Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Antonio Martín Hernández

1885-1936

 

Antonio naquit le 18 juillet 1885 à Calzada de Béjar (Salamanque, Espagne), dans une famille très chrétienne.

Il se prépara à l’enseignement et eut le diplôme d’enseignant à Salamanque. Puis, en 1913, il connut les Salésiens, dont l’esprit le convainquit de se consacrer à Dieu.

Après quelques années à Campelo, il fut ordonné prêtre à Carabanchel en 1919 et enseigna à Alicante, Madrid, Barcelone ;  il fut maître des novices et professeur de pédagogie à Sarria. 

Il fut directeur à Rocafort et son dernier poste fut Valencia, comme directeur du collège où, comme ailleurs, il transmit son esprit joyeux et enthousiaste, en même temps que son amour du travail consciencieux et sa dévotion au Sacré-Cœur.

Le 22 juillet 1936, la maison fut confisquée, les religieux arrêtés, un temps relâchés, de nouveau arrêtés quelques jours après.

Il reçut la palme du martyre à Picadero de Paterna (Valencia), le 10 décembre 1936.

Toutefois, il est dit aussi qu’il mourut en prison, avec le père José Giménez López.

Il y eut cinq membres salésiens martyrisés les 9 et 10 décembre 1936 ; parfois, on les trouve ensemble à l’un ou l’autre jour, parfois divisés : trois le 9 et deux le 10 (dont le père Antonio). C’est cette dernière version qu’a adoptée le Martyrologe Romain.

Le père Antonio fut béatifié en 2001.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Anton Durcovici

1888-1951

 

Anton vit le jour le 17 mai 1888 à Bad Deutsch-Altenburg (Autriche), de Francisc et Maria.

Après la mort de son père, il vint en 1895 avec sa mère et son frère à Iaşi. Là il fréquenta le collège, puis le lycée de Bucarest, après lesquels il entra au Grand séminaire en 1906.

On l’envoya perfectionner ses études à Rome, où, à l’Angelicum, il fut reçu docteur en Philosophie et Théologie ; il passa aussi la licence en Droit canonique à la Grégorienne.

Après son ordination sacerdotale, il retourna dans son pays, et enseigna au séminaire de Bucarest, en même temps qu’il administrait une paroisse à Tulcea.

La Roumanie s’étant mise du côté des «Alliés» pendant la guerre, l’abbé Durcovici fut considéré «ennemi», étant natif d’Autriche, et fut mis en prison. C’est l’empereur Ferdinand qui ordonna de le mettre en liberté.

En 1924, il fut nommé recteur du même séminaire, jusqu’en 1947, année où il fut nommé évêque de Iaşi, La consécration eut lieu en avril 1948.

Depuis la fin de la guerre, les autorités communistes organisèrent un véritable espionnage de l’évêque, cherchant à le détacher de l’autorité romaine, le menaçant. Finalement, le 26 juin 1949, tandis qu’il se rendait à pied dans une paroisse de la banlieue de Bucarest pour y célébrer une Confirmation, il fut contraint de monter dans une voiture de la Securitate.

Mgr Durcovici fut ensuite la proie des prisons roumaines communistes : tortures continuelles, jour et nuit, pendant des semaines, en plein hiver on le déshabilla et on l’exposa au froid, on le priva d’eau et de nourriture… Il fut enfermé à Jilava, puis Sighet ; Mgr Durcovici fut réduit à l’état de squelette.

Dans cette dernière prison, il put approcher un prêtre qui balayait le couloir, et lui dit en latin : Antonius episcopus fame moritur… Da mihi absolutionem (l’évêque Antoine meurt de faim. Donne-moi l’absolution).

L’évêque mourut en prison, des suites de ces mauvais traitements, le 10 décembre 1951. Dans un premier temps, les communistes le mirent dans une tombe sans indication de son nom, et détruisirent des documents attestant son séjour en prison.

Reconnu martyr pour sa foi inébranlable et son attachement à l’Eglise romaine, il a été béatifié en 2014.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Agustín García Calvo

1905-1936

 

Né le 3 février 1905 à Santander (Espagne), Agustín étudia sur place chez les Salésiens, et fut ensuite aspirant dans leur maison d’Alicante.

Il voulut faire partie de la famille salésienne comme Frère coadjuteur, et fit le noviciat à Sarria (Barcelone).

Après sa profession en 1923, il fut principalement à Valencia.

On lui doit des œuvres théâtrales, qu’il écrivait pour les anciens élèves.

