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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:40

Josefa Martínez Pérez

1897-1936

 

Josefa vit le jour le 5 août 1897 à Alberique (Valencia, Espagne), troisième des six enfants de José et Marcela.

Après le collège où elle fit partie des Enfants de Marie, elle entra chez les Filles de la Charité à Valencia et commença en 1925 le noviciat à Madrid. 

A partir de 1926, elle fit partie de la communauté de Valencia, qui gérait un des meilleurs hôpitaux d’Espagne. Il y avait là une centaine de Religieuses. On lui confia les orphelins et les femmes contagieuses. En plus de ses multiples obligations, elle réussit à passer aussi le diplôme d’infirmière, pour mieux servir les pauvres.

En juillet 1936, elle confia : Je m’en irai à Alberique, chez mes parents, et là je serai martyre, comme Jeanne d’Arc.

Entre le 24 juillet et le 6 août 1936, toutes furent expulsées.

Josefa et une autre Sœur prirent le train. En descendant, on aperçut leur habit et on les arrêta pour les interroger. On prévint la famille de venir les chercher, mais on surveillait…

L’été passa. Le 24 septembre, on fusilla son beau-frère parce qu’il était catholique, qu’il était charitable envers les pauvres (y compris ses bourreaux…) et parce qu’il avait hébergé les Sœurs. Josefa s’offrit à sa place, faisant remarquer que sa femme attendait son quatrième enfant, mais on le lui refusa.

Quand il s’agit de monter un petit hôpital, elle se proposa comme infirmière, mais on le lui refusa aussi.

Josefa et sa sœur Natalia, enceinte, furent arrêtées le 14 octobre. Toute la journée, Josefa pria, les bras en croix, pour obtenir la libération de sa sœur ; quand on les appela en pleine nuit, elle intercéda encore : le chef finit par libérer Natalia. Elles se séparèrent en disant : On se reverra dans l’éternité.

Josefa fut fusillée à Llosa de Ranes (Valencia), près du Pont des Chiens, le 15 octobre 1936, vers trois heures du matin.

Elle fut béatifiée en 2013, avec ses Compagnes assassinées en d’autres lieux en 1936.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:16

Pere Verdaguer Saurina

1908-1936

 

Pere (Pierre) était né à Manlleu (Barcelone) le 24 octobre 1908.

Prêtre, il faisait partie des Fils de la Sainte Famille.

En 1936, il était secrétaire du collège Saint-Raymond-de-Peñafort à Vilafranca del Penedès (Barcelone) en même temps que préfet de la congrégation mariale.

Il s’occupait des jeunes avec un profond enthousiasme sacerdotal.

Au mois de mai, la communauté dut quitter le collège. Il rejoignit le collège de Begues et prépara ses papiers pour se présenter à l’ambassade d’Argentine.

Réfugié à Barcelone, puis à Manlleu, il dut traverser à pied le Ter, de nuit, pour éviter les miliciens et il regagna Barcelone, où il se réfugia dans une pension.

Lors d’un contrôle, il fut arrêté, mis en prison à San Elías et de là, conduit à Montcada le 15 octobre 1936 pour y être fusillé.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Francesc Mitjá Mitjá

1874-1936

 

Francesc vit le jour le 26 juin 1874 à Arbucias (Gerona, Espagne), de parents inconnus. Ce lui fut une épreuve toute sa vie.

Il entra au séminaire de Gerona, mais c’est la vie conventuelle qui l’attirait.

Entré dans l’Ordre des Mercédaires à San Ramón, il fit à El Olivar le noviciat, reçut l’habit en 1909 et professa en 1910. 

Ses supérieurs obtinrent pour ce saint homme une dispense, car en principe l’accident de sa naissance l’excluait de la vie religieuse et du sacerdoce.

En 1911, on l’envoya à Lleida pour les études.

