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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

John Ireland

? -1544

 

On ne connaît presque rien de lui.

Il fut chapelain attaché à l’église de S.Dunstan (Canterbury) en 1535-1536, vicaire à Eltham (Kent) puis nommé à la paroisse de gendre de Thomas More, William Roper de Well Hall.

Il fut traduit en justice en février 1543 ou 1544, avec le prêtre John Larke, et le laïc German Gardiner. Tous trois furent condamnés à mort et exécutés le 7 mars suivant. Un autre laïc renia sa foi et ne fut pas exécuté. Un autre prêtre, Robert (ou John) Singleton, fut exécuté le même jour, mais n’apparaît pas dans les causes de béatification.

John Larke et German Gardiner eurent leur culte confirmé en 1886, avec valeur de béatification, tandis que John Ireland fut béatifié en 1929.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

Tommaso d’Aquino

1225-1274

 

Celui que l’on appelle communément en français Thomas d’Aquin naquit - à une année près - en 1225 à Roccasecca (Frosinone, Latium, Italie centrale), benjamin des cinq enfants du comte Landolfo d’Aquino et de Teodora Rossi, également d’ascendance noble.

Il fut confié tout petit à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin et passa en 1239 à l’université de Naples. On remarqua vite que le garçon parlait peu et réfléchissait beaucoup. C’est à Naples qu’il connut les Dominicains. Il en prit l’habit en 1244.

Ce n’était pas dans les vues des parents ; sa mère tenta de faire intervenir l’empereur et le pape ; Thomas se réfugia à Rome et ses Supérieurs pensèrent l’envoyer secrètement à Paris : ses frères le rattrappèrent et l’enfermèrent ; pendant un an, on tenta de le persuader ; un de ses frères alla jusqu’à introduire dans sa chambre une créature féminine : Thomas se saisit d’un tison, traça une grande croix sur le mur et renouvela son vœur de chasteté ; la nuit suivante, deux anges lui apparurent en songe, le ceignant de la ceinture de la chasteté et lui promettant que Dieu lui accordait la grâce de la chasteté perpétuelle. Il persévérait absolument dans sa voie et fut finalement restitué au couvent de Naples en 1245.

Les bons pères eurent l’idée de le confier plutôt à Giovanni Teutonico, à Rome, qui l’emmena à Paris et, de là, à Cologne, pour recevoir l’enseignement d’Albert le Grand (voir au 15 novembre).

Albert estimait beaucoup Tommaso. Un jour que des Confrères traitaient Tommaso de bœuf muet, Albert rétorqua : Un bœuf muet ? Vous verrez qu’on l’écoutera du bout du monde !

Un premier séjour à Paris permit à Tommaso de rencontrer le franciscain italien Bonaventura (voir au 15 juillet), avec lequel il partagea une profonde amitié. Tommaso y reçut le sous-diaconat. Il commença à étudier Aristote, jusque là écarté des études officielles. De retour à Cologne, il fut ordonné diacre et prêtre en 1250. Cette année-là lui arriva la nouvelle de la mort de sa mère et de ses deux frères.

Quatre ans après, Albert était suffisamment convaincu du talent de Tommaso pour le proposer au baccalauréat et le charger de l’enseignement à Paris. Tommaso commença sa vie d’enseignant en 1252, à vingt-sept ans. De 1259 à 1268, il fut enseignant à Orvieto (Italie) puis à Rome. De ces années datent la Somme contre les Gentils, un Commentaire sur Job, et le début de la fameuse Somme Théologique. Il refusa obstinément toute distinction ecclésiastique et prêcha là où passait le pape : Rome, Viterbe, Bologne, Pérouse… Parmi ses auditeurs, se convertirent deux rabbins et quelques autres Juifs.

Il faut signaler ici qu’en 1263 eut lieu le très fameux miracle eucharistique de Bolsena (Orvieto), dont fut témoin un prêtre qui doutait de la Présence Réelle ; informé, le pape décida l’institution de la Fête-Dieu et en confia la rédaction de l’Office et de la Messe à Bonaventura et Tommaso : on choisirait le plus beau travail. Tommaso présenta le sien le premier ; l’entendant, Bonaventura déchira le sien, jugeant qu’on ne pouvait faire plus beau. Dans une vision, le Seigneur révéla à Tommaso combien il avait dignement écrit de Lui.

Revenu à Paris, en plus de son enseignement, il écrivit de très nombreux ouvrages sur les sujets les plus variés, théologiques, philosophiques, mais aussi scientifiques. Ses extases se multipliaient. En particulier, saint Paul l’aida à éclaircir divers passages des Epitres. Il confia lui-même que Dieu lui avait envoyé saint Pierre et saint Paul, dont il recevait des lumières.

Le roi saint Louis eut à cœur de le consulter.

En 1272, il quitta Paris, regagna Rome où le chapitre de l’Ordre lui confia l’érection d’un centre d’études ; ce devait être Naples.

Tommaso fut affecté d’un pénible excès pondéral qui lui rendait difficile tout mouvement. Un jour, des novices dirent à Tommaso qu’ils voyaient un bœuf voler ; Tommaso s’efforça de gagner la fenêtre pour voir cette chose si nouvelle ; ne voyant rien, et voyant les novices rire sous cape, il leur dit simplement : Je pensais plus possible de voir un bœuf voler qu’entendre des novices mentir.

En décembre 1273, il eut comme une vision durant la Messe et décida de ne plus rien écrire parce que Tout ce qu’(il) avait écrit lui semblait de la paille en face de ce qu’(il) avait vu.

Vers Noël, il passa chez sa sœur. Le pape lui enjoignit alors d’aller participer au concile de Lyon. Tommaso quitta Naples, le 28 janvier 1274, toujours à pied ; fiévreux, il s’arrêta à Maenza, gagna l’abbaye cistercienne de Fossa Nova, où il s’arrêta un mois, n’en pouvant plus. 

A la demande des religieux, il dicta de son lit un commentaire sur le Cantique des Cantiques.

Le 4 mars, il reçut les derniers sacrements, le 7 le Viatique, et mourut ce 7 mars 1274.

Au même moment, Albert, à Cologne, éclata en sanglots, comprenant que son cher Tommaso était mort.

Les miracles furent nombreux et retentissants. La canonisation fut prononcée en 1323. Saint Tommaso fut proclamé Docteur en 1567 ; il est le Docteur Angélique (ce qui explique que l’université romaine dominicaine s’appelle l’Angelicum). Successivement, saint Thomas fut proclamé en 1880 patron céleste des universités, académies, collèges et écoles catholiques.

Les reliques de saint Tommaso d’Aquino se trouvent dans le couvent dominicain de Toulouse, où cette translation fut chaque année commémorée le 28 janvier, date à laquelle Tommaso avait quitté Naples pour son ultime voyage.

Bien que Tommaso fût mort le 7 mars, sa fête liturgique est désormais fixée hors Carême, ce même 28 janvier.

 

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

German Gardiner

 ? -1544

 

Laïc anglais, on suppose qu’il fut parent (et secrétaire) de Stephen Gardiner, l’évêque de Winchester.

Formé probablement au Trinity Hall de Cambridge, il ne craignit pas de s’exposer pour défendre la foi catholique.

Il publia ainsi un tract en 1534. Pendant la persécution de cette période, il fut pénétré de courage par l’héroïcité des Martyrs, en particulier de Thomas More (voir au 6 juillet). Il eut une occasion de donner un témoignage remarquable.

En 1543, il fut accusé d’avoir dressé une liste d’erreurs contre la foi. Cette année-là, le Despote royal changea de caprice, et préféra sacrifier les Catholiques au lieu des hérétiques, tandis qu’ensuite il se retourna plutôt contre les Protestants. 

L’acte d’accusation de German montre clairement qu’il fut accusé de vouloir priver le roi de sa dignité et de son titre de Chef suprême de l’Eglise d’Angleterre et du Pays de Galles.