Il fut martyrisé lors de la révolution espagnole, à Picadero de Paterna, le 10 (plutôt que le 9) décembre 1936, et fut béatifié en 2001.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Eustace White

1559-1591

 

Il naquit à Louth (Lincolnshire, Angleterre) en 1559 (ou 1560), de parents protestants. Quand il se convertit au catholicisme, son père le maudit.

Passé sur le continent en quête d’un collège pour se préparer au sacerdoce, il reçut sa formation à Reims (1584) puis à Rome (1586) et fut probablement ordonné prêtre au Collège Anglais (1588), avant de retourner dans la région ouest de son pays.

Il commençait son apostolat au moment où la fureur se déchaînait contre le catholicisme. Trois années plus tard (1591), une discussion avec un juriste, qui dura deux jours, fit une forte impression sur les Protestants qui assistaient à la rencontre, mais aussi fut la cause de son arrestation à Blandfort (Dorset), le 1er septembre 1591.

Eustace présenta une défense très soignée devant la West Country, puis il fut envoyé à Londres, et enfermé à Bridwell (18 septembre), pendant quarante-six jours, couché et ligoté. Là, Topcliffe s’acharna particulièrement sur lui.

Le 25 octobre, le Privy Council le fit interroger sous la torture. Par sept fois il fut suspendu par les mains pendant des heures. C’est à peine si on lui donnait à manger ou de quoi se couvrir, s’il n’en était pas complètement privé.

Voici ce qu’il put écrire à un confrère depuis sa prison, le 23 novembre 1591 :

Le lendemain de la fête des saints Simon et Jude {donc le 29 octobre, ndt}, j’ai été accroché au mur, avec des menottes solidement attachées à un crochet, aussi haut que je pouvais arriver au-dessus d’un tabouret. Puis on retira le tabouret, de sorte que je suis resté là accroché depuis un peu après huit heures du matin jusqu’à quatre heures de l’après-midi… Le jour suivant, j’ai été accroché une heure ou deux : voilà la méchanceté de nos adversaires.

Il n’eut aucune possibilité de se défendre. Le 6 décembre il fut conduit à la cour de Londres, en même temps que deux autres prêtres (Edmund Gennings et Polydore Plasden) ainsi que quatre laïcs (Swithun Wells, Brian Lacey, Sydney Hodgson et John Mason). 

Eustace fut accusé d’être entré en Angleterre contre les lois.

Il pardonna expressément à Topcliffe sa cruauté et pria pour lui. Puis, s’adressant à ceux qui assistaient à son exécution, il déclara que son unique «trahison» était d’être prêtre, et remercia Dieu de lui accorder la couronne de ses travaux.

Un moment pendu, il fut remis à terre, et pouvait encore se tenir debout. On le culbuta à terre, on le traîna vers le bûcher où deux hommes, debout sur ses bras, le tenaient immobilisé, pendant que le bourreau l’exécutait (d’habitude la victime, encore vivante, était d’abord éviscérée, avant d’être décapitée).

Eustace reçut la couronne du martyre le 10 décembre 1591.

Il est au nombre des Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles, qui furent béatifiés en 1888 ou 1929, et canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Tous les Martyrs de cette triste période n’ont pas été nominativement canonisés ; l’Eglise a choisi les plus représentatifs, sans oublier pour autant les autres, qui ont humblement et glorieusement donné leur vie pour la Vérité.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Eulalia

304 ?

 

D’après le poète Prudence, Eulalia était une jeune adolescente de douze (ou treize) ans, qui vivait à Merida (Espagne).

Lors de la persécution qui se déchaîne, on la cache à la campagne, mais elle trompe la surveillance des adultes et se présente le matin suivant au tribunal, invectivant le juge et les dieux, avec la conviction qu’on imagine pour cette créature encore jeune d’âge, mais mûre de caractère.

Immédiatement arrêtée, elle est battue par les bourreaux, déchirée ; on lui brûle la poitrine et les flancs ; asphyxiée par la fumée, elle expire.

On lui a parfois donné une compagne, Julie : rien d’invraisemblable à ce que ces deux petites filles se soient encouragées mutuellement dans leur démarche.

Le poète ajoute qu’une colombe se serait échappée de la bouche d’Eulalie et qu’une neige bienvenue aurait couvert chastement son corps.

Les spécialistes s’étonnent du manque de témoignages contemporains d’une Sainte si célèbre, le poète Prudence n’écrivant qu’un siècle après le martyre d’Eulalie. Mais n’a-t-on pas perdu quelques documents, justement durant la persécution, si tant est qu’on ait pu toujours en rédiger ?

Saint Augustin et saint Grégoire de Tours en parlent, aux 5e et 6e siècles.

On a confondu parfois notre Eulalie avec celle de Barcelone, martyre à la même époque, mais qui finalement a été retirée du 12 février où elle se trouvait dans l’ancien Martyrologe.

Le dies natalis d’Eulalie de Merida est au 10 décembre.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Marcantonio Durando

1801-1880

 

La famille de Marcantonio était à Mondovì (Cuneo, Italie nord-ouest) et comptait huit enfants.

Le père avait des idées plutôt libérales et agnostiques, tandis que la mère était une personne très croyante qui sema dans le cœur de ses enfants les graines de la foi et de la piété. 

Deux des frères de Marcantonio suivirent les idées de leur père et se signalèrent dans les événements du Risorgimento ; l’un, Giacomo, fut Ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement de Ratazzi ; l’autre, Giovanni, fut général à la tête des troupes pontificales et, en opposition à la volonté du pape Pie IX, franchit le Pò pour barrer la route aux Autrichiens. Plus tard, il réintégra l’armée piémontaise et participa à la bataille de Novare, à l’expédition en Crimée et à la guerre d’indépendance.

Marcantonio, donc, naquit le 22 mai 1801. A quinze ans il manifesta le désir d’être missionnaire en Chine.

Il entra chez les Pères de Saint-Vincent-de Paul en 1818, fit la profession l’année suivante et fut ordonné prêtre en 1824. Sa première destination fut Casale Monferrato, où il resta cinq ans.

Tout de suite, il voulut mettre en pratique les principes de la mission populaire. Il réussit tellement, qu’on le demanda de tous côtés. Contre le laxisme ou le rigorisme, il parlait de la miséricorde de Dieu, convainquant la population de se convertir du fond du cœur. Il ne se contentait pas de prêcher, il intervenait aussi matériellement auprès des pauvres.

Il aurait voulu être missionnaire en Chine, mais sa Chine fut bientôt Turin, où il restera presque exclusivement jusqu’à la mort.

Il introduisit les Sœurs de la Charité dans le royaume du Piémont : ces Religieuses avaient été dispersées par la Révolution française et commençaient timidement à se reconstituer ; les apparitions mariales de la Rue du Bac à sainte Catherine Labouré (et la diffusion de la Médaille Miraculeuse) poussèrent Marcantonio à les appeler et le roi Carlo Alberto les accueillit en 1833. Quelques-unes seront envoyées en Crimée, pour soigner les blessés de la guerre, où combattaient des soldats piémontais.

De son côté, Marcantonio diffusait la dévotion à la Médaille Miraculeuse, dont l’évidente conséquence directe fut l’affluence des vocations chez les Sœurs de la Charité : vingt fondations en dix ans, pour près de trois cents religieuses. A Turin, il put ouvrir des Miséricordes, centres d’assistance sociale, où les religieuses pouvaient recevoir les pauvres et les soulager. Il y eut aussi des jardins d’enfants pour les pauvres, des ateliers pour les jeunes filles, des orphelinats. Les Sœurs de la Charité furent ainsi des éléments de premier ordre dans l’organisation sociale de la société piémontaise du 19e siècle.

En 1837 (il n’a que trente-six ans) Marcantonio est provincial pour toute la Haute Italie. Il ne peut plus prêcher les missions populaires, mais il prêche des retraites pour le clergé de Turin. On lui confie la direction spirituelle des Sœurs de Saint-Joseph, des Clarisses, des Sœurs Repentantes de Sainte-Madeleine (anciennes prostituées) ; il rédige les constitutions pour les Sœurs de Sainte-Anne… 

En 1865, il donne naissance à une Œuvre du cœur, avec les Sœurs de Jésus de Nazareth, qu’il confie à Luigia Borgiotti, une sainte femme, et qu’il destine au service des malades à domicile, jour et nuit, et à l’éducation des enfants et des jeunes. L’œuvre est audacieuse, et un chanoine de la cathédrale alla jusqu’à dire : Si Durando venait se confesser à moi, je ne pourrais pas, en conscience, lui donner l’absolution.

Mais l’esprit sain(t) de la fondation fut convainquant. Les Sœurs surent assister discrètement et efficacement les malades et en obtinrent même de célèbres conversions. 