Celles-ci se déroulaient sans aucune difficulté, ses résultats étaient excellents : Francesc était passé maître en latin et en grec, en français, en espagnol et en catalan, il écrivait des poèmes (y compris en latin) ; il enseignait aussi bien la grammaire que l’arithmétique… mais voilà qu’on lui trouva un défaut aux yeux, suffisant pour lui demander de bien vouloir renoncer au sacerdoce.

Ce qui nous interpelle ici et semble assez mystérieux, c’est de comprendre comment un homme si cultivé qui pouvait enseigner, ne voyait pas suffisamment pour lire son bréviaire ou le missel de l’autel.

Le fait est que l’épreuve fut terriblement douloureuse pour Francesc. Il s’abandonna silencieusement à la Providence et renonça. Il serait Frère convers et enseignant. Ses élèves l’apprécièrent à tous les niveaux et partout, à Lleida, San Ramón, Barcelone…

Quand la guerre civile se déclencha, il n’avait pas peur et disait ingénûment : On ne me fera rien, à moi. J’irai mendier, et quand la guerre sera finie, j’aurai une très longue barbe, je reviendrai ici, on ne me reconnaîtra pas. 

Contraint d’abandonner le couvent en juillet 1936, il trouva refuge une quinzaine de jours chez des amis, que les miliciens menacèrent s’ils ne mettaient pas le Religieux à la porte ; ils le conduisirent chez d’autres amis, puis Francesc vagabonda par la montagne, tendant la main pour avoir quelques sous. Torà, Selles, Su, Matamargó : à chacune de ses haltes, il trouvait une bonne famille accueillante qui le cachait une nuit ou deux, tandis qu’il «payait» sa pension en rendant des services divers, faisant du catéchisme aux enfants, travaillant aux champs…

On arriva ainsi peu à peu à la mi-octobre (à moins que ce fût même en décembre). Francesc venait de sortir de chez ses hôtes et fut arrêté par une patrouille. On le fouilla, mais le chef le laissa aller. Le Frère retourna chez ses amis, qui l’installèrent dans une cabane à quelques centaines de mètres : le matin suivant, on entendit des coups de feu… 

Peu après, attiré par des aboiements, quelqu’un trouva le cadavre du Frère, en grande partie déjà déchiqueté et dévoré ; on reconnut le Frère Francesc. De la configuration des lieux, on déduisit qu’après l’avoir abattu sur une petite hauteur, les miliciens avaient jeté le Frère une trentaine de mètres plus bas, mais que, encore vivant, le pauvre Martyr s’était traîné sur une vingtaine de mètres avant d’expirer.

Les chiens lui avaient dévoré le cerveau et une partie de jambe. 

Un autre témoin aurait plutôt affirmé qu’il avait retrouvé le cadavre dans un ruisseau, dans un état avancé de décomposition : il s’agissait peut-être de quelqu’un d’autre.

On trouva près du Frère quelques pièces de monnaie, qu’on offrit pour célébrer une Messe. Mais il fallut encore attendre pour déplacer et enterrer cette dépouille ; quand ce fut possible, il ne restait que la tête.

Même si l’on trouve aussi le mois de janvier 1937 comme période de cette mort glorieuse, pour le moment, on trouvera le dies natalis de Frère Francesc au 15 octobre, en attente de plus amples lumières.

Il fut béatifié en 2013.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Teresa de Cepeda y Ahumada

1515-1582

 

Teresa vit le jour le 28 mars 1515 à Gotarrendura (Vieille Castille, Espagne), de nobles parents qui s’appelaient Alonso Sánchez de Cepeda et Beatriz d’Ávila y Ahumada, troisième de leurs douze enfants.

Le papa descendait d’une famille juive séfarade de Tolède, convertie au christianisme.

Vive et cultivée, Teresa eut bientôt, avec son frère Rodriguez, le désir ardent d’être martyre. Mais on ne s’improvise pas tel ! Elle «joua» à être ermite, à faire l’aumône. Elle aimait prier le chapelet.

En 1527, elle fut orpheline de sa mère. Son adolescence s’exprimait dans le plaisir des belles tenues chevaleresques, élégantes, parfumées. Elle se trouva sur une pente dangereuse, mais en même temps détestait les choses malhonnêtes. Son père l’envoya réfléchir pendant un an dans un couvent à Ávila.

Puis il l’envoya pendant un an chez une autre de ses filles à Castellanos de la Cañada, d’où Teresa fit part à son père de sa volonté d’entrer en religion. Vive opposition du père. Teresa fuga en novembre 1533 (elle avait dix-huit ans) et entra au monastère du Carmel d’Ávila.

Elle y fit les vœux en 1534 et s’appela désormais Teresa de Jésus. Elle souffrit dès la première année de crises d’épilepsie, d’évanouissements, de cardiomyopathie. C’est du moins ce qu’on pourrait ainsi diagnostiquer d’après les descriptions qu’elle en donna. Elle alla de nouveau se reposer chez sa sœur.

Là, elle réussit à persuader le curé de cesser sa vie honteuse de concubinage ; elle revint à Ávila en 1537. Une rechute la tint paralysée pendant deux ans encore. Teresa attribua sa guérison à saint Joseph, envers qui elle avait une grande dévotion.

La mort de son père (1541), l’impressionna vivement.

Dans le monastère, les religieuses pouvaient aller et venir, recevoir des visites ; une apparition du Christ en 1542 lui reprocha son laisser-aller, et aussi lui apparut en croix. Teresa comprit qu’il fallait réformer cette vie relâchée, en commençant par elle-même.

Elle prit un directeur de conscience éclairé, un Jésuite ; elle rencontra Francisco Borja  (voir au 30 septembre), qui l’encouragea.

En 1558, elle eut une autre apparition, puis une vision de l’enfer. L’année suivante, elle prit pour directeur le père Baltasar Álvarez, lui-même favorisé aussi de manifestations mystiques.

En 1560, Teresa fit le vœu de toujours rechercher la plus grande perfection, approuvée en cela par saint Pedro d’Alcántara (voir au 18 octobre). Puis saint Luis Bertrán l’encouragea dans sa volonté de réformer le Carmel, dans un esprit authentique de pauvreté, de solitude et de silence.

La vie intérieure de Teresa évoluait vers une véritable union mystique avec le Christ, la Vierge Marie, les Saints et les Anges, qu’elle voyait alternativement. Elle reçut la grâce de la transverbération (une blessure d’amour au cœur, provoquée par un ange séraphique).

Grâce à l’appui de ses proches (un frère lui envoya de l’or du Pérou), elle put construire un premier monastère réformé à Ávila. On devait retrouver la vraie pauvreté, la mortification par la flagellation, marcher pieds-nus ou dans de simples sandales, d’où l’expression de Carmes Déchaux (déchaussés).

Teresa ouvrit ou réforma dix-sept couvents (féminins) en Espagne : Medina del Campo, Malagón, Valladolid, Tolède, Pastrana, Salamanque, Alba de Tormes ; ensuite aussi Madrid et Alcalá, Ségovie, Séville, Palencia… Burgos fut le dernier. Elle dut voyager beaucoup pour implanter sa réforme, malgré la fatigue, les maladies et les contradictions parfois violentes : un chapitre italien, en 1576, décréta la suspension d’ouverture d’autres couvents ; elle se soumit et resta un an sans sortir du couvent de Tolède. Son Autobiographie fut examinée par l’Inquisition.

Le mouvement gagna les hommes, grâce à saint Juan de la Croix (voir au 14 décembre) : Ségovie, Beas de Segura, Séville, Caravaca de la Cruz. 

Teresa mourut à Alba de Tormes (Salamanque) le 4 octobre 1582. La nuit suivante, toute la catholicité abandonnait le calendrier julien et adoptait le calendrier grégorien. Le jour suivant devenait le 15 octobre, jour de la fête de Teresa d’Ávila.

Lors des différentes exhumations qui eurent lieu, son corps apparut toujours incorrompu.

Elle fut béatifiée en 1614, canonisée en 1622 ; proclamée patronne d’Espagne en 1627, Docteur de l’Eglise en 1970.

L’inscription de sa statue au Vatican porte l’expression mater spiritualium (Mère des choses ou des personnes spirituelles). On la prit aussi comme protectrice des auteurs catholiques (1965)… et des joueurs d’échecs !

Parmi ses miracles, on rappelle la résurrection d’un de ses neveux. 

On a de sainte Thérèse d’Ávila plusieurs centaines de lettres, des œuvres de profonde mystique (Chemins de la perfection, Château intérieur), des récits (Fondations, Autobiographie), des poésies.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

  

Magdalena de Nagasaki

1610-1634

 

Cette jeune vierge était membre du Tiers-Ordre dominicain et du Tiers-Ordre augustinien, dans le diocèse de Nagasaki.

Elle fut martyrisée à Nishizaka (Nagasaki), le 15 octobre 1634. 

Elle fut béatifiée en 1981 et canonisée en 1987, en même temps de Lorenzo Ruiz et ses Compagnons, qui sont fêtés liturgiquement le 28 septembre.

 

 

  

Magdalena de Nagasaki

1610-1634

 

Magdalena était née vers 1610 à Nagasaki.

Cette jeune vierge était membre du Tiers-Ordre dominicain et du Tiers-Ordre augustin, dans le diocèse de Nagasaki.

Elle fut martyrisée à Nishizaka (Nagasaki), le 15 octobre 1634. 

Elle fut béatifiée en 1981 et canonisée en 1987, en même temps que Lorenzo Ruiz et ses Compagnons, qui sont fêtés liturgiquement le 28 septembre.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Balthasar Kagayama Hanzaemon

1572 ?-1619

Iacobus

1615 ?-1619 

 

Didacus et Balthasar Kagayama, tous deux nés à Takatsuki (Osaka, Japon) étaient probablement deux frères, sinon deux proches parents et cousins. 

Tous deux étaient mariés et vivaient dans le diocèse de Fukuoka.

Didacus (Diego, Jacques) fut martyrisé le 14 octobre 1619.

Balthasar Kagayama Hanzaemon était né en 1572 environ.

Il fut martyrisé à Hiji (Oita), le 15 octobre 1619.

Avec lui, on martyrisa aussi, sans pitié, son petit garçon d’environ quatre ans, Iacobus, qui était né vers 1615.

Tous les trois furent béatifiés en 2008.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Hedwige d’Andechs (de Silésie)

1174-1243   

 

Il faut bien distinguer cette Hedwige de l’autre Hedwige (Jadwiga de Pologne, voir au 17 juillet).

Ses parents furent Berthold IV et Agnès de Rochlitz Misnie : Berthold IV était comte d’Andechs, duc de Méranie, comte du Tyrol, prince de Carinthie et d’Istrie. De ce mariage naquirent neuf enfants parmi lesquels deux futurs évêques et une future abbesse, ainsi que Hedwige, dont il va être question ; Gertrude qui, épouse du roi André II de Hongrie, fut la mère de la future sainte Elisabeth de Hongrie ; et Agnès, troisième épouse (illégitime) de Philippe-Auguste, dont le mariage fut dissous par le pape.

Hedwige donc, fut la tante de sainte Elisabeth de Hongrie et, un moment, belle-sœur du roi de France.

Elle grandit dans l’abbaye bénédictine de Kitzingen (Bavière, Allemagne) et épousa, à douze ans, Henri 1er, duc de Silésie et futur duc de Cracovie, connu sous le nom de Henri 1er le Barbu. Ils eurent sept enfants.

Ce couple très chrétien vécut dans une grande harmonie et, tandis qu’Henri s’occupait des affaires du royaume (il travailla surtout à consolider l’unité de la Pologne), Hedwige consacrait son temps et sa fortune en œuvres de charité, aidant l’Eglise et les nécessiteux. Elle avait une vie personnelle très mortifiée, et on la voyait toujours pieds-nus en toutes saisons.

C’est elle qui, en 1203, fonda une communauté cistercienne à Trebnitz (aujourd’hui Trzebnica en Pologne), première abbaye féminine de Silésie.

Veuve en 1238, Hedwige se retira dans cette abbaye dont l’abbesse était alors sa propre fille Gertrude, à laquelle elle se soumit humblement.

C’est là qu’elle mourut, le 15 octobre 1243. Elle fut canonisée en 1267.

Sainte Hedwige est patronne de Berlin, de la Silésie et de sa capitale Wroclaw, de Trzebnica, et des trois diocèses de Görlitz, Andechs et Cracovie.

En Pologne, sainte Hedwige est appelée : Jadwiga Śląska.

Sa fête liturgique est au 16 octobre, et c’est en ce jour que fut élu le pape polonais Jean-Paul II.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Narcís Basté Basté

1866-1936

 

Narcís naquit à San Andrés de Palomar (Barcelone, Espagne) le 16 décembre 1866.

Jeune, il appartint à la Congrégation mariale de l’Immaculée et de saint Louis de Gonzague, à l’église du Sacré-Cœur de Barcelone, où il connut ainsi les Jésuites.

Après avoir pris ses grades académiques en Droit à l’université de Barcelone, il entra immédiatement chez les Jésuites (1890). Il étudia la philosophie à Veruele et la théologie à Tortosa.

Il fut ordonné prêtre en 1899 et fut envoyé à Valencia pour diriger une Congrégation mariale, qui devint avec lui la plus importante de la ville.

Véritable pionnier en matière socio-éducative, il eut diverses et heureuses initiatives : les premières colonies scolaires à Valencia, la Maison des Ouvriers ; il organisa des équipes de foot-ball entre les patronages, entre les académies ; des représentations vivantes de la Crèche ; des soirées littéraires, des sorties champêtres, des classes de plein air…

Il était l’auteur de plusieurs livres : Patronage des Jeunes Ouvriers, Vie et miracles de la très sainte Vierge du Puig, Catéchisme d’Apologétique, La vraie Religion, ce dernier publié en 1935. 

Quand la Compagnie de Jésus fut officiellement supprimée, il continua à animer des associations de travailleurs. Quatre fois il fut arrêté, mais trois fois il fut libéré par les soldats, qui l’avaient connu dans des cercles caritatifs.

La quatrième fois, on l’enferma dans une ferme, où il fut interrogé et torturé, toujours à Valencia.

Il fut assassiné par les miliciens de la CNT (Confederación Nacional del Trabajo, Confédération Nationale du Travail) le 15 octobre 1936, jour où le commémore le Martyrologe.

Sa béatification se fit en 2001.

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Władysław Miegoń

1892-1942

 

Il vit le jour le 30 septembre 1892 à Samborzec (Autriche, aujourd’hui Świętokrzyskie, Pologne), aîné des huit enfants de Stanisłas et Mariana Miegoniów, des polonais aussi croyants que patriotes.

Les parents tenaient une ferme, où leur grand garçon apprit à monter les chevaux magistralement.

Après l’école communale, il fréquenta l’école de garçons de Sandomierz et passa son baccalauréat à seize ans.

Il entra au séminaire de Sandomierz et fut ordonné prêtre en 1915.

Comme vicaire il fut à Iwaniska, Bodzentyn (1916), Głowaczów, Staszów et Iłża. 

Il eut l’occasion de descendre dans des tranchées, pour visiter les blessés. Il rencontra un jour un blessé autrichien, pour lequel le médecin du front ne voulait pas se déplacer : l’abbé Miegón loua une voiture, et alla chercher un médecin polonais pour soigner les blessés autrichiens.

Quand la Pologne fut reconstituée, son évêque ne lui accorda pas d’intégrer l’armée, mais le nomma aumônier de la Marine ; il eut le grade de Capitaine de vaisseau.

Il exerça sa fonction d’abord dans le bataillon de marine Modlin, puis Aleksandrów. En 1920, il était à Puck et se trouva ensuite au milieu du combat dans la guerre polono-bolchevique ; le président Piłsudski lui remit personnellement la Croix d’Argent de l’Ordre de la vertu militaire.

En 1924, la flotte s’installa à Gdynia, et l’aumônier s’arrangea pour compléter l’instruction, souvent trop élémentaire, des marins, en leur prodiguant des leçons de langue polonaise, de mathématiques, d’histoire et de géographie, et aussi en les formant au patriotisme polonais. Il organisa aussi une harmonie de la marine.

Durant l’été, il eut l’occasion d’en envoyer plusieurs pour travailler dans la ferme de ses parents.

Après encore plusieurs années de service, il dut interrompre toutes ces activités et fréquenta l’université catholique de Lubłin pour des études de Droit canonique (1929-1933). Mais là encore il travailla pour l’armée, rénovant le mess et la chapelle de la garnison de Lubłin, qui fut consacrée en 1933.

En 1934, de retour à Gdynia, il fut promu au rang d’aumônier principal, avec le grade de Capitaine de corvette.

De 1934 à 1938, il a lancé la construction de la chapelle de garnison à Oksywie, consacrée en 1939. 

En septembre, commença la Deuxième Guerre mondiale. Il fut capturé le 19 septembre 1939 ; il aurait pu être libéré, mais préféra rester avec ses marins pour leur garantir le ministère sacerdotal. Il fut donc conduit au Stalag IX C de Rothenburg, et successivement au camp de concentration de Buchenwald, en avril 1940. Contre les dispositions de Genève, on lui retira son uniforme militaire. 

A partir de juillet 1942 il fut transféré au camp de Dachau, avec le numéro 21223, où il décéda le 15 octobre 1942 ; son corps fut éliminé dans le four crématoire.

Grand patriote, officier de marine et aumônier, l’abbé Władysław Miegoń a été béatifié en 1999.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

 

Narcís Basté Basté

1866-1936

 

Narcís naquit à San Andrés de Palomar (Barcelone, Espagne) le 16 décembre 1866.

Jeune, il appartint à la Congrégation mariale de l’Immaculée et de saint Louis de Gonzague, à l’église du Sacré-Cœur de Barcelone, où il connut ainsi les Jésuites.

Après avoir pris ses grades académiques en Droit à l’université de Barcelone, il entra immédiatement chez les Jésuites (1890). Il étudia la philosophie à Veruele et la théologie à Tortosa.

Il fut ordonné prêtre en 1899 et fut envoyé à Valencia pour diriger une Congrégation mariale, qui devint avec lui la plus importante de la ville.

Véritable pionnier en matière socio-éducative, il eut diverses et heureuses initiatives : les premières colonies scolaires à Valencia, la Maison des Ouvriers ; il organisa des équipes de foot-ball entre les patronages, entre les académies ; des représentations vivantes de la Crèche ; des soirées littéraires, des sorties champêtres, des classes de plein air…

Il était l’auteur de plusieurs livres : Patronage des Jeunes Ouvriers, Vie et miracles de la très sainte Vierge du Puig, Catéchisme d’Apologétique, La vraie Religion, ce dernier publié en 1935. 

Quand la Compagnie de Jésus fut officiellement supprimée, il continua à animer des associations de travailleurs. Quatre fois il fut arrêté, mais trois fois il fut libéré par les soldats, qui l’avaient connu dans des cercles caritatifs.

La quatrième fois, on l’enferma dans une ferme, où il fut interrogé et torturé, toujours à Valencia.

Il fut assassiné par les miliciens de la CNT (Confederación Nacional del Trabajo, Confédération Nationale du Travail) le 15 octobre 1936, jour où le commémore le Martyrologe.

 

Sa béatification se fit en 2001.


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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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