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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

Juan de la Croix

1542-1591

 

Juan naquit à Fontiveros (Ávila, Espagne) le 24 juin 1542, fête de saint Jean-Baptiste, dont il reçut le nom. Son père, Gonzalo de Yepes, de noble lignée, avait épousé une femme pauvre, Catalina Álvarez, belle et vertueuse, qui mit au monde trois enfants : Francisco, Luis qui mourut jeune à six ans, plus tard Juan.

Gonzalo travaillait dur, vendant à la foire de Medina del Campo la soie préparée à domicile. Il tomba malade peu avant la naissance de Juan et mourut en 1544.

La vie de Juan fut très mouvementée, douloureuse aussi, mais parsemée de signes célestes.

Il avaita cinq ans quand la sainte Vierge l’aida à sortir d’une mare où il était tombé.

Juan apprit un peu tous les métiers : charpentier, tailleur, sculpteur sur bois, peintre. Quand la famille s’installa à Medina del Campo, il apprit à lire et à écrire au collège des Enfants de la Doctrine : il fit le domestique et servait la messe ; les sœurs lui confièrent la fonction de quêteur, puis il prit du service à l’hôpital de Las Bubas (où l’on soignait les maladies vénériennes) et devint infirmier, tout en ratissant quelques moments de solitude pour étudier la grammaire et la philosophie, qu’il apprit chez les Jésuites.

Il devint habile dans la tournure de vers en latin, il traduisit Cicéron, Jules César, Virgile, Ovide, Martial, Horace.

En 1563, il prit l’habit des «frères de la Vierge» (carmes) avec le nom de Juan de Saint-Mathias, mais il aurait préféré encore mieux les Chartreux, tout en songeant qu’il avait encore besoin d’étudier, et pour cela passa au collège carme de Salamanque. Au collège, il fut nommé préfet des étudiants, à cause de ses dons intellectuels.

En 1567-1568, il fut théologien et reçut l’ordination sacerdotale. C’est à cette époque qu’il rencontra Teresa di Avila, que nous appelons chez nous «la grande Thérèse» ; son l’idéal le captiva : il fallait retrouver l’idéal du Carmel dans son austérité primitive. Il renonça à terminer les longues études de théologie et suivit Thérèse à Valladolid. En 1568, il fonda le premier carmel masculin de la réforme : les Carmes Déchaux. Juan s’appellera désormais Juan de la Croix. 

La réforme commençait. En 1570, Juan était maître des novices à Mancera ; en 1571, il régissait le collège des étudiants carmes à Alcalá de Henares ; à partir de 1572, il fut confesseur des carmélites à Ávila. Sainte Thérèse d’Avila s’en «plaignait» en disant de lui : Il n’y a pas moyen de parler de Dieu avec mon Père Juan de la Croix. Il entre aussitôt en extase et y fait entrer les autres.

Il y aura encore bien d’autres signes de la vie mystique de Juan. 

Mais pour le moment, un chapitre général carme qui se tenaitt en Italie, condamna véhémentement ce mouvement de réforme des «primitifs» de Castille, qu’on taxait de désobéissants, rebelles et contumaces. Dans la nuit du 3 au 4 décembre 1577, Juan fut enlevé avec un confrère et conduit à Tolède et ils seront enfermés pendant neuf mois à Medina del Campo, outre que soumis à un régime plutôt rigoureux. Sainte Thérèse essaya de le faire libérer, en vain. C’est là que Juan écrivit la première version de son Cantique spirituel. Ce fut un miracle de la Sainte Vierge qui, manifestement, l’aida à s’évader, peu après le 15 août 1578 (certains disent en mai).

On ne le poursuivit pas. Il se trouva bientôt à confesser les carmélites de Beas de Segura (Jaén), où il se refit quelque peu.

En 1579 il fonda le collège carme de Baeza ; en 1582 il fut élu prieur du carmel de Grenade, où il construisit de ses mains un aqueduc et un cloître.

Il devint bientôt vicaire général d’Andalousie en 1585, prieur à Ségovie en 1588. Cette année-là, la réforme fut tout de même officiellement reconnue dans l’Ordre. 

Mais le chapitre de Madrid, en 1591, le destitua de toute charge, comme il l’avait d’ailleurs pronostiqué. Il fut même abondamment calomnié. A cette même période, il avait demandé au Christ «des souffrances à pâtir pour (Lui)», préférant être «sous-estimé et compté pour rien». On lui donna le choix entre le monastère de Baeza et celui d’úbeda (Jaén) : il préféra ce dernier, justement parce que l’atmosphère ne lui était pas favorable.

Là, il dut être opéré de cinq abcès à la jambe, qu’on lui ouvrit du haut du mollet au talon ; puis de deux abcès aux reins ; d’un autre à l’épaule. On pensa l’aider à supporter mieux la douleur en invitant deux guitaristes à jouer près de lui, mais il les éconduisit gentiment, préférant offrir ses souffrances à Dieu, souffrances qu’il appelait ses «cadeaux bienfaisants».

Au soir du vendredi 13 décembre, il demanda à entendre le Cantique des Cantiques. Au matin, il mourut après avoir répété le verset du psaume 30 : Entre tes mains, je remets mon esprit (Ps 30:6). 

Saint Juan de la Croix était, dit-on, petit, point beau, avec des yeux noirs et un front large et haut. Il reçut les grâces d’un grand mystique, avec des extases et des miracles. Il fut un grand poète à l’inspiration très profonde ; voici deux expressions de lui : 

L’amour est pareil au feu dont la flamme monte toujours.

Au soir de cette vie, on t’examinera sur l’amour.

Saint Juan fut béatifié en 1675, canonisé en 1726, proclamé Docteur de l’Eglise en 1926. Longtemps, les villes de úbeda et Segovia se sont disputé ses reliques ; ce qui en reste se trouve actuellement à Segovia.

En 1952, les poètes de langue espagnole l’ont pris comme Patron.

Il est mentionné le 14 décembre au Martyrologe et fêté le même jour.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

Antonio Cubells Minguell

1880-1936

 

Antonio naquit le 27 décembre 1880 à Coll de Nargó (Espagne), d’un père musicien qui lui légua ses dons.

A douze ans, malade, il fut hospitalisé à Barcelone, où il connut ainsi l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu.

Il y entra en 1893, à Ciempozuelos, et prit le nom de Protasio quand il fit la profession en 1899.

Il exerça son apostolat dans de nombreuses maisons : Ciempozuelos, Pinto, Santa Águeda, Carabanchel Alto, Barcelona, Granada, San Baudilio de Llobregat, Madrid, Calafell, Valencia, Gibraltar, Jerez de la Frontera. Il fut prieur deux années à Calafell et deux années à San Baudilio.

Outre que doué pour l’enseignement, il était aussi un excellent musicien. Avec les enfants dont il s’occupait, il formait des chorales qui exécutaient des pièces du répertoire ainsi que ses propres œuvres. Au moment de son arrestation, il était conseiller provincial.

En déplacement à Manresa, il fut surpris par la guerre civile et revint hâtivement à Barcelone dans les premiers jours d’août 1936.

Mais la maison de Barcelone avait été prise d’assaut et évacuée par les miliciens en juillet et Antonio-Protasio se réfugia chez une famille d’amis, donnant des leçons de musique en échange de l’hospitalité.

Au début, il n’hésitait pas à se déplacer dans les rues, mais finit par éviter de se montrer publiquement.

La maîtresse de maison lui proposa de l’aider à s’expatrier, mais il répondit doucement : Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’être martyr ; qu’il advienne ce que Dieu voudra. C’était le 11 décembre.

Le 14 décembre 1936, il fut reconnu et arrêté, conduit hors de la ville et fusillé le jour-même.

Il a été béatifié en 1992.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

Youssef Kassab Al-Hardini

1808-1858

 

Youssef est l’un des six (ou sept) enfants de Girgis Kassab (de Hardine) et de Mariam Flaad (de Tannourine) ; il naît à Hardine (nord-Liban) et reçoit au baptême le nom de Youssef.

Dès ses études de jeunesse à Houb, il est attiré par la tradition monastique maronite. Trois autres frères suivront aussi cette voie : Tanios, qui sera curé de paroisse ; Elisée, qui sera ermite pendant quarante-quatre ans, ; Msihieh qui vivra dans le cloître à Hrache.

Youssef entre dans l’Ordre libanais maronite en 1828, et prend le nom de Nimatullah («Grâce de Dieu»).

Dès cette période, on le trouve souvent en prière durant la nuit devant le Saint-Sacrement.

Après ses études au monastère, il retourne à Tannourine, où son grand-père maternel (Youssef Raad) est curé. Il participe ainsi à la liturgie et devient aussi l’ami des musulmans.

Il est envoyé pour deux ans au monastère Saint-Antoine de Qozhaya, près de la Qadischa (Vallée Sainte), pour son noviciat. Il y apprend la reliure des manuscrits et des livres, un art où il excellera.

Il fait la profession monastique en 1830, et part étudier la philosophie et la théologie au monastère Saint-Cyprien-Sainte-Justine de Kfifane. La vie ascétique et les travaux des champs le mettent à dure épreuve, il tombe malade ; le supérieur l’exempte du travail des champs et le charge du soin des habits de la communauté : il devient alors le tailleur de ses confrères.

Il est ordonné prêtre en 1833, et reçoit la charge de diriger le scolasticat, où il enseignera la théologie morale, jusqu’à ses dernières années. Un de ses élèves s’appelle Charbel Makhlouf, plus tard canonisé (voir au 24 décembre).

Il fonde à Kfifane et à Bhersaf l’Ecole sous le chêne, destinée à l’enseignement gratuit pour les enfants du village.

1840-1845 : les guerres civiles mettent à feu et à sang le Liban ; en 1860 de nombreux monastères seront brûlés, des églises détruites, des chrétiens maronites massacrés.

Or, en 1845, Nimatullah est nommé Assistant Général de l’Ordre Maronite par le Vatican, charge qui lui sera reconduite plusieurs fois.

Sur sa demande, sept moines qui ont achevé leur scolasticat sont envoyés au nouveau collège des Jésuites à Ghazir, pour y compléter leur formation.

1848-1849 : Nimatullah passe deux années aux monastères Saint-Maroun d’Annaya et à Saint-Antoine de Houb.

1853 : il retourne à Kfifane pour l’enseignement de la théologie morale.

Très dur pour lui-même, il est patient et prévenant pour les autres, et recevra même quelques reproches pour son excessive douceur. Son frère ermite (Elisée) lui suggéra l’érémitisme, mais il préféra rester dans la vie communautaire.

En 1856, pressenti pour être Père Abbé de l’Ordre, il refuse énergiquement. Il reste au monastère Notre-Dame de Tamiche, la maison généralice de l’Ordre, d’où il se rend fréquemment à Kfafine pour enseigner, mais aussi pour travailler à la reliure.

 

Nimatullah répétait souvent, paraît-il : Le premier souci d’un moine doit être, jour et nuit, de ne pas blesser ou affliger ses confrères.

Durant sa vie déjà, il manifesta un don de prophétie qui lui valut le surnom d’Homme de vision. C’est ainsi qu’un jour, en plein enseignement, il sentit la prémonition qu’un grand mur allait s’effondrer, non loin du monastère, et avertit les étudiants d’aller se mettre ailleurs, évitant ainsi une catastrophe. 

Une autre fois, il demanda au moine chargé du soin des vaches du monastère, de vite éloigner ses bêtes : un moment plus tard, le toit s’écroulait, mais les vaches étaient sauves. Il faut rappeler que, pour le monastère, les vaches étaient une nécessité vitale.

Un matin que son servant de messe n’arrivait pas, il alla réveiller le garçon, qui en fait souffrait d’une grave fièvre ; Nimatullah ordonna à la fièvre de partir, et le garçon put se lever immédiatement.

Une petite explication s’impose ici, à propos de la présence du servant de messe. Celle-ci était de rigueur, jusqu’à un temps relativement encore récent. C’est ainsi que saint Giovanni Bosco connut son premier «garnement», quand il eut absolument besoin d’une présence pour célébrer la Messe. Réciproquement, le bienheureux Charles de Foucault, dans son désert, dut attendre plusieurs mois (!) la permission de célébrer sans servant.

Au monastère de El-Kattara, les provisions vinrent à manquer ; sur la prière de Nimatullah, le cellier se trouva bientôt rempli à nouveau (vers la même époque, le même miracle était opéré par le saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, per l’intercession, disait-il, de sainte Philomène).

Victime d’une pneumonie durant un hiver glacial, il meurt le 14 décembre 1858.

Quand on rouvrit sa tombe en 1864, dans le but d’une translation, les moines remarquèrent avec étonnement que son corps était incorrompu.

