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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 21:28

Marcello Maruzzo

1929-1981

 

Marcello et son frère jumeau Daniel naquirent le 23 juillet 1929 à Lapio (Arcugnano, Vicenza, Vénétie, Italie NE), dans une famille de modestes cultivateurs, très chrétiens ; leur père était en même temps cordonnier.

Ils firent leurs études chez les Pères franciscains

En 1945 les deux jumeaux entrèrent ensemble chez les Franciscains, près de Venise, et firent leur profession le même jour, en 1951. Daniel prit alors le nom de Lucio, Marcello celui de Tullio.

C’est aussi le même jour qu’ils furent ordonnés prêtres en 1953, par Mgr Angelo Roncalli, le futur pape Jean XXIII, aujourd’hui canonisé (v. 3 juin).

La première obédience (mission) du jeune prêtre fut de s’occuper d’orphelins de guerre au couvent San Nicola du Lido.

En 1960, le père Tullio fut envoyé au Guatemala, d’abord en paroisse à Puerto Barrios, puis dans le vicariat d’Izabal, où il se dévoua pour la cause des plus pauvres, un dévouement qui se réclamait de la justice évangélique, et non de la révolte communiste. Le père Tullio réclamait justice en faveur des pauvres paysans qui se voyaient privés du fruit de leur travail par les grands propriétaires terriens.

Le 1er Juillet 1981, alors qu’il était accompagné par un laïc, Luis Obdulio Arroyo Navarro, lui-même tertiaire franciscain, des membres de la guerilla marxiste les enlevèrent et les assassinèrent près de Quiriguá.

Les deux Martyrs, béatifiés en 2018, seront commémorés au Martyrologe le 1er Juillet.

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 21:25

 

Luis Obdulio Arroyo Navarro

1950-1981

 

Luis était né le 21 juin 1950 à Quiriguá (Guatemala) et portait le nom du Saint du jour, s.Luigi Gonzaga.

On connaît pour le moment fort peu de choses sur son éducation et sa formation.

On sait qu’il devint chauffeur à la mairie de son pays, Los Amates.

C’est là qu’il rencontra le père Tullio Maruzzo, dont il devint un très fidèle soutien.

En 1976, Luis entra dans le Tiers-Ordre franciscain. Il était désormais assez formé pour être lui-même catéchiste.

Il accompagnait le père Tullio dans ses déplacements, tout en sachant bien que sa présence auprès du Religieux pouvait lui coûter cher.

Le 1er Juillet 1981, au retour d’une réunion dans le cadre des Cursillos de Cristianidad, Luis et le p. Tullio furent enlevés par des membres de la guerilla marxiste, qui les assassinèrent près de Quiriguá.

Les deux Martyrs, béatifiés en 2018, seront commémorés au Martyrologe le 1er Juillet.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:07

Toribia Marticorena Sola
1882-1936

Née et baptisée le 27 avril 1882 à Murugarren (Navarre), Toribia était la troisième des six enfants de Santiago et Manuela. Le foyer vivait avec un unique et profond idéal chrétien.

Toribia entra au postulat des Filles de la Charité à l’hôpital de Viana et fit le noviciat à Madrid. Elle fit la profession en 1910 à Valladolid.

Elle fut envoyée en diverses localités : Grenade, León, Valladolid, Larache (hôpital militaire au Maroc), Barcelone (sanatorium de Besós).

Toribia était vive, pleine d’entrain ; quand un malade approchait de la dernière heure, elle laissait tout pour aller près de lui et le réconforter ; à l’approche de la guerre civile et de la persécution, elle répétait : Ils vont nous tuer, mais Dieu par-dessus tout !

Ce martyre commença le dimanche 19 juillet 1936. Des révolutionnaires firent irruption dans l’établissement et commencèrent par obliger les Religieuses à mettre des habits d’infirmières, ce qu’elles firent sans difficulté. Puis, on voulut leur imposer de s’enlever de la tête l’idée de Dieu,  ce qu’elles refusèrent, motif pour lequel elles furent renvoyées. Deux d’entre elles, Toribia et Dorinda, trouvèrent accueil chez le directeur du sanatorium, où elles s’occupèrent d’un petit bébé de treize mois.

Une ancienne domestique de la maison les dénonça. Il y eut une première perquisition au début d’octobre, où la maîtresse de maison chercha à les présenter comme cuisinière et nourrice. Mais au cours d’un long interogatoire, elles ne cachèrent pas leur état de Religieuses.

Le 24 octobre, sept à huit membres des FAI vinrent chercher Toribia et Dorinda, les firent monter chacune dans une voiture, bien gardées par des miliciens, et allèrent les fusiller vers midi le long de la route de la Rabassada. C’était la veille de la fête du Christ-Roi, qu’on célébrait alors au dernier dimanche d’octobre.

L’autopsie révéla qu’elle avait reçu six balles dans la tête, dont deux dans le front et une qui fractura la mâchoire inférieure.

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Toribia Marticorena Sola sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:06

Dorinda Sotelo Rodríguez
1915-1936

Née le 15 février 1915 et baptisée le 18 à Lodoselo (Orense), Dorinda était l’aînée des quatre enfants de Manuel et Rosa.

Sa vocation lui vint de l’exemple qu’elle vit en la personne d’une Fille de la Charité qui travaillait sur la paroisse.

Peu avant son entrée au postulat des Filles de la Charité, son père chercha à l’en dissuader, non pas pour s’opposer à la vocation de sa fille, mais à cause de la fâcheuse tournure des événements d’Espagne. Mais Dorinda était bien résolue : Je veux être religieuse, même s’ils me tuent.

Elle commença le noviciat à Madrid en 1933 et fut envoyée à Barcelone, au sanatorium des tuberculeux de Gramanet (1934). Le bruit des sirènes l’impressionna tellement qu’elle en conserva l’horreur jusqu’à sa mort. Elle n’avait pas encore fait la profession et, pour cela, la Supérieure lui proposa de rentrer vite à la maison, mais Dorinda tenait à rester auprès des malades.

Cette jeune Religieuse de vingt-et-un ans accompagna jusqu’au bout son aînée, Toribia (v. plus haut).

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Dorinda Sotelo Rodríguez sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:25

César Elexgaray Otazua
1904-1936

Né le 25 février 1904 à Busturia (Bilbao, Guipúzcoa), de Serapio et Francisca, il fut baptisé le jour-même.

Après le service militaire, il entra en 1932 au noviciat dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) à Hortaleza (Madrid) comme Frère convers ; il n’avait pas même achevé le noviciat qu’on avait besoin de lui comme cuisinier à Villafranca del Bierzo (où il fit la profession en 1934) puis à l’autre maison de Madrid, rue Lope de Vega.

Le 25 juillet 1936, il fut arrêté avec les autres membres de la communauté et désormais partagea le sort des deux prêtres et cinq frères de cette maison (v. plus haut José María Fernández Sánchez).

Martyrisé le 23 octobre 1936 au cimetière de Vallecas (Madrid) et béatifié en 2017, César Elexgaray Otazua sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:24

Cristóbal González Carcedo
1913-1936

Né le 21 août 1913 à Lodoso (Burgos), de Bonifacio et Patricia, il entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) à Tardajos, puis Guadalajara.

Mais les études dépassaient ses possibilités interllectuelles, et il fit le noviciat des frères à Hortaleza et la profession en 1931.

Après deux ans à Villafranca del Bierzo, il fut envoyé à la rue Lope de Vega de Madrid, où on le qualifiait de S.Louis de Gonzague (v. 20 juin). Il fut chargé de l’accueil.

Il partagea le sort des deux prêtres et cinq frères de cette maison (v. plus haut José María Fernández Sánchez).

Martyrisé le 23 octobre 1936 au cimetière de Vallecas (Madrid) et béatifié en 2017, Cristóbal González Carcedo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:22

Saturnino Tobar González
1858-1936

Né le 24 décembre 1858 à Tardajos (Burgos) et baptisé le lendemain, jour de Noël, il était l’aîné des deux fils de Manuel et Gregoria ; le deuxième garçon, Maurilio, qui avait onze de moins que Saturnino, entra chez les Lazaristes avant son aîné et devint prêtre.

Saturnino avait trente ans quand il entra à son tour dans la congrégation des Pères Lazaristes (Vincentiens) ; il fit les vœux en 1890, comme frère convers.

Pendant douze années, il accompagna les Pères en pays de mission, puis il fut dans les communautés de Valdemoro et Hortaleza.

Intelligent, expérimenté, travailleur, homme de prière et de méditation, il avait toutes les bonnes qualités d’un administrateur efficace. Aussi fut-il choisi en 1917 pour encadrer les Filles de la Charité dans la nouvelle communauté madrilère de la rue Lope de Vega.

Déjà le 11 mai, quand des couvents furent donnés aux flammes par les ennemis de l’Eglise, on lui proposa de l’héberger et de le cacher. Sa position était autre : son but était de gagner le Ciel, même en versant son sang, si c’était le cas.

En 1936, la situation était plus grave. Le Frère s’habilla en laïc, comme le montre le portrait habituel qu’on a de lui, et se réfugia chez une cousine. Malgré ces dispositions, on vint l’arrêter à la mi-août, d’ailleurs avec sa cousine ; on relâcha cette dernière, mais on mit en prison le Frère, qui avait soixante-dix-huit ans.

Il partagea désormais le sort du p.José María Fernández et de ses Compagnons, tous fusillés à Vallecas (environs de Madrid) le 23 octobre 1936. Concernant particulièrement la date du martyre du frère Saturnino, celle du 28 septembre semble bien erronée.

Béatifié en 2017, Saturnino Tobar González sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:22


José María Fernández Sánchez
1875-1936

Né le 15 janvier 1875 à Oviedo, de José et Manuela, il fut baptisé dès le lendemain.

D’abord séminariste à Oviedo, il passa en 1895 à la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) et acheva ses études de théologie à Rome, où il fut reçu docteur en théologie.

Professeur à Hortaleza, Madrid et Guadalajara, il fut envoyé en 1921 en Inde pour y fonder la mission de Cuttack (Vizagapatán, Orissa) ; en 1925, la mission comptait déjà trois communautés.

Revenu en Espagne en 1927, il enseigna la théologie pastorale au séminaire d’Oviedo. En 1930, il fut nommé sous-directeur de la province espagnole des Filles de la Charité.

Le 25 juillet 1936, il se trouvait dans la maison de la rue Lope de Vega avec deux autres prêtres et cinq frères ; tous furent arrêtés et mis en prison. Le p.José María fut particulièrement maltraité, avec interrogatoires, tortures diverses comme celle de rester debout toute une nuit - le Père avait soixante-et-un ans ; on voulait lui extorquer des noms. Il fut transféré de prison en prison, de tchéka en tchéka : palais Medinaceli, Fomento, S.Felipe Neri.

Le 28 août, on lui accorda de recevoir quelques-unes des Filles de la Charité, auxquelles il dit : Réjouissons-nous pour le bien spirituel que cette situation nous apporte.

Martyrisé le 23 octobre 1936 au cimetière de Vallecas (Madrid) et béatifié en 2017, José María Fernández Sánchez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:21

Eduardo Valverde Rodríguez
1878-1936

Né le 18 février 1878 à Adra (Almería), et baptisé le 26 février suivant, Eduardo appartenait à une famille assez en vue à Adra. Son père envoyait tous ses fils faire de bonnes études à Grenade, et Eduardo créa la surprise en annonçant qu’il voulait entrer au séminaire. En réalité, il alla aussi à Grenade…

En effet, ordonné prêtre en 1901, la même année il passa le doctorat de théologie à Grenade. 

On lui confia l’aumônerie des Filles de la Charité, qui à leur tour lui transmirent leur grande dévotion à Marie Immaculée. Don Eduardo fut vicaire, puis curé au sanctuaire d’Almería et fut nommé chanoine de la cathédrale.

Le 14 août 1936, il fut arrêté une première fois, puis libéré sur versement d’une rançon par sa famille. Arrêté une seconde fois le 29 août, il fut enfermé au couvent des Adoratrices, transformé en prison, puis le 12 septembre au collège salésien. Il fut alors gravement malade ; le médecin voulait le faire hospitaliser et, par ce moyen, l’aider à s’enfuir, mais le bon Prêtre lui dit : Ne risque pas ta vie en me sortant d’ici, laisse-les faire ce qu’ils veulent.

Le 23 octobre, il fut emmené au cimetière d’Almería, où il fut fusillé en même temps que son Confrère, le chanoine Andrés Navarra. Ce dernier eut un moment de faiblesse devant la mort, et don Eduardo lui prit la main et l’encouragea : De quoi as-tu peur ? N’aie pas peur, Dieu nous attend ! Tu ne vois pas qu’il nous regarde déjà ? N’aie pas peur !

Les bourreaux s’acharnèrent sur le corps de don Eduardo, car on retrouva sa tête séparée du corps.

Martyrisé le 23 octobre 1936 et béatifié en 2017, Eduardo Valverde Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:20

Roque Guillén Garcés
1879-1936

Né le 21 mai 1879 à Sarrión (Teruel) de Rafael et Pascuala, il fut baptisé dans cette merveilleuse église paroissiale qui partit en fumée lors de la révolution marxiste.

Roque avait un oncle prêtre lazariste, qui dirigea le tout nouveau collège de cette Congrégation à Alcorisa : il en fut le premier élève. Il continua ensuite ses Humanités à Teruel.

Il commença le noviciat en 1895 à Madrid et fit la profession en 1897. Ce fut ensuite la philosophie à Hortaleza et Madrid, où il étudia aussi la théologie et fut ordonné prêtre en 1904.

Il fut envoyé successivement comme professeur au Cid, à Teruel, Ávila, Orense et Saragosse ; en 1930, il fut à la maison de la rue Lope de Vega (Madrid), comme aumônier des Filles de la Charité.

Il fut un des deux prêtres arrêtés avec les cinq frères de cette maison (v. plus haut José María Fernández Sánchez).

Martyrisé le 23 octobre 1936 au cimetière de Vallecas (Madrid) et béatifié en 2017, Roque Guillén Garcés sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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