studium de Turin, où il enseigna pendant une année.

En mai 1453, il fut nommé prieur du couvent de Savigliano.

A partir de 1455, il fut visiteur des couvents de Turin, Revello, Racconigi et Saluzzo.

De nouveau prieur à Savigliano en 1457, il y enseigna probablement jusqu’en 1459.

Durant cette courte période, il fit achever, grâce à l’héritage paternel, l’église de saint Dominique, et en fit ériger une autre en l’honneur de saint Vicente Ferrer, qui venait d’être canonisé (1455).

En 1463, il fut nommé inquisiteur pour le Piémont et la Ligurie. Cette mission ne signifiait pas autre chose que démasquer les hérétiques qui détournaient la population de la Vérité catholique ; la démarche de l’inquisiteur comportait des rencontres et des discussions avec les hérétiques, pour les confondre et les induire à revenir dans le droit chemin. Les «tortures» dont on a abreuvé nos oreilles n’ont jamais été le fait de l’Eglise du Christ, qui est par définition riche en miséricorde (cf. Eph 2:4) ; les erreurs ont pu être le fait malheureux de cas isolés, mais jamais une institution.

Bartolomeo entreprit sa mission avec toute l’ardeur du missionnaire avide de Vérité et de Charité. 

Au début de l’année 1466, il annonça le tragique destin qui l’attendait. En effet, au début du mois d’avril, il apprit que les Vaudois l’épiaient. Il devait se rendre, justement, à Cervere, son pays d’origine, et décida d’y aller sans escorte armée, avec seulement deux confrères. 

Avant de partir, il se confessa et dit à son confesseur : Je m’appelle Bartolomeo «de Cerveriis», quoique je ne sois jamais allé dans cette localité ; j’y vais remplir l’office d’inquisiteur, et j’y terminerai mes jours.

Arrivés aux abords de Cervere, ils furent attaqués par cinq Vaudois. Bartolomeo fut tué sur le coup et on lui fit en outre une grave blessure en forme de croix sur le bas-ventre ; un des compagnons fut blessé, tandis que l’autre put s’échapper et témoigner des faits.

La blessure ne saigna pas immédiatement ; on put transporter le Martyr dans l’église, où alors le sang coula en abondance.

C’était le 21 avril 1466.

Il y eut quantité de miracles autour de la sépulture de Bartolomeo.

Les assassins, bientôt arrêtés, furent exilés et condamnés à la confiscation de leurs biens. On peut voir d’après le récit que ce n’est pas l’Eglise qui a torturé les hérétiques.

Honoré comme martyr, Bartolomeo fut considéré comme Bienheureux, et son culte fut approuvé en 1853.

 

 

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 23:00

 

Agnese Segni

1268-1317

 

Agnese Segni vit le jour le 28 janvier 1268 à Gracciano (Montepulciano, Sienne, Toscane, Italie centrale), de bons parents aisés et très chrétiens ; son père s’appelait Lorenzo. Au moment de la naissance d’Agnese, il remarqua autour du berceau des flambeaux mystérieux, qui devaient annoncer de quelles vertus Agnese allait illuminer la vie monastique.

On rappellera ici que, pendant longtemps, l’Eglise a célébré le 28 janvier une deuxième fête de sainte Agnès (la jeune martyre romaine, v. 21 janvier) et que les parents Segni donnèrent à leur fille le nom d’Agnès qu’on fêtait donc aussi ce 28 janvier.

A peine âgée de quatre ans, la petite fille se mettait en quête d’un endroit solitaire pour offrir à Jésus ses prières et sa personne, pour lui demander de bénir ses parents.

Elle emmenait ses compagnes visiter les sanctuaires de voisinage, selon ce que son âge et ses parents lui permettaient de faire. A neuf ans, à Montepulciano, une troupe de corbeaux s’abattit sur Agnese en croassant, cherchant à lui crever les yeux ; elle invoqua Jésus et la troupe s’envola ; le biographe qui rapporta l’épisode affirma que c’étaient en réalité des démons, qui présidaient à une maison de débauche proche et que la présence de la pure Agnese dérangeait.

Peu après, Agnese demanda à entrer au couvent. Les parents objectèrent qu’elle était encore bien jeune, mais la prière obtint de Notre-Seigneur l’abaissement de tous les obstacles et Agnese entra chez les Religieuses de Montepulciano ; celles-ci vivaient seulement sous la règle augustine, sans appartenir à aucun Ordre particulier, et portaient un habit de toile grossière, un véritable sac, et on leur donnait le nom de Sœurs du Sac. Agnese s’y trouva extrêmement bien, priant autant qu’elle le désirait, sachant déjà s’imposer des mortifications, édifiant la communauté par son humilité et son obéissance.

Elle avait quatorze ans lorsqu’on la mit à l’épreuve en la nommant économe : humblement, elle protesta qu’elle était bien trop jeune pour s’acquitter d’une telle responsabilité, mais elle obéit et sut se montrer tout-à-fait à la hauteur de sa charge, venant au-devant de tous les besoins des Religieuses, sans jamais se plaindre d’avoir moins de temps pour la prière. Il est en effet très agréable à Dieu de le «quitter» pour le retrouver dans l’attention au prochain. La Vierge Marie la récompensa en lui remettant trois petites pierres très belles, pour lui annoncer qu’elle construirait plus tard un monastère en l’honneur de la Mère du Christ.

C’est qu’Agnese était déjà l’objet de faveurs célestes particulières : on la vit en état de lévitation, en extase ; elle faisait des miracles.

On remarqua que des violettes ou des roses ou des lys poussaient là où elle s’était agenouillée ; une nuit de l’Assomption, la Sainte Vierge lui remit l’Enfant-Jésus dans les bras ; un autre jour qu’elle était ravie en prière au fond du jardin, elle laissa passer l’heure de la Messe : attristée pour avoir perdu l’occasion de recevoir l’Eucharistie, elle eut la visite d’un ange qui lui donna la Communion.

Elle reçut la visite de deux ermites camaldules, qui voulaient l’entendre parler de la vie spirituelle ; au moment du repas, s’éleva une rose au parfum très fort au milieu du plat et Agnese commenta que le Seigneur, par cette fleur épanouie en plein hiver, voulait montrer combien la conversation avec ces bons moines l’avait réchauffée ; mais ces derniers racontèrent qu’ils avaient été eux-mêmes réchauffés par les propos d’Agnese. 

A quinze ans, elle fut sollicitée pour construire un couvent à Acquapendente et en être la supérieure ! Heureusement, le pape lui-même mit un terme à cette démarche. Mais ce furent les habitants de Montepulciano qui eurent gain de cause. Il arriva qu’Agnese, en vision, se vit en face de trois navires conduits respectivement par saint Augustin, saint François d’Assise et saint Dominique, discutant entre eux qui attirerait Agnese dans sa famille religieuse ; c’est saint Dominique qui l’emporta. Peu après, en 1306, un ange vint annoncer à Agnese qu’elle allait bientôt faire construire un monastère là où les corbeaux l’avaient assaillie, et que ce monastère serait dédié à la Très Sainte Trinité, à la Très Sainte Vierge, et à saint Dominique. C’était l’accomplissement de la prophétie que lui avait faite Marie quelque temps auparavant en lui remettant les trois petites pierres.

Agnese fut donc bientôt la Supérieure de vingt Religieuses dominicaines.

Par sa prière, elle obtint assez de pain un jour que la communauté n’en avait plus du tout (le fait fut raconté par le Christ à Catherine de Sienne, v. 29 avril) ; elle délivra un possédé, convertit des libertins qui l’avaient insultée…

Elle comprit que sa dernière heure approchait, lorsque de grandes douleurs l’accablèrent et que son ange vint lui dire qu’elle allait boire le calice amer auquel le Christ avait bu avant elle ; on lui proposa d’aller aux eaux salutaires de Clanciano, non loin de Montepulciano ; Agnese savait que c’était inutile, mais obéit au conseil, et le Seigneur répondit à cet acte d’obéissance non pas par la guérison d’Agnese, mais par d’autres miracles au passage d’Agnese : une nouvelle source jaillit à Clanciano, où guérirent tous les autres malades et qu’on appela depuis Eau de sainte Agnese ; une autre fontaine fit couler un vin excellent ; une jeune fille eut son genou infirme guéri ; un enfant noyé ressuscita.

De retour au couvent, elle s’alita ; voyant les Religieuses attristées, elle le leur reprocha gentiment : Si vous m’aimiez comme vous devez, chères filles, vous ne pleureriez pas ainsi ; les amis se réjouissent du bien qui arrive à leurs amis. Le plus grand bien qui puisse m’arriver, c’est de m’en aller à notre Epoux. Soyez-lui fidèles, à cet Epoux si bon. Persévérez toujours dans l’obéissance et je vous promets de vous être plus utile au ciel que si je restais parmi vous.

Elle ajouta : Mon bien-aimé est à moi, je ne le quitterai plus, et s’endormit dans le Seigneur, le 20 avril 1317, à minuit. A cette heure-là, les bébés se réveillèrent et éveillèrent leurs parents.

Lorsque Catherine (Caterina) de Sienne vint vénérer son corps en 1380, elle s’inclina pour baiser le pied d’Agnese : ce pied se souleva alors spontanément pour se présenter à la vénération de Caterina, et serait depuis resté dans cette position. Son corps est resté préservé de la corruption.

Agnese Segni a été béatifiée en 1608, et canonisée en 1726.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:58

Hildegonde de Cologne

12e siècle

 

Hildegonde est regardée comme la fille d’Herman et d’Hadwige, de la maison des comtes de Lidtberg, dans l’ancien archevêché de Cologne.

Après la mort d’Herman, Hadwige se rendit avec Gertrude, la troisième de ses filles, au couvent de Dunwald, de l’ordre des Prémontrés, pour y terminer ses jours dans le silence et la retraite.

Cet exemple fit une profonde impression sur Hildegonde, qui avait épousé le comte Lothaire d’Arnsberg et l’avait rendu père de deux fils, Théodoric et Herman, et d’une fille, Hadwige. La mort lui ayant enlevé son époux et son fils Théodoric, et Herman s’étant dévoué au service de Dieu dans le couvent de Kappenberg, elle entreprit vers l’an 1165 un pèlerinage vers les tombeaux des Apôtres, et y forma le vœu de consacrer toute sa fortune à des œuvres de piété.

A son retour elle partagea le patrimoine de son père avec sa sœur Elisabeth de Randerode, fonda un couvent de religieuses à Mehren, au-dessous de Neuss sur le Rhin, et le soumit à la règle de Prémontré. Ce partage ainsi que la fondation du couvent furent confirmés en 1166 par l’archevêque de Cologne et par le pape en 1179.

Le nouvel établissement fut soumis, quant aux affaires spirituelles, au couvent de Steinfeld. Hildegonde y prit le voile avec sa fille Hadwige, et fut bientôt nommée prieure. Elle eut la satisfaction de voir les sœurs aspirer avec un zèle infatigable à l’esprit de pénitence et de perfection chrétienne, et devenir les ornements de l’Eglise. Les vertus qu’elle voyait fleurir autour d’elle, et qui la remplissaient d’étonnement et de reconnaissance envers celui qui est la source de tout bien, lui inspirèrent aussi un élan plus sublime ; et elle s’était placée en effet à un degré éminent de perfection, lorsque le Seigneur l’appela hors de ce monde, et lui donna la couronne des Bienheureux. 

Sa mort arriva le 6 février, après l’année 1183.

Son fils Herman, prieur de Kappenberg, enterra son corps devant le grand autel de l’église de Mehren et sa fille Hadwige lui succéda (v. 14 avril). 

Aussitôt après sa mort, on l’honora sous le titre de Sainte et on implora son intercession. Elle n’a pourtant jamais été solennellement canonisée.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:19

Contardo d’Este

1216-1249

 

Contardo d’Este naquit en 1216 à Ferrare (Emilie-Romagne, Italie NE) d’Azzo VII ou d’Aldobrandino Ier et fut le frère de Beatrice d’Este (v. 18 janvier).

En 1249, à trente-trois ans, il décida de se faire pèlerin pour l’amour de Dieu et de Notre-Dame ; vêtu d’un habit de pénitent, il voulait visiter les lieux de pèlerinage.

Il entreprit de rejoindre Compostelle et s’arrêta à Broni, sans doute dans l’intention de s’embarquer de la Ligurie et rejoindre l’Espagne par mer. Mais surpris par un malaise, il mourut là à Broni, le 16 avril 1249. On l’enterra dans l’église paroissiale.

De nombreux pèlerins vinrent prier à son tombeau : on invoque Contardo contre l’épilepsie.

Son culte fut approuvé en 1628, ce qui l’a fait classer parmi les Bienheureux.

 

 

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:15

Waltmann d’Anvers

† 1138

 

Il y a au musée de Strasbourg un tableau représentant le bienheureux Waltmann, abbé de Saint-Michel d’Anvers, à genoux sur les marches de l’autel et présenté par l’archange saint Michel, recevant la crosse et l’intronisation abbatiale de l’évêque saint Norbert, entouré par les abbés de Tongerloo, Middelbourg et Averbode.

Ajoutons seulement que Waltmann fut un des premiers disciples de saint Norbert (v. 6 juin) dans l’ordre de Prémontré.

Premier abbé de Saint-Michel d’Anvers, il se distingua par son savoir et sa piété et combattit efficacement l’hérésie de Tanchelm, un moine réformateur qui, partant d’un réel désir de réforme, glissa peu à peu vers la critique ouverte de l’Eglise ; ayant pris les armes contre le clergé d’Anvers, il fut finalement assassiné.

Waltmann mourut, croit-on, le 15 avril 1138, mais n’a pas fait l’objet d’une béatification.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:09

Hadwige de Cologne

12e siècle

 

Hadwige - certains traduisent en français Havoie - était la fille du comte Lothaire et de Hildegonde (v. 6 février).

Entraînée par l’exemple de sa sainte mère, qui avait fondé le couvent prémontré de Mehren, Hadwige y prit le voile, tandis que sa mère était nommée prieure.

Elle fit de grands progrès dans toutes les vertus, spécialement dans l’humilité.

Après la mort de Hildegonde, Hadwige lui succéda.

Elle mourut dans un âge avancé, on ignore en quelle année.

On lui donne le titre de bienheureuse et on l’honore le 14 avril.

Elle n’a pourtant jamais été solennellement béatifiée.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:09

Pedro González

1190-1246

 

Il naquit à Astorga (Castille-León, Espagne NO), d’un père noble nommé Frómista, lui-même neveu de l’évêque de Palencia, ce qui valut à Pedro, dès l’enfance, d’avoir le titre de chanoine de la cathédrale de Palencia, et d’être promu doyen de ce chapitre avant même d’être prêtre.

L’enfant avait reçu une éducation fort soignée, surtout intellectuellement, dans un climat de plaisir et de luxe propre à ces familles trop mondaines. 

Au moment d’aller prendre possession de son siège de chanoine, il voulut traverser la ville sur un cheval richement équipé, le jour de Noël. La Providence fit alors que le cheval trébucha et jeta à terre notre chanoine dans une mare de boue, sous les huées de la foule.

L’humiliation fut salutaire : le chanoine mondain s’en alla méditer chez les Dominicains de Palencia, où la conversion profonde fit son travail dans l’âme de Pedro, qui ne désira désormais que réparer sa vie mondaine, ses mauvais exemples, et travailler au salut des âmes.

Il demanda l’habit de l’Ordre des Prêcheurs et commença le noviciat. Ce ne fut pas sans épreuves, car certains voulurent le rappeler dans le monde, lui reprochant d’avoir seulement cédé à une vexation momentanée et lui suggérant d’abandonner cette vie de pénitence et de mortifications.

Pedro persévéra. Il étudia désormais avec joie la théologie et l’Ecriture. Ordonné prêtre, il ramena beaucoup d’âmes dans le bon chemin. 

Le roi Ferdinando l’appela à la cour, et le garda près de lui pour bénéficier de ses sages conseils, dans sa reconquista contre les Maures, qui occupaient la Castille depuis six siècles.

Pedro conserva toutes ses habitudes de vie personnelle : prière, recueillement, humilité. S’il profita de sa place privilégiée, ce fut pour s’attaquer au mal où qu’il fût ; il parvint à réformer les mœurs corrompues des courtisans, des soldats, des libertins du monde.

Quand Cordoue fut reprise, il intervint en faveur des enfants et des femmes, toujours menacées par les troupes victorieuses ; puis il purifia les mosquées pour les utiliser comme églises et prêcha la Vérité aux Maures pour les arracher à la funeste doctrine islamique.

Cet apôtre ne pouvait se contenter de ces labeurs : il se tourna vers les populations locales de Galice et des Asturies, les paysans, les pêcheurs, instruisant, remettant la paix au milieu des disputes…

On a prétendu que Pedro fut aussi prieur d’un monastère dominicain à Guimarães (Portugal). Et comme si cela ne suffisait pas, on lui a aussi attribué la construction d’un pont sur le Minho entre Ribadavia et Orense ; il est à remarquer que le même jour que Pedro González, on fête saint Bénezet, qui fut à l’origine du pont d’Avignon ; d’aucuns prétendent d’ailleurs que ce pont sur le Minho fut l’œuvre de Gonzalvo d’Amaranthe (v. 10 janvier).

Pedro aurait été avisé divinement du jour de sa mort  et l’aurait annoncé lui-même à ses auditeurs,  le jour des Rameaux 1246. Il se trouvait alors près de Túy, et voulut aller mourir parmi les Dominicains de Compostelle. En cours de route, il dit cependant à son compagnon que Dieu lui ordonnait d’aller mourir à Túy et fit demi-tour, toujours à pied.

Il mourut donc à Túy, le 14 avril 1246.

Il avait fait des miracles avant sa mort, il en fit encore plus après. Pedro fut béatifié dès 1254 et faillit être canonisé «officiellement». Le culte fut confirmé en 1741, et Pedro resta Bienheureux.

Mais sa popularité l’a fait invoquer par les marins espagnols et portugais, de même que tous les marins invoquaient traditionnellement saint Erasme (v. 2 juin). Chez les pêcheurs et les marins de la péninsule ibérique, saint Erasme s’appelle sant’Erasmo, qui est devenu populairement sant’Elmo ou san Telmo, surnom qui fut aussi attribué à notre Pedro González.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:05

Giacomo d’Oldo

† 1404

 

Giacomo naquit à Lodi (Lombardie, Italie N), de Francesco Marchesi et Fior di Mina.

Lui et son épouse vivaient dans les mondanités du siècle ; ils eurent trois enfants. 

Lors d’une épidémie de peste qui frappa la ville, il vint se réfugier chez son beau-père ; il entra un jour dans l’église, et considéra la tombe d’un de ses amis : comme elle était étroite, et comme nous sommes réduits à peu de chose après la mort ! Cette réflexion le fit changer complètement à peine sorti de l’église.

Il se donna aux mortifications, au mépris du monde, et allait jusqu’à envisager de se séparer de son épouse pour adhérer au Tiers Ordre franciscain ; mais la loi de Dieu ne permet pas une telle résolution, à moins qu’elle ne soit prise de concert entre les deux époux, et qu’ils n’aient plus leurs enfants à charge.

Dieu permit cependant que cette épouse mourût, laissant Giacomo libre de sa destinée. Il vendit tous ses biens, les distribua aux pauvres, et se prépara au sacerdoce. Sa maison devint un petit monastère, où quelques compagnons le rejoignirent.

Lui-même chercha à se mortifier durement, rejetant la viande et le vin, buvant une eau imprégnée ou de myrrhe ou d’absinthe, dormant sur la terre nue, observant plusieurs carêmes durant l’année. Il exagéra tellement ses pénitences que l’évêque dut intervenir pour lui imposer un adoucissement à ses rigueurs. 

Giacomo circula, prêchant, exhortant les habitants à changer de vie, et beaucoup entrèrent dans les Ordres.

Il annonça les malheurs qui devaient s’abattre sur la région, conseillant aux habitants de quitter leurs terres et de rentrer dans la ville ; ceux qui refusèrent furent effectivement victimes des troupes ennemies, et réduits en captivité pour n’avoir pas cru à ses avertissements ; et Giacomo lui-même alla les consoler. 

Visitant les malades de l’hôpital, il annonça à son compagnon qu’ils mourraient bientôt. Le compagnon mourut effectivement le premier, et Giacomo le 18 avril 1404, montrant une grande joie de quitter ce monde pour un monde meilleur.

On l’ensevelit avec l’habit franciscain. Les miracles abondèrent et, sept ans plus tard, on voulut lui donner une sépulture plus soignée ; à cette occasion, on retrouva son corps incorrompu et exhalant un délicieux parfum.

Giacomo d’Oldo fut considéré Bienheureux, mais son nom ne se trouve plus au Martyrologe Romain.

 

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:05

3e dimanche de Pâques - B

 

Le contexte du discours de Pierre est la guérison, à la porte du Temple, d’un infirme qui, aux yeux de tous, se met à marcher, à sauter, et à louer Dieu pour sa guérison.

Humblement mais avec toute sa conviction, Pierre affirme que c’est uniquement la main puissante de Dieu qui a accompli ce prodige. Et il en profite pour réaffirmer le prodige de la résurrection du Christ.

En même temps qu’il présente son témoignage, il parle avec bonté à ces Israélites, sans les accuser, et même en les excusant : Vous avez agi dans l’ignorance. Pierre est à l’image du Maître, qui disait sur sa Croix : Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

En réalité, les prophéties se sont accomplies : le Messie devait endurer ces souffrances pour entrer dans sa gloire (cf. Lc 24:26). Ce sacrifice de l’Agneau innocent nous vaut maintenant le pardon de nos péchés : Convertissez-vous donc, ajoute Pierre.

La conversion est le chemin intérieur qui nous change vraiment, en nous apportant la vraie joie, la vraie paix.

*       *       *

L’extrait du psaume 4 qui suit, est bien connu de ceux qui prient le Bréviaire, car c’est le psaume du samedi soir à Complies.

Le psalmiste parle de se coucher et de dormir, et on pourrait le comprendre au sens propre : au terme de la journée, ce psaume est une belle prière avant de s’endormir.  A noter que David met en exergue : Avec instruments à cordes : imaginons la paix de ce moment, bercés par les douces cordes d’une harpe, d’un luth, d’une guitare, ou du moins des instruments qui se jouaient alors.

Mais les versets de ce psaume font plutôt allusion au sommeil du Christ au soir de sa passion : 

Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice ! Toi qui me libères dans la détresse. On se souvient que sur la croix, Jésus a commencé le psaume 21 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?, où l’angoisse du début fait place à la fin à un véritable cri d’action de grâce pour la victoire.

Et tandis que le monde demande Qui nous fera voir le bonheur, le fidèle Serviteur de Dieu affirme que sur nous s’illumine (son) visage : Dieu va ressusciter le Christ dans la Lumière et nous baignera dans cette même Lumière. Au Premier jour de la Genèse, Dieu créa la Lumière, et au premier jour de la semaine (cf. Mc 16:1-2), c’est cette Lumière qui ressuscite. Que le Christ soit Lui-même la Lumière, nous le lisons dans l’évangile de Jean : Il était la lumière véritable, qui éclaire tout homme venant en ce monde (Jn 1:9).

C’est avec cette assurance que le Christ s’est «endormi» dans la paix. 

Le dernier verset : car tu me donnes d’habiter, Seigneur, seul, dans la confiance, pourrait plutôt être ainsi traduit : Car toi, Seigneur, c’est d’une façon singulière que tu m’as établi dans l’espérance. Dans cette expression, on peut reconnaître la confiance totale du Fils divin en son Père, dans l’attente de la résurrection.

*       *       *

Dans son épître, l’apôtre Jean va nous redire tout l’amour miséricordieux que nous a montré Jésus, notre défenseur, la victime offerte pour nos péchés et ceux du monde entier. Les sacrifices de l’Ancienne Alliance étaient offerts pour telle circonstance, pour tel péché, et ils n’étaient pas parfaits, puisque c’étaient des bêtes. Jésus, lui, s’est offert Lui-même, l’Agneau parfait, pour tous les péchés, de tous les hommes, de tous les temps. Aucun autre sacrifice ne peut remplacer le sacrifice de Jésus.

Quand les prêtres célèbrent la Messe et offrent ce Sacrifice, ils ne font pas un autre sacrifice, ils offrent le même Sacrifice, pour nous permettre de communier à ce Corps et à ce Sang. Ils ne font qu’appliquer l’ordre du Christ : Faites ceci, en mémoire de moi (Lc 22:19). C’est le même Sacrifice du Christ qui s’actue sous nos yeux.

Garder ses commandements, c’est surtout rester de façon stable dans le commandement de l’Amour. Comme Jésus s’est donné, à notre tour nous devons nous donner, nous offrir à Lui, à travers notre amour fraternel, miséricordieux, pur, humble. On a vu plus haut comment Pierre s’adresse avec humilité et miséricorde envers les Juifs rassemblés pour l’écouter.

 

 

*       *       *

L’évangile d’aujourd’hui fait suite à l’épisode d’Emmaüs. L’apparition de Jésus aux Onze racontée ici par Luc est-elle la même que celle racontée par Jean dimanche dernier, où Jésus arrivait au milieu d’eux (en l’absence de Thomas) et leur souhaitant La paix soit avec vous et leur montrant ses mains et ses pieds ?

Il semble que oui, quoique Luc ne parle par de l’insufflation de l’Esprit par Jésus, conférant aux Apôtres le pouvoir de remettre les péchés.

Luc rapporte cependant, dans ce même chapitre 24 de son évangile, deux détails intéressants. Aux Apôtres dans le cénacle, Jésus dit : Il fallait que s’accomplît tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. Aux disciples d’Emmaüs, il leur expliqua en partant de Moïse et de tous les prophètes, dans toute l’Ecriture, ce qui le concernait. Ces deux phrases du Christ ont un intérêt pour nous, car elles nous donnent la clé de l’explication de nombreux passages de l’Ecriture, qu’il faut toujours comprendre par référence à Jésus-Christ, à sa mission, à sa double nature divine et humaine.

Il est très difficile de suivre Jésus dans les récits des apparitions de ce jour de Pâques : à Jérusalem ou en Galilée ? Aux  Onze ou aux disciples ?

Il faut bien garder à l’esprit que Jésus a maintenant été glorifié ; son corps n’appartient plus aux lois terrestres : il peut être ici et là simultanément, ou se déplacer instantanément ; la durée de ses apparitions, pour nous, peut sembler durer dans le temps, mais la durée n’existe pas pour un Corps céleste.

Dans la vie mystique, les protagonistes ont, momentanément, échappé aux lois terrestres d’espace et de temps. Il n’est pas rare qu’ils soient simultanément en deux endroits tout-à-fait éloignés, comme dans le cas d’un saint Pio de Pietrelcina, qu’ils franchissent une porte fermée à clé, comme pour Catherine Labouré pour rejoindre la chapelle en pleine nuit…  Les protagonistes d’une apparition disent fréquemment qu’ils sont restés «quelques instants» dans une extase qui, pour les témoins, a duré parfois beaucoup plus longtemps.

Ce qui est réconfortant aussi, c’est ce souhait par lequel Jésus salue les Apôtres : La paix soit avec vous ! La présence du Christ dissipe toujours le trouble. A la Messe, quelques instants avant la communion, le prêtre souhaite toujours aux fidèles présents : Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous ! Il est nécessaire, au moment où nous recevons le Corps du Christ, de mettre la paix en nous, et entre nous.

*       *       *

La paix est une caractéristique des enfants de Dieu. Les premiers Chrétiens d’un seul cœur, fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain… avec joie et simplicité de cœur ; ils avaient un seul cœur et une seule âme (Ac 2:46 ; 4:32). 

Les Chrétiens que nous sommes, doivent s’efforcer de conserver cette paix, dans l’espérance de notre propre résurrection. C’est ce que nous demandons dans la Prière du jour : 

Tu nous a rendu la dignité de fils de Dieu, affermis-nous dans l’espérance de la résurrection. 

 

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:03

Barbe Avrillot-Acarie

1566-1618

 

Barbe naquit le 1er février 1566 à Paris, de parents aussi catholiques que nobles. Nicolas Avrillot, maître des comptes à la Chambre de Paris et chancelier de la reine Marguerite de Navarre avait épousé Marie Lhuillier, qui firent baptiser leur fille le 2 février.

Barbe fut confirmée à sept ans, et fut placée chez les Clarisses de Longchamps à onze ans. L’année suivante, elle reçut l’Eucharistie, avec une ferveur qui étonna son entourage. Elle-même, à cet âge, présentait le fouait quand elle se sentait coupable de quelque faute. 

Cependant, les parents la rappelèrent dès 1580 pour lui faire mieux goûter le monde. Madame Avrillot lui interdit même de songer à entrer à l’Hôtel-Dieu pour soigner les malades.

En 1582, Barbe accepta docilement le parti que les parents lui présentèrent, et épousa Pierre Acarie, un gentilhomme tout dévoué au Catholicisme.

Ils eurent trois garçons et trois filles, que la maman éleva avec un soin très chrétien. Barbe continuait à entretenir jalousement sa vie intérieure et, dès l’âge de vingt-deux ans, elle reçut des faveurs célestes : ravissements, extases, visions ; son mari s’en inquiéta, la famille aussi ; on avertit des médecins, mais un sage prêtre rassura Madame Acarie, qui retrouva la paix.

Pierre Acarie, pendant ce temps-là, soutenait fortement le mouvement en faveur de l’abjuration d’Henri IV, et mit en jeu jusqu’à sa fortune. Quand le roi sa rallia au Catholicisme, Pierre dut seulement s’éloigner de Paris, mais donc se séparer de son épouse, qui, elle, devait rester à Paris et aider ses enfants. Ceux-ci ayant été reçus qui au couvent de Longchamps, qui au collège Calvi, qui chez des parents, Barbe se réfugia chez Madame de Bérulle. Elle s’occupa activement et énergiquement de remettre en état les affaires de son mari, réussit à le faire rapprocher de Paris, et même à le faire accepter dans Paris, rue des Juifs (1599). Durant ces nombreux déplacements, elle tomba trois fois de cheval et en conserva des douleurs pendant toute sa vie.

Durant toutes ces épreuves, Madame Acarie rayonna par son humilité et son habileté ; on la connut, on vint la voir, l’écouter, on parlait de ses extases. Saint François de Sales (v. 28 décembre), saint Vincent de Paul (v.27 septembre), et même la reine Marie de’ Medici, voulurent la rencontrer. Ce fut au point que son mari en prit un peu ombrage : C’est une chose très incommode que d’avoir une femme si vertueuse et de si bon conseil. Chacun prend confiance en elle et l’on vient de tous côtés pour la consulter. Madame Acarie laissait passer ces petits orages très patiemment, si bien que même Pierre ironisait de lui-même : On dit que ma femme sera sainte un jour, mais j’y aurai bien aidé, et il sera parlé de moi en sa canonisation à cause des exercices que je lui aurai donnés.

C’est en 1601 que commença la vraie mission extraordinaire de Madame Acarie. Sainte Thérèse d’Avila (v. 15 octobre) lui apparut et lui annonça qu’elle devrait ouvrir en France des monastères du Carmel. Madame Acarie eut bientôt l’appui et de son confesseur, et de la princesse de Longueville, qui obtinrent du roi l’autorisation d’ouvrir ces maisons : Paris, Pontoise, Amiens, Tours, Rouen furent ouvertes entre 1603 et 1609.

Les trois filles de Madame Acarie entrèrent au Carmel. Elle-même, après la mort de son mari (1613) y entra en 1614, à Amiens, en qualité de sœur converse. Elle reçut l’habit et prit le nom de Marie de l’Incarnation. Dieu fit que l’une de ses filles devint sous-prieure à Amiens, et Madame Acarie-Sœur Marie de l’Incarnation se fit une joie de lui obéir en toute simplicité.

Marie de l’Incarnation fit ses vœux en 1615, au comble de la joie. En 1616 cependant, on l’envoya au Carmel de Pontoise, en raison de sa mauvaise santé, pour être plus proche de Paris et ainsi mieux aider ce couvent dans ses embarras matériels et financiers.

En 1618, Marie de l’Incarnation tomba malade ; un rhume dégénéra en inflammation de la poitrine, d’autres difficultés surgirent. Elle se prépara douloureusement mais sereinement à la mort, qui advint le mercredi de Pâques, 18 avril 1618.

«Madame Acarie», Marie de l’Incarnation, fut béatifiée en 1791. 

Ses restes précieux furent préservés en 1792, grâce à un ami du monastère, et furent replacés dans la chapelle du couvent en 1822.

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