D’autres miracles suivirent. Un aveugle orthodoxe demanda la grâce de la vision, qui lui fut rendue après qu’il ait prié Nimatullah. Un malade melkhite souffrait d’un mal mystérieux qui lui paralysait les jambes et que les médecins désespéraient de soigner ; le malade passa une nuit au monastère, vit en rêve Nimatullah qui lui ordonnait d’aller aider les moines, se réveilla et se vit entièrement guéri.

Le miracle retenu pour la béatification de Nimatullah fut la guérison totale d’un homme qui avait une constante nécessité de transfusions de sang : l’homme guérit, se maria, eut trois enfants et est devenu prêtre dans l’Ordre Maronite.

Nimatullah Youssef a été béatifié en 1998 et canonisé en 2004. Le Martyrologe le mentionne au 14 décembre.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

Franziska Schervier

1819-1876

 

Franziska était née le 8 janvier 1819 à Aix-la-Chapelle (Rhénanie, Allemagne ouest), de Johann Heinrich Schervier, un fabricant propriétaire d’une usine d’aiguilles, et vice-maire de la ville, et de Marie-Louise Migeon, elle-même filleule de l’empereur Franz 1er d’Autriche.

La petite fille avait treize ans lorsque moururent sa pieuse mère et ses deux sœurs, de tuberculose.

Il faut signaler un grave événement de l’histoire allemande, qui eut une énorme influence sur le courant social de l’époque : l’archevêque de Cologne, Mgr von Droste-Vischering fut arrêté par le gouvernement prussien. Loin de compromettre les intérêts de l’Eglise, cette mesure ne fit que renforcer l’esprit spirituel qui animait déjà certaines personnes à propos de la condition sociale.

C’est ainsi que de pieuses dames suggérèrent à M. Schervier d’autoriser sa fille à les rejoindre pour porter une assistance aux malades, aux pauvres. D’abord Franziska eut l’autorisation demandée, mais son père conçut des inquiétudes, en voyant que sa fille amenait chez lui les malades, craignant quelque épidémie… Franziska chercha bien vite à s’émanciper et à quitter la maison.

Elle fut vivement encouragée par un bon prêtre, curé à Aix-la-Chapelle, Joseph Istas, qui malheureusement s’éteignit dès 1843.

En 1844, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain.

En 1845, mourut M. Schervier. La même année, une sainte âme, Getrude Frank, «révéla» à Franzisca qu’elle devait quitter la maison familiale et qu’elle ferait beaucoup de bien pour les âmes.

Franzisca organisa alors une nouvelle famille à l’intérieur du Tiers-Ordre franciscain, les Pauvres Sœurs de Saint-François, qui devaient s’occuper des pauvres, des malades, surtout dans ce monde ouvrier grandissant et souvent maltraité, à l’époque où l’industrialisation prenait une place toujours plus importante dans l’économie.

Les pieuses femmes reçurent des malades, organisèrent une soupe populaire, accueillirent les pauvres prostituées, en particulier celles victimes de la syphilis. 

Déjà très pauvres, les braves Religieuses eurent encore plus de difficultés lorsque certains donateurs refusèrent de les aider dans leur assistance aux prostituées, mais d’autres vocations se joignirent à elles, et l’institut se développa, en faveur des victimes du choléra, de la variole, de la typhoïde, du cancer, et des prisonniers, cherchant à obtenir un travail pour ceux qui quittaient la prison.

L’institut fut approuvé dès 1851 et connut une expansion rapide. Dès 1858, s’ouvrait une fondation aux Etats-Unis, pour assister les immigrés allemands à Cincinnati, puis à New-York, dans les états de New-Jersey et Ohio.

Visitant ces maisons durant la Guerre de Sécession, Mère Franziska servit comme infirmière dans les hôpitaux.

Il y eut aussi une branche masculine qui s’ouvrit en 1857, en plein accord avec Mère Franziska, pour les orphelins et l’instruction des garçons des classes pauvres ; ce furent les Pauvres Frères de Saint-François-Séraphique, que fonda Philipp Martin Höver à Aix-la-Chapelle.

Mère Franziska souffrait d’un asthme pénible : lors d’un pèlerinage à Lourdes, elle guérit (1870). Celle que le peuple appelait la mère des pauvres, mourut le 14 décembre 1876.

En 1908, l’institut reçut l’approbation papale. On y comptait déjà plus de deux mille membres.

En 1959, il y eut une sorte de scission : la branche américaine prit le nom de Sœurs Franciscaines des Pauvres, avec son siège à Brooklyn (New York) ; le branche de souche, européenne, conserva la première appellation et sa maison-mère à Aix-la-Chapelle.

Mère Franziska Schervier a été béatifiée en 1974.

Le miracle reconnu pour cette béatification, fut la guérison, inexplicable médicalement, d’un homme souffrant d’une maladie mortelle, touchant le pancréas et l’intestin.

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

Venantius Fortunatus

530-607

 

Venantius (On l’appelle couramment Venance Fortunat) serait né vers 530, près de Trévise (Venise, Italie) et s’appelait exactement : Venantius Honorius Clementianus Fortunatus.

Il reçut une formation intellectuelle extrêmement soignée en lettres latines et devint bientôt l’auteur apprécié de billets, récits, proses, vers de toutes sortes.

En passant par la Germanie il s’en vint en Gaule, poussé par sa dévotion à saint Martin.

Il alla vénérer la tombe de saint Hilaire à Poitiers, où il rencontra sainte Radegonde, cette reine devenue moniale, abbesse de Sainte-Croix. Entre eux deux s’affermit une sainte amitié qui aida Fortunat à se sanctifier toujours plus.

C’est dans ces circonstances qu’il écrivit des hymnes que nous chantons encore durant le temps de la Passion : Vexilla regis, Pange lingua.

Une de ses œuvres est une Vie de saint Martin, en vers. Il en écrivit d’autres, comme celle de sainte Radegonde. On lui doit aussi des commentaires, sur le Pater et sur le Credo.

Venance devint prêtre, puis fut appelé à succéder à l’évêque Platon de Poitiers.

Venance Fortunat mourut probablement un 14 décembre, une vingtaine d’années environ après sainte Radegonde, qui mourut en 587.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Costanza Starace

1845-1921

 

Costanza naquit à Castellammare di Stabia (Naples, Italie) le 5 septembre 1845, de Francesco et Maria Cascone, dans une famille très catholique qui comptera quatre autres enfants : Antonio, Catello, Michele, Concetta (et Catello aura à son tour huit enfants, dont un prêtre et deux religieuses).

Francesco était armateur.

Le jour-même de sa naissance, Costanza reçut au baptême les noms de Costanza Anna Maria. Peu après elle fut consacrée à Notre-Dame des Sept Douleurs.

Elle reçut sa première éducation chez les Filles de la Charité, de Castellamare, dont la maison recevait «les jeunes filles de bonne conduite». Certaines étaient très pauvres, et Costanza fut profondément gênée de se voir bien chaussée devant des camarades qui n’oavaient que de rudes sabots en bois.

Dès sept ans, Costanza perçut la vocation à la vie cloîtrée. Elle reçut la Première Communion et la Confirmation en 1855.

De mauvaise santé, elle rentrera étudier à la maison, en privé. Elle fera ensuite un essai chez les Sœurs Thérésiennes, au couvent de la Sainte Trinité, mais devra aussi en sortir en raison de maux mystérieux. Elle voulut tenter une nouvelle expérience, mais reçut cette fois-ci l’opposition de son père.

Elle avait alors quinze ans, quand son confesseur l’autorisa à émettre les vœux de religion. Elle prendra ensuite, en 1865, l’habit des tertiaires de l’Ordre des Servites, sous le nom de Sœur Maria-Maddalena de la Passion. Cette fois-ci, les parents acceptèrent ce «compromis».

L’évêque confia alors à Sœur Maria-Maddalena la direction de la Pieuse Union des Filles de Marie, dédiée à la catéchèse des petites filles.

Puis, avec la bénédiction du même évêque, elle établit à Alezio une première maison de Sœurs Compassionistes Servantes de Marie. C’était un nouvel institut dont la mission était de compatir aux souffrances du prochain, comme Marie compatit à celle de son Fils Jésus, et donc d’assister le prochain dans toutes ses nécessités, physiques ou spirituelles. 

A l’époque, les Sœurs eurent à s’occuper en particulier des orphelins et des victimes du choléra. 

L’institut sera érigé officiellement en 1871 et reconnu en 1928.

En 1893, l’institut fut agrégé à l’Ordre des Servites.

Sœur Maria Maddalena attribuait ses nombreux et mystérieux problèmes de santé à des «épreuves spirituelles», qui lui causaient des tremblements, des vomissements, des peurs, des crises épileptiques, tellement fortes qu’on put croire à un véritable cas de possession diabolique, pour lequel fut appelé l’évêque. Certains troubles, en effet, ne viennent pas de Dieu, et certaines fois ne sont évacués que par l’exorcisme.

Maria Maddalena avait des moments d’extase, on lui observa aussi les stigmates de la passion. 

Cette vie étonnante s’acheva le 13 décembre 1921, à Castellamare di Stabia, après une pneumonie.

Maria Maddalena fut béatifiée en 2007.

Les Sœurs Compassionistes sont présentes en Italie où elles ont une vingtaine de maisons, ainsi qu’aux Philippines, en Inde, en Indonésie, au Canada, au Mexique, au Chili.

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison d’une Religieuse du même institut, frappée d’une grave forme de fièvre typhoïde.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Chŏng Wŏn-ji Petrus

(Jeong Weon-ji Peteuro)

1845-1866

 

Petrus était né en 1845 à Imch’ŏn (Ch’ungch’ŏng, Corée), dans une famille très catholique.

Au moment de la persécution de 1866, sa mère était déjà morte, et son père avait été martyrisé.

Petrus laissa sa maison et s’en vint au village de Sŏngjidong (Chŏnju), et loua une chambre chez Cho Petrus, où il vivait avec son épouse.

Quand la police fit irruption, le 5 décembre 1866, il s’enfuit dans la montagne proche et y passa la nuit, mais on le retrouva le lendemain.

Arrêté, il commença par dire qu’il n’était pas catholique, mais un moment après, encouragé par Petrus Cho, il se repentit, revint sur sa déclaration et déclara sa foi.

Quand on le tortura pour lui faire dire qui lui avait enseigné sa foi, il répondit qu’il n’avait pas eu d’autre professeur de religion que son père martyr. Les soldats s’étonnèrent beaucoup de l’entendre dire qu’il acceptait de souffrir pour la même raison que celle qui avait conduit son père à la mort. Et Petrus de leur rétorquer que, d’après la religion catholique, il retrouverait ses parents au Ciel.

Torturé, Petrus ne montra pas un signe de faiblesse.

En se rendant au lieu de l’exécution, l’un des bourreaux, qui était ivre, se moquait de Petrus et maudissait le Ciel. Petrus lui répondit : Crétin ! C’est comme si tu maudissais tes propres père et mère !

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866. Il y eut quatre Pierre martyrisés ce même jour, celui-ci était le plus jeune, il avait vingt-et-un ans.

Chŏng Wŏn-ji Petrus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Cho Hwa-sŏ Petrus

(Jo Hwa-seo Peteuro)

1814-1866

 

Petrus était né en 1814 à Suwŏn (Gyŏnggi-do, Corée), fils de Cho Andrea, lui-même martyrisé en 1839 (mais qui ne fait pas partie de ceux canonisés en 1984).

Il vint vivre à Sinch’ang (Ch’ungch’ŏng) et fut au service du père Ch’oe Yang-ŏb Thomas.

En 1864, il s’installa comme cultivateur à Chŏnju, et épousa Han Magdalena, dont naquit leur fils, Cho Joseph (v. 23 décembre). Veuf, il épousa ensuite Kim Susanna.

C’était un homme au cœur droit ; il s’efforçait de vivre sa foi catholique, de bien accomplir ses obligations. On savait qu’on trouverait en lui une oreille attentive et un cœur compréhensif.

Sa demeure était à l’écart, dans la montagne, de sorte qu’il ne recevait que des bribes de nouvelles, des bruits de persécution. S’étant rendu chez des voisins, voilà qu’un groupe de policiers fit irruption dans la maison et l’arrêta.

C’était le 5 décembre 1866.

Petrus répondit qu’il avait appris le catéchisme de son père (peut-être qu’il entendait son «père» spirituel, un des missionnaires qu’il ne voulait pas compromettre) et qu’il ne connaissait pas d’autres Catholiques que son fils (ce n’était pas un «mensonge» ; c’était une parole prudente, pour ne pas avoir à révéler d’autres noms aux persécuteurs).

Là-dessus arriva son fils Joseph : Petrus lui dit de vite partir, mais Joseph ne voulait pas laisser son père, et se livra de lui-même aux policiers. Ils furent emmenés à la prison de Chŏnju. En chemin, ils s’encourageaient mutuellement, au grand étonnement des non-catholiques qui les entendaient.

En prison, Petrus encouragea les autres Catholiques déjà prisonniers. Entre autres, il remonta le courage de Chŏng Mun-ho Bartholomæus, qui était tenté de renier sa foi pour fuir les tortures. Quelle grande récompense nous allons recevoir au Ciel, lui disait-il. A son fils, il disait qu’ils allaient se retrouver au Ciel.

Il subit des séances de tortures répétées, pour avoir nié connaître d’autres Catholiques, et pour être en possession de livres «occidentaux».

Parvenu à l’endroit de l’exécution, il fit lentement le signe de la croix et recommanda encore à ses bourreaux de s’ouvrir à la foi en Dieu.

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866. Il y eut quatre Pierre qui furent martyrisés ce même jour.

Cho Hwa-sŏ Petrus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Chŏng Mun-ho  Bartholomaeus

(Jeong Mun-ho Bareutollomeo)

1801-1866

 

Chŏng Mun-ho Bartholomaeus était né en 1801 à Imchŏng (Ch’ungch’ŏng, Corée) et vivait dans la province de Chŏlla.

Il fut gouverneur de la région, charge qu’il résilia à partir de son baptême.

Tous, catholiques ou pas, l’aimaient et le respectaient pour son bon caractère, et aussi parce qu’il enseignait le cathéchisme.

Au bruit de la persécution, il envoya un messager à Chŏnju pour s’informer davantage des événements.  Ce messager n’était pas catholique. Avant même son retour, la police fit irruption dans le village où habitait notre Barthélemy, le 3 décembre 1866.

Six Chrétiens furent arrêtés, dont Barthélemy.

Amenés au bureau du gouverneur, ils se montrèrent très heureux de leur sort. On les enferma dans un cachot.

Barthélemy, qui avait soixante-cinq ans, fut très tenté d’abjurer sa foi, mais ses compagnons lui redonnèrent courage et, tout repenti, il demeura ferme et constant.

Il priait, et endura les tortures avec courage, répondant au gouverneur qu’il préférait mourir que de renier Dieu.

Quand on le conduisit au lieu du martyre, il se montra particulièrement heureux. Les bourreaux furent surpris de l’entendre murmurer encore des prières. En chemin, il dit à Cho Petrus, un de ses Compagnons : Aujourd’hui, nous passons notre examen pour le ciel. Quel beau jour en vérité !

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866.

Barthélemy a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Odile

7e siècle

 

Otilia (Odile) était la fille d’un duc de l’actuelle Alsace, Etih (ou Adalric), qui avait fondé un monastère, Hohenburg.

Son épouse, Persinde, eut une fille (notre Odile) qu’il ordonna de tuer, parce que c’était, d’abord, une fille, ensuite parce qu’elle était aveugle. Ils eurent ensuite un fils, Adalbert.

Odile fut secrètement confiée à une ancienne domestique, qui la remit au monastère de «Palma» (peut-être Baume-les-Dames, peut-être aussi Mouthier-Haute-Pierre, plus au sud).

Un évêque de Bavière, Erhard, averti par le Ciel, vint la baptiser : aussitôt, la petite fille se dressa sur ses pieds et voyait clair.

Etih apprit le miracle, mais ne voulait rien savoir d’Odile ; en revanche, le frère de celle-ci la ramena ; dans sa fureur, Etih le frappa à mort puis, repentant, s’enferma dans un monastère et voulut enfin revoir sa fille que, désormais, il protégea.

Quand il mourut, Odile pria intensément et apprit qu’il était délivré du Purgatoire.

Odile devint l’abbesse des cent-trente moniales. Elle fit édifier un deuxième monastère, plus accessible aux pèlerins. C’est ainsi que se développa Niedermunster, à côté de Hohenburg. Parmi les moniales, il y eut les trois filles d’Adalbert. 

Contrairement à ce qui fut dit plus haut, certains affirment que ce dernier fut assassiné par un serviteur.

Odile mourut un 13 décembre. Elle serait un moment revenue à la vie, sur la prière des moniales, pour avoir le temps de recevoir le Viatique.

Cette aveugle guérie a sa fête le même jour qu’une autre Sainte de la lumière : Lucie.

 

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