Retenu dans Turin, Marcantonio envoya bientôt en pays de missions des confrères, en Chine, au Moyen-Orient, en Ethiopie, jusqu’en Amérique.

Comblé d’œuvres et de mérites, Marcantonio Durando mourut le 10 décembre 1880, mais il se trouve au 10 juin dans le Martyrologe.

Il a été béatifié en 2002.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

John Mason

? -1591

 

Laïc né à Kendal (Cumbria, Angleterre), il était au service de M. Owen dans l’Oxfordshire.

Quand le persécuteur Topcliffe intervint et voulait pénétrer de force dans la maison, où le père Gennings était en train de célébrer la Messe, John s’attaqua à l’intrus ; il y eut de la bagarre et tous deux roulèrent au bas de l’escalier, ce qui fut à l’origine de l’accusation lancée contre John, d’avoir aidé et soutenu des prêtres.

Il fut martyrisé le 10 décembre 1591 à Tyburn (Londres).

Il a été béatifié en 1929.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Edmund Gennings

1567-1591

 

Edmund Gennings (ou Jennings) naquit à Lichfield (Staffordshire) en 1567. 

Naturellement porté vers les choses religieuses, il se convertit au catholicisme à seize ans et  se dirigea tout de suite vers le Collège Anglais de Reims, où il reçut le sacerdoce dès 1590, à vingt-trois ans.

Immédiatement reparti pour l’Angleterre, il se présenta sous le pseudonyme de Ironmonger. Sa mission dura peut : il fut arrêté pendant qu’il célébrait la messe chez un ami, Swithun Wells aux Gray’s Inn de Londres, le 7 novembre 1591.

Au même moment se trouvait présent un autre prêtre, Polydore Plasden. On leur laissa terminer la célébration et ils furent emmenés tous les trois pour être jugés.

Ils furent condamnés à mort. En ce qui concerne Edmund, l’exécution fut particulièrement cruelle : Lui et son hôte devaient être pendus à la porte-même du domicile de ce dernier. Topcliffe ordonna de couper la corde du pendu alors qu’il n’était qu’à peine étourdi. 

Le bourreau commença à l’éviscérer. On entendit alors Edmund balbutier encore : Sancte Gregori, ora pro nobis (Il iinvoquait très vraisemblablement saint Grégoire le Grand, qui envoya les premiers moines pour évangéliser l’Angleterre, voir au 3 septembre). Et le bourreau de l’insulter : Regardez-moi ça ! J’ai son cœur dans la main, et il a encore Grégoire dans la bouche. Quel merveilleux papiste ! 

Son compagnon hospitalier, Swithun Wells fut pendu juste après lui.

Un des effets immédiats de la mort d’Edmund, fut la conversion de son jeune frère, John, qui en écrivit plus tard la biographie, publiée en France en 1614.

Comme Polydore Plasden, Edmund et Swithun ont été canonisés parmi Quarante Martyrs d’Angleterre et de Pays de Galles, en 1970.

Leur dies natalis est le 10 décembre, tandis que la fête commune de tous les Martyrs a été fixée dans ces pays au 25 octobre.

Edmund avait vingt-quatre ans, et une année seulement de sacerdoce !

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Polydore Plasden

1563-1591

 

Ce jeune prêtre anglais était né à Londres en 1563.

Il étudia la théologie à Reims et à Rome, où il reçut le sacerdoce le 7 décembre 1586. A Rome aussi il signa une pétition pour demander le maintien des Jésuites dans l’administration du Collège Anglais.

On le retrouve à Reims entre avril et septembre 1588, avant qu’il soit envoyé en mission dans son pays natal.

Rentré en Angleterre pour y exercer le saint ministère, il fut arrêté le 8 novembre 1591 à Londres, chez Swithin (ou Swithun) Wells qui habitait aux Grays Inn Fields : le prêtre qu’il hébergeait, Edmund Gennings, y était en train de célébrer la Messe. Polydore, craignant une profanation de l’Eucharistie, donna sa parole que tous se seraient rendus librement, si on leur permettait seulement de terminer la célébration. On le leur permit : cela leur permettait de les emmener ensuite plus discrètement.

Condamné à mort pour trahison, Polydore devait être exécuté à Tyburn : au moment de son exécution, il reconnut clairement que la reine Elizabeth était sa souveraine légale, qu’il la défendrait de toutes ses forces contre ses ennemis, et qu’il priait pour elle et tout le royaume, mais ajouta aussi qu’il aurait plutôt donné mille fois sa vie que de renier sa foi. 

L’exécution eut lieu le 10 décembre 1591 (en même temps que pour Eustace White) : après une brève pendaison, la victime devait être éviscérée (encore vivante), avant d’être écartelée et décapitée, mais sur intervention de Walter Raleigh, Polydore ne fut éviscéré qu’après constatation de sa mort effective par pendaison. Cette sentence avait été écrite sur son cadavre.

(Ce Walter Raleigh avait eu une vie assez mouvementée, conquis la faveur de la reine Elizabeth I et finalement obtenu la mission d’explorer la Virginie dans l’Amérique du Nord ; espion, il avait dénoncé des prêtres ; ayant épousé une des dames d’honneur de la reine sans sa permission, il subit la prison avec son épouse, avant de se retirer dans le Dorset.)

Polydore avait vingt-huit ans, et tout juste cinq années de sacerdoce.

Quant à Edmund Gennings et son hôte Swithun Wells, ils furent pendus à la porte du domicile de ce dernier.

Polydore, ainsi que son compagnon Eustace, font partie des Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles, béatifiés en 1888 ou 1929, et canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

Mariano Anel Andreu

1910-1936

Il naquit le 16 juin 1910 à Josa (Teruel) et fut baptisé quelques jours après. Il était le quatrième des cinq enfants que devaient avoir Diego Anel Villarig et Celestina Andreu Nebra : Matilde, Cándida, José, Mariano et María.

En 1926, à seize ans, il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils (Taragona), passa au noviciat de Fortianell (Gerona) en 1927, où il reçut l’habit, et le nom de Adolfo Mariano, et à Benicarló (Castellón). En 1928, il fit la première profession et alla faire le scholasticat à Cambrils.

En 1929, il fit de l’apostolat à Alcora pendant deux années, dans un tout nouveau collège, où il fit la classe aux tout-petits. En 1931, il fut envoyé à l’école de Santa Madrona de Barcelone puis, quand cette école dut fermer pour des motifs économiques, en 1933, il passa au collège Bonanova de Ciudad Condal.

Le Frère Adolfo donna entière satisfaction tant à ses supérieurs qu’aux étudiants et à leurs familles, de sorte qu’on mettait beaucoup d’espérances en lui.

En juillet 1936, ce collège fut pris d’assaut par les révolutionnaires. Mariano put se réfugier d’abord chez un cousin, à la Rambla de las Flores. Il craignait beaucoup de causer des dérangements à ses hôtes et, sans penser à la censure, écrivit à sa famille un grand nombre de détails sur sa vie quotidienne.

Les miliciens ne tardèrent pas à le repérer et vinrent fouiller la maison, d’abord sans rien trouver, car le cousin put cacher Mariano. C’était le 1er décembre 1936. Mais les miliciens partirent en disant : On sait bien qu’il se cache ici une bonne pièce et on ne pas la laisser s’enfuir.

A ce point-là, quelqu’un lui suggéra un stratagème : s’affilier comme volontaire dans les milices, pour avoir l’occasion d’enseigner les analphabètes ! Il suivit le conseil.

Quinze jours après, il rentra précipitamment à la maison et vida toutes ses poches en donnant à son cousin ce qu’il avait, en lui disant : Je crois qu’ils se doutent de quelque chose et ils m’envoient au front. Il faut que je parte tout de suite. Tomás, je te donne tout ce que j’ai.

Il se pourrait bien qu’il se soit lui-même «trahi», par le fait qu’il ne disait jamais de grossièretés. Un camarade dut lui demander s’il n’était pas Religieux et il aurait répondu plus ou moins par l’affirmative, pour éviter des représailles chez son cousin bienfaiteur.

Toujours est-il qu’il n’y eut ces jours-là aucun départ pour le front, mais le Frère disparut.

Ici, un autre récit raconte que les miliciens seraient revenus à la charge et que, ne trouvant toujours pas Mariano, ils arrêtèrent le cousin, pour avoir hébergé un Religieux. C’est alors que Mariano se serait constitué comme Religieux, obtenant la libération de son cousin, le 10 décembre.

Ensuite, on ne sut plus rien de lui. La famille chercha partout à s’informer et l’on finit par leur avouer que leur proche était là où il devait être...

Il avait été assassiné.

Ce fut dans le début du mois de décembre (on lit parfois octobre) 1936, à une date non précisée. C’est pourquoi on retient pour le moment la date du 10 décembre pour son dies natalis.

Le Frère avait vingt-six ans et fut béatifié en 2007.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens