Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 00:00

Teodora Fracasso

1901-1927

 

Teodora (le nom signifie «Don de Dieu»), naquit à Bari (Italie sud) le 17 janvier 1901, troisième des neuf enfants de Giuseppe, un artiste peintre, et Pasqua Cianci ; elle fut baptisée quatre jours plus tard par son oncle, don Carlo Fracasso. 

Des neuf enfants, ne vécurent que cinq d’entre eux, outre Teodora : Prudenzia, Anna, Domenica et Nicola.

A cinq ans, elle eut un rêve, dans lequel une belle Dame avançait parmi des lys fleuris, puis disparaissait. La pieuse maman de Teodora lui expliqua ce que pouvait signifier cela, et la petite fille promit à la Dame de devenir religieuse.

A l’école chez les Religieuses des Saintes Stigmates, elle se prépara à dix ans pour la Première communion, qui devait avoir lieu le 8 mai 1911. La nuit précédente, elle rêva cette fois-ci de Thérèse de Lisieux, qu’elle ne connaissait pas encore (elle était morte en 1897 et ne devait être béatifiée qu’en 1923, et canonisée en 1925) - qui lui annonçait : Tu seras moniale comme moi, et la nommant Elia.

En outre, le jour de cette Première communion, Jésus lui parla et lui dit qu’elle allait beaucoup souffrir dans sa vie ici bas.

Elle continua sa formation, apprit la couture et la broderie. Elle fit partie de deux associations pieuses, l’une, eucharistique, inspirée de la bienheureuse Imelda Lambertini (voir au 13 mai), l’autre, la Milice Angélique inspirée par saint Tommaso d’Aquino (voir au 28 janvier).

L’adolescente aimait réunit ses amies chez elle pour parler de choses profondes, méditer, prier : c’est ainsi que le petit groupe priait, lisait l’Evangile, l’Imitation du Christ, les vies de Saints, et tout particulièrement celle de Thérèse de Lisieux, qu’elle appelait ma très chère Amie du ciel.

Entrée dans le Tiers-Ordre dominicain, Teodora y fut novice en 1914, avec le nom d’Agnese et fit la profession en 1915, avec une dispense d’âge car elle n’avait que quatorze ans. 

Cette jeune adolescente montrait un zèle apostolique surprenant, par exemple dans son attention envers les ouvriers de l’atelier de son père, les assistants dans leurs maladies, confectionnant de petits cadeaux pour les nouveaux-nés, enseignant le catéchisme aux jeunes enfants…

En 1917, elle eut un nouveau directeur spirituel qui, considérant son charisme particulier, l’orienta vers une autre famille : les Carmélites de Bari.

C’est ainsi que Teodora, alias Agnese, devint sœur Elia de Saint-Clément à partir de 1920, année où elle entra au Carmel et en reçut l’habit.

Evidemment, elle s’abreuva de la «petite voie» de Thérèse de l’Enfant-Jésus.

On pourrait croire que le chemin de la nouvelle Carmélite était tout tracé et que les jours passaient dans l’insouciance : il y a aussi des jalousies et des incompréhensions dans les couvents, et sœur Elia en fut victime.

En 1923, la Mère Prieure la nomma maîtresse de couture dans l’école des petites filles qui dépendait du Carmel ; mais la directrice de l’école, une autre Carmélite, un peu trop sévère et autoritaire, ne voyait pas d’un bon œil l’influence qu’Elia avait sur les fillettes par sa bonté et sa patience, aussi la fit-elle éloigner de cette place au bout de deux ans : Elia dut se replier dans sa cellule, où elle faisait tous les travaux de couture qu’on lui apportait.

La Prieure cependant l’estimait beaucoup, et la nomma à la sacristie.

Cette année-là, en 1925, l’année de la canonisation de la Carmélite de Lisieux, Elia fit la profession solennelle.

Une de ses sœurs la rejoignit au Carmel, prenant le nom de la sœur de sainte Thérèse, Celina.

En janvier 1927, une forte grippe secoua la jeune Religieuse, avec des maux de tête effrayants, dont elle ne se plaignait pas. Le 21 décembre, une forte fièvre et d’autres symptômes commencèrent à inquiéter les Religieuses. Le médecin diagnostica le 24 une possible méningite, sans s’allarmer cependant. Le 25, jour de Noël, deux autres médecins ne purent que constater l’irréversibilité du mal.

Sœur Elia mourut à midi, ce 25 décembre 1927, accomplissant sa prophétie : Je mourrai un jour de fête.

Teodora-Agnese-Elia fut béatifiée en 2006.

Partager cet article

Repost0
25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 00:00

Adam Chmielowski

1845-1916

 

Le Frère Albert, qui dans le siècle s’appelait Adam Chmielowski, naquit à Igołomia, près de Cracovie en Pologne, le 20 août 1845, premier des quatre enfants de Wojciech et Józefa Borzysławska, qui descendaient de famille noble. 

Adam fut ondoyé le 26 août, et les autres rites du baptême furent complétés en juin 1847 à Varsovie. 

Les quatre enfantsz (Stanisłas, Marian, Jadwiga) grandissent à Varsovie, où déjà Adam se montre charitable envers les pauvres et partageant avec eux ce qu’il avait.

Le papa mourra en 1853. En 1855, avec une bourse d’état, Adam passera une année à l’Ecole des Cadets de Saint-Petersbourg, d’où sa mère le fit revenir, inquiète de l’influence de l’éducation russe sur son fils ; elle l’envoya au lycée de Varsovie. Cette bonne maman mourra en 1859 et l’adolescent sera confié à la tante paternelle, Petronela.

En 1863, c’est l’insurrection polonaise contre l’oppression tsariste. Adam, qui est alors étudiant à l’Ecole d’Agriculture de Puławy, adhéra au mouvement avec enthousiasme, mais fut gravement blessé dans un combat près de Mełchów ; il fut fait prisonnier, on dut l’amputer de la jambe gauche, sans anesthésie, chose qu’il supporta avec un courage exceptionnel.

Grâce à l’intervention de parents, il s’enfuit de la prison mais dut quitter la Patrie. Il se retrouva à Paris où il étudia la peinture ; puis il passa à Gand en Belgique où il fréquenta l’Ecole d’ingénieurs, et reprit les études de peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Münich en Bavière, jusqu’en 1874, quand il pourra profiter d’une amnistie et retourner dans sa patrie. 

Il chercha un nouvel idéal de vie et se demanda : En cultivant l’art, peut-on aussi servir Dieu ? Jusqu’à présent, sa production artistique ne comprenait que des sujets profanes et il se mit alors à représenter des thèmes sacrés. Un de ses meilleurs tableaux sacrés, son “Ecce Homo”, est l’aboutissement d’une profonde réflexion sur l’amour miséricordieux du Christ pour l’homme, qui conduisit Adam vers une réelle métamorphose spirituelle. Partout où il passait, on notait la cohérence de sa vie avec son idéal chrétien, et il marquait profondément ceux qui le rencontraient.

Convaincu que, pour servir Dieu, il faut Lui dédier et l’art et le talent, il entra en 1880 dans la Compagnie de Jésus (Jésuites) comme frère laïc ; mais il dut interrompre le noviciat au bout de six mois, à cause de sa mauvaise santé.

Ce fut alors une profonde crise spirituelle, qu’il dépassa en commençant une nouvelle vie toute donnée à Dieu et à ses frères. Se trouvant alors chez des parents en Podolia (région de Pologne sous domination russe), il fit connaissance du Tiers-Ordre de saint François, et se mit à visiter les paroisses de la zone, restaurant les tableaux et diffusant l’esprit du Tiers-Ordre parmi la population rurale.

Contraint de quitter la Podolia, il revint à Cracovie où il s’établit non loin des Pères Capucins. Là, il poursuivit son activité de peintre en se donnant en même temps à l’assistance des pauvres, leur destinant ce qu’il gagnait avec ses tableaux.

Sur ses entrefaites, il eutl’occasion de connaître la douloureuse situation de certains mendiants, entassés dans des sortes de dortoirs publics, à Cracovie, et il décida de se porter à leur secours.

Par pur amour de Dieu et du Prochain, Adam renonça au succès que lui donnait la pratique de l’art, au bien-être matériel, aux milieux aristocratiques, et décida d’aller vivre parmi les pauvres, pour les soulager de leurs misères morales et matérielles. Dans leur dignité foulée aux pieds, il voyait le Visage du Christ outragé, et voulait, en eux, Lui redonner Sa dignité.

C’est ainsi que, le 25 août 1887, il endossa une bure grise, prit le nom de Frère Albert et, un an après, avec la permission du Cardinal Dunajewski, prononça les vœux de tertiaire franciscain : c’est là qu’en 1888 commença la Congrégation des Frères du Tiers-Ordre de saint François, Serviteurs des Pauvres. Ceux-ci prirent en charge le dortoir des hommes. Puis ce fut le tour du dortoir des femmes, pris en charge par la branche féminine de la Congrégation, en 1891, sous la maternelle direction de la Servante de Dieu, la Sœur Bernardyna Jabkonska.

Avec sa double Congrégation, dans un esprit de totale disponibilité, il se mit au service des plus pauvres, des déshérités, des laissés-pour-compte, des marginaux et des vagabonds. Il organisa pour eux des maisons d’assistance matérielle et morale, en leur offrant la possibilité d’assumer librement de petits travaux d’artisanat, aux côtés des frères et des sœurs, sous un même toit, leur permettant ainsi de gagner de quoi vivre.

Malgré son invalidité et la prothèse plutôt rudimentaire qu’il portait, il voyageait beaucoup pour fonder de nouveaux refuges en d’autres villes de Pologne, comme aussi pour rendre visite aux maisons religieuses. Ces maisons étaient ouvertes à tous, sans distinction de nationalité ou de religion. En outre, il ouvrit aussi des maisons et des orphelinats pour les enfants et les jeunes, des asiles pour les vieillards et les malades incurables, des soupes populaires. Pendant la première Guerre Mondiale, il envoya ses Sœurs dans les hôpitaux militaires et même aux abords des champs de bataille.

De son vivant, ce furent ainsi vingt-et-une maisons religieuses qui s’ouvrirent, où travaillaient quarante Frères et cent-vingt Sœurs.

Par sa vie exemplaire, il enseigna qu’ il faut être bon comme le pain… que chacun peut prendre pour satisfaire sa faim. Il sut montrer à ses religieux comment vivre dans la plus grande pauvreté évangélique, selon l’exemple de s.François d’Assise. Il confia son œuvre caritative à la Providence divine avec une confiance totale. Sa force lui venait par la prière, l’Eucharistie et l’union au Mystère de la Croix.

Rongé par le cancer à l’estomac, il mourut à Cracovie le jour de Noël 1916, au même endroit où étaient accueillis les pauvres. Avant de mourir, montrant la Vierge de Czestochowa, il dit aux Frères et aux Sœurs : C’est cette Vierge qui est votre Fondatrice, ne l’oubliez pas ; et encore : Avant toute chose, vivez dans la pauvreté.

Ceux qui l’ont rencontré et connu ont gardé de lui un merveilleux témoignage de foi et de charité. A Cracovie et dans toute la Pologne, on l’appelle le Père des Pauvres et aussi le saint François polonais du XXe siècle, pour son esprit de réelle pauvreté évangélique.

L’histoire de l’Eglise est vraiment marquée par l’exemple de Frère Albert. Non seulement il a donné son vrai sens à l’Evangile de la miséricorde du Christ, mais il le reçut dans son cœur et le vécut avec la plus profonde intensité.

Aujourd’hui, les Frères et les Sœurs “Albertins” poursuivent le charisme de leur Fondateur en Pologne, mais les Sœurs sont aussi présentes en Italie, aux Etats-Unis et en Amérique Latine.

Frère Albert a été béatifié le 22 juin 1983 et canonisé le 12 novembre 1989 à Rome.

Partager cet article

Repost0
25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 00:00

Anastasia

4e siècle

 

La Martyre Anastasia a une Passio qui nous laisse un peu déconcertés, à cause des invraisemblances accumulées, dans les dates, dans les lieux et dans les noms.

Il semblerait qu’Anastasia vivait sous Dioclétien, qui fut empereur de 284 à 305. Or Dioclétien avait établi son siège en Orient, laissant l’Occident à Maximien.

Anastasie est dénoncée à Dioclétien pour avoir visité des Chrétiens en prison, et enseveli leurs corps. C’est à Sirmium (dans l’actuelle Serbie) où était en déplacement Dioclétien, qu’elle est arrêtée.

C’est probablement là aussi qu’elle est martyrisée, attachée à un poteau et brûlée vive, le 25 décembre.

De savantes recherches archéologiques exécutées à Rome sous la basilique de Sainte-Anastasie, révéleraient que cette basilique remonterait déjà au 3e siècle, et qu’elle aurait été construite sur (ou dans) la propriété d’une riche Anastasie, homonyme de notre Martyre mais dont on ignore tout de la vie.

On fêtait donc en cette basilique la martyre Anastasie, à son dies natalis, le 25 décembre. La messe y était célébrée au petit matin, entre la messe de la nuit de Noël et la messe du jour, ce qui finit par donner lieu à la messe de l’aurore, à l’heure où les bergers vinrent adorer l’Enfant-Jésus ; cette messe finit par supplanter peu à peu la mémoire de sainte Anastasie. Au 9e siècle, il existait encore deux formulaires de messe pour le matin de Noël, l’une de Noël, l’autre de sainte Anastasie, et l’Eglise de Rome fit savoir que Là où il y a des reliques de sainte Anastasie, ou son corps, on dit les oraisons de sainte Anastasie selon la coutume romaine, là où il n’y en a pas, on dit celles de l’Incarnation du Seigneur. Le mot Incarnation est impropre ici, car elle eut lieu le 25 mars, jour de l’Annonciation ; il faudrait lui préférer le mot Naissance.

Sainte Anastasie est mentionnée dans la prière Nobis quoque peccatoribus du Canon Romain de la messe.

Le Martyrologe Romain cite sainte Anastasia, comme martyre à Sirmium, au 25 décembre.

 

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

Youssef Charbel Makhlouf

1828-1898

 

Youssef Antoun (Joseph Antoine) reçut une éducation très pieuse dans son village familial de Bekaa Kafra (Liban nord), où il naquit le 8 mai 1828, un des cinq enfants de Antoun Zaarour Makhlouf et Brigitta Chidiac. 

Antoun, le papa, était un cocher, et mourut en 1831 au retour d’une corvée au service de l’armée turque. La maman se remaria avec Lahoud Ibrahim, un saint homme, qui devint lui-même le curé du village, sous le nom de Abdelahad.

La parenté de Youssef comptait aussi deux moines ermites. Toute cette sainte ambiance marqua profondément le petit garçon pendant toute son enfance.

Il apprit le syriaque et l’arabe à l’école.

Très orienté vers la prière solitaire, il conduisait souvent son petit troupeau vers une grotte où il avait exposé une icône de la Vierge Marie. Là, il priait tout le temps qu’il avait.

Il rejoignit en 1851 le monastère Notre-Dame de Maifouk, puis celui de Saint-Maron à Annaya (Beirouth) où il entra dans l’Ordre libanais maronite, prenant le nom de Charbel, par référence à un martyr de l’église d’Antioche du 2e siècle.

En 1853, le 1er novembre, il prononça ses vœux, puis alla étudier la philosophie et la théologie au monastère des Saints-Kobrianous-et-Justine à Kfifan (Batroun) et fut ordonné prêtre en 1859.

Il continua de suivre les conseils d’un saint moine, Nehemtallah Kassab Elhardiny, canonisé dans l’Eglise d’Antioche.

Après seize années passées à Annaya, il opta pour une vie plus retirée encore et demanda à rejoindre l’ermitage des Saint-Pierre-et-Paul, proche du monastère. Le supérieur hésitait à lui concéder cette permission, d’ordinaire rarement accordée. Pour convaincre le supérieur, Charbel demanda au sacristain de remplir la lampe du sanctuaire avec de l’eau à la place de l’huile : la lampe fonctionna quand même. Ce fut le premier miracle de Charbel, qui bien sûr obtint la permission demandée.

Toute la journée, il priait et adorait. Il ne sortira presque jamais de cet ermitage, pendant les vingt-trois années restantes de sa vie.

Le 16 décembre 1898, un accident cardio-vasculaire le frappa durant la célébration de la messe. Paralysé, il connut pendant huit jours une douloureuse agonie, et rendit son âme à Dieu le 24 décembre 1898.

Le jour de l’enterrement, il neigeait si fort qu’on n’y voyait rien. Dès qu’on commença à transporter le corps du saint moine, le temps s’éclaircit. 

Quelques mois plus tard, une belle lumière enveloppa la tombe. On s’aperçut que le corps était resté intact et suintait un mystérieux liquide huileux. Par la suite, on changea plusieurs fois les vêtements du père Makhlouf pour lui en remettre de propres, mais toujours le suintement continua, et continue encore, sans jamais aucune infection. Les experts n’ont jamais trouvé d’explication au phénomène. Des guérisons constantes et multipliées se produisirent : on en enregistra des dizaines de milliers, seulement au Liban, sans compter les autres de par le monde.

Un des miracles récents les plus célèbres fut la guérison inexplicable et étonnante d’une femme de cinquante-cinq ans, paralysée. En rêve, le 22 janvier 1993, elle vit deux moines auprès d’elle : l’un, qui se présenta comme saint Charbel, posa délicatement ses mains autour du cou pour «l’opérer», tandis que l’autre lui glissait un oreiller pour la soutenir. A son réveil, elle constata des cicatrices à son cou, et pouvait marcher normalement. Le lendemain, nouveau rêve, où saint Charbel lui expliquait qu’il avait fait cette «opération» pour faire comprendre aux Libanais qu’ils devaient retrouver la foi ; il lui demandait d’assister désormais à la messe chaque 22 du mois. 

Un autre «signe», non miraculeux en soi, mais non moins remarquable fut, dans les premières années du 20e siècle, une photographie des moines présents au monastère. Développée, la photographie faisait apparaître un moine de plus, que personne ne connaissait… sauf le plus ancien du monastère qui s’écria : Tiens ! le père Charbel ! La photographie, datée, peut encore être vue dans le monastère.

Ces signes de Dieu aboutirent à la béatification en 1965, et à la canonisation en 1977.

Le dies natalis est au 24 décembre, mais saint Charbel (on trouve aussi Sharbel) est vénéré au calendrier romain le 24 juillet. En effet, la liturgie ne célèbre pas de fête sanctorale en la vigile de Noël ; on opta pour l’anniversaire de l’ordination sacerdotale de saint Charbel, le 23 juillet ; mais ce jour-là est la fête de sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l’Europe ; aussi, la date retenue fut finalement le 24 juillet.

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

Adula

8e siècle

 

Des incertitudes ont plané sur les documents concernant cette Sainte.

Adula (Adèle) aurait été fille de Dagobert II, et grand-mère de l’évêque saint Grégoire d’Utrecht (voir au 25 août).

A la mort de son époux, elle se fit religieuse et fonda l’abbaye de Pfalzel (Trèves, Allemagne), dont elle fut même abbesse.

Si ces données se vérifiaient, Adèle serait la sœur de sainte Irmine, autre fille de Dagobert II, et fêtée le même jour, morte une trentaine d’années avant Adèle.

Adèle serait morte vers 735, un 24 décembre.

Elle n’est pas mentionnée au Martyrologe romain actuel.

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

Jan de Kęty

1390-1473

 

Jan (Jean) naquit le 23 ou le 24 juin 1390 à Kęty (Cracovie, Pologne), non loin de l’actuelle Oświęcim (Auschwitz). En français, on écrit d’ordinaire Kenty.

Il était fils de Stanisłas, bourgeois et maire de Kęty, et Ana. Il leur devait une douceur de caractère qu’il montra dès son enfance.

Après ses études de philosophie à l’université Jagellone de Cracovie, il fut ordonné prêtre à trente ans environ. 

Il fut professeur à l’école monastique de Miechow à partir de 1421. Il recopiait des manuscrits avec une ardeur inlassable : on en aurait reproduit en micro-flms plus de dix-huit mille pages. On a aussi retrouvé de lui des fragments de chants à deux voix.

En 1429 il enseigna à l’université de Cracovie la logique, la physique ; il commenta Aristote ; il fut deux fois doyen de la faculté.

En (ou vers) 1420, il entreprit des études approfondies de théologie, il fut bachelier et, plus tard, docteur (1443). Dans l’intervalle, il fut curé de paroisse à Olkuszu (1439), mais peu de temps : il conçut de la crainte pour la responsabilité qu’il portait devant Dieu pour les âmes, et demanda à être déchargé de cette mission, pour retourner à l’enseignement. 

En dehors de la prédication et de l’enseignement, Jan priait et se mortifiait. Il dormait peu, mangeait peu, portait un cilice et se frappait avec la discipline. Il s’arrangeait pour être inaperçu dans ses aumônes, par exemple en laissant traîner son manteau pour cacher ses pieds nus. Un jour, la Sainte Vierge lui apparut et lui rendit le manteau qu’il venait de donner à un pauvre transi de froid. 

Les trente dernières années de sa vie, il renonça totalement à la viande ; mais un jour qu’il était vivement tenté d’en manger, il rôtit un morceau qu’il prit dans ses mains en disant : Ô chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise ; la tentation cessa pour toujours.

Lors d’un pèlerinage à Rome, il fut tout dépouillé par des brigands ; ils lui demandèrent enfin s’il n’avait rien d’autre et Jan répondit que non ; mais il se souvint ensuite d’avoir cousu dans son manteau quelques pièces d’or : il héla ses voleurs, et courut leur donner les pièces ; eux, confus, lui rendirent tout ce qu’ils avaient pris.

Il alla quatre fois à Rome, à pied, prier sur le tombeau des Apôtres. Il se rendit aussi à Jérusalem, où il prêcha le Christ crucifié aux Turcs. 

C’est à lui que remonterait la coutume de réserver «la part du pauvre» lors d’un repas : en effet, un pauvre avait frappé à la porte au moment où Jan se trouvait au réfectoire ; il lui fit remettre son repas. D’où la formule rituelle Pauper venit, à laquelle on répond Jesus venit (Un pauvre est venu - C’est Jésus qui est venu).

Il eut des visions célestes, surtout sur la passion du Christ, qui le ravissaient en extases des nuits entières.

Sa vie terrestre cessa la veille de Noël, 24 décembre 1473, peut-être la seule date certaine que nous ayons de sa longue vie. Quant aux miracles qu’il opéra durant sa vie, ils ne cessèrent pas après sa mort.

Il a été béatifié en 1680, canonisé en 1767 et le Martyrologe romain le commémore le 24 décembre. Jan de Kęty a longtemps été fêté le 20 octobre.

Saint Jan de Kęty est le patron de la Pologne. On l’invoque spécialement dans les cas de phtisie et d’épidémies.

 

Un institut de vie consacrée a été fondé récemment à Chicago sous l’appellation de Chanoines Réguliers de Saint-Jan-de-Kęty (Canons Regular of St. John Cantius ou Society of St. John Cantius), avec pour mission de redécouvrir le sens du sacré dans la liturgie et la culture catholique.

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

 

Ignacio Caselles García

1874-1936

 

Né le 18 novembre 1874 à Gata de Gorgos (Alicante, Espagne), de Vicente Caselles Boronat et Antonia García Durá, qui eurent sept enfants : l’un d’eux mourut très petit, et notre Ignacio en reprit le prénom.

Les enfants s’appelèrent : Bernardo (futur capucin aussi), Ignacio (qui mourra tout petit), Ignacio (le nôtre), Juan Bautista, Francisco, Antonio.

Le baptême d’Ignacio eut lieu le lendemain de sa naissance, et, on a trouvé en marge du registre de son baptême le mot capucin, ajouté plus tard par le curé. On y lit également quelques remarques : Ignacio vint servir la messe très jeune déjà, toujours premier servant, puis sacristain.

A douze ans, il entra au collège séraphique des Capucins de Orihuela, passa par le couvent de Masamagrell et fit la profession à Orihuela en 1892, prenant le nom de Juan Crisóstomo. Il fut ordonné prêtre en 1899.

Après quelques années à Ollería (Valencia), il revint à Orihuela, où il exerça le ministère pendant trente-six ans : confesseur, directeur spirituel et confesseur au séminaire diocésain.

On l’appelait gentiment Père Jeannot (Padre Juanito), en raison de sa petite taille.

Il répandait avec assiduité la dévotion des trois Je vous salue Marie quotidiens.

Lors des hostilités de 1936, il put se cacher quelques mois.

Découvert, arrêté le 24 décembre, il fut insulté toute la journée de cette veille de Noël. Le soir même, il fut conduit sur la route Arneva-Hurchillo, et fusillé : telle fut sa «nuit de Noël», qu’il passa dans la gloire du Ressuscité.

Le père Juan Crisóstomo a été béatifié en 2013.

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

Bartolomeo Maria Del Monte

1726-1778

 

Né le 3 novembre 1726 à Bologne (Italie), Bartolomeo était le cinquième enfant de parents aisés de cette ville, mais ses quatre aînés étaient morts à la naissance, de sorte qu’Anna Maria Bassani, la maman, avait fait un vœu particulier à saint Francesco de Paola (voir au 2 avril) pour avoir un fils.

L’enfant fut baptisé dès le 4 janvier, sous les noms de Bartolomeo, Carlo, Maria, Melchiorre ; il reçut la Confirmation vers sept ans, des mains d’un certain Prospero Lambertini, futur pape Benoît XIV. Puis il fréquenta le collège des Jésuites.

Quand sa vocation mûrit, le garçon rencontra la forte opposition de son père, mais devenu majeur, il se prépara décidément au sacerdoce, voulant suivre les traces du grand prédicateur saint Leonardo de Porto Maurizio (voir au 26 novembre).

Il fut ordonné prêtre en 1749 et reçut en 1751 le doctorat en théologie.

Il se dédia à la prédication dans les paroisses du diocèse puis, invité toujours plus loin, parcourut les diocèses de toute l’Italie centrale et septentrionale : les missions de paroisses, les prédications de carême, les retraites au clergé, par centaines, obtinrent des conversions et des réconciliations nombreuses.

Sa parole était précise, exigeante, mais sans rigueur excessive, au point qu’on l’appela le missionnaire de la discrétion. Il invoquait particulièrement la Mère de Dieu sous le vocable de Mère de la Miséricorde.

En 1774, c’est lui qui fut chargé de prêcher à Rome le retraite préparatoire à l’Année Sainte pour le clergé.

Le pape voulait le retenir à Rome, mais il refusa. Le cardinal de Bologne l’avait nommé recteur du séminaire, il refusa aussi, humblement, pour rester libre de prêcher encore d’autres missions.

Plein de zèle missionnaire, il s’offrit pour les missions en Inde, mais désormais sa santé était trop affaiblie par ses continuels voyages par tous les temps et sur toutes les routes cahoteuses.

Avec son héritage, il fonda ainsi la Pieuse Œuvre des Missions, pour consolider son apostolat et celui d’autres prêtres qui auraient suivi son exemple. Pour eux il écrivit divers ouvrages, en particulier Jésus, dans le cœur du prêtre séculier et régulier (considérations pour chaque jour du mois), qui fut édité plusieurs années de suite et sera finalement imprimé par la Typographie vaticane en 1906.

Vers octobre de 1778, il annonça qu’il mourrait dans deux mois, la nuit de Noël, ce qui arriva : le 15 décembre, il ne put achever la célébration de la Messe ; survinrent des complications pulmonaires ; l’apôtre s’éteignit au soir du 24 décembre 1778, à Bologne.

Bartolomeo Maria fut béatifié en 1997.

 

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

Costanza Cerioli

1816-1865

 

Cette vaillante mère de famille naquit le 28 janvier 1816 à Soncino (Crémone, Italie nord), dernière des seize enfants de Francesco Cerioli et Francesca Corniani, des parents nobles et aisés.

A dix ans elle fut confiée aux Visitandines de Alzano, où elle développa ses dons naturels d’intelligence et de service fraternel, mais aussi où elle souffrit beaucoup de l’éloignement de la famille et s’habitua à se confier en Dieu seul.

En 1835, elle épousa - ou plutôt on lui fit épouser - un comte de soixante ans, avec lequel elle habita à Comonte. Son mari n’avait pas le caractère facile, ni une santé florissante, encore moins une foi débordante : elle l’assista fidèlement.

De ses trois enfants, l’un mourut à la naissance, l’autre à un an, le troisième à seize ans. Ce dernier, Carlo, peu avant de mourir, prédit à sa mère qu’elle aurait beaucoup d’enfants.

Veuve à la Noël de 1854, elle était encore vigoureuse, héritait de la fortune de son mari et voulut s’employer à faire du bien. 

Elle reçut chez elle deux orphelines, puis d’autres, puis des collaboratrices pour se faire aider, donnant ainsi naissance, le 8 décembre 1857, à une Œuvre nouvelle : l’Institut de la Sainte Famille.

Elle consacra ainsi toute sa forture et vendit tous ses bijoux, pour cette œuvre. Elle fit le vœu de chasteté et prit le nom de Paola Elisabetta.

Elle fonda ensuite l’institut masculin des Frères de la Sainte Famille, en 1863.

Le céleste Protecteur de ce double institut fut saint Joseph.

Après cette courte mais intense vie de charité, Costanza s’éteignit brusquement, chez elle à Comonte, le 24 décembre 1865.

Elle fut béatifiée en 1950, canonisée en 2004.

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

Pablo Meléndez Gonzalo

1876-1936

 

Pablo (Paul) naquit le 7 novembre 1876, aîné des sept enfants d’une famille très chrétienne, qui le fit baptiser le 9 novembre suivant.

A quatorze ans, il «perdit» son père et dut consacrer tout son temps libre pour aider sa mère à élever ses petits frères et sœurs.

A quinze ans, il s’inscrivit dans les rangs d’une congrégation mariale et participa bientôt à l’adoration nocturne du Saint-Sacrement.

Son amour pour l’Eucharistie le portait à la recevoir chaque jour à la messe. Puis, animé par cette force céleste, il allait visiter le Christ dans les malades.

Il fit des études de droit à Valencia, collaborant toujours à l’Action Catholique, dont il fut président pour la zone de Valencia.

Une fois avocat, il écrivit des articles dans les journaux, et fut même directeur de Las Provincias.

Il épousa en 1904 Dolores Boscá, qui mettra au monde dix enfants (Pablo, Antonio, Alberto, Rafael, Carlos, María Teresa, María Desamparados, María Luisa, Josefa, María Dolores).

Il s’engagea dans la politique, comme membre de la Ligue Catholique, et recouvrit quelques charges publiques, donnant toujours le témoignage d’une vie chrétienne sans compromis, et la préférence pour la moralité publique et les intérêts de l’Eglise.

Mais à Valence, on n’aimait pas les gens qui sentaient l’encens : dès 1931, les incidents commencèrent, reprirent en 1934, et explosèrent en 1936.

En juillet 1936, Pablo se trouvait à Paterna : on fouilla sa maison une première fois. Il se transféra à Valencia : impossible de trouver où se cacher, et de plus, il dut s’occuper de faire hospitaliser son fils Carlos. On lui proposa la fuite, il refusa, surtout pour son fils malade.

Le 25 octobre, on vint l’arrêter, avec son fils Alberto. On lui demanda : Vous êtes catholique ? Il répondit : Je suis catholique, apostolique et romain.

Le mandat d’arrêt provenait du Conseil Provincial de Vigilance Antifasciste : Monsieur Meléndez était catholique. C’était là tout son «crime» !

En prison, il dit à Alberto : Si la Providence nous destine au martyre, on nous fusillera, sinon on restera libres. Et aussi : C’est Dieu qui a permis que nous fussions ici. J’ai ordonné à ma famille de ne rien faire pour ma liberté. Je demande seulement à Dieu de me donner son amour et sa grâce, et cela me suffit.

Il répète encore cette phrase quand on lui annonce la mort de Carlos, son fils.

Au matin du 24 décembre, on fait sortir Pablo et Alberto, et on va les fusiller immédiatement, sur la route de Castellar (Valencia). On fait annoncer à la famille qu’on les a «mis en liberté» : une des filles se précipite au cimetière, où elle voit les deux cadavres, criblés de balles.

Le Martyrologe et quelques sources commémorent Pablo au 23 décembre.

Pablo Menéndez Gonzalo a été béatifié en 2001.

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens