Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 00:00

Martín Lumbreras Peralta

1598-1632

 

Il était né le 8 novembre 1598 à Saragosse, de famille noble, et fut baptisé le 10 novembre (la date du 8 décembre, parfois proposée, est donc une erreur).

Entré dans l’Ordre augustin à Borja, il fit la profession à Saragosse en 1619 avec le nom de Martín de Saint-Nicolas et, en 1622, partit pour les Philippines. 

Le voyage passait par le Mexique, et c’est là qu’il fut ordonné prêtre.

Les Supérieurs le nommèrent sacristain au couvent de Manille, puis maître des novices pendant huit ans.

Il y développa beaucoup la dévotion envers Notre-Dame de la Colonne (del Pilar : une dévotion remontant à l’apparition de la Vierge Marie à l’apôtre saint Jacques pour le réconforter).

Son désir intime était cependant d’aller encourager les communautés japonaises persécutées. Il obtint la permission de partir pour le Japon, et quitta Manille en août 1632, accompagné de son collègue et ami, Melchior de Saint-Augustin (voir sa notice).

Il y eut une altercation entre les marchands chinois qui les avaient conduits, de sorte qu’à peine arrivés certains d’entre eux les dénoncèrent aux autorités de Nagasaki.

Les deux Religieux en furent informés et allèrent vite se cacher dans la montagne, où un autre Confrère les reçut, et commença tout de suite à leur enseigner la langue.

Mais leur zèle était plus fort : ils s’aventurèrent dans la ville proche, où ils furent vite reconnus et arrêtés, le 3 novembre 1632.

Le gouverneur tenta de les faire apostasier. Tout effort de sa part étant inutile, il les condamna à être brûlés vifs.

Les deux Religieux furent attachés à des poteaux en face du brasier, de sorte qu’ils devaient être asphyxiés petit à petit, mais aussi, éventuellement, pour leur laisser le temps d’apostasier et de repartir libres.

A l’étonnement de ceux qui étaient présents, le père Martín «résista» dix-huit heures avant de rendre le dernier soupir, fidèle à l’Eglise et à son sacerdoce, tandis que son Compagnon mourut dès les premières heures du supplice, qui eut lieu le 11 décembre 1632.

Ils furent tous deux béatifiés en 1989.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 00:00

Melchor Sánchez Pérez

1599-1632

 

Il était né en novembre 1599 à Grenade (Espagne).

Entré dans l’Ordre augustin, il fit la profession dans cette même ville en 1618 avec le nom de Melchor de Saint-Augustin et, en 1621, partit pour les Philippines. 

Le voyage passait par le Mexique et c’est là que Melchor fut ordonné prêtre.

Arrivé aux Philippines, il se mit à apprendre les dialectes locaux des Tagalog et des Hisaya, et fit de l’apostolat dans les missions de Mindanao, l’endroit le plus difficile de l’archipel.

A Manille, il prêcha pour les Espagnols, jusqu’en août 1632, date à laquelle, selon son désir, il partit pour le Japon, avec son confrère et ami Martín Lumbreras Sanchez Perez Peralta (voir sa notice).

Il y développa beaucoup la dévotion envers Notre-Dame de la Colonne (del Pilar : une dévotion remontant à l’apparition de la Vierge Marie à l’apôtre saint Jacques pour le réconforter).

Il y eut une altercation entre les marchands chinois qui les avaient conduits, de sorte qu’à peine arrivés certains d’entre eux les dénoncèrent aux autorités de Nagasaki.

Les deux Religieux en furent informés et allèrent vite se cacher dans la montagne, où un autre Confrère les reçut, et commença tout de suite à leur enseigner la langue.

Mais leur zèle était plus fort : ils s’aventurèrent dans la ville proche, où ils furent vite reconnus et arrêtés, le 3 novembre 1632.

Le gouverneur tenta de les faire apostasier. Tout effort de sa part étant inutile, il les condamna à être brûlés vifs.

Les deux Religieux furent attachés à des poteaux en face du brasier, de sorte qu’ils devaient être asphyxiés petit à petit, mais aussi, éventuellement, pour leur laisser le temps d’apostasier et de repartir libres.

A l’étonnement de ceux qui étaient présents, le père Martín «résista» dix-huit heures avant de rendre le dernier soupir, fidèle à l’Eglise et à son sacerdoce, tandis que le père Melchior mourut dès les premières heures du supplice, qui eut lieu le 11 décembre 1632.

Ils furent tous deux béatifiés en 1989.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 00:00

Pilar Villalonga Villalba

1891-1936

 

Cette Demoiselle était née le 22 janvier 1891 à Valencia (Espagne) et fut baptisée dès le lendemain.

Elle était l’aînée de six enfants, et fut donc le bras droit de sa pieuse maman.

En 1901, elle reçut la Première communion.

Le nom qu’elle porta était lié à Notre-Dame de la Colonne (pilar en castillan), un sanctuaire fameux de Saragosse, qui remonte à une apparition de la Vierge Marie à l’apôtre saint Jacques.

La vie de Pilar était toute chrétienne, toute fidèle à l’Eglise, au service des autres par son engagement dans l’Action Catholique et d’autres associations de bienfaisance.

En particulier, au moment de la guerre civile de 1936, elle n’hésita pas à ouvrir sa maison aux prêtres poursuivis.

Elle fut découverte et mise en prison le 30 août. Condamnée à mort, elle se fit apporter son plus bel habit pour aller à la rencontre de son cher Epoux céleste, le Christ.

Elle fut assassinée à Burjassot (El Saler, Valencia), le 11 décembre 1936.

Elle fait partie des Martyrs espagnols béatifiés en 2001.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 00:00

 

Arthur Bell

1590-1643

 

Né le 13 janvier 1590 à Temple-Broughton (Worcester, Angleterre centrale), Arthur était le fils d’un avocat, William Bell, qui mourut en 1598.

Arthur fut confié par sa mère à son frère, Francis Daniel, d’Acton (Suffolk), un homme important, studieux et croyant. 

En 1514, Arthur rejoignit le Collège anglais de Saint-Omer pour se préparer au sacerdoce. Il compléta ses études en Espagne.

En 1618, il reçut à Ségovie l’habit franciscain, et y acheva son noviciat.

En Espagne, le père Arthur écrivit : Histoire, Vie et Miracles de saint Juan de la Croix, ainsi qu’une Brève instruction pour entendre la Messe.

Après son ordination sacerdotale, il fut appelé à restaurer la province franciscaine d’Angleterre. La première communauté franciscaine s’établit à Douai et il en fut le gardien (c’est-à-dire le supérieur). Il y enseigna également l’hébreux.

En 1632, Arthur fut envoyé en Ecosse pour tenter d’y restaurer l’Ordre franciscain, mais il dut repartir en Angleterre en 1637, et devait y travailler jusqu’en 1643.

Il est dit que le 12 octobre 1642, il se trouva auprès du martyr Thomas Bullaker, qui lui prédit son prochain martyre. En novembre 1643, il fut arrêté, suspecté d’être un espion. Une fouille révéla qu’il était prêtre romain catholique, raison suffisante pour le faire enfermer à Newgate, la tristement célèbre prison. Trois «témoins» déposèrent contre Arthur, qui fut condamné à mort.

Les actes du procès montrent combien il était dévoué à la cause du Catholicisme, et disposé à souffrir pour la Foi. Quand il entendit la sentence, il entonna un solennel Te Deum, et remercia chaleureusement les juges pour la faveur qu’ils lui faisaient de mourir pour le Christ.

Le père Arthur Bell fut donc pendu, éviscéré et écartelé le 11 décembre 1643 à Londres.