Il fut exécuté pour sa foi le 7 mars 1543 ou 1544 à Tyburn, dernier des Martyrs catholiques sous le roi Henry VIII, en même temps que les prêtres John Larke et John Ireland.

Le culte de German et de ses Compagnons a été confirmé en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

John Larke

? -1544

 

On ne connaît presque rien de sa jeunesse. Il passe pour avoir été docteur de l’université, mais on ne sait pas laquelle.

Il fut curé à St.Ethelburga (Londres) de 1504 à 1542, momentanément curé à Woodford (Essex) en 1526-1527, puis transféré à l’église de Chelsea par le chancelier Thomas More, avec qui il était très ami (voir au 6 juillet).

D’ailleurs, le martyre de Thomas More le fit profondément réfléchir : alors qu’il avait d’abord signé l’Acte de Suprématie, il le renia par la suite et suivit les traces de Thomas More.

Il fut traduit en justice en février 1543 ou 1544, avec le prêtre John Ireland, et le laïc German Gardiner. Tous trois furent condamnés à mort et exécutés le 7 mars suivant. Un autre laïc renia sa foi et ne fut pas exécuté. Un autre prêtre, Robert (ou John) Singleton, fut exécuté le même jour, mais n’apparaît pas dans les causes de béatification.

John Larke et German Gardiner eurent leur culte confirmé en 1886, avec valeur de béatification, tandis que John Ireland fut béatifié en 1929.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

Anna Maria Redi

1747-1770

 

Anna Maria vit le jour le 15 juillet 1747 à Arezzo (Toscane, Italie), deuxième des treize enfants d’un père de famille noble, Ignazio.

Elle reçut le Baptême le 16 juillet.

Déjà durant l’enfance, elle posait souvent des questions comme : Qui est Dieu ? Durant les récréations, chez les Bénédictines de Florence où elle étudiait, elle réfléchissait : Pendant que nous nous amusons, Jésus pense à nous.

Elle reçut la Première communion en 1757.

Son plus grand confident fut son propre père, avec lequel elle eut une correspondance importante, mais qu’ils brûlèrent chacun de leur côté, d’un commun accord.

Elle s’imprégna du message que le Sacré-Cœur révéla à sainte Marguerite-Marie Alacoque (voir au 16 octobre).

En 1764, elle entra au Carmel de Florence et prit le nom de Teresa Margherita du Sacré-Cœur de Jésus. Ce jour-là elle s’engagea à suspendre toute correspondance, même avec son cher papa. Tous deux se promirent en revanche de se retrouver chaque soir dans le cœur du Christ.

Elle grandit dans l’amour du Christ de façon extraordinaire, tout en restant dans une humble discrétion. Son amour et le don de soi étaient tels, que Pie XI la nomma la neige ardente. 

Chargée de l’infirmerie, elle s’acquitta de sa mission avec empressement et jusqu’au dernier jour, en particulier avec une Consœur qui était devenue violente.

Le 6 mars 1770, elle ressentit brusquement des douleurs inhabituelles : on ne comprit pas tout de suite que c’était une gangrène. Malgré les souffrances, elle continua d’assister les malades. Le 7 mars 1770, elle mourut d’une gangrène généralisée.

Le corps de la Religieuse était déjà très déformé, mais quand on commença de le déplacer, tout l’aspect du visage et du corps changea : la couleur violacée disparut, le visage devint délicatement pâle, le corps désenfla, s’assouplit et exhalait même un parfum agréable. Ce phénomène fit retarder de quinze jours les obsèques.

Depuis, le corps de Teresa est resté non corrompu.

Teresa Margherita a été béatifiée en 1929 et canonisée en 1934.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 21:23

John Farmer

†1584

 

Voir la notice John Finch

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 00:00

 

Thomas Green (Richard Reynolds)

1562-1642

 

Prêtre anglais difficile à situer, car il y eut un autre Thomas Green (voir au 10 juin), et un autre Richard Reynolds (voir au 4 mai).

Il dut naître vers 1562 à Oxford

On ne sait au juste si le nôtre descendait des Greene de Great Milton (Oxfordshire) et (ou) des Reynolds du Vieux Stratford (Warwickshire). Il prit en effet le pseudonyme de Reynolds pour se déplacer incognito.

Il reçut le diaconat à Reims en 1590, fut envoyé à Valladolid et Séville et reçut le sacerdoce à Cadix en 1592.

Envoyé sans tarder en Angleterre, il y exerça le saint ministère pendant de nombreuses années, jusqu’à une première arrestation qui lui valut l’exil en 1606 ; il revint, et fut à nouveau arrêté vers 1628 .

Un jugement le condamna à mort, mais il attendit quatorze années en prison. Il fut exécuté sans autre jugement le 21 janvier 1642 à Newgate (Londres), en même temps que Bartholomew (Alban) Roe, qui, lui, avait attendu dix-sept ans en prison.

Il était âgé, dit-on, de quatre-vingts ans environ.

Au moment suprême, ils se confessèrent l’un à l’autre.

Thomas-Richard a été béatifié en 1929.

Le Martyrologe le nomme Thomas Green.

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:03

 

Christopher Bales

1564-1590

 

Christopher était né vers 1564 à Coniscliffe (Darlington, Durham, Angleterre).

Son nom de famille a aussi été écrit Bayles ; en outre, il est nommé parfois Evers.

En 1583, il entra au Collège anglais de Rome, mais sa santé le fit envoyer au Collège anglais de Reims, où il fut ordonné prêtre en 1587.

En 1588, il partit en Angleterre où il fut bientôt arrêté.

Torturé par Topcliffe, il subit le chevalet, fut accroché par les mains pendant vingt-quatre heures, supplices qu’il supporta avec la plus parfaite patience.

Il fut jugé et condamné pour trahison, ayant été ordonné prêtre à l’étranger et étant entré en Angleterre pour y exercer le sacerdoce.

Christopher demanda alors au juge si saint Augustin (l’apôtre de l’Angleterre, v. 26 mai), était aussi un traître. Le juge répondit que non, mais que, depuis, la loi avait déclaré trahison une telle attitude.

Avec Christopher, étaient jugés et condamnés Nicholas Horner, qui lui avait confectionné un gilet, et Alexander Blake, qui l’avait reçu chez lui.

Christopher Bales mourut en martyr à Londres, vers Pâques, ce qui a fait positionner au 4 mars 1590 son dies natalis.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:02

 

Nicholas Horner

?-1590

 

Nicholas Horner était né à Grantley (Yorkshire, Angleterre).

Ce laïc était sur le point d’entrer au service d’un tailleur de Londres, lorsqu’il fut appréhendé pour avoir hébergé un prêtre catholique.

Longtemps en prison dans de mauvaises conditions hygiéniques, il eut une jambe infectée et on dut l’amputer. Durant cette intervention, il aurait eu une vision qui l’aurait soulagé dans ses souffrances.

Libéré, mais bientôt repris pour le même motif, il refusa de se «conformer» au culte officiel (anglican) et fut condamné.

Avec Nicholas Horner, étaient jugés et condamnés le prêtre Christopher Bales, qu’il avait reçu chez lui, et Alexander Blake.

La veille de son exécution, il eut une vision où il se voyait couronné de gloire, ce qui le remplit de courage pour aller au-devant de la mort. Il raconta cela à un ami, qui le transmit à son tour au père Robert Southwell (v. 21 février).

Nicholas Horner mourut en martyr à Smithfield (Londres), vers Pâques, ce qui a fait positionner au 4 mars 1590 son dies natalis.

Il fut béatifié en 1987 parmi quatre-vingt-cinq Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:01

 

Alexander Blake

?-1590

 

Alexander Blake était né, croit-on, à Londres (Angleterre).

Ce laïc était catholique et, entre autres crimes, hébergea le prêtre Christopher Bale.

Alexander Blake mourut en martyr à Gray’s Inn Lane (Londres), vers Pâques, ce qui a fait positionner au 4 mars 1590 son dies natalis commun avec Christopher Bale et Nicholas Horner.

Il fut béatifié en 1987 parmi quatre-vingt-cinq Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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