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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 00:00

Anrê Trần An Dũng Lạc

1795-1839

 

André était né en 1795 à Kẻ Sở (Bắc Ninh, Vietnam) dans une famille pauvre, déjà catholique.

Petit, il se faisait remarquer par son talent poétique et sa grande mémoire : il retenait déjà un texte par cœur après l’avoir lu deux fois.

A douze ans il reçut le baptême, et le nom de l’apôtre André.

Il fit des études au séminaire et fut ordonné prêtre en 1823.

D’abord vicaire à plusieurs paroisses, il fut ensuite nommé curé à Kẻ Ɖầm.

La persécution éclata dès 1833. En 1835 Anrê dut se cacher à Kẻ Roi.

Il fut plusieurs fois arrêté. La première fois, on ne savait pas qu’il était prêtre et il put être libéré contre rançon. C’est à ce moment qu’il changea de nom et porta celui de Lạc.

Une deuxième fois, il put encore être racheté contre une forte rançon.

Libéré, il alla se confesser au père Phêrô Trưong Văn Thi ; au retour, il fut arrêté une troisième fois le 10 novembre 1839, alors qu’il cherchait à partir à bord d’une barque.

Les deux prêtres furent mis en détention à la prison de Bình Lục, d’abord traités avec assez d’égards, à cause des sentiments bienveillants du chef local, mais ils furent ensuite conduits à Hà Nội pour y être interrogés.

Les interrogatoires ayant été inutiles pour tenter de faire apostasier les deux prêtres, ils furent condamnés à décapitation. Au terme d’un de ces interrogatoires, le juge fit indirectement un éloge marqué de ces deux Confesseurs, disant qu’ Ils sont attachés à leur religion jusqu’à la folie !

En attendant la confirmation royale de la sentence, le père Anrê conquis l’amitié des gardiens, de sorte que les deux prisonniers purent recevoir des visites d’amis et de fidèles qui leur apportaient de la nourriture ; ils partageaient tout cela avec les gardiens, se réservant juste le strict nécessaire pour survivre. Ils ne prenaient de viande que le dimanche, le mardi et le jeudi. 

Chaque jour, dès le petit matin, ils priaient à genoux longuement.

La confirmation de la sentence arriva en décembre. La veille de sa mort, Anrê envoya encore un poème à l’évêque, dans lequel il lui donne rendez-vous au Ciel.

Sur le chemin vers le lieu de l’exécution, Anrê priait, les mains jointes, et chantait des psaumes en latin.

Peu avant l’exécution, les bourreaux lui demandèrent pardon de devoir le décapiter. Anrê leur pardonna, pria encore un instant et inclina la tête pour recevoir le coup de sabre.

Le martyre advint à Ô Cầu Giấy (Sơn Tây, Hà Nội), le 21 décembre 1839.

Anrê Trần An Dũng Lạc fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 00:00

Zéphyrin pape

199-217

 

Les dates ne sont pas sûres pour ce saint pape, le quinzième, qui fut donc sur le siège de Pierre sous les empereurs Septime Sévère et Caracalla.

Il aurait pu avoir été élu pape dès 197. Sa mort aussi, par la décapitation, fut longtemps établie au 26 août, mais ramenée récemment au 20 décembre.

Fils du romain Abundius, il succédait au pape saint Victor 1er.

Pour avoir dirigé l’Eglise pendant presque vingt ans, il ne nous est cependant pas très bien connu. 

Le Liber Pontificalis lui attribue la consécration de huit évêques, neuf prêtres et sept diacres. En outre il excommunia Montan et ses disciples, avec leur doctrine ; il prit parti contre Hippolyte, qu’on accusait de dithéisme et de trithéisme (donc de doctrine trinitaire erronée), et choisit pour diacre Calliste, qui devait lui succéder comme pape (voir au 14 octobre).

Dans le même Liber Pontificalis, un passage assez obscur semble vouloir attribuer au pape Zéphyrin l’institution d’un rite concernant l’Eucharistie : les prêtres devaient entourer l’évêque lors de la célébration de la messe, et en recevoir les hosties à distribuer aux fidèles. On sait qu’au 8e siècle, les prêtres assistant à la messe papale, participaient à la fraction du Pain et à la distribution. Dans notre actuelle Concélébration, les concélébrants les plus proches du célébrant principal fractionnent avec lui le Pain Eucharistique (et souvent le distribuent aussi).

Le pape saint Zéphyrin mourut décapité, comme on l’a dit plus haut, et fut enterré sur la Via Appia, un 25 août, toujours d’après le Liber Pontificalis. Il y eut peut-être une première inhumation, provisoire, du Martyr, qui fut ensuite transféré à la catacombe quelques mois plus tard.

Et ce fut saint Calliste 1er qui lui succéda.

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 00:00

Domingo de Silos

1000-1073

 

Domingo (Dominique) naquit vers l’an 1000, à Cañas (Rioja, Navarre, Espagne). Sa destinée de pasteur d’âmes commença par le faire garder les brebis du troupeau paternel. D’après les récits de ses apparitions, il serait resté petit de taille.

Ordonné prêtre, il resta d’abord plus d’un an dans sa famille, puis s’en fut en quête de solitude, pendant dix-huit mois.

Il entra chez les moines bénédictins de San Millan (Saint-Emilien), où sa maturité le fit nommer déjà maître des novices, puis il fut chargé de restaurer un prieuré dans son pays, à Sainte-Marie de Cañas.

Y ayant travaillé pendant deux ans, il appela alors l’évêque pour consacrer l’église. Ce dernier fut choqué d’y voir deux femmes, qui s’avéraient être la mère et la sœur de notre Domingo. Mais l’évêque ne voulait rien savoir et s’en allait. Et voilà que sa monture se refusait à rebrousser chemin, comme l’ânesse de Balaam (cf. Nb 22:22sq). L’évêque consacra l’église.

Domingo fut rappelé à San Millan, où il fut alors prieur. 

Le prince de Navarre prétendit recevoir des moines un impôt très lourd. Comme le prieur s’y opposait doucement et nettement, le prince menaça de lui faire couper la langue et crever les yeux ; Domingo fut vite expédié dans un autre petit prieuré isolé, où le prince le retrouva. Alors Domingo se présenta à Ferdinand de Castille, qui l’accueillit dans son palais, le protégea et lui donna ensuite le monastère San Sebastian, à Silos ; c’était le 14 janvier 1041.

Domingo commença par y rétablir la laus divina, le chant des moines. Il aurait eu à ce moment-là la vision d’un ange qui lui promettait trois couronnes : l’une pour avoir quitté le monde, l’autre pour avoir bâti Sainte-Marie-de-Cañas et avoir gardé la chasteté, la troisième pour avoir restauré la vie monastique de Silos.

Le monastère s’enrichit d’une belle église (qui fut malheureusement détruite en 1750), de deux cloîtres, de terrains donnés par les seigneurs, d’une importante bibliothèque. De plus, il put libérer quantité de chrétiens prisonniers des Maures, ce qui le rendit très populaire en Espagne.

Domingo fut en outre célèbre par ses miracles : guérisons, libération de possédés, conversions.

Il restaura le culte de saint Vicente et ses deux sœurs, Sabina et Cristeta, martyrs d’Avila (v. 28 octobre). Il assista à la translation des reliques de saint Isidore (v. 4 avril).

Après sa mort (20 décembre 1073), il apparut plusieurs fois et obtint des miracles nombreux, ce qui fit qu’il fut bientôt vénéré dans toute l’Espagne. Il fut inscrit au Martyrologe en 1748.

Le monastère de Silos prit peu à peu le nom de San Domingo, beaucoup d’églises se mirent sous son vocable, et on recourut à son intercession pour la libération des captifs (puis pour d’heureuses naissances).

L’abbaye fut supprimée en 1835, restaurée en 1880 et fait partie de la congrégation de Solesmes. Elle est prospère et ses enregistrements donnent une belle idée du chant des moines.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 00:00

4e dimanche de l’Avent - B

 

Pour ce quatrième et dernier dimanche de l’Avent, si proche de la fête de Noël, l’Eglise propose à notre méditation une des prophéties annonçant la naissance du Christ, et un évangile de l’enfance du Christ, en l’occurence, cette année, le récit de l’Annonciation.

*       *       *

Qu’il est impressionnant de penser que Nathan vint annoncer à David cette bienheureuse perspective de la Maison de David, de ce Trône éternel, environ dix siècles - mille ans, avant la naissance du Sauveur !

Nathan lui-même n’en avait pas eu l'intuition, puisque dans un premier temps, il répond à David qu'il peut faire tout ce qu'il a l'intention de faire, en l'occurence, construire un Temple magnifique pour abriter l'Arche d'Alliance du Seigneur.

Dieu "corrige" donc le projet de Nathan et de David : ce n'est pas David qui construira le Temple (ce sera d’ailleurs son fils Salomon), mais Dieu construira Lui-même le vrai temple, cette immense famille : le Christ viendra, pour fonder l’Eglise, ce Temple vivant où pourront entrer toutes les nations. David sera à jamais la souche de la lignée du Sauveur : un Nom exceptionnel, une stabilité à toute épreuve, un peuple désormais tranquille, et surtout une descendance royale stable pour toujours. 

Il n’est pas possible que celui qui lit avec bonne foi les paroles de cette prophétie, ne voie tout d’abord qu’elle regarde le Salomon spirituel fondant l’Eglise spirituelle, l’Eglise qui durera autant que les siècles, plutôt que le Salomon typique construisant le temple de Jérusalem, temple périssable et à jamais ruiné.

On se souviendra que Salomon signifie prince de la paix, une des qualifications typiques du Messie.

Le Salomon historique, qui a commencé à régner du vivant de son père, ne peut pas être, dans l’exacte application, celui que Dieu a promis à David de lui susciter après qu’il aura accompli ses jours et quand il reposera déjà avec ses pères ; il ne peut pas être celui dont le règne doit être affermi et durer jusqu’à l’éternité. 

Mais il s’agit bien du Messie, du Fils de Dieu, qui offrira son corps adorable en temple vraiment et seul digne de la Divinité, ce temple qu’il promit de rétablir le troisième jour après sa destruction (cf. Jn 2:19), ce qu’il exécuta par sa glorieuse résurrection d’entre les morts.

Mais pour être Dieu il n’en est pas moins homme ; et dans cette dernière qualité, quoique impeccable de sa nature, il s’est mis en état de péché, en se chargeant volontairement de toutes nos iniquités (cf. 2 Co 5:21 et Ga 3:13).

A ces considérations, nous allons ajouter quelques mots d’un ancien Rabbin, Isaac Abarbanel (1437-1508), qui relate ceci : 

Il y en a qui appliquent cette vision aux jours du Messie qui sera de la postérité de David. Et c’est lui qui bâtira le temple de Dieu, et qui aura cette royauté stable qu’il ne perdra jamais… Et David aussi dit au Seigneur, dans ses actions de grâces : Et tu as fait aussi des promesses à la maison de ton serviteur pour les temps éloignés. Allusion au Messie fils de David.

Nous pourrions en effet rester perplexes en examinant l’héritage historique de David, ces rois qui ne firent qu'ajouter péchés sur péchés, cette terre de Juda sans cesse conquise et reconquise. Mais nous pouvons lire à travers les lignes de la Sainte Ecriture, que la miséricorde de Dieu agit toujours malgré l'infidélité des hommes, et Sa force s'exerce bien au-delà de la faiblesse des créatures. C'est justement là la preuve de l'origine divine de l'Eglise, qui poursuit sa mission spirituelle à travers tous les siècles, malgré l'infidélité permanente, la constante inconstance de chaque être humain.

Les historiens se complaisent à relever les chutes, les écarts, les trahisons des rois, des princes, des grands, de certains membres de l’Eglise aussi, hélas. En cela ils disent des choses vraies, mais s'ils voulaient être de vrais historiens, ils devraient aussi relater les exemples de grande sainteté d'autres rois, d'autres princes, d'autres grands de ce monde, les milliers de prêtres et de missionaires fidèles, de toute époque, de chaque siècle, qui ont allumé partout sur la terre de petites lumières - parfois héroïques - de bonté, d'humilité, de sourire, de fidélité, grâces auxquelles l'amour de Dieu continue de se manifester aux hommes de bonne volonté.

*       *       *

 Avec ses mots poétiques et inspirés, non moins solennels, David chante encore cette promesse dans le psaume 88 qui suit la lecture. David "entrevoit" la réalisation de la promesse de Dieu, il "voit" le Fils de Dieu, le Christ, qui sera un de ses descendants. Dieu l’a juré ! Cette dynastie sera pour toujours (l’expression revient deux fois).

Le roc divin revient aussi, rappelant le roc du désert d’où jaillit l’eau vive, et qui sera finalement l’Eglise, bâtie solidement sur le Christ. C’est de ce roc, de cette pierre stable, que Simon recevra son nom de Pierre.

*       *       *

Si ce mystère était resté mystérieux pour une partie d’Israël et pour beaucoup de peuples dans le monde, maintenant la naissance du Christ sera l’occasion, nous dit saint Paul, de la révéler à tous les hommes.

On pourra lire toute cette épître aux Chrétiens de Rome, dans laquelle Paul démontre que, désormais, les hommes n’ont plus d’excuses à ne pas croire. Jésus l’avait proclamé : Il n’y a rien de caché qui ne doive être proclamé (Lc 8:17).

Déjà, les rabbins de l’ancienne Synagogue savaient interpréter avec précision les prophéties qui parlaient du Messie. Ceux qui Le reconnurent furent parmi les premiers Chrétiens ; ceux qui Le refusèrent, furent parmi ses accusateurs lors de la Passion ; ils se sont condamnés eux-mêmes par leur obstination.

*       *       *

Une autre prophétie qui bouleversera aussi les desseins humains, est l'annonce de l'ange Gabriel à Marie. Cette toute jeune fille, à peine sortie de l'adolescence, désirait vivre toute sa vie dans la virginité et s'était consacrée à Dieu. Joseph, son fiancé, désirait aussi vivre dans cette stable et sainte chasteté. Et voilà que Marie va concevoir, elle accepte une mission inouïe, elle portera en elle l'Héritier de David, le Prince de la Paix, le Fils de Dieu Lui-même… 

Dans son humilité, elle se trouble, mais Gabriel (dont le nom signifie Force de Dieu) la réconforte et la rassure : c'est l'Esprit de Dieu qui sera à l'œuvre, l'Esprit Saint, Celui qui planait sur les eaux (Gn 1:2) au début de la Création, Celui qui se montrera lors du baptême de Jésus (Lc 3:22), Celui qui se manifestera au jour de la Pentecôte (Ac 2:4).

Le moment de l'Annonciation à Marie et de l'Incarnation du Verbe divin est LE moment historique où commence l'œuvre du Salut de l'homme. Neuf mois avant Noël, nous fêtons en effet cet événement transcendantal, le 25 mars.

*       *       *

Une très ancienne coutume de l'Eglise fut de saluer l'Incarnation du Verbe Eternel par une prière simple et courte, qui marquait les trois moments importants de la journée, au lever, au repas de midi, au coucher : la prière de l'Angelus, qu'un tableau célèbre a illustré. C'est cette prière que sonne la cloche de l'église en maints endroits encore. Trois petits versets, trois Ave, achevés par une courte prière (celle de ce jour), voilà une dévotion qui serait très facile à instaurer dans nos familles chrétiennes. La voici : 

 

 R/ L'Ange du Seigneur porta l'annonce à Marie,

 V/ Et elle conçut du Saint Esprit.   

    Je vous salue, Marie…

 R/ Je suis la servante du Seigneur,

 V/ Qu'il me soit fait selon ta parole.  

 Je vous salue, Marie…

 R/ Et le Verbe se fit chair,

 V/ Et il habita parmi nous.     

Je vous salue, Marie…

 

 Prie pour nous, sainte Mère de Dieu,

 Pour que nous devenions dignes des promesses de Christ.

 

 Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu'à la gloire de la résurrection. Par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 00:00

Michał Piaszczyński

1885-1940

 

Michał était né le 1er novembre 1885 à Lomza (Pologne).

Il était directeur spirituel au séminaire à Lomza, et comme tel était classé comme «influent», et donc dangereux. En outre, il avait invité des rabbins pour promouvoir un dialogue interconfessionnel.

Arrêté pour avoir commis le délit d’être prêtre, il fut déporté au camp de Sachsenhausen.

Il a été rapporté qu’un Juif présent dans ce camp avait rendu ce témoignage sur l’abbé Michał Piaszczynski : 

Ce juif affirma qu’une seule fois il put manger à sa faim dans le camp, parce que ce jour-là Michał Piaszczyński lui donna sa ration quotidienne de pain. Le Juif, en la recevant, dit au prêtre : Vous, les Catholiques, vous croyez que le Christ est présent sous l’espèce du pain. Et moi je pense que ce pain {que vous me donnez, ndt} est le Christ qui vous a demandé de le partager avec moi.

Michał mourut dans ce camp le 20 décembre 1940.

Il fait partie des cent-huit Martyrs polonais béatifiés en 1999.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 00:00

Tôma Nguyễn Văn Đệ

1811-1839

 

Tôma était né vers 1811 à Bồ Trang (Thái Bình, Vietnam).

De famille chrétienne, il vivait juste à côté de l’église, qu’il fréquentait fidèlement.

Il devint tailleur et rendait service avec plaisir : c’est lui qui préparait toutes sortes de décorations pour l’église, drapeaux, tentures, etc.

Il se maria et eut trois enfants.

Le 29 juin 1838, lors de l’encerclement de la maison par les soldats, il commença par se cacher derrière la maison mais, ne pouvant éviter d’être pris, embrassa sa femme et ses enfants. 

Quand on voulut l’obliger à marcher sur la Croix, il s’agenouilla et pria à haute voix : Seigneur, je ne marcherai jamais sur Ton visage. 

 

On pourra utilement lire la notice de Đaminh Bùi Văn Úy, son compagnon de prison et de martyre.

Rappelons que la sentence fut exécutée par la strangulation, à Cố Mễ (Bắc Ninh), le 19 décembre 1839.

Tôma fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 00:00

Urbain V

1362-1370

 

Guillaume de Grimoard était fils de Guillaume, sire de Grisac et d’Amphélise de Montferrand, excellente chrétienne. Il naquit en 1310 au château de Grisac (Lozère).

Ses études furent soignées et brillantes : Montpellier, Toulouse, Avignon, Paris, et il fut reçu docteur en droit en 1342.

Il entra chez les Bénédictins de Chirac (près de Mende) et émit profession à l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

Outre qu’enseigner le droit dans les universités, il fut vicaire général à Clermont et Uzès, abbé de Saint-Germain d’Auxerre puis de Saint-Victor de Marseille, chargé de plusieurs légations en Italie.

Lors de sa dernière légation, on lui fait savoir que le conclave l’a élu pour succéder à Innocent VI : il devenait ainsi le deux-centième pape.

Les papes habitaient en Avignon depuis 1309, et Guillaume dut rejoindre la «cité papale» française où il fut couronné, et prit le nom d’Urbain V.

Moine il était, moine il resta. Il se confessait chaque matin avant de célébrer la messe, jeûnait volontiers, secourait les malades et les pauvres autant qu’il pouvait (et parfois au-delà), se cultivait beaucoup par la lecture, dormait tout habillé sur la dure ; la nuit, on l’entendait gémir et prier.

Il promut beaucoup les universités, en France et ailleurs, en créant quelques-unes et développant quelques autres ; il fonda des bourses d’études pour cent étudiants. Il fit des travaux en Avignon, à Marseille, à Mende.

Il condamna derechef l’usure et la simonie.

Il s’efforça de reprendre au tyran milanais (Bernabo Visconti) certaines places des Etats pontificaux, mais il se ruina plutôt qu’il ne réussit vraiment dans son effort de pacification.

Sur les instances de sainte Brigitte de Suède, il revint un moment à Rome, où il fut assez bien accueilli. Il y canonisa Elzéar de Sabran (1369) (voir au 27 septembre), couronna l’impératrice et reçut l’abjuration de l’empereur de Byzance, Jean V Paléologue ; il souhaitait une réunion entre les Eglises d’Orient et d’Occident : il put au moins travailler à leur rapprochement.

Pour réconcilier la France et l’Angleterre, il crut bon de revenir en Avignon : sainte Brigitte l’avertit que s’il y retournait, il y mourrait, ce qui arriva bientôt.

Urbain V mourut le 19 décembre 1370 en Avignon.

Son «erreur» de quitter Rome ne l’empêcha pas toutefois d’opérer des miracles, dont le dossier fut constitué une trentaine d’années après sa mort, et finit par aboutir à la béatification, beaucoup plus tard, en 1870.

Son successeur fut Grégoire XI, qui ramena officiellement à Rome le siège de la papauté.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 00:00

Anastase 1er

399-401

 

Successeur de saint Sirice, Anastase 1er était romain, de la noble famille des Massimi.

Ce fut le trente-neuvième pape et il régna deux années et quelques jours. 

Deux de ses grands amis furent ses conseillers : l’évêque Théophile d’Alexandrie, et surtout saint Jérôme, qui avait traduit en latin la Bible du temps de saint Damase 1er (†384).

Le pape Anastase 1er eut l’occasion d’écrire une épître contre l’origénisme (doctrine prétendument appuyée sur les principes d’Origène), et une autre contre les donatistes d’Afrique.

Il eut aussi de bonnes relations avec saint Paulin de Nole.

Il décréta qu’à la messe, les prêtres se tiendraient debout, la tête inclinée, durant la proclamation de l’évangile. Cette indication du Liber Pontificalis ne semble pas très claire.

Il fit aussi bâtir à Rome une basilique, dite Crescentiana, qu’on n’a pas retrouvée.

Anciennement fêté au 27 avril, son anniversaire est maintenant reporté au 19 décembre, qui semble être son réel dies natalis, retenu par le Martyrologe Romain.

Le successeur d’Anastase 1er fut saint Innocent 1er.

 

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 00:00

Kazimiera Wołowska

1879-1942

 

Kazimiera était d’une famille nombreuse de huit enfants. Elle naquit le 12 octobre 1879 à Lublin (Pologne).

La maman mourra en 1892. Le père, Jozef, a un poste important au Tribunal ; il s’occupe aussi activement de sport, mais travaille intensément dans des œuvres sociales et patriotiques, en lien avec la paroisse et la curie diocésaine. Sa maison est le «Vatican» de Lublin. Il voyage beaucoup à l’étranger.

Kazimiera grandit dans cette ambiance engagée. Elle aura vite ses petits élèves à qui elle enseigne le polonais et l’histoire. Elle-même suspend ses études en raison de la maladie de son frère, qui décède en 1896.

Elle est fiancée à un noble jeune homme, mais une expérience intérieure surnaturelle, à la Toussaint de 1898, la persuade d’entrer dans la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception.  Ce fut alors un dur combat intérieur, jusqu’à ce qu’elle vienne enfin frapper à la porte du couvent  de Jazłowiec en 1900.

Les premières années de vie religieuse sont difficiles ; Kazimiera écrit elle-même : Tous les démons déchirent mon âme. Ayant enfin vaincu les tentations et les doutes, elle fait la profession solennelle en 1909, sous le nom de Maria Marta de Jésus.

A la Supérieure générale, elle écrit : Mon humble désir devant le Seigneur Jésus, est de servir l’Eglise universelle jusqu’à mon dernier souffle.

Elle déploya beaucoup d’activités œcuméniques, caritatives et sociales à Maciejów, Yaroslavl, New Sacz. On venait lui demander conseil : les prêtres, les orthodoxes, les rabbins. Quand le bruit se répandit qu’elle devait quitter Maciejów, la communauté juive exprima son désir de garder Madame Marthe, car sans elle qui serait sauvé de la misère et de l’abandon, comment seraient soignés les malades et les vieillards ?

Pour toutes ses activités patriotiques, elle est décorée de la Croix d’or du mérite.

Kazimiera voyait loin. Déjà en 1933, elle disait à une Sœur : Nous devons êtres prêtes pour le martyre.

A partir de 1939, elle est la supérieure du couvent de Slonim ; elle organise un orphelinat, des écoles. Slonim est successivement occupée par les Bolcheviks et par les Nazis.

Quand éclate la guerre mondiale, elle met sa maison et ses Sœurs au service de ceux qui sont dans le besoin et qui ont faim, elle aide les familles de prisonniers et de soldats tombés sur le champ de bataille ; elle cache des Juifs dans le couvent (dans le grenier, dans la véranda, dans la grange). Même un prêtre allemand la fit prévenir que le couvent était surveillé. Elle fut une première fois arrêtée et interrogée par la Gestapo.

Arrêtée le 18 décembre 1942 par la Gestapo, elle est traînée le lendemain sur une colline proche de Slonim, avec un prêtre (Adam Sztark) et une autre Religieuse (Bogumiła Noiszewska : Maria Ewa de la Providence), où on les exécute après leur avoir intimé l’ordre de se déshabiller.

Selon des témoins (lesquels ?), les derniers mots de Mère Maria Marta furent : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font (cf. Lc 23:34).

Sur cette colline Pietralewicka où reposait le corps de Kazimiera-Maria Marta, les paroissiens érigèrent une grand croix (que les Soviétiques retirèrent ensuite).

Ces deux Religieuses ont leur dies natalis le 19 décembre. Elles ont été béatifiées en 1999. 

Le père jésuite Adam Sztark (1907-1942) a été le premier jésuite polonais à être reconnu Juste parmi les Nations pour son intense activité en faveur des Juifs. Sa cause de béatification a été introduite.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 00:00

Stêphanô Nguyễn Văn Vinh

1813-1839

 

Stêphanô était né vers 1813 à Bồ Trang (Thái Bình, Vietnam).

Il n’était que catéchumène lorsqu’il fut arrêté, mais sa constance démontra qu’il n’était pas inférieur à ceux qui étaient déjà baptisés.

Sa famille était d’une extrême pauvreté.

Il était peu instruit, mais avait appris par l’oreille tout ce qu’on lui avait dit au catéchisme. Il était simple, honnête, très pur. Il resta toujours célibataire. 

En réalité, on ne sait pas la vraie raison pour laquelle il ne reçut pas le baptême sacramentel. Dieu voulait nous rappeler par lui comment recevoir le baptême de sang : le martyre.

Le 29 juin 1838, lors de l’encerclement de la maison par les soldats, il commença par se cacher derrière la maison mais, ne pouvant éviter d’être pris, embrassa sa femme et ses enfants. 

Invité à marcher sur la Croix du Christ, il répondit vaillamment : Je préfère mourir que de marcher sur la Croix, parce que je suis convaincu que c’est Jésus le Maître de la vraie religion.

Quand on l’emmena, il fut durement battu chaque fois qu’il culbutait et tombait. C’est en prison qu’il choisit le nom de Stéphane, en souvenir du premier Martyr de l’Eglise (voir au 26 décembre).

 

On pourra utilement lire la notice de Đaminh Bùi Văn Úy, son compagnon de prison et de martyre, ainsi que celle de Phêrô Nguyễn Văn Tự, qui fut arrêté le même jour que Stêphanô.

Rappelons que la sentence fut exécutée par la strangulation, à Cố Mễ (Bắc Ninh), le 19 décembre 1839.

Stêphanô fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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