Il a été béatifié en 1987.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 00:00

Kazimierz Tomasz Sykulski

1882-1941

 

Né le 29 décembre 1882 à Końskie (Świętokrzyskie, Radom, Pologne), Kazimierz était le fils de Michał et Tekla Cybińskich, qui eurent neuf enfants.

Il reçut le baptême le 31 décembre.

Après la mort de son père, son frère aîné s’occupa de ses petits frères et sœurs.

Kazimierz fit de bonnes études (à la maison) et entra directement en deuxième année au lycée de Sandomierz. Il étudia le droit, la philologie, les langues (russe, latin, grec, français, allemand) et reçut son diplôme en 1899.

Puis il fréquenta le séminaire de Sandomierz, où il se montra excellent en toutes les matières, mais aussi par sa personne. 

Il fut tonsuré en 1901, reçut les ordres mineurs en 1902, le sous-diaconat en 1904, le diaconat et le sacerdoce en 1905.

Après son ordination sacerdotale, il fut vicaire à Radoszyce, puis à Wierzbica. Puis il fut envoyé pour d’autres études à Saint-Pétersbourg, de 1908 à 1911, où il reçut le diplôme avec d’excellentes appréciations.

Son ancien curé devint alors évêque et le nomma d’abord à Solec, puis à la cathédrale de Sandomierz, ainsi que comme aumônier de prison, mais pour très peu de temps. Puis il passa à Słupia, à Radom, enfin à Skarżysku-Bzinie, où se trouvaient plusieurs écoles. Il fut nommé par l’administration russe directeur de l’école pour filles Helen Wagner, puis de l’école Saint-Paul, où le personnel était russe.

Lors de la guerre en 1915, les écoles passèrent sous domination autrichienne ; le père Kazimierz fut nommé responsable de l’organisation des œuvres charitables municipales, pour distribuer des vivres. Il s’employa aussi à ouvrir d’autres écoles polonaises, pour développer l’instruction au-delà de l’école primaire. C’est ainsi que s’ouvrit un lycée, pour lequel il chercha un personnel enseignant de haut niveau.

L’inscription à ces écoles ne pouvant pas être gratuite, le père Kazimierz organisa une caisse qui recueillait des fonds pour les élèves pauvres ; lors de funérailles d’un Confrère, il demanda que l’argent qui aurait été dépensé pour des fleurs soit consacré aux frais de scolarités d’élèves peu fortunés.

Il est à remarquer que les élèves étaient en majorité d’origine ouvrière ; beaucoup étaient Juifs.

Le bien que fit ainsi le père Kazimierz pour la formation spirituelle et l’instruction des élèves, fit que, lorsque le bruit courut en 1917 qu’il allait être nommé ailleurs, les parents adressèrent une pétition à l’évêque pour qu’il leur laissât leur curé.

La nomination arriva tout de même, mais le père Kazimierz fut nommé membre honoraire de l’école. Par la suite, tout en étant à Policzna et Radom, il venait souvent revoir son école, à cheval.

A la fin de la guerrre, quand la Pologne retrouva son indépendance, il fit partie de la Diète législative constituante, de 1919 à 1922.

En 1920, il fut aumônier militaire, et reprit son activité pastorale à Radom.

Il reçut ensuite la dignité de Camérier secret du pape (une dignité qui n’existe plus aujourd’hui), celle de chanoine du chapitre de Opatowie et devint, en 1927, inspecteur pour les écoles.

En 1929, il fut nommé curé de son village natal, où son activité ne s’arrêta pas : Dames de la Charité, Congrès eucharistiques de Radom et Budapest, consulteur, doyen du chapitre d’Opatowie.

En 1938, le gouvernement lui remit la Croix en or du Mérite.

Lors du déclenchement de la guerre en 1939, l’hôpital fut un chaos, sans eau, sans lumière, et les blessés affluaient. Mgr Sykulski déploya tout son zèle pour être auprès de chacun comme prêtre, mais aussi comme frère, comme soutien, aidant les Religieuses à apporter de l’eau dans des seaux.

Dès que l’armée nazie entra dans Radom, le 8 septembre 1939, il fut arrêté avec d’autres otages. On les mit dans une pièce de la mairie, où ils n’avaient qu’un peu de paille pour s’étendre. Mais on les relâcha peu après.

Mgr Kazimierz organisa aussitôt des soupes populaires, des soins pour les mères et les enfants, une assistance pour les prisonniers.

Le 8 novembre, il fut de nouveau arrêté par les Nazis, et de nouveau relâché. Il reprit ses activités. On le prévint qu’il était surveillé par les Nazis, mais il répondit que sa place était là, et que son sort était entre les mains de Dieu.

En 1940, s’attendant à être de nouveau arrêté, il écrivit son testament, où il notait qu’il désirait être enterré auprès de sa mère.

En 1941, il s’attendait au martyre. La Gestapo l’arrêta, pour la troisième fois, le 1er octobre.

Il fut mis en prison à Radom, où on l’interrogea. Il fut terriblement battu, mais ne trahit personne. On lui demanda, en vain, les noms des adhérents aux associations catholiques. Il sortait des interrogatoires le visage en sang. Rien ne l’abattit, c’est lui qui continuait à relever le moral des autres prisonniers.

Des autorités, religieuses et civiles, intervinrent pour le faire libérer. La réponse fut négative, au motif que Mgr Kazimierz appartenait à une organisation secrète anti-allemande, qu’il avait fomenté des activités patriotiques et politiques contraires aux intérêts de l’Allemagne, et qu’il avait été pour cela condamné à mort. Toutefois, la peine de mort avait été commuée en détention en camp de concentration.

Le 24 octobre 1941, le prélat fut transporté à Auschwiz-Birkenau, où il porta le numéro 21962.

Il était alors encore en assez bonne forme et dut d’abord travailler aux fondations de la nouvelle caserne. Sa santé déclina cependant et, s’il écrivit à sa sœur qu’il était en bonne santé, c’était uniquement pour pouvoir envoyer un mot à sa famille.

Au matin du 11 décembre 1941, il fut «appelé» avec quelques autres. Ne pas être envoyé au travail signifiait être conduit à l’exécution, par fusillade ou par pendaison. Il faisait très froid. 

Le père Kazimierz murmura quelques mots à son voisin, sans doute les paroles de l’absolution ; il remit son chapelet à un autre prisonnier, un professeur de l’université Jagellone. Il fut ensuite fusillé et son corps brûlé.

Plus d’un mois plus tard, les autorités du camp avertirent sa sœur qu’il était mort à cause de son activité anti-allemande.

Mgr Sykulski mourut le 11 décembre 1941 (la date du 1er décembre, au Martyrologe, est apparemment une erreur).

En 1946, le gouvernement lui décerna la Médaille militaire du Mérite.

Mgr Kazimierz Sykulski fut béatifié en 1999.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 00:00

María Maravillas Pidal y Chico de Guzmán

1891-1974

 

Née le 4 novembre 1891 à Madrid, María reçut au baptême, le 12 novembre suivant,  le nom de María Maravillas, «Marie des Merveilles» : Notre-Dame des Merveilles est patronne de Cahegin (Murcia). 

María était de famille noble :

Son père, Luis Pidal y Mon, second marquis de Pidal, fut Ministre du Développement, et plus tard Ambassadeur près le Saint-Siège ; il a toujours eu le souci d’aider l’Eglise et les religieux. Il avait un frère, Alejandro, philosophe, avec lequel il fonda l’Unión Católica, un parti politique très apprécié par le pape Léon XIII et les évêques espagnols. 

Sa mère, Cristina Chico de Guzmán y Muñoz, était nièce du comte de Retamoso et petite-nièce du duc de Riánsares, de la Reine (celle-ci fut sa marraine) et des marquis de Remisa.

María reçut la Confirmation en 1896, et la première Communion en 1902.

Très tôt attirée par la vie consacrée (elle fit à cinq ans le vœu de chasteté), elle eut l’occasion de lire les écrits de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix (voir aux 15 octobre et 14 décembre).

Durant son adolescence, Mara, qui était très intelligente, sut se cultiver, apprit les langues, mais donna aussi de son temps aux œuvres de charité, allant dans des familles pauvres et marginalisées pour leur apporter quelque confort. 

Son père tomba malade sur ces entrefaites, et María le soignit avec grand amour filial. A la mort de celui-ci (1913), la maman était un peu contrariée à la pensée de l’éloignement de sa fille.

Toutefois, écoutant l’appel de Dieu, María entra en 1919 chez les Carmélites de l’Escorial, et prit le nom de María Maravillas de Jésus. Elle fit les premiers vœux en 1921.

En 1924, elle s’installe avec trois autres Religieuses carmélites dans une maison de Getafe, où elle fait sa profession solennelle, en attendant la fin de la construction du nouveau couvent prévu dans cette ville.

En 1926, elle est prieure du nouveau couvent El Cerro de los Ángeles (Colline des Anges), près du monument du Sacré-Cœur, qui devait être un lieu de prière et d’immolation pour l’Eglise et l’Espagne. C’est auprès de ce monument que le roi Alphonse XIII avait consacré son pays au Sacré-Cœur (30 mai 1919).

Dès 1931, Mère Maravillas passe plusieurs heures chaque nuit en prière pour l’Espagne, où s’accumulent les nuages de la persécution. Elle demande au pape (et obtient) la permission de sortir si nécessaire, elle et sa communauté, pour chercher refuge quelque part.

En 1933 elle fonde un Carmel à Kottayam (Inde), qui fut le point de départ d’autres couvents en Inde.

En 1936, les Carmélites, expulsées, se réfugient d’abord chez les Ursulines de Getafe, puis se cachent pendant plus d’une année dans un étage de la rue Coello de Madrid. Menaces, contrôles : à leur grand étonnement, elles n’eurent pas la grâce du martyre.

En 1937, elles purent passer en France, à Lourdes, avant de retourner en Espagne à Las Batuecas (Salamanque), où elles fondèrent un nouveau couvent.

En 1938, Maravillas fit le vœu de rechercher toujours la perfection.

En mars 1939, elle put revenir au Cerro, reconstruit après avoir été totalement détruit durant la Révolution.

Successivement, elle ouvrira jusqu’à sept nouveaux Carmels, qu’elle appela les «maisons de la Vierge». L’avant-dernier en date sera celui où elle sera élue prieure et où elle s’éteindra (La Aldehuela, Getafe). Mère Maravillas enverra des sœurs à un carmel en Equateur et dans quatre autres en Espagne. Ces Carmels vivaient selon l’esprit de la règle de sainte Thérèse d’Avila : couvents petits, grande pauvreté, travail manuel permettant quelques revenus pour la subsistance. On reprocha parfois à la Mère Maravillas cette pauvreté de bâtiments et de mobilier, les murs nus, mais la sainteté de vie parla pour elle et convainquit les plus hésitants.

Elle aidera aussi les Pères Carmes à construire leur couvent près de Tolède.

A La Aldehuela, elle fondera aussi un collège, une maison pour les pauvres, et tout un quartier de deux-cents maisons avec leur église.

Mère Maravillas fut une grande mystique. Elle traversa de grandes épreuves intérieures, des  moments de doutes : mais elle mit toute sa confiance à accomplir la volonté de Dieu. Elle voulait surtout correspondre à l’amour du Christ et le manifestait par sa grande dévotion au Sacré-Cœur.

Ses filles l’aimaient. Mère Maravillas montrait en tout un esprit équilibré, serein, délicat ; elle transmettait la joie et la paix ; elle ne s’imposait pas et demandait à chacune son point de vue. Elle se mortifiait, dormant peu, sur la dure.

María Maravillas souffrit de pneumonies à répétition. En 1972, elle se remet d’un arrêt cardiaque, puis de graves problèmes respiratoires usent ses dernières forces. Les Sœurs doivent deviner de quoi elle a besoin, car elle ne demande jamais rien.

Elle reçut l’Onction des Malades et la Viatique le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. Au moment de mourir, le 11 décembre 1974, elle répétait : Quelle joie de mourir Carmélite !

Elle fut béatifiée en 1998 et canonisée en 2003. A cette occasion, un de ses petits-neveux fit la première Communion.

Les deux miracles ayant permis la béatification et la canonisation eurent lieu en Espagne et en Argentine.

Celui d’Argentine se passa comme suit. Le 19 juillet 1998, le petit Manuel (dix-huit mois) tombe dans un bassin et y séjourne vingt-cinq minutes avant d'être emmené en coma profond à l'hôpital où la réanimation est pratiquée sans espoir. Sa mère Alicia se met à prier Mère Maravillas et reçoit une grande paix : Je n'ai désespéré qu'entre la porte de la piscine et l'hôpital. L'enfant recrache des quantités d'eau très sale et le médecin annonce des séquelles neurologiques très sévères. Transporté à l'hôpital pour enfants, on informe la mère qu'il restera, s'il survit, dans un état végétatif. Vous ne savez pas ce qui va se passer, réplique-t-elle. Au matin, sous le regard stupéfait des médecins, Manuel s'éveille et, voyant Alicia, parle : Maman ! Il quitte le service de soins intensifs et est mis en observation. Le médecin des urgences appelle pour savoir s'il est mort ; quand on lui annonce que son état est absolument normal, le docteur s'étonne : Il ne peut s'agir de l'enfant dont je parle. La nouvelle se répand dans tout l'hôpital : C'est un miracle !

 

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:04

John Roberts

1576-1610

 

Né vers 1576 à Trawsfynydd (Gwynedd, Pays de Galles), il était fils de John et Anna. John descendait des anciens rois britanniques et cultivait ses terres. John reçut le baptême dans la religion protestante.

On dit qu’il reçut sa formation d’un moine de la communautéde Cymer Abbey. Puis il alla au Collège Saint-John d’Oxford en 1595 et, deux ans après, à Furnival’s Inn (Londres), pour le droit.

Il voyagea. A Paris, visitant la cathédrale Notre-Dame, il se convertit au catholicisme. Laissant tout ce qu’il avait fait et cru jusques là, il partit au monastère bénédictin de Valladolid et y fut reçu en 1598. Il y prit le nom de John de Merioneth, car il était né près de la localité de Meirionnydd.

En 1599, il laissa le collège pour l’abbaye du même endroit, d’où on l’envoya faire son noviciat à Saint-Jacques de Compostelle. Il fit la profession en 1600. Ordonné prêtre, il fut envoyé en Angleterre.

Quoique étroitement surveillés par un espion de gouvernement, John et ses compagnons réussirent à entrer dans l’île en avril 1603. Onn le nomma vicaire (représentant) des moines (anglais) de la congrégation (espagnole) de la Mission. Le mois suivant, il fut arrêté et expulsé.

Il arriva à Douai le 24 mai, pour repartir en Angleterre dès qu’il le put. A Londres, il s’occupa des victimes de la peste.

En 1604, il voulut accompagner quatre jeunes en Espagne, mais il fut arrêté de nouveau ; cette fois-ci, on ne reconnut pas qu’il était prêtre et on le «relâcha» en l’envoyant en exil ; avec la persévérance digne des Apôtres, il rentra en Angleterre.

Le 5 novembre 1605, on le trouva chez l’épouse de Thomas Percy, impliqué dans le complot Gunpowder. John n’avait rien à voir dans cette histoire, mais il fut arrêté et emprisonné pendant sept mois à Westminster, puis de nouveau banni, en juillet 1606.

Il n’allait pas s’arrêter là. Il vint fonder à Douai un monastère bénédictin pour les moines anglais qui se trouvaient en différents monastères d’Espagne. Ainsi fut fondé le monastère Saint-Grégoire de Douai, qui fut banni de France en 1795, pour se reconstituer en Angleterre à Downside Abbey (Bath, Somerset), en 1814.

Notre John, en octobre 1607 repartit pour l’Angleterre, où il fut à nouveau arrêté en décembre et remis en prison à Gatehouse, Westminster, d’où il s’échappa après quelques mois. Après cette nouvelle aventure, il vécut près d’un an à Londres, mais fut repris et mis à Newgate. On devait l’exécuter sans tarder, mais c’est l’ambassadeur de France qui intervint : le moine fut «seulement» banni.

Il voyagea en Espagne, revint à Douai… et rentra en Angleterre, pour la cinquième fois !

Le 2 décembre 1610, il fut à nouveau capturé, au moment où il finissait de célébrer la Messe ; c’est un prêtre apostat qui l’avait épié et dénoncé. On l’emmena à Newgate avec ses ornements. Le 5 décembre, il passa en jugement et déclaré coupable d’avoir enfreint la loi interdisant tout ministère sacerdotal en Angleterre.

Il avait trente-trois ans, quand il fut martyrisé le 10 décembre 1610 à Tyburn (Londres).

Il y avait beaucoup de monde pour assister à son exécution, car le peuple le connaissait bien, depuis qu’il s’était tant prodigué pour soigner les victimes de la peste en 1603. La foule voulait lui épargner les souffrances atroces qu’on réservait aux «pendus», en les remettant sur pied avant leur dernier soupir, pour les éviscérer vivants ; le père Roberts fut donc «seulement» pendu. Après sa mort, le bourreau lui arracha le cœur et, selon l’habitude, le montra à la foule en disant : Voici le cœur du traître ! D’habitude, on répondait Vive le Roi !, mais ce jour-là, la seule réponse fut un silence absolu.

Le corps du saint moine put être repris par un groupe de fidèles et reconduit à l’abbaye de Douai. Les révolutionnaires français le firent disparaître en 1795. Exceptionnellement, un bras avait été détaché et confié à la Maison royale d’Espagne, qui le remit à la cathédrale de Compostelle, et deux doigts furent conservés l’un à l’abbaye de Downside, l’autre à celle d’Erdington.

Béatifié en 1929, Dom John fut canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:03

Swithun Wells

1536-1591

 

Laïc né vers 1536 à Bambridge (Hampshire, Angleterre). Son nom de baptême était celui d’un saint évêque local.

De famille aisée, il eut une bonne éducation et voyagea ; il cultiva la poésie, la musique, les sports.

Un moment précepteur à Southampton, Swithun fut pendant plusieurs années maître d’école à Monkton Farleigh (Wiltshire), et fréquenta les offices protestants, mais il se convertit au catholicisme en 1583.

En 1585, il vint louer une maison à Gray’s Inn Lane (Londres).

En 1591, alors que le prêtre Edmund Gennings était en train de célébrer la Messe chez Swithun, en présence de son épouse (Alice), d’un autre prêtre (Polydore Plasden) et de trois autres laïcs (John Mason, Sidney Hodgson et Brian Lacey), le persécuteur Topcliffe fit irruption dans la maison.

Deux versions s’affrontent ici : dans l’une, John Mason se bagarra avec l’intrus et tous deux roulèrent au bas de l’escalier ; dans l’autre, on discuta pour obtenir qu’au moins la Messe ne fût pas interrompue et ils se seraient rendus sans défense ensuite.

Il se trouve que Swithun n’était pas présent juste à ce moment ; il fut cependant arrêté dès son retour. Devant les juges, il précisa qu’en effet il n’était pas présent à la Messe, mais qu’il aurait bien voulu y assister.

Condamné à mort, il fut pendu à la porte de son domicile, le 10 décembre 1591 (Londres), juste après le prêtre Edmund Gennings. Juste avant d’être pendu, il dit à Topcliffe : Je prie Dieu de faire que vous deveniez un Paul, après avoir été un Saul et un persécuteur des enfants de l’Eglise Catholique.

Alice, elle, fut arrêtée et mourut en prison dix ans plus tard, en 1602.

Béatifié en 1929, Swithun a été canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, obtenue par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons, fut la guérison instantanée et durable d’un malade atteint d’un sarcome à l’épaule.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:01

Brian Lacey

? -1591

 

Laïc né à Brockdish (Norfolk, Angleterre), il était cousin et compagnon de Montford Scott, qu’il protégea.

Bien avant son arrestation, il avait déjà passé cinq années dans la prison de Newgate. Son propre frère, Richard, le dénonça.

Brian et Montford furent tous deux arrêtés en 1591.

En prison à Bridewell, il fut cruellement torturé par le persécuteur Topcliffe, dans la vaine intention de lui faire dire les maisons où il était passé.

Il fut accusé d’avoir aidé et soutenu des prêtres et martyrisé le 10 décembre 1591 à Tyburn (Londres).

Il a été béatifié en 1929.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Gonzalo Viñes Masip

1883-1936

 

Gonzalo naquit le 19 janvier 1883 à Xátiva (Valencia, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Après ses études au collège Setabense, il entra au séminaire de Valencia et fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut vicaire à Xátiva, où la paroisse fut érigée en basilique ; il en fut recteur, puis chanoine et archiviste.

C’était un intellectuel, poète, historien et écrivain. Il fit partie de diverses académies : la Société Aragonaise de Sciences Naturelles, les Belles Lettres de Barcelone, le Centre de Culture de Valencia, le Service de Recherches de Préhistoire de Valencia et dirigea des travaux de recherches à Mogente et Gandía. 

En 1917, il fut nommé chroniste de la ville et archiviste municipal honoraire. 

Mais il s’occupa aussi de la jeunesse, réorganisant la Jeunesse Catholique Masculine, le Cercle Catholique des Ouvriers, l’Académie de la Jeunesse Catholique.,.

Il dirigea la revue L’Ouvrier Setabense et y publia une trentaine d’articles (Setabense désigne un habitant ou quelque chose de la ville de Xátiva, qu’on orthographie aussi Játiva).

Il fonda un petit musée et appuya fortement la création d’une bibliothèque spécialisée.

Avec d’autres prêtres de Valencia, comme lui érudits et soucieux d’élever le niveau culturel des âmes, il travailla activement à l’enseignement et au renforcement de la langue catalane.

Tous ces travaux, don Viñes Masip les recommandait à Notre Dame de la Seo, qu’il considérait comme l’inspiratrice de tous ses projets.

Quand la révolution se déclara, on oublia bien vite tout le bien que ce prêtre avait fait pour le peuple. 

On commença par lui retirer tous les livres chrétiens et les objets de culte qu’il avait chez lui ; on l’emmena plusieurs fois au Comité révolutionnaire, pour lui extorquer de l’argent ; on le menaça de mort s’il refusait de dire où se trouvait le trésor des églises ; on lui intima l’ordre de signer une déclaration où il renonçait à son sacerdoce. Don Gonzalo opposa un franc refus à cette injonction.

Arrêté pour son sacerdoce et sa fidélité à l’Eglise, il fut martyrisé à Vallés (Valencia), le 10 décembre 1936.

Don Viñes Masip fut béatifié en 2001.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens