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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Han Wŏn-sŏ Iosephus

(Han Weon-seo Yosep)

1835-1866

 

Iosephus était né en 1835 à Imch’ŏn (Ch’ungch’ŏng, Corée), mais vivait à Taesŏngdong (Chŏnju) au moment de la persécution.

Il avait été précédemment catéchiste, mais n’exerçait plus cette mission à Taesŏngdong : on a vu en effet que dans cette localité, Son Sŏon-ji Petrus recevait dans sa maison les fidèles pour enseigner le catéchisme, pour baptiser et pour prier.

Sa douceur et son honnêteté le faisaient estimer et respecter de tous, même non-baptisés.

Il avait un désir : mourir martyr.

Il fut arrêté le dimanche 3 décembre 1866, avec cinq autres Catholiques (Bartholomæus, et quatre Pierre).

Dans la prison de Chŏnju, non seulement il eut à souffrir de la part des employés gouvernementaux, mais les membres de sa propre famille vinrent lui dire qu’ils se suicideraient s’il ne reniait pas sa foi. Son père demanda au gouverneur de le libérer, et écrivit à son fils des lettres où il le pressait de renoncer à sa religion ; il tenta aussi de soudoyer les employés. Ces derniers tentèrent aussi de persuader Joseph. En vain.

Joseph ne se laissa pas impressionner. Il rappela à son père qu’il avait encore d’autres fils, et lui dit qu’il désirait vraiment mourir pour Dieu.

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866, à trente-et-un ans.

Comme il y eut quatre Martyrs nommés Petrus ce jour-là, on a parfois donné par erreur le même nom à notre Josephus, mais la plupart des documents l’appellent bien Iosephus.

Han Wŏn-sŏ Iosephus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Son Sŏn-ji Petrus

(Son Seon-ji Peteuro)

1819-1866

 

Petrus était né en 1819 à Imchŏng (Ch’ungch’ŏng, Corée), d’un père tout juste catéchumène, qui lui enseigna à son tour le catéchisme et le fit baptiser.

Adolescent, il avait donné suffisamment de preuves de ses vertus et de sa fidélité à tous ses amis et voisins, pour que le père Chastan pût le nommer catéchiste dès qu’il fut adulte, mission qu’il remplit très consciencieusement.

Il se maria et eut deux enfants.

Sa maison de Taesŏngdong (Chŏnju) servait pour la mission : c’est là qu’il enseignait et baptisait ; c’est là que les fidèles se réunissaient pour prier.

A l’automne de 1866, il entendit dire qu’il y aurait bientôt une nouvelle persécution. Il en fut surpris.

Et voilà que le dimanche 3 décembre 1866, après les prières, il entendit appeler son nom de dehors : il fit vite partir son épouse et ses enfants par la porte arrière, puis se livra à la police.

La maman de Petrus, qui n’était pas baptisée, alla demander au gouverneur d’épargner la vie de son fils. Mais on lui répondit qu’il aurait d’abord à renier sa foi. C’était méconnaître Petrus.

En prison, Petrus subit des séances de tortures répétées, d’autant plus cruelles qu’on savait qu’il était catéchiste. Il eut les bras brisés : s’il voulait boire, il fallait lui porter un verre à la bouche. Il endura toutes ces tortures calmement, sans rien dire.

Au moment de se rendre au lieu de l’exécution, il remit ses vêtements à un compagnon de cellule. Juste avant d’être exécuté, il murmura encore des prières, invoquant les noms de Jésus et de Marie.

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866.

Son Sŏn-ji Petrus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Lucia de Syracuse

4e siècle

 

Sainte Lucie est une martyre traditionnellement vénérée à Syracuse, célébrissime, mais dont la Passio embarrasse certains spécialistes.

Elle aurait d’abord obtenu par ses prières la guérison de sa mère, Euticia, qui était veuve depuis neuf ans déjà.

Puis, voulant appartenir toute au Christ, elle vendit son héritage, qui était important, ce qui contraria son fiancé.

Dénoncée par celui-ci au consulaire Paschasius, elle justifie sa générosité et montre sa foi entière en Jésus-Christ.

On veut la traîner dans un lupanar, mais elle devient si pesante que même des bœufs ne peuvent la tirer.

Elle est frappée d’un glaive et expire après avoir pu recevoir encore le Corps du Christ ; pendant ce temps, Paschasius est enlevé, accusé d’avoir dilapidé la province, et condamné à mort. 

Sainte Lucie, dont le nom est apparenté à Lux, lumière, est vénérée le 13 décembre, à un moment où très souvent la météorologie apparaît plus sereine ; et le même jour aussi que sainte Odile, dont les yeux aveugles s’ouvrirent à la lumière le jour de son baptême.

La Martyre de Syracuse est mentionnée dans la prière du Nobis, quoque, peccatoribus du Canon romain de la messe.

Notons pour finir qu’en latin, Lucie se dit Lúcia, mais que les Italiens accentuent aujourd’hui Lucía.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Yi Myŏng-sŏ Petrus

(Yi Myeong-seo Peteuro)

1820-1866

 

Petrus était né en 1820 dans la région de Ch’ungch’ŏng (Corée), dans une famille déjà catholique par tradition.

Il se fixa à Chŏnju ; il était marié et avait beaucoup d’enfants. Sa vie toute de piété lui valait l’estime et le respect de tout le monde.

Il était atteint de tuberculose, qu’il endurait sans perdre son calme et sa gentillesse.

Au moment d’être arrêté, le 5 décembre 1866, il commença par dire qu’il n’était pas catholique, mais juste après se reprit et dit aux soldats qu’il était baptisé. Les soldats fouillèrent toute la maison pour trouver des livres cachés.

Petrus leur dit qu’il avait reçu des leçons de catéchisme par oral, et non en lisant des livres. Les soldats lui firent réciter le Notre Père et le Je vous salue, Marie.

Il leur demanda de le laisser, parce qu’il avait la tuberculose. Ce n’était pas pour éviter l’arrestation, mais principalement pour s’occuper de ses enfants. On le laissa ce jour-là. Mais un autre groupe vint l’arrêter le lendemain. On lui demanda qui lui avait enseigné le catéchisme : il répondit que c’était son père.

Devant le gouverneur qui le sommait de renier sa foi, il répondit fièrement qu’il préférait souffrir cinquante morts. Il refusa de révéler les adresses d’autres Catholiques et souffrit énormément : son corps fut tout détruit.

En prison, les Chrétiens priaient ensemble ; ils souffrirent les tortures, la nourriture insuffisante, mais persévérèrent.

En se rendant au lieu de l’exécution, Yi Petrus disait à ceux qu’il croisait, qu’il irait tout de suite au Ciel. Tous admiraient sa joie et son courage, même les non-baptisés.

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866.

Yi Myŏng-sŏ Petrus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Jeanne-Françoise Fremiot de Chantal

1572-1641

 

Jeanne-Françoise naquit à Dijon le 23 (ou 28) janvier 1572, de parents très chrétiens. Le père était président à mortier du parlement de Bourgogne, une des charges les plus hautes de la justice de l’Ancien Régime. 

Notons au passage que le nom de famille Fremiot ne porte normalement pas d’accent.

Dans cette famille farouchement catholique, Jeanne apprit toute petite à haïr les huguenots, sentiment qui se lénifia plus tard avec les épreuves et surtout la direction spirituelle qu’elle reçut.

Orpheline de mère à dix-huit mois, elle grandit dans cet attachement à la religion et dans une éducation fort soignée : outre les lettres, la danse, la musique, le chant, la broderie etc.

A vingt ans, elle épousa Christophe de Rabutin, baron de Chantal, et mettra au monde six enfants, avant que ce baron ne meure d’un stupide accident de chasse. Cette séparation lui coûta énormément. D’abord révoltée, elle voulut plus tard montrer son plein pardon envers le responsable de l’accident, en voulant être la marraine de son fils. Puis, pour barrer toute proposition de remariage, elle fit le vœu de chasteté et se marqua au fer rouge sur la poitrine le nom de Jésus.

Des six enfants, deux moururent en bas âge ; l’aîné sera le père de la marquise de Sévigné. 

Elle eut un premier directeur de conscience, maladroit et prétentieux. Puis elle entendit durant le carême 1604 l’illustre prédicateur qu’était François de Sales, tout récemment sacré évêque de Genève, qui devint bientôt son confesseur et conseiller spirituel. 

Avec la légendaire douceur dont était capable François de Sales, Jeanne-Françoise apprit à freiner la mondanité, simplifiant encore plus sa toilette, coupant ses beaux cheveux, priant beaucoup sans jamais heurter son entourage, lisant la sainte Bible et les méditations du chartreux Ludolphe, travaillant de ses propres mains et servant les pauvres les plus hideux. 

En 1607, saint François de Sales finit par lui proposer de fonder avec lui un nouvel institut, ce qu’elle accepta avec la plus profonde disponibilité.

Mais Jeanne-Françoise devait encore s’occuper de ses enfants fort jeunes. Or sa fille aînée se maria bientôt (avec le frère de saint François de Sales), la plus jeune mourut. Des deux restant, elle confia le garçon de quinze ans au grand-père de celui-ci, et voulut emmener sa fille Françoise.

Au moment de quitter son père, Jeanne-Françoise était très émue. Son fils se coucha même en travers de la porte pour la supplier de ne pas partir. Mais l’appel de Dieu fut le plus fort : la mère enjamba crânement le corps de son fils et partit.

En juin 1610, après avoir reçu la bénédiction du saint évêque de Genève, Jeanne-Françoise s’installa à Annecy avec deux autres Compagnes, les dames Favre et de Bréchard. L’Ordre de la Visitation commençait.

La fondation voulait unir les deux vocations de contemplation et d’action, unissant les deux vocations de sainte Marie et sainte Marthe, les deux sœurs de Lazare ; d’une part la vie intérieure et contemplative, dans la maison, et d’autre part, pour les professes, la possibilité de sortir pour «visiter» (d’où leur nom) les malades. Or, pour l’époque, c’était une nouveauté ; on était ou l’un ou l’autre, et finalement les Visitandines restèrent contemplatives.

Jeanne-Françoise, elle, eut l’obligation de voyager beaucoup, d’abord pour régler la succession de son père, puis pour établir d’autres fondations : Lyon, Moulin, Grenoble, Bourges. Il y aura quatre-vingt sept maisons à sa mort.

Lorsque l’évêque de Genève mourut, en 1622, la violence qu’elle se fit pour ne pas pleurer lui fit enfler l’estomac.

Après avoir fondé des maisons à travers la France et la Savoie, et même au-delà, elle se retrouva à Annecy, pensant être enfin déchargée de toute charge.

Pourtant, elle dut accepter d’aller diriger la maison de Moulins, où elle s’éteignit le 13 décembre 1641.

Sainte Jeanne-Françoise Fremiot de Chantal fut béatifiée en 1751, et canonisée en 1767. On s’était bien inutilement inquiété pendant un temps de savoir si elle avait été touchée par le quiétisme ou par le jansénisme.

Si son dies natalis est au 13 décembre, le jour de sa fête subit quelques vicissitudes. On sait que, d’ordinaire, la fête d’un Saint se célèbre en son dies natalis, soit le 13 décembre pour notre Sainte. Mais ce jour-là est «occupé» depuis la plus haute antiquité chrétienne par la fête de sainte Lucie (et aussi par celle de sainte Odile, en Alsace), de sorte que dans un premier temps, la fondatrice de la Visitation fut fêtée le 21 août.

Cependant, lors de la réforme du calendrier en 1970, on voulut reporter généralement les fêtes des Saints à leur dies natalis, et sainte Jeanne-Françoise fut célébrée au jour le plus proche du 13 décembre, c’est-à-dire la veille, le 12 décembre.

Ce n’était pas fini. Récemment encore, l’Eglise a voulu insérer dans le calendrier la fête de Notre-Dame de Guadalupe, patronne du Mexique, au jour de son apparition en 1531 à Juan Diego Cuauhtlatoatzin (voir au 30 mai). La fête de notre Sainte fut alors déplacée au 12 août, le mois de l’année le plus chargé en fêtes, mais dont le 12 était encore «libre».

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:00

Corentin

7e siècle

 

Saint Corentin a dû naître en Bretagne armoricaine, de parents illustres.

Après de bonnes études, il voulut se retirer dans une solitude, près de Châteaulin (Finistère). Jusqu’ici, l’Histoire ne conteste pas la Tradition.

Des détails presque amusants et touchants ajoutent au merveilleux de cet illustre Saint breton. 

Corentin allait chaque jour puiser de l’eau à une fontaine : là vivait un poisson, dont il taillait une tranche pour sa nourriture, tandis que le lendemain le poisson revenait entier s’offrir à lui.

Cette tranche un jour enfla suffisamment pour donner à manger au roi Grallon et à sa suite. En remerciement, le roi aurait alors concédé tout ce domaine à l’ermite.

Cette même fontaine donna un jour l’eau, le vin et les anguilles nécessaires pour recevoir deux autres Saints bretons : Paterne et Malo (saint Paterne : 15 avril ; saint Malo : 15 novembre ; saint Tudy : 9 mai).

Quand les habitants eurent besoin d’un évêque, ils envoyèrent Corentin, Guénolé et Tudy à l’évêque de Tours, qui devait choisir lequel des trois lui semblait le plus idoine à cette mission : c’est Corentin qui fut choisi.

Le rédacteur de la Vie de saint Corentin a dû se tromper sur le nom de cet évêque de Tours, citant saint Martin, mort trois siècles plus tôt, à moins qu’un signe miraculeux se soit produit au tombeau de saint Martin, manifestant ainsi la volonté de Dieu.

Saint Corentin fut le premier évêque qui résida à Quimper, les précédents ayant résidé en d’autres localités. 

Certaines versions de la Vie de saint Corentin donnent à entendre qu’il ne sortait guère de sa solitude, s’appuyant sur Guénolé, un saint abbé, à qui il confiait le soin de l’évangélisation des diocésains : peut-être que Corentin, peu enclin à parler, recourait à Guénolé pour le seconder dans ses responsabilités épiscopales, un évêque étant par définition chargé de visiter son diocèse - et un abbé chargé d’administrer son abbaye.

Lors des invasions normandes, les reliques conservées sur place furent dispersées. La cathédrale de Quimper avait, dit-on, conservé un bras de saint Corentin, dont on a malheureusement perdu la trace depuis le 13e siècle.

Le Martyrologe mentionne saint Corentin au 12 décembre, rappelant qu’il fut le premier évêque de Quimper (Coriosopitum).

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:00

Ludwik Pius Bartosik

1909-1941

 

Ludwik (Louis) Bartosik naquit le 21 août 1909 à Kokanin (Kalisz, Pologne), de Wojciech et Victoria. Son père était cordonnier. Malgré la situation modeste de sa famille, Ludwik parvint avec l'aide du curé et d'amis bienfaiteurs à poursuivre ses études au lycée de Kalisz. 

Il entra au noviciat des Frères Mineurs Conventuels à Pacławaska (Przemysl) puis à Lagiewniki (Lodz), et prit le nom de Frère Pius (Pie), probablement par référence au pape Pie X, mort saintement en 1914 (voir au 20 août ; Ludwik était né le 21).

Le 8 septembre 1927, il émit ses premiers voeux religieux, et poursuivit ses études au séminaire franciscain de Sanok, puis à Lviv. En 1931, il entreprit des études de philosophie et de théologie au séminaire majeur des Franciscains de Cracovie. Il y reçut l'ordination sacerdotale en 1935. Sa première destination fut Wisłokiem, où il se distingua pour son assiduité au ministère de la confession.

En août 1936, il fut transféré au couvent de Niepokalanów, à la requête explicite du futur saint Maximilien-Marie Kolbe, qui avait fondé ce couvent dix ans auparavant (voir au 14 août). C'était un immense centre médiatique, dirait-on aujourd'hui, où l'on imprimait et diffusait des revues, des journaux et des brochures catholiques. On y lança même une radio en 1938. A la veille de la seconde guerre mondiale, Niepokalanów était le plus grand couvent du monde, avec treize Pères, dix-huit séminaristes, cinq cent vingt-sept jeunes moines, quatre-vingt-deux novices et cent vingt-deux garçons dans un petit séminaire ! 

Sensible à ses qualités intellectuelles, en plus de ses qualités spirituelles, le Père Kolbe assigna le nouveau venu à la tâche de rédacteur de la revue le Chevalier de l’Immaculée, revue missionnaire franciscaine qui connaissait un succès certain dans la nouvelle Pologne de l'époque.

Ludwik-Pius travaillait aussi à un ouvrage de mariologie, dont on conserva après sa mort une version dactylographiée. Ses Frères se souvinrent toujours de lui comme d’un Franciscain généreux qui donnait de son temps pour confesser et prodiguer des conseils spirituels.

Il fut arrêté par les occupants allemands, le 19 septembre 1939, avec le Père Kolbe et une quarantaine de confrères. Il passa trois mois aux campx de Lamsdorf, Amtitz et Ostrzeszów. Il supporta patiemment la faim et les souffrances, répétant : Nous avons prêché aux autres la patience ; à présent que nous devons supporter nous-mêmes ces souffrances, quelle valeur auraient nos paroles, si cela ne se confirmait par des actes ?

 Il fut libéré, le jour de l'Immaculée Conception, le 8 décembre 1939, et retourna au couvent, pour garder le matériel. Ce couvent était désormais vidé d'une grande partie de ses occupants. Le Père Kolbe, libéré lui-aussi, abrita dans la Cité de l'Immaculée, où l'on ne pouvait plus publier, des foules de personnes déplacées, qui venaient en majorité de la région de Poznan. Le jeune Père Bartosik aida à l'organisation de cette nouvelle structure... 

Il y avait trois mille personnes, parmi lesquelles deux mille Juifs, chassés de chez eux, et dont le pouvoir allemand ne savait que faire pour l'instant... En plus de l'organisation matérielle (ateliers de réparations et ateliers de couture, pour procurer du travail, etc...), les Franciscains mirent en place aussi l'adoration perpétuelle à l'église moderne du couvent, qui était encore ouverte.

A nouveau, le père Pius fut arrêté par la Gestapo, le 17 février 1941, avec le Père Kolbe, le Père Bajewski et deux autres religieux. Les Allemands avaient décidé de vider définitivement le couvent. Les Religieux furent détenus à la prison de la rue Pawiak à Varsovie ; le 4 avril 1941, en pleine Semaine Sainte, certains (dont Pius) furent déportés à Auschwitz ; le Père Kolbe les rejoindra le 25 mai.

Pius, qui portait le numéro 12832, fut assigné aux travaux forcés, à la construction, souffrant des violences que lui imposaient les gardiens ; malade, blessé à la jambe, il fut finalement destiné à l'hôpital du camp, où il continua de soutenir ses compagnons d'infortune, aussi bien physiquement que moralement. On l’appelait l’apôtre de la souffrance. Là aussi, il donna le sacrement de la confession.

C’est lui qui put le premier annoncer la mort du Père Maksymilian Kolbe, avenue au soir du 14 août 1941. 

Il mourut à l'infirmerie, après avoir reçu les derniers sacrements, dans la nuit du 12 au 13 décembre 1941.

Béatifié en 1999, il est inscrit le 12 décembre au Martyrologe Romain.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:00

Spyridon

4e siècle

 

Des diverses versions de la Vie de saint Spyridon (ou Spyridion), il ressort qu’il aurait eu des enfants, dont une certaine Irène, et qu’il aurait été ensuite évêque en Chypre, mais nous n’avons guère plus de détails.

Saint Spyridon est cependant connu pour sa largesse. Des voleurs s’étant introduits de nuit pour lui voler des brebis, ils se trouvèrent mystérieusement pris dans un filet, dont les délivra Spyridon au matin, leur conseillant, la prochaine fois, de demander plutôt que de voler ; et de les renvoyer avec un bélier, pour ne pas les laisser bredouilles !

Il tenait un petit coffre de ses économies et l’on pouvait y puiser librement, à condition d’y remettre ce qu’on empruntait. 

Il jeûnait d’habitude en carême. A un voyageur à qui il offrait l’hospitalité, il présenta ce qu’il avait : un morceau de porc ; l’autre de refuser : un chrétien, en plein carême ! Et Spyridon : Raison de plus de ne pas crier. Tout est pur pour ceux qui sont purs (cf. Tt 1,15).

Il assistait à l’homélie d’un évêque. Ce dernier citait : Prends ton lit, et marche, au lieu de Prends ton grabat, et marche (cf. Jn 5:8). Spyridon, alors vénérable vieillard, se leva et lui reprocha : Tu te crois donc supérieur à Celui qui a dit «grabat» ? Et il sortit.

On a pensé que l’auteur Rufin parlait de saint Spyridon dans une description qu’il fait d’un saint homme présent au concile de Nicée (325) ; plus tard, Spyridon fut co-signataire du concile de Sardique (343).

Comme dans le monde grec, saint Spyridon est mentionné le 12 décembre dans l’actuel Martyrologe.

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:00

Simon Phan Đắc Hòa

1787-1840

 

Simon était né en 1787 (ou 1774 ?) à Vinh Mai (Thừa Thiên, Vietnam), dans une famille encore païenne. 

Après la mort précoce de son père, sa mère et ses sœurs vinrent au village pour trouver un peu de travail.

C’est alors qu’il rencontra des missionnaires, entendit parler de Jésus-Christ, et demanda le baptême, en 1799, prenant le nom de l’apôtre Simon.

Il entra au séminaire, mais il comprit que sa voie était le témoignage dans le monde.

Il se maria et eut douze enfants. Médecin, il eut l’occasion de faire beaucoup de bien, sachant soulager les pauvres en qui il voyait le Christ. Il reprenait les alcooliques, les paresseux, calmait les dissentions, aidait les vieillards.

Simon fut un fidèle inconditionné du Christianisme.

Quand la persécution se déclencha, il n’hésita pas à abriter chez lui des prêtres ; il reçut l’évêque Cuenot (voir au 14 novembre).

Il fut arrêté alors qu’il essayait de porter en sûreté le père Delamotte avec une embarcation.

Il fut alors compagnon de prison du père Delamotte, qui mourut d’épuisement dans sa cellule le 3 octobre 1847. Mais il fit profiter de sa présence les autres prisonniers, en leur procurant un peu de soulagement, mais surtout en les encourageant à la persévérance.

Simon endura plus de vingt interrogatoires, comportant autant de séances de tortures. On espérait lui extorquer des noms de missionnaires. En vain !

En tant que praticien de l’art médical, parlant de ses souffrances, il savait ce qu’il disait : 

Les tenailles froides occasionnent une douleur plus vive ; les tenailles brûlantes ne causent pas d’abord une souffrance très grande, mais lorsque la plaie a été exposée à l’air, elle s’enflamme, suppure et s’élargit.

Il se montra invinciblement attaché à la foi : 

Quand même je devrais tout perdre, ma femme, mes enfants, ma fortune, ma vie, je n’abandonnerai jamais mon Dieu.

Quand on lui apporta pour la revoir sa petite dernière, une fille de quelques mois, il la prit dans ses bras en disant : Je puis te voir encore, mais toi, tu ne te souviendras point de ton père.

Il fut décapité à An Hòa (Quẚng Nam), le 12 décembre 1840, fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 00:00

Damase 1er

366-384

 

Damasius était apparemment d’une famille originaire d’Espagne. Son père fit carrière à Rome ; sa mère était Laurentia et sa sœur Irene.

Né vers 305, il était diacre à la mort du pape Libère (366).

L’élection de ce trente-septième pape fut mouvementée, et son adversaire, Ursinus, résista longtemps, jusqu’à ce qu’un bannissement l’expédiât définitivement en Germanie.

Si l’autorité du Siège apostolique (l’expression est de cette époque) s’affermit en même temps que le rayonnement de la Ville éternelle, Damase n’était pas le seul maître à Rome : il s’y trouvait encore des novatiens, des donatistes et des lucifériens avec leurs évêques respectifs.

En 377, un concile romain condamne Apollinaire de Théodicée, à la doctrine christologique douteuse : le Christ n’aurait pas eu d’âme humaine. D’autre part Damase n’accueillit pas la requête de Priscillien qui avait été condamné par un concile à Saragosse (380) ; Priscillien fut même exécuté sur ordre de l’empereur Maxime à Trèves.

Avec l’Orient, les relations étaient meilleures, grâce à la politique de l’empereur Théodose, aboutissant au concile de Constantinople (381), mais Damase ne put arriver à résoudre le problème d’Antioche où se querellaient deux évêques.

C’est le pape Damase qui invita saint Jérôme à établir la traduction officielle latine de la Bible, qui devint la Vulgate. Saint Jérôme devint pour ainsi dire le secrétaire du pape, mais dut se retirer plus tard en Palestine.

Signalons enfin le travail très important qui se fit sous le pape Damase pour restaurer et ouvrir les catacombes romaines et développer le culte des Martyrs.

Saint Damase mourut le 11 décembre 384, presque octogénaire, et eut pour successeur saint Sirice. 

Signalons que, sur la base de recherches scientifiques récentes, le texte latin de la Bible fut à nouveau révisé au siècle dernier, aboutissant à une nouvelle version officielle de la Vulgate, promulguée en 1979.

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