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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 00:00

Aggée prophète

6e siècle avant Jésus-Christ

 

Le prophète Aggée est historiquement un des derniers «petits Prophètes», un de ceux qui annoncèrent et vécurent la restauration du Temple après l’exil à Babylone. 

Le nom d’Aggée, calqué sur l’hébreu, signifie mes fêtes, Aggée étant un de ceux qui, fidèle à Dieu, célèbre les fêtes de la Loi. Saint Jérôme commente ainsi le premier verset de cette prophétie, disant que si Dieu a remis «dans la main» d’Aggée sa parole, c’est que celui-ci a les mains pures. 

D’après des traditions, Aggée aurait pu être un prêtre, né à Babylone, revenu encore jeune à Jérusalem ou même ayant prophétisé à Babylone avant le retour d’exil.

Les premiers Juifs rentrés à Jérusalem s’étaient un peu découragés devant les ruines du Temple : Aggée, et Zacharie après lui, viennent au nom de Dieu réveiller leur ardeur. Le Temple sera reconstruit et, s’il n’a pas la splendeur de celui de Salomon, il demeure l’emblème du peuple Juif.

Ce livre très bref - il n’a que deux chapitres - est daté précisément de l’an 2 de Darius, soit 520 avant Jésus-Christ.

Aggée est fêté en Orient comme en Occident le 16 décembre.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Pau García Sánchez

1892-1936

 

Pau (Paul) naquit le 23 mars 1892 à Lleida (ou Lérida, Espagne).

Il entra dans la maison des Salésiens de Huesca en 1917, et commença le noviciat en 1919 à Carbanchel Alto. 

En 1920, il fit la profession comme Frère coopérateur.

Il fut successivement cinq années à Orense, une année à Sarriá, quatre à Gerona, deux encore à Orense, avant d’arriver à Carabanchel Alto.

La maison ayant été prise d’assaut et évacuée par les miliciens le 19 juillet 1936, Pau se réfugia dans une pension qu’il quitta le 25 septembre pour d’autres «cachettes». Il fut un temps avec son Confrère, Ramón Eirín Mayo (voir la notice), et se trouva finalement chez un ancien élève, Martín Moreno. 

Dénoncé, il fut arrêté en même temps que la sœur de Martín, religieuse elle aussi, et tous deux furent conduits à la tchéka, confortablement installée dans le palais épiscopal et où commencèrent de pénibles interrogatoires.

Ensuite, Pau fut conduit au peloton pour être fusillé, mais on ne connaît ni le jour précis ni l’endroit de son martyre. On sait juste que ce fut vers le milieu de décembre.

Comme pour Ramón Eirín Mayo, le dies natalis de Pau est officiellement le 15 décembre 1936. Il fut béatifié en 2007.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Kata Ivanišević

1893-1941

 

Née le 25 novembre 1893, Kata reçut le nom de la Sainte du jour, Catherine d’Alexandrie.

Elle naquit à Staro Petrovo Selo (Nova Gradiška, Croatie) de Nikola et Tera, née Šimunović, et fut baptisée dès le lendemain. 

Cette famille chrétienne comportait onze enfants, dont cinq moururent en bas âge. On priait en famille, on ne manquait jamais la messe du dimanche, et l’on s’y rendait aussi parfois en semaine.

Après quatre années d’école primaire, elle suspendit ses études à cause de la pauvreté de la famille. Elle resta ainsi à la maison, où sa maman observait qu’elle avait «quelque chose» de plus que les autres. Sa sœur aînée dit qu’elle rayonnait de bonté pour tous et qu’elle était un modèle d’obéissance.

Quand elle avait du temps, ou en gardant les moutons, elle lisait des vies de Saints, qu’ensuite elle racontait à d’autres, qui se réunissaient autour d’elle.

C’est certainement par influence de ces belles lectures qu’à dix ans elle fit le vœu d’abstinence, ainsi qu’on l’apprend dans la vie de beaucoup d’ermites, de moines, dès l’antiquité chrétienne. Volontiers elle distribuait le lard de son goûter, ne mangeant que le pain sec. Ce n’est… qu’en entrant au couvent, qu’elle mangea de la viande, pour se plier à la loi commune de la communauté.

Dans sa jeunesse, elle se montra modeste, discrète, préférant le silence et la prière à la danse et aux sorties. Sa vocation mûrissait : elle animait la prière à l’église et affirmait ne pas vouloir se marier pour «servir Jésus».

Quand elle eut dix-huit ans, elle exprima clairement son désir d’entrer en religion, mais sa mère s’y opposa, car elle était sa main droite à la maison. Kata attendit deux ans, et put, après la mort de sa mère, entrer dans la Congrégation des Filles de la Divine Charité, à Sarajevo (1914).

On lui fait étudier la langue allemande et elle part pour recevoir sa formation dans la maison-mère de Vienne. Elle est postulante à Breitenfurt (près de Vienne) ; novice, elle prend le nom de Marija Jula. Elle fait les premiers vœux en 1916, les vœux perpétuels à Sarajevo en 1923.

Plus tard entreront aussi dans la même Congrégation sa petite sœur Mara, trois nièces et une petite-nièce.

Jula revient en Bosnie : on lui confie la direction d’un orphelinat à Zagreb ; elle passe sept ans à Breške, dans les travaux agricoles. Là encore elle se distingue par son obéissance.

Elle revient un an à Sarajevo pour se remettre un peu de sa fatigue (elle a aussi des problèmes cardiaques) : Elle remplaçait par son zèle, sa patience et son calme ce qui manquait à ses forces.

En 1932, elle devient supérieure de la communauté de Pale, jusqu’à sa mort. Sa présence nourrit la cohésion, l’esprit de sacrifice et de charité. Les divers témoignages la disent angélique, dynamique, prête à aider ; une supérieure équilibrée et juste ; humble ; dévote envers la Vierge Marie comme un enfant. Elle écrivait à une nièce : Imite la Sainte Vierge dans sa modestie et son humilité. L’humilité est le fondement de toute vertu, et l’orgueil le commencement de tout mal.

Cette petite communauté de Pale rayonnait d’amour fraternel, de charité pour tous, qu’ils fussent orthodoxes ou musulmans, aidant, prêtant, assistant par tous les moyens.

En avril 1941, le gouvernement de Yougoslavie avec le général Simovič, fuyant Belgrade, tinrent avec reconnaissance leur dernière réunion dans cette sainte maison.

A partir de 1941, la vie à Pale devenait chaque jour plus dangereuse, mais les Religieuses préféraient rester sur place pour être aux côtés de la population locale. En septembre, les coups de feu se rapprochaient, mais elles continuaient leur activité dans le calme, confiantes qu’elles ne risquaient rien, étant donné qu’elles ne faisaient que du bien autour d’elles.

En octobre, les incidents se multiplient ; partout démolitions, incendies, vols, enlèvements… La ligne de chemin de fer pour Sarajevo, leur unique moyen de locomotion, est souvent coupée. Les Religieuses prient intensément pour la paix, surtout pour la «Bosnie ensanglantée», jusqu’au matin du 11 décembre.

Ce soir-là, un groupe de soldats attaqua violemment la maison. Jula était justement sortie pour acheter de la farine. Les Sœurs présentes accoururent auprès du prêtre slovène, Meško pour lui demander l’absolution. Les soldats pénétrèrent dans la maison et mirent tout le monde dehors, sur la neige. A ce moment-là Jula arriva et comprit tout de suite la situation : elle donna à son chauffeur tout ce qu’elle avait en main en lui disant : Va-t-en vite où tu veux, ils vont te tuer. Et elle se joignit aussitôt à ses Sœurs. Les soldats serbes criaient : Allez-y, les gars, arrêtez-les toutes vivantes, elles ne nous servent à rien si elles sont mortes.

Toutes les Sœurs sont arrêtées pour être conduites vers Sjetlina, puis vers Goražde. Le couvent est vandalisé et incendié. Plus tard on y retrouva le ciboire, contenant cinq hosties calcinées, qui étaient destinées aux cinq Sœurs. 

On leur adjoignit aussi des jeunes filles de la voisine Maison pour Enfants, qui furent ensuite libérées. On les fit marcher quatre jours par les montagnes et les forêts de Romanija, où elles souffrirent beaucoup du froid, n’ayant sur elles que leur habit d’intérieur. La plus ancienne, Berchmana, trop faible, est abandonnée en cours de route dans une cabane. De nuit, elles s’arrêtaient dans des cabanes abandonnées ou trouvaient un peu de soulagement chez des orthodoxes, qui leur donnaient du lait et du miel. Elles n’en pouvaient plus.

Elles parlaient peu, elles priaient. Elles demandaient ce qui était arrivé à la pauvre Sœur Berchmana, elles réconfortaient les jeunes filles qui étaient avec elles. L’une d’elle donna son châle au vieux prêtre qui tremblait de froid.

La Sœur Berchmana et les jeunes filles furent laissées à Sjetlina, tandis qu’on emmenait les quatre autres Sœurs à la caserne de Goražde, où on les enferma au second étage. Vers minuit, les soldats s’avancèrent vers les Religieuses avec des propositions infâmes : elles devaient se déshabiller, renoncer à leur état religieux, à leur fidélité à Rome. Elles s’y opposèrent fermement : Plutôt la mort, que ce que vous cherchez ! Pendant une heure, se suivirent les coups, les menaces, les outrages. Les soldats commencèrent à leur arracher les habits. 

Jula alors ouvrit la fenêtre et invita les autres à la suivre, au cri de Jésus, sauve-nous ! L’une après l’autre, elles se jetèrent dans le vide. Elles cherchèrent à se relever, mais les soldats se jetèrent sur elles avec leurs couteaux et les achevèrent. Puis ils les traînèrent par les pieds jusqu’au bord de la proche rivière, la Drina.

Les habitants proches entendirent clairement les cris de ces femmes. Ils durèrent environ une heure. 

Un soldat prisonnier vit que chacune fit le signe de la Croix avant de recevoir le coup fatal. Un autre témoin reconnut que chacune avait une blessure à la poitrine et une dizaine d’autres blessures sur tout le corps. Les corps restèrent là, jusqu’à ce qu’un ordre exigeât de les jeter dans la Drina, qui devint ainsi leur tombe.

La Sœur Berchmana fut assassinée quelques jours plus tard, le 23 décembre.

Le dies natalis des quatre premières Religieuses est au 15 décembre. 

Elles ont été béatifiées en 2011.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Jožefa Fabjan

1907-1941

 

Le papa de notre Jožefa était veuf avec trois garçons ; il se remaria avec Jožefa Kralj, dont il eut cinq autres enfants, dont Jožefa était la troisième, et l’aînée des filles.

Jožefa naquit le 23 janvier 1907 à Malo Lipje (Novo Mesta, Slovénie). Elle a à peine quatre ans, que meurt son papa, en 1911. La pauvre maman, veuve avec huit bouches à nourrir, fut contrainte de travailler durement la terre, en même temps qu’elle éduquait chrétiennement ses enfants. 

Sept ans après, c’est cette vaillante maman qui meurt, et tous ces petits enfants trouvèrent un accueil maternel auprès de leur tante, Marija Poznik. Jožefa a alors tout juste onze ans.

Sa vocation mûrit et elle entre chez les Filles de la Divine Charité à Sarajevo (Bosnie). Novice en 1930, elle prend le nom de Marija Antonija ; très vite elle se distingue pour son esprit d’obéissance. Sa seconde année de noviciat se fait sous la direction de Sœur Berchmana, qui sera martyrisée dans les mêmes circonstances (voir la notice de Karoline Anna Leidenix).

Antonija fait les premiers vœux en 1932, et les solennels en 1937. Elle est «enthousiaste pour la vie religieuse», discrète, presque trop silencieuse, et on ne lui entend jamais dire un mot contre qui que ce soit. Elle-même disait avoir appris de sa tante ce conseil : Si quelqu’un te fait du mal, toi, fais-lui du bien. On la voit souvent en prière à la chapelle.

On lui confie les travaux de jardin, de blanchisserie, des champs. Des ennuis de santé la font envoyer à Pale pour se refaire et elle dut cependant subir une intervention chirurgicale en 1936, après laquelle elle resta à Pale.

Très estimée pour son humilité et sa disponibilité, elle souffrit le martyre avec ses Consœurs, dans les circonstances déjà racontées ailleurs (voir la notice de Kata Ivanišević).

Son dies natalis est au 15 décembre. Elle a été béatifiée en 2011.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Virginia Centurione Bracelli

1587-1651

 

Virginia naquit le 2 avril 1587 à Gênes (Ligurie, Italie nord-ouest), de Giorgio Centurione, doge de la république de Gênes, et Lelia Spinola, une très pieuse femme. Elle eut un frère, Francesco.

Elle reçut une éducation soignée, et apprit même le latin. Madame Centurione mourut prématurément et, bien qu’ayant senti très tôt l’appel à la consécration, Virginia fut contrainte par son père d’épouser à quinze ans Gaspare Grimaldi Bracelli, un garçon de dix-neuf ans, de bonne famille mais à la vie dissolue.

Virginia eut deux filles, Lelia et Isabella. 

En 1606, son mari dut aller à Alessandria pour être soigné d’une pneumonie et elle l’y accompagna ; mais Gaspare mourut l’année suivante ; veuve à vingt ans, Virginia se retira chez sa belle-mère, refusant toute autre proposition de mariage que lui proposait son père.

A partir de 1610, elle se consacra à soulager les enfants abandonnés, les vieillards, les malades : la misère était grande à Gênes, où affluaient des gens victimes de la guerre entre Gênes et la Savoie.

Après le mariage de ses deux filles, et la mort de sa belle-mère, elle accueillit chez elle une quinzaine d’orphelines, puis des femmes pauvres.

En 1629-1630, ce fut le tour des victimes de la peste et de la famine.

En 1631, grâce à la duchesse Spinola, elle installa son œuvre naissante dans un couvent vide à Monte Calvario et, trois ans après, elle avait déjà ouvert trois maisons qui abritaient trois-cents personnes. 

Elle reprit alors une ancienne association génoise qu’elle réorganisa et, avec l’appui de la noblesse, fonda les Cent Dames de la Miséricorde Protectrices des Pauvres de Jésus-Christ (en italien : Cento Signore della Misericordia Protettrici dei Poveri di Gesù Cristo), dans le but de constater, lors de visites à domicile, les besoins des plus démunis et de leur venir en aide.

Ensuite, elle participa à la réorganisation de l’hôpital, se préoccupant aussi de faire donner une compensation à ceux qui y travaillaient.

Elle disait souvent : Lorsqu’on a Dieu pour objectif, toutes les oppositions s’aplanissent, toutes les difficultés se surmontent.

En 1635, le Sénat génois reconnut l’œuvre. Virginia acheta deux autres maisons et fit construire une église : Notre-Dame du Refuge. Ses collaboratrices s’appelleraient Sœurs de Notre-Dame du Refuge sur le Mont Calvaire.

Ce fut Emmanuele Brignole, un patricien et sénateur de Gênes, qui aida Virginia à organiser cette œuvre, tellement que les Sœurs prirent parfois aussi le nom de Sœurs Brignolines. Encore aujourd’hui, une des gares ferroviaires de Gênes porte le nom de ce Bienfaiteur.

En 1641, sur mission du Sénat, des bienfaiteurs, Brignole en tête, achetèrent la maison de Carignagno, pour concentrer toutes les activités de Virginia. Sur les conseils de l’aumônier, Virginia proposa à ses plus fidèles collaboratrices de former une famille à part, où elles se seraient consacrées comme tertiaires franciscaines, avec le vœu d’obéissance.

Mais Virginia ne s’en tint pas là : ç’aurait été activisme. Virginia combattit les orgies du carnaval en restaurant les «Compagnies de pénitence», destinées à une prière de réparation pour les innombrables péchés qui se commettaient lors des ridicules fêtes du carnaval. Il y eut des processions ; la ville de Gênes fut officiellement consacrée à la Sainte Vierge le 25 mars 1637. 

Mais surtout, Virginia institua la dévotion des Quarante heures : pendant un jour et demi environ, le Saint Sacrement serait exposé à l’adoration des fidèles. L’archevêque de Gênes donna son approbation, à condition que Virginia pût assumer la décoration de l’église où aurait lieu cette exposition. La première eut lieu fin 1642.

Les Sœurs de Notre Dame du Refuge au Monte Calvario prirent en charge l’hôpital de Pammatone (1645), l’Office des Pauvres (1650) et essaimèrent dans le monde. Elles ont une cinquantaine de communautés.

Quelques-unes d’entre elles furent appelées à Rome par le pape dès 1827, et furent érigées en institut séparé : les Filles de Notre-Dame au Mont du Calvaire. Elles ont une petite centaine de communautés au Brésil, en Argentine, au Salvador et au Nicaragua, en Pologne, au Cameroun, en Israël, aux Philippines.

Les dernières années de Virginia furent affligées par la discorde entre son frère et le beau-frère de ce dernier. En outre le gendre de Virginia fit faillite. Dans ces circonstances, un important patrimoine familial fondit et priva Virginia d’importants subsides. 

Virginia intervint enfin dans les querelles de prestige entre la curie de Gênes et le gouvernement, qui se réconcilièrent.

Virginia s’éteignit à Gênes, dans la maison de Carignano, le 15 décembre 1651. Elle fut béatifiée en 1985 et canonisée en 2003.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Ramón Eirín Mayo

1911-1936

 

Ramón était né le 26 août 1911 à La Coruña (Espagne).

Il fut élève dans l’atelier de menuiserie-charpenterie des Salésiens à La Coruña et ressentit la vocation à la consécration.

Il pensa au sacerdoce, mais comprit qu’il était plutôt fait pour travailler au milieu des ouvriers et se prépara à être coadjuteur salésien.

Au terme du noviciat à Mohernando, il y fit la profession (1930) et fut envoyé trois ans encore à Canavese (Turin, Italie) pour se perfectionner (1932-1935). Il revint à Madrid.

Son activité apostolique avait bien commencé, mais fut tronquée dès l’été 1936.

Le dimanche 19 juillet à dix heures du matin, des miliciens vinrent fouiller la maison : Ramón sauta par une fenêtre et se réfugia sous le portail d’un immeuble voisin, dont cependant les habitants le chassèrent immédiatement.

Il trouva une pension accueillante, et réussit à se faire employer comme infirmier auprès des Vieillards Incurables, toujours à Madrid.

On arriva ainsi au 15 décembre, jour où deux inconnus pénétrèrent avec des miliciens dans l’hôpital et enlevèrent Ramón, dont on ne sut plus rien.

On a de fortes présomptions qu’il fut fusillé ce même 15 décembre 1936 à Paracuellos del Jarama (Madrid) et qu’il y fut enterré dans quelque fosse commune.

Il fut béatifié en 2007. 

Ramón Eirín Mayo

1911-1936

 

Ramón était né le 26 août 1911 à La Coruña (Espagne).

Il fut élève dans l’atelier de menuiserie-charpenterie des Salésiens à La Coruña et ressentit la vocation à la consécration.

Il pensa au sacerdoce, mais comprit qu’il était plutôt fait pour travailler au milieu des ouvriers et se prépara à être coadjuteur salésien.

Au terme du noviciat à Mohernando, il y fit la profession (1930) et fut envoyé trois ans encore à Canavese (Turin, Italie) pour se perfectionner (1932-1935). Il revint à Madrid.

Son activité apostolique avait bien commencé, mais fut tronquée dès l’été 1936.

Le dimanche 19 juillet à dix heures du matin, des miliciens vinrent fouiller la maison : Ramón sauta par une fenêtre et se réfugia sous le portail d’un immeuble voisin, dont cependant les habitants le chassèrent immédiatement.

Il trouva une pension accueillante, et réussit à se faire employer comme infirmier auprès des Vieillards Incurables, toujours à Madrid.

On arriva ainsi au 15 décembre, jour où deux inconnus pénétrèrent avec des miliciens dans l’hôpital et enlevèrent Ramón, dont on ne sut plus rien.

On a de fortes présomptions qu’il fut fusillé ce même 15 décembre 1936 à Paracuellos del Jarama (Madrid) et qu’il y fut enterré dans quelque fosse commune.

Il fut béatifié en 2007.

 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Johannes Heinrich Karl Steeb

1773-1856

 

Karl vit le jour le 18 décembre 1773 à Tübingen (Württemberg, Allemagne SO), dans une famille bourgeoise et de foi luthérienne. Le père, Johann Heinrich, tenait une auberge «A l’Agneau». Karl avait une sœur, Wilhelmine.

Karl fréquenta d’abord l’école de Tübingen (où il apprit le latin), et partit étudier les langues à Paris (1788), puis, à cause de la Révolution française, à Vérone (Italie) en 1792.

Ayant rencontré des catholiques, parmi lesquels le père Leonardi, Karl se rapprocha du catholicisme et, toujours en 1792, après s’être confié à la Sainte Vierge, embrassa la religion du Pape romain. Désormais, sa famille rompit tout contact avec lui ; à la mort des parents, sa sœur devait recevoir tout l’héritage, mais elle lui reversa tout de même sa part.

En 1796, Karl était ordonné prêtre.

Il passera désormais dix-huit années à soigner les malades de tout genre qu’il trouva à Vérone,  pauvres, abandonnés, vieillards, orphelins, soldats blessés, etc. Lui-même fut affligé de la pénible maladie du typhus, mais Dieu lui donna la force de travailler encore intensément.

On l’appelait de tous côtés, pour confesser, pour consoler, pour conseiller. En plus, parlant autant l’italien que le français et l’allemand, il pouvait aborder beaucoup de groupes ; il fut professeur dans un collège de jeunes filles, au séminaire de Vérone.

Il sentit la nécessité de disposer d’une famille religieuse féminine, dont les membres se pencheraient vraiment maternellement sur les misères de la société. Avec Luigia Poloni, il commença cette formation. En 1835, on projeta l’institut des Sœurs de la Miséricorde de Vérone.

En 1848, un premier groupe de sœurs fit la profession religieuse. Luigia prit le nom de Vicenta Maria.

Le bien que firent ces Religieuses fut immense, en particulier durant plusieurs épidémies de choléra, de variole.

Mère Vicenta mourut le 11 novembre 1855. Le père Karl (Carlo en italien), le 15 décembre 1856 : trois jours plus tard, il accomplissait quatre-vingt-trois ans.

Le père Karl Steeb fut béatifié en 1975.

L’Institut compte actuellement un peu plus d’un millier de membres, en Europe, en Amérique latine et en Afrique.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Jožefa Bojanc

1885-1941

 

Jožefa était la deuxième des six enfants de Mihael Bojanc et de Marija Bizjak.

Elle naquit le 14 mai 1885 à Zbure (Šmarjetske Toplice, Slovénie) et reçut le baptême le jour-même à Šmarjeta.

En 1891 le papa s’embarqua pour l’Amérique, en quête de travail, et l’on ne sut plus rien de lui après quelques années. De sorte que son épouse était comme veuve avec ses six enfants ; c’était une femme courageuse et très chrétienne : elle allait chaque matin à la Messe et y communiait. Elle nourrissait son petit monde des travaux des champs que lui avait laissés son mari. 

Bientôt mourut l’unique garçon, à six ans, et cette femme profondément chrétienne et courageuse vint devant l’autel de la Sainte Vierge pour lui consacrer toutes ses filles.

Jožefa resta auprès de sa mère jusqu’à l’âge de trente-six ans. Sa vocation religieuse s’éveilla lorsque des Sœurs de la Congrégation des Filles de la Divine Charité vinrent demander l’aumône pour leurs œuvres en Slovénie et en Bosnie-Erzégovine.

Elle vint faire son noviciat à Sarajevo en 1922, où la rejoignit sa jeune sœur Angela (qui deviendra Sœur Alfonza). Elle-même prit le nom de Krizina. Elle fit les premiers vœux en 1923 et les solennels en 1926.

Sœur Krizina vint plusieurs fois à Pale et en diverses autres maisons de Bosnie, surtout là où l’appelaient ses compétences dans les travaux des champs et le soin des bêtes (malgré la peur qu’elle avait de celles-ci), l’administration des écoles et des internats, pour le linge et tous les travaux domestiques. C’était une petite abeille toujours au travail, silencieuse et recueillie. Timide de nature, humble parmi les autres Sœurs, elle ne se déchargeait pas de ses problèmes sur les autres, elle était toute en Dieu.

Un jour, on la vit pleurer durant son travail dans le bois. On crut qu’elle était fatiguée, mais elle expliqua que sa tristesse était qu’elles ne pouvaient avoir la Messe et l’Eucharistie chaque jour.

Comme le fit sa maman autrefois, Krizina conserva toute sa vie une grande dévotion à la Vierge Marie.

On la vit toujours se choisir le travail plus fatiguant, pour alléger la fatigue des autres. Quand elle demanda elle-même à revenir à Pale, en 1939, on ne sut jamais le motif de son choix ; était-ce pour reprendre un travail plus difficile en dominant son aversion pour les bêtes ? était-ce par intuition du martyre qui l’attendait ? On sait qu’elle avait confié plusieurs fois son désir de mourir martyre.

Dans les circonstances déjà décrites (voir la notice de Kata Ivanišević), elle reçut cette couronne glorieuse le 15 décembre 1941, et fut béatifiée en 2011.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

Terezija Banja

1912-1941

 

Josip Banja était hongrois. Il était venu de son village (Kapošvar, Subotica) Veliki Grđevac (Bjelovar, Croatie), avec son épouse Klara et leur garçon Mirko. Bientôt veuf, il épousa en secondes noces Tereza Kovač, elle aussi d’origine hongroise. 

Ce ménage heureux était enraciné dans la foi chrétienne. Les deux parents étaient consacrés dans un tiers-ordre ; le papa construisit un petit autel devant lequel tous disaient ensemble la prière ; les voisins s’y joignaient aussi, par exemple durant le mois de Marie (le mois de mai). Dans le village, on disait : pieux comme les Banja. Le papa travaillait aux champs et fabriquait des cordes.

Terezija fut la douzième des treize enfants qui en naquirent, tandis que six d’entre eux moururent en bas âge. 

Cette petite fille fréquenta l’école primaire à Veliki Grđevac, tout en aidant volontiers ses parents à la maison. Quand elle gardait le troupeau, elle cherchait un petit coin tranquille pour lire et pour prier le chapelet, ce qui ne l’empêchait pas à l’occasion de se montrer joyeuse et vive, comme toute petite fille de son âge.

Tôt elle manifesta son désir d’être religieuse, car «Dieu l’appelait» : elle aurait préféré mourir que de ne pas suivre sa vocation. A dix-sept ans, encouragée par ses bons parents, elle entra au couvent, chez les Filles de la Divine Charité.

D’abord «candidate» (postulante) à Koprivnica (1929), elle fit le noviciat à Sarajevo en 1930, avec le nom de Marija Bernadeta. Elle aussi, comme sa Consœur Jožefa Fabjan, fit sa deuxième année de noviciat sous la conduite de Sœur Berchman. Elle fait les vœux temporaires en 1932 et les perpétuels en 1938.

A partir de 1932, elle est à Pale, pour servir à la cuisine, où elle se montrera diligente, patiente, jamais énervée, comme cela peut facilement arriver quand le repas est retardé, quand il faut réchauffer…

Dès le début de sa vie religieuse, Bernadeta se montra obéissante, sérieuse, affable et zélée. On ne devait jamais lui redire deux fois une chose. Ce n’était pas chose naturelle, mais acquise : une première relation disait, au début de son noviciat : Elle a le caractère incliné vers l’orgueil, mais elle accepte les remarques avec calme, parce qu’elle a appris à se dominer (éloge indirect de la bonne éducation reçue de ses saints parents). De sa présence à Pale, on a pu dire d’elle qu’était «fidèle dans les petites choses». En plus, Bernadeta était très petite et avait besoin d’un tabouret pour remuer la louche dans les marmites : elle finissait par le faire tout naturellement, comme un jeu, et c’était presque amusant de l’observer. Il fallait apporter le bois pour le fourneau, aller chercher l’eau au puits : elle ne semblait jamais se fatiguer.

Petite de corps, grande dans son âme, elle suivit ses Consœurs sur le chemin du martyre, qu’elle subit le 15 décembre 1941, comme on l’a raconté ailleurs (voir la notice de Kata Ivanišević).

Avec ses Consœurs elle fut béatifiée en 2011.

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 13:12

3e dimanche de l’Avent - B

 

Depuis des siècles, le peuple d’Israël attendait Celui qui doit venir. Isaïe lui fait dire ces paroles prophétiques : L’Esprit du Seigneur Dieu est sur moi… Le passage révèle toute la mission du Dieu incarné, qui tressaille de joie à la pensée qu’il va apporter la justice aux hommes. 

Certes, cette mission divine comportera les douleurs de la Passion, qui ne sont pas évoquées ici, mais qui seront le prix de cette nouvelle justice, de la nouvelle Vie que Jésus nous donnera.

C’est précisément ce passage d’Isaïe que Jésus commentera plus tard au début de sa prédication à Nazareth (cf. Lc 4:16-19), se l’appliquant à lui-même (ibid. v.21).

 

*       *       *

La joie que Marie montra après l’annonciation et la visitation, s’exprima en des termes que Jésus peut très bien faire siens, et c’est ce Magnificat que nous avons dans le Chant de méditation. 

La mission de Marie apparaît ainsi en parfaite union avec celle du Christ ; la volonté la plus intime de Marie est d’aider les hommes à s’approcher du Christ, en leur disant comme à Cana : Tout ce qu’il vous dira, faites-le (Jn 2:5).

 

*       *       *

La première lettre aux Thessaloniciens de saint Paul nous invite à ne pas repousser les prophètes, comme ont fait les Pharisiens, et à en recevoir humblement le message. 

Isaïe et tous les prophètes jusqu’à Jean-Baptiste n’ont fait que nous inviter à préparer la venue du Sauveur. Saint Paul le répète encore aux Chrétiens que nous sommes. 

Il est bon et salutaire d’entendre à nouveau cette invitation pressante, car la vie quotidienne routinière nous fait souvent oublier des choses importantes.

Garder le bien… S’éloigner de tout ce qui porte la trace du mal :  programme exigeant, si l’on veut l’appliquer intégralement. C’est le prix à payer pour trouver la paix en Dieu.

Ceux-là seulement trouvent la vraie paix, la paix intérieure, qui sont en harmonie de cœur avec l'appel de Dieu. La vraie paix n'est pas l'absence de guerre, une banale tolérance, mais une union intime avec Dieu, qui nous fait considérer toute créature, humaine, animale, végétale, comme un don de Dieu qu'il faut respecter et traiter avec considération.

Voilà comment l'on peut être toujours dans la joie, malgré les difficultés quotidiennes. Celui qui est en paix avec Dieu reçoit toute épreuve avec sourire et courage, sans révolte ; la prière l'aide à rester dans la paix, dans la joie, dans l'action de grâce. C'est le vrai chemin de la perfection, de la sainteté.

 

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Le 3e dimanche de l'Avent nous met habituellement en présence de saint Jean-Baptiste. Mais comme l'évangéliste Marc est très laconique à son sujet (et que nous avons déjà lu dimanche dernier l'unique passage de Marc concernant Jean-Baptiste), nous lisons aujourd'hui un passage de l'évangéliste Jean.

Le Baptiste est donc à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain : il s’agit donc d’une autre localité portant aussi le nom de Béthanie, différente de celle où Jésus ressuscitera Lazare (cf. Jn 11. Sa parole est franche, convaincante, il appelle à la conversion du cœur et beaucoup viennent le voir, l'écouter, se faire baptiser. 

De leur côté, les autorités religieuses, les Pharisiens, les prêtres et les lévites du Temple, ne sont pas ignares des textes bibliques ; depuis longtemps ils ont lu Isaïe : Aplanissez le chemin du Seigneurî et quand Jean-Baptiste le leur répète, ils comprennent très bien de qui et de quoi il s'agit. Mais ils sont jaloux de ce que les foules aillent à Jean et pas à eux ; orgueilleux, indociles, ils viennent discuter.

La discussion : excellent moyen de tourner autour de la Vérité sans y entrer vraiment, en se contentant d’accumuler d’interminables palabres.

Le ton des questions dénote l’esprit provocateur. La vraie question qu'ils devraient poser à Jean, comme le font les gens simples qui vont le voir (cf. Luc 3:10-14), devait-être : Que nous faut-il faire ? Mais leur problème n'est pas d'accueillir le message de Dieu ; et ils soumettent Jean à un véritable interrogatoire : Qui es-tu ? La question revient trois fois.

Jean ne rentre pas dans leur dialectique. Même s'il sait qu'il est cet Elie qui doit se manifester (et Jésus le confirmera plus tard, cf. Mt 17:12), il s'efface, pour bien faire comprendre qu'il n'est qu' une Voix, et qu'ils doivent écouter Celui qui vient leur parler. Cette voix passera, lorsque le Verbe sera là personnellement.

C’est certainement de Dieu que Jean-Baptiste a reçu cette mission de baptiser, en préparation de la venue du Christ, mais là encore Jean ne parle pas de l'excellence de sa mission, se contentant d'orienter ses auditeurs vers l’unique Sauveur : Moi, je ne fais que baptiser, mais c'est Lui qu'il faut écouter ; je ne suis pas même digne de lui retirer ses chaussures. C'est déjà humble d'être prosterné devant quelqu’un, encore plus de lui retirer les chaussures.

L'humilité de Jean est saisissante ; elle annonce celle de Jésus qui assumera notre condition humaine dans sa faiblesse, qui lavera les pieds de ses disciples, avant de porter sa croix jusqu'au calvaire.

 

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Comme d'habitude, un retour sur les prières du jour éclairera en synthèse tous ces éléments. La prière du jour rappelle que nous devons fêter Noël avec un cœur vraiment nouveau ; et la prière finale, de ne pas céder à nos penchants mauvais. 

Ce peut être le moment d’examiner notre intimité, et de préparer le Sacrement de la Réconciliation, auquel nous a de nouveau invités le Pape tout récemment